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Nouvelles

Pour services rendus à la nation : Des agents de la sécurité et de la défense dans l’Ordre national
Trente-cinq conservateurs des Eaux, forêts et chasse, sept contrôleurs des Eaux, forêts et chasse et huit fonctionnaires de la Police républicaine de grades de commissaire et de contrôleur général sont admis dans divers Ordres nationaux du Bénin pour services rendus à la nation. La cérémonie de réception a eu lieu, mercredi 7 avril dernier, à Cotonou en présence de parents, amis et collaborateurs venus les soutenir. Une cinquantaine de récipiendaires, tous de la sécurité et de la défense nationale, sont reçus dans divers Ordres nationaux du Bénin aux grades de Commandeur, d’Officier, de Chevalier. Leur réception a été présidée par la représentante de la Grande chancelière du Bénin, Mamatou Meba-Bio. Chacun des récipiendaires a reçu son insigne de même que le certificat de réception, preuve que la nation béninoise reconnaît officiellement les mérites de conservation et de gestion durable des forêts pour les uns et de préservation de la sécurité publique pour les autres. Mamatou Meba-bio, représentante de la Grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, a précisé que l’Ordre national du Bénin récompense les mérites éminents. Ces mérites prennent les formes les plus diverses puisqu’il s’agit à chaque fois d’apprécier l’action d’un être humain, la richesse d’un parcours de vie, un acte de courage, de bravoure ou de générosité, une action en faveur des idéaux de la République. Selon elle, il arrive souvent que des remises de médaille dérogent à ces règles générales. Il s’agit notamment, à l’en croire, de personnes ayant exposé leur vie dans l’exercice de leurs fonctions ou qui, ne remplissant pourtant pas les critères d’ordre général, ont magnifiquement accompli des actes de portée inestimable. Considérant l’Ordre national du Bénin comme l’emblème national, elle ajoute qu’il a également pour vocation de mettre en avant les visages méritants du Bénin, le creuset républicain et le reflet de l’époque. « Il honore l’esprit civique béninois et le sens de l’intérêt commun. Il honore des femmes et des hommes, militaires ou civils auteurs de services exceptionnels nettement caractérisés », note-t-elle. Selon la représentante de la Grande chancelière, la réception dans l’Ordre national du Bénin, dans ses ordres et ses grades est avant tout, un grand honneur et une reconnaissance exprimés par le pays tout entier. « Chacun de vous pris individuellement mérite amplement la reconnaissance et l’honneur de la République. Collectivement, vous êtes un maillon essentiel de la chaîne qui maintient la République debout. Votre mission, pour ainsi dire, est importante, voire capitale pour notre pays. Tâchez de l’accomplir au nom du président de la République, grand maître de l’Ordre et en mon nom personnel », leur précise-t-elle. Le lieutenant-colonel Abdel Aziz Baba-Moussa, porte-parole des récipiendaires a salué les différentes autorités des deux administrations, forestière et policière, qui se sont succédé aux divers commandements et dont les acquis honorent les eaux, forêts et chasse et la police républicaine. Lesquels acquis constituent, selon lui, un bel héritage qu’ils s’engagent à protéger et à promouvoir. « Nous célébrons le fruit du sérieux, de l’assiduité, de la conscience professionnelle aiguë », a-t-il fait savoir. Société 13 avr. 2021


Bouraïma Lawani: L’œil du doyen
A la retraite, Bouraïma Lawani laisse le souvenir d’un grand professionnel du son et de l’image. De l’agression du 16 janvier 1977 à l’affaire Taïgla en passant par l’accident de train de Koussi et l’explosion de l’usine de l’ex-Béninoise, il a réussi à immortaliser des faits marquants de l’histoire du pays mais ne semble pas prêt à trop en dire. Son parcours et les scènes qu’il a immortalisées, caméra au poing, Bouraïma Lawani s’en remémore les moindres détails. Silhouette longiligne et teint d’ébène, l’affable ancien chef service technique de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb), à 80 ans, est d’une grande lucidité. Parler de son parcours, l’exercice ne lui est pas si aisé, surtout quand le centre d’intérêt tourne autour de certains événements majeurs du pays. « Je suis militaire, confie-t-il. Donner d’interview aux professionnels des médias qui me demandent plus que j’en