La Nation Bénin...
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Les deputés en pleniere[/caption]L’Assemblée nationale a adopté, ce lundi 16 avril, le rapport de la commission chargée des Lois fixant les modalités de désignation des représentants de l’institution parlementaire au sein du Conseil d’orientation et de supervision (Cos) et des Commissions communales d’actualisation (Cca) de la Liste électorale permanente informatisée.
La clé de répartition des 9 sièges du Cos/Lépi et des 144 sièges des Cca a été approuvée hier à l’unanimité des députés présents et représentés. Selon les modalités, la majorité parlementaire composée de six groupes parlementaires avec un total de 59 députés aura à partager cinq sièges pour le Cos-Lépi. Ces six groupes parlementaires sont en l’occurrence ceux du Parti du renouveau démocratique (Prd) présidé par Augustin Ahouanvoèbla ; de l’Union fait la Nation (Un) dirigé par Antoine Kolawolé Idji ; de Bénin uni et solidaire (Bus) de Bonaventure Aké Natondé ; de l’Unité, paix et développement (Unipaid) de Mathurin Nago, d’Agir pour le Bénin (Ab) d’André Biaou Okounlola et d’Agir pour la République (Ar) de Barthélemy Kassa.
Les quatre sièges restants du Cos-Lépi reviennent de droit à la minorité parlementaire, c’est-à-dire à l’opposition parlementaire composée de 18 députés répartis dans deux groupes parlementaires en l’occurrence « La voix du peuple » d’Issa Salifou et le « Peuple d’abord » de Garba Yaya. Chacune de ces tendances parlementaires aura à proposer des titulaires et des suppléants pour siéger au sein du prochain Cos-Lépi. Les neuf représentants de l’Assemblée nationale seront complétés, conformément à a loi portant code électoral au Bénin, par les deux autres de l’Administration publique, à savoir le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) et le directeur national en charge de l’Etat civil.
S’agissant des Commissions communales d’actualisation de la Lépi (Cca/Lépi), la majorité et la minorité parlementaires en désignent équitablement chacune un représentant au niveau des soixante-dix sept communes du Bénin. Le troisième et dernier siège de chacune des Cca revient au responsable chargé de l’Etat civil et de la population au niveau de la mairie comme le stipule le Code électoral.
Après l’adoption de la clé de répartition des sièges, le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a invité chaque tendance parlementaire à déposer ses propositions sur sa table en vue de la constitution de la liste nominative unique devant être adoptée par la plénière. Sur ce, les députés en l’occurrence de la majorité parlementaire ont demandé au président Adrien Houngbédji de leur donner jusqu’au jeudi 19 avril prochain pour déposer leurs propositions. Ce qui leur sera accordé par le président de l’Assemblée nationale très déterminé à vider ce dossier pour lequel la Cour constitutionnelle, à travers deux décisions, a sommé l’Assemblée nationale de procéder à la désignation de ses représentants au sein du Cos/Lépi pour favoriser la mise en place de cette structure chargée d’apurer et d’actualiser la Lépi en vue des prochaines échéances électorales
Séfou Fagbohoun[/caption]L’ancien député Séfou Fagbohoun, président du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep), ne jouit plus de sa totale liberté d’aller et venir. Il est placé sous contrôle judiciaire, depuis ce lundi 16 avril, par le juge des libertés et de la détention du tribunal de première instance de deuxième classe de Pobé qui l’a écouté dans une procédure relative à une affaire domaniale.
Le litige l’oppose à une partie de la population du village Gbahouété dans la commune d’Adja-Ouèrè. Le richissime homme d’affaires est rentré chez lui après l’audition par le juge, mais ses mouvements seront désormais contrôlés comme l’exige une mesure de contrôle judiciaire.
Séfou Fagbohoun était attendu devant le juge depuis plusieurs mois pour donner sa version des faits sur le dossier. Mais il n’avait pas jusque-là fait signe de vie. Ce qui avait obligé le procureur de la République près le tribunal de première classe de deuxième classe de Pobè à lancer, en juin puis en juillet 2017, deux avis de recherche contre lui et contre l’ancien maire de Sakété, Raliou Arinloyé également cité dans cette affaire. Ce dernier va se rendre par la suite. Raliou Arinloyé sera arrêté le 29 août 2017 et mis sous mandat de dépôt le jeudi 31 août 2017 dans ce dossier d’escroquerie foncière présumée. L’ancien maire de Sakété bénéficiera en novembre 2017 d’une liberté provisoire pour sortir de la prison civile de Porto-Novo. Mais pendant ce temps, Séfou Fagbohoun n’a jamais daigné répondre à la convocation du juge d’instruction en charge du dossier. Il serait hors du territoire national. Mais le dossier a évolué depuis hier avec sa présentation au tribunal où il a donné sa part de vérité.
