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Nouvelles

Présidentielle du 11 avril : Les régulateurs des médias de l’espace Uemoa chez Tiando
Une forte délégation de la plateforme des régulateurs de l’audiovisuel de l’espace Uemoa a été reçue, dans la matinée de ce vendredi, par les membres du bureau de la Céna. Les échanges ont porté sur les préparatifs de la présidentielle du dimanche prochain. La plateforme est repartie, rassurée des dispositions prises pour le bon déroulement du scrutin. « Je voudrais au nom de toutes les délégations de l’Afrique de l’ouest, de l’Afrique centrale et du Maghreb, qui représentent les institutions chargées de la régulation des médias qui sont là pour participer aux côtés de la Haac, à la supervision de la couverture médiatique des activités des candidats à l’élection présidentielle du 11 avril. Notre mission se situe dans le cadre des échanges et des partages d’expériences que nous avons institués au sein de la plateforme des pays membres de l’Uemoa mais nous sommes aussi accompagnés par notre collègue du Congo Brazzaville et notre collègue de la Tunisie », explique Fodié Touré, président de la plateforme des régulateurs de l’audiovisuel de l’espace Uemoa et président de la Haute autorité de la communication du Mali. Satisfait de la rencontre avec le bureau de la Céna, Fodié Touré estime que les dispositions qui ont été prises tant par la Haac que par la Céna, rassurent sa délégation à plus d’un titre. Il apprécie de fort belle manière l’expérience du Bénin qui « s’est forgée au fil des années et permet à la Céna de prendre les dispositions qui garantissent la transparence, l’intégrité, la sincérité et la transparence du scrutin du dimanche prochain ». Le président de la plateforme souhaite, pour finir, que l’élection se déroule dans le calme, et qu’au terme du scrutin, les résultats qui seront proclamés provisoirement par la Céna, et définitivement par la Cour constitutionnelle, soient des résultats acceptés par tous, et que le seul vainqueur soit le peuple béninois. Actualités 10 avr. 2021


Présidentielle du dimanche : Un nouveau groupe d’observateurs chez Djogbénou
Il s’agit des observateurs électoraux de la Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad) dépêchés à Cotonou dans le cadre de l’élection présidentielle 11 avril. Ils ont été reçus en audience, ce vendredi, par le président de la Cour constitutionnelle, Pr Joseph Djogbénou. Cette mission de la Cen-Sad est au Bénin pour observer le déroulement du scrutin présidentiel du dimanche prochain. Elle est conduite par l’ancien ministre des Affaires étrangères du Mali, Tiébilé Drame. La délégation n'a pas souhaité faire de déclaration à la presse au terme de sa rencontre avec le président de la Cour constitutionnelle, Pr Joseph Djogbénou. La Cen-Sad a des liens solides avec le Bénin, et la mission voudrait s’assurer de la tenue de l’élection présidentielle dans les conditions requises. Créée le 4 février 1998 à Tripoli, la Cen-Sad dispose du statut d’observateur au niveau des Nations-Unies. Cette organisation internationale comprend vingt-neuf États africains. Actualités 10 avr. 2021


Préparatifs du scrutin présidentiel: Tout au point dans le Zou
Les préparatifs entrant dans le cadre de la présidentielle du 11 avril prochain sont presque bouclés dans le département du Zou. Ce vendredi 9 avril, les différentes équipes de la Commission électorale nationale autonome (Céna) procèdent aux derniers réglages dans les arrondissements en vue du bon déroulement du scrutin.  Tout est pratiquement fin prêt pour le scrutin présidentiel du 11 avril prochain dans le département du Zou. Les coordonnateurs d’arrondissements et leurs collaborateurs rencontrés ce vendredi 9 avril à Abomey sont à pieds d’œuvre sur les derniers points. A l’arrondissement de Vidolé, le niveau d’organisation est avancé. « Nous venons de finir la formation des membres de bureaux de vote. Nous sommes en train de faire le toilettage de la liste desdits membres, afin de procéder à d’éventuels remplacements », explique Kokou Christophe Folly, assistant coordonnateur d’arrondissement de Vidolé. Idem pour les réglages techniques. « Nous avons déjà reçu les matériels lourds. Il ne nous manque qu’un seul isoloir et une seule urne que nous allions chercher à la mairie. Nous avons reçu l’essentiel du matériel de vote. Tout va bien ici. Nous sommes sereins », rassure-t-il. A l’arrondissement de Djégbé, toujours dans la cité des ‘’Houégbadjavi’’, tout se met en place. Les agents électoraux rencontrés sur le terrain ont une longueur d’onde par rapport aux préparatifs entrant dans le cadre du déroulement du vote. Célestine Bakpé, coordonnatrice d’arrondissement de Djègbé, et son équipe sont débordées par le lot du travail. Ils sont sur pieds depuis 7 heures du matin et exercent un travail de chaîne, sans répit. « Nous sommes en train de former les membres de bureaux de vote. Après ça, je vais réceptionner les matériels sensibles auprès du point focal de la Commission électorale nationale autonome (Céna) à la mairie d’Abomey. Les matériels lourds sont déjà disponibles. Il n’y a aucune perturbation chez nous », explique Célestine Bakpé. Dans le Zou, le calme règne depuis le démarrage des campagnes électorales jusqu’à ce jour. Les opérations de charme se sont déroulées dans la courtoisie, la tolérance et la convivialité. Ultime échéance pour débriefer la période électorale, dimanche 11 avril 2021, au terme du scrutin présidentiel.   Politique 09 avr. 2021


