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Nouvelles

Tribunal de commerce de Cotonou: Une plateforme de digitalisation des procédures lancée
Pour le compte du tribunal de commerce de Cotonou, une plateforme de digitalisation des procédures est lancée, ce lundi 8 mars à l’intention des acteurs du monde des affaires. Accessible via le site du tribunal, elle offre la possibilité d’enrôlement et de paiement en ligne pour les prestations de la juridiction. Plus besoin de se déplacer au Greffe du tribunal de commerce de Cotonou (Tcc) pour faire enrôler un dossier d’assignation, de requête, de cahier des charges auprès de la juridiction. Aux fonctionnalités du site www.tribunalcommercecotonou.bj, est adossée une plateforme qui offre la possibilité aux huissiers et aux avocats de faire les procédures en ligne. Lancée ce lundi à Cotonou, le bénéfice de la plateforme de digitalisation des procédures se situe à trois niveaux, indique le consultant Massamba Ndiaye. En dehors des acteurs de la justice, le public peut connaître en quelques clics l’état d’un dossier ou accéder à des informations judiciaires. Le tribunal lui-même bénéficiera d’une gestion plus efficiente en termes de synthèse des dossiers, de publication de documents et de génération des statistiques en temps réel, détaille-t-il. La mise en place de la plateforme, à en croire William Kodjoh-Kpakpassou, président du Tcc, s’inscrit dans la dynamique du Tribunal de commerce de Cotonou de fournir aux parties prenantes un espace d’interaction avec la juridiction, de faciliter l’accès à la notification des rôles d’avant et d’après-audience, la transmission des actes de procédure en version électronique, le suivi des requêtes à fin d’ordonnance. Elle répond à la nécessité d’une simplification des procédures et des délais de transmission, mais également d’une modernisation des moyens de traitement des dossiers, selon Séverin Quenum, ministre de la Justice. La dématérialisation de la procédure induit la saisine à distance du tribunal avec la même efficacité et un gain de temps, toutes choses qui permettent de raccourcir les délais de traitement et d’éviter le contact avec le personnel qui donne lieu à des actes de rançonnement ou à des pratiques de corruption, indique-t-il. « Nous sommes en train de franchir un pas, mettant davantage l’accent sur l’intégrité et la loyauté attendues des fonctionnaires de la Justice», souligne le ministre. Tout en exhortant le président du tribunal et le consultant à affiner l’outil, il promet que ce modèle de digitalisation sera implémenté dans d’autres juridictions. Avantages Pour Me Simplice Dako, président par intérim de la Chambre nationale des huissiers de justice du Bénin, la digitalisation des procédures participe de la dynamisation et de la modernisation du système judiciaire au Bénin. « Cela facilite l’accomplissement de nos attributions et devrait également induire une traçabilité des paiements et des dossiers d’enrôlement qui se perdaient parfois dans les tribunaux et cours», ajoute-t-il. « C’est vrai qu’il y a une incidence de 190 F Cfa payable via mobile money ou carte bancaire, mais cela ne représente rien par rapport aux frais de déplacement si l’on doit quitter son cabinet par exemple à Abomey-Calavi pour se rendre au siège du tribunal à Cotonou », apprécie, pour sa part, Me Bienvenu Bédié, membre du Conseil de l’Ordre des avocats du Bénin, représentant le bâtonnier à la cérémonie de lancement. « On gagne en célérité mais aussi en assurance», confie-t-il. « C’est un procédé qui nous permet d’aller un peu plus loin sur la voie tracée (…) : le règlement diligent des contentieux, afin de renforcer la fiabilité des procédures et la confiance des investisseurs », ajoute-t-il. Au-delà de la plateforme, le site du tribunal donne la possibilité à l’ensemble des parties prenantes (commerçants, magistrats, juges consulaires, avocats, huissiers de justice, notaires, commissaires-priseurs, experts-comptables) de consulter les rôles d’audience, de télécharger les décisions de justice rendues et de suivre les statistiques de la justice commerciale. Ainsi, il permet l’accès à la jurisprudence du tribunal, la disponibilité des actes pris dans le cadre du fonctionnement du tribunal, de la législation concernant les juridictions de commerce et la possibilité d’exprimer des réclamations. Règlement diligent des conflits Fonctionnel depuis décembre 2017, le tribunal de commerce de Cotonou se veut une juridiction professionnelle au service des professionnels des affaires, avec pour ressort les départements du Littoral, de l’Atlantique, de l’Ouémé et du Plateau. Outre les litiges entre commerçants et sociétés commerciales, le bail professionnel, les sûretés, les procédures collectives, les affaires maritimes, aériennes, sa compétence est étendue à l’application de toutes les législations commerciales, quelle que soit la nature des personnes concernées. De ce fait, il constitue un outil de règlement diligent et professionnalisé des litiges commerciaux et de promotion des investissements. C. U. P. Société 09 mars 2021


Digitalisation des services de la Sbee avec Id money et la Bsic: Rapidité, fiabilité et technologie pour recharger son compteur
