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Nouvelles

Procès des présumés cybercriminels : L’audience prévue pour le 8 mai prochain

Des personnes interpellées dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité seront situées sur leur sort au cours d’une audience prévue pour le 8 mai prochain au tribunal de Cotonou.

Suite à la psychose générale née des actes crapuleux de sacrifice humain à la divinité « Kinninsi », l’intervention des autorités judiciaires a permis d’interpeller une trentaine de personnes de nationalités béninoise et nigérienne arrêtées aussi bien au Bénin qu’à l’extérieur. Elles sont présumées auteures d’infractions cybernétiques prévues et punies par la loi n°2011-20 du 12 Octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin.
Après leur interpellation, ces jeunes connus sous l’appellation de ‘’gaymen’’ ont été déférés au parquet de Cotonou, le 28 mars 2018. Neuf ont été inculpés des faits d’escroquerie et présentés en comparution immédiate devant la première chambre correctionnelle des flagrants délits du tribunal de première instance de première classe de Cotonou, puis condamnés à des peines d’emprisonnement ferme. La lutte a également permis d’arrêter, courant avril, une quinzaine de personnes dont une dizaine au Togo. Inculpées des faits d’escroquerie, elles ont été placées sous mandat de dépôt par le procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou. EIles seront situées sur leur sort au cours d’une audience prévue pour se tenir le 8 mai 2018. Trois autres cybercriminels de nationalité béninoise sont poursuivis pour des faits de publication d’images obscènes, de chantage et de tentative d’extorsion de fonds vis-à-vis d’une parlementaire malgache
Alexis METON

Société 20 avr. 2018


Visite du chef de l’Etat dans les industries du bois: Une politique d’appui affirmée à Atc Ib à Allada

La visite entreprise par le président Patrice Talon dans des industries du bois, dans la matinée de ce jeudi 19 avril l’a également conduit dans les locaux d'Atc Ib à Allada.

Amani trading company (Atc Ib) est l’une des entreprises les plus diversifiées dans la production et la transformation complète du bois en Afrique de l’Ouest avec plus de 300 employés. Depuis douze ans qu’elle s’est implantée au Bénin, elle s’est imposée dans le secteur du bois comme un modèle qui force l’admiration. C’est à la découverte de ce joyau et à la rencontre de ses responsables, qu’il a déjà reçus en audience le 26 mars dernier, que le président Patrice Talon est allé, ce jeudi 19 avril.
Loin d’une visite de courtoisie, la descente du président Patrice Talon se justifie par le besoin de comprendre le fonctionnement de cette unité industrielle, d’intégrer la réalité sur ses installations et de sonder l’apport de l’Etat pour son éclosion. Ali Hijazi, directeur général adjoint d’Atc Ib assimile cette visite à un nouveau départ au sein de son unité. L’ambition ici, note-t-il, c’est que « l’unité industrielle d'Atc Ib voudrait s’imposer non seulement comme un label national de transformation complète de matières premières à forte valeur ajoutée mais aussi comme un exemple de développement humain par la création d’emplois, la formation professionnelle et l’impact socioéconomique » qu’elle représente. « Tant que la matière première est disponible, le génie béninois conjugué à la technologie appropriée est capable de proposer des produits divers sur le marché local et international », assure-t-il au chef de l’Etat.
La philosophie de cette unité industrielle, c’est aussi de partager la connaissance et de faire profiter toute la technologie à toute personne qui en ressent le besoin, souligne-t-il. Cette ambition rejoint parfaitement la vision et le vœu du président Patrice Talon qui rappelle une fois encore dans son intervention, son souhait d’impulser le développement à partir de l’agriculture et du bois. Pour lui, cette visite dans les entreprises en général et particulièrement celles qui travaillent le bois en particulier se justifient par l’importance accordée à ces entités. Mais elle est aussi une aubaine pour partager et solutionner leurs difficultés. «Nous sommes conscients que vous avez des difficultés d’approvisionnement… nous pouvons faire la preuve de notre arrimage au monde moderne en transformant des matières premières», assure le chef de l’Etat. « Si nous avons l’ambition d’impulser la transformation industrielle, c’est dans les deux domaines du bois et de l’agriculture que nous devons faire nos preuves», poursuit-il.