ai à dire ne m’a jamais emballé ». Une attitude quelque peu maussade au goût des demandeurs mais qui semble se justifier par son statut. Même en un jour aussi solennel que celui de son anniversaire, il ne lâchera aucune information sur des histoires qu’il juge quelque peu embarrassantes à révéler. De l’agression du 16 janvier 1977 à l’affaire Taïgla en passant par l’accident de train de Koussi, l’explosion de l’usine de l’ex-Béninoise, la Conférence nationale des forces vives de la nation et le crash d’avion du 23 décembre 2003… Des ‘’affaires d’Etat’’ qu’il a eu pourtant l’occasion de couvrir. Lui qui aura été, 14 ans durant, le photographe et caméraman personnel du général Mathieu Kérékou, militaire détaché à la Présidence de la République qu’il était à cette époque. Témoin de nombreux événements, celui qui finira au grade de lieutenant dans l’armée béninoise garde de merveilleux souvenirs de sa carrière. « On a fait des choses impossibles, des choses formidables qui témoignent de notre passion pour les métiers du son et de l’image. On n’attendait pas un chef pour nous mettre en exercice. Ma caméra ne me quittait jamais. Je dois l’avoir à portée, même dans mon véhicule », note-t-il. Le goût du risque chevillé au corps, en bon militaire, Bouraïma Lawani ne recule devant aucun obstacle. Son intérêt est de faire son métier. Témoin invétéré du temps, l’homme s’est plu à fixer des scènes aussi réelles que surréalistes. Un entrain qui a fait de lui un professionnel hors pair dont le savoir-faire a longtemps été sollicité, même après sa retraite, pour la formation des plus jeunes des chaînes de télévision privées. Très exigeant en matière de travail, rien n’aura autant compté pour lui que cet allant parfois surprenant pour son métier. Un élan à partager sa passion qui a fait école. « Le doyen est un grand homme. On n’est pas grand que par la taille mais aussi par le cœur. Ce qu’il a fait est grand ; sa grandeur est inestimable et ce qu’il nous a appris l’est aussi. Il reste techniquement bon et tout autant humble et son expérience a contribué beaucoup au développement de l’Ortb. Il n’est pas question, selon lui, de s’amuser avec son travail », confie Eloi Dansi, ancien technicien de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin à la retraite, qui, des années durant, a servi à ses côtés. Guillaume Nouhlouigbéto, photographe de profession, n’est pas moins admiratif de l’œuvre accomplie par celui qui lui a mis le pied à l’étrier. « Un homme pour moi c’est celui qui sait partager sa connaissance. Et en cette matière, Bouraïma Lawani est une exception. Il nous a donné tout ce qu’il sait de ce métier », confie-t-il. Disponible à recevoir chez lui ses élèves pour poursuivre avec eux les cours donnés en salle ou en studio, il est tout un symbole, une école, selon son ancien élève. « Aujourd’hui, en dépit de son âge avancé, il est encore debout prêt à vous donner le savoir. C’est un homme qu’il faut respecter et il nous faut prier pour que, longtemps encore, il se vide totalement de ses connaissances pour nous », ajoute-t-il, tout fier du patron qu’il a été pour lui et nombre de ceux à qui il a transmis le flambeau. Un père, un mentor Issu d’une famille polygame, Bouraïma Lawani a intégré l’Ecole militaire préparatoire de Kati au Mali en 1958, à la suite de ses études secondaires. Une formation militaire qu’il achève deux ans plus tard pour poursuivre sa carrière dans l’armée française. « Nous avions été libérés de l’armée française en 1963 après l’indépendance. Les Français ne voulant plus de nous, nous sommes rentrés au pays », se rappelle-t-il. Démobilisés qu’ils étaient après leur retour au bercail et dépités par le coup d’Etat perpétré par leurs congénères du Togo et qui s’est soldé par la mort de Gilchrist Olympio, premier président de ce pays, les anciens militaires béninois créent une coopérative agricole à Dodja dans la commune d’Abomey-Calavi pour s’occuper autrement et éviter à leur pays le cycle des violences. Une initiative qui connaîtra diverses fortunes avant son enrôlement dans l’armée nationale en 1965. Avec une formation en photographie, il affermira sa passion pour l’image en créant le service photo au sein de la grande muette à la demande d’un conseiller technique français. Ceci, avec son matériel personnel. Un stage à la Société dahoméenne de cinématographie (Sodaci) ainsi qu’au niveau des services