Une collaboration entre trois structures pour permettre aux clients de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) disposant de compteurs prépayés de bénéficier de services innovants et rapides pour leur recharge. C’est la dernière innovation proposée à cette clientèle à travers un nouveau produit tout digital dont le lancement a eu lieu, vendredi 5 mars dernier dans les locaux de la Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce (Bsic Bénin) à Cotonou. Perdre moins de temps et être au pas de la technologie, se satisfaire sans difficulté et jouir du meilleur de la digitalisation à travers le paiement en ligne de la recharge d’électricité pour les compteurs prépayés de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). C’est ce service innovant que propose depuis vendredi 5 mars dernier, ladite société en partenariat avec la Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce (Bsic Bénin) et la structure Id money. Le lancement de ce nouveau service s’est déroulé en présence de nombreux acteurs et structures des services financiers et connexes, venus découvrir cette innovation qui permet à la Sbee de faire un pas de plus dans la satisfaction de sa clientèle. Une innovation que le directeur général de la Bsic Bénin, Mensan Affambi, invite à célébrer. Il y voit une opportunité pour payer les factures d’électricité à distance avec le gain de temps tout en évitant les intempéries et en économisant de l’énergie. Si la Bsic s’est associée au projet, c’est surtout parce qu’elle est constamment soucieuse de mettre à la disposition des populations, des offres de solutions qui répondent à leurs besoins. C’est donc en quête desdites solutions qu’elle a noué avec Id money un partenariat pour l’accélération digital de certains produits. Au nombre de ces produits, soutient-il, la commercialisation de recharges électriques via l’application Id money pour permettre d’acheter les recharges d’électricité depuis le domicile ou le bureau et éviter ainsi les files d’attente dans les agences de la Sbee, souligne-t-il. Aussi, invitera-t-il le public à s’approprier ce produit qui facilite la vie. Jacques Paradis, directeur général de la Sbee, n’est pas moins heureux. Le lancement des opérations de recharges des compteurs prépayés est un service voulu par la Bsic Bénin et la Sbee dans le souci de faciliter l’accès aux services à la clientèle, indique-t-il. Aussi, rappelle-t-il que la Sbee s’est engagée depuis quelques années dans le processus de digitalisation de ses offres de services avec le soutien de l’Union européenne et l’Agence française de développement et a mis en place une plateforme permettant la digitalisation du paiement des crédits pour les clients. Après le succès enregistré avec les deux précédents partenaires sur ce service, la société a signé en 2020 pour la première fois avec une banque, un contrat de partenariat similaire, révèle Jacques Paradis. Le patron de la Sbee invitera la clientèle à profiter pleinement de cette nouvelle offre tout en renouvelant l’engagement de la société à améliorer la qualité du service et contribuer au développement du Bénin. Mode opératoire Ce nouveau-né voit le jour à l’heure où le Bénin nage pleinement dans la digitalisation, assure le directeur général de Id money, Ibrahim Dan Karami. Comme la plupart des services digitaux, il est efficace, pratique et facile d’utilisation. La particularité ici, c’est que le produit fonctionne avec des logiciels modernes, ce qui en rajoute à sa qualité. Pour en bénéficier, le client doit installer l’application Id money sur son téléphone mobile, aller dans le menu et suivre les consignes. Le service est facile d’utilisation avec un retour immédiat sur la traçabilité de chaque opération. Ibrahim Dan Karami et ses collaborateurs en donneront d’ailleurs la preuve à travers une série de démonstrations qui ont convaincu l’assistance de la fiabilité de ce service. Il s’agit là d’une solution de paiement en ligne 24 heures sur 24 et sept jours sur sept avec une bonne expérience client sur fond de commodité et de flexibilité. Id money, explique Ibrahim Dan Karami, propose en général des moyens simples, sécurisés et fiables pour effectuer ou accepter les paiements. Forte de sa technicité, la structure étend petitement ses tentacules. Elle couvre actuellement six villes au Bénin à savoir Parakou, Comè, Bohicon, Lokossa, Porto-Novo et Cotonou et des distributeurs installés dans plein d’autres localités. Id money compte aussi s’étendre et densifier son réseau dans la sous-région et sur le continent. « Nous travaillons pour offrir les moyens les plus pratiques d’effectuer les paiements à travers des plateformes de digitalisation de service, ainsi que des services sur mesure aux entreprises pour servir leurs clients», insiste Ibrahim Dan Karami. Pour ce qui est du produit Sbee, il permettra surtout à la population d’accéder aux différents services en ligne sur leurs téléphones et via les agences et points de distribution mis en place. Actualités 09 mars 2021


Pour son professionnalisme et son sens d’écoute:Me Evelyne da Silva décorée Grand officier de la bonne gouvernance
Défenseure intrépide de la dignité de la femme, Me Evelyne da Silva Ahouanto a été décorée Grand officier de l’ordre des ambassadeurs de la bonne gouvernance, hier lundi 8 mars. Elle a reçu cette distinction lors de la 37e édition des Trophées Bénin Bonne Gouvernance Awards 2021 consacrée à la décoration des meilleures femmes leaders et meilleures actrices de la bonne gouvernance. La cérémonie est organisée par le Réseau Bénin Espoir Ong. Grand Officier de la bonne gouvernance, c’est la distinction que vient de recevoir Me Evelyne Martine da Silva Ahouanto. Ancienne ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’homme, Me Evelyne Martine da Silva Ahouanto est avocate à la cour. Elle a prêté serment en 1998 et est connue pour sa disponibilité à voler au secours du prochain. Pour servir la veuve et l’orphelin, elle a intégré l’Association des femmes avocates du Bénin qui soutient les femmes vulnérables et en situation difficile. Alors Garde des Sceaux, Me Evelyne Martine da Silva Ahouanto a œuvré pour l’application de la liberté conditionnelle. Elle a fait preuve de bonne gouvernance et a des aptitudes de bon manager. Elle savait féliciter les travailleurs les plus méritants et cela a eu pour effet de les motiver. Passionnée de la matière électorale, Me Evelyne Martine da Silva Ahouanto est aussi diplômée en Management des élections en Afrique. « Pour nous qui la connaissons, c’est une force tranquille, sans agitation, parlant peu mais douée d’un grand sens d’écoute... Son leadership n’est plus à démontrer... », va témoigner sa marraine. C’est ce parcours élogieux parsemé de faits marquants qui a valu à Me Evelyne da Silva de se voir décoré par le Réseau Bénin espoir Ong. Dédiant ce trophée à ses parents et amis, la lauréate se dit émue de voir l’intérêt accordée à sa personne. Elle a encouragé toutes les femmes à se battre pour se faire remarquer et pour prendre une part active à l’œuvre de construction de la nation. Pour Henri Agassounon, président du Réseau Benin espoir Ong, il est primordial de reconnaître le mérite des femmes qui mettent leur compétence et leur savoir-faire au service du prochain pour un monde meilleur. Et Me Evelyne da Silva fait partie de ces femmes engagées pour la cause des opprimés et pour le rayonnement de la gent féminine. A noter qu’au total, onze femmes ont été distinguées comme meilleures actrices de la bonne gouvernance au Benin au titre de la 37e édition des Trophées Bénin Bonne Gouvernance Awards 2021. « Que ces distinctions constituent pour vous un fer de lance afin que vous soyez promues à de plus grandes responsabilités… », c’est le souhait du président du Réseau Benin espoir Ong à l’égard des récipiendaires. Société 09 mars 2021


Rapport mondial sur le développement humain 2020:Le document présenté au CES
Les membres du Conseil économique et social (Ces) ont désormais une meilleure connaissance du contenu du Rapport mondial 2020 sur le développement humain. Le document leur a été présenté, lundi 8 mars, au siège de l’institution à Cotonou, par une équipe du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) conduite par le Représentant résident, Aouale Mohamed Abchir. Lancé au Bénin le 22 décembre dernier, le Rapport mondial sur le développement humain, édition 2020 intitulé : « Le développement humain et l’anthropocène : la prochaine frontière », a été présenté aux membres du Conseil économique et social (Ces), hier, par des cadres du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au Bénin conduits par le Représentant résident, Aouale Mohamed Abchir. Cette séance vise à permettre aux participants d’échanger sur le contenu du document afin de favoriser la prise en compte des messages et recommandations dudit rapport dans les politiques et programmes de développement. A l’ouverture de la séance, le président du Ces, Augustin Tabé Gbian, informe que la rencontre s’inscrit dans le cadre de la coopération entre son institution et le Pnud. Elle permettra, dit-il, aux conseillers de mieux appréhender les contours du document. « Nous avons estimé qu’il était important de venir vers vous dans le cadre de la série d’échanges du Pnud pour la dissémination du rapport », appuie le Représentant résident. Après avoir rappelé les missions du Ces et du Pnud, le président du Ces y voit une similitude de rôles en l’occurrence conseiller les pouvoirs publics. Pour Augustin Tabé Gbian, la rencontre est importante pour eux, conseillers, car cela leur permettra d’avoir une vue meilleure sur le contenu du rapport. En soutien à son propos, le Représentant résident du Pnud affirme que cette dissémination est importante au regard des enjeux de développement humain à l’aune de l’Agenda 2030 et des Objectifs de développement durable (Odd). Dans son propos liminaire, Aouale Mohamed Abchir rappelle le thème de l’édition 2020 du Rapport. Il révèle, à l’occasion, l’essentiel à retenir du document. En effet, le Représentant résident du Pnud au Bénin fait noter que le document « rappelle les progrès importants en matière de développement humain que l’humanité a accomplis en 30 ans, les pressions humaines sur la planète » avec ses corollaires sur l’environnement et souligne que cette situation « pourrait faire basculer la planète très prochainement dans une nouvelle ère géologique qui est l’anthropocène, dans laquelle l’homme devient un acteur clé ». En outre, il fait part de « trois messages essentiels » que l’on peut tirer du Rapport. « Premièrement, dit-il, la survenue et l’expansion de la pandémie du Covid-19 ont exacerbé une myriade d’inégalités dans le développement humain (...). Deuxièmement, les déséