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Nouvelles

Visite des structures sous tutelle dans l’Atacora-Donga: Le ministre Serge Ahissou à l’écoute des agents
[caption id="attachment_28700" align="alignnone" width="1024"]Le ministre Serge Ahissou à l’écoute des agents[/caption]

Le ministre de l’Industrie et du Commerce a échangé, jeudi 5 avril dernier, avec les agents de la direction départementale en charge de ces deux sous-secteurs. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée de prise de contact avec les structures sous tutelle en vue de s’enquérir de leurs conditions de travail.

A la suite des lettres de mission à elles remises, Serge Ahissou a enclenché une visite dans les structures sous tutelle de son département ministériel. Jeudi dernier à la direction départementale de l’Industrie et du Commerce de l’Atacora-Donga sise à Natitingou, le ministre s’est dit à l’écoute des agents des structures sous tutelle et prêt à œuvrer pour l’amélioration des conditions de travail de ces derniers pour peu qu’ils accomplissent bien leur mission.
Accompagné de membres de son cabinet, il a rappelé aux uns et aux autres certains axes stratégiques du Programme d’actions du gouvernement au niveau des sous-secteurs Industrie et Commerce. Outre la création de nouvelles structures dans plusieurs communes du pays, la mise en œuvre de projets structurants, la réduction du secteur informel, la meilleure organisation du commerce transfrontalier, la réorganisation de la filière acajou et sa meilleure vulgarisation qui constituent ces axes, le ministre de l’Industrie et du Commerce a invité les agents à s’impliquer, chacun dans son rôle, dans le renforcement des actions d’appropriation du contenu du plan de travail annuel 2018 dudit ministère. « Il nous incombe de travailler à la dynamisation du réseau national d’information commerciale ainsi qu’à l’appui à la sensibilisation des acteurs et surtout le suivi des campagnes de commercialisation des produits tropicaux », a-t-il indiqué.
Si la visite s’inscrit dans l’objectif de s’enquérir des conditions de travail des agents de la direction départementale, ces derniers ont relevé certaines difficultés auxquelles ils font face. Il s’agit de l’indisponibilité du réseau internet depuis décembre 2017 et de celle de l’interphone, de l’insuffisance et de la vétusté du matériel informatique et des mobiliers de bureau ainsi que du matériel roulant.
Jacques Sambiéni, directeur départemental de l’Industrie et du Commerce, notera par ailleurs le délai trop long dans la délivrance des autorisations d’installation industrielle, la caducité des textes régissant la commercialisation des produits tropicaux en général, l’inexistence des décrets et arrêtés d’application de la loi 2007-21 portant protection du consommateur en République du Bénin et de la loi 2017-25 organisant la concurrence au Bénin.
Appelant tous les cadres de la direction à apporter leur contribution dans la réalisation du Pag, le ministre a pris l’engagement de faire ce qui est possible pour satisfaire au mieux les agents des structures sous tutelle?

Actualités 09 avr. 2018


Soupçons d'enlèvement d'individus à Houéyogbé : Six présumés auteurs appréhendés à Dahè

Une bande de six hommes suspectés de vouloir enlever des individus par les populations a été appréhendée dans la nuit de ce vendredi 5 avril à Dahè par la Police républicaine. Celle-ci est intervenue pour les sauver à temps de la furie des habitants.

Des étrangers roulant à bord d'une voiture, de marque Toyota Carina 3, se seraient introduits à Saclo, un village de l'arrondissement de Dahè dans la commune de Houéyogbé, menaçant une dame tenant un petit garçon par la main, aux dires de témoins. Ils n'auront pas le temps de conclure leur manœuvre avant que quelques habitants du village ne s'interposent pour demander à comprendre ce qu'ils voulaient à la pauvre femme. Les suspects détenaient sur eux quelques objets sacrés dont des talismans et une canne, qui n'en était pas une, puisqu'il s'agissait en fait d'un long couteau rangé dans un étui. Pour les populations, la présence des suspects s’apparente à une nouvelle tentative d’enlèvement d'individus. Le rapt est le nom de la nouvelle forme de délinquance en vogue à Houéyogbé. Des recherches sont toujours en cours au sujet des cas de quelques personnes déjà portées disparues. Mais certains témoins des évènements survenus à Dahè parlent d'acte de cybercriminels, pour d'autres les suspects sont des présumés braqueurs. De son côté, la Police républicaine poursuit les investigations pour élucider cette nébuleuse affaire et les motivations de cette bande d'individus à l'apparence louche. C’est donc une situation confuse qui agace le chef de l'arrondissement de Dahè, Joseph Kplacatcha. "Je suis fatigué de ces gens-là. Ils ont envahi Dahè", s'emporte-t-il avant de justifier que la semaine dernière, c'était une petite fille qui a été leur proie. Retrouvée pieds et mains liés à côté de l’école de la localité, la petite fille n'arrive plus à parler jusqu’à présent. Et ce, depuis environ deux semaines. Il y a eu aussi le cas d'un jeune homme auquel huit présumés cybercriminels s’en sont pris dans sa propre maison, indique-t-il. « Tout ceci, déduit Joseph Kplacatcha, motive la colère de la population qui voulait brûler les six suspects que les forces de l'ordre sont venus sauver ce vendredi. »

 

 

Actualités 07 avr. 2018


Bonne gouvernance: Une lutte sans merci contre l’impunité
[caption id="attachment_28685" align="alignnone" width="1024"]Le chef de l'Etat Patrice Talon[/caption]

 

Instaurer une meilleure gouvernance dans tous les secteurs et lutter contre l’impunité constituent un cheval de bataille pour le président Patrice Talon. La chasse aux prévaricateurs des deniers publics suit son cours avec des interpellations tous azimuts, des arrestations et des procès, quoique certains estiment que ce combat est sélectif.

Depuis l’avènement du gouvernement du Nouveau départ, un accent est mis sur l’assainissement des finances. Les résultats des missions d’audit organisationnel, comptable et financier des structures publiques, sont divulgués et des personnes mises en cause citées nommément avec les griefs à leur encontre. Les affaires se succèdent. Irrégularités constatées dans la gestion du Fonds national de microfinance, prévarications notées à la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra) et à l’Office national de sécurité alimentaire (Onasa), manquements relatifs aux comptes du Programme d’appui au sous-secteur de transport rural, Phase 2 (Pastr II), dysfonctionnements dans la gestion de l’Association Projet d’appui au développement des micro-entreprises (Padme) au titre de l’année 2016, fautes « lourdes » à la mairie de Cotonou... 

C’est ainsi que le Conseil des ministres du 2 août 2017, a décidé de la révocation de la convention d’exploitation de réseaux de téléphonie mobile de norme Gsm signée, le 8 octobre 2007, entre le gouvernement béninois et la Société Bell-Bénin Communications S.A. En effet, des défaillances notées font état du non-paiement de la contrepartie financière de la licence attribuée à la société pour un montant de 6 milliards de F Cfa ; du non-paiement des redevances dues au titre de sa licence pour un montant de 12 089 012 237 F Cfa ; des dettes envers les sociétés et offices d’Etat s’élevant à plus de 9 milliards F Cfa ; des dettes envers les opérateurs privés du secteur s’élevant à 2 861 644 076 F Cfa ; des dettes envers les abonnés, dont le préjudice financier n’a pu être évalué compte tenu du caractère imprévisible de l’extinction de son réseau ; des dettes fiscales s’élevant à 491 845 562 F Cfa.
Dans la même veine, éclate l’affaire de placement hasardeux des fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) à la Banque internationale du Bénin (Bibe). Des mis en cause dont le syndicaliste Laurent Mètongnon, ancien président du conseil d’administration de la Cnss, et l’administrateur des finances Youssao Saliou Aboudou, alors directeur général du Budget par intérim, ont été déposés à la prison civile de Cotonou, le jeudi 23 novembre 2017 et attendent d’être jugés. L’un des avocats de la défense, Me Ibrahim Salami, soutient que « Sur le plan du droit, le dossier est vide », justifiant que « la preuve n’a pas été rapportée que les montants ont été remis » aux intéressés. Pour rappel, le Conseil des ministres, en sa séance du 2 novembre 2017, avait instruit le ministre de Justice à l’effet d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des anciens dirigeants de la Cnss « qui ont commis des actes de gestion frauduleuse et bénéficié de commissions occultes et/ou autorisé des placements hasardeux à la Bibe, une banque déclarée en faillite par la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) ». Au total, sur la période d’avril 2014 à octobre 2015, a souligné le Conseil des ministres, plus de 17,5 milliards de francs Cfa ont été placés auprès de la Bibe, contre le versement de commissions d’un montant de plus de 71 millions F Cfa.

Fausses quittances à la Soneb et faux médicaments à la  pharmacie

Par la suite, des irrégularités ont été constatées lors des séances d’apurement des dettes fiscales de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb) dont le directeur général, David Babalola, sera inculpé et emprisonné. Des quittances de caractère frauduleux pour un montant total de 261 964 852 francs Cfa, renseigne le compte rendu du Conseil des ministres du 8 novembre 2017. « Tout ceci n’aura été possible que grâce à un dispositif de fraude mis en place en complicité avec le conseil fiscal de la direction générale pour dilapider les fonds de la société », lit-on dans le compte rendu dudit Conseil.
Puis, ce sont les grossistes répartiteurs en produits pharmaceutiques qui ont récemment fait les frais de la lutte sans merci contre l’impunité. Mis sous mandat de dépôt pour vente de médicaments falsifiés ; exposition, détention en vue de vente, mise en vente ou vente de substances médicamenteuses, falsifiées ou toxiques, ils ont comparu et ont été condamnés. Quarante-huit mois de prison et 10 millions de francs Cfa pour chacun des patrons des sociétés, le tout assorti d’une amende de 100 millions F Cfa de dommages à verser solidairement à l’État, c’est la sentence rendue, le 13 mars dernier, par le tribunal de première instance de première classe de Cotonou qui a connu du dossier. « Que l'on puisse s'occuper de lutter efficacement contre le trafic de faux médicaments ou de médicaments en général, ça ne peut être que bien pour le Bénin », commentera Jean-Baptiste Élias, président du Front des organisations nationales contre la corruption (Fonac).
Tout est parti de l'arrestation d'un livreur de médicaments, qui a conduit à la découverte d’entrepôts appartenant au député Mohamed Atao Hinnouho et à sa compagne. La police y a saisi 151 tonnes de médicaments, de réactifs et autres équipements médicaux. Des pharmaciens s’approvisionneraient à travers le réseau entretenu par le député en cavale et recherché, qui n’est ni grossiste ni pharmacien.
Déjà, en février 2017, le gouvernement du Nouveau départ avait lancé l’opération Pangea IX de lutte contre les faux médicaments, dans le but d’assainir le secteur pharmaceutique au Bénin. Plus de 100 tonnes de produits pharmaceutiques d’origine douteuse ont été arraisonnés par les forces de sécurité sur plusieurs sites de vente, notamment dans le célèbre marché Adjégounlè (Dantokpa). Une bonne quantité de ces produits de peu qualité ou mal conservés, présumés nocifs pour la santé, a été incinérée. Des trafiquants ont été mis aux arrêts puis condamnés.

Un combat sélectif ?

Si la volonté politique du gouvernement d’en découdre avec la mauvaise gouvernance et l’impunité est manifeste, il n’en demeure pas moins que des citoyens restent sceptiques quant à l’issue des cas de malversations dévoilés. D’autres estiment que la lutte contre la corruption est sélective et ne touche pas les proches du président de la République. « Une vraie lutte contre la corruption doit être planifiée afin d’éviter qu’elle soit sélective », avait laissé entendre Laurent Mètongnon, syndicaliste, membre du Front pour le sursaut patriotique (Fsp), quelques semaines avant son incarcération dans l’affaire de placement de fonds de la Cnss. Le Parti communiste du Bénin (Pcb), le Fsp et autres parleront, en ce qui concerne le syndicaliste critique et en verve, d’une arrestation et d’un règlement de comptes « purement politiques ».
« Nous sommes égaux devant la loi, pourquoi protéger certains de manière extraordinaire et faire d’autres la proie de la justice ? » se demande Martin Assogba, président de l’Association de la lutte contre la corruption, le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme (Ong Alcrer), faisant allusion aux anciens membres du gouvernement et aux députés qui jouissent de l’immunité et paraissent, aux yeux de la population, des ‘’intouchables’’ de la République.
Le ministre de la Justice et de la Législation, Joseph Djogbénou, bat en brèche les arguments de ceux qui estiment que la lutte est ‘’sectaire’’, rassurant de l’engagement du gouvernement à continuer le combat contre la mauvaise gouvernance et l’impunité, et de sa détermination de l’Exécutif à ne pas faire du deux poids deux mesures dans les poursuites judiciaires. « C’est un faux procès fait au gouvernement », estime-t-il. Pourquoi n’a-t-on pas parlé de sélectivité lorsque le président de la République relève de leurs fonctions certaines autorités qui sont supposées proches de lui, s’interroge le ministre de la Justice? allusion faite à l’ancien directeur général du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb), Antoine Dayori ; l’ancien directeur général de l'Agence nationale de l'aviation civile (Anac), Béhanzin Prudencio ; l’ancien ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey, limogés en 2017.
Le président Patrice Talon lui-même a réaffirmé, à maintes reprises sa détermination à « mener ce combat sans état d’âme ». « Il est d’autant plus nécessaire que la corruption a atteint, depuis de longues années maintenant, un seuil insupportable et constitue un frein à l’essor économique de notre pays », a-t-il justifié. « Aussi, l’impunité qui en assure la perpétuation, ne doit-elle plus avoir droit de cité au Bénin », a martelé le président de la République.
Il a annoncé des actions hardies en vue non seulement de contribuer à décourager le détournement des deniers publics, les trafics illicites, la corruption, l’impunité, mais aussi d’accentuer la mobilisation des ressources internes. A ce propos, le chantier de la dépolitisation de l’Administration publique, de la dématérialisation des procédures de paiement se poursuivra en vue d’améliorer les recettes fiscales et de minimiser le volume des transactions financières entre personnes physiques, généralement sources de corruption.
La Justice, principale garante du respect des lois républicaines, ne restera pas en marge de cette lutte. Après l’opérationnalisation des chambres administratives dans les tribunaux de première instance et les cours d’appel, la carte judiciaire sera renforcée cette année avec la construction et l’installation progressives de nouveaux tribunaux. Outre l’augmentation régulière de l’effectif des magistrats, un nouveau projet de statut de la magistrature est initié en vue de relever les conditions de travail et d’existence de celles et ceux appelés à rendre la justice au nom du peuple.

Actualités 06 avr. 2018


Traque aux faux diplômes: un cheval de bataille du gouvernement

A l’ère du Nouveau départ, les faux diplômes n’ont pas droit de cité. Démasqués, les travailleurs de l’Administration publique qui en sont détenteurs, sont dénoncés publiquement, radiés puis traduits devant la justice.

Pas de place dans l’Administration pour les faussaires. Le gouvernement de Patrice Talon, dès son installation, a affirmé sa détermination à poursuivre la moralisation de la vie publique à travers, entre autres, la lutte contre les faux diplômes et le recrutement de faussaires dans la Fonction publique béninoise. Il en a donné le ton à la faveur du Conseil des ministres tenu le mercredi 3 août 2016. Séance au cours de laquelle, dix cas relevés par la Commission nationale de vérification de l'authenticité des diplômes des agents de l'Etat, civils et militaires (Cnvad) ont été soumis à l’examen des membres du gouvernement. Ceux-ci ont autorisé à l'encontre des mis en cause, la mise en œuvre de la procédure de radiation de la Fonction publique et l’engagement de poursuites judiciaires. Ainsi, le gouvernement entend « redonner confiance aux agents honnêtes et méritants » et à « donner espoir à la jeunesse béninoise, en mal de repère et à réinstaurer l'excellence dans notre système éducatif ».

Le ministre du Travail, de la Fonction publique a été instruit aux fins de renforcer le contrôle des diplômes en faisant procéder à une contre-expertise du travail de la commission par un cabinet indépendant, de faire adopter, par la commission, des méthodes modernes de vérification pour mieux affiner ses procédures et de la doter de moyens conséquents pouvant lui permettre d'accélérer ses travaux. Le ministre devrait également prendre les mesures nécessaires pour interdire l'accès aux concours d'entrée à la Fonction publique des détenteurs de diplômes obtenus dans les établissements privés non agréés par l'Etat, selon le compte rendu du Conseil des ministres.
Puis, le 25 novembre 2016, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs) révèle que 78 individus sont épinglés dont 77 sont détenteurs de faux baccalauréats et une personne détentrice d’une fausse maîtrise ès-Sciences économiques et de gestion obtenue en France. La plupart, soit 69 cas au total, sont des diplômes prétendus obtenus au Niger ; les autres seraient acquis au Togo, au Congo, en Mauritanie, au Mali, au Burkina Faso. Le Conseil des ministres a relevé que « Cette situation, pour le moins préoccupante, devient récurrente au regard du nombre considérable des cas de contrefaçon de diplômes étrangers et même d’attestations d’authenticité et d’équivalence de diplômes ». Il a été donc décidé d’appliquer sans complaisance les sanctions prévues par les textes en vigueur. « Car, il n’y a point de progrès sans justice sociale », dira le président Patrice Talon, lors de son message sur l’état de la nation en décembre 2016 à l’Assemblée nationale.

Les cas se multiplient

Au cours de sa séance du mercredi 11 janvier 2017, le Conseil des ministres s’est penché sur la situation des agents occasionnels et autres reversés dans la Fonction publique en qualité d’agents contractuels de l’Etat à partir de 2006. Des missions de vérification des conditions de reversement ont relevé, en fait, des dysfonctionnements avec de faux diplômes, faux certificats, des discordances de date d’une pièce à l’autre, mentionne le compte rendu. Des dérapages qui ont fait porter l’effectif global des agents reversés à 35000 pour une estimation initiale de 8 000, et faire ainsi gonfler la masse salariale.
Au titre du premier trimestre de l’année 2017, après avoir dépouillé 12014 dossiers d’agents de l’Etat dont 4 189 effectivement traités par les structures de délivrance de diplômes, la Cnvad fait état de 19 nouveaux présumés faussaires identifiés parmi lesquels 13 cas sont avérés et rendus publics.
Mercredi 28 février 2018, de nouveaux cas de faux diplômes sont rendus publics à l’issue du Conseil des ministres qui a examiné le rapport des travaux de la Cnvad au titre des deuxième et troisième trimestres 2017. Sur 8368 dossiers étudiés, 40 agents suspectés d’avoir de faux diplômes ont été auditionnés dans le respect du principe du contradictoire. Dix n’ont pas cru devoir répondre aux convocations. Parmi ceux qui ont été écoutés, « certains agents ont présenté des diplômes que les établissements censés les avoir délivrés ne reconnaissent pas ; d’autres ont présenté des diplômes ou des certificats apocryphes, c’est-à-dire non authentiques et donc douteux, sans pouvoir en prouver la régularité », mentionne le compte rendu du Conseil des ministres. Au finish, 34 agents sont passés aux aveux devant la commission tandis que 6 rejettent l’accusation de faux diplômes.
Pour rappel, la Commission nationale de vérification de l'authenticité des diplômes des agents dont la création remonte à la Conférence des Forces vives de la Nation de février 1990, a examiné, du 31 décembre 1990 au 31 décembre 2015, au total 48 519 diplômes dont 45 600 diplômes nationaux. L'examen de ces diplômes avait déjà permis de détecter et de soumettre à la procédure d'audition, 92 agents détenteurs de faux diplômes dont 66 sont déjà radiés de la Fonction publique et 16 font l'objet d'une procédure de radiation de la Fonction publique.
Des dizaines de faux diplômés, certainement, sont encore tapis dans les rangs des agents civils et militaires de l’Etat et doivent être démasqués. Cela participe de la modernisation de l’Administration publique béninoise politisée et minée par le népotisme, le clientélisme, la corruption.

Actualités 06 avr. 2018


Coopération et relations internationales: Une diplomatie au service du développement
[caption id="attachment_28682" align="alignnone" width="1024"]La diplomatie Béninoise à démonré[/caption]

Les acteurs de la diplomatie béninoise ont eu l’occasion de démontrer, au cours de ces deux dernières années, qu’ils sont au service du rayonnement du Bénin et qu’ils constituent un maillon important de la mobilisation de ressources au service du développement.