Campagne électorale dans le Mono: Un déroulement sans heurt majeur en dépit de la psychose
Plus de peur que de mal ! La campagne électorale en vue de la présidentielle du dimanche prochain s’achève sans accroc majeur dans le département du Mono. Sans entrave, les équipes de campagne des trois duos en lice pour la présidentielle du 11 avril prochain ont sillonné les six communes du département Mono et leurs arrondissements, quartiers de ville, villages et hameaux pour prêcher pour leur paroisse. La propagande électorale s’est globalement déroulée dans une ambiance bon enfant, à l’instar de l’embrassade entre le candidat Corentin Kohoué de la dynamique Restaurer la confiance (Rlc) et le maire Cyriaque Domingo de Houéyogbé, militant pour le duo Talon-Talata. Ils se sont croisés mardi 6 avril dernier à hauteur du siège de l’arrondissement de Doutou et ont longuement échangé. Cependant, des groupes de campagne ont essuyé des invectives d’individus, notamment ce jeudi à Comè au meeting de l’Union progressiste (Up) en campagne pour le duo Talon-Talata. Pour sa part, le candidat Corentin Kohoué s’est plaint de la destruction des affiches de son duo alors qu’il dit n’en avoir pas mis suffisamment, faute de moyens. Aussi, des manifestations de protestation ont eu lieu, dans la nuit du 5 au 6 avril, avec des pneus brûlés sur la chaussée notamment à Doutou et à Dahè, commune de Houéyogbé, dans la polémique liée à la prorogation du mandat du président en exercice de 45 jours. Au lendemain de ces manifestations, et eu égard aux échauffourées dans d’autres localités du pays, l’équipe de campagne du candidat à la vice-présidence, Paul Hounkpè, a dû enlever les affiches sur les voitures de son cortège, pour ne pas s’attirer les foudres de gens malintentionnés. Mais la psychose s’est quelque peu dissipée, et il a poursuivi les rencontres de proximité avec ses potentiels électeurs. La campagne a pris fin en apothéose dans le département du Mono avec des caravanes sonorisées un peu partout, de géants meetings de l’Up à Comè, Bopa et Athiémé et un concert à Lokossa pour le duo Talon-Talata. Quoique ce ne fût pas la grande effervescence d’antan, certainement du fait qu’on ait seulement trois candidatures contre une vingtaine, voire une trentaine ou plus par le passé, la messe est dite. Les regards sont tournés vers le scrutin du dimanche 11 avril prochain qui permettra de connaître le successeur de Patrice Talon qui rempile. Actualités 09 avr. 2021


Campagne électorale pour la présidentielle: Fin en apothéose à Natitingou avec Modeste Kérékou
Les derniers jours de la campagne électorale se sont transformés dans la ville de Natitingou en une belle fête populaire avec à la manette, le ministre Modeste Kérékou. A la tête de son équipe de campagne, le ministre des petites et moyennes entreprises a donné la preuve que Nati rythme au gré de la vague bleue du duo Talon-Talata. Les deniers jours de la campagne électorale, dans la commune de Natitingou ont donné lieu à une série d’activités menées par le ministre Modeste Kérékou. Depuis jeudi dernier, après avoir bouclé le tour de la plupart des communes du département de l’Atacora, il a mis un point d’honneur à la mobilisation des jeunes électeurs surtout. Jeudi dernier à la Maison des jeunes de la localité, avec l’appui de l’Organisation des jeunes du bloc républicain, il a animé une conférence sur l’emploi des jeunes. Dans un langage simple, empreint de vérité, Modeste Kérékou a invité les jeunes de Natitingou à s’orienter très tôt. Qu’il veuille embrasser une carrière dans l’administration publique ou privée ou encore pour ceux qui veulent se lancer dans l’auto-emploi, le jeune ministre a indiqué les voies les plus certaines pour se tirer d’affaires. A ceux qui veulent travailler pour l’Etat, il a notamment demandé de prendre connaissance des besoins de recrutement de l’administration pour les années à venir et d’en tenir dans leur orientation professionnelle. Exhortation presque similaire est faite à ceux qui penchent pour des emplois privés. Pour ceux qui rêvent de l’entrepreneuriat, Modeste Kérékou en se fondant sur ses propres expériences a prodigué des conseils et donné des tuyaux pour se tirer d’affaire. Il va profiter de l’occasion pour évoquer largement le programme d’actions du gouvernement en ce qu’il prévoit pour l’autonomisation, l’emploi et l’émancipation de la jeunesse. Le ministre finira son adresse par un appel en faveur de la paix et une participation massive au scrutin du dimanche. Vendredi, c’est avec les artisans que le ministre démarre sa journée avant d’enchainer séance de travail, réunion de mise au point, concertations avec son état-major… Et comme s’il n’avait pas assez fait, il se fera encore le principal artisan d’une grande caravane qui a sillonné la soirée durant, toute la ville et ses alentours. Pour Modeste Kérékou, l’objectif c’est de mobiliser toutes les voix de l’Atacora pour le duo Talon-Talata. Politique 09 avr. 2021


Présidentielle du 11 avril: Déferlante bleue dans les rues de Natitingou pour clore la campagne