Il faut signaler que cette affaire de litige domanial date de 2002. Elle porte sur un domaine de plusieurs centaines d’hectares que Séfou Fagbohoun aurait acquis auprès des populations de Gbahouété sous l’administration de Raliou Arinloyé, alors sous-préfet d’Adja-Ouèrè. La même affaire a rattrapé le successeur de Raliou Arinloyé, l’ex-maire d’Adja-Ouèrè, Djima Fachola qui avait été aussi arrêté et mis sous mandat de dépôt le 1er septembre 2014
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 17 avr. 2018
Dr Kamel Lafia Boro, cardiologue hypertensiologue[/caption]L’hypertension artérielle figure parmi les maladies chroniques les plus meurtrières au monde. Selon le Dr Kamel Lafia Boro, médecin cardiologue et auteur d’un livret sur « Hypertension artérielle : astuces pour la prévenir et la guérir », un adulte sur trois au Bénin souffrirait de l’hypertension artérielle même si près des deux tiers l’ignorent. Dans l’entretien qu’il nous a accordé sur le sujet, ce spécialiste de l’hypertension artérielle recommande un dépistage systématique une fois tous les six mois, dès l’âge de 40 ans.
La Nation : Comment peut-on définir l’hypertension artérielle ?
Dr Kamel Lafia Boro : L’hypertension artérielle peut être définie comme l’augmentation permanente de la tension artérielle dans les artères du corps. Les artères, c’est comme des sortes de tuyaux dans lesquels coule le sang. Ce sang fait une pression sur les parois du tuyau. C’est lorsque cette pression est élevée et permanente qu’on parle d’hypertension artérielle. Il y a deux chiffres à retenir ; le premier chiffre qu’on appelle tension artérielle systolique qui doit être inférieure ou égale à 140 mm de mercure, et le deuxième chiffre qu’on appelle tension artérielle diastolique et qui doit être inférieur ou égal à 90 mm de mercure. Au-dessus de 140 mm de mercure pour le premier chiffre et de 90 mm de mercure pour le deuxième chiffre, on parlera d’hypertension artérielle.
Quelles sont les causes de l’hypertension artérielle ?
Il faut distinguer deux familles. Dans 90 % des cas, elle est due à des causes naturelles, notamment l’âge et les comportements alimentaires. Dans 10% des cas, ce sont des causes secondaires, c’est-à-dire qu’il y a une maladie particulière qui a entraîné cette hypertension. Et dans ces cas, quand on soigne la maladie, on peut soigner l’hypertension artérielle. Parmi ces maladies qui peuvent entraîner l’hypertension, il y a les maladies du rein, les malformations des artères. Donc il suffit de les traiter pour guérir de l’hypertension artérielle mais cela ne concerne que 10 % des cas. Ce qui nous intéresse, c’est le premier type qui est essentiellement dû au mauvais comportement alimentaire et au manque d’activité physique. L’obésité, la sédentarité, le tabagisme, l’alcoolisme augmentent également la probabilité d’avoir une hypertension artérielle d’où l’importance d’avoir une vie saine.
Quelle est la part de l’hérédité dans la survenue de cette maladie ?
Beaucoup d’études sont actuellement en cours pour déterminer si la génétique a une place dans la survenue de cette maladie. Mais comme je l’ai dit, la première cause, ce sont les mauvais comportements alimentaires, le mode de vie. Il y a un petit facteur héréditaire qui a été noté mais le changement de mode de vie, la bonne alimentation et le fait de bouger peuvent permettre de réduire l’incidence de la survenue de cette hypertension. Ce n’est donc pas une fatalité. Même quand on a des parents hypertendus, ce n’est pas systématique qu’on devienne soi-même hypertendu. Lorsqu’on adopte les bons comportements, on peut l’éviter.
A partir de quel moment une personne doit-elle se considérer comme souffrant d’hypertension artérielle ?