Appuyer l’industrie du bois

« Vous êtes un pionnier que nous avons l’obligation d’accompagner, vous et ceux qui sont de taille plus modeste et les petits artisans. Je connais vos difficultés et je sais aussi quels sont vos atouts », dira également le président Patrice Talon qui se propose de définir avec son gouvernement « une politique d’appui et d’accompagnement des entreprises moyennes et petites » qui constituent, d’après ses explications, des atouts de développement. « Je peux vous assurer que les choses vont changer », s’engage-t-il ensuite.
Comme à l’étape précédente, le chef de l’Etat et sa délégation ont visité chacune des installations et entités de cette unité industrielle. La scierie, le parc à grumes, le séchoir, la parqueterie, la section de montage, la section tapisserie, la galerie, le centre de soins… ont tous été parcourus en présence du directeur technique d’Atc Ib, Philippe Poisson qui s’est chargé à chaque étape de fournir les explications souhaitées. Le chef de l’Etat a pu ainsi toucher du doigt la réalité des ateliers et observer l’entrain, l’engagement, l’ingéniosité et l’ardeur au travail des employés. Mais c’est surtout au niveau des dortoirs, qu’il ressentira le caractère citoyen de cette unité qui a érigé sur son site, capable d’accueillir jusqu’à 600 employés, des infrastructures d’accueil. Celles-ci sont destinées à recevoir, soutient Ali Hijazi, des apprenants qui souhaitent s’instruire et profiter de la technologie sur place. La capacité d’accueil dégagée est de 126 personnes, renseigne-t-il. « Notre ambition est de partager la connaissance et le savoir dans le domaine de la menuiserie en donnant la chance à tous ceux qui sont prêts à venir faire la formation ici chez nous. Nous avons créé des dortoirs et des dépendances pour les prendre complètement à notre charge sous la tutelle du ministère », indique-t-il au chef de l’Etat. Pour lui, l’engagement de son unité est sans faille « surtout que le bois qu’il y a au Bénin est un bois recherché et on peut le mettre en valeur ».
Atc Ib, il faut le souligner, transforme le bois jusqu’au troisième degré et son expertise est très sollicitée même au-delà des frontières nationales, à en croire son directeur général adjoint. 

Actualités 20 avr. 2018


Visite du chef de l’Etat dans les industries du bois: Des dispositions pour relancer Coopérative du meuble
[caption id="attachment_28885" align="alignnone" width="1024"]Les travailleurs de la cooperative meuble posant avec le chef de l'Etat.[/caption]

La Coopérative du meuble à Akpakpa a reçu, ce jeudi 19 avril, la visite du président de la République. Cette descente a permis au chef de l’Etat de prendre connaissance de la réalité de ces lieux. Il a encouragé ces acteurs du bois pour le travail abattu et les a incités à maintenir le cap par l’amélioration de ce qui se fait déjà.

Responsables et travailleurs de la Coopérative du meuble à Akpakpa se sont massivement mobilisés, tôt ce jeudi matin, pour recevoir le président Patrice Talon, mais surtout porter à sa connaissance l’état des lieux de leur unité de production, ses difficultés et leurs propositions pour sa restructuration.
Créée le 21 février 1966 avec un effectif de départ de 18 coopérateurs, l’unité en est aujourd’hui à 35 coopérateurs. Elle a donc grandi entre temps et autant ses difficultés ont grandi aussi. Cinquante-deux ans après, à en croire son gérant Armand Klika, tout n’est toujours pas rose. Son chiffre d’affaires, ces trois dernières années, a évolué en dents de scie. « Il a chuté de 177 millions environ en 2015 à 120 millions en 2017 », explique le gérant au chef de l’Etat. Les autres difficultés de la Coopérative, de trois ordres, ont été également exposées au président Patrice Talon. Au plan économique, elle s’approvisionne à crédit en matière première pour produire des articles qu’elle n’arrive pas à écouler, se plaint Armand Klika. La raison, « la mévente des articles due à la rareté des commandes en provenance des institutions de l’Etat qui préfèrent s’approvisionner en matériaux précaires importés à la place des meubles en bois massif dont la durabilité n’est plus à démontrer », souligne-t-il.
Au plan fiscal, la Coopérative du meuble est confrontée à une confusion qui s’observe au niveau de la direction générale des Impôts qui l’identifie à une coopérative à responsabilité limitée et lui applique les dispositions des sociétés à responsabilité limitée avec conseil d’administration, d’où la dénomination «Coop Sarl), soutient son gérant. Au plan commercial, la structure plaide auprès du chef de l’Etat pour avoir plus de commandes de l’Administration publique comme ce fut le cas dans les années 80 à 90. Elle voudrait surtout compter sur l’Etat à travers une subvention pour se rééquiper et moderniser ses installations et souhaite se soustraire de la vente aux enchères de l’Office national du bois pour s’approvisionner en bois.

