La Nation Bénin...
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Le présidium à l'ouverture de l'atelier de lancement du projet Taat[/caption]Les 27 et 28 mars, se tient à Cotonou l’atelier de lancement du projet des technologies de transformation de l’agriculture en Afrique, (Taat en anglais), avec l’appui du groupe de la Banque africaine de développement et de ses partenaires. Ledit atelier a été lancé par le ministre en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, en présence d’experts venus d’Afrique.
« Nous attendons que les synergies soient mises en œuvre pour le développement, afin que la transformation de l’agriculture béninoise et africaine soit une réalité ». Tel est l’ardent vœu formulé par Gaston Cossi Dossouhoui, ministre en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche dans le cadre du lancement de l’atelier Taat.
Pour lui, la révolution verte doit être inclusive et fondée sur la transformation agricole. L’Afrique est la région du monde où l’insécurité alimentaire est la plus forte, poursuit le ministre. « Plus de 32 millions d’enfants africains âgés de 5 ans souffrent d’insuffisance pondérale. Parmi eux, 10 millions souffrent d’insuffisance pondérale sévère », déplore le ministre.
La problématique de l’éradication de la faim et de la malnutrition et l’amélioration du bien-être des populations, admet Gaston Cossi Dossouhoui, sont bien inscrites dans les programmes d’action de gouvernement.
L’Afrique, fait remarquer le ministre, à travers ses centres de recherche agricole dispose aujourd’hui de plus de technologies de production alimentaire que n’en avait l’Asie à l’époque de sa révolution verte et ce, dans la variété des cultures et des races d’animaux d’élevage à haut rendement. Il en déduit que le problème réside dans l’absence d’un transfert massif de technologies vers les agriculteurs. A ce problème, s’ajoute, selon lui, le manque de plateau de diffusion bien coordonné de technologies de production alimentaire pour aborder tous les problèmes connexes de formation, vulgarisation et de politiques de marchés, des problèmes institutionnels, de recherche et développement, ainsi que les problèmes de réglementation qui entravent l’utilisation généralisée desdites technologies. « C’est donc pour pallier cette situation que la Bad a initié avec ses partenaires le programme technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique dont l’objectif est d’améliorer radicalement l’agriculture en tant qu’activité économique en Afrique en déployant des technologies permettant d’augmenter la productivité de l’agriculture et de l’élevage. », justifie le ministre.
Eliminer la faim et la malnutrition
Le programme Taat fait partie, relève-t-il, de la nouvelle stratégie à la Bad pour la transformation de l’agriculture en Afrique, pour qu’elle contribue mieux à l’élimination de la pauvreté, de la faim, de la malnutrition et notamment à l’arrêt des importations des produits qui peuvent être produits en Afrique.
Pour le ministre Gaston Cossi Dossouhoui, les travaux conduits par le système national de recherche agricole ont permis de générer des technologies prometteuses de production, de transformation et de conservation des produits végétaux, animaux et halieutiques. Mais les pertes post-récoltes et la productivité agricole, indique-t-il, sont encore dominantes pour les raisons sus-évoquées. « Nous devons alors consacrer plus de ressources aux questions de sécurité alimentaire et de malnutrition dans un contexte marqué par la résurgence des crises alimentaires, sécuritaires et migratoires », recommande le ministre.
Il s’agira d’insuffler une nouvelle dynamique pour favoriser l’utilisation et l’adoption de nouvelles technologies prometteuses pour la transformation effective de l’agriculture en Afrique.
Selon Patrick Chukuka Agboma, chef division Recherche, production agricole et durabilité à la Bad, la population continue de s’accroître tandis que la production agricole évolue en sens inverse en Afrique. Dans ces conditions, la Banque africaine de développement s’est engagée avec d’autres partenaires à financer le projet des technologies de transformation de l’agriculture en Afrique (Taat), car il urgeait de mettre fin à la malnutrition, la faim et la pauvreté à l’horizon 2025. « Nous serons jugés dans 10 ans ; nous serons jugés sur notre engagement pour l’atteinte des résultats, à faire en sorte de doter les petits exploitants en système de vulgarisation pour développer leurs activités », pense Patrick Chukuka Agboma.
