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Nouvelles

Journée internationale des droits de la femme édition 2021: Des femmes plaident pour des horaires spéciaux de travail
L’ouverture des services à 8 h le matin n’arrangerait pas trop les femmes qui doivent faire certains travaux domestiques à la maison avant de se rendre au boulot. Cette observation a été faite par le personnel féminin de l’Ong Cipcré-Bénin qui a commémoré en différé ce lundi 15 mars, l’édition 2021 de la Journée internationale la femme sous le thème « Du leadership des femmes du Cipcré-Bénin à l’amélioration de leurs conditions de travail ». La thématique a permis aux femmes d’échanger sur les différents contours du leadership féminin, d’évoquer leurs préoccupations et les obstacles à lever afin qu’elles puissent se donner davantage au travail. Des échanges, il ressort notamment que c’est trop demander à la femme censée faire des ménages et assurer l’éducation des enfants à la maison de suivre les mêmes horaires de travail que le personnel masculin. La modératrice des discussions, Bella Zèvounou Vendredy, présidente de l’Ong Wolsi, fait remarquer que la situation est générale et ne concerne pas que le personnel féminin de l’Ong Cipcré-Bénin. Du haut de ses expériences, elle plaide que l’heure de travail soit portée à 10 h pour les femmes qui travaillent dans des structures publiques comme privées. Mieux, l’aménagement doit permettre aux femmes travailleuses de vite rentrer à la maison pour s’occuper du ménage. C’est à ce prix que les femmes pourront concilier efficacement travaux domestiques et engagements professionnels, soutient la modératrice. Bella Zèvounou Vendredy salue l’initiative du gouvernement qui a mis en application de nouveaux horaires de travail dans l’administration publique depuis le 1er janvier dernier. Mais elle estime que l’Exécutif doit aller encore plus loin en se penchant spécialement sur les horaires de travail des femmes parce qu’ayant plus de responsabilités au foyer que les hommes. Selon la modératrice, c’est cette situation qui expliquerait en partie les vices que l’on constate chez certains enfants et jeunes dans la société. Tout simplement parce que leur éducation a été ratée à la base. Les parents n’auraient pas eu le temps nécessaire pour s’occuper d’eux, indique Bella Zèvounou Vendredy. «Tout ce que nous faisons, c’est pour la relève. Ce n’est pas pour nous-mêmes. Il faut que les femmes aient assez de temps pour pouvoir s’occuper de cette relève », soutient-elle. Le directeur exécutif national de l’Ong Cipcré-Bénin, Elidja Zossou, dit avoir pris bonne note de leurs doléances. Il a promis de voir ensemble avec tout le personnel la signification de chaque préoccupation et la suite à y donner. Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Société 16 mars 2021


Fawaz Moussougan, consultant en cybersécurité: « Tout le monde encaisse le coup de la censure »
La censure sur Internet affecte la liberté d’expression sur la toile et crée d’énormes pertes économiques aux Etats. Fawaz Moussougan, consultant en cybersécurité, explique le concept et ses enjeux, à l’occasion de la Journée mondiale dédiée au phénomène le 12 mars. La Nation : La communauté internationale a célébré, vendredi 12 mars dernier, la Journée mondiale contre la censure sur Internet. De quoi retourne cette journée ? Fawaz Moussougan : La Journée mondiale contre la censure sur internet appelée encore Journée Internationale pour la liberté d’expression sur Internet a été créée par Reporters Sans Frontières en 2008. Cette journée particulière a été instaurée afin de dénoncer la “cyber censure” dans le monde. Il s’agit de cette censure qui musèle la liberté d’expression sur Internet, celle qui empêche des citoyens d’accéder à Internet, ou qui musèle la parole en ligne. Et ceci en dépit du droit à l’information garanti par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de la personne. Qu’entend-on par censure sur Internet et que gagne-t-on en censurant ? La censure par définition représente le fait d’interdire quelque chose, l’exercice ou la représentation publique de quelque chose. La censure de façon simple est donc la limitation arbitraire ou doctrinale de la liberté d’expression de chacun. On entend par censure de l’Internet, les limitations de l’information disponible par l’intermédiaire d’Internet. Elle est pratiquée en général “au niveau des États”, et le plus souvent à l’encontre des droits de l’Homme. Elle est par essence, une privation. Plusieurs raisons peuvent pousser à la censure d’Internet. Loin d’encourager ce fait, il faut reconnaître qu’aujourd’hui, Internet est un grand espace qui permet un accès à la connaissance, à la culture, et à l’information et qui permet une véritable liberté d’expression. Tout le monde peut décider de créer du contenu sur Internet, lancer des rumeurs, balancer des fausses informations et manipuler l’opinion publique d’un pays. Avec toute cette liberté acquise sur Internet, cela se révèle très vite une arme très efficace. Pour certains, une arme de développement et pour les plus avertis, un instrument d’exercice de stratégie de manipulation publique des esprits. Quelles sont les catégories d’acteurs qui encaissent le coup de la censure ? La censure d’Internet impacte les activités de toutes les personnes exerçant sur Internet et dont le corps de métier est le digital. On peut donc aisément citer les journalistes et par ricochet les médias, tous les blogueurs et ceux qui exercent d’influence par le biais d’Internet ainsi que toutes les personnes disposant d’un téléphone portable capable d’accéder à Internet. Tout le monde encaisse le coup. Économiquement, c’est un manque à gagner énorme pour beaucoup qui vivent dans cet écosystème autour d’Internet. Comment se positionne le Bénin par rapport à la censure sur Internet ? L’accès à Internet est un droit fondamental reconnu par les Nations Unies depuis 2012. Le Bénin, comme tous les pays du monde, ayant une ouverture sur le monde est bien entendu pour l’application des différentes conventions mondiales sur la liberté d’expression. La censure n’a pas toujours pour objectif de museler mais aussi parfois de protéger l’intérêt supérieur de la nation, un enjeu de sécurité intérieur lors d’évènements ou de faits marquants pouvant entraîner un trouble sévère à la stabilité d’une nation. Il est vrai que le pays a connu le 28 avril 2019, pour la première fois dans l’histoire, une coupure d’Internet toute la journée lors des élections législatives. Était-ce pour la préservation de la stabilité du pays ? Je ne saurais donner les motivations de ce geste de l’État. Le Code du Numérique, pour certains professionnels est un outil juridique de censure mais fondamentalement c’est un outil pour encadrer les usages du net et prévenir les dérives. Faut-il incriminer l’État ou les réseaux sociaux face à la censure ? Dans les mécanismes de mise en œuvre de la censure, les réseaux sociaux ne jouent aucun rôle. La responsabilité est au niveau étatique. S’il y a donc un acteur ou “un coupable” dans cette histoire, c’est bien l’Etat. Il y joue un rôle prépondérant. Les opérateurs téléphoniques, qui exécutent les ordres des autorités, sont souvent aussi indexés mais ils sont juste des exécutants. En effet, dans le monde entier, des clauses permettent à l’Etat de couper légalement Internet, notamment pour des raisons de sécurité nationale. Le problème majeur d’ailleurs et il faut le souligner, c’est que, lorsqu’un opérateur de téléphonie mobile entre dans un espace et qu’il signe un accord avec l’Etat, il est très difficile pour lui de désobéir à l’Etat. C’est une relation de subordination. Il risque de perdre sa licence. Actualités 16 mars 2021


Projet Pipeline : Deux mille recrutements lancés
Le projet de construction de Pipeline d’exportation Niger-Bénin entre dans la phase de recrutement de jeunes devant exécuter les différents travaux prévus dans le cadre de la réalisation de ce chantier. La mise en œuvre du projet Pipeline nécessite une main d’œuvre énorme dont le recrutement de deux mille jeunes vient d’être lancé. Pour la construction du Pipeline d’exportation Niger-Bénin (Pneb), le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Adambi lance ce lundi 15 mars 2021, à la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères, la plateforme de recrutement du personnel. Plus de deux mille jeunes seront recrutés dans quatre catégories à savoir emplois-cadres, agents de sécurité, emplois de soutien, ouvriers spécialisés. Au total, cinquante profils sont recherchés pour exécuter les travaux. Leur recrutement se fera via la plateforme y relative. Pour rappel, le projet est long d’environ 2000 km, dont 675, sur la section béninoise. Le pipeline traversera les départements de l’Ouémé, du Plateau, des Collines, du Borgou et l’Alibori. Dix-sept communes sont concernées par cet ouvrage dont le coût est estimé à 608 milliards Fcfa, et financé entièrement par la société West African Oil Pipeline (Benin) Company S.a (Wapco Benin). Actualités 15 mars 2021


Tournée du Mpmepe dans les unités de production: La viabilité des entreprises locales préoccupe le gouvernement
Le ministre des petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l'Emploi Modeste Kérékou effectue depuis jeudi 11 mars dernier une tournée dans les unités de production... C'est pour échanger avec les responsables d’entreprises sur leurs activités, les difficultés et les perspectives de développement de l'emploi. C'est l'entreprise Alpha-Bénin sise à la zone franche économique de Sèmè-Podji qui a accueilli jeudi dernier la délégation conduite par le ministre des petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l'Emploi, Modeste Kèrékou et le directeur général de l'Agence de promotion des investissements et des exportations, Laurent Gangbès. Alpha-Bénin est une entreprise agroalimentaire implantée à Semè-Podji et connue pour son leadership dans la production des pâtes alimentaires Matanti. C'est la seule industrie de production de pâtes alimentaires au Bénin. Alpha-Bénin produit en moyenne 25 mille à 30 mille tonnes de pâtes par an. Une pâte alimentaire de qualité supérieure, faite à 100 % avec du blé, dure, reconnue et certifiée par plusieurs laboratoires européens. Cette entreprise compte près de 300 employés avec en perspective d'étendre à 600 emplois pour une production de 50 mille tonnes si le marché béninois se bonifie... Et pour qu'il en soit ainsi, des défis restent à relever. A en croire la promotrice de Alpha-Bénin, Fatme Zein Rihard, le marché béninois est dynamique mais la concurrence déloyale et l'invasion des produits importés réduisent les opportunités d'affaires des producteurs locaux. « Nous sommes concurrencés par des produits qui viennent de l'extérieur... Les produits importés sont subventionnés depuis l'origine et par conséquent ne sont pas vendus au prix réel. Selon les normes, ces produits une fois à l'intérieur d'un pays devraient voir leurs coûts réajustés par rapport au marché local», fait-elle observer. Il faut, selon elle, une régulation de sorte que les produits venus de l'extérieur ne soient pas moins chers que les produits locaux. Il en va de la sauvegarde de la production nationale et de la préservation de la santé des consommateurs. Fatme Zein Rihard évoque également le coût élevé de l'énergie électrique comme facteur élevant le coût de la production locale. Au regard de la résilience de Alpha-Bénin, le ministre Modeste Kérékou a encouragé l'entreprise pour les efforts faits et les sacrifices consentis au quotidien. Il a réaffirmé à la promotrice les ambitions du gouvernement pour la relance de l'économie et de la production locales. Prenant acte des doléances et suggestions faites, le ministre Modeste Kérékou a assuré de la volonté du gouvernement d'accompagner les entreprises, en l'occurrence celles qui produisent au plan local. Il a par ailleurs insisté sur les normes de qualité et de sécurité qui doivent rester de mise. Economie 15 mars 2021


Post4Health: La poste lutte contre la pandémie
La lutte contre la Covid-19 constitue un énorme défi logistique mondial. Celui-ci est d’autant plus compliqué pour les trois milliards de personnes vivant dans des régions rurales et isolées. Pour contribuer à la distribution des vaccins, l’Union Postale Universelle (Upu) a décidé de lancer le mécanisme Post4Health. L’agence spécialisée du système des Nations Unies possède un vaste réseau mondial composé de près de 650 000 bureaux de poste et de plus de cinq millions d’employés dans 192 pays. La pandémie de Covid-19 a eu de graves conséquences sur le secteur postal, dont notamment une chute importante des volumes de courrier dans le monde entier. Néanmoins, la crise sanitaire a mis en lumière l’appui que les opérateurs postaux apportent aux collectivités, aux économies nationales et aux autorités publiques. Considérés par la plupart des gouvernements comme un service essentiel pendant les périodes de confinement, les services postaux se sont révélés une infrastructure stratégique en fournissant non seulement les services traditionnellement proposés, mais aussi une gamme complète de nouveaux services sociaux et économiques destinés à soutenir les populations vulnérables. Ces nouveaux services comprennent l’accès à des services de paiement (tels que la livraison d’argent liquide à domicile), un accès rapide et fiable à des produits essentiels (tels que des médicaments), la distribution d’équipements de protection individuelle puis d’autres articles et produits médicaux ainsi que la logistique inverse pour la collecte des échantillons et leur transport vers les laboratoires pour analyse. Logistique La sensibilisation et la diffusion d’informations font partie des outils essentiels utilisés dans les campagnes de vaccination de masse dans les pays émergents et en développement. Les autorités de santé publique peuvent utiliser le réseau et le personnel de la poste, dotés d’une couverture géographique unique et d’une vaste connaissance des communautés locales, pour atteindre les objectifs des campagnes de sensibilisation en faveur d’une vaccination de masse. Post4Health compte se concentrer sur la logistique liée à la chaîne du froid et le respect des besoins associés aux vaccins, au fur et à mesure de leur entrée sur le marché. Par le biais de ce mécanisme, l’Upu souhaite aider les postes à acheter du matériel essentiel pour transporter des vaccins et des équipements médicaux (seringues, matériel de protection individuelle, etc.). Pour fonctionner, Post4Health s’appuie sur le financement volontaire des gouvernements, des postes nationales, du secteur privé et des partenaires au développement. Dans un premier temps le Groupe La Poste et le ministère japonais des Affaires intérieures et des Communications ont fait preuve de générosité, avec 100 000 US dollars pour les français et 300 000 US dollars pour le représentant nippon. Pour assurer des efforts coordonnés, l’Upu travaillera en étroite coopération avec ses partenaires au sein des Nations Unies sur les mesures mondiales à prendre contre la Covid-19, notamment avec l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef). Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’office des Nations Unies à Genève (Suisse). International 15 mars 2021


Congrès électif du Cnos-Ben: Julien Minavoa reconduit pour quatre ans
Le bureau exécutif du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben) a été renouvelé, samedi 13 mars dernier, à la faveur du congrès électif de l’institution à Cotonou. Au terme des travaux qui ont connu la participation des 28 fédérations sportives, Julien Minavoa a été plébiscité pour présider aux destinées de l’institution pour un troisième mandat de 4 ans. Candidat à sa propre succession, Julien Minavoa, président sortant du bureau exécutif du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben) a été réélu pour la troisième fois, samedi 13 mars dernier, au terme du congrès électif de l’institution à Cotonou. L’élection a eu lieu après l’appel nominal et vérification des fédérations ayant voix délibérative, le compte rendu de la vérification du quorum et la lecture des dispositions relatives au scrutin. Conduits par Fernande Houngbédji, présidente de la Commission électorale indépendante, les travaux qui ont connu la participation des 28 fédérations membres du Cnos-Ben se sont déroulés dans une bonne ambiance. Respectivement candidats aux postes de vice-président et de secrétaire général Jacques Okoumassou, président de la Fédération béninoise d’escrime et Paul Zinsou, président de la Fédération béninoise de tir à l’arc ont retiré leurs candidatures avant les élections. Ainsi, l’ancienne présidente de la Fédération béninoise de Basket-ball, Célestine Adjanohoun, Jean-Claude Talon, président de la Fédération béninoise de Tennis et Léa Guillaume, membre du Cnos-Bén seront élus vice-présidents tandis que Fernando Hessou conserve son poste de secrétaire général. A l’ouverture des assises, Bonaventure Coffi Codjia, directeur du Sport d’élite, s’est réjoui du déroulement du processus qui a abouti à l’organisation à bonne date de cette assemblée générale élective. Selon lui, le Comité national olympique et sportif béninois reste attaché aux valeurs sportives à travers le respect de ses textes. Il a invité toutes les fédérations à lui emboîter le pas afin que les congrès électifs ne soient plus des moments de rivalités et de contestations. Élu président, Julien Minavoa se dit fier d’avoir été plébiscité par les délégués à la tête de l’institution pour un nouveau mandat de quatre ans. Il entend prôner la bonne gouvernance au sein de toutes les fédérations. « C’est un sentiment de haute fierté et de reconnaissance qui m’anime en ce moment où de hautes personnalités de l’institution m’ont renouvelé leur confiance en me réélisant à la tête de l’institution», a-t-il déclaré. Il a promis de travailler à inoculer le vaccin de la bonne gouvernance à tous les acteurs de sorte que le mandat 2021-2025 soit fructueux pour le sport béninois. Composition du nouveau bureau du Cnos-Ben Président : Julien Minavoa Vice-présidents : Célestine Adjanohoun; Léa Guillaume; Jean-Claude Talon Secrétaire général : Fernando Hessou Secrétaire général adjoint : Achille Aïhou Trésorière générale : Esther Odjo Agboton Trésorier général adjoint :Gratien Gbaguidi Membres : Kassiratou Igué et Germain Loko Membres cooptés : Laure Kuetey (Sportive avérée) ; Judith Ahounou Aïkpé (Présidente Commission Femme et Sports) Sports 15 mars 2021


Microcrédit Alafia: Les populations de l’Atacora- Donga sensibilisées
La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé Mewanou, a entrepris une tournée de sensibilisation au microcrédit Alafia dans les départements de l'Atacora et de la Donga. Elle a successivement visité, samedi 13 mars dernier, Natitingou, Djougou, puis Kolokondé où elle est allée soutenir sa collègue de l'Industrie et du Commerce. Véronique Tognifodé Mewanou était, samedi 13 mars dernier, à la Maison des jeunes de Natitingou avec les femmes et ensuite à la Maison des jeunes de Djougou pour une séance de sensibilisation des cibles. " Les conditions ont été revues. Plus d'intermédiaires. Tout passe par le téléphone ", a repris partout où elle est passée, Véronique Tognifodé Mewanou, dans son message de sensibilisation. Les intérêts ont été revus depuis le lancement de la nouvelle formule il y a trois mois, rappelle la ministre. Poursuivant, elle a évoqué les conditions d’éligibilité plus accessibles et moins contraignantes. Ainsi, développe-t-elle, le gouvernement a réduit les charges d’établissement du certificat d'identification personnelle sur instructions du président de la République. De plus, les conditions faites aux systèmes financiers décentralisés ont été revues pour les motiver. L'autonomisation de la femme s'adonnant à des activités génératrices de revenus est le cheval de bataille du gouvernement et de son chef, a précisé la ministre Véronique Tognifodé Mewanou lors des échanges. Elle a exhorté les bénéficiaires à rembourser les crédits afin de faire tourner la chaîne. Le directeur général du Fonds national de la Microfinance, Abdou Rafiou Bello, a précisé les conditions d'octroi et les Systèmes financiers décentralisés (sfd) d'encadrement selon le département. Pour le maire de Natitingou, Tate Ouindeyama, la femme ne peut exercer le leadership sans autonomisation; c'est pourquoi il s'est non seulement réjoui de la sollicitude du gouvernement envers les femmes mais également du choix porté sur sa commune. Amadou Djibril, premier adjoint au maire, n'a pas non plus tari d'éloges à l'endroit du gouvernement pour tout ce qui est fait en faveur des femmes. Société 15 mars 2021


Culture : La semaine du cinéma vénézuélien à l’Uac
Les films vénézuéliens sont à l’honneur à l’Université d’Abomey-Calavi du 8 au 12 mars à travers la semaine du cinéma vénézuélien. Cette semaine s'inscrit dans le cadre de la célébration des 30 ans de relations diplomatiques entre le Bénin et le Vénézuéla. Dans son intervention, lundi dernier, à l’ouverture de la semaine, l’ambassadrice du Vénézuéla près le Bénin, Belén Teresa Orsini Pic, rappelle les grandes étapes du cinéma vénézuélien vieux de 124 ans, de même que les catégories de films qui ont été produites jusque-là. « Le cinéma vénézuélien a subi plus d'un siècle de transformations culturelles, sociales et technologiques dans l’histoire de notre pays, éveillant l'intérêt d'innombrables cinéastes, promoteurs et artistes qui ont amené le septième art sur tout le territoire national pour projeter des films à caractère historique, action, romance, social, famille, science-fiction et plus récemment, dessin animé pour enfants », a-t-elle déclaré. Les années de transformations du cinéma vénézuélien ont été surtout couronnées de succès avec à la clé des récompenses au niveau national qu’international. Elle cite, à l’occasion, quelques festivals internationaux au cours desquels le cinéma de son pays a reçu des prix. Mais « malgré les difficultés économiques imposées par le blocus et d'autres sanctions unilatérales, le gouvernement bolivarien, par l'intermédiaire du ministère du pouvoir populaire de la culture, encourage, guide et finance les politiques publiques de cet important secteur de l'industrie culturelle, à travers la plateforme du cinéma et des moyens audiovisuels, qui regroupe les institutions dans le domaine audiovisuel : le Centre national autonome de la cinématographie, la Fondation nationale de la cinémathèque, la Villa del Cine et Amazonia Films », poursuit l’ambassadrice avant de lister la demi-douzaine de films retenus pour être projetés à l’occasion de la semaine. L'activité a été organisée par l'ambassade du Vénézuéla en collaboration avec l'Institut national des métiers d'Art, d'Archéologie et de Culture de l'Université d'Abomey-Calavi (Inmaac/Uac). Elle a connu la participation de plusieurs membres du corps diplomatiques accrédité au Bénin, du recteur de l'Uac, Maxime da Cruz, et du ministre béninois de la Culture, Jean-Michel Abimbola qui a d'ailleurs procédé à l'ouverture officielle de ladite semaine. Culture 12 mars 2021


Pauline Sounouvou au sujet de son amour pour la boxe arabe:« Autant l’homme la pratique autant la femme le peut… »
Passionnée de sport particulièrement de la boxe arabe, Pauline Sounouvou fait partie de ces femmes qui pratiquent des sports à connotation masculine. Du roller à la boxe arabe en passant par le kickboxing et le judo, la technicienne agronome de formation allie courage et détermination pour concilier vie professionnelle et carrière sportive. Sélectionnée pour représenter le Bénin dans la catégorie amateur au prochain Grand Prix de boxe arabe à Moscou, elle nous parle dans cette interview de son parcours et de ses préparatifs pour ce rendez-vous international. Il est rare de trouver des femmes pratiquer des sports dédiés aux hommes encore moins la boxe arabe. Comment avez-vous débuté votre carrière dans cette discipline ? C’est la volonté de faire du sport qui m’a amenée vers cette discipline. J’ai débuté avec le kickboxing en 2013 alors que j’étais pratiquante du roller sports. En réalité, au retour d’un entraînement de roller sports, deux de mes amies et moi sommes renseignées sur le kickboxing qui se pratiquait sur le campus d’Abomey-Calavi. Nous avons donc démarré les séances d’entraînement après notre inscription. Mais, ces dernières ont abandonné quelques années plus tard. J’ai poursuivi seule l’aventure avec le coach jusqu’à découvrir la boxe arabe en 2015. Je m’entraîne régulièrement et participe également aux compétitions nationales et sous-régionales. Vos amies ont abandonné certainement à cause des difficultés, mais pourquoi avoir continué avec cette discipline qui n’est pratiquée que par les hommes ? Je dirai que mon amour pour la chose sportive en est pour beaucoup. Je suis née dans le sport. C’est inné en moi, je ne l’ai pas acquis. J’estime qu’autant l’homme pratique la boxe arabe, autant la femme aussi peut s’y essayer. Comment vos parents prennent-ils votre attachement à ces genres de disciplines ? Mes parents sont mes premiers soutiens. Je les en remercie beaucoup car ils m’ont portée depuis l’école primaire jusqu’à l’université. D’abord, mon papa m’a donné le goût du sport en m’y habituant très tôt. Il m’amenait au sport depuis mon enfance et cela a beaucoup contribué à ma formation. Ma mère, elle ne m’a jamais interdit de porter le maillot. Elle m’encourage d’ailleurs pour mon choix de faire du sport. Six années de pratique de la boxe arabe. Parlez-nous de votre parcours. J’ai fait quelques combats en Afrique surtout au Nigeria. J’ai gagné 9 combats sur 10. Je pense que je donnerai le meilleur de moi-même en Russie pour revenir avec des ceintures. Vous êtes technicienne agronome sur une ferme à Agbangnizoun. Comment arrivez-vous à concilier vie professionnelle et carrière sportive ? Ce n’est pas facile mais je me bats pour m’adapter. D’abord, c’est compliqué de faire les navettes entre Cotonou et Agbangnizoun. En tant qu’agronome sur une ferme à Agbangnizoun, il faut faire des allers-retours chaque week-end afin de m’entraîner avec mon coach. Tout ceci exige beaucoup de moyens. Le Bénin sera représenté grâce à vous dans la catégorie amateur au grand prix de boxe arabe en Russie. Comment vous préparez-vous ? Je me prépare activement et je peux vous dire que je suis prête à défendre valablement les couleurs nationales. Je n’ai pas peur; je pense qu’avec le coach nous allons atteindre notre objectif en revenant avec des ceintures. Sports 12 mars 2021


Journée internationale des droits des femmes:Le ministère du Plan célèbre son personnel féminin
Les cadres du ministère du Plan et du Développement ont partagé des moments de communion et de réflexion avec le personnel féminin dudit ministère ce jeudi 11 mars à Cotonou, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Le personnel féminin du ministère du Plan et du Développement sacrifie à la tradition de la Journée internationale des droits des femmes (Jif). Pour le compte de l’édition de cette année, la priorité a été donnée à des réflexions sur la condition féminine. Au menu de cette célébration, des thèmes comme « Impacts de la Covid-19 et ses variants britanniques », « Leadership professionnel des femmes: comment concilier vie professionnelle et familiale ?» ont été abordés afin de faire toucher du doigt les réalités que vivent les femmes au quotidien quels que soient leurs domaines d’activité. L’option du comité d’organisation se justifie lorsqu’on sait qu’en dépit des progrès, plusieurs femmes continuent de souffrir dans le monde. Le diagnostic que pose Armelle Ahamidé Méangoua, présidente dudit comité, est évocateur : « Nombre de femmes continuent de subir des pratiques déshumanisantes telles que la mutilation génitale féminine. Des femmes et des filles vivent encore dans des environnements où elles ne jouissent malheureusement pas pleinement de leurs droits pour s’opposer à ce qu’elles subissent dans leurs corps, notamment en ce qui concerne le consentement aux relations sexuelles, la décision de grossesse, la taille de leur famille ou l’accès aux services de santé ». Dans les situations de conflits, les femmes et les jeunes filles demeurent vulnérables. « Le viol étant désormais l’un des affres de la guerre et de l’instabilité politique », poursuit-elle. A cela s’ajoutent les difficultés liées à l’avènement de la Covid-19. « Le confinement a eu pour conséquence la recrudescence des violences à l’égard des femmes », analyse-t-elle. Renforcer le leadership La situation des femmes n’est pas meilleure au Bénin. Elles sont exposées à plusieurs difficultés en dépit des efforts des pouvoirs publics pour redresser la barre. La crise sanitaire en ajoute à leur vulnérabilité. Raison pour laquelle, le pays a choisi de s’aligner sur le thème retenu à l’international dans le cadre de la Jif intitulé, « Leadership féminin, pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19», convaincu que lorsque les situations sont favorables, les femmes jouent un rôle prépondérant en matière de gestion des crises humanitaires et des catastrophes. « Ce thème dénote le rôle des femmes dans la gestion efficace de la pandémie à travers l’élaboration des plans et programmes et la mise en œuvre des stratégies contre la Covid-19 », explique Armelle Ahamidé Méangoua. Le Bénin est conscient de la contribution inestimable de ses femmes au développement. Pour elles, le gouvernement entend consentir tous les sacrifices afin d’affirmer davantage leur leadership. Abdoulaye Bio Tchané, ministre du Plan et du Développement dresse une liste non exhaustive des actions fortes du gouvernement à leur profit. Entre autres, le projet Assurance maladie pour le renforcement du capital humain, le microcrédit Alafia, la subvention directe des artisans dont les activités ont été impactées par la Covid-19, le plan de riposte contre la pandémie, la non-fermeture des marchés (durant la période du cordon sanitaire : ndlr). Pour lui, le combat pour l’émancipation des femmes est un chantier de longue haleine qui doit être défendu aussi bien par les pouvoirs publics que les femmes. Il les exhorte à faire preuve de solidarité entre elles et à se mettre en évidence par leur dévouement au travail. Société 12 mars 2021


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