L’autre nom de l’hypertension artérielle, c’est le tueur silencieux. Dans le monde, toutes les 4 secondes, une personne meurt d’hypertension artérielle. Au Bénin, un tiers des adultes (précisément 32 %) sont hypertendus. Dans ce lot d’hypertendus, 70 % ne sentent aucun signe. C’est pour cela qu’il ne faut pas attendre d’en ressentir les signes avant de se faire dépister. A partir de 40 ans, il faut prendre l’habitude de contrôler systématiquement sa tension artérielle au moins une fois tous les six mois même si l’on ne ressent aucun signe. Mais il y en a qui peuvent faire suspecter l’hypertension artérielle ; ce sont par exemple, les maux de tête fréquents, les troubles visuels, les bourdonnements d’oreilles et la fatigue. Lorsque ces signes s’installent, cela signifie que la maladie évoluait déjà depuis longtemps. C’est pourquoi il ne faut pas attendre les signes avant de contrôler sa tension artérielle.
Il faut préciser qu’il y a des facteurs qui peuvent entrainer l’élévation ponctuelle de la tension artérielle comme la peur, le stress, l’irritabilité ; cela ne signifie pas forcément que nous sommes en face d’un cas d’hypertension artérielle.
Lorsqu’on est diagnostiqué hypertendu, que faire ?
Lorsque la maladie est diagnostiquée, la première des choses est de savoir qu’on peut équilibrer sa tension et que ce n’est pas une fatalité. Le plus important est de faire le diagnostic. Il faudra se faire suivre par un cardiologue qui fera un état des lieux, fera des examens supplémentaires afin de savoir quel type de traitement il faut mettre en place.
L’hypertension artérielle a deux types de traitements : le traitement non médicamenteux qui va consister à changer son mode de vie, avoir une alimentation saine et équilibrée (manger moins salé, moins sucré et moins gras, manger assez de fruits et légumes), avoir une activité physique régulière. Il est recommandé d’avoir au moins 30 minutes d’activité physique par jour comme une marche rapide. Enfin, il faut éviter de boire beaucoup d’alcool et de fumer. Le traitement médicamenteux va consister à utiliser des médicaments qui ont pour rôle de diminuer la pression du sang dans les artères. Tous ces traitements concourent à équilibrer la tension artérielle.
Quels sont les risques que court une personne hypertendue qui s’ignore ou qui ne se soigne pas ?
Etant donné que les artères se trouvent dans tout le corps, l’hypertension artérielle aura des impacts négatifs sur tous les organes. Si la tension n’est pas bien suivie, ces artères peuvent se déchirer et causer des hémorragies dans le cerveau, peuvent se boucher et certains organes ne recevront plus de sang. C’est la première cause des accidents vasculaires cérébraux (Avc). Il y a également les risques d’insuffisance rénale pouvant conduire à la dialyse rénale, des problèmes au niveau des jambes pouvant entrainer leur amputation, de troubles de la vue voire une cécité, de crises cardiaques et à l’extrême, la mort.
Peut-on guérir de l’hypertension artérielle ?
On ne peut guérir de l’hypertension artérielle. Les études ont montré que grâce au traitement de l’hypertension artérielle, la destinée est la même. Ce qui signifie que lorsqu’un patient hypertendu suit bien son traitement, il vit le même nombre d’années que s’il ne l’était pas. L’hypertension est une maladie chronique qui nécessite un traitement à long terme.
L’hypertension artérielle peut être évitée et/ou contrôlée avec une alimentation saine, une bonne activité physique, une bonne hygiène de vie et pour ceux qui l’ont déjà, suivre les prescriptions du médecin.

Le Bénin dispose de sites historiques, géographiques et écologiques attractifs pouvant favoriser l’éclosion de son tourisme. C’est le cas de la forêt sacrée de Zannoudji, un prodige écotouristique caché mais qui mérite d’être valorisé.
Située à environ 16 kilomètres environ du domaine aéroportuaire de Glo-Djigbé, la forêt sacrée de Zannoudji est un site à la fois historique et écotouristique de la commune de Zê au Bénin. C’est un mélange de paysages exceptionnels, de plantes, de rivière, de trésors authentiques entre le berceau de la civilisation du peuple Aïzo, et un massif accidenté, sanctuaire de cultures originales. Il se dresse sur une vingtaine d’hectares sur la route de Waga dans l’arrondissement central.
Ce site offre des atouts variés. C’est ce qui fait dire à l’actuel roi des Aïzo de Zê, sa majesté Aïsso Coffi Zomahoué Adjado Donou Domassè, que ce paysage a des atouts historiques, écologiques et touristiques. Le Palais royal Aï-Azonon avec tous ses vestiges s’y retrouvent.
Pour Emile Azonvè, retraité de la Sobétex et natif de Zê, c’est un endroit magnifique et riche en biodiversité. « Aussi bien la faune que la flore sont riches. On y rencontre des animaux et toutes sortes de plantes médicinales», a-t-il déclaré. Selon ce septuagénaire, c’est un patrimoine qu’il faut valoriser à tout point de vue. Le relief de ce site impressionne Comlan Boko, ingénieur en génie civil, visiteur rencontré sur le site. Il estime que ce site est unique dans le département de l’Atlantique en ce sens qu’il dispose des stations rocailleuses et des espèces qu’on rencontre rarement au sud-Bénin. « C’est une forêt qui a un passé remarquable, un site formidable avec son palais historique. On y retrouve des espèces rares en voie de disparition », a-t-il déclaré. Un point d’eau intarissable se trouve dans les rochers. Selon le roi, c’est cette rive qui a donné naissance au Lac Nokoué.
Michel Todé, ingénieur agronome en génie rural et maîtrise de l’eau et directeur exécutif de Pradeb Ong, estime que cette forêt est une mine d’or non seulement pour la commune mais aussi pour le pays. A ce propos, il invite le gouvernement à penser à la valorisation de ce site qui est de plus en plus sous la menace anthropique.
« Au départ, c’est une forêt qui s’étendait sur plus de cinquante hectares mais elle couvre actuellement environ dix-sept hectares », s’est offusqué Emile Azonvè. Pour ce sage de la cour royale, certains individus détruisent cette richesse que constitue la forêt de Zannoudji. De plus en plus la forêt est détruite au profit des jardins de casses et des champs de maïs et d’ananas. Une forte action de la population est constatée de part et d’autre de ce site. Des animaux sont tués par les chasseurs et que des arbres coupés pour le bois de chauffage. Michel Todé, directeur de Pradeb-Ong, sollicite le soutien des ministères du Cadre de vie et celui du Tourisme pour la valorisation de ce site écotouristique et plein d’histoires.
Le berceau de la civilisation Aïzo
Sa majesté Aïsso Coffi Zomahoue Adjado Donou Domassè raconte plusieurs légendes qui font de ce site la source de la communauté Aïzo au Bénin. Selon lui, c’est au cœur de cette forêt qu’est né l’ancêtre de tous les Aïzo du sud-Bénin. Il nous montre un rocher et des vestiges qui proviendraient d’une irruption volcanique qui a donné naissance à Donnou Zoguigui, le premier Aïzo. A cet endroit, on aperçoit une représentation cartographique de l’Afrique et de Madagascar. « Certains septiques pourraient penser que c’est nous-mêmes qui, ayant des notions de cartographie, l’avions taillée sous cette forme, mais c’est un phénomène naturel qui a donné naissance à cela », soutient Michel Todé, ingénieur agronome en génie rural. Ces rochers ont toujours existé encore à Zannoudji jusqu’à ce jour. D’ailleurs, le roi soutient avec véhémence que c’est ce phénomène naturel qui a donné naissance à l’humanité sur le sol béninois avant l’arrivée des migrants venus d’Oyo et d’Adja Tado. C’est pourquoi, selon Emile Azonvè, natif de Zê, cette forêt demeure un lieu sacré dans la tradition Aïzo. C’est là que se passent la plupart des cérémonies et rituels de la tradition Aïzo, en l’occurrence les rituels d’intronisation, de libation, de purification, d’invocation des divinités et de bénédictions. La légende explique qu’une femme adultère ou un malfaiteur ne sort jamais idem de cette forêt s’il est démontré qu’ils ont commis la faute.
Aussi, l’idée selon laquelle tous les peuples du bas-Bénin viennent de Tado et quelques-uns d’Oyo (Nigeria) n’est pas acceptée par la communauté Aïzo. Selon son roi actuel, le peuple Aïzo vivait sur son territoire avant les migrants d’Adja Tado et d’Oyo. Il insiste que les Aïzo sont d’ailleurs les premiers occupants et maîtres du lieu. On retrouve les Aïzo un peu partout dans le bas-Bénin et surtout au sud de la dépression de la Lama. Les guerres tribales et intertribales les ont obligés à se disperser. Selon lui, la racine des Aïzo est dans la forêt de Zannoudji.