« Faire de la Coopérative du meuble un modèle »

Ouï ces doléances et explications, le chef de l’Etat s’est extériorisé et a présenté sa vision avant de visiter les installations de la Coopérative. Face aux employés de la Coopérative du meuble, il a souligné qu’il s’agit de trouver les moyens pour faire décoller les entreprises et industries et accroître leurs rendements à travers des produits qui répondent à la norme, à la qualité et à la technologie.
« Mon souhait, ce qui me motive, c’est de parvenir à impulser une autre dynamique et c’est l’objet principal de ma visite. Nous devons prendre conscience de nos insuffisances sans attendre tout de l’Etat. Le rôle de l’Etat est d’appuyer et de vous aider à vous développer et trouver des mécanismes pour vous appuyer», a expliqué le chef de l’Etat. Pour lui, il faudra travailler à faire de cette unité un modèle qui soit au service des uns et des autres. « J’ai cette volonté. Je souhaite faire de la Coopérative du meuble un modèle. L’Etat peut choisir des modèles pour démontrer l’efficacité de son appui afin d’impacter les autres sans faire des jaloux », martèle par ailleurs le président Patrice Talon. Les piliers sur lesquels le gouvernement agira sont : la formation et l’appui à l’équipement.
Par ailleurs, le président de la République dans son adresse a plaidé pour une évolution dans la connaissance du métier et des technologies. « Est-ce que tout le mobilier doit être toujours en bois massif ? Il faut évoluer. Aujourd’hui, le monde a besoin de beau, de léger », indique-t-il.

Sentiment de déception

La situation actuelle de la Coopérative du meuble a laissé quelque peu le président Patrice Talon sur sa soif. L’aspect physique de la structure restée inchangée a généré en lui une émotion qu’il a vite fait de relever. « J’ai été saisi à l’entrée de cette maison, que je connais bien, d’un sentiment de déception et de tristesse parce que, depuis trente ans, la maison n’a pas évolué d’un iota. Si j’ai décidé de venir ici ce matin, c’est bien parce que je l’imaginais», relève-t-il. Et de poursuivre : « La Coopérative du meuble est à l’image du pays entier... On peut dire que notre pays a régressé et la coopérative du meuble a régressé par rapport à son envergure de l’époque. Son importance dans notre environnement économique était d’un niveau plus élevé que celui d’aujourd’hui. Nous sommes tous responsables de cette situation. Nous n’avons pas su évoluer dans nos administrations, dans nos entreprises et dans nos activités individuelles et dans nos compétences. J’ai jeté un coup d’œil rapide et j’ai constaté que vous n’avez pas évolué », fait observer le président Patrice Talon qui avait, pour la circonstance, à ses côtés les ministres en charge du Cadre de vie et des Petites et moyennes entreprises.
S’agissant des doléances, la plupart ne sont pas recevables, note-t-il. « Pourquoi voulez-vous que l’Etat subventionne la Coopérative du meuble ? Et les autres artisans ? Et les autres opérateurs économiques du pays qui se débrouillent tout seuls ? Et le petit menuisier du coin ? ». Ce sont là, autant de questions adressées par le président Talon aux responsables de cette unité. De même, assure-t-il, « acheter les intrants à crédit, c’est courant». Malgré tout, la Coopérative du meuble demeure un label pour lequel son gouvernement et lui s’engageront. « Dans tous les cas, nous sommes tenus de promouvoir notre artisanat et les Pme, sinon vous allez mourir », réitère-t-il.
Sous les explications de Godfroy Godonou, le président Patrice Talon a parcouru, par la suite, chacune des entités, non sans nostalgie. C’est ainsi par exemple qu’au niveau des sections montage et machine, il a souri et évoqué quelques souvenirs en retrouvant sur place, encore fonctionnelles, certaines machines d’il y a trente ans.