Les maux de la diplomatie béninoise diagnostiqués dans le projet de candidature du président Patrice Talon trouvent actuellement des solutions. La pléthore notée dans les représentations diplomatiques a été solutionnée par une réduction des représentations diplomatiques et consulaires, dans un souci de rationalisation et de rendement. 

Depuis 2016, il est d’évidence que la diplomatie béninoise s’est fixé de nouveaux objectifs et traduit les ambitions des dirigeants actuels par de meilleurs résultats. Le réseau diplomatique et consulaire du Bénin compte actuellement 37 missions diplomatiques et consulaires dont vingt-neuf ambassades, consulats généraux et trois missions commerciales, selon des chiffres émanant du ministère des Affaires étrangères. Sauf que le gouvernement ne s’est pas contenté de réduire les postes diplomatiques. A l’ère de la Rupture, les ambassadeurs sont dotés de lettres de mission qui font d’eux des agents mobilisateurs de ressources au service du développement de leur pays. Ces lettres ne servent pas seulement de boussole à leurs actions au sein des services extérieurs mais sont également un instrument de gestion axée sur les résultats. Au cours des vingt-quatre derniers mois, la diplomatie béninoise s’est montrée particulièrement très engagée sur certains chantiers, notamment celui de la promotion de la culture béninoise.
La diplomatie a ainsi innové et œuvré au rayonnement de la culture à travers l’exposition dans les locaux du ministère des œuvres des artistes peintres et sculpteurs. Celles-ci ont eu lieu à chaque rencontre périodique avec le corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin. C’est d’ailleurs là l’une des innovations de l’actuel ministre des Affaires étrangères qui permet d’entretenir un contact permanent avec le milieu diplomatique. Ces sessions d’échanges avec les chefs de missions diplomatiques et les représentants d’organisations internationales sont l’occasion de les informer sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement.

Des offensives sur tous les fronts

Le 26 août 2016, le Bénin a officiellement réclamé à la France la restitution des biens culturels issus du patrimoine culturel béninois et présent dans plusieurs collections françaises. Un comité national a été mis en place et est présidé par le ministre en charge du Tourisme et de la Culture. Le ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération prend une part active au sein dudit comité pour une diplomatie offensive auprès de la partie française. A terme, à l’instar de certains pays du monde, le Bénin pourra bénéficier des dividendes de ses trésors culturels restés en France. La dernière visite à Paris du chef de l’Etat a permis de donner un coup d’accélérateur à ce projet. L’espoir est de plus en plus permis quant au retour de ses biens, pourrait-on dire.
Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a activement œuvré en vue du positionnement des cadres béninois à des postes de haut niveau. Ainsi, en moins de deux ans, plusieurs d’entre eux ont été promus. On peut citer, entre autres, l’élection de Me Reine Alapini Gansou au poste de juge à la Cour pénale internationale, l’élection du Bénin au sein de plusieurs organes de l’Unesco, l’élection de madame Elisabeth Afiavi Gnansounou Fourn comme membre du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption, la nomination du Général Moumouni Zankaro comme commandant de l’état-major du Secteur de Bangui par les Nations Unies, la nomination de madame Bernadette Houndékandji épouse Codjovi comme juge à la Chambre d’accusation de la Cour pénale spéciale de la République centrafricaine et bien d’autres.
Dans le même temps, le Bénin a étendu sa coopération à de nouveaux partenaires du continent afin de faire de l’intégration africaine et de la coopération Sud-Sud une réalité. La coopération s’est intensifiée avec des pays de l’Afrique de l’Est, le Kenya et le Rwanda particulièrement.

La mobilisation des ressources

La mobilisation des ressources s’effectue dans le cadre des partenariats traditionnels (bilatéraux et multilatéraux). Mais l’administration actuelle se caractérise par la recherche de partenariats innovants et privilégie les financements ou les réalisations de projets économiques structurants. L’effort de mobilisation de ressources par des ambassadeurs a attiré vers le Bénin de potentiels investisseurs privés des pays suivants : Afrique du Sud, Algérie, Arabie Saoudite, Belgique, Canada, Chine, Danemark, Espagne, Estonie, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Lettonie, Pays-Bas, Russie, Suède, Suisse, Tunisie, Turquie... Mais également des investisseurs institutionnels. Il a été mobilisé auprès des partenaires bilatéraux (Allemagne, Belgique, Brésil, Canada, Chine, France, Japon, Pays-Bas, Suisse) la somme de 483,217 milliards de F Cfa entre avril 2016 et décembre 2017.
On pourrait donc dire sans se tromper que la diplomatie béninoise, deux ans après l’avènement au pouvoir de Patrice Talon est devenu un outil phare dans la mobilisation des ressources et moyens en vue du financement du programme d’actions du gouvernement, document de référence pour la gouvernance 2016-2021 au Bénin.

Actualités 06 avr. 2018


Deux ans après l’avènement du régime de la Rupture: Le tourisme décolle, la culture marque les pas
[caption id="attachment_28680" align="alignnone" width="1024"]Le secteur artistique et culturel peine à connaître un essor à l'ère du Nouveau départ[/caption]

Sur les 45 projets phares du Programme d’action du gouvernement « Bénin révélé », six sont réservés au secteur du tourisme. L’ambition ici, c’est de faire du tourisme un des leviers importants à même de révéler le Bénin au reste du monde. Depuis deux ans, des pas de géant ont été posés et le Bénin touristiquement révélé a pris son envol.

« Nous sommes riches d’un patrimoine historique, culturel et naturel extraordinaire dont nous pouvons être fiers. Ce patrimoine doit nous permettre de développer le tourisme, un secteur largement pourvoyeur d’emplois et capable de faire rayonner le Bénin dans le monde ». Cette déclaration du président de la République, Patrice Talon, à l’occasion du lancement du Programme d’action de son gouvernement traduit clairement sa vision et son ambition pour ce secteur pourvoyeur d’emplois et de devises. 

Au Bénin, la contribution du tourisme au Produit intérieur brut (Pib) est encore très modeste. Malgré son potentiel touristique exceptionnel, le pays est logé parmi les derniers pays au niveau de l’indice du développement touristique de l’Organisation mondiale du tourisme. A peine 200 000 touristes par an, selon des données de 2014. Un taux de fréquentation jugé trop modeste pour le régime de la Rupture qui a fait du tourisme l’un des piliers centraux du développement du Bénin pour les années à venir.

Le nouveau départ du parc de la Penjari

La plus grande réserve animalière de l’Afrique de l’Ouest part à la conquête de ses touristes perdus. Le parc de la Penjari vit à l’ère des réformes du Nouveau départ et sa flore et sa faune sont passées aux mains des professionnels de la gestion des parcs. Une révolution s’opère au niveau du parc de la Pendjari depuis la reprise de cet espace par l’organisation African Park Network. Cette structure allie haute technologie et expertise. En témoignent l’important arsenal qui y a été déployé et le travail abattu sur le terrain pour recenser et surtout sécuriser l’espace et ses occupants. Tout est également mis en œuvre pour l’atteinte de l’objectif « braconnage zéro ».
Tous les jours, une Ulm (petit avion) survole le parc à basse altitude pour détecter la moindre menace et surtout suivre le mouvement des bêtes. L’appareil se révèle encore plus utile à l’occasion de la pose des colliers Gps aux animaux. A ce dispositif, on a joint un suivi à la trace des animaux à travers un système satellitaire que coordonne une cellule au sol. Laquelle est en communication permanente avec les garde-faunes, les Rangers, dotés de téléphone satellitaire et autres moyens technologiques de haute portée. Tout le parc, d’une superficie de 4700 km², est cerné et le déplacement des animaux est suivi à la trace avec un compte rendu en temps réel, toutes les dix minutes.
Autre élément de la nouvelle vie du parc, les Rangers. Ils sont des remparts contre toutes incursions malveillantes dans le parc. Ces jeunes et vigoureux bras valides durement formés et chargés de la protection et de la sécurisation de la faune sécurisent 24 heures sur 24 la Pendjari pour le bonheur de la faune et des touristes. D’un parc désorganisé, désabusé, surexploité, braconné avec une quasi-absence de statistiques et de données fiables, African Park s’emploie à faire de la Pendjari une réserve naturelle où les animaux vivent en paix, sans la moindre menace et sans agression, assure James Terjanian, directeur du complexe de la Pendjari.

Réinventer la cité lacustre
de Ganvié

Les projets touristiques à l’heure du ‘’Bénin révélé’’ intègrent également la cité lacustre de Ganvié qui bénéficie désormais d’un vaste projet de rénovation. Le gouvernement avait, en son temps, instruit le ministre du Cadre de vie et du Développement durable à l’effet de faire engager les études de détails qui porteront sur neuf secteurs d’intervention dans la cité lacustre de Ganvié. Il s’agit de l’urbanisme, de la rénovation de l’habitat, des équipements de confort, de la santé, de l’enseignement, de la formation continue, de l’environnement du lac, de la pêche et du tourisme. Ceci, dans le cadre de l’initiative « Réinventer la cité lacustre de Ganvié », un des projets phares retenus par le Programme d’action du gouvernement (Pag). L’ambition ici, c’est de faire du tourisme un pilier majeur de l’économie béninoise. Le projet vise à faire de Ganvié, à travers la réhabilitation de son habitat, de son cadre de vie et de sa protection environnementale, un site pilote de mise en valeur d’un tourisme lacustre respectueux de l’authenticité et des normes environnementales. Il s’agit donc de réinventer cette cité lacustre sur des bases culturelles et sociales fortes et solides.

Le secteur culturel cherche ses marques

Si l’on peut admettre avec certitude, au regard des éléments sus-évoqués, que le secteur du tourisme est promis à un bel avenir sous le régime de la Rupture, l’on ne peut pas en dire autant du secteur culturel. Deux après l’avènement du régime de la Rupture, le secteur culturel marque encore les pas. Il n’a pas réussi à décoller. Les nombreuses réformes promises battent de l’aile et ne se concrétisent pas encore. Les anciennes structures de financement du secteur ayant montré leurs limites et ont, certes, été dissoutes mais les organes qui les remplacent tardent à s’installer pour relancer la promotion artistique et culturelle. Pendant ce temps, les artistes triment, du moins certains. Ceux qui avaient pris l’habitude de s’essayer loin des guichets étatiques poursuivent leurs aventures et projets sans anicroches. Mais la marmaille de gens sans formation ni talent qui vivaient sur le dos du Fonds d’aide à la culture l’ont appris à leurs dépens. Plus rien ne sera plus comme avant, promet-on depuis deux ans.
Sauf que les résultats ne suivent pas. Fort heureusement, il y a quelques jours, l’annonce de la tenue effective de la quatorzième édition du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) a ravivé les cœurs et fait renaître l’espoir quant à la reprise imminente des activités culturelles, surtout lorsqu’on sait que le ministre en charge du secteur a dévoilé, il y a peu, son plan d’actions et le chronogramme retenu?

Mesures incitatives

Plus de trente pays africains sont exemptés de visas d’entrée au Bénin depuis plusieurs mois. Cette mesure de facilitation qui vise les touristes et autres demandeurs de séjour au Bénin concerne des pays comme l’Afrique du Sud, l’Angola, le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Gabon, le Tchad, la Guinée équatoriale, la Tanzanie, le Rwanda, le Zimbabwe, etc. Les ressortissants de ces pays peuvent donc fouler le sol béninois sans difficulté ni formalités protocolaires de visas. Ils « sont exemptés du visa d’entrée au Bénin pour une durée n’excédant pas 90 jours ». Si la mesure vise à faciliter les échanges entre le Bénin et les autres pays du continent, elle penche également en faveur de la promotion touristique. Ce secteur porteur de ressources est hissé au rang de priorité de développement.
A cette première mesure, sera associée plus tard, une autre : la disponibilité en ligne du visa à destination du Bénin. Annoncée pour prendre effet depuis le début de cette année, cette réforme s’inscrit dans la logique d’une facilitation de l’obtention du visa.
En plus de ces mesures, le gouvernement soucieux de faciliter le déplacement des Béninois de la diaspora de leurs lieux de résidence vers leur pays d’origine a décidé d’accorder de nouvelles commodités pour l’obtention du passeport béninois. Le gouvernement a ainsi entrepris de réduire le délai et les frais d’établissement ou de renouvellement de passeports biométriques au profit des Béninois vivant à l’extérieur. Ainsi, le délai pour l’établissement des passeports est désormais de quinze jours à compter de la date de dépôt du dossier de demande, comportant toutes les pièces requises, dans les représentations diplomatiques et consulaires dotées du kit de collecte des données biométriques. Pour l’instant, onze représentations diplomatiques et consulaires à savoir Berlin, Moscou, Paris, Rome, Brasilia, Washington, Ottawa, Pékin, Kinshasa, Pretoria et Libreville sont dotées desdits kits. Les frais d’établissement ou de renouvellement sont désormais fixés à 65 000 F Cfa (100 euros) dans les zones Europe, Amérique et Asie et 50 000 F Cfa dans la zone Afrique. Ces frais comprennent le coût de réalisation du passeport fixé à 30 000 F Cfa pour tout Béninois, majoré d’un forfait pour l’expédition. Cette option de faciliter les démarches aux Béninois pour l'obtention ou le renouvellement du passeport s’étend également au délai de livraison de cette pièce pour ceux de l’intérieur du pays. Elle passe désormais à trois jours au lieu des 10, voire 15 jusque-là notés.

Actualités 06 avr. 2018


Négociations gouvernement-syndicats: L’amère expérience de la fronde sociale
[caption id="attachment_28679" align="alignnone" width="1024"]En dépit des négociations gouvernement-syndicats,...[/caption]

A chaque régime, sa série de crises sociales. Le gouvernement du Nouveau départ en fait l’amère expérience, depuis janvier dernier, avec une cascade de motions de grève qui a fini par paralyser une bonne partie de l’Administration publique, pendant près de trois mois.

Comme l’on pouvait s’y attendre, le gouvernement de la Rupture ou du Nouveau départ n’a pas fait exception aux frondes sociales qui s’emparent de chaque nouveau régime. Avec des réformes qui ne priorisent pas forcément le social, l’inévitable tant redouté arriva pour donner du fil à retordre aux gouvernants.

La grogne sociale se faisait déjà persistante depuis plusieurs mois, notamment avec la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) qui a commencé à dénoncer une politique de « ruine des activités des opérateurs économiques nationaux, la mévente dans les marchés, la perte des emplois, l’augmentation du taux de chômage, de l’inflation et les privatisations ou liquidations des secteurs stratégiques de l’économie du pays ».
En effet, le Conseil des ministres en date du 30 novembre 2016 a décidé de la « liquidation ordonnée » des structures étatiques sous la tutelle du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) à savoir la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra), l’Office national d’appui à la sécurité alimentaire (Onasa), l’Office national de stabilisation et de soutien des prix des revenus agricoles (Ons) et la Centrale d’achat des intrants agricoles (Caia). Cette décision qui devrait permettre une « rationalisation » institutionnelle et financière, met au chômage des dizaines d’agents. Les critiques sont sévères.
Mais avant, les travailleurs s’insurgeaient déjà contre la décision du Conseil des ministres du 5 octobre 2016 de suspendre les activités des organisations d’étudiants sur les quatre campus universitaires publics du pays. Cette décision « viole l’article 25 de la Constitution du 11 décembre 1990 du Bénin », a dénoncé la Fédération des syndicats des travailleurs du ministère en charge des Finances (Fesyntra-Finances) de Laurent Mètongnon. La Cour constitutionnelle lui donnera raison à travers sa décision Dcc 17-065 du 16 mars 2017.
Les marches, les sit-in et les déclarations de protestation contre la situation sociale se succèdent, après les casses liées à l’opération de libération de l’espace public début 2017. La Fesyntra-Finances, le Front pour un sursaut patriotique (Fsp), la Convention patriotique des forces de gauche, le Parti communiste du Bénin, avec en tête de pont pratiquement les mêmes acteurs, en feront leur sport favori. Ils multiplient les sorties médiatiques, les sit-in et les marches. Ils fustigent, entre autres, « le piratage ou l’acharnement contre les médias non conformistes, le marquage des rues par des lignes rouges, les interdictions des marches de protestation et le bâillonnement des libertés syndicales ».

Alertes tous azimuts

La Cstb et la Fesyntra-Finances organisent un sit-in, le jeudi 16 mars 2017, sur l’esplanade du palais des Gouverneurs à Porto-Novo, pour manifester leur mécontentement contre des propositions de lois inscrites à l’ordre du jour de la deuxième session extraordinaire de l’année 2017 de l’Assemblée nationale. Ils incriminent, entre autres, la proposition de loi portant organisation du secret de la défense nationale, la proposition de loi portant régime général d'emploi des collaborateurs extérieurs de l'Etat, celle relative au renseignement et celle fixant les conditions et la procédure d'embauche, de placement de la main-d'œuvre et de résiliation de contrat de travail. Ces propositions constituent « une menace pour les travailleurs de l’Administration publique qui pourraient être relégués au second rang lors des nominations à des postes stratégiques au profit des retraités recrutés sous contrat avec l’Etat si la loi arrivait à être votée », à en croire Paul Essè Iko, ancien secrétaire général de la Cstb.
Ces réformes législatives risquent à terme de « ligoter le peuple et le priver de ses droits fondamentaux pour surtout légaliser la privatisation de l’administration publique par l’utilisation des collaborateurs extérieurs sous contrat avec l’Etat, précariser davantage l’emploi et instaurer un régime policier par la systématisation de l’espionnage d’Etat sur les citoyens », alerte Mathurine Sossoukpè. Malgré les protestations, ces propositions de loi passent au Parlement comme une lettre à la poste. La Cour constitutionnelle approuvera la loi n°2017-44 portant recueil du renseignement en République du Bénin mais déclarera non conforme à la Constitution celle portant régime général d'emplois des collaborateurs extérieurs de l'Etat votée le 17 mars 2017.
Début août 2017, l’on apprend que le secrétaire général du Syndicat national de la police (Synapolice), Clément Akiyè, est mis aux arrêts de rigueur, pour « une léthargie et une légèreté dans l'exécution de la mission de surveillance du domicile de l'ex-maire de la ville Cotonou, Léhady Soglo ».
Le 5 septembre 2017, le capitaine Patrice Trékpo, secrétaire général du Syndicat national des Eaux, Forêts et Chasse (Syna-Efc) est également mis aux arrêts de rigueur pour soixante jours, après des supposées ‘’menaces’’ proférées (sur une télévision de la place) à propos de la privatisation du parc de la Pendjari au profit de l’Ong African Parks Network. Plus tard, le gouvernement approuve, le 13 décembre 2017, sa révocation du personnel des eaux, forêts et chasse, suite à la sanction de mise en non activité pour une durée de trois mois. La Cstb, encore elle, dénonce une mesure « arbitraire et politique » contre le responsable syndical, comme dans l’affaire de placement « hasardeux » des fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) à la Banque internationale du Bénin (Bibe, au bord de la faillite) moyennant rétro-commissions, dans laquelle les sieurs Laurent Mètongnon, Moussa Adégoké, Saliou Aboudou Youssao et autres sont impliqués. Les réactions fusent de partout dans les rangs des syndicalistes. Les protestations sont vives.

L’escalade de la
contestation

Les revendications sont restées lettres mortes jusqu’au vote, début janvier 2018, à l’Assemblée nationale de la loi complétant la loi 2015-18 du 13 juillet 2017 portant statut général de la Fonction publique en République du Bénin. Cette loi qui supprime notamment la grève aux agents permanents de l’Etat des secteurs de la justice, de la santé, de l’éducation, de la sécurité publique, met le feu aux poudres.
Il n’en fallait pas plus pour que l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) et les centrales et confédérations syndicales (Unstb, Cstb, Cgtb, Cspib, Cosi-Bénin, Csa-Bénin, Csub) bandent leurs muscles et entrent dans la danse. Cette loi « remet dangereusement en cause les libertés conquises et la démocratie au Bénin », estime la Cstb.
Outre le rétablissement du droit de grève, les regroupements de travailleurs en mouvement, dans leur motion commune, exigent le respect et la protection des libertés syndicales, d’expression et d’association, la relecture de la loi n°2015-18 portant statut général de la Fonction publique et l’application intégrale des statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire par la prise des arrêtés d’application. Aussi réclament-ils la revalorisation du point indiciaire, l’augmentation du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) ainsi que la hiérarchisation des salaires minima.
Les syndicats demandent également le respect par le gouvernement des engagements contenus dans la Charte nationale du dialogue social, l’arrêt de la concession de la gestion des structures et entreprises d’Etat au privé sans implication et consultation préalables des travailleurs, l’abrogation des lois dites « antisociales » sur l’embauche, le placement de la main-d’œuvre, le recrutement de collaborateurs extérieurs.
Et c’est parti pour plus de deux mois de paralysie, marquée par un ton ferme du gouvernement mais qui se montre quelque peu ouvert au dialogue et intransigeant sur les défalcations opérées sur salaire, lesquelles ont jeté de l’huile sur le feu.
Après moult négociations et interventions des responsables d’institutions, de confessions religieuses et autres, les travailleurs retrouvent peu à peu le chemin des services. Et l’on espère que cela durera longtemps. Autrement, ce serait l’amorce d’un règne tumultueux.

Actualités 06 avr. 2018


Utilisation des technologies spatiales pour le développement durable: Télédétection et géoscience pour gérer l’environnement

L’Université d’Abomey-Calavi a abrité, ce jeudi 5 avril, une conférence publique dont les échanges ont tourné autour de l’utilisation des technologies spatiales pour le développement durable. Danielle Wood, professeur assistant de Mit Media Lab, Massachusetts institute of technology, a animé la communication principale.

Dans le cadre de sa visite scientifique au Bénin, Danielle Wood, professeur assistant de Mit Media Lab, directeur de Space enable group Massachusetts institute of technology, a animé une conférence publique, ce jeudi 5 avril 2018 sur le campus d’Abomey-Calavi. Les échanges ont porté sur les applications de la télédétection et la géoscience pour la gestion des informations relatives à la surveillance en agriculture, des zones humides, des espèces envahissantes, de l’utilisation des terres, la pollution, la qualité de l’eau, l’inondation des terres et la gestion des bases de données pour une prise de décision par les décideurs.
Selon le recteur de l’université, professeur Maxime da Cruz, l’objectif de cette visite de Mme Wood au Bénin est de développer des axes de collaboration de recherche avec des équipes des laboratoires des universités nationales du Bénin. Pour lui, les axes de recherche de cette scientifique qui s’intéresse à un domaine de pointe les satellites,, portent sur comment utiliser la technologie spatiale pour le développement durable.
Selon Dr. Mouftaou Folha,
cofondateur de Green Keeper Africa et initiateur de la visite de Mme Wood au Bénin, cette conférence pourrait stimuler et inspirer. « C’est de voir une femme avec une expérience aussi importante dans le domaine », souligne-t-il en précisant, par ailleurs, que c’est une opportunité de développer des partenariats de recherches, mais également de développer un réseau qui va aider à développer des sujets et projets de recherche.
Dr. Ismaïla Toko Imorou, enseignant chercheur à l’Uac, se réjouit de cette rencontre qui a permis, selon ses dires, le partage des expériences et pourrait déboucher sur des partenariats. Mais, il affirme que le plus important pour le département de Géographie est d’utiliser les données satellitaires pour former les étudiants et les acteurs du développement local.
Pour Dr. Ousséni Pouna, enseignant à l’Université nationale des sciences, technologiques, ingénierie et mathématiques (Unistim), cette conférence est une opportunité pour les enseignants et les étudiants. Il explique que la télédétection a des applications qui peuvent permettre de réaliser beaucoup d’économie sur plusieurs études. Il cite les problèmes de l’environnement avec la déforestation et autres problèmes d’assainissement et d’urbanisation pour souligner que lorsque les scientifiques ont des données de télédétection avec la capacité d’un bon traitement, cela peut permettre de réaliser des gains d’économie aux pays. « Cela va nous éviter, en réalité, d’aller collecter les données sur le terrain. À partir des données de télédétection, notamment les images satellites, nous pouvons suivre l’état de notre environnement », a-t-il expliqué.

Actualités 06 avr. 2018


Diffusion des comptes extérieurs du Bénin au titre de l’année 2016: La balance des paiements déficitaire de 168 milliards F Cfa

La direction nationale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a organisé, ce jeudi 5 avril à Cotonou, l’édition 2018 de la Journée de diffusion des comptes extérieurs du Bénin au titre de l’année 2016. Cette journée qui est à sa dixième édition a été une occasion pour les différents acteurs invités d’analyser les résultats de la balance des paiements de l’année 2016 et de la position extérieure globale à fin décembre 2016 du Bénin.

Les échanges extérieurs du Bénin ont connu une évolution en cohérence avec le contexte international et régional peu favorable et avec l’activité économique nationale, qui s’est soldée par un taux de croissance économique de 4,0 % en 2016. Tandis que le solde global de la balance des paiements s’est affiché en déficit de 168,0128 milliards de francs Cfa contre un excédent de 83,5778 milliards en 2015. C’est la conclusion qu’on peut tirer des comptes extérieurs du Bénin au titre de l’année 2016 présentés hier par la direction nationale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) au cours de l’édition 2018 de la Journée de diffusion des comptes du Bénin.
A l’ouverture des travaux, le directeur national de la Bceao, Alain Komaclo a rappelé que la Journée de diffusion des comptes extérieurs a été initiée en 2009 par la Bceao pour analyser la balance des paiements de chaque pays. Pour lui, la tenue de cette journée, chaque année, est une volonté des autorités de la banque centrale d’améliorer les statistiques des données collectées dans différents secteurs dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).
Pour le directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, Servais Adjovi, qui a ouvert les travaux au nom de son ministre, l’organisation chaque année de cette journée est désormais ancrée dans l’agenda des événements du Bénin. La journée de diffusion, estime-t-il, est une occasion pour échanger avec le secteur privé et rassurer tous les acteurs ayant participé à la collecte des informations entrant dans le cadre de ces comptes extérieurs.
Selon une présentation qui a été faite, l’évolution globale de la balance des paiements traduit essentiellement une accentuation du déficit des transactions courantes et une baisse des mobilisations des ressources extérieures par le gouvernement. Des mobilisations à travers des émissions de titres publics et des tirages de ressources effectuées auprès des partenaires financiers.
Le déficit structurel du solde des transactions courantes, rapporté au Produit intérieur brut (Pib), s’est alourdi en 2016. Il en ressorte à 9,4 % en 2016 contre 9,0% en 2015, en relation principalement avec une aggravation du solde déficitaire de la balance des biens, consécutive à la progression des importations de produits alimentaires.

Recommandations

Dans les conditions qui viennent d’être présentées, la Bceao recommande de poursuivre les efforts visant à la transformation structurelle de l’économie béninoise, à l’aune des critères définis par une recommandation de l’Uemoa du 25 septembre 2014. Cette recommandation est relative à l’élaboration des programmes pluriannuels de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité des Etats membres de l’Uemoa. Dans cette perspective, des actions ont été envisagées. Au nombre de ces actions, il y a la poursuite des efforts de diversification de l’économie, notamment à travers la valorisation des filières agricoles identifiées dans le Programme d’action du gouvernement (Pag).
Le gouvernement devra aussi, dans le cadre de ses actions, poursuivre l’amélioration du climat des affaires et le recours au partenariat public-privé pour la réalisation des projets de programmes inscrits au Pag. Il devra également continuer le renforcement de l’offre d’énergie, conformément aux objectifs sectoriels et aux actions identifiées dans le cadre du deuxième compact du Millennium Challenge Account (Mca II).
Toujours dans la perspective, il faudra selon la Bceao, une consolidation de cette mobilisation des ressources intérieures, en lien avec les mesures structurelles visant la généralisation de l’Identifiant fiscal unique (Ifu), la connexion des bases de données des différentes régies financières. Puis, le renforcement de l’efficacité des dépenses publiques, afin de créer un espace budgétaire qui permettra d’accroître les investissements publics, tout en préservant la viabilité de la dette n.

Actualités 06 avr. 2018


Aménagement du territoire et protection de l’environnement: Des avancées notables pour un cadre vie sain

L’aménagement du cadre de vie et la protection de l’environnement restent au rang des priorités du gouvernement depuis deux ans. Plusieurs réformes ont été opérées dans ces secteurs sous l’égide du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato.

La libération et l’aménagement des espaces publics dans les villes, la protection des côtes, la préservation des forêts constituent les actions fortes du gouvernement du président Patrice Talon depuis deux ans. De grandes réformes sont annoncées par le ministre Didier Tonato pour cette année 2018 suite aux études réalisées l’an dernier. « Nous avons passé 2017 à finaliser les études techniques de faisabilité et les différents dossiers d’appel d’offres. Nous allons donc entrer à partir de 2018 dans la phase opérationnelle de ces projets », a laissé entendre José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du développement durable. En témoignent les deux aménagements paysagers achevés à Cotonou (terre-plein central de Missèbo, abords des rails à Houéyiho). Un troisième est en cours à la place Gaston Nègre à Cotonou.
Le démarrage du projet Asphaltage consistant à la réhabilitation des voiries et à l’assainissement dans neuf grandes villes pour un total de 660 km de voirie est imminent. La première phase prend en compte les villes de Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo, Sèmè-Kpodji, Lokossa, Bohicon, Abomey, Parakou et Natitingou. En prélude au lancement, le ministre Didier Tonato a rencontré les autorités communales et les préfets des territoires concernés, le jeudi 29 mars dernier. Ce projet novateur viendra rendre encore plus agréable le cadre de vie après la libération des espaces publics. Selon le ministre Didier Tonato, la libération des espaces publics facilite le démarrage de tous les projets urbains à développer jusqu’en 2021: projet Asphaltage et tous autres chantiers d’aménagement de voirie urbaine, Projet de modernisation du système de gestion des ordures dans le Grand Nokoué, l’Aménagement des berges à Cotonou et à Porto-Novo, le Programme villes durables, le Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques, etc.

Protection des côtes de Cotonou à Grand-Popo

L’aménagement et la sécurisation des plages du littoral béninois sur la bande des 125 km depuis Sèmè-Kraké jusqu’à Hillacondji ont augmenté la fréquentation de nos plages. Les principaux indicateurs de résultats à ce niveau se présentent comme suit : 3849 emplois temporaires créés, 3098 ha de plages nettoyées et 8090 m3 de déchets enlevés dans un intervalle de 10 jours. Actuellement, les plages sont gardées dans un état de propreté permanente et le Plan d’aménagement opérationnel et résilient de la plage (Paor) de la bande côtière du Bénin est élaboré.
Le projet de construction des épis et de dragage pour amoindrir l’érosion côtière est également enclenché par le gouvernement. Le président de la République du Bénin, Patrice Talon, en compagnie du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, s’est rendu lui-même, le 15 février dernier sur la berge côtière Est de Cotonou pour apprécier l’évolution des travaux initiés par le gouvernement béninois dans le cadre de son Programme d’action. Selon José Didier Tonato, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, les travaux avancent considérablement et seront livrée dans les prochains jours. « 40 milliards de F Cfa ont été mobilisés pour ce projet grâce au président de la République », a-t-il déclaré.
Le projet de protection côtière va se poursuivre à Ouidah après Cotonou, en attendant la dernière phase qui part de Hillacondji dans la commune de Grand-Popo jusqu’à l’embouchure du fleuve Mono. «Les études ont également été bouclées et on n’attend que la phase opérationnelle», précise le ministre. Pour Philippe Zoumènou, directeur de la Protection des berges et des côtes, c’est pour juguler le problème d’érosion côtière et protéger nos écosystèmes que cette structure a été créée. Comme annoncée dans le Conseil des ministres du 28 mars dernier, une unité chargée de la surveillance des plans d’eau sera mise en place. Toutes les structures qui s’occupaient de façon éparse de la défense physique du territoire sont mises en synergie pour régler ces problèmes.

Gestion des déchets

La gestion des déchets dans les villes du grand Nokoué, avec le Programme d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (Pugemu), s’est améliorée ces dernières années. Le gouvernement du Nouveau Départ a pris le relai de ce programme avec le projet de modernisation de cinq communes : Porto-Novo, Sèmè-Podji, Cotonou, Abomey-Calavi et Ouidah pour en faire un grand projet de gestion des déchets qui couvre la collecte, le transport, le tri, la valorisation, et l’enfouissement sanitaire, souligne le ministre. Ces cinq communes du grand Nokoué sont dotées de diverses infrastructures de gestion des déchets solides ménagers grâce à un financement de la Banque mondiale. Il s’agit des centres de transfert, des points de regroupement ainsi que des matériels roulants d’une valeur de 5,5 milliards de francs Cfa qui ont été remis le 30 janvier dernier, aux maires desdites communes par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato. Aussi, la législation en vigueur au Bénin par rapport à la protection du cadre de vie a été renforcée par le vote de la loi n° 2017 – 39 du 26 Décembre 2017 portant interdiction de la production, de l’importation, de l’exportation de la commercialisation, de la détention, de la distribution, et de l’utilisation de sachets en plastiques non biodégradables en République du Bénin. Le gouvernement a joué son va-tout pour le vote de cette loi et travaille actuellement pour son application. Car, l’application de cette loi aura des impacts socio-sanitaire, économique et environnemental.

Rénovation de 21 marchés urbains et secondaires

Le démarrage du programme de rénovation des marchés urbains et des marchés secondaires notamment la construction d’un grand marché dans la commune d’Abomey-Calavi est déjà dans sa phase active. C’est dans ce cadre qu’une délégation gouvernementale, conduite par le ministre du Cadre de vie, José Didier Tonato, a rencontré dans l’après-midi du mardi 3 avril dernier, les femmes des marchés de Cotonou. Objectif, expliquer le projet de construction des vingt-et-un marchés. Une réforme qui va permettre de juguler les problèmes d’insécurité, d’insalubrité et d’insuffisance de places, de pollution et dégradation avancée des installations et de détérioration des produits.

Actualités 06 avr. 2018


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