de l’information à Porto-Novo conforte son penchant pour l’univers de l’audiovisuel et fait de lui l’un des rares Béninois à faire cette formation sous le mentorat de professionnels français encore au chevet d’une nation à peine libérée du joug colonial. Le premier Dahoméen à faire cette formation à travers laquelle, 18 mois durant, Bouraïma Lawani s’est perfectionné en cinématographie et en photographie, a été Pascal Abikanlou, réalisateur à qui l’on doit d’ailleurs le premier long métrage du pays. En même temps qu’il supervisait la section Photo de l’armée qu’il a mise en place, il étanchait sa soif de savoir en participant à de nombreuses sessions de formation avec l’onction de ses chefs hiérarchiques qui comprenaient bien l’intérêt à le voir renforcer ses capacités pour servir au sein de l’armée. Les bonnes relations qu’il entretenait avec ces derniers motivent leur décision de le laisser partir chaque fois qu’il en fait la demande. Ainsi, se retrouvera-t-il en Allemagne de 1967 à 1969, toujours en uniforme, pour la bonne cause. Des formations qui ont été pour beaucoup dans son parcours et ont façonné le professionnel qu’il a été au cours de sa carrière. De retour d’Allemagne, à la veille du coup d’Etat d’octobre 1972, il sera le seul à être admis à prendre les images de l’état des lieux au lendemain de cet énième coup de force qui caractérisait désormais le pays qualifié d’enfant malade de l’Afrique, vu son passé tumultueux fait d’innombrables putschs. En 1974, le chef de l’Etat d’alors, Mathieu Kérékou, lui fit appel pour créer le premier service audiovisuel de la Présidence de la République. Fonction qu’il assumera cumulativement avec celle qu’on lui confiera à la télévision nationale une fois son avènement en 1979 en noir et blanc. « Premier caméraman béninois à la télévision nationale, puisque tous à l’époque étaient des Français, on a commencé à former d’autres cameramen. Ce qui m’amenait à coordonner à la fois les services de l’audiovisuel de l’Armée, de la Présidence et celui du Reportage de la télévision nationale jusqu’en 1989 », se souvient-il, un brin nostalgique et fier d’avoir su donner de son temps, de son énergie et de son savoir pour écrire les plus belles pages de l’histoire de l’audiovisuel au Bénin. Même si aujourd’hui il a le sentiment que son pays n’a pas beaucoup progressé dans le cinéma. « On était bien loti en matière de cinématographie mais il est bien décevant de reconnaître qu’on ne fait rien aujourd’hui pour mériter une quelconque place dans cet univers », relève-t-il. Pointant du doigt l’absence quasi totale du cinéma béninois sur le petit écran et le désintérêt de l’Etat à encourager les acteurs pour un réel essor de cet art considéré sous d’autres cieux comme un véritable médium de valorisation d’un pays. « Combien de nos films passent, ne serait-ce, sur Tv5 ? Nous n’avons rien à faire valoir à l’international dans ce secteur », note-t-il, bien amer. L’octogénaire croit si bien le dire en tablant sur l’immense œuvre de certains congénères et à laquelle il a su contribuer par son savoir-faire, il y a peu. Ses nombreuses collaborations avec François Okioh, Richard de Medeiros et autres restent des faits d’armes qui créditaient le cinéma béninois d’une bonne santé. Une embellie qui s’est tôt étiolée face à un secteur inorganisé et plutôt laissé aux mains des seuls professionnels désavantagés par les moyens. « Je ne suis pas un fanatique mais je crois beaucoup en Dieu. Je reçois tout ce qui m’arrive comme il me vient», confie celui qui semble accepter tout de la vie tel qu’elle le lui rend. Aussi bien les vicissitudes de la vie que les déboires ou autres impairs professionnels n’ont pas plombé son moral. Au contraire, il se félicite de cette grâce que Dieu lui a accordée de vivre aussi longtemps et d’avoir la pleine capacité de ses moyens. Une prime divine sans doute à voir tous ses congénères partir trop tôt. « Pour mon exigence et la qualité de mon travail, tout le monde me félicitait mais jamais ceci n’a été consacré par une quelconque récompense. Je n’ai jamais été décoré, ni proposé par le ministère de l’Information, ni par l’Armée. Je n’ai rien bénéficié de l’Etat ; jamais de récompense de l’Etat. Je ne revendique rien aujourd’hui car pour moi, avoir mon âge est une compensation divine. Il ne faut jamais se plaindre d’être lésé », défend, avec sourire, ce fidèle musulman