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Nouvelles

Destruction massive des parcs de karité: Une filière prometteuse mise à mal

Le karité, en raison de son potentiel, fait de plus en plus l’objet d’une forte demande sur le marché mondial. Mais en proie à une destruction sauvage au Bénin, il est considéré comme le parent pauvre des filières agricoles. Au regard de l’alerte donnée par la plupart des acteurs, bien des mesures sont à prendre pour circonscrire le mal.

Alerte, les parcs à karité sont mis en péril dans les départements du Borgou et de l’Alibori ! Inquiétante parait la situation dans plusieurs de leurs communes où cette ressource est considérée à forts potentiels. Dans les forêts de Kérémou, arrondissement de Sorokou, à Banikoara et des trois rivières à Kalalé, ainsi que les communes de N’Dali, Bembèrèkè et Kandi, les réserves les plus importantes de karité sont en train de disparaître. Elles laissent entrevoir des paysages dont la densité en arbres à karité tend vers zéro avec entre 30 à 20 pieds à l’hectare.
« A peine le tiers du potentiel reste encore disponible. En témoigne le faible peuplement à travers la répartition spatiale agrégative des arbres de karité », informe le coordonnateur de l’Association karité Bénin (Akb), Urbain Gbéou. Parce qu’il pousse à l’état sauvage, confie-t-il, le karité fait aujourd’hui l’objet d’une prédation anarchique.
En effet, l’espèce est victime d’abattage sauvage. D’après les statistiques, le karité est utilisé aujourd’hui dans une proportion de 29 % pour fabriquer des œuvres d’art, des tabourets, des mortiers et des pilons, puis à faire des palissades et à ériger des greniers. Pour les besoins en bois de chauffe et la fabrication de charbon, le pourcentage est évalué à 23 %. En ce qui concerne son utilisation à des fins religieux dans le cadre des cérémonies, enterrements et autres usages médicinaux ou pratiques rituelles, elle est de 7 %.
Selon le maire de Banikoara, Bio Sarako Tamou, c’est à cause du cotonnier réputé consommateur d’une grande partie du couvert végétal, pour satisfaire les conditions agro-écologiques optimales nécessaires à son bon développement végétatif, que les parcs de karité ne cessent de se clairsemer. Des propos soutenus par le gestionnaire de l’Union communale des coopératives de femmes (Uccf) de Banikoara, Mohamed Boubari. « A chaque campagne, les producteurs abattent un nombre très important de karité, le coton ayant besoin du soleil pour sa croissance », poursuit-il.
Résident à Bembèrèkè où depuis 1989 il fait le coton, le producteur Amidou Gbian semble bien leur donner raison. Pour la campagne cotonnière 2017-2018, il a emblavé un domaine de plus de 20,5 ha sur lequel rares sont les arbres dont ceux de karité, qui ont été ménagés. Comme lui, ils sont nombreux à être tentés par le programme d’intensification de production du coton qui prévoit à l’hectare, un rendement de 3 tonnes. La conséquence, c’est le peu d’arbres de karité encore disponibles dans les champs qui risque d’en pâtir, si rien n’est fait.
Par ailleurs, à ces effets anthropiques exercés par l’homme, s’ajoute le vieillissement du parc à karité. D’où, les risques d’extinction de la filière d’ici 20 à 25 ans, dans certaines communes du Borgou et de l’Alibori notamment Banikoara, le bassin cotonnier du Bénin. Cette commune ne disposera plus de cet arbre qui pourtant, assure son maire, a un impact direct sur son économie. Il lui permet de mobiliser des ressources endogènes.

Des effets induits

Le Bénin est un pays dont l’économie repose sur le secteur rural. En dehors de la production agricole, les produits forestiers non ligneux y sont aussi d’une grande importance. Au nombre de ces produits, figure le karité considéré comme l’or des femmes du septentrion qui s’adonnent au ramassage ou à la transformation de ses amandes.
Lorsqu’on voit la demande sur le marché mondial et dans les industries qui utilisent ses dérivées comme matières premières, le karité est une filière prometteuse et à forts potentiels. Bientôt, il pourrait même rivaliser avec le coton et l’anacarde.
Après le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria, le Bénin est le 4e pays ouest-africain à produire des amandes de karité. En matière de rentrée de devises qu’il en tire, le karité constitue sa 3e filière d’exportation. Au regard de son potentiel caractérisé par le nombre de personnes qu’il occupe et sa contribution de plus en plus importante dans la balance commerciale, il y a donc nécessité pour l’Etat de l’accompagner. En prenant l’option, depuis près de six ans, de lancer la campagne de commercialisation de ses amandes, le gouvernement marque sa volonté de soutenir la filière. Il a décidé d’en faire un secteur porteur pour la réduction de la pauvreté.
En effet, au cours de la campagne 2016-2017, les achats d’amande de karité ont porté sur une quantité de 81 784 tonnes, contre 61 847, la précédente. Ainsi, comme les différents acteurs de la filière s’accordent à le reconnaître, la destruction telle qu’elle s’effectue induit une baisse sensible de la récolte. Ils redoutent surtout un effondrement de l’économie des communes qui en sont productrices, si des efforts ne sont pas faits pour préserver les parcs à karité. « Les exportations d’amande de karité seront affectées, en raison de leur faible disponibilité. Dès lors, le Bénin pourrait se retrouver dans une position peu enviable parmi les pays producteurs dans la sous-région ouest-africaine », avertit Urbain Gbéou de l’Akb.
Déjà, les regroupements de femmes qui, comme l’Uccf de Banikoara, s’adonnent à la commercialisation ou à la transformation des amandes de karité en beurre, n’ont plus la tâche aisée. Aujourd’hui, elles ont des difficultés à s’approvisionner. Les amandes deviennent de plus en plus rares. « Pour les avoir, les femmes doivent parcourir de longues distances dans la brousse », fait remarquer le gestionnaire de l’Uccf Banikoara, Mohamed Boubari. A l’en croire, les chiffres d’affaires de l’Uccf Banikoara qui compte 75 groupements avec 175 femmes membres, ont commencé par chuter. « En 2016, nous avons fait un chiffre d’affaires de 11 millions F Cfa qui est descendu à 9 millions l’année dernière. C’est parce que nous n’arrivons plus à avoir facilement la matière première », a-t-il déploré. La secrétaire de cette structure qui s’occupe de la transformation des amandes de karité en beurre, en pommade, en savon et autres produits dérivés, Maïmouna Yakoua Bio Kadou, est préoccupée. Comment va fonctionner l’unité de transformation dont s’est dotée  sa structure qui existe depuis 1998 ? « On abat les karités sans penser à les remplacer par d’autres », laissera-t-elle entendre, dépitée.
Plus de 500 000 femmes rurales vivent directement du karité, en tant qu’activité génératrice de revenus. Que leur réserve l’avenir ?
Au-delà de ces femmes, il y a le cas des sols sans protection et de plus en plus exposés au phénomène de l’érosion, du fait de l’abattage prononcé des karités. Leur importance dans la conservation des terres et la biodiversité n’est donc plus à démontrer.
Selon le maire de Banikoara, la filière a aussi besoin de réformes sérieuses. Contrairement au palmier à huile, le karité n’a jamais bénéficié d’un programme de plantation systématique. Une situation qui ne garantit pas la pérennité de la production. « Il faut que le karité soit déclaré espèce protégée », propose le gestionnaire Mohamed Boubari. Mieux, le président de la Fédération nationale des acheteurs des produits agricoles et tropicaux du Bénin (Fenapat), El Hadj Bouré Batouré, demande au gouvernement d’interdire leur abattage afin de les sauvegarder.