Actualités 20 avr. 2018


Bavure policière sur un conducteur décédé à Parakou: Le dossier envoyé à un cabinet d’instruction
[caption id="attachment_28879" align="alignnone" width="1024"]Bavure policière[/caption]

Mis sous mandat de dépôt depuis, lundi 26 février dernier, cinq agents de la Brigade anti-criminalité (Bac) ont comparu à la barre, mardi 17 avril dernier, au Tribunal de première instance de première classe de Parakou. Ils avaient à répondre du chef d’accusation de coups et blessures mortels à un usager de la voie publique au cours d’une mission de patrouille, lundi 19 février dernier à Parakou.

Attendus pour expliquer les conditions dans lesquelles cet usager de la voie publique a rendu l’âme quelques instants après, ils n’ont pas reconnu les faits.
Pour le représentant du ministère public, Bachirou Assouma, et Me Claude Tékounti de la défense, les coups et blessures mortels sont une infraction criminelle. Elle ne saurait donc être jugée en premier ressort. Ils ont, par conséquent, suggéré que la cour se déclare incompétente pour connaître du dossier. Au terme des débats, la cour présidée par le magistrat Moussa Adamou a accédé à leur demande, et a conclu à l’incompétence du tribunal. L’affaire a donc été envoyée au cabinet d’instruction.
S’agissant des faits, ils remontent au lundi 19 février dernier. Selon les témoins, la victime avait été surpris en pleine communication par une patrouille des policiers de la Bac, alors qu’il était au volant. Sommé de s’arrêter, il n’a pas voulu obtempérer et a préféré s’enfuir. Pris en chasse, il sera rattrapé et maîtrisé au niveau de Bétérou, à Tchaourou, sur la route Parakou-Djougou. Mais conduit quelques instants après dans un centre de santé à Tourou, sur insistance de l’un de ses proches, il rendit l’âme.

 

Société 19 avr. 2018


Protection des défenseurs des droits humains : Une délégation de la Cddh Bénin chez le médiateur de la République

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a reçu en audience à son cabinet, ce mercredi 18 avril, une délégation de la Coalition des défenseurs des droits humains du Bénin (Cddh Bénin) conduite par Serge Prince Agbodjan, président de cette organisation de la société civile.

La situation de protection de ceux qui défendent les droits de la personne humaine au Bénin était au cœur de l’audience que le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a accordée, ce mercredi 18 avril, à une délégation de la Coalition des défenseurs des droits humains du Bénin (Cddh Bénin), à la demande de cette dernière. Cette organisation de la société civile portée sur les fonts baptismaux le 20 décembre 2017 à Cotonou, a jugé utile d’aller rendre une visite de courtoisie au médiateur de la République pour lui présenter les objectifs de l’association et en même temps prendre ses conseils avisés pour l’atteinte de ses objectifs.
Pour le président de cette coalition, Serge Prince Agbodjan qui a conduit la délégation hier, les défenseurs des droits humains, sont confrontés à toutes sortes de difficultés que vivent également leurs pairs des autres pays du monde. Ils seraient persécutés, ciblés et traités d’opposants de par leur position ou leurs interventions sur le terrain. Mais ceux-ci, souligne le président de la Cddh Bénin, n’ont personne pour les défendre, les soutenir, les encourager et leur remonter le moral. La coalition a donc été créée à cet effet pour combler ce vide, précise Serge Prince Agbodjan. Il s’agira pour l’association, dans le cadre de sa mission, de travailler à la mise en place d’un cadre juridique devant permettre d’aider et de former ces citoyens qui défendent les droits humains afin qu’ils travaillent en toute sérénité sur le terrain et contribuent au développement du Bénin.
Serge Prince Agbodjan se réjouit des échanges de sa délégation avec le médiateur de la République qui s’est fait entourer de certains de ces collaborateurs. La délégation s’est abreuvée des expériences et conseils avisés du médiateur de la République. Lesquels sont puisés du riche parcours de Joseph Gnonlonfoun, qui a été notamment magistrat de profession, ancien ministre de la Justice et chargé des Droits de l’Homme, ancien député à l’Assemblée nationale, ancien membre de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), ancien président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), requérant à la Cour constitutionnelle et aujourd’hui médiateur de la République qui s’occupe aussi des questions de droits de l’Homme?