qui ne rate aucune des prières de la journée et ne prend pas la moindre goutte d’alcool, affectionnant particulièrement les sucreries. Photographe, caméraman, monteur et réalisateur, sauf exception, Bouraïma Lawani reste de par sa dimension une grande figure des médias et du 7e art qui laisse à la postérité l’image d’un professionnel hors pair. Correspondant de certains médias à l’international à l’époque, il aura, même à la retraite, mis son art au service de la cause de l’enfant, sollicité qu’il était par l’Unicef à travers l’entregent de ses consœurs Michèle Akan Badarou et Cousine Angèle qui y monnayaient leurs services. « Je ne m’ennuie pas trop pendant ma retraite parce que j’ai toujours quelque chose à faire », révèle-t-il. Une véritable boule d’énergie qui a eu à gagner la confiance du général Mathieu Kérékou qu’il juge assez taquin sur les bords mais très à l’écoute de ses collaborateurs. A une expression de besoin de matériel, il savait toujours y répondre par l’entremise de l’intendant de la Présidence de la République, témoigne l’ancien photographe et cadreur du Palais de la Marina. « Le général est un homme très taquin mais quand il vous fait confiance, vous n’avez aucun souci à vous faire. En son temps, il y avait trop de choses qui se faisaient en son nom. C’est l’entourage qui fait l’image du président de la République », note-t-il sans en dire plus. Egrenant avec plaisir ces croustillantes anecdotes de son parcours avec le Caméléon. Société 13 avr. 2021


Tenue de la présidentielle 2021: Les grandes leçons à tirer
En sus des appels à la paix qui ont porté leurs fruits, l’élection présidentielle du dimanche 11 avril dernier aura confirmé non seulement la maturité du peuple béninois mais aussi la pertinence des réformes politiques, surtout avec le constat d’un bannissement progressif de l’achat de conscience et de la corruption dans le jeu électoral. En attendant les résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 11 avril dernier, le Bénin peut s’enorgueuillir d’avoir tenu le pari d’un scrutin pacifique. Il y a eu plus de peur que de mal face aux inquiétudes des uns et des autres à la veille du vote. Le scrutin s’est bien déroulé sur l’ensemble du territoire national en dehors de 16 arrondissements sur les 546 que compte le Bénin où le vote n’a pas eu lieu à cause des menaces de perturbation. Les électeurs ont exprimé dans le calme et la sérénité leurs suffrages en faveur du duo présidentiel de leur préférence. Le peuple béninois a montré sa maturité politique face à l’enjeu de cette élection présidentielle, la septième sous l’ère du renouveau démocratique. Puisque c’est la première fois que le Bénin expérimente l’élection d’un ticket présidentiel avec un duo candidat aux postes de président de la République et de vice-président de la République. Une innovation portée notamment par les réformes politiques opérées en 2018. Lesquelles auront d’ailleurs le mérite de réduire de façon nette le nombre de candidats à cette joute électorale. Le Bénin a fini ainsi avec la pléthore de candidatures à l’élection présidentielle où l’on a noté 33 candidats en 2016 ; 14 en 2011; 26 en 2006; 17 en 2001 ; 7 en 1996 et 13 en 1991. Ce nombre de candidatures relativement léger est perçu comme une grande avancée démocratique, au-delà des difficultés liées au système de parrainage d’élus maires et députés qui a empêché certaines figures de l’opposition d’être au rendez-vous de ce scrutin. Car, sans les 16 parrains requis, leurs dossiers de candidatures ont été rejetés. Aucune dérogation n’a été possible surtout après la décision de la Cour constitutionnelle en janvier 2021 qui s’est déclarée incompétente par rapport aux recours contre l’application du système de parrainage. Cette décision de la haute juridiction a sonné comme un coup de massue pour une partie de l’opposition qui avait fondé tout son espoir sur le juge constitutionnel dans son souhait de voir reporter sine die l’application du système de parrainage à défaut de l’abroger. Maintenir le cap ! Dès lors, la Commission électorale nationale autonome (Cena) n’a plus eu d’autre choix que d’appliquer la loi de façon rigoureuse et sans état d’âme. Ainsi, sur les 20 candidats dont certains en duo ayant déposé leurs dossiers, 17 ont vu leurs candidatures rejetées pour défaut de certaines pièces surtout les parrainages. A l’arrivée, les duos Patrice Talon-Mariam