Pour Iava Wright, le chargé de partenariat à l’Institut international d’agriculture tropicale, la rencontre de Cotonou réunit des partenaires dans le cadre du programme lié aux chaînes de valeur tropicale. Ce qui requiert une contribution des systèmes nationaux de recherche agricole pour impacter des millions de paysans.
C’est l’Institut international d’agriculture tropicale antenne du Bénin qui abrite le projet Taat.
CEG MAGA[/caption]Plusieurs établissements scolaires aussi bien du primaire que du secondaire sont restés fermés dans le Borgou et l’Alibori, en dépit de la suspension de la motion de la grève annoncée en fin de semaine dernière par plusieurs syndicats, dont celui des enseignants vacataires.
Le mot d’ordre relatif à la levée de la motion de grève décidé par un certain nombre de syndicats du secteur de l’éducation, n’a pas eu un écho favorable dans des établissements scolaires publics du Borgou et de l’Alibori. Il n’est pas suivi.
Du Ceg Hubert Maga au Ceg Titirou, en passant par ceux de Zongo, d’Albarika et le lycée Mathieu Bouké, certaines salles de classe étaient ouvertes, d’autres fermées. Les enseignants se faisant désirer, les rares apprenants qui ont effectué le déplacement étaient livrés à eux-mêmes et contraints de retourner chez eux.
Les enseignants honoraires du Borgou, à travers cette désaffection, n’entendent pas abdiquer. Selon eux, il n’y a eu aucune avancée significative au cours de la rencontre que leurs responsables ont eue, vendredi 23 mars dernier, avec le ministre en charge de l’Enseignement secondaire. Ils estiment que la base n’est pas prête pour retourner dans les salles de classe. « Nos représentants ont levé, mais nous ne sommes pas impliqués. Nous sommes allés en grève pour une cause, mais nous n’avons encore rien obtenu », a expliqué le représentant des enseignants honoraires du lycée Mathieu Bouké, Géofroi Gbaguidi.
Triste était également l’ambiance dans les écoles primaires publiques de Parakou. Le constat était le même à l’école primaire publique de Gando, dans la commune de Bembèrèkè.
Dans les Ceg de Komiguéa et de Boko, à N’Dali, seul le personnel administratif était présent. Les salles de classe attendaient désespérément les apprenants. Quant aux enseignants, ils ont brillé par leur absence. « Les élèves ont déjà pris goût du repos. En traversant le village, il y a quelques instants, j’ai constaté qu’ils étaient pour la plupart habillés en civil. Ils m’ont vu en train de me rendre dans l’établissement, mais ils ne sont pas venus », a déploré le directeur du Ceg Komiguéa, Abdou Ayouba. « Actuellement dans la cour, il n’y a que des moutons. S’agissant des apprenants et de leurs enseignants, je n’en ai pas vu un seul depuis 7 h », a indiqué son homologue du Ceg Boko, Moumouni Assouma. La situation était la même dans les écoles primaires publiques de la commune de N’Dali.
A Malanville, les enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire ont, quant à eux, préféré organiser, lundi dernier, une marche qui a pris fin à la mairie. Ils ont, une nouvelle fois, dénoncé le mauvais traitement dont ils estiment être victimes depuis plusieurs années. Selon le porte-parole du collectif des syndicats de la maternelle, du primaire et du secondaire de la commune, Chabi Bachirou Doukia, l’enseignant béninois est placé au bas de l’échelle sociale avec un salaire de misère. Fustigeant une banalisation de leurs revendications, ils n’entendent pas démordre. Recevant leur motion, le maire Inoussa Dandakoé a promis de rendre compte à qui de droit?
Toujours pas d’audiences dans les tribunaux à Parakou
Le mot d’ordre de poursuite de la grève de cinq jours sur cinq lancé par l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) continue d’être suivi à Parakou. Tel est le constat effectué, lundi 26 mars dernier et ce mardi, à la Cour d’appel et au Tribunal de première instance et de première classe de la ville. Bien que présents à leurs postes, les magistrats réquisitionnés par le ministre en charge de la Justice ne tenaient pas les audiences, lesquelles n’auront également pas lieu toute cette semaine. Pendant ce temps, le personnel non magistrat vaque à ses occupations quotidiennes au profit des usagers.
Calendrier scolaire[/caption]Alors qu’une lueur d’espoir pointe à l’horizon quant à la reprise intégrale des activités pédagogiques dans les établissements d’enseignement secondaire général, technique et de la formation professionnelle, des voix commencent par s'élever pour avertir de l’impérieuse nécessité de réaménager le calendrier scolaire. Pour Albert Rodriguez, directeur du Ceg l’Entente, il est désormais impossible de valider l’année sans la réaménager.
Seulement, ce réaménagement ne saurait toucher le calendrier du Baccalauréat. Et, vu cette contrainte, « Cela veut dire qu’on va nous demander des efforts supplémentaires », estime-t-il.
Dans cette perspective, ce directeur signale qu’il avait déjà pris des dispositions pour anticiper. « En dehors des heures de cours, il y aura des séances de renforcement de capacités. Et c’est prévu au budget qu’on doit motiver les enseignants et les sensibiliser pour qu’ils puissent, même les week-ends, venir s’occuper des enfants », dévoile-t-il.
Aussi, M. Rodriguez signale-t-il avoir déjà commencé par sensibiliser, pendant la grève, tous les candidats pour qu’ils s’occupent eux-mêmes. « L’école a toujours été ouverte, et tout élève qui arrive a accès aux salles. Les élèves peuvent travailler même en groupe. Je leur conseillais de toujours faire la chasse aux épreuves, de travailler avec les élèves des autres établissements, et surtout d'éviter l’oisiveté », confie-t-il.
Et à la reprise, il dit sensibiliser déjà ses collègues pour qu’ils « se plient en quatre » pour accompagner les élèves.
Education 28 mars 2018
Le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané et la représentante résidente de la Mission de la Banque mondiale au Bénin, Katrina Sharkey[/caption]Le portefeuille des projets financés par la Banque mondiale au Bénin a fait l’objet d’une revue conjointe, ce mardi 27 mars au ministère chargé du Plan et du Développement à Cotonou. Cette rencontre d’échanges qui s’est tenue en prélude à la réunion du printemps de la Banque mondiale en avril prochain, a été une occasion pour relever les failles au niveau des différents projets afin d’améliorer leur taux de décaissement.
« Globalement, le portefeuille des projets financés par la Banque mondiale au Bénin se porte bien », a déclaré hier, la représentante résidente de la Mission de la Banque mondiale au Bénin, Katrina Sharkey. C’était à l’ouverture des travaux de la revue conjointe des projets financés par son institution au Bénin. Elle a annoncé qu’il y aura bientôt de nouvelles opérations.
Pour Katrina Sharkey, la réunion d’hier a été une occasion pour passer en revue les projets du portefeuille en prélude à la réunion de printemps de la Banque mondiale qui se tiendra en avril prochain. « Il y a des avancées », constate-t-elle. Seulement, estime-t-elle, des efforts restent encore à faire pour améliorer le taux de décaissement au niveau de certains projets.
Le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, indique que la revue conjointe est très importante dans la mesure où les projets financés par la Banque mondiale au Bénin touchent le quotidien des Béninois. Il estime qu’il s’agit des projets essentiels qui engagent également les responsabilités de leurs coordonnateurs. Des coordonnateurs qui, de son avis, doivent savoir que les actions qu’ils posent impactent la vie des compatriotes.
Pour Abdoulaye Bio Tchané, l’objectif de cette revue conjointe est d’identifier les contraintes qui affectent les performances des projets et d’envisager des solutions pour l’amélioration des taux de décaissement. La Banque mondiale, indique-t-il, ne peut pas continuer à prendre des engagements si le Bénin persiste dans la défaillance au niveau de certains projets. C’est pourquoi, il a invité les coordonnateurs à mieux gérer les différents projets financés par l’institution pour que le Bénin continue à bénéficier de sa confiance.
Les projets sont relatifs à l’accès à l’eau potable, à la santé, à la lutte contre le Vih/Sida, à la fourniture d’énergie, au renforcement du capital humain, au soutien à l’emploi des jeunes, à l’éducation, etc.