Société 19 avr. 2018


Huguette Akplogan Dossa, point focal du Réseau des femmes leaders africaines: « Les femmes doivent faire la politique autrement »
[caption id="attachment_28874" align="alignnone" width="1024"]Huguette Amoussou[/caption]

Amener les jeunes femmes béninoises à faire la politique autrement afin de leur permettre de repartir sur de nouvelles bases et impacter davantage leurs pays. C’est le défi que s’est lancé le Réseau des femmes leaders africaines qui anticipe déjà sur les prochaines élections législatives. Huguette Akplogan Dossa, point focal dudit réseau au Bénin et ancienne coordonnatrice du réseau Social watch, explique l’enjeu.

La Nation : Le Réseau des femmes leaders africaines a animé, mardi 17 avril dernier, une conférence-réseaux sur le thème ‘’Femme, engagement, militantisme et stratégies politiques ». Qu’est-ce qui sous-tend cette initiative ?

Huguette Akplogan Dossa : Je fais un clin d’œil à toutes les braves femmes béninoises qui se battent pour se positionner dans l’arène politique, pour participer à la prise de décisions. Cette conférence est la leur. Elle vient à point nommé, en cette veille des préparatifs des élections législatives où l’Assemblée nationale se bat pour une meilleure représentativité des femmes à l’hémicycle et dans les instances de prise de décisions au plan national. La conférence-réseaux intervient dans le cadre des activités du Réseau des femmes leaders africaines. Nous avons fait recours à l’expertise d’une femme politique béninoise résidant en France qui partage ses expériences avec nous. Nous nous sommes vues dans l’obligation d’ouvrir son carnet d’adresses aux jeunes femmes béninoises, parce que nous avons constaté que depuis quelque temps, les organisations de la société civile organisent des formations au profit des jeunes femmes pour les outiller sur les notions de militantisme, de leadership et d’engagement politiques. Nous voulons accompagner ce mouvement pour susciter davantage l’engagement des jeunes femmes.
La politique n’est pas un jeu pour tous. Comment se fait-elle? Quelle idéologie doit-on suivre pour la faire et quels moyens doit-on mettre en place pour y arriver ? Avec notre invitée, nous avons appris les vraies facettes de la politique. Le panel constitué d’analystes et de contradicteurs a apporté également son éclairage sur le thème de la conférence, notamment ses connaissances de la politique française et européenne, tout en faisant la comparaison entre notre manière de faire la politique au Bénin et celle des pays occidentaux. Cet exercice aidera la jeunesse féminine béninoise à tirer leçon des différentes pratiques entre les pays et à relever les erreurs des aînés en la matière.

Le thème militantisme et engagement politiques des femmes sonne comme un refrain dans le rang des féministes. Quelle est la particularité de cette conférence ?

Nous voulons montrer le vrai visage d’une femme en politique. Comment se comporte une femme en politique ? Comment choisit-elle son bord politique ? Comment choisit-elle sa vision en politique et par quelle méthode de travail arrive-t-elle à s’imposer dans son registre politique ? Ce sont autant de préoccupations qui ont fait objet de cette conférence. Nous voulons amener nos dirigeants, à travers les voix que porteront désormais les femmes, à comprendre que la politique n’a rien à voir avec ce que nous avons fait jusque-là. La politique repose sur un certain nombre d’idéaux et un courant économique qui la soutiennent. Nous avons longtemps calqué les modèles politiques sur ce qu’ils ne devraient pas être. La politique doit être faite autrement.

Comment peut-on arriver à entraîner les femmes dans ce mouvement, si elles-mêmes sont toujours réticentes sur le terrain politique ?

La réticence des jeunes femmes vient du fait qu’elles voient des pratiques qui n’honorent pas leurs aînées et les hommes politiques. Cette conférence nous donnera les instruments nécessaires pour mieux faire la politique désormais. La relève politique féminine sera le porte-voix des femmes et sortira de l’ornière, celles qui peinent à prendre le pli. Le Réseau des femmes leaders africaines va poursuivre les initiatives dans cette lancée.

Quelles sont ces pratiques dont vous parlez ?

Ces pratiques concernent les nuisances, les coups bas, les intrigues politiques. En termes techniques, on parle d’armes non conventionnelles en milieu politique. A cela s’ajoute le pouvoir de l’argent qui limite les ardeurs de certaines femmes.

Cette conférence est-elle déjà un moyen pour votre réseau d’accroître le nombre des femmes au sein des instances ?

Dans le mandat décerné à ce réseau au plan international et notamment dans chaque pays africain, il y a également la mission de motiver les femmes à mieux s’orienter en politique, à mobiliser leurs ressources pour aller en campagne autrement, à savoir se positionner dans leurs partis politiques et à définir des stratégies politiciennes et politiques qui les amènent à gagner et à s’imposer dans leurs milieux respectifs. Si elles choisissent de faire la politique, cela signifie qu’elles créent une nouvelle famille et pour vivre en harmonie dans cette famille, elles doivent pouvoir s’imposer, se faire accepter et savoir utiliser leurs propres moyens pour ne pas être écrasées. Je crois fortement en la nouvelle génération de femmes politiques et en la relève.

Société 19 avr. 2018


Cos-Lépi: Les neuf représentants du Parlement connus ce jeudi
[caption id="attachment_28870" align="alignnone" width="1024"]Assemblée Nationale[/caption]

Sauf retournement de situation, les neuf députés devant représenter l‘Assemblée nationale au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) seront connus ce jeudi 19 avril. Le point est inscrit à l’ordre du jour de la séance plénière qui démarre ce matin à 10 h au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.

Cette désignation devrait être faite lors de la séance plénière du lundi 16 avril dernier, au cours de laquelle les députés ont adopté la clé de répartition des neuf sièges à pourvoir par le Parlement. Cette clé attribue cinq sièges à la majorité parlementaire composée de 59 députés et répartis dans six groupes parlementaires. Les quatre sièges restants reviennent de droit à la minorité parlementaire, c’est-à-dire à l’opposition forte de dix-huit députés et éclatés dans deux groupes parlementaires.
Les cinq députés de la Renaissance du Bénin (Rb) jusque-là non-inscrits, c’est-à-dire sans groupe parlementaire n’ont pas voix au chapitre. Ils n’ont droit à rien, conformément au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui ne considère, en cette matière, que les groupes parlementaires régulièrement constitués. La désignation des neuf députés devrait suivre l’adoption du rapport fixant la clé de répartition des sièges. Le processus n’avait pas pu évoluer, lundi dernier, à cause des députés du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) qui ont préféré jouer les prolongations. Ils avaient suggéré le report de la désignation à ce jeudi pour leur permettre d’accorder leurs violons sur la liste des cinq députés devant les représenter au sein de cette structure. Selon eux, il est difficile de partager cinq sièges à six. Des indiscrétions renseignent que le Bloc se réunit ce jeudi pour s’entendre sur les cinq noms avant l’ouverture de la séance plénière. Mais pendant ce temps, leurs collègues de la minorité sont déjà prêts. Ils ont déjà déposé les noms de leurs quatre représentants sur la table du président de l’Assemblée nationale. Il s’agit des députés Guy Mitokpè, Dafia Abiba, Justin Adjovi et Basile Ahossi, informent les mêmes sources.
Seulement la désignation du député Basile Ahossi par la minorité parlementaire pour siéger au sein du prochain Cos/Lépi, alors qu’il est de la majorité et n’a pas démissionné de son groupe parlementaire « L’Union fait la Nation », fait déjà grand bruit dans les couloirs de l’hémicycle. La désignation de l’élu du peuple de la dix-septième circonscription électorale est dénoncée par certains députés qui attendent l’officialisation de la liste pour l’attaquer devant la Cour constitutionnelle.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 19 avr. 2018


Contrôle de l’action gouvernementale: Plusieurs ministres du gouvernement face aux députés ce jour

Le gouvernement est à nouveau attendu, ce jeudi 19 avril à l’hémicycle, pour apporter des éléments de réponse à des questions d’actualité et orales avec débat posées par des députés dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale.