Les partisans du duo Talon-Talata ont fait fort au dernier jour de la campagne électorale pour rassurer leur candidat et sa colistière d’une nette victoire au soir du 11 avril. « Talon dix ans… Premier tour KO… Vive Talata ». Aucun slogan n’était de trop pour les partisans du chef de l’Etat et de sa colistière, vendredi soir dans les rues de Natitingou. Pour une caravane, s’en était bien une. Des centaines de motos toutes estampillées aux affiches du duo, des dizaines de voitures en file indienne avec à bord, des militants surexcités, dansant au son d’une fanfare. Les rues de Natitingou étaient noires de monde. « La victoire est assurée », lance l’un des leaders de la caravane. Klaxons et vuvuzelas accompagnent le mouvement et à mesure qu’elle avance, la caravane grandit. L’ambiance est prévue pour durer toute la nuit, assure Edouard Toumoudagou, étudiant, venu « pousser ses frères à voter pour le meilleur programme de développement du Bénin ».   Politique 09 avr. 2021


Entretien à bâtons rompus avec Hygin Kakaï, politiste : « Le système de parrainage a poli le jeu électoral »
Professeur agrégé de science politique et vice-doyen de la Faculté de droit et de science politique (Fadesp) de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), Hygin Kakaï, observe que le système de parrainages qui suscite de vives controverses a permis plutôt de polir le jeu électoral au Bénin. Le politiste apprécie ici l’actualité liée à la présidentielle de 2021 et la mise en œuvre des réformes du système partisan. La Nation : De 33 candidats en 2016, 14 en 2011, 26 en 2006, 17 en 2001, 13 en 1991, l’élection présidentielle du 11 avril 2021 ne compte en lice que trois duos candidats. De votre position de politiste, peut-on dire que c’est une avancée ou un recul démocratique ? Professeur Hygin Kakaï : C’est une bonne question. Tous les Béninois déploraient la multiplicité de candidatures à l’élection présidentielle au Bénin. Par le passé, tous les acteurs et analystes politiques stigmatisaient les candidatures pléthoriques. Ce qui suppose que, dans le fond, ces candidatures ne faisaient pas avancer la démocratie. On observe que nous avions des candidatures attendues ou espérées, des candidatures spontanées, des candidatures fantaisistes et des candidatures négligeables. C’est une typologie que moi-même j’ai pu concevoir en analysant la sociologie de la présidentielle au Bénin. Si on se réfère à une autre typologie, celle de Pascal Jean en ce qui concerne la France, nous avions des candidats figurants qui n’existent pas politiquement; nous avons des candidats espoirs, ceux-là se présentent à l’élection présidentielle pour jauger leur légitimité, et nous avons enfin des têtes d’affiche qui sont des potentiels et réels candidats. Tous les acteurs et les analystes politiques étaient dès lors soucieux d’une rationalisation de ce fait. C’est pour cela que la mise en place du système de parrainage qui a permis de recentrer le nombre de candidatures à l’élection présidentielle ne peut pas être perçue comme un frein à la démocratie mais, à mon avis, comme une avancée. Car, quand bien même des candidatures ont été recalées, nous avions eu des candidats qui ont une certaine potentialité et sont connus sur l’échiquier national. Mieux, le citoyen se fait simplement une idée des candidatures qui pourraient être retenues par la Commission électorale nationale autonome. A mon avis, on ne peut parler ni d’un recul démocratique, ni d’une stagnation, mais plutôt d’une avancée du processus démocratique. Paraphrasant le Professeur Francis Akindès de la Côte d’Ivoire, je dirai que le successeur de Boni Yayi devrait faire le choix d’être impopulaire et ce, dans la perspective de restaurer l’Etat démocratique. Je crois que Patrice Talon a fait librement cette option volontariste de servir l’Etat ; c’est un choix individualiste et rationnel que les Béninois seront capables de saisir dans un temps à venir. Le changement dans les politiques publiques s’accompagne toujours des facteurs de résistance. A vous entendre, la réforme du système partisan intervenue en 2018 était opportune… C’est une réforme à encourager, même si elle n’est pas parfaite. Elle est humaine. Toute réforme est perfectible. J’estime qu’il faut l’expérimenter. Je pense que ce n’est pas un recul, si on opte notamment pour l’expérience du duo présidentiel. Car, la démocratie est un jeu d’acteurs. A partir de ce moment, comme dans les démocraties anciennes et les grandes démocraties, elle a l’obligation de s’adapter aux réformes. Le processus démocratique est évolutif. Nous pouvons faire des expériences et en cours de chemin, opérer quelques corrections à nos pratiques. L’avantage majeur d’avoir quelques candidats à la présidentielle de 2021 est que le citoyen-électeur sera plus éclairé, judicieux et conscient de son choix, plutôt que de faire recours à des faits religieux ou ethniques comme des déterminants de vote. Il peut facilement apprécier la personnalité du candidat, analyser sa vision et enfin, faire un choix rationnel ; je parlerai de l’électeur rationnel. En dehors de l’innovation relative au duo présidentiel, il y a aussi l’exigence de parrainage des candidats par des élus (maires et députés) expérimenté pour la première fois à une présidentielle au Bénin. Comment l’appréciez-vous ? Le système de parrainage permet de filtrer et de polir le jeu électoral. Supposons 20 duos pour une élection présidentielle, c’est demander au même citoyen-électeur de choisir un candidat parmi tant de personnes. Il lui sera difficile de faire un choix judicieux. Le fait démocratique a besoin d’être rationnalisé, d’où un changement des objectifs de la politique électorale devient nécessaire. Elle n’est pas un fait ex-nihilo. Certes, il y a eu la Conférence nationale de février 1990 qui a opté