''The Hunger Project[/caption]Une délégation d’investisseurs venue du Royaume des Pays-Bas est au Bénin, depuis quelques jours, pour apprécier les réalisations de l'Ong internationale The Hunger Project-Bénin (Thp-Bénin). Ce mardi 27 mars, à Bohicon et à Kissamey, des échanges fructueux se sont déroulés, en présence de plusieurs personnalités et des représentants des communautés bénéficiaires.
Des investisseurs hollandais sont au Bénin, du 23 au 30 mars prochain pour toucher du doigt les activités mises en œuvre par l'Ong internationale The Hunger Project-Bénin (Thp-Bénin). Les échanges qui ont eu lieu, hier à Bohicon et à Kissamey, se sont déroulés en présence de l’ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin, Djik Harry ; de la responsable de The Hunger Project au Pays-Bas, Evelyne Bruning ; du directeur national de The Hunger Project-Bénin, Pascal Djohossou, de plusieurs autorités locales et des bénéficiaires des actions de l’Ong néerlandaise.
Le collège d'investisseurs des Pays-Bas est engagé depuis 2008 pour le financement de la plupart des programmes de Thp-Bénin. Grâce à ce partenariat qui a cours depuis dix ans, lutter contre la faim et la pauvreté est désormais un processus ayant abouti à l'autonomisation des communautés impactées dans quatre épicentres dans les localités d'intervention de Thp-Bénin, notamment dans les communes de Zakpota, Aplahoué, Zogbodomey et Tchaourou.
Ils sont une soixantaine d'investisseurs, notamment des chefs d'entreprises constitués en consortium appelé "Groupe Katakle’’. Ils sont venus des Pays-Bas accompagnés de dix-huit musiciens pour célébrer les 10 ans de relations fructueuses et bénéfiques aux communautés impactées. Hier à Bohicon, au cours d’une rencontre, il leur a été présenté quelques-unes des réalisations de Thp-Bénin à travers des épicentres. Sous la houlette du directeur national de Thp-Bénin, Pascal Djohossou, les investisseurs présents ont pris connaissance des résultats impressionnants de la stratégie de Thp sur le terrain. Une rencontre au cours de laquelle, le responsable national a soutenu que « le Bénin nouveau prôné est déjà une réalité dans ces centres ». Et qu’il suffirait de les soutenir aujourd’hui pour réussir la décentralisation. Une avancée notable et bien remarquable dans les dix-huit épicentres réalisés dans dix-sept communes à travers huit départements. Un concept réussi grâce, entre autres, à la mobilisation sociale, au renforcement des capacités des femmes et des jeunes.
Pour atteindre ces objectifs, il faut noter que The Hunger Project-Bénin a bénéficié d'un important appui financier de la part du groupe Katakle pour un montant d’environ 7 milliards de F Cfa et de plus de 1milliard de F Cfa de l'ambassade du Royaume des Pays-Bas près le Bénin. Les impacts de ces financements sur les communautés bénéficiaires sont aujourd’hui palpables. C'est là tout l’intérêt de l'événement "Opéra de l'autonomisation" qui est donc la célébration du succès partagé d'un financement à Thp.
Cette autonomisation des épicentres a été célébrée à Kissamey hier, après l’étape de Bohicon, par un concert donné par des artistes béninois en communion avec ceux venus des Pays-Bas. Des artistes béninois tels que Sessimè, Teriba, Sèna Noble, Dahouè Doto, As de Pik, Don Métok et bien d'autres.
Cet après-midi, The Hunger Project-Bénin et ses partenaires promettent l'apothéose à travers un géant concert de musique sur l'esplanade intérieure du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. Les musiciens venus des Pays-Bas promettent, comme ils en ont le talent et l'art, de créer un « métissage musical » avec ceux du Bénin.
Le médiateur de la République[/caption]Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a échangé, ce mardi 27 mars, avec certaines personnalités sociopolitiques et religieuses au sujet de la situation sociale qui prévaut au sein de l’Administration publique. Cette première rencontre a abouti à l’adoption d’une feuille de route devant conduire au dégel de la crise entre le gouvernement et les syndicats.
Le médiateur de la République s’engage dans la résolution de la crise sociale qui secoue l’Administration publique depuis deux mois avec des grèves perlées. Joseph Gnonlonfoun a échangé à cet effet, ce mardi 27 mars, au siège de l’institution à Porto-Novo, avec certaines personnalités sociopolitiques et religieuses en vue d'explorer les voies et moyens pour une médiation réussie dans cette crise impliquant surtout le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales.
La séance a connu la participation notamment des anciens ministres Séïdou Mama Sika, Sylvain Adékpédjou Akindès et Emile Louis Paraïso, de l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale, Léon Bani Bio Bigou, des acteurs de la Société civile tels que Gustave Assah, Blanche Sonon, Léontine Idohou et des représentants de l’Union islamique du Bénin et des églises catholique, protestante méthodiste et du christianisme-céleste. Le Conseil national des rois du Bénin était aussi représenté à cette réunion qui a duré deux heures environ.
Léon Bani Bio Bigou, à l’issue des échanges, trouve géniale cette initiative du médiateur de la République, en invitant un certain nombre de personnalités pour se pencher sur la situation sociale qui prévaut au Bénin. Selon lui, cette première rencontre aura permis aux participants d’écouter les préoccupations du médiateur de la République et d’adopter une procédure devant garantir la réussite de la médiation. Cette procédure consistera à rencontrer les deux parties ; d’abord les centrales et confédérations syndicales pour écouter leurs problèmes et ensuite le gouvernement. La proposition de solution du groupe sera connue après ces deux rencontres, insiste Léon Bani Bio Bigou. « C’est notre pays à nous tous. Personne ne va le construire à notre place. Nous devons faire tout le nécessaire pour qu’il y ait sortie de crise », promet-il.
Optimisme
L’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale se dit optimisme par rapport à la suite de la médiation. Tout comme le représentant de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin, le révérend-pasteur Amos Agbindo-Bankolé. « Quand ça pète, personne ne peut aller dans les mosquées ni dans les églises. Il faut qu’ensemble nous puissions chanter le même cantique et voir comment nous pouvons nous compléter dans nos diversités pour le dégel de la crise », souligne-t-il. Selon lui, la réflexion va se poursuivre conformément à la feuille de route retenue. Deux rencontres sont prévues pour demain, jeudi 29 mars : l’une à 10 h et l’autre à 12 heures. Elles permettront certainement au groupe d’écouter chacune des deux parties et de proposer un terrain d’entente pour une sortie de crise. « Notre action va porter. Comme nous sommes dans une semaine sainte il faut prier et confier la nation au Seigneur qui a le dernier mot sur notre existence», espère, tout confiant, le pasteur Amos Agbindo-Bankolé.
Pour le médiateur de la République, l’initiative de cette rencontre n’est pas la première action de son institution depuis le début de la crise sociale. Joseph Gnonlonfoun dit être intervenu à plusieurs reprises mais en ‘’sous-marin’’. Il a écrit à ceux qui doivent avoir des courriers et des correspondances et saisi ceux qui méritent d’être saisis dans le but d’apaiser la tension sociale. « Ce n’est pas aujourd’hui que le médiateur de la République intervient dans la crise. Il y a un temps pour chaque chose dans la vie et il n’est jamais trop tard de faire ce qu’on doit faire. Le temps est venu de faire ce que nous faisons », conclut Joseph Gnonlonfoun?
Oswald Homéky dévoile le « Fitheb du nouveau départ »[/caption]La quatorzième édition du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) aura lieu du 16 au 24 novembre prochain. Mieux, elle s’annonce pleine d’innovations et se veut, selon le ministre en charge de la Culture, « un Fitheb du nouveau départ ». Au cours d’un point de presse animé, ce mardi 27 mars, Oswald Homéky a dévoilé l’essentiel à retenir de cette édition qui, visiblement, voudrait trancher avec celles qui l’ont précédée.
Le ministre de la Culture, Oswald Homeky, annonce la tenue de la quatorzième édition du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) du 16 au 24 novembre prochain dans six villes. Ce sont les anciens chefs-lieux de département qui accueilleront l’épiphanie du théâtre, à savoir Porto-Novo, Cotonou, Lokossa, Abomey,
Parakou et Natitingou, indique-t-il, à la faveur d’un point de presse animé hier à Cotonou. Dans chacune de ces villes, il sera érigé un village du Fitheb mais Cotonou sera le centre névralgique de la grand-messe du théâtre.
300 festivaliers sont attendus pour un budget prévisionnel de 300 millions et une marge envisagée d’un million de spectateurs. Vingt créations seront diffusées à raison de dix créations béninoises et dix étrangères sur les 120 dossiers déjà enregistrés. Parmi les dix créations locales attendues, cinq seront dédiées au Fitheb et les cinq autres retenues parmi les créations des acteurs du théâtre national.
« Le Fitheb va devenir l’événement qu’il était hier et ira même au-delà », souligne le ministre, en dévoilant l’ossature de la prochaine édition. Il s’agit du « Fitheb du nouveau départ », annoncera alors le ministre. Et ce nouveau départ, d’après lui, transparaît dans le sérieux mis à l’organisation de l’édition 2018. Laquelle met en avant une rationalisation des ressources surtout financières et mettra de côté l’improvisation observée ces dernières années. Le Fitheb du nouveau départ, conçoit Oswald Homéky va ainsi repositionner le Bénin parmi les pays qui comptent en matière de théâtre. Ce sera « un Fitheb de très bonne qualité qui valorise notre patrimoine ». L’engagement du gouvernement à révéler le Bénin par le théâtre est désormais total, note le ministre qui rêve de voir le Fitheb présent et à venir comme le rendez-vous africain auquel tous voudraient participer.
« Théâtre et engagement civique et social pour un développement durable ». C’est le thème de la quatorzième édition du Fitheb, révèle pour sa part le directeur du festival, Erick-Hector Hounkpè. La programmation est faite de telle sorte pour couvrir tout le territoire national. Elle prévoit également de petits théâtres, de la danse et bien d’autres attractions qui intègrent d’autres arts de la scène. « Les nouveaux versets du théâtre seront au rendez-vous », assure-t-il. Il est aussi prévu, poursuit-il, une table ronde sur l’apport des hommes et femmes du théâtre au développement, un conclave des directeurs de festival de théâtre sur le continent, des formations et cafés littéraires… En somme, la ‘’Fithebmania’’ va embraser tout le Bénin et constituer ainsi un pas de géant vers la création du Marché du théâtre africain, assure Erick-Hector Hounkpè.

Se retrouvant sans entraîneur depuis la fin du contrat d’Oumar Tchomogo le 17 décembre 2017, l’équipe nationale de football senior ne va pas tarder à avoir son sélectionneur. Les tractations vont bon train et le successeur d’OumarTchomogo sera connu bientôt même si aucun appel à candidatures n’a été lancé par la Fédération béninoise de football pour pourvoir au remplacement de ce dernier.
Joint au téléphone, ce lundi 26 mars, le directeur des compétitions de la Fbf, Quentin Didavi, informe que la Fbf a déjà joué sa partition dans ce sens. Selon lui, après un travail minutieux au niveau de la Fbf, le président Anjorin
Moucharaf a déjà soumis une liste de sélectionneurs au ministre en charge des Sports, Oswald Homéky. La balle est donc dans le camp du ministre en charge des Sports et ses collaborateurs qui devront procéder à la nomination de l’entraîneur qui va répondre aux critères.
Au ministère des Sports, on joue la carte de la crédibilité et de la transparence dans ce dossier dans lequel le rôle du ministre en charge des Sports est bien précis. Faut-il le rappeler, la Fbf propose à nomination une liste de sélectionneurs au ministre en charge des Sports qui fait le choix en dernier ressort. Qu’il vous souvienne que le ministre Oswald Homéky, dans sa correspondance à la Fbf, le 16 décembre dernier, a indiqué ses orientations par rapport à l’encadrement technique des équipes nationales. « Tout en saluant, les efforts fournis par ce dernier (Ndlr : Oumar
Tchomogo) dans le cadre de sa mission de sélectionneur national, je me dois de vous faire part, de la volonté du gouvernement béninois d'impulser une dynamique plus forte à l'encadrement de nos équipes nationales de football », avait-t-il souligné. En tout cas, les jours passent et l’on se rapproche des prochaines joutes. Le ministère en charge des Sports et la Fédération béninoise de football sont attendus sur ce dossier de recrutement d’un nouveau sélectionneur qui mérite enfin son aboutissement.
Des supputations
Plusieurs noms circulent depuis la fin du contrat d’Oumar Tchomogo. Il s’agit, entre autres, de Patrice Neveu, Didier Six, Michel Dussuyer, Alain Giresse, François Zahoui ou encore Alain Gaspoz. Le gouvernement béninois souhaite un sélectionneur de haut niveau pour succéder à l’ancien attaquant. En absence d’un appel à candidatures, l’on se demande comment les décideurs vont opérer leur choix. Visiblement un sélectionneur étranger pourra revenir chez les Ecureuils. Connaisseur du football africain, après être passé notamment par la Mauritanie, Patrice Neveu est libre depuis son départ de la sélection d’Haïti.
Michel Dussuyer est bien connu au Bénin. Après son passage en Côte d’Ivoire soldé par un fiasco à la Can 2017, il pourrait revenir au Bénin.
Alain Giresse, ancien sélectionneur du Mali et Alain Gaspoz, ancien entraîneur de l’Aspac après une carrière professionnelle fournie à Sion, sont également annoncés.
Les Ecureuils vainqueurs de la Gambie (1-0) lors de la première journée des qualifications de la Can Cameroun 2019 n’attendent qu’un coach pour entamer les préparatifs de leur prochaine sortie contre le Togo au mois de septembre.
Sports 27 mars 2018
Protocole de Maputo[/caption]Wildaf Bénin organise, du 26 au 28 mars à Cotonou, un atelier de formation au profit des avocats en matière de défense des droits de la femme sur le fondement du protocole de Maputo devant la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (Cadhp).
Une formation sur la défense des droits de la femme s’est ouverte, ce lundi 26 mars, à l’intention des avocats. Prévue pour durer trois jours, elle vise à renforcer la capacité des participants à utiliser le protocole à la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (protocole de Maputo). Cet atelier d’échanges est organisé par Wildaf Bénin, soutenu par Equality now et la coalition Solidarity for african Womens’s rights (Soawr).
Selon Aleyya Gouda Baco, directrice de cabinet du ministre de la Justice, « L’initiative de cet atelier est à inscrire au rang d’actions concrètes pour des solutions durables au plan de la répression et de la réparation du dommage causé à la victime ». Dans un contexte de persistance des violences basées sur le genre à l’endroit d’une frange encore large de la population du sexe féminin, en particulier en zone rurale et des manifestations de plus en plus évidentes de la violence sexuelle en milieu scolaire et de formation professionnelle, elle affirme la volonté politique d’œuvrer à l’élimination de toute forme de violence basée sur le genre.
Le bâtonnier Yvon Détchénou souligne que les instruments juridiques existent à suffisance. Pour lui, la femme contemporaine a gagné au prix de son travail et de nombreuses luttes, le droit de ne plus être qu’une préoccupation législative. Il insiste que ce qui reste à faire est d’occuper ces droits dans toute situation juridique où leurs effets devraient produire la protection qu’ils garantissent. « Ce qui reste à faire est de rendre ces droits effectifs », a-t-il martelé, en insistant que « l’efficacité des droits de la femme dépend de la capacité de certains acteurs clés à les défendre, par cette espèce de mérite qui suppose d’affronter les résistances, des difficultés, les tergiversations, les violations pour qu’il n’existe nul droit, nulle liberté de la femme qui soit nié, étouffé, réduit au silence… ». Il affirme, par ailleurs, l’engagement du barreau pour la défense des droits et des libertés, de tous les droits et de toutes les libertés, de toutes les personnes y compris les femmes.
Au terme de la formation, il est attendu une meilleure compréhension du protocole de Maputo et des exigences, directives et pratiques prometteuses en matière de plaidoyer devant la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples. Le manuel de pratiques de plaidoyer devant la Commission sera diffusé pour renforcer l’engagement plus prononcé des avocats à plaider devant la Commission. Les problèmes potentiels seront identifiés, et les cas qui doivent être poursuivis à la Commission, ainsi qu’un partenaire sera identifié pour soutenir la cause. Enfin, une plateforme de partage d’informations et d’expériences comprenant les participants clés sera mise en place.
Les dégâts des pesticides chimiques sur les productions interpellent gouvernants, chercheurs et organisations paysannes[/caption]
La secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), Françoise Assogba Komlan, a procédé, ce lundi 26 mars à Cotonou, à l’ouverture du cours régional Afrique francophone sur « L’agro-écologie face aux systèmes de production agricole en Afrique et dans le monde ». C’est une initiative du Réseau national pour une gestion durable des ressources génétiques au Bénin, point focal de la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (Copagen).
Les participants à la deuxième édition du cours régional Afrique francophone sur l’agroécologie à Cotonou exhortent à une nouvelle forme d’agriculture sur le continent. Ils mettent en cause l’utilisation des pesticides chimiques de synthèse dont les dégâts sont énormes sur les productions, la santé humaine et l’économie des pays.
Se fondant sur des études internationales, le président du réseau Jinukun, René Sègbénou, établit un diagnostic sans appel sur les conséquences des pesticides. « L’on continue de détruire pour produire. Tout est réduit au silence : le sol, les plantes, les micro-organismes, les insectes, les animaux au nom de la productivité », déplore-t-il.
Il fait savoir qu’une synthèse d’études menées par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), en France établit le lien entre une quinzaine de maladies et l’utilisation des pesticides, à savoir la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate, le myélome multiple (sorte de cancer du sang). La même source fait un lien entre l’exposition des femmes enceintes aux pesticides et la survenue de tumeurs cérébrales, de leucémies, de malformation congénitale ou de troubles neuro-développementaux chez les enfants. Le président de Jinukun s’interroge également sur les dangers que courent les populations africaines dans les zones de production cotonnière.
Il urge donc d’agir pour corriger les pratiques. « Nous pouvons et nous devons faire de l’agriculture en maintenant l’équilibre des relations qui fondent l’environnement physique et biologique de l’activité agricole. Même le coton, nous pouvons en produire avec zéro pesticide chimique de synthèse et zéro engrais chimique de synthèse », soutient-il.
« Dans un contexte où la contrefaçon a gagné tous les domaines y compris celui de l’alimentation, où les étalages des commerçants sont jonchés de riz et de spaghetti en plastique, nous avons le devoir de promouvoir la pratique de l’agroécologie, afin de redonner à l’agriculture ses lettres de noblesse », renchérit le superviseur général du cours régional, Karim Dramane.
Selon lui, l’agroécologie est un sujet important, car lié à la vie et à la survie de l’homme. Il n’est plus possible de faire de l’agriculture durable sans envisager le milieu naturel dans son ensemble, conçoit-il.
Le deuxième cours régional Afrique francophone sur « L’agro-écologie face aux systèmes de production agricole en Afrique et dans le monde » répond à la volonté des acteurs de promouvoir une agriculture saine, non dépendante des intrants chimiques de synthèse. Il s’agit pour les participants venus de onze pays d’Afrique francophones de se focaliser sur les bases scientifiques et les valeurs qui soutiennent l’agroéologie et de s’intéresser également aux thématiques comme la biotechnologie et les organismes génétiquement modifiés, l’analyse des politiques agricoles en Afrique, les semences et leur gestion, le genre en agroécologie.
Rapportant la préoccupation de Jinukun au contexte national, la secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, Françoise Assogba Komlan, insiste sur les défis qui attendent le Bénin. « Pour sauver notre environnement, des efforts doivent être faits pour une transformation de l’agriculture béninoise vers une agriculture moins dépendante des intrants chimiques », préconise-t-elle. Evoquant les mesures du gouvernement pour atténuer les conséquences de l’intensification des pesticides, elle cite, entre autres, la facilitation de l’installation de petites et moyennes entreprises de production d’engrais organiques et biopesticides, l’importation des engrais scientifiques aux cultures vivrières, l’amélioration de la qualité des intrants pour les cultures conventionnelles?