De la domestication du karité

Bien qu’elle existe, la régénération naturelle n’arrive pas à survivre aux feux de brousse, aux défrichements des champs, aux labours et au pâturage. Les techniques de jachère pouvaient lui être d’un grand apport. Malheureusement, elles ne durent pas plus de dix ans.
Par le passé, les populations marquaient leur attachement aux traditions ancestrales qui les obligeaient à préserver systématiquement l’arbre à karité sur les champs. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Elles sont en train de perdre ces pratiques.
Soucieux de ne pas voir la filière tomber, ses acteurs rivalisent d’ardeur pour la sauver. Pour ne pas rater le rendez-vous, l’Akb les appelle à s’adapter aux changements majeurs que connait l’industrie mondiale du karité. Tout en encourageant le gouvernement à veiller à ce que les générations à venir puissent continuer à bénéficier de cette ressource, elle a réaffirmé sa volonté à assurer partout au Bénin, une protection à chaque pied de karité. Elle a également contribué à la formation, du 25 au 27 juillet 2017 à Djougou, de nombreux pépiniéristes sur les techniques de production de plants de karité, ainsi que les techniques de sa régénération naturelle. Dans le but d’accroître la production nationale et de satisfaire aux exigences du commerce international, Nestor Déwindji de l’Akb estime qu’il est nécessaire, à l’instar des autres pays de la sous-région, de penser à la culture des karités sélectionnés. Ce sera, rassure-t-il, à travers un projet pilote dont l’objectif est de former des pépiniéristes pour préparer 18 000 plants en pots et 1 200 plants greffés. Selon lui, il s’agit de domestiquer le karité afin qu’on puisse le planter. Il faut que chaque acteur du karité puisse avoir son champ comme c’est le cas pour l’anacarde, le palmier à huile et le coton.
A cette occasion, des communes comme Banikoara, Bembèrèkè, Gogounou, Karimama, Malanville et Ségbana sont appelées à voir leurs plantations de karité renouvelées. Comme préalable, l’implication des populations locales, des autorités politico-administratives et traditionnelles est attendue. L’objectif poursuivi, c’est de s’assurer d’une meilleure appropriation de l’initiative par tous.
A cet effet, l’Uccf de Banikoara a déjà commencé par sensibiliser ses membres, ainsi que les villageois par rapport à la nécessité de reconstituer le peuplement de karité. Elle ne manque pas aussi de solliciter les Organisations non gouvernementales pour l’aider à faire les pépinières.
Certes, l’Agenda 21 du Bénin avait prévu cette domestication. Mais jusqu’à présent, aucune action n’a été menée par le gouvernement pour appuyer la recherche agricole au niveau du karité conformément au relevé n° 48/SGG/REL des décisions administratives du Conseil des ministres du 2 décembre 1999 et à l’Agenda.
Cette restauration participera incontestablement à la lutte contre la désertification inquiétante observée dans les zones où cette ressource a été décimée. Elle renforcera aussi les économies des communes concernées et améliorera, dans une certaine mesure, les indices de pauvreté liées à la croissance économique nationale

Société 16 avr. 2018


Crimes rituels: La confrérie Whouindogninou condamne l’opprobre sur le culte vodoun

Face aux nombreux crimes rituels commis par des cybercriminels, certains responsables du culte vodoun sont montés au créneau pour dénoncer ces actes macabres qui discréditent leur culte. C’est le cas de la confrérie Whouindogninou qui a organisé une conférence, vendredi dernier à Abomey pour condamner ces dérives.