Chabi Talata, Corentin Kohoué-Iréné Josias Agossa et Alassane Soumanou Djimba-Paul Hounkpè ont été retenus car ayant rempli les critères prévus par la loi. Ces trois tickets présidentiels sont les seuls à être autorisés à battre campagne avec les partis politiques qui les soutiennent. Cette campagne électorale qui s’est déroulée, du 26 mars au 9 avril dernier, s’est beaucoup basée sur le programme de société des duos candidats pour le prochain quinquennat. Les électeurs ont été sensibilisés à faire leur choix sur la base des projets de développement. Ce qui n’était pas le cas par le passé où la période électorale est le moment pour les hommes politiques de distribuer des billets de banque pour acheter la conscience des électeurs. Ainsi, l’on a vu très peu d’argent circuler lors des meetings politiques des candidats. Il en est de même pour la pratique du porte-à-porte qui se menait souvent la nuit d’avant ou le jour du scrutin. Certains candidats et acteurs politiques saisissaient ce temps mort après la clôture officielle de la campagne électorale pour tenter de corrompre à coups de billets de banque des électeurs et autres indécis et les obliger à voter dans tel ou tel sens. Ces mauvaises pratiques qui n’honorent pas le jeu démocratique n’ont pas eu cours lors de l’élection présidentielle du 11 avril dernier. Sinon, elles n’étaient pas si prononcées comme par le passé. Au point où on a entendu certains électeurs, visiblement habitués à la corruption en période électorale, s’en plaindre. Mais ils ont fini par comprendre que les choses ont changé. Autre temps, autres mœurs. L’heure est au bannissement de l’argent dans le jeu politique pour laisser place à la promotion des projets de société. L’équité et la transparence dans le jeu politique sont tributaires de la lutte contre la corruption électorale. Vivement que cette bonne pratique se pérénise. Actualités 13 avr. 2021


Présidentielle du dimanche : Les observateurs aperçus dans 50 % des postes de vote
D’après la Plateforme électorale des Organisations de la société civile (Osc), la moitié des postes de vote ouverts hier dans le cadre de la présidentielle, ont reçu la visite de missions d’observation électorale nationales et ou internationales. « Selon les données de 1141 observateurs sur les 1470 déployés par la Plateforme, 50 % des postes de vote ont reçu la visite de missions d’observation nationales et ou internationales », signale Joël Atayi Guedegbe dans une déclaration lue, ce dimanche, au quartier général de la « Salle de situation électorale » à Cotonou. La présidentielle du 11 avril dernier a mobilisé, sur le terrain, plusieurs groupes d’observateurs locaux et ceux venant des institutions africaines. Parmi les délégations étrangères, l’on note les missions d’observation électorale de l’Union africaine (Ua), de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cedeao), du Conseil de l’entente (Ce), de la Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad), de l'Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et bien d’autres encore. Des Organisations non gouvernementales se sont également mobilisées pour cette cause. Lors de sa rencontre de prise de contact avec les missions d’observateurs électoraux de l’Ua et de la Cen-Sad, samedi dernier, le ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a indiqué que le Bénin s’est ouvert aux observateurs pour plus de transparence. C’est « parce que nous voulons de la transparence totale que nous avons accepté que des missions d’observation viennent dans notre pays », a déclaré le patron de la diplomatie béninoise. « Nous avons privilégié surtout des missions d’observation d’institutions africaines… Nous avons ouvert aussi à l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), la possibilité de venir observer. Mais nous nous sommes opposés à quelques regroupements (…) venant de divers pays non africains… », a-t-il poursuivi. Rappelons que durant l'élection, deux observateurs de la Société civile ont été séquestrés. Ils ont été relâchés aux environs de 12 heures pour l’un et après 16 heures pour le second, renseigne la Plateforme électorales des Osc qui promet des chiffres sur le taux de participation, pour ce jour. Actualités 12 avr. 2021


Présidentielle du 11 avril : Pas de vote à Tchaourou, selon la Société civile
Personne n'a vu de poste de vote ouvert, ce dimanche, dans la commune de Tchaourou. L’élection présidentielle n’a donc pas eu dans cette localité du pays, informe la Plateforme électorale des Organisations de la société civile (Osc). « A Tchaourou, aucun poste de vote n’a ouvert. Le matériel de vote a pu être convoyé, mais a dû être placé sous la sécurité du commissariat central », indique Joël Atayi Guedegbe dans une déclaration faite hier, sur le déroulement du vote dans les 546 arrondissements du pays où la Plateforme électorale a dépêché ses observateurs. Des postes de vote n’ont pas également ouvert à Savè, signale-t-il peu avant le point global effectué par le président de la Céna, Emmanuel Tiando qui informe qu’il y a, au total, 16 sur 546 dans lesquels le vote n’a pas eu lieu. La Plateforme électorale informe aussi sur des cas d’interruption du vote, de bourrage d’urnes, d'intimidation, de votes multiples, de votes par dérogation non conformes aux prescriptions du code électoral et bien d’autres manquements enregistrés par ses observateurs sur le terrain. Par ailleurs, la Société civile indique que « des problèmes d’identification ou d’inscription des électeurs ont été signalés presque partout mais avec acuité dans les départements du Littoral, de l’Ouémé et de l’Atlantique ». Actualités 12 avr. 2021


62e édition de la fête Agbésiyanlé à Comè: Filles et fils Watchi scellent l’union autour de leur culture
La communauté Watchi célèbre la soixante-deuxième édition de sa fête culturelle Agbésiyanlé. Tenues du 3 au 5 avril dernier, ces retrouvailles annuelles annoncent de nouvelles perspectives pour l’association du même nom. 1959-2021. L’association culturelle et linguistique Agbésiyanlé a 62 ans. Les filles et fils Watchi ont commémoré, du 3 au 5 avril, la création de cette organisation qui consacre l’unité et la volonté de progresser ensemble. La fête culturelle Agbésiyanlé a connu son apothéose, le 4 avril, à la Maison des jeunes de Comè, point de ralliement pour les retrouvailles, après une messe d’action de grâce en l’église Saint-Michel de Comè. Autour de leur langue commune, des rythmes locaux Agbadja, Atchanhoun, Atinmèhoun et des mets locaux dont l’incontournable ablo-akpèssè, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, serviettes au cou, drapés du pagne choisi pour l’occasion, ont communié avec faste. L’occasion est saisie pour rappeler la mission assignée à l’association. Agbésiyanlé vise à mobiliser tous les natifs de l’espace Watchi du Bénin, du Togo et du Ghana pour l’exécution des tâches de protection, de développement de la langue et de la culture communes, indique Jacques Tokognon, président du comité préparatoire de la fête. La célébration permet à chaque édition de « revisiter notre culture, nos arts, notre mode de vie, en un mot notre tradition », ajoute-t-il. Expédit Houessou, président du Bureau fédéral de l’Association Agbésiyanlé, se réjouit du chemin fait avant d’appeler à l’union sacrée autour de ces valeurs culturelles et surtout à une synergie d’actions pour leur promotion. De nouvelles perspectives devraient s’ouvrir pour l’association après ces retrouvailles annuelles et l’assemblée générale annoncée pour août prochain. En marge des festivités, les ministres Aurélien Agbénonci, José Tonato, Romuald Wadagni, Séverin Quenum et Oswald Homeky ont été faits membres d’honneur de l’association et donc « dignes citoyens » de Comè. Les manifestations ont pris fin, lundi 5 avril, avec la finale du tournoi Agbésiyanlé. Un concert animé par Vano Baby a mobilisé la jeunesse dans la soirée du dimanche 4 avril, après le show époustouflant assuré dans la nuit de samedi au dimanche par King Mensah venu du Togo. La fête a été célébrée au niveau des diverses collectivités, à l’instar de la collectivité Atifodé de Hongodé qui renoue avec la tradition par une procession en chants et danses sur le rythme Avogan à travers la ville, après trente ans d’hibernation. Même les Egungun, originaires de l’aire culturelle yoruba, ont marqué d’une pierre blanche la journée du dimanche par une parade fort attractive . Culture 12 avr. 2021


Election présidentielle d’avril 2021: Faible mobilisation dans les Collines
Hier dimanche 11 avril, les populations des Collines ont voté à l’instar de celles des autres départements. Les électeurs sont allés aux urnes pour choisir le président de la République pour les cinq prochaines années. Les opérations de vote ont démarré dans la plupart des bureaux de vote entre 7 h et 7 h30. Malgré toutes les dispositions prises pour que tout soit en ordre et à temps, l’affluence des électeurs n’était pas au rendez-vous au niveau des postes de vote. Les populations du département des Collines ont voté, le 11 avril malgré la psychose engendrée par les manifestations violentes enregistrées jusqu’à la veille du scrutin. Les bureaux de vote ont ouvert un peu partout. Mais, il s’est noté une faible affluence. Dans les localités sillonnées par notre équipe, de Paouingnan à Savalou en passant par Savè, Bantè, Dassa, Glazoué, Logozohè, Kpassakanmè, Koutago, et ailleurs, le constat reste le même à des différences près. A Bantè, plus précisément dans les arrondissements de Pira et Gouka, l’opération de vote s’est bien déroulée. Il faut noter que sur 9 arrondissements, 3 n’ont pas pu accueillir l’opération de vote. Il s’agit de Bobè, Agoua et Atokolibé. De façon générale, les bureaux de vote ont ouvert tôt mais sont restés sans grand nombre d’électeurs. Tôt le matin, la mise en place du matériel électoral était effective, contrairement aux années antérieures. Les urnes, isoloirs, bulletins et autres matériels sensibles sont déjà sur le terrain dans la plupart des postes de vote (Pv). Les multiples formations initiées au profit des agents impliqués dans le processus ont permis un tant soit peu d’huiler la machine. Chaque agent est au fait du rôle qui est le sien en ce jour du scrutin. Une journée bien ensoleillée Il est 7 h 00 à Savalou au poste de vote 1 de l’école centre. Le soleil semble pointer à l’horizon et présage d’une belle journée. Le président du poste de vote, Uldaric Fagbédji, et ses assistants ont déjà tout mis en place pour le démarrage des opérations de vote. Même le dispositif de lavage des mains y est installé. Les représentants d’un duo en lice sont aussi là et veillent au grain. Après l’ouverture du bureau, ce n’est qu’à 7h10 que le tout premier votant sur les 337 attendus a été accueilli pour accomplir son devoir citoyen. Tout se déroule bien et en deux minutes, il est reparti. Ailleurs, à la Maison des Jeunes de Savalou abritant un bureau, selon Waliou Aballo, président du seul poste de vote (Pv), les 424 inscrits n’ont pas fait le déplacement. C’est 30 minutes après l’ouverture que le premier votant s’est présenté pour accomplir son devoir. « Ici, tout est normal puisque le matériel est au complet et ne comporte aucun défaut », se réjouit Waliou Aballo. Pareil dans la ville de Dassa où les postes de vote de la Place Egbakokou et du Ceg 1 sont installés. Tout est mis en place avant 7h10min dans la plupart des postes de vote. Gabin Akpalè et Eugénie Kingniho, respectivement présidents de Pv 1 et Pv 2, regrettent de n’avoir pas encore épuisé un premier carnet de 50 bulletins jusqu’à 12 h 05. Charles Agbantè, point focal de la Cena à Dassa, s’est tout de même satisfait d’avoir réussi à jouer sa partition dans l’organisation sans faille de l’opération de vote à Dassa-Zoumè . Actualités 12 avr. 2021


Deuil dans le monde culturel béninois: Le groupe « Ankou an mon » de Parakou orphelin du vieux Bagoudou
Leader du groupe de danse culturelle Têkê « Ankou an mon » de Parakou, sa Majesté Abdoulaye Mama Gongué Sounon a tiré sa révérence, vendredi 2 avril dernier aux environs de 23 heures, suite à une courte maladie. Egalement haut dignitaire du culte endogène Kaabo, il a été inhumé, samedi 3 avril dernier, selon les rites culturels et cultuels liés à son rang. La ville de Parakou pleure, depuis vendredi 2 avril dernier, le vieux Bagoudou, leader du groupe Têkê « Ankou an mon». De son vrai nom Abdoulaye Mama Gongué Sounon, l’homme s’en est allé à l’âge de 72 ans, suite à une courte maladie. Il laisse derrière lui, une femme, huit enfants, sa célèbre troupe et de nombreux fans. En effet, parmi les personnes qui auront contribué au développement de la ville de Parakou et du Bénin, sur le plan culturel, parlant de la danse Têkê, on n’oubliera pas de sitôt Abdoulaye Gongué Sounon. Avec sa voix aussi flatteuse que comique accompagnant les pas cadencés des danseurs de son groupe au son des tambours, il aura profondément marqué les esprits. Au cours de ses prestations, il se faisait surtout apprécier avec ses phrases «Haya, hayi, hayi, hayi, haya», «Chabi fait doucement. Ici, ce n’est pas Cotonou, ici c’est Parakou ». Pendant plus de 33 ans qu’il aura passé à la tête du groupe, il a fait la fierté de Parakou et de tout le Bénin, à travers la promotion du Têkê. Avec son groupe, il a été au Venezuela, en Turquie, au Gabon, en Côte d’Ivoire, au Nigeria, au Niger, en France, etc. Sur le plan national, son groupe était très sollicité lors des grands évènements. Culture 12 avr. 2021


Election présidentielle 2021: Simon-Pierre Adovèlandé fier du modèle démocratique béninois
Ambassadeur du Bénin près la République populaire de Chine, Simon-Pierre Adovèlandé a exprimé son suffrage ce dimanche 11 avril au Centre de vote Gbèkon dans la commune de Porto-Novo. Fier d’avoir accomplir son devoir civique, il a témoigné sa reconnaissance à Dieu qui continue de soutenir le pays en dépit des menaces de l’opposition. « Je viens d’accomplir mon devoir civique qui me donne un sentiment de fierté et reconnaissance à Dieu », a-t-il déclaré. Ce scrutin montre la maturité et l’enracinement du modèle démocratique béninois. Il a félicité la Commission électorale nationale autonome pour les efforts consentis dans le cadre de l’organisation de cette élection. Actualités 12 avr. 2021


Présidentielle du 11 Avril: Ambiance bon enfant dans le Plateau
Le premier tour du scrutin présidentiel s’est déroulé, ce dimanche 11 avril, dans une ambiance bon enfant dans les cinq communes du département du Plateau. Il y a eu plus de peur que de mal par rapport à la menace d’appel au boycott de certaines forces politiques de l’opposition. Les regards sont désormais tournés vers la Commission électorale nationale autonome (Cena) et la Cour constitutionnelle pour connaitre les résultats du premier tour de l’élection présidentielle de ce dimanche 11 avril. Le scrutin s’est bien déroulé dans le département du Plateau. Les électeurs ont accompli leur devoir de citoyen dans la paix. L’ambiance électorale est la même d’Ifangni à Kétou en passant par Sakété, Adja-Ouèrè et Pobé. Les mesures de protection contre le Covid-19 ont été aussi respectées partout. La plupart des postes de vote ont ouvert à l’heure, à 7 h et ont fermé à 16 h, soit après 9 h de vote, conformément à la loi. Seulement quelques rares cas de léger retard ont été constatés sur le terrain. Notamment dans la commune d’Adja-Ouèrè, précisément au centre de vote de l’Ecole primaire publique d’Adja-Ouèrè I. Sur les trois postes qu’abrite ce centre, deux ont ouvert avec un petit retard. Seul le poste de vote n°3 a pu ouvrir à l’heure pile. Les postes n°2 et 3 ont lancé les opérations respectivement à 7h 13 min et 7h 30min. Pour le président du poste de vote n°2 de ce centre, Bernard Aho, le retard de 30 minutes relevé est dû à l’inaccessibilité des locaux de l’Epp Adja-Ouèrè I dont le portail serait fermé à leur arrivée avant 7 heures. Cette raison a été rejetée par le président du poste de vote n°3, Karim Adé qui a démarré l’opération à 7 h. Selon ce dernier, son collègue a fait économie de vérité. Le portail de l’école était bel et bien ouvert avant à 7h. Sinon, son poste de vote devrait ouvrir avec retard. Ce qui n’est pas le cas. Il a lancé les travaux à 7 h 00 pour les clôturer à 16 h. Karim Adé justifie plutôt le retard de ses collègues par l’heure à laquelle ils ont reçu le matériel électoral au niveau de l’arrondissement. Tous les agents électoraux sont attendus à 5 h 30 pour la réception du matériel électoral. Il se pourrait que ses collègues en question soient venus en retard pour se faire servir. Pétard mouillé Toutefois, ces quelques cas de retard n’ont pas eu d’effet sur le vote. Le scrutin s’est déroulé sans incident dans le département. Même la menace de perturbation du vote par certains la veille dans certaines communes du Plateau s’est révelée à l’arrivée un pétard mouillé. Cette situation de troubles annoncés a même obligé le maire de Pobé, Simon Dinan, à sortir un communiqué pour avertir les fauteurs de troubles que force restera à la loi. A l'arrivée, aucun trouble n’a été constaté sur le terrain. L’opération s’est déroulée sans anicroche depuis le vote jusqu’au dépouillement. C’est dans cette atmosphère bon enfant que certaines autorités, natives du département, dont le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, les ministres Salimane Karimou et Jean-Michel Abimbola ainsi que le préfet du Plateau, Daniel Valère Sètonnougbo ont accompli leur droit civique. Actualités 12 avr. 2021


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