pour le pluralisme politique mais cette option répondait beaucoup plus aux négations obtenues sous la période révolutionnaire. Du coup, le système pluraliste qui dure depuis 1990 au Bénin a besoin d’être repensé pour être performant. Plus de 250 partis politiques et 33 candidatures à une élection présidentielle, c’est un émiettement de la classe politique. Un tel contexte sonnait la fin des partis politiques. Êtes-vous d’avis avec ceux qui pensent qu’au nom du respect de nos institutions, surtout à la fonction présidentielle, le législateur doit prendre ses responsabilités en allant plus loin pour prévoir dans le code électoral des dispositions pénales, afin de décourager à l’avenir les candidats plaisantins ? Non, je crois qu’il ne faut pas pénaliser, puisque la Commission électorale nationale autonome (Cena) peut faire le tri. De même, du moment où le code électoral a prévu les critères, tout individu qui se rend compte qu’un candidat n’a pas rempli toutes les conditions procède lui-même au tri. Avant que la Cena ne publie la liste des candidatures retenues, la plupart des Béninois savaient déjà qui pouvait être candidat et qui ne pouvait pas l’être. Avec le temps, cette mauvaise pratique va se corriger. Car, tout changement engendre des résistances. Les acteurs ont déjà pris certaines habitudes et ont des intérêts en jeu, c’est avec le temps qu’ils vont s’adapter aux nouveaux comportements qui paraissent brusquement dans le système social que constitue l’élection. Je crois que d’ici deux élections présidentielles, ces types de comportements vont disparaitre. Certes, une procédure judiciaire peut bien être enclenchée contre les intéressés, mais je pense qu’il ne faut pas pénaliser, pour laisser une porte de sortie aux uns et aux autres. 17 des 20 candidatures enregistrées par la Cena ont été recalées, notamment pour défaut de parrainages. Qu’en dites-vous ? Je pense que dans une certaine mesure. Ces candidats qui n’ont pas pu capter les parrainages doivent s’en prendre à eux-mêmes. J’ai appris qu’un groupe politique a saisi par voie d’huissier le président d’un parti politique. Je pense que même pour la courtoisie et pour les relations de sociabilité qui existent entre les Béninois, ce n’est pas par voie d’huissier qu’il faut saisir le chef d’une formation politique et demander les parrainages. Les Béninois ont l’habitude de se parler. Même en contexte de crise, ils trouvent les voies de médiation sociale pour échanger entre eux. À partir de ce moment, ces candidats devraient faire le pas vers ces partis politiques pour demander les parrainages. Si ces derniers ne donnaient rien, on aurait compris. Mais rester dans une posture intransigeante pour exiger des parrainages par voie d’huissier, cela ne me paraît pas trop suffisamment réfléchi. Car, si l’on voudrait avoir quelque chose de quelqu’un, il est judicieux d’en faire la démarche socialisante vers lui, au lieu d’entreprendre une procédure totalement formelle, sachant que l’intéressé détient ce qu’il faut et a le dernier mot. L’autre chose qui a surtout bouleversé les candidatures, ce n’est même pas les parrainages. C’est la constitution des duos présidentiels. Les ténors des formations politiques, notamment ceux de l’opposition, ont en effet passé le clair de leur temps à se battre entre eux. On a vu comment tel front a désigné tel candidat ; le même jour on change et le lendemain on change à nouveau. De quel temps disposent finalement les partis politiques de l’opposition pour aller négocier les parrainages quand ils ont passé tout leur temps à constituer et à reconstituer les équipes en leur propre sein ? Déjà, il y a eu des sanctions à l’interne. En principe, les formations politiques aussi bien de la mouvance que de l’opposition devraient constituer les duos depuis un bon moment au point où, si les négociations politiques en termes de captation de parrainages échouent, le peuple prendra à témoin les formations politiques qui refuseraient de mettre à la disposition des autres cette pièce capitale. Avec les trois duos retenus, peut-on dire que le pari d’une élection présidentielle inclusive est gagné ? Je pense qu’il s’agira d’une élection inclusive à partir du moment où le camp présidentiel qui détient la grande majorité des parrainages nous a permis d’avoir d’autres duos en lice. Les trois duos ont leur autonomie de battre campagne sur l’ensemble du territoire national qui constitue ici la circonscription électorale. Le système électoral demeure ainsi ouvert. S’il était fermé, on allait dire que le processus n’était pas inclusif. Mieux, on constate que la Cena dispose d’assez de temps pour conduire le processus électoral. L’élection présidentielle a lieu le 11 avril 2021 et les candidats sont définitivement connus depuis le 22 février 2021. Ainsi, près de deux mois avant le scrutin, on connait déjà les candidats. Je crois que c’est une bonne réforme même si elle est perfectible. Par le passé, c’est peut-être à quelques instants du scrutin que les candidatures seraient rendues publiques. La réforme permet aujourd’hui à chaque électeur béninois de suivre le discours, les faits et gestes des candidats sur le terrain. Il a le temps de fouiller dans la vie politique de ces candidats pour se faire une idée de la personne pour qui il va voter. Je pense que l’opposition politique béninoise doit éviter de se prendre pour une victime. Elle devrait élaborer des stratégies qu’il faut pour contrer la mouvance. Dans