Dah Vigan Godjo Houégbadja Agblo-gba Hlamandougohoun, président de la confrérie internationale Whouindogninou des religions endogènes d'Afrique et du monde (Ciwream-Bénin), a animé une conférence, vendredi dernier à Abomey. Il a rappelé que, depuis quelques semaines, les Béninois constatent avec désolation et regrets que des cybercriminels et faux féticheurs s’adonnent à des crimes rituels ôtant la vie à des humains pour nourrir des fétiches. Et, pour en finir avec ces actes, la police mène la chasse contre ces tueurs qui seront certainement réprimés avec la dernière rigueur. Cela permettra à coup sûr de mettre fin aux enlèvements d’enfants et autres crimes crapuleux devenus légion au Bénin.
Selon Dah Vigan Godjo, ces hommes sans foi, ni loi à la recherche du gain facile font tout pour ternir l'image du culte vodoun au-delà des frontières nationales. « Car, déplore-t-il, ces crimes crapuleux font que des personnes mal informées font désormais « l'amalgame entre ces mécréants et nous adeptes des religions endogènes ».
Selon le conférencier, le vodoun est une religion de paix et c'est fort de cela que la journée du 10 janvier lui est consacrée. La culture vodoun est riche de ses hommes, de ses rites et de ses croyances qui excluent tout sacrifice humain. Dans la pratique, jure-t-il, aucun vodoun ne nécessite le sacrifice d’humain mais plutôt d’animaux. « Nous autres adeptes du vodoun demeurons très inférieurs au vodoun et ne pourrons prétendre le manipuler à des fins d’intérêts malveillants et sordides», souligne-t-il, en rappelant que le non-respect des règles du vodoun est souvent fatal.
Au regard de tout ceci, Dah Vigan Godjo condamne avec véhémence ces atrocités et déclare qu’« en aucun cas on ne saurait continuer à jeter de l'opprobre sur cette religion qui regorge beaucoup d'adeptes à travers le monde et pendant longtemps vénérée »

Société 16 avr. 2018


Ratification à l’Assemblée nationale: Le Bénin désormais membre de l’Alliance solaire internationale

L’Assemblée nationale a autorisé le gouvernement à ratifier l’accord-cadre portant création de l’Alliance solaire internationale (Asi). C’était, vendredi 13 avril dernier, à la faveur de sa séance plénière au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.

Le Bénin adhère désormais à l’Alliance solaire internationale (Asi). C’est du moins l’implication de l’autorisation de ratification par le gouvernement de l’accord-cadre portant création de ladite alliance adoptée à l’unanimité par les députés à l’Assemblée nationale, vendredi 13 avril dernier. Cet accord, selon la commission chargée du Plan qui a présenté à la plénière le rapport y relatif, vise à apporter une réponse collective aux défis et obstacles qui empêchent le déploiement massif de l’énergie solaire à l’échelle des besoins des Etats.
L’ambition affichée est de produire 100 GW d’électricité solaire d’ici 2020 et 1000 GW d’ici 2030 ; et de mobiliser à cette fin un financement global de 1000 milliards de dollars. Il s’agit, en d’autres termes, de promouvoir l’union et la cohésion dans l’action des Etats bénéficiant d’un taux élevé d’ensoleillement pour leur permettre d’exploiter pleinement l’énorme potentiel solaire afin de produire de l’énergie à bas coût. Pour atteindre cet objectif, les pays membres devront collaborer à travers les programmes ou pays partenaires de l’Alliance disposant de technologies avancées dans le domaine du solaire.
L’Alliance solaire internationale se veut le regroupement de tous les acteurs intéressés par le solaire que constituent les organisations bilatérales et multilatérales, l’agence internationale pour les énergies renouvelables, l’agence internationale de l’énergie, les entreprises, les industries et les États disposant des technologies solaires les plus avancées.
L’initiative de sa création a été lancée à Paris en France le 30 novembre 2015 par le Premier ministre indien, Narendra Modi et l’ex-président de la République française, François Hollande, en marge de l’ouverture de la 21e Conférence des parties de la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (Cop21). Le document final de l’accord a été signé à Marrachek le 15 novembre 2016 par 30 pays dont l’Inde et la France. Cet accord international donne la possibilité au Bénin de bénéficier d’opportunités de financement dans le domaine de l’énergie solaire. Il offre en outre, des possibilités de partenariats multiples et des sources de financement diversifier. Il est prévu que cet accord entre en vigueur le 30e jour qui suit la date de dépôt du 15e instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation.
A ce jour, onze pays ont déjà signé l’accord-cadre. Le Bénin est désormais le douzième pays avec l’autorisation de ratification accordée par les députés. Ainsi, l’Etat béninois pourra bénéficier dès l’entrée en vigueur de cet instrument international du financement de 2 milliards de dollars Us réservé par le gouvernement de l’Inde pour le financement de projets solaires dans le cadre d’une ligne de crédit de 10 milliards de dollars Us accordés à des conditions favorables aux pays africains ayant signé et ratifié l’accord-cadre de l’Asi.
Les députés saluent l’ambition de la création de cette Alliance solaire internationale et autorisent le gouvernement à ratifier l’accord y relatif afin de pouvoir permettre au Bénin de capter ses opportunités de financement.

Société 16 avr. 2018


Visite du ministre de l’Industrie et du Commerce à Porto-Novo: Serge Ahissou fier du personnel de la Ddic Ouémé/Plateau

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou était à Porto-Novo, vendredi 13 avril dernier, dans le cadre de la tournée nationale qu’il a entreprise pour aller au contact de ses structures sous-tutelle. Il a visité la direction départementale de l’Industrie et du Commerce (Ddic) de l’Ouémé et du Plateau où il a félicité et encouragé le personnel à continuer dans l’effort.