Incendie à Dantokpa[/caption]Ce lundi 16 avril, aux environs de 4 h, un incendie s’est déclenché dans le secteur céréalier, plus connu sous le nom de Kpodji, dans le marché Dantokpa à Cotonou. La réaction prompte des sapeurs-pompiers dont un élément était en faction à la base Gis sur la berge lagunaire du marché, a permis de vite circonscrire le feu dont la cause reste à déterminer.
Lamentations, odeur âcre de piment, de céréales, de gari, de pâtes alimentaires, de serviettes hygiéniques et de condiments divers, calcinés par le feu. Des commerçants, visage fermé, tentent d’extraire les résidus de leurs biens susceptibles de servir encore à quelque chose. Des pompiers en pleine opération d’extinction des résidus de foyers de feux encore visibles. Tel est le spectacle qui accueille ce lundi matin, dans le secteur céréalier : Kpodji, construit en matériaux précaires au Nord du marché Dantokpa.
Le secteur est ravagé par un feu d’origine non encore déterminée. L’incendie a été perçu par un agent en faction à la base des sapeurs-pompiers du Groupement d’intervention subaquatique (Gis), logé aux abords de la lagune de Dantokpa, aux environs de 4 heures.
Le capitaine, Casimir Etchiha, commandant de la compagnie départementale des sapeurs-pompiers du Littoral, confirme que c’est cet élément de faction sur l’immeuble R+1 qui abrite le centre de secours dans ce marché qui a aperçu un gigantesque feu et a alerté.
« Arrivé sur les lieux, le premier détachement a constaté que c’est une zone de vente des produits céréaliers et d’autres produits qui est en feu, qui par ailleurs est en pleine propagation », explique ce capitaine de l’armée. Du renfort a été demandé, dit-il, et toutes les équipes des centres de secours du Littoral ont été mobilisées de même que celles d’Abomey-Calavi. Le port et l’aéroport ont également dépêché du renfort.
Grâce aux sept engins pompes, la soixantaine d’hommes mobilisés, une bataille énergique a été livrée contre le feu. « Une heure de temps environ après le début de l’attaque, le feu est maîtrisé », indique le commandant départemental des sapeurs-pompiers du Littoral. C’est la phase de débrayage et de dégarnissage qui a été le spectacle dont les usagers de ce secteur ont été témoins.
« C’est un incendie très difficile à éteindre, compte tenu de la matière qui est concernée », explique-t-il, citant les céréales, des huiles végétales, des mèches, divers condiments, des couches pour bébé, des cotons-tiges, etc. Des combustibles qui dégagent un fort potentiel calorifique, nécessitant des moyens hydrauliques très importants, à en croire le commandant sapeur-pompier. A cela, il faut ajoutée les magasins et baraques réalisés en matériaux précaires, signale le capitaine Étchiha.
Environ 4000 mètres carrés, selon La Sogema, 2000 mètres carrés, selon les pompiers, de ce secteur situé au Nord du marché Dantokpa ont subi les affres du feu. Pour l’heure, les supputations sur l’origine du feu font penser à un probable court-circuit.
Pertes énormes et lamentations
Mis au courant de l’incendie, certains commerçants et autorités se sont dépêchés sur les lieux. Ils n’ont que leurs yeux pour constater les dégâts: les hangars et magasins sont tombés sous les flammes qui ont consumé les stocks de marchandises.
« Nous avons été alertés par les sapeurs-pompiers d’un incendie dans cette zone », raconte Razak Yodoma, le responsable des relations publiques et de la communication de la Société de gestion des marchés autonomes du Bénin (Sogema). Arrivé sur les lieux aux environs de 5 h, dit-il, son directeur général a constaté qu’une bonne partie de ce secteur est partie en fumée.
Le ministre du Cadre de vie et son collègue de la Décentralisation sont descendus sur le terrain, pour constater les dégâts. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer. Les marchandises et argent laissés dans la cinquantaine de magasins consumés ne sont pas négligeables.
Fatima Abayomi, une victime de cet incendie, ne sachant plus quoi faire s’en remet aux autorités. Ce sont environ 150 sacs de 120 kilogrammes de maïs et un sac de sorgo avec un sac de farine qu’elle a ainsi perdus dans cet incendie. À la place de son magasin, se dresse un tas de céréales calcinés. Cette commerçante dit avoir eu recours à un emprunt pour constituer ce stock parti en fumée. À la question de savoir ce qu’elle fera désormais, elle dit retourner à la maison réfléchir. « On ne sait pas ce qu’on va devenir », poursuit-elle, les yeux larmoyants, le regard évasif.
Dame Apolline Déguénon, une riveraine des sinistrés, félicite pour sa part les pompiers pour leur réactivité. Elle affirme qu’à l’heure où l’incendie s’est déclenché, il n’y avait personne dans le marché pour donner l’alerte. Elle appelle à l’aide pour assister les victimes, tout en exhortant les autorités à réorganiser le marché afin d’éviter des drames du genre à l’avenir.
Écureuils handballeurs[/caption]Les Ecureuils handballeurs ont fini troisièmes aussi bien chez les cadets que chez les juniors au Challenge Trophy Zone 3 qui s’est achevé ce week-end à Niamey au Niger. Le Bénin s’est débarrassé respectivement du Burkina Faso (36-23) chez les cadets et du Niger (33-26) chez les juniors à l’issue des matchs de classement.
Battus en demi-finales dans les deux catégories par le Nigeria, vendredi 13 avril dernier, les Ecureuils handballeurs ont gagné les matchs de classement du Challenge Trophy de la Fédération internationale de handball à Niamey au Niger. Chez les juniors, le Bénin a battu le Niger (33-26) et s'est imposé aussi chez les cadets, (36-23).
En finale de la compétition, le Nigeria s’est adjugé les trophées dans les deux catégories. Tombeur du Bénin en demi-finales (33-23) chez les cadets, il a réussi un hold-up parfait en battant le pays organisateur (27-25).
Chez les juniors, les Nigérians ont battu les Burkinabé (39-24), vainqueur du Niger (26-24) en demi-finale. Les matches de la cinquième et de la sixième places ont été remportés par la Côte d’Ivoire face au Togo (19-26). Vainqueur dans les deux catégories, le Nigeria rejoint les champions des sept zones et l'Angola, champion d’Afrique en titre pour la phase finale au niveau du continent dans les deux catégories.
A l’issue de cette phase finale, les vainqueurs seront les représentants africains pour le mondial du tournoi qui va se dérouler en Macédoine pour les cadets et en Espagne chez les juniors.
Le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération [/caption]La présentation du bilan d’étape des deux ans de gestion du régime de la Rupture donne depuis quelques jours l’occasion aux membres du gouvernement de plancher sur les ambitions, atouts et réussites du pouvoir Talon, vingt-quatre mois après son avènement. Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères était au charbon, vendredi dernier, pour exposer les quatre piliers de la diplomatie béninoise à l’ère Talon, mais aussi et surtout l’option de la diplomatie économique faite par les actuels dirigeants du pays.
Le Bénin se positionne sur l’échiquier continental et international mieux depuis avril 2016 à la faveur de l’avènement du président Patrice Talon au pouvoir, selon le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Le pays regagne la confiance des autres nations et s’offre plus de crédibilité, si l’on s’en tient aux explications du patron de la diplomatie béninoise, données au cours d’une émission télévisée présentant le bilan des deux ans de sa présence à la tête de la diplomatie béninoise.
La gestion axée sur les résultats est un principe sacro-saint du président de la République, raison pour laquelle en mars 2017, des lettres de mission ont été envoyées aux ambassadeurs, indique Aurélien Agbénonci.
Il leur est, entre autres, demandé d’établir trois partenariats stratégiques économiques, deux partenariats de coopération décentralisée (entre deux communes du Bénin et celles de leur pays de résidence) et des activités culturelles pour promouvoir la culture et révéler notre pays. A partir des rapports, des évaluations ont été faites et il y a eu des sanctions positives (félicitations) et des avertissements, a expliqué le ministre au cours de l’émission.
Pour lui, en effet, le pays mise fort sur sa nouvelle orientation diplomatique pour mobiliser les ressources indispensables au développement, et surtout financer le Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021). Dans la même veine, poursuit-il, il est organisé un briefing diplomatique tous les trimestres, sans oublier l’organisation tous les mois dans les locaux du ministère d’une exposition d’œuvres d’art des artistes. La nouvelle orientation fait une place de choix à la promotion artistique et culturelle, et cela se ressent bien par les artistes dont les témoignages satisfont le gouvernement, fera savoir le ministre. Autre acquis dans ce domaine, la suppression de visa de court séjour ( moins de trois mois), pour les ressortissants africains démarrée depuis fin août 2016, puis la mise en place du e-visa, visa électronique, qui sera effectif dans les prochains jours pour faciliter les formalités et rendre attrayante la destination Bénin.
Relations avec la diaspora
De nombreuses tracasseries en ce qui concerne l’obtention du passeport ont été aussi allégées. Pour tout Béninois résidant à l’étranger, depuis fin mars dernier, il est possible de se faire établir un passeport dans un délai maximum de quinze jours quand toutes les pièces sont à jour. « Paris a été utilisé comme un test. Washington le faisait déjà. L’opération se fait au niveau des consulats les plus proches du lieu de résidence pour nos autres compatriotes », selon Aurélien Agbénonci.
Le ministre des Affaires étrangères est revenu, au cours de cette émission, sur les rapports entre le Bénin et le Nigeria pour rassurer qu’entre les deux pays, les rapports sont au beau fixe et que les chefs des deux Etats se sont vus à maintes reprises. « Le temps mis pour aller au Nigeria après l’investiture est dû à l’agenda et à la santé du président nigérian», explique-t-il. « Le Bénin a montré de la résilience face à la récession au Nigeria grâce aux mesures qui ont été prises et qui ont permis d’anticiper sur la situation. Le président Patrice Talon s’est rendu au Togo même avant son investiture et entretient de très bons rapports avec le président Faure Gnassingbé. Il est déjà allé au Niger trois fois. Au Burkina, il a été fait Grand-Croix. Il a déjà participé à plusieurs grandes réunions, etc., énumère le ministre. « Je préfère voir mon président sur les dossiers du pays que dans la figuration à l’international », dira-t-il également pour justifier l’absence du président Talon à certains sommets internationaux. « Le président Talon n’a aucune aversion pour les voyages, pour les sommets mais il faut trouver un équilibre. La diplomatie n’est pas du spectacle », renchérit Aurélien Agbénonci.
Son Excellence le Président de la République Patrice TALON[/caption]Le président Patrice Talon a pris part, samedi 14 avril à Lomé, aux côtés de ses pairs au sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sur la crise bissau-guinéenne.
Le président Patrice Talon était dans la capitale togolaise Lomé, vendredi dernier, en vue de prendre part au sommet extraordinaire de la Cedeao sur la crise Bissau-guinéenne. Comme lui, plusieurs autres chefs d’Etat de l’organisation étaient présents dans la capitale togolaise pour la même cause : Georges Weah du Liberia, Macky Sall du Sénégal, Alassane Ouattara de la Côte d’ivoire, Issoufou Mahamadou du Niger, Rock Kaboré du Burkina Faso pour ne citer que ceux-là. Les échanges entre ces données et le président du Togo, président en exercice de la Cedeao, Faure Gnassingbé, se sont déroulés à hui clos. Mais la finalité de ce conclave est connue. Il s’agit pour ces chefs d’Etat ouest-africains d’étudier les modalités de relance des discussions entre les acteurs politiques en Guinée Bissau afin de juguler la crise que connaît ce pays. Ils font aussi le bilan de la mise en œuvre des accords conclus par les protagonistes de la crise.
En marge de cette rencontre, le président Patrice Talon a profité de son séjour en terre togolaise pour échanger avec la communauté béninoise vivant dans ce pays.
Actualités 16 avr. 2018

Le Parlement a adopté, vendredi 13 avril dernier, le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord international sur le Code bénino-togolais de l’électricité amendé. L’adoption de ce texte rend définitivement caduc le statut d’acheteur unique de la Communauté électrique du Bénin (Ceb) au niveau des deux pays et ouvre le secteur aux investisseurs privés.
Bonne nouvelle aux opérateurs économiques cherchant à s’installer dans le secteur de production de l’énergie électrique au Bénin et au Togo ! Le boulevard leur est dorénavant ouvert avec l’autorisation du Parlement au gouvernement pour qu’il ratifie l’accord international sur le Code bénino-togolais de l’électricité amendé.
En effet, la ratification de cet instrument international permet aux investisseurs privés béninois d’investir en toute sécurité et à long terme dans le sous-secteur énergie électrique, et consacre la suppression du principe d’acheteur unique de la Communauté économique du Bénin (Ceb) instituée par l’accord international du 27 juillet 1968 pour exercer exclusivement les activités de transport et d’importation pour les besoins des deux Etats.
La réforme actuelle a été clairement mentionnée à l’article 5 nouveau du Code bénino-togolais de l’électricité amendé pour qu’il soit en phase avec les défis de l’énergie électrique. Lequel article stipule notamment que les activités de production, de transport, de distribution et d’importation de l’énergie électrique pour le besoin du public sur l’ensemble des territoires du Bénin et du Togo constituent une mission de service public placée sous la responsabilité des deux Etats. Toutefois, ces activités visées supra peuvent être confiées par les Etats à toute personne de droit public ou privé au moyen d’accord ou de convention (concession ou autres) dans les conditions fixées au présent code. Or, avec l’ancien code, ces activités se faisaient à titre dérogatoire par les investisseurs privés qui reçoivent d’abord l’autorisation avant de s’installer et de vendre leur production à des acheteurs autres que la Ceb. Plus question dorénavant.
La ratification de l’accord amendé permettra désormais de diversifier les capacités de production de l’énergie électrique et de résorber durablement les crises énergétiques récurrentes, assure la commission du Plan, de l’Equipement et de la Production du Parlement qui a présenté le rapport du dossier à la plénière. Aussi, la ratification de l’accord par le gouvernement offre la latitude au Bénin de réviser la politique sectorielle en matière d’énergie électrique. Ce qui facilitera l’élaboration des schémas directeurs de producteurs et de transport de l’énergie électrique, l’approbation ou la modification des structures et des règlements tarifaires sur le plan national. Les députés qui sont intervenus lors du débat général ont trouvé en cet accord une aubaine pour les investisseurs privés. Car, selon eux, la démonopolisation totale du secteur va favoriser la concurrence pouvant permettre de minimiser le coût de la consommation et par ricochet les factures salées qu’envoie mensuellement à la population la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) et accélérera l’accès à l’électrification attendu de tous.
Mix énergétique
Certains députés n’ont pas manqué de soulever des inquiétudes notamment par rapport aux coupures intempestives de l’énergie électrique ces derniers jours. Le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, a rassuré les parlementaires. Il annonce une production énergétique historique de plus de 400 mégawatts dès le premier semestre 2020. Selon lui, le gouvernement a opté pour un mix énergétique responsable tourné vers des installations solaires pour renforcer les infrastructures thermiques en cours de mise en place. Le ministre a fait savoir qu’une centrale thermique de 120 mégawatts est en cours de construction et sera achevée et fonctionnelle au premier semestre 2019. Il sera lancé au second semestre de l’année 2018, la construction de la deuxième centrale de 120 mégawatts sans oublier le projet de production d’une centaine de mégawatts solaires qui portera la capacité du Bénin à près de 400 mégawatts entre fin 2019 et début premier semestre 2020 pour un pic de consommation actuelle journalière comprise entre 200 et 250 mégawatts, promet le ministre de l’Energie. Jean-Claude Houssou insiste sur la détermination du gouvernement du Nouveau départ à désormais proactif et anticiper sur les défis à long terme en matière d’énergie électrique au Bénin, un secteur incontournable dans le développement.
Actualités 16 avr. 2018

La troisième édition du jeu concours « Le meilleur orateur » a connu son épilogue, samedi 14 avril dernier à Bluezone de Cotonou. Au total, cinq candidats ont pris part à la phase finale de cette compétition d’art aratoire destiné aux élèves des lycées et collèges du Bénin de la classe de sixième jusqu’à en terminale.
Chacun des cinq finalistes a planché devant un jury composé d’enseignants de français et autres personnalités. Le candidat était appelé à faire une présentation sur le thème « Le terrorisme » dans le but de faire passer non seulement un message mais aussi de faire preuve de leadership de façon à convaincre le public.
Au terme de cet exercice, l’élève Rachida Aboubacar en classe de terminale A2 au Collège d’enseignement général (Ceg) Houéyiho a remporté le premier prix du concours suivie de Gabin Attindéhou de la terminale D au Ceg Gbégamey, qui est le deuxième. Odette Bodjrènou du Ceg Nokoué, Morane Soudé du Complexe scolaire protestant et Marie Auxilla Hazoumè du Collège sainte Elisabeth, sont respectivement troisième, quatrième et cinquième du jeu.
Des lots ont été remis aussi bien aux lauréats qu’à tous les autres participants du jeu.
Hermann Yao Kouassi, l’initiateur du jeu concours, se réjouit que l’objectif de cette troisième édition, ait été atteint. « Les candidats ont émerveillé le public tout au long du concours en faisant des efforts intellectuels appréciables », a-t-il déclaré. Pour lui, c’est un exercice qui a permis aux candidats de lutter contre le tract et la timidité et surtout de savoir convaincre un public. Il fait le vœu de rééditer le jeu l’année prochaine.
Christian HOUNONGBE (Stag.)
Société 16 avr. 2018