aucun Etat, on ne verra une mouvance qui ouvre les portes pour accepter l’opposition. Cela n’existe nulle part au monde. Dans tous les pays où l’opposition politique se prend pour une victime, cela ne donne rien. On peut faire des colloques, des conférences publiques, etc. pour dénoncer et se victimiser, mais la portée est très limitée. Il s’agit d’une instrumentalisation de l’électeur. Il faut que les opposants béninois développent des stratégies de conquête du pouvoir et de l’alternance politique. À mon avis, lorsqu’ils savent que le terrain ne leur est pas favorable pour la captation des parrainages, ils devraient prendre très tôt leurs dispositions pour ficeler leurs candidatures et négocier les parrainages à temps, avec les partis politiques de la mouvance. Maintenant, si ces négociations échouent, le peuple verra que dans le fond, le système de parrainage n’est pas ouvert. Que diriez-vous en guise de conclusion ? Il faut que les acteurs politiques évitent la violence électorale. Car, ces derniers jours, la tension politique est vive mais il ne faut pas que l’on aille loin. Il faut que l’on s’arrête à l’étape de contestations puisque le peuple béninois demeure un et unique. Actualités 09 avr. 2021


Présidentielle 2021 au Bénin: Pleins feux sur les trois duos candidats
Patrice Talon Candidat à sa propre succession au poste de président de la République, Patrice Talon est né le 1er mai 1958. Jusqu’avant son accession à la fonction présidentielle, en avril 2016, il était un homme d’affaires avec sa Société de distribution intercontinentale (Sdi) qu’il a créée en 1985 et spécialisée dans la fourniture d’intrants agricoles aux producteurs de coton. Patrice Talon deviendra, dès les années 1990, un acteur incontournable du secteur. Au point d’apparaître comme le premier investisseur privé béninois et le premier employeur privé. L’homme a réussi à se faire un nom et une bonne signature dans le monde des affaires depuis plusieurs décennies. Patrice Talon a mis son génie et son intelligence au service du développement du Bénin depuis son accession au pouvoir. En effet, après un Baccalauréat série C obtenu à Dakar, Patrice Talon entre en faculté des sciences de l’Université de cette ville. En 2e année de Math-Physique, le digne fils paternellement de Ouidah et maternellement d’Abomey réussit au concours de pilote de ligne d’Air Afrique. Il sera envoyé en France pour la visite médicale et les tests d’aptitude requis pour cette formation. A la base aérienne de Dugny, il n’a pas été retenu pour la suite du processus pour raison d’inaptitude psychomoteur pour ce métier. N’ayant pu intégrer l’Ecole nationale d’aviation civile (Enac), le jeune Patrice Talon est contraint d’abandonner son rêve et s’installe à Paris. Par des heureux concours de circonstances, il entre en 1983 dans l’activité de négoce des emballages et des intrants agricoles qu’il a menée avec brio jusqu’à son élection en avril 2016. Il est marié à Claudine Gbénagnon, actuelle première dame du Bénin, native d’Avrankou, avec laquelle il a eu deux enfants. ----------------------------------- Mariam Chabi Talata Colistière du candidat Patrice Talon au poste de vice-président de la République, Mariam Chabi Talata épouse Zimé Yérima est actuellement la première vice-présidente de l’Assemblée nationale. Elle a été élue députée suppléante sur la liste du parti de l’Union progressiste (Up) dans la 8e circonscription électorale à l’issue des élections législatives d’avril 2019. Depuis lors, elle fait sa première expérience parlementaire suite à la démission de Sacca Lafia maintenu au gouvernement. Avant son ascension parlementaire, Mariam Chabi Talata était la directrice de l’Enseignement secondaire du ministère chargé de l’Enseignement secondaire. Elle est professeure de philosophie de formation et de carrière. En effet, après son Baccalauréat littéraire obtenu en 1985 à Cotonou, Mariam Chabi Talata intègre la faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (Flash) de l’ex-Université nationale du Bénin où elle poursuit ses études en philosophie. Après sa licence, elle réussit au concours d'entrée à l'École normale supérieure (Ens) de Porto-Novo. Elle y approfondit sa spécialisation et en sort diplômée du Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement secondaire (Capes) de philosophie. Mariam Chabi Talata a occupé plusieurs postes tant dans les établissements scolaires que dans l’administration publique. Elle a officié dans plusieurs établissements du Nord du Bénin tels que le Collège d’enseignement général (Ceg) Hubert Maga de Parakou et le Séminaire Notre-Dame de Fatima, mais aussi à l'École normale supérieure de Porto-Novo. En 2006, elle est admise au concours d'entrée au Centre de formation des personnels d'encadrement de l'éducation nationale (Efpeen), ce qui lui permet d'accéder au corps des inspecteurs de l'enseignement secondaire général. Sa combativité politique lui a permis d’être élue conseillère municipale de la ville de Parakou de 2008 à 2015 et d’occuper dans ce cadre le poste de présidente de l'Union des femmes élues conseillères communales des départements de l’Alibori et du Borgou et des Collines. Mariam Chabi Talata est née le 7 juillet 1967 à Bembéréké. ---------------------------------------- Alassane Soumanou Djimba Alassane Soumanou Djimba est né le 9 octobre 1954 à Djougou dans le département de la Donga. Il fait une bonne partie de son école primaire dans sa ville natale, puis à Parakou et à Cotonou où il obtient son baccalauréat. En 1975, il entre à l’ex-Université nationale du Bénin où il commence ses études supérieures. Alassane Soumanou Djimba poursuit ensuite ses études à l’étranger et obtient notamment un diplôme d’auditeur international aux Etats-Unis et un master en système de management des entreprises de l’Institut d’administration des entreprises de Poitiers en France. Tout en faisant ses études, Alassane Soumanou Djimba développe des capacités de gestionnaire et d’homme politique. C’est ainsi, qu’en 1980, il a été attaché aux Relations publiques de la présidence de la République. Cinq ans plus tard, il dirige la Société des transports de l’Atacora, puis la Société Multico. Il sera ensuite promoteur des projets de gestion des bateaux de pêche et président de l’Ong Tèyo, spécialisée entre autres dans la construction des maisons d’instituteurs et la distribution de moustiquaires imprégnées. Le fils natif de Djougou surnommé Gatéri a été directeur général adjoint puis directeur général de la Société béninoise de manutentions portuaires (Sobemap). En 2011, à l’occasion des législatives, il a été élu député sur la liste des Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) au sein de la 6e législature. Puis en mai de la même année, il prend fonction à la tête du ministère de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des Jeunes puis démissionne de l’Assemblée nationale. Il cède son siège de parlementaire à son suppléant, Bida Nouhoum. L’homme sera réélu député en 2015 mais il ne va toujours pas siéger. Il laisse la place à son même suppléant. Il a préféré rester au gouvernement où il a été promu ministre d’Etat chargé de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des jeunes. Fonction qu’il occupe jusqu’en avril 2016 à la faveur de la formation du premier gouvernement du Nouveau départ. Alassane Soumanou Djimba va poursuivre sa carrière politique avec le parti Fcbe qui l’investit aujourd’hui comme son candidat au poste de président de la République pour le compte de l’élection présidentielle du 11 avril prochain. -------------------------------------- Paul Hounkpè Actuellement chef service à la Commission nationale béninoise pour l’Organisation des Nations Unies pour la science, la culture et l’éducation (Cnbu), Paul Hounkpè est originaire de Bopa. Il est né à Tinou dans la commune de Lokossa vers 1970. Diplômé en science de l’Education de l’ex-Faculté des lettres, arts et sciences humaines de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), Paul Hounkpè a démarré sa carrière professionnelle par l’enseignement. Il a été instituteur pré-inséré au cours primaire puis enseignant vacataire de sciences physiques dans les collèges d’enseignement général (Ceg) notamment à Lalo et Klouékanmè. Sur le plan politique, il a fait ses premières armes au sein de l’Upd Gamesu, de Jean-Claude Hounkponou, ensuite aux Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) sous la bannière desquelles il a été élu conseiller communal puis maire de Bopa, à l’issue des communales de 2008. En juin 2015, le colistier d’Alassane Soumanou Djimba au poste de vice-président de la République pour le compte des Fcbe, a été promu ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. Une fonction qu’il a exercée jusqu’en avril 2016 à l’avènement du premier gouvernement du Nouveau départ. Paul Hounkpè a poursuivi sa carrière politique avec les Fcbe. Il sera d’ailleurs porté au poste de secrétaire exécutif national, c’est-à-dire le n°1 du parti qui se réclame de l’opposition au régime du président Patrice Talon, à la faveur de la réforme du système partisan. Il sera élu conseiller communal de Bopa au terme des communales de 2020. Paul Hounkpè est marié et père de six enfants. --------------------------------- Corentin Kohoué Corentin Kohoué, candidat au poste de président de la République, est né en 1954 à Ouégamey dans la commune de Djakotomey. Il est un économiste de formation. A ce titre, il a occupé plusieurs foctions dans l’administration publique béninoise, notamment au niveau de la direction des Etudes et de la Planification de l’ex-ministère de l’Education nationale. En 1996, Corentin Kohoué sera promu directeur général de l’ex-Société béninoise d’électricité et d’eau (Sbee) puis conseiller technique au Plan au ministère d’Etat chargé du Plan et du Développement en 2000. Il sera positionné et élu député à l’Assemblée nationale, quatrième législature, 2003-2007 en reconnaissance à son dynamisme, sa combativité politique et sa fidélité à l’ex-Parti social-démocrate (Psd) de Bruno Amoussou. Corentin Kohoué a été membre du Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). A peine il achève son mandat parlementaire que le candidat de la dynamique : « Restaurer la confiance » sera promu en 2008 préfet des départements du Mono-Couffo. Il est resté à ce poste jusqu’en 2016 à l’avènement du régime du Nouveau départ où Né le 5 avril 1969 à Dogbo au Bénin, Iréné Josias Agossa est candidat aux fonctions de vice-président de la République en duo avec Corentin Kohoué. Il est nanti d’un diplôme de master spécialisé en Normalisation, Qualité, Certificat et Essai obtenu en France en 2010. Mais avant ça, il est sorti de l’ex-Université nationale du Bénin (Unb) avec un diplôme de maîtrise en Géographie, option Management du territoire. L’histoire retient d’ailleurs que c’est Iréné Josias Agossa qui a créée l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb) qu’il a dirigée jusqu’en 1996. Sur le plan politique, le colistier de Corentin Kohoué a fait ses premières expériences au sein du Front pour la République qu’il a créé en 1998, puis à l’ex-parti de l’Union pour la relève (Upr) d’Issa Salifou alias Saley dont il a été l’un des membres fondateurs et secrétaire général. Irénée Josias Agossa a créé ensuite le mouvement « Le National» qu’il a désormais fondu dans « Les Démocrates », parti d’opposition, depuis le 11 novembre 2020 dans le cadre de la réforme du système partisan. Mais il sera suspendu de cette formation politique dans la foulée du dépôt des dossiers de candidature pour la présidentielle de 2021. Sur le plan professionnel, Irénée Josias Agossa a occupé plusieurs fonctions. Il a été, tour à tour, conseiller à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), conseiller technique chargé du suivi de l’exécution des Projets initiés par le gouvernement sur l’ensemble du territoire national sous le président Boni Yayi et directeur général de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop) avant d’être relevé de ses fonctions à l’arrivée du régime du Nouveau départ en 2016. Irénée Josias Agossa est candidat à la présidentielle de 2021 avec comme credo : Restaurer la confiance nil a été remplacé. ----------------------------- Iréné Josias Agossa Né le 5 avril 1969 à Dogbo au Bénin, Iréné Josias Agossa est candidat aux fonctions de vice-président de la République en duo avec Corentin Kohoué. Il est nanti d’un diplôme de master spécialisé en Normalisation, Qualité, Certificat et Essai obtenu en France en 2010. Mais avant ça, il est sorti de l’ex-Université nationale du Bénin (Unb) avec un diplôme de maîtrise en Géographie, option Management du territoire. L’histoire retient d’ailleurs que c’est Iréné Josias Agossa qui a créée l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb) qu’il a dirigée jusqu’en 1996. Sur le plan politique, le colistier de Corentin Kohoué a fait ses premières expériences au sein du Front pour la République qu’il a créé en 1998, puis à l’ex-parti de l’Union pour la relève (Upr) d’Issa Salifou alias Saley dont il a été l’un des membres fondateurs et secrétaire général. Irénée Josias Agossa a créé ensuite le mouvement « Le National» qu’il a désormais fondu dans « Les Démocrates », parti d’opposition, depuis le 11 novembre 2020 dans le cadre de la réforme du système partisan. Mais il sera suspendu de cette formation politique dans la foulée du dépôt des dossiers de candidature pour la présidentielle de 2021. Sur le plan professionnel, Irénée Josias Agossa a occupé plusieurs fonctions. Il a été, tour à tour, conseiller à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), conseiller technique chargé du suivi de l’exécution des Projets initiés par le gouvernement sur l’ensemble du territoire national sous le président Boni Yayi et directeur général de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop) avant d’être relevé de ses fonctions à l’arrivée du régime du Nouveau départ en 2016. Irénée Josias Agossa est candidat à la présidentielle de 2021 avec comme credo : Restaurer la confiance. Actualités 09 avr. 2021


Pour le compte des Fcbe: Paul Hounkpè bat le rappel des troupes dans le Mono
La campagne électorale se poursuit dans le Mono, malgré la psychose des violences ces derniers jours dans le pays. Paul Hounkpè, candidat au poste de vice-président, mobilise la troupe pour la victoire du duo Fcbe au soir du 11 avril. Paul Hounkpè, candidat à la vice-présidence, est au contact des militants du parti Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et autres potentiels électeurs dans le Mono, pour le vote du dimanche prochain. Le colistier d’Alassane Soumanou Djimba effectue une campagne de proximité, avec un sobre dispositif sans affiche sur les véhicules. « Avec ce qui se passe, nous avons dû enlever les affiches collées sur les véhicules », explique Bertin Kuassi Tossou, coordonnateur de la campagne du duo dans les départements du Mono et du Couffo, allusion faite aux violences perpétrées ces derniers jours dans plusieurs localités du pays. En dépit de la psychose, la délégation s’est entretenue ce mercredi 7 avril avec des militants de l’arrondissement central de Lokossa, après les étapes d’Agamè et de Koudo dans cette commune et celle de Dahè dans la commune de Houéyogbé, en passant par Bopa, la veille. Natif de Lobogo, l’ancien ministre et ancien maire de la commune de Bopa s’exprime essentiellement en langue locale saxwè et en français pour faire passer son message. Le duo auquel il appartient entend se démarquer de ce qu’il appelle « la politique d’exclusion, d’oppression» menée ces cinq dernières années. « Il faut construire le pays en allant doucement, car Paris ne s’est pas fait en un jour», conçoit M. Hounkpè. Il souligne que c’est la première fois qu’un fils du terroir est candidat à une élection présidentielle. « C’est déjà une raison pour voter massivement dimanche prochain pour son duo », estime-t-il. « Mais au-delà, ajoute Paul Hounkpè, notre candidature est mue par une volonté de changer les choses, parce que le peuple souffre et notre avenir est flou. » Il invoque, entre autres, la cherté de la vie, le grand déphasage entre les salaires politiques et les salaires des travailleurs, le refus du dialogue et du consensus, les pressions fiscales, le chômage galopant. Le candidat demande aux électeurs d’arrêter le cirque de souffrances en votant dimanche prochain pour Soumanou-Hounkpè. Dès son accession au pouvoir, le duo propose d’organiser un dialogue national pour réunir les courants politiques, les forces vives de la nation et un référendum pour revoir tous les textes votés sans consensus, en l’occurrence la loi fondamentale : la Constitution du 11 décembre 1990 modifiée fin 2019. Il entend mettre l’accent sur le social afin d’aider les pauvres et les indigents, la formation et l’insertion professionnelle des jeunes et des femmes, la transformation des produits locaux afin de créer plus d’emplois. « Quand le fauve attrape la bête, ce n’est pas avec la force qu’on la lui arrache, mais avec tact et stratégie », répond M. Hounkpè à ceux qui les traitent de «traitres ». Il réaffirme que Fcbe est un parti d’opposition et dit être convaincu que c’est par les urnes et non par la violence que l’alternance se fera. Actualités 09 avr. 2021


Observation de la présidentielle du 11 avril: Trois missions au cabinet de Joseph Djogbénou
Le président de la Cour constitutionnelle, Pr Joseph Djogbénou, a reçu, ce jeudi 8 avril, trois délégations de mission d’observation électorale dans le cadre de la présidentielle du dimanche prochain. Il s’agit respectivement de la mission de contact et d’information de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), et des missions d’observation électorale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) puis du Conseil de l’entente (Ce). Trois missions d’observation électorale étaient hier jeudi, au cabinet du président de la Cour constitutionnelle, Pr Joseph Djogbénou, dans le cadre de la présidentielle du 11 avril. La première à être reçue par le président de la haute juridiction est celle de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), conduite par Minata Samate Cessouma. Au sortir de l’audience, la cheffe de la mission de l’Oif, explique qu’elle conduit une mission de contact et d’information. « Nous sommes une mission de contact et d’information dépêchée par madame la Secrétaire générale de l’Oif dans le cadre du processus électoral au Bénin. Une mission de contact et d’information, une mission d’accompagnement dans le cadre de la déclaration de Bamako qui a été acceptée par l’ensemble de nos Etats membres, qui prévoit que nous puissions être aux côtés des Etats membres sur les questions de démocratie, de gouvernance, de droits de l’homme, électorales… Nous n’observons pas en tant que tel comme le font la Cedeao et l’Ua, mais nous sommes là également pour faire ce travail, pour être aux côtés de nos pays pour les accompagner… », précise la cheffe de la délégation. Elle souligne que les échanges avec le président de la Cour constitutionnelle ont porté sur les préparatifs du scrutin et comment l’Oif peut aider à pallier les difficultés éventuelles. « Comme vous le savez, la Cour constitutionnelle du Bénin joue un important rôle dans le processus électoral, c’était de bon droit pour nous de rencontrer son président pour échanger avec lui sur l’organisation du processus, ce qui est prévu et surtout s’il y a des difficultés, et comment l’Oif peut être aux côtés des acteurs politiques béninois pour nous assurer que nous aurons une élection sans difficulté majeure. Il y va de l’intérêt pas uniquement du Bénin mais également de tous les Etats membres de l’Oif et du continent africain… », informe Minata Samate Cessouma. A la fin de la mission, souligne-t-elle, « des recommandations seront formulées (…) pour permettre d’accompagner, de corriger, s’il y a des choses à corriger, et aussi d’apprécier ». Par ailleurs, la mission dit avoir noté, suite à ses échanges, « qu’il y a de bonnes pratiques au Bénin, et l’Afrique de l’Ouest et le continent africain en général ont pu bénéficier d’une des bonnes pratiques du pays, et que l’objectif aussi, c’est de partager ces bonnes pratiques avec les Etats membres de l’Oif ». La délégation de la Cedeao A la suite de la délégation de l’Oif, le président de la Cour constitutionnelle a reçu la mission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), conduite par l’ancien président Sierra-léonais, Ernest Bai Koroma. Le vœu de sa mission, dit-il, c’est qu’au soir du 11 avril, tous les acteurs impliqués dans le processus électoral soient satisfaits du scrutin. « Nous sommes là en tant que mission d’observation de la Cedeao pour le compte de la présidentielle du 11 avril, et nous avons eu des discussions avec toutes les parties engagées dans le processus. C’est dans ce cadre que nous sommes à la Cour constitutionnelle qui joue un rôle de premier plan avant, pendant et après l’élection. Je puis vous assurer que nous avions eu une rencontre fructueuse avec le président de la Cour qui nous a entretenus sur le rôle de l’institution et nous a rassurés que la Cour est bien préparée pour ce processus électoral. Et le plus important pour nous, en tant que mission d’observation électorale, c’est qu’à la fin du processus, tout le monde puisse retrouver le sourire, que nous puissions avoir des élections libres, transparentes et satisfaisantes pour toutes les parties », a déclaré le chef de la mission d’observation de la Cedeao. La troisième délégation reçue par le président de la Cour constitutionnelle est celle du Conseil de l’entente. Conduite par Kommabou Fandjinou, cette mission n’a pas fait de déclaration à la presse au terme de son audience. Actualités 09 avr. 2021


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