C’est un personnel jeune, discipliné et dévoué à la tâche en dépit de ses difficultés et problèmes que le ministre de l’Industrie et du Commerce a découvert ce vendredi 13 avril à 20 h, à cette étape de sa tournée nationale, à la direction départementale de l’Industrie et du Commerce (Ddic) de l’Ouémé et du Plateau basée à Porto-Novo. Serge Ahissou a félicité les vingt-trois agents, toutes catégories confondues, de cette direction qui, malgré l’heure très avancée, se sont mobilisés autour de leur directeur départemental Appolinaire Togbadji pour l’accueillir. Il les encourage à maintenir le cap pour l’atteinte des objectifs au titre de 2018 qu’il a assignés à cette structure sous-tutelle.
« Je suis venu vous porter un message d’accompagnement et d’espoir que demain sera bon. Mais rien de bon ne peut se faire s’il n’y a pas un minimum de rigueur et de sérieux », a fait savoir le ministre. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’il a entrepris depuis plus d’une semaine, dit-il, cette tournée nationale pour aller au contact des réalités de ses structures sous-tutelle dans tout le pays et remobiliser tout le personnel autour des défis du secteur de l’industrie et du commerce inscrits dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). Certains axes stratégiques de ce Pag tels que la création de nouvelles structures dans plusieurs communes du Bénin sous la tutelle du département ministériel, la mise en valeur des projets novateurs, la réduction du secteur informel, la meilleure organisation du commerce transfrontalier, la réorganisation de la filière cajou et sa meilleure vulgarisation pour mieux capter des investisseurs sont autant de défis qui attendent d’être relevés par le ministère afin de jouer sa partition dans la réalisation du Pag au niveau du sous-secteur industrie et commerce. A ce titre, le ministre Serge Ahissou insiste sur le projet de mise en valeur de la source thermale de Hêtin-Sota dans la commune de Dangbo. Selon lui, le ministère doit voir l’exploitation qui peut être faite de cette ressource naturelle aujourd’hui abandonnée.

Maintenir le cap

Bien conscient de l’importance de ces défis, le directeur départemental de l’Industrie et du Commerce de l’Ouémé et du Plateau a assuré le ministre de la détermination de tout son personnel à l’accompagner pour l’atteinte des objectifs fixés au ministère dans le Pag. Appolinaire Togbadji a annoncé que c’est dans cette dynamique que sa structure effectue mieux que par le passé des descentes régulières sur le terrain dans le cadre du suivi et de l’assainissement de l’environnement des activités industrielles et commerciales. Boulangeries, marchés, officines de pharmacie et autres sont régulièrement écumés par son personnel dans les deux départements. Ce qui a permis d’arraisonner une importante quantité de produits et de denrées alimentaires avariés des marchés ainsi que de médicaments périmés dans les officines. Le ministre et sa délégation ont pu voir ces produits arraisonnés et dont les propriétaires sont attente d’être verbalisés conformément à la procédure en la matière, renseigne le directeur départemental Appolinaire Togbadji. Il entend poursuivre ces opérations avec toute son équipe pour protéger, dit-il, la santé de la population. Il promet aussi de mettre un accent sur les séances de sensibilisation à l’intention des opérateurs économiques sur les différents textes de loi organisant leurs secteurs d’activités respectifs.
Appolinaire Togbadji n’a pas manqué d’évoquer les problèmes et difficultés qui perturbent le bon fonctionnement de sa structure. Il cite, entre autres, l’indisponibilité du réseau Internet depuis décembre 2017, la rupture fréquente du stock de cartes professionnelles de commerçant à la direction générale du Commerce, le manque de réactifs pouvant détecter la présence du bromate de potassium dans le pain et l’insuffisance et la vétusté du matériel informatique, roulant et des mobiliers de bureau. Le directeur départemental de l’Industrie et du Commerce de l’Ouémé/Plateau a été rassuré par le ministre qui promet d'apporter des solutions pour faire face aux difficultés dans la mesure du possible

Société 16 avr. 2018


Coups mortels (9e dossier): Jean Agbantchémey condamné à 6 ans de réclusion criminelle

Sous le coup de la colère, Jean Agbantchémey a lancé une pierre à Elias Boya, ce qui lui a été fatal. L’acte a justifié sa comparution devant la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou. Au terme de l’examen de cette neuvième affaire inscrite à son rôle, l’accusé reconnu coupable de coups mortels a été condamné, vendredi 13 avril dernier, à six ans de réclusion criminelle.

Au terme de l’examen de la neuvième affaire inscrite à son rôle pour la première session de l’année 2018, la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a condamné Jean Agbantchémey à six ans de réclusion criminelle pour coups mortels. Il a été déclaré coupable à l’issue du procès qui a eu lieu, vendredi 13 avril dernier.
A la barre, Jean Agbantchémey n’a pas nié les faits qui lui sont reprochés. Il explique qu’ayant été giflé, vu que son agresseur était plus élancé que lui, il a réagi en lui lançant un caillou espérant que cela allait juste le blesser. Il répond à la cour que son intention n’était pas de le tuer. Qu’il n’a pas été inspiré d’aller plutôt se plaindre à la police ou aux autorités des lieux. Il reconnaît que la mort de la victime est due à son geste mais qu’il n’avait nullement l’intention de lui donner la mort.
Le ministère public et la défense n’avaient pas jugé utile de lui poser des questions après sa relation des faits.
Abdul Kader Boya, fils de la victime, ne se constitue pas partie civile. Comme sachant, il affirme qu’il n’avait pas assisté au drame. Mais il déclare être enleveur au port et avoir reçu un appel lors des faits. « Je travaillais lorsque mon téléphone a sonné. La personne au bout du fil a insisté pour que je vienne aussitôt si je ne veux pas endosser des ennuis que mon père pourrait subir », déclare le fils de la victime. Il poursuit qu’à son arrivée, les gendarmes avaient déjà porté son père au centre de santé de la Sobemap. Là-bas, les agents de santé, relate-t-il,ont refusé de lui porter assistance, sous prétexte qu’il n’est pas agent de la maison. « Ils nous ont affecté une ambulance pour le secourir ; ce qui nous a permis de l’évacuer », relève-t-il.
Sur cette base et vu que l’accusé n’a pas varié, le ministère public a établi l’accusation. Mais auparavant, il rappelle les faits. Pour lui, l’accusé a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure. Les circonstances de la commission des faits, les coups et blessures portés par l’accusé sont constitutifs du crime de coups mortels, souligne-t-il. Aux termes de la loi, poursuit-il, tout individu qui aura porté des coups et fait des blessures à autrui sera puni de peine d’emprisonnement et d’amende. Si les coups portés ou les blessures faites ont pourtant occasionné la mort sans intention de la donner, le coupable sera puni de la peine de travaux forcés à temps. Le crime de coups mortels requiert, indique-t-il, la réunion de trois éléments constitutifs que sont les éléments légal, matériel et intentionnel.
Pour l’élément légal, le Code pénal a prévu de tels faits, explique le ministère public en son article 309 alinéa 4.
Pour l’élément matériel, il s’agit, selon lui, de la réaction de l’accusé suite à la gifle reçue. Comme il n’était pas satisfait, il a dû faire usage d’une pierre lancée qui a entraîné des blessures et la mort sans intention de la donner par la suite.

Réaction disproportionnée

La déclaration de l’accusé qui dit avoir saisi un pavé qu’il a lancé à la victime, traduit bien l’intention criminelle, selon le ministère public. Dans ces conditions, la défense de l’accusé est disproportionnée à l’attaque, poursuit-il. On ne saurait parler de légitime défense. Le ministère public évoque d’autres éléments du dossier pour retenir la responsabilité de l’accusé. Les éléments constitutifs étant réunis, selon lui, il a requis sept ans de réclusion criminelle à la charge de l’accusé pour avoir porté des coups et fait des blessures à la victime qui ont occasionné la mort sans intention de la donner.
Me Angelo Hounkpatin s’appuie sur les circonstances et la narration des faits pour déduire que les sept ans requis par l’avocat général sont excessifs. Il n’y a pas eu de peine à circonscrire les faits, développe la défense. Ce qui est à l’honneur de l’accusé, fait-il observer. Aux jurés, la défense demande de juger en toute liberté et en toute équité, comme ils ont prêté serment. Pour lui, les circonstances atténuantes sont constantes dans le dossier. Son client, relate-t-il, qui avait travaillé de nuit jusqu’au petit matin sans être payé avait pourtant été rassuré par la victime. Plusieurs semaines après (trois), il était content de retrouver son débiteur qui contre toute attente lui a administré une paire de gifles, au lieu de lui remettre son argent.
La défense n’a pas jugé utile de plaider la légitime défense au profit de son client. Elle s’est insurgée contre le rapport d’expertise médico-psychologique et psychiatrique. Il déclare avoir demandé une demi-heure de suspension pour faire des recherches sur l’impulsivité de son client. Des recherches qui permettent de comprendre comment son client a été amené à agir. Me Angelo Hounkpatin s’appesantit sur les circonstances atténuantes en soulignant le caractère impulsif de son client. Le lancer mortel de pierre consécutif à la gifle explique l’attitude de son client qu’il invite la cour à comprendre.
Il demande à la cour de le condamner au temps passé en détention. « L’argent est un bon serviteur mais un mauvais maître », rappelle la défense. Elle a déploré que son client ait été conduit à user de son impulsivité. Me Angelo Hounkpatin a imploré la cour de se pencher sur son sort, car sa femme a contracté une grossesse peu avant son incarcération, grossesse qui n’a pas prospéré. Il invite la cour à l’aider à se réinsérer, à lui donner une chance de reprendre la vie.
La cour se retire et après délibérations, a reconnu Jean Agbantchémey coupable du crime de coups mortels, avec cette circonstance que les coups donnés ou les blessures faites ont occasionné la mort sans intention de la donner. Elle l’a condamné à six ans de réclusion criminelle.

Les faits

Courant décembre 2011, le nommé Elias Boya, tâcheron au port de Cotonou, a sollicité pour le déchargement de marchandises, plusieurs manœuvres dont les nommés Jean Agbantchémey et Abel Daï. A la fin de ce travail, Elias Boya qui avait déjà reçu pour leur compte les frais de déchargement (20 000 F Cfa) et qui devrait les payer, était absent. Depuis ce temps, ce n’est que le 14 janvier 2012 qu’Elias Boya a été retrouvé dans l’enceinte portuaire par Jean Agbantchémey et Abel Daï.
Une dispute suivie de bagarre a opposé Jean Agbantchémey et Elias Boya. Un morceau de pavé lancé par Jean Agbantchémey a atteint Elias Boya à la tête qui s’est écroulé ensanglanté. Evacué à l’hôpital, Elias Boya est décédé des suites de ses blessures le 20 janvier 2012.
Interpellé et inculpé de coups et blessures volontaires, qui sans intention de donner la mort, l’ont pourtant occasionnée, Jean Agbantchémey a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure.
Le bulletin n°1 de son casier judiciaire est vierge et l’enquête de moralité lui est favorable.

Composition de la cour

Président : Georges Gbaguidi

Assesseurs : Jacques M. Hounsou, Abdoul Latifou Akim

Jurés : Sidonie Degila épouse Gbédji, Ola Olouwa Gaston Adékambi, Hyacinthe Fatondji Ezinwota, Sosthène Jean Noël d’Almeida.

Ministère public : Emmanuel Opita

Greffier : Louis Houngbo

Société 16 avr. 2018


Réflexions: On ne s’enrichit pas sur la mémoire de nos Ancêtres (De la vision matérielle à la vision immatérielle de la Mémoire de l’esclavage)
[caption id="attachment_28817" align="alignnone" width="1024"]Mylene Polomack[/caption]

La Diaspora historique devrait être dispensée de payer quoi que se soit pour avoir accès à sa propre histoire dont elle a été dépossédée. Accorder une attention particulière à ses projets structurants, ne serait que justice et témoignerait du respect pour les Ancêtres déportés et esclavagés... Les uns et les autres se sont suffisamment enrichis de leurs malheurs. Et nous espérons enfin un changement.

Dans la concurrence qui se joue entre plusieurs pays d’Afrique autour de la Mémoire de nos Ancêtres déportés et esclavagés, il ne faudrait pas oublier d’intégrer dans vos programmes la Diaspora historique dès le départ, car seule la Diaspora historique sait ce qu’elle cherche en venant sur les traces de ses Ancêtres. Nous sommes les seuls à pouvoir faire sens de cette question mémorielle que vous le vouliez ou non.
Que ces pays soient dans la réalité historique de même, car on ne s’enrichit pas sur des systèmes qui ne sont pas basés sur la réalité historique à l’image de Gorée qui n’est qu’une forme d’escroquerie intellectuelle au fond, sans que cela n’ait à terme des conséquences. Livrez-nous la véritable Histoire, car nous la connaissons, nous savons la raconter à nos sœurs et nos frères restés sur l’autre bord encore, et nous rejetterons avec force les autres Gorée, nous méritons mieux que cela.
La Diaspora historique d’ailleurs devrait être dispensée de payer quoi que se soit pour avoir accès à sa propre histoire dont elle a été dépossédée (en dehors des frais de voyage bien entendu), les uns et les autres se sont suffisamment enrichis de leurs malheurs. Ayez un peu de respect pour les Ancêtres en honorant leurs enfants qui reviennent et celles et ceux qui sont revenus définitivement déjà, car nous sommes les grands témoins de cette histoire.
Nous n’enrichirons pas non plus des programmes dont seuls les Occidentaux ont accès en termes de financement (Fmi entre autres) et marchés publics (hôtels, festivals, musées, etc.) alors que ces marchés pourraient être endogènes et servir cette économie en grande partie. Et puis quoi encore ? Ne nous prenez pas pour des moutons et ne vous trompez pas une fois de plus. 
Le tourisme mémoriel ne peut s’adresser à la Diaspora historique, car nous ne sommes pas des touristes. Nous sommes les enfants d’Afrique qui revenons d’un long voyage seulement. C’est une grâce qui est faite à notre Terre Mère, certains le comprennent… Intégrez bien cela.
Prenez exemple sur le Ghana, entre autres, car c’est le minimum que nous puissions accepter. Il y a près ou plus de 5000 membres de la Diaspora historique vivant là-bas. On leur donne des terres, on leur attribue la nationalité, on facilite leur intégration, ils participent activement à la question mémorielle en étant au cœur du système et ainsi ça fonctionne. Ils sont des acteurs culturels et économiques importants, les interfaces les plus importants avec la Diaspora historique qui voyage au Ghana. Le retour a donc un sens là-bas car la volonté politique s’est ainsi manifestée en regardant au-delà de l’immédiateté de ce que nous pouvions amener. Ils sont reconnus comme enfants du pays et ne sont pas considérés comme des portefeuilles convoités ou des réseaux à exploiter uniquement. 
Si vous n’intégrez pas dès le départ les enfants des déportés, esclavagés, dont les connaissances culturelles et historiques sont confirmées, dans tous vos projets mémoriels, voire au-delà, ils vont échouer. Si vous nous utilisez uniquement pour atteindre vos objectifs économiques, vos programmes échoueront. Si vous ne soutenez pas activement les projets porteurs venant de la Diaspora historique, vous allez échouer dans toute votre démarche de toute façon. Car il est hors de question que des pays s’enrichissent sur notre mémoire et celle de nos Ancêtres au mépris de notre intégration réelle. Ô, vous aurez peut-être un certain type de touristes mais pas les enfants des Ancêtres et là on peut parler de véritable échec.
L’histoire ne se répètera pas.
On ne s’enrichit pas sur la mémoire de nos Ancêtres et sur leurs descendances.... Ces Ancêtres déportés par millions sont de notre côté, ne l’oubliez pas...
C’est dit... 

Par Mylène POLOMACK *

*Présidente de l’Institut De Co Création Afrique Caraïbe (ICCAC)

Société 16 avr. 2018


Classement Fifa Coca-Cola: Le Bénin dégringole de neuf places

La Fédération internationale de football (Fifa) a dévoilé, ce jeudi 12 avril, son classement des nations du mois d’avril. Les Ecureuils ont chuté de la 81e à la 90e place mais conserve la 18e place sur le continent.

Les Ecureuils sont descendus de la 81e à la 90e place des nations de la planète football au classement Fifa-Coca Cola de ce mois. Resté pendant trois mois à la 81e place, le Bénin a été bousculé cette fois-ci à cause des résultats des matchs des dernières journées Fifa qui ont dû peser sur toutes les sélections. En dépit du changement au niveau mondial, les Ecureuils restent dans le top 20 sur le continent en conservant leur 18e place depuis deux mois. Ils sont devant les pays tels que le Congo (19e) et le Gabon (20e) et derrière la Zambie (17e), l’Ouganda (16e). 

La Tunisie a réussi à conforter sa position de leader sur le continent après ses victoires face à l’Iran (1-0) et au Costa Rica (1-0) et gagne neuf rangs au niveau mondial pour grimper à la 14e place, son meilleur classement de l’histoire. Le reste du podium africain est inchangé avec le Sénégal (-1 au niveau mondial) et la RD Congo (+1).
Les Super Eagles du Nigeria (47e) font un bond de cinq places pour doubler le Cameroun et permettre à l’Afrique de compter un 6e représentant dans le Top 50. Le Ghana, le Burkina Faso et le Cap Vert progressent chacun de 3 places tandis que l’Algérie poursuit sa descente aux enfers en sortant du Top 10 africain. Le Togo, prochain adversaire du Bénin lors des éliminatoires de la Can 2019 est à la 129e place. La Belgique détrône le Portugal, au plan mondial et passe derrière l’Allemagne, toujours en tête, et le Brésil. En attendant, la Coupe du monde Russie 2018 qui pourra modifier le classement de juin, le public sportif peut espérer d’éventuels changements le 17 mai prochain lors de la prochaine édition puisqu’il n’y a pas de confrontations officielles avant cette date?

Le top 20 africain
Tunisie (14e) 
2. Sénégal (28e) 
3. RDC (38e) 
4. Maroc (42e) 
5. Egypte (46e) 
6. Nigeria (47e) 
7. Cameroun (51e) 
8. Ghana (51e) 
9. Burkina Faso (53e) 
10. Cap Vert (58e) 
11. Algérie (62e) 
12. Mali (67e) 
13. Côte d’Ivoire (68e) 
14. Guinée (69e) 
15. Afrique du Sud (72e) 
16. Ouganda (74e) 
17. Zambie (78e) 
18. Bénin (90e) 
19. Congo (91e) 
20. Gabon (92e)

Sports 13 avr. 2018


Tournée du ministre de l’Industrie et du Commerce: Serge Ahissou s’imprègne des difficultés de la Sitex et de la Cbt à Lokossa
[caption id="attachment_28808" align="alignnone" width="1024"]le ministre de l’Industrie et du Commerce Serge Ahissou à la Cbt de Lokossa[/caption]

En tournée nationale de prise de contact avec les structures sous tutelle de son département, le ministre en charge de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, a, au cours de l'étape du Mono, marqué un arrêt, ce jeudi 12 avril, à la Sitex et à la Cbt de Lokossa. C’était pour toucher du doigt les difficultés auxquelles sont confrontées ces deux sociétés autrefois fleurons de l’économie béninoise.

Installées à Lokossa, les deux unités de production visitées hier par le ministre de l’Industrie et du Commerce n’ont pas la même santé économique. Si la Société des industries textiles du Bénin (Sitex) est financièrement exsangue, la Compagnie béninoise des textiles (Cbt), quant à elle, serait, selon son directeur général, le seul fleuron qui règne encore sur le marché des textiles de l’Afrique de l’Ouest.

L’administrateur délégué de la Sitex, Martin Mègan, soulignera que la descente aux enfers de celle-ci a commencé depuis 2004, conduisant au licenciement du personnel, puis à la fermeture pendant un moment. La reprise des activités, vaille que vaille par les quelques agents rappelés, retient-il, se fait de façon discontinue. Et pour pallier les difficultés, l’administrateur délégué compte sur un plan de relance tridimensionnel permettant de renouer avec le segment de marché, de réhabiliter le potentiel technique et de refinancer le fonds de roulement.
A l’en croire, si les deux premières dimensions ont été exécutées, le défaut du fonds de roulement demeure le plus grand mal dont souffre la Sitex. Et au cas où l’Etat ne voudrait injecter encore de l’argent, ou décréter la fusion de la Sitex avec la Cbt, d’autres possibilités de sauvetage, selon l’administrateur, peuvent être explorées en visant le désengagement des pouvoirs publics. En somme, le nerf de la guerre manque au point où depuis quelques jours, l’énergie électrique est retirée à la Sitex. Plusieurs factures de consommation étant restées impayées, dit-on, la Société béninoise d’énergie électrique, a suspendu ses services de fourniture.
En commun, les personnels de la Sitex et la Cbt disent souffrir, par ailleurs, autant du coût élevé de la fourniture de l’énergie électrique que du non remboursement par l’Etat des Tva collectées. A la Cbt qui se porte beaucoup mieux, le remboursement réclamé est estimé à plus de 1 milliard francs Cfa. Les autres problèmes qui paraissent critiques pour le personnel ont porté notamment sur la mise à disposition d’une meilleure qualité de l’énergie électrique, de plus de tonnage de coton avec des conditions d’achat plus abordables pour l’industrie locale. La formation de la main-d’œuvre qualifiée pour le secteur textile et l’ouverture des négociations en vue d’obtenir, de la partie chinoise, l’annulation de la dette qui a servi à construire la Cbt, complètent la liste des doléances. A la Sitex comme à la Cbt, les représentants du personnel ont soutenu leurs responsables administratifs pour en appeler à l’attention du ministre et du gouvernement, afin que des solutions suivent cette énième visite officielle dans leur unité de production.
Ils seront appuyés par le préfet du Mono, Komlan Zinsou qui n’a pas manqué d’inviter le ministre à se porter défenseur de la remise à flot de la Sitex et de la Cbt. Pour lui, « les deux sociétés textiles constituent le poumon de la ville de Lokossa ». En revanche, aux travailleurs de la Sitex spécifiquement, il a demandé un examen de conscience, quant à leur responsabilité individuelle et collective dans les difficultés qui font sombrer l’usine. Le ministre, qui s’est dit sensible aux cris de détresse a promis de se pencher sur les cas respectifs des deux usines. Les approches exposées au sujet de la Sitex, a-t-il annoncé, seront évaluées, et au besoin actualisées, en vue d’une communication en Conseil des ministres.
A la Sitex comme à la Cbt, le ministre et le préfet ainsi que leur délégation ont visité les ateliers et ont pu toucher du doigt les réalités précédemment exposées?

Etape de la direction départementale

Treize agents, dont deux de la catégorie A, animent la direction départementale en charge de l’Industrie et du Commerce pour le compte du Mono et du Couffo. Cet effectif est insuffisant pour assumer les missions dévolues à la structure, fait remarquer le directeur. Au titre desdites missions, indique le directeur départemental, Bernard Ehoun, l’effort est concentré sur la lutte contre les produits périmés et frelatés avec à la clé la sensibilisation des opérateurs économiques sur le respect de la règlementation en matière industrielle et commerciale. « Nous contrôlons, notamment, la validité de leur carte professionnelle de commerçant, l’enseigne et la publicité sur les prix », détaille-t-il. Au surplus, laisse entendre Bernard Ehoun, « On a commencé, depuis 2016, la promotion de l’anacarde dans le département du Couffo afin que ces produits ne soient plus comptabilisés dans la production du Zou ». Ces derniers temps, fera savoir le directeur départemental, lui et son équipe sont occupés à faire la veille dissuasive autour des sorties frauduleuses des noix d’acajou au niveau des frontières des départements du Mono et du Couffo avec le Togo.
Il soulèvera également des préoccupations telles que l’obsolescence de la machine à taper, l’amortissement de l’unique véhicule de service, la pénurie d’imprimés pour satisfaire à certaines demandes des opérateurs économiques. 131 demandes de cartes professionnelles, dont 123 exprimées par des nouveaux créateurs d’entreprise, sont en attente. L’absence de ressources financières nécessaires à la procédure d’incinération des produits impropres à la consommation saisis, constitue une autre difficulté.
Trois magasins contiennent ces produits. Si le magasin de la direction départementale en déborde, des stocks ont été également constitués à Comé et à Dogbo dans le Couffo.
Ces problèmes, le ministre assure qu’ils ne lui sont pas familiers d’autant plus qu’ils se ressemblent d’un département à un autre. Il retient qu’à la suite de cet exercice de collecte des difficultés, des réflexions seront engagées en vue d’apporter des solutions idoines. « Je n’ai pas de bâton magique, mais je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour améliorer vos conditions de travail dans le but de l’atteinte des objectifs pour lesquels vous avez reçu des lettres de mission », promet le ministre Serge Ahissou.

Actualités 13 avr. 2018


Tournée du ministre de l’Industrie et du Commerce: Les agents de la Ddic/ Zou-Collines exposent leurs conditions de travail
[caption id="attachment_28807" align="alignnone" width="1024"]le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou à Abomey[/caption]

Ce jeudi 12 avril, le ministre Serge Ahissou était à la direction départementale de l’Industrie et du Commerce du Zou-Collines à Abomey. Au cours de sa visite, l’autorité de tutelle a échangé avec les agents sur leurs conditions de vie et de travail et la dynamique qu’elle entend apporter au secteur.

Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, cette visite qu’il a entreprise depuis quelques jours dans les structures sous tutelle s’inscrit dans le cadre d’une tournée de prise de contact avec les agents en vue de mieux s’imprégner de leurs conditions de travail et de leur imprimer une nouvelle dynamique. Car, après le lancement du plan de travail annuel (Pta), il est paru important d'initier cette tournée afin de voir l'état des choses et relever les difficultés éventuelles. Cette démarche s'inscrit aussi dans la logique de la gestion participative devant permettre d'apporter la contribution du ministère dans la réalisation du Programme d'action du gouvernement (Pag) au niveau du sous-secteur Industrie et Commerce. 

Certains axes stratégiques de ce programme d'action concernent la création de nouvelles structures dans plusieurs communes du pays, la mise en œuvre de projets novateurs, la réduction du secteur informel, la meilleure organisation du commerce transfrontalier, la réorganisation de la filière cajou et sa meilleure vulgarisation pour mieux capter l’attention des investisseurs.
Rafiou Challa, directeur départemental de l’Industrie et du Commerce du Zou-Collines, a au nom des agents, exposé au ministre les difficultés qui sont les leurs dans cette direction. Il s’agit de l’indisponibilité de moyens roulants pour les travailleurs, le défaut de logiciel approprié pour la mission à eux assignée, l’insuffisance du personnel qualifié. Cette direction compte aujourd’hui 17 agents dont 3 assermentés. C’est bien avec ces moyens limités que cette direction départementale de l’Industrie et du Commerce est parvenue à avoir à son actif 175 titres commerciaux et à faire rentrer dans les caisses publiques environ 10 millions de F Cfa pour le premier trimestre de 2018.
Après avoir écouté le directeur départemental, le ministre Serge Ahissou a félicité les agents pour les efforts fournis tout en les invitant à en faire davantage afin d’atteindre les objectifs fixés dans le Pag.
Des actions doivent désormais s'inscrire dans la logique du contenu du pilier 2 du Pag qui vise la transformation structurelle de notre économie, préconise le ministre. L'axe 3, poursuit-il, s'intéresse à l'assainissement du cadre macro-économique et au maintien de la stabilité dans la finalité de l'amélioration de la croissance économique.

Actualités 13 avr. 2018


Université d’Abomey-Calavi: Les étudiants reconduisent leur grève de 96 heures par semaine

En absence de consensus sur la suite à donner à leur mouvement, au terme d’une assemblée générale tenue ce jeudi 12 avril dans l’enceinte du campus, les étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi ont décidé de maintenir en l’état leur dernière motion de grève de 96 heures par semaine, selon le président de la Fédération nationale des étudiants du Bénin, M. Alimi Gounou joint par téléphone.

A entendre Alimi Gounou, président de la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb), les étudiants ne sont pas parvenus à accorder leur violon sur la suite à donner à leurs mouvements au cours de leur assemblée générale. Il a témoigné que certains se pour la poursuite de la grève pendant que d’autres ont suggéré sa suspension. A défaut de consensus, ils ont décidé de garder le statu quo dans l’espoir de pouvoir parvenir à un consensus en leur sein.
A l’en croire, le mouvement se poursuit après plusieurs tentatives de négociations infructueuses avec le cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
M. Alimi Gounou a rapporté qu’au cours de la dernière tentative en date du mardi 10 avril dernier, le ministre Marie Odile Atanasso a estimé qu’elle ne peut pas à son seul niveau abroger le décret n° 2017-155 du 10 mars 2017 portant critères d’octroi des allocations d’études universitaires en République du Bénin ni le décret n° 2017-485 définissant les modalités de collaboration des organisations estudiantines avec l’Etat et les autorités des universités publiques en République du Bénin, des décrets, objet de leur contentieux. Elle aurait promis de porter leur doléance à qui de droit.
Un atermoiement qui, selon Alimi Gounou, empêche le dénouement heureux de la crise.
Rappelons que ce mouvement de grève a éclaté le vendredi 3 mars dernier, à l’appel des responsables des trois associations estudiantines, que sont la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb), l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb) et l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb). Les mouvements ont été émaillés d’échauffourées suivies d’arrestations dans les rangs des étudiants qui ont été finalement relaxés.

Société 13 avr. 2018


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