Les dossiers sont relatifs notamment à la gestion de la Société des industries textiles (Sitex) et de la Compagnie béninoise des textiles (Cbt), aux indicateurs servant d’appréciation des performances économiques et financières des Etats dans le cadre des objectifs d’intégration, à l’état des lieux de la gratuité de l’école et aux mesures du gouvernement du président Patrice Talon et à la réinstallation des sinistrés du marché Dantokpa à Cotonou après l’incendie du 31 octobre 2015.
D’autres questions concernent le sort du programme de développement agricole des Collines, l’état des lieux de la mise en œuvre du Code foncier et domanial, la promotion de la production et de la commercialisation du riz local et le projet de mise en œuvre de l’aéroport international de Tourou à Parakou. Les députés auront à écouter les explications des membres du gouvernement sur ces différents dossiers et ensuite réagir pour apprécier lesdits éléments de réponse, conformément au
Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Le président du Parlement, Me Adrien Houngbédji, suspendant la séance plénière du mardi 17 avril dernier, a instruit le secrétaire général de l’Assemblée nationale, Thomas Dassi, de saisir le secrétaire général du gouvernement pour qu’il informe, à son tour, les différents ministres concernés par les questions d’actualité ou orales avec débat inscrites à l’ordre du jour, à se présenter à l’hémicycle ce jeudi pour répondre aux préoccupations des députés.

Th. C. N.

Actualités 19 avr. 2018


Audiences du président de l’Assemblée nationale: Adrien Houngbédji informé des difficultés de l’enseignement supérieur privé
[caption id="attachment_28868" align="alignnone" width="1024"] Audience Assemblée Nationale[/caption]

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, s’est entretenu, ce mercredi 18 avril, avec plusieurs délégations dont celle de l’Association des grandes écoles, instituts et universités privés du Bénin, conduite par son président, Dr Théophile Kodjo Sonou.

« Notre présence ici est d’exprimer de vive voix au président de l’Assemblée nationale, deuxième personnalité de l’Etat, les difficultés que rencontrent les établissements privés d’enseignement supérieur, c’est-à-dire les grandes écoles, les instituts et les universités privées du Bénin ». C’est l’objet de la visite de la délégation de l’Association des grandes écoles, instituts et universités privés du Bénin, ce mercredi 18 avril, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
Selon le président de cette association, Dr Théophile Kodjo Sonou, tout se passe au niveau de l’enseignement supérieur au Bénin comme s’il y a deux secteurs d’enseignement supérieur: l’enseignement public d’un côté et l’enseignement privé de l’un autre. « Or, le secteur est le même. Les étudiants que nous formons vont sur le même marché que les autres et nous formons peut-être mieux que les universités publiques », relève le président de l’Association des grandes écoles, instituts et universités privés du Bénin.
Selon lui, l’enseignement privé rencontre beaucoup de difficultés, notamment en termes d’impôts. Dr Théophile Kodjo Sonou souhaite que le secteur soit régi par des lois et des textes qui fixent les uns et les autres. « Nous pensons très sincèrement, en tant qu’académiciens, qu’il faut des textes pour réorganiser le système. Il y a déjà beaucoup de décrets qui régissent le secteur, mais il faut aussi des lois », insiste-t-il. C’est pourquoi après avoir rencontré le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Marie Odile Attanasso, il a jugé nécessaire de faire part aussi au président de l’Assemblée nationale des difficultés auxquelles sont confrontés les promoteurs d’établissements privés d’enseignement supérieur au Bénin, afin qu’il puisse les aider dans ce sens.
Dr Théophile Kodjo Sonou se réjouit que le président Adrien Houngbédji ait prêté une oreille attentive aux doléances de l’association. « Le président de l’Assemblée nationale a eu une très bonne impression de notre visite et nous a prodigué de sages conseils et nous sommes sortis satisfaits de cette audience », note le président de l’Association des grandes écoles, instituts et universités privés du Bénin.
A sa suite, le président Adrien Houngbédji s’est entretenu avec le coordonnateur de l’Organe consultatif de la jeunesse au niveau de l’Ouémé, Epihpane Odounlami. Celui-ci est allé présenter son institution, les activités qu’elle mène et également bénéficier des conseils du président de l’Assemblée nationale pour vraiment impacter les communautés à la base. Le président Adrien Houngbédji qui ne connaissait pas l’organe a eu l’occasion de le découvrir à travers cette visite. « Le président nous a exhortés à continuer dans ce sens, parce qu’aujourd’hui, les jeunes doivent apporter leurs contributions dans le développement local et par le volontariat qui peut permettre de faire beaucoup de choses », confie Epiphane Odounlami. « Nous ne devons pas attendre que les choses nous tombent dessus, mais nous devons anticiper, nous devons prendre à cœur les problèmes de la jeunesse et proposer des solutions avec l’apport des autorités à tous les niveaux », poursuit-il. Selon Epiphane Odounlami, le président Adrien Houngbédji a promis de maintenir le contact avec l’organe et passera sur le terrain pour voir ce qui se fait dans les différentes communes où est présente la structure.
Il leur a également suggéré d’envoyer leurs rapports d’activités de façon trimestrielle pour permettre à ses collègues députés qui sont dans les départements de prendre connaissance des actions et réalisations de l’organe afin de bénéficier en retour de leurs appuis-conseils.
Plusieurs autres délégations dont le nouveau bureau de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) conduit par son président, Marc Robert Dadaglo, ont été reçues par le président Adrien Houngbédji.

Actualités 19 avr. 2018


Commune de Ouaké: Le maire Alimiahou Titchalé Alassane à nouveau menacé de destitution
[caption id="attachment_28866" align="alignnone" width="1024"]Le maire de Ouaké, Alimiahou Titchalé Alassane[/caption]

Le maire de Ouaké, Alimiahou Titchalé Alassane, est menacé de destitution, quelques jours après sa sortie de prison. Huit conseillers dissidents demandent à nouveau à lui retirer leur confiance, après la tentative avortée de septembre 2017. Ils lui reprochent « des mauvais comportements et pratiques qui entravent la conduite des actions de développement » dans la commune.

Le maire de Ouaké, Alimiahou Titchalé Alassane, est menacé de destitution à nouveau. Huit conseillers communaux sur les quinze au total réclament son fauteuil, en formulant une demande de convocation d’une session extraordinaire pour un vote de défiance à son encontre.

A travers la correspondance en date du 12 avril dernier, les conseillers dissidents lui reprochent, entre autres, « une gestion discriminatoire sur fond de favoritisme », le « refus d’exécuter certaines décisions du Conseil communal » telles que le non affermage du marché de Kassoua-Allah, des « relations conflictuelles avec des conseillers communaux, chefs de villages et de quartiers de ville ainsi qu’avec des chefs des services. Ils s’insurgent également contre son « absence prolongée » à la mairie suite à son incarcération, entravant, selon eux, le bon fonctionnement des activités. En fait, le maire Alimiahou Titchalé
Alassane n’est sorti de prison que le vendredi 13 avril dernier, après avoir passé plus de trois mois en détention dans une affaire qui l’opposait à l’entrepreneur Soumanou Abassou Malanfali au sujet de la construction de l’hôtel de ville de Ouaké.
La crise au conseil communal de Ouaké ne date pas d’aujourd’hui. Les précédents griefs ont déjà fait objet de plusieurs reproches portés à la connaissance du maire et ont même conduit à une décision de destitution qui a été avortée après différentes médiations, rappellent les signataires de la motion. En effet, le 4 septembre 2017, neuf élus communaux avaient signé une motion de destitution du maire et lui ont adressé une demande de convocation d’une session extraordinaire pour lui retirer leur confiance. Le maire semblait l’avoir échappé belle. Mais pas pour autant, puisqu’il est à nouveau sur la sellette.
Les conseillers dissidents dénonçaient « une gestion hasardeuse, solitaire et opaque », « une indisponibilité notoire du maire et son incompétence à développer un leadership politique et diplomatique en vue d’impulser le développement harmonieux et équilibré, gage de paix et de cohésion sociale durable ». Aussi, le maire prioriserait-il des dépenses qui ne profitent qu’à lui et ses courtisans et aurait maintenu certains agents moins gradés que d’autres aux postes de chefs service au mépris des textes et des recommandations des auditeurs, selon les frondeurs.
Ces derniers fustigeaient également « le refus délibéré du maire de mettre en application des propositions faites par le conseil communal et la commission technique des affaires économiques pour l’amélioration des recettes communales, le mépris du maire à l’égard des conseillers locaux, des chefs de village, des opérateurs économiques locaux et même des sages ». Des allégations qu’a balayées d’un revers de la main le maire Alimiahou Titchalé Alassane, arguant qu’il s’agissait plutôt de manœuvres politiques.

Actualités 18 avr. 2018


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