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Nouvelles

Abdul Ganiyi Bakary, président du Comité de la Ligue Pro de Basket-ball: « L’horizon augure d’un avenir meilleur »
Abdul Ganiyi Bakary, président du Comité transitoire de gestion de la Ligue Pro de Basket-ball du Bénin, fait dans cette interview le point de la phase aller de la Super Ligue de Basketball du Bénin. C’est l’occasion pour lui d’évoquer les difficultés rencontrées et les dispositions que le comité est en train de prendre pour atteindre ses objectifs. Quel point pourriez-vous nous faire sur la Ligue Pro de Basket-Ball après les matchs de la phase aller ? La compétition se déroule normalement dans les deux zones A et B sans incident. Nous félicitons les organisateurs de tous les districts et la presse pour leur soutien. Nous avons fini la phase aller et les rencontres de la phase retour ont eu lieu, le week-end dernier. Comment vivez-vous cette nouvelle ère de la professionnalisation du basket-ball au Bénin ? Je peux vous dire que les acteurs ont bien accueilli cette nouvelle ère de professionnalisation de notre sport. Le public a eu droit à de belles rencontres de la part des 10 équipes engagées. Autant qu’elles sont, elles veulent faire partie des 6 meilleures équipes qui seront enrôlées pour les plays off Final 6. Ce désir clairement manifesté par les équipes, a donné droit à de belles performances. Chez les hommes, dans la zone A les quatre équipes de l’Atlantique-Littoral et de l’Ouémé-Plateau : Énergie de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) et Aspac du Port autonome de Cotonou, Élan Sportive et Eternel de Porto-Novo ont donné le meilleur d’elles-mêmes alors que les six clubs du Borgou-Alibori et de l’Atacora-Donga : Kabas Sports de Kandi, Ata Sports de Natitingou, Aspal, Bosco Star et Réal Sports de Parakou, Panthères Sports de Djougou se lancent des défis. Chez les dames, la compétition se déroule entre les deux grands clubs du Bénin. Il s’agit de Aspac Bbc du Port autonome de Cotonou et Energie Bbc de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). A vous entendre, on a l’impression que le tournoi est allé comme sur des roulettes. Et pourtant, il y a eu des reports et des matchs en retard. Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées dans l’organisation ? Vous avez raison. Nous avons rencontré quelques difficultés auxquelles nous faisons face. Nous travaillons actuellement pour y trouver des solutions. L’indisponibilité à la dernière minute de certains terrains précédemment réservés pour abriter des matchs nous a amenés quelques-fois à réaménager notre calendrier. Cela n’émousse nullement l’ardeur des équipes à nous offrir de beaux spectacles et cela nous encourage à aller de l’avant. Qu’en sera-t-il des objectifs fixés au regard de ces problèmes ? Au comité, nous sommes convaincus que le président de la Fédération béninoise de basket-ball, Ismahinl Onifadé, et son bureau ne se sont pas trompés en nous engageant dans cette belle aventure. En dépit des ratés, le comité exécutif de la Fédération béninoise de basket-ball ne se met aucune pression. Nous pensons que nous allons atteindre les objectifs pour le bonheur du sport béninois en général et de la famille du basket-ball en particulier. Un mot pour conclure cet entretien? Je voudrais saisir cette occasion pour inviter les partenaires potentiels aussi bien de la Ligue professionnelle que des équipes engagées à nous faire davantage confiance. L’horizon augure d’un avenir radieux pour le basket-ball béninois et les fruits tiendront, à coup sûr, la promesse des fleurs. Sports 19 avr. 2021


Uche Ofodile, Dg Mtn Bénin, sur ses actions contre la Covid-19: « 63 000 doses de vaccin bientôt convoyées au Bénin »
Le réseau de téléphonie mobile Mtn Bénin était aux côtés du gouvernement dans la mise en oeuvre de sa stratégie de riposte à la Covid-19.
Uche Ofodile, directrice générale dudit réseau, fait ici le point des actions engagées, celles en cours et celles à venir dans ce cadre. Consciente que le mal n’est pas encore vaincu, elle exhorte les populations à redoubler de vigilance dans le respect des gestes barrières. Mme la Directrice, depuis l’avènement de la Covid-19, Mtn Bénin a mené diverses actions dans le cadre de la sensibilisation et de la prévention. Quel point pouvez-vous en faire à ce jour ? Comme vous le savez, la Covid-19 a surpris tout le monde, de la même façon qu’elle a surpris Mtn aussi. La première chose à laquelle nous avons pensé, c’est comment protéger nos employés. A ce titre, un certain nombre d’actions ont été menées, notamment nous assurer, autour de nos agences et autres lieux de travail de nos employés, de l’effectivité du respect de la distanciation sociale, du port de masques. Nous avons aussi installé des dispositifs de lavage des mains à l’eau et au savon à l’entrée de nos agences pour protéger aussi bien nos employés que nos clients. En plus, le Groupe Mtn a initié le Y’ello Hope qui signifie en français Espoir. Cette initiative nous a permis, dès les premières heures, d’offrir au ministère de la Santé 100 thermo-flashes. En matière de moyens de communication, plusieurs actions ont été menées. Il s’agit de la mise à disposition de 500 téléphones avec la Data sur 4 mois pour permettre aux différents agents de santé qui travaillent sur le terrain de pouvoir interagir et échanger entre eux dans le cadre de la lutte contre la pandémie, du don de 20 pockets Wifi avec la connexion internet qui permet aux agents et aux coordonnateurs qui se déplacent à travers ces différentes zones de pouvoir rester connectés. Nous avons mis également 5 routeurs à la disposition du Centre de pilotage de toute l’activité avec la connexion internet et aidé le ministère de la Santé à mettre en place et à activer une ligne verte raccordée au Samu pour que les acteurs soient informés et puissent prendre les premières informations nécessaires en cas de symptômes. Par ailleurs, ayant crainte que les transactions monétaires soient des facteurs de propagation du virus, nous avons procédé à une réduction des frais sur Mobile money. Ainsi, nous avons fait la promotion de la monnaie numérique pour permettre aux gens d’aller plus vers la monnaie électronique et éviter de manipuler l’argent liquide. C’est dans cette dynamique que le paiement des factures de la Sbee a été rendu gratuit. Quant aux transactions entre deux individus, elles ont été rendues gratuites à hauteur de 5 000 F Cfa. Ça veut dire que lorsque vous faites une transaction entre 500 et 5000 FCfa, vous n’avez pas de frais de commissions à payer. De même, nous avons réussi à augmenter la limite du portefeuille électronique, passant de 2 millions à 3 millions F Cfa pour que ceux qui mènent des activités commerciales et qui reçoivent de l’argent puissent en avoir plus dans leur portefeuille pour ne pas être obligés, une fois qu’ils ont atteint la limite de 2 millions F Cfa, de devoir faire des transactions manuellement. Nous avons également augmenté la capacité de réception qui est passé de 10 millions à 12 millions F Cfa, et désormais les payements aux marchands sont gratuits. Il n’y a plus de commissions qui soient prélevées, de la même façon que, lorsque vous faites une transaction de portefeuille électronique vers la banque, les commissions ont été annulées pour aider les gens à avancer. Tout ce que nous avons cité comme activités sur Mobile Money continuent de se faire. Ce n’est pas que nous l’avons fait juste au début de la pandémie. Quel est votre apport en matière de disponibilité du vaccin anti-Covid-19 ? Comme vous le savez, la pandémie n’est pas finie. Le coronavirus est toujours là. Conscient de cet état de choses, le Groupe Mtn, dans son approche, est entré en partenariat avec l’Union africaine pour distribuer des vaccins dans certains pays dont le Bénin. La quantité de vaccins prévue pour le Bénin est de 63 000 doses qui permettront de vacciner 21 000 personnes à raison de trois doses par individu. Ces vaccins sont destinés spécialement au personnel soignant, aux professionnels qui sont au front et qui se battent contre la maladie tous les jours. On constate une caravane de Mtn dans le pays. Qu’en est-il ? Puisque la maladie n’est pas finie, nous estimons que notre rôle, en tant qu’entreprise citoyenne dans le pays, c’est de continuer à permettre aux gens d’avoir l’information. A l’heure où je vous parle, il y a, à travers le pays, une caravane d’éducation où nous avons des vans qui sont installés dans les différentes régions de notre pays pour rappeler aux gens la nécessité de continuer à respecter les gestes barrières, de se prémunir contre la maladie et les inviter à se conformer aux plans de vaccination du gouvernement. A part la caravane de sensibilisation, quelles autres actions vous menez directement sur le terrain, notamment au niveau des écoles, des marchés…? Actuellement, nous avons un projet qui nous permet d’offrir des dispositifs de lavage des mains. Nous sommes en train d’offrir des points d’accès à l’eau potable dans les écoles. Nous avons commencé avec un lot d’écoles en collaboration avec l’Ong internationale Aide et Action. Il y a environ 3 000 enfants qui sont impactés par le projet d’accès à l’eau potable avec, dans chaque école, deux blocs de robinets qui permettent aux enfants de pouvoir se laver régulièrement les mains avec du savon liquide. En dehors de ça, nous avons fait d’autres dons. Nous avons, par exemple, rencontré les femmes du marché Dantokpa à qui nous avons offert des vivres, parce que dans cette période, il y a eu des difficultés en termes de mévente dans les marchés. Nous sommes allés au centre des personnes âgées à Tokan où nous avons également fait des dons. Nous avons rendu visite à l’Agence pénitentiaire pour offrir également à nos frères en prison des dispositifs de lavage des mains mais également des vivres. Quelles sont les actions à court et long termes ? Le plus important pour nous aujourd’hui, c’est de nous assurer que les personnes sont de plus en plus informées parce qu’on a l’impression que les gens ont baissé un peu la garde, un peu comme s’il y avait un déni de la maladie, alors que la maladie est toujours là et continue de faire des ravages. Donc notre souci, c’est de continuer à nous assurer que les gens sont informés. Il y a des actions qui seront faites progressivement et nous sommes heureux de pouvoir partager notre approche avec d’autres organisations. A cet effet, nous avons pensé à des partenariats avec le gouvernement pour adresser les questions qui pourraient se poser. Il n’y a pas une seule façon de faire. Nous avons déjà essayé d’autres manières de procéder et nous sommes ouverts à toute forme de partenariat qui nous permettra d’aller plus loin. Au regard de la manière efficace dont la Covid-19 a été gérée au Bénin, je voudrais féliciter notre gouvernement. Cela a été bien géré, par rapport à ce qui a été fait ailleurs. Nous pensons qu’il faut s’appuyer sur ça et continuer à appuyer les actions du gouvernement qui vont dans le sens de cette bonne gestion de la pandémie. A très court et, peut-être, à long termes, il est important que nous puissions continuer à nous assurer de la sécurité de nos employés, des personnes qui viennent visiter nos agences et qui viennent faire des transactions chez nous. Vous avez certainement remarqué qu’ici à la Direction générale, les bureaux sont presque vides parce que nous nous assurons qu’il n’y ait qu’une partie des employés qui viennent dans les bureaux et quand ils sont là, il y a un protocole à respecter pour faire en sorte que ceux qui viennent au service soient des personnes saines et éviter les transactions qui font que la maladie peut se développer et se propager. La plupart de nos collègues continuent de travailler de la maison. C’est vrai que nous avons envie de revoir tout le monde mais c’est important qu’ils soient en bonne santé. Leur santé est plus importante que le besoin d’avoir tout le monde ensemble. Donc nous continuons d’informer et nous continuerons à appuyer les différentes actions du gouvernement. Je voudrais également ajouter qu’à moyen et long termes, nous allons aussi nous appuyer sur l’éducation des enfants. Nous avions dit tantôt que nous avons ouvert l’accès à certaines plateformes d’éducation de façon gratuite pour appuyer le ministère de l’Education. Nous avons fait un vrai abattage de coûts sur la cession de la Data au ministère pour permettre aux étudiants d’avoir accès à des cours en ligne. Nous allons continuer à le faire. S’il y a des difficultés de retour à l’école de l’ensemble des apprenants, nous allons nous assurer qu’ils puissent avoir accès aux documents de cours pour poursuivre leur formation. Nous pensons également aux Pme qui souffrent aussi de la pandémie à cause de tout ce que cela engendre comme difficultés. Nous sommes convaincus qu’aujourd’hui, il y a différentes plateformes qu’on peut mettre à leur disposition pour alléger leur façon de travailler et leur faciliter la vie. Ce sont des questions sur lesquelles nous réfléchissons et nous allons intervenir pour porter assistance à ces Pme. Quel message avez-vous à l’endroit des populations ? Mon premier message adressé à tout le monde est d’être en bonne santé. Faites attention à vous, protégez-vous ! Nous devons continuer à respecter les gestes barrières parce que la Covid-19 est toujours là, ce n’est pas fini. La maladie est dangereuse et on doit continuer à se laver régulièrement les mains, porter les masques, nous assurer que nous sommes à bonne distance lorsque nous devons interagir avec quelqu’un. La Covid-19, c’est vrai qu’elle est dangereuse mais, en même temps, la vie doit continuer. A chacun d’entre nous d’en prendre conscience et de savoir que, même dans nos interventions, il y a de nouveaux horizons que nous pouvons scruter pour avancer. Aujourd’hui, nous avons la technologie qui nous permettra de pouvoir avancer dans tout ce que nous faisons, dans nos activités. (Interview co-réalisée par La Nation & Matin Libre) Société 19 avr. 2021


Célébration des 160 ans de l’arrivée des missionnaires au Bénin: L’Eitp commémore l’événement
L’École d’initiation théologique et pastorale (Eitp) commémore les cent soixante ans de l’arrivée des missionnaires au Bénin. Cet événement d’importance dans la vie de l’Église a démarré, samedi 17 avril, par une veillée des missions sur le site de ladite école dans l’enceinte du collège Père Aupiais à Cotonou. Celle-ci a mobilisé aussi bien des missionnaires et des prêtres que des fidèles. Il y a cent soixante ans, précisément le 18 avril 1861, que le Dahomey, actuel Bénin, a enrégistré l’arrivée des missionnaires. Pour marquer cet événement important dans la vie de l’Église, l’École d’initiation théologique et pastorale (Eitp) a organisé, samedi 17 avril, une veillée des missions sur son site sis dans l’enceinte du collège Père Aupiais à Cotonou. Une rencontre qui a mobilisé non seulement les missionnaires au Bénin, mais également des prêtres et des fidèles de l’Église catholique. Cette veillée, renseignent les responsables de l’École d’initiation théologique et pastorale, est l’une des activités prévues dans le cadre de la célébration. L’arrivée des missionnaires dont l’Église commémore les cent soixante ans est un événement d’envergure et selon François de Médéiros, le père célébrant, elle marque une phase importante dans l’évangélisation. Le père célébrant tire des lectures bibliques faites au cours de la célébration eucharistique, trois récits significatifs du contenu de la mission. Le premier porte sur les liens qu’il y a entre le Père et le Fils. Ce lien est capital, selon ses dires, pour la mission et le chrétien et représente le ton de la prédication. Le missionnaire devra s’identifier à Jésus qui s’est fait petit. Le deuxième récit que le père de Médéiros retient est relatif à la parabole du Bon Samaritain qui enracine la mission. Et enfin, le récit familial se rapportant à Marie et Marthe révèle un message essentiel de la mission. Pour sa part, le père Rodrigue Gbédjinou, directeur de l’École d’initiation théologique et pastorale, a expliqué que la mission est l’action de Dieu. « Ce qui a démarré le 18 avril 1861 voudrait aujourd’hui se poursuivre par nous et avec nous », a-t-il indiqué, soulignant que la veillée de mission est une transmission. Elle exprime aussi que la mission est la coopération dans la diversité qui est propre à l’unité de la mission, fait-il savoir. Le but de la mission, précise Rodrigue Gbédjinou, c’est la réhabilitation de l’homme dans sa dignité. Il y a lieu, d’après lui, d’aller annoncer le Christ rédempteur au monde entier. Il faut souligner que les sœurs Daniela Dalla Riva et Rasalie Maï-Awe de la Divine Volonté ont partagé leurs expériences avec l’assistance. Société 19 avr. 2021


Carnet noir: Le colonel Jean-Marie Ahodi s’en est allé
L’armée béninoise est en deuil. Elle a vu arracher à son affection, lundi 12 avril dernier, au Centre national hospitalier universitaire Hubert Maga, le colonel Jean-Marie Stéphane Ahodi, ancien commandant du Groupement national des Sapeurs-pompiers. L’ancien directeur général adjoint de l’Institut des Relations internationales et des Etudes stratégiques du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération n’est plus. Le colonel Jean-Marie Stéphane Ahodi, ancien commandant du Groupement national des Sapeurs-pompiers, s’en est allé, lundi 12 avril dernier. Né le 22 janvier 1960, il laisse derrière lui une veuve et quatre orphelins. Promu colonel le 1er juillet 2012, Jean-Marie Stéphane Ahodi a occupé précédemment plusieurs postes dont ceux de conseiller technique aux Affaires stratégiques du ministre de la Défense nationale de novembre 2013 à mars 2016, du commandant en second du Groupement national des Sapeurs-pompiers (2004-2012). Chevalier de l’Ordre national de mérite du Bénin en 1998, médaillé des Nations Unies respectivement en 2004 (Monuc) et en août 2006 (Onuci), il laisse le souvenir d’un grand officier dont le parcours et la probité honorent l’Armée à laquelle il s’est dévoué. Société 19 avr. 2021


Victor Dassi Adossou au cabinet de Tabé Gbian : « Nous avons une dynamique à développer entre la justice et le Ces »
Victor Dassi Adossou, président de la Cour suprême, a visité le président du Conseil économique et social ce vendredi 16 avril 2021 et invite les animateurs du pouvoir judiciaire à rechercher auprès du Ces, l'image que la justice renvoie au sein de la société. Le nouveau président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, a échangé avec le président du Conseil économique et social, ce vendredi 16 avril 2021. À la faveur d’une visite de courtoisie et de prise de contact, il a saisi l'occasion pour échanger sur les relations que doivent entretenir dans l’intérêt de la République, le Conseil économique et social et la Cour suprême. Il estime au terme de sa rencontre avec Tabé Gbian que la Cour suprême et le Conseil économique et social ont une nouvelle dynamique à développer. Celle-ci a trait à l’image que la justice qui travaille sur les hommes renvoie au sein de la cité. Ce que pensent les Béninois de leur justice, leurs attentes par rapport à leur justice sont des questions que les animateurs du pouvoir judiciaire doivent rechercher auprès du Conseil économique et social, d’après Victor Adossou. C’est à cela qu’il entend travailler pour l’intérêt de la République. Actualités 16 avr. 2021


Scrutin présidentiel: La société civile africaine présente son bilan
La Plateforme des organisations de la société civile africaine pour la démocratie et l’assistance électorale (Poscadae) évalue le scrutin présidentiel du 11 avril dernier. Elle a fait une déclaration, mercredi 14 avril, pour livrer à l’opinion ses conclusions. La Plateforme des organisations de la société civile africaine pour la démocratie et l’assistance électorale (Poscadae) analyse le processus électoral au Bénin. A la faveur d’une déclaration, elle a dévoilé les grandes conclusions qu’elle en a tirées. D’entrée, Brice Kossouho, coordonnateur général de la Poscadae, a expliqué que la plateforme a déployé au total sept cent trente-huit observateurs dans les soixante-dix-sept communes du Bénin. Ceux-ci ont parcouru onze mille soixante-dix postes de vote. Il ressort de leur point un bilan appréciable dans l’organisation du scrutin. Brice Kossouho relève dans ce registre, entre autres, « la régularité des heures d’ouverture et de fermeture des postes de vote, hormis certains retards, la présence aux postes des agents électoraux et visiblement outillés pour l’accomplissement de la mission, la présence remarquable dans les postes de vote des représentants de certains duos candidats ». Relativement à l’affluence, la plateforme relève que les populations sont sorties « au compte-gouttes dans la matinée du dimanche 11 avril pour accomplir leur devoir civique». Selon la plateforme, cette situation s’explique par « un climat de menaces, de représailles, d’intimidation provoquant la peur et la psychose au sein de la population suite aux violences orchestrées et accompagnées de destruction de biens publics et privés dans la dernière semaine de la campagne», « l’interdiction par le régime de la Rupture de la corruption en période électorale», « l’ignorance de l’heure de fermeture des postes de vote par certains électeurs qui se présentent après la clôture du vote ». La Poscadae a observé, tout de même, une grande affluence des électeurs dans l’après-midi. Au regard de ces paramètres, la Plateforme des organisations de la société civile africaine pour la démocratie et l’assistance électorale affirme que le scrutin présidentiel du 11 avril 2021 s’est déroulé de manière libre, transparente et démocratique. Tout en félicitant la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour son professionnalisme, elle fait trois recommandations à l’endroit des acteurs de l’animation de la vie politique du pays. Elle préconise aux politiciens le respect des dispositions constitutionnelles en vigueur, la recherche du consensus aux divergences politiques. Elle suggère aux médias internationaux de procéder aux vérifications et à l’assurance des données avant leur diffusion. La plateforme recommande à la société civile «d’éviter de diffuser des informations ne relevant pas de ses prérogatives, notamment le taux de participation qui relève exclusivement, selon elle, des compétences de la Cena et de la Cour constitutionnelle et de poursuivre la sensibilisation des populations sur les heures d’ouverture et de fermeture des postes de vote ». Société 16 avr. 2021


Assises nationales après la présidentielle: La réponse de Patrice Talon à l’opposition
A la frange de l’opposition qui réclame des assises nationales après le scrutin présidentiel, le chef de l’Etat, Patrice Talon, souligne que l’émulation est plutôt utile. Il s’était exprimé sur le sujet au terme de son vote, dimanche 11 avril dernier, après qu’une journaliste lui a demandé s’il compte satisfaire cette revendication de l’opposition. Le chef de l’Etat, Patrice Talon, va-t-il accéder à la demande de l’opposition politique en organisant des assises nationales après le processus électoral en cours ? Le président de la République a répondu à cette question, dimanche dernier. Cette activité ne fait pas partie de son agenda. Pour lui, l’émulation est utile dans une nation. « Tout ce que réclame une opposition est forcément pertinent et à faire… Vous voyez, vous êtes là, c’est calme, le pays vote… Nous allons tout doucement amener les uns et les autres à la raison. Il est évident que dans la vie d’une nation, éternellement, il y aura des contestations, des divergences sinon la société humaine n’évolue pas. L’émulation est utile… Pour notre propre performance, il faut d’ailleurs qu’il y ait des critiques qui parfois sont violentes, et c’est dommage ! Nous ne sommes pas exclusifs en la matière. Des violences, il y en a partout. Il faut souhaiter éduquer les uns et les autres pour que les frustrations ne donnent pas lieu forcément à de la violence… », a déclaré le chef de l’Etat au sortir de son poste de vote, dimanche dernier. Sur la prorogation de son mandat présidentiel, le chef de l’Etat a fait remarquer que cette rallonge va dans l’intérêt de la nation, et que la polémique autour des quarante-cinq jours n’amuse que les personnes qui l’entretiennent. « C’est du droit de chacun de faire son opinion sur ce qui se passe et de faire son jugement. Pour eux, quarante-cinq jours de plus, ça a une importance. Mais j’estime qu’aligner les mandats de sorte que dans notre pays l’on puisse faire des élections avec des intervalles qui permettent au pays de travailler au lieu de passer notre vie à faire des élections, à faire de la politique et consorts… Qu’est-ce que ces quarante-cinq jours ont changé dans la vie démocratique du Bénin ? », se demande Patrice Talon. « Quarante-cinq jours, poursuit-il, pour permettre un alignement des mandats pour économiser du temps, de l’énergie pour que le pays travaille plus longuement que de passer du temps à faire de la politique. C’est une polémique qui amuse ceux qui l’entretiennent et qui, pour la nation, n’a pas beaucoup d’importance ». Si la victoire de Patrice Talon est définitivement confirmée par la Cour constitutionnelle, le chef d’Etat aura le double mérite d’avoir initié cette réforme et organisé les premières élections générales au Bénin en 2026, l’année électorale . Actualités 16 avr. 2021


Confessions et premiers mots du chef de l’Etat après sa réélection : « Je donnerai davantage le meilleur de moi-même… »
Le président Patrice Talon a fait une brève déclaration de presse à son domicile dans la soirée du jeudi 15 avril, peu après l’annonce des résultats provisoires de la présidentielle du 11 avril 2021 par la Cour constitutionnelle. Réélu dès le premier tour, d’après les chiffres de l’institution, le chef de l’Etat a profité de ce moment de partage pour révéler de quoi sera meublé son prochain mandat. Sourire éclatant, costume demi saison sur mesure… C’est un Patrice Talon heureux qui s’est adressé à ses compatriotes dans la soirée de ce jeudi 15 avril, après la confirmation de sa réélection dès le premier tour par la Cour constitutionnelle. Ses mots étaient simples, bien choisis et autour de lui, partisans et collaborateurs aux anges. Artisans d’une nouvelle victoire de leur idole, ils sont venus la célébrer ou du moins célébrer avec lui l’heure du développement du pays. L’adresse ne dure pas plus d’une dizaine de minutes et comme s’il l’avait fait à dessein, Patrice Talon réserve le meilleur pour la fin. C’est sur ses engagements pour le mandat qui commence sous peu que le président de la République, autorisé par ses compatriotes à reprendre son siège, a chuté. Il veut travailler pour les cinq ans à venir « pour que chacun dans son être individuel commence à voir davantage les effets du développement ». Il veut surtout parfaire tout ce qui a été fait jusque-là. « Pour ma part, je donnerai davantage le meilleur de moi-même… Je m’attellerai à corriger mes insuffisances, à m’améliorer », s’est engagé le chef de l’Etat. Pour lui, ce n’est pas parce que ses concitoyens lui ont accordé à nouveau leur confiance qu’il a l’assurance que tout est parfait. « Je m’emploierai à améliorer ma façon de gérer, de conduire l’équipe qui a été en place, qui est en place et qui sera en place… Je vais œuvrer pour cela », a promis le président de la République. Il annoncera par ailleurs que le Bénin, sous peu, va être un grand pays, un pays de développement, un pays d’émergence. Révéler davantage Ce travail aussi bien pour le développement du pays que pour le développement individuel de chaque Béninois, il veut le faire avec ses collaborateurs, mais aussi et surtout avec la désormais vice-présidente de la République. De Miriam Chabi Talata, Patrice Talon n’est pas moins fière. « Pendant cette campagne, nous avons pu révéler au Bénin entier que nous avons eu tort d’avoir mis à l’écart un peu trop longtemps la moitié du pays tout entier. Je voudrais lui adresser mon admiration et dire que les cinq ans qui arrivent vont la révéler davantage et révéler la gent féminine, les femmes béninoises», a assuré le président. Une fois de plus, le chef de l’Etat a rendu hommage aux hommes en arme qui, au prix fort, ont permis à l’élection de se tenir et rétabli l’ordre et la quiétude au sein des populations. Il va à nouveau leur adresser un message de fierté et de reconnaissance, car « ils ont été formidables, professionnels… et ont géré la situation que tout le monde connait et nous ont permis de tenir le scrutin. Ils ont des mérites, ce sont des héros. La nation leur est reconnaissante ». Dès l’entame de son intervention, le président Patrice Talon a salué et félicité les autres concurrents pour leur parcours, leur sens de patriotisme et de démocratie. A travers ces élections, le peuple béninois a montré qu’il est fier de ses acteurs politiques et de ses candidats en dépit des circonstances dans lesquelles l’élection s’est déroulée, les menaces, les intoxications, les violences, a-t-il indiqué. Car, malgré tout, plus de la moitié des électeurs est allée aux urnes et a exprimé son choix. « C’est quelque chose qu’il faut saluer et pour cela, je remercie les uns et les autres. Ensemble, nous venons de passer une étape majeure de notre histoire… Nous avons montré, à travers ces élections, combien nous tenons à avancer, à ne pas faire de l’immobilisme, à ne pas nous accrocher à nos acquis parce qu’ils ne nous ont pas permis de satisfaire nos attentes depuis fort longtemps», reconnait le président de la République. Depuis cinq ans, souligne-t-il, « nous avons entamé des réformes difficiles qui ont mis à l’épreuve les uns et les autres », mais le temps est venu pour « renouer enfin avec le progrès et le développement ». Construire le pays Il dira aussi sa fierté à tous les Béninois, soutenant que «l’élection est terminée et c’est ensemble que nous allons construire notre pays dans la concorde, dans l’unité nationale, dans la paix et dans la sécurité ». Pour ce qui est des actes de violence connus par le pays du fait de certaines personnes, il dira que « ce qui s’est passé est fort regrettable et nous n’avons pas le droit de le banaliser même si nous sommes prêts à aller au-delà, et il va falloir faire tout ce qu’il faut pour que cela ne se répète plus jamais ». Le président se désole que « cela devient un peu récurrent et nous nous amusons à ce jeu qui est dangereux pour la nation, pour l’unité, pour notre intégrité individuelle et pour l’intégrité de toute la nation ». A nouveau, il prendra l’engagement que « ceux qui ont été auteurs ou instigateurs de ce genre de chose vont devoir en répondre » car, relève-t-il, « c’est bien de prôner le bon vivre-ensemble, mais il faudrait parfois mettre le doigt sur ce qui ne va pas et agir de sorte que cela ne devienne quelque chose d’habituel »? Actualités 16 avr. 2021


Audiences à l’Assemblée nationale: Le nouveau président de la Cour suprême chez Louis Vlavonou
Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu en audience, mercredi 14 avril, plusieurs délégations dont celle de la Cour suprême conduite par son nouveau président, Victor Adossou. Ce dernier est allé présenter ses civilités à la deuxième personnalité de l’Etat après sa nomination et sa prise de fonction. « Je viens d’être nommé à la tête de la Cour suprême, la plus haute juridiction de notre pays en matière administrative, judiciaire et des comptes. J’ai pris officiellement fonction le 25 mars dernier et il était donc normal que je vienne vers le président de l’Assemblée nationale, la deuxième personnalité de l’État, pour lui faire mes civilités. Je suis donc venu lui rendre une visite de courtoisie administrative et de prise de contact », a précisé Victor Dassi Adossou. Selon lui, il a profité de l’occasion pour échanger avec Louis Vlavonou, sur certaines questions concernant surtout la haute juridiction. « Nous avons échangé, nous nous sommes compris et nous nous sommes mis dans un agenda de travail. Nous avons décidé de maintenir le contact pour que nous puissions ensemble aborder les questions qui touchent le meilleur fonctionnement de la Cour suprême », a ajouté le nouveau président de la Cour suprême. Victor Dassi Adossou était accompagné de trois de ses collaborateurs dont la secrétaire générale de l’institution, Dandi Gnamou. A la suite de Victor Adossou, le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou a reçu l’ambassadeur du Bénin près la Chine, Simon Pierre Adovèlandé. Les deux personnalités ont surtout discuté de la coopération interparlementaire avec les pays qui sont sous la juridiction de l’ambassade et les groupes d’amitié qui pourront travailler entre le Parlement et l’ambassade du Bénin en Chine. « Nous avons visité également certains projets qui sont en cours et pour lesquels la partie chinoise intervient, notamment le nouveau siège de l’Assemblée nationale qui sera construit par une entreprise chinoise », a indiqué Simon Pierre Adovèlandé. Il a expliqué que la coopération entre le Parlement béninois et l’Assemblée populaire de Chine se porte très bien. Le diplomate béninois dit avoir exploré avec Louis Vlavonou les voies et moyens pour renforcer davantage cette coopération à travers de nouveaux canaux et mécanismes en ces temps de pandémie du Covid-19 où les voyages se raréfient. Le président de l’Assemblée nationale a bouclé ses audiences avec l’ambassadeur du Bénin près le Japon, Makarimi Abissola Adéchoubou. Il s’est agi ici aussi de comment faire pour fouetter davantage la coopération entre les Parlements béninois et japonais. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Actualités 15 avr. 2021


Violences préélectorales : Patrice Talon au chevet des soldats blessés
Le président de la République Patrice Talon a rendu visite aux agents des Forces de défense et de sécurité blessés par balles lors des violences préélectorales au centre et au nord du pays. Il est allé leur témoigner toute la gratitude de la nation. « Moi je leur tire chapeau, je suis venu leur exprimer toute la reconnaissance de la nation. Je suis venu leur exprimer notre gratitude, dire que c’est des héros et que nous saurons leur apporter les soins nécessaires quel que soit ce que ça va couter pour leur rétablissement prompt sans séquelle », a déclaré le chef de l’Etat après avoir décrit brièvement les conditions dans lesquelles ces hommes en uniforme ont été touchés, et s’est dit meurtri. « Je suis meurtri parce que j’ai vu combien des gens qui sont allés servir la nation, dégager simplement les barrages qui ont coupé le pays en deux, et qui ont fait l’objet de tirs nourris pendant cette noble mission d’ouverture des voies pour relier le nord et le sud pour que les pays de l'hinterland qui utilisent notre port reçoivent leurs marchandises, leurs médicaments, parce que si on n’avait rien fait du tout ça aurait duré combien de temps ? Qu’est-ce que le pays serait devenu… ? », se demande-t-il. Le chef de l’Etat martèle également que les auteurs, coauteurs et autres personnes impliqués dans ces faits répondront de leurs actes. Il compte faire en sorte qu'à l'avenir, de telle situation ne se répète plus jamais au Bénin. Patrice Talon dit s’y engager et invite les uns et les autres à s’y engager également. « Je veux dire devant vos caméras, aux uns et aux autres, que je crois que le pire est derrière nous. Nous allons œuvrer ensemble à réparer ce qui ne va pas, à instaurer un climat de sécurité, de paix afin que ces gens de choses n’arrivent plus jamais. Moi je m’y engage et je voudrais que les uns et les autres s’y engagent également et que même le béninois lambda chez lui dans son quartier, dans son village, s’y engage. C’est mon exhortation pour que nos difficultés, nos heurts, nos différends, nos controverses ne nous amènent plus à ce genre de choses qui sont inacceptables », a indiqué le chef de l’Etat. Actualités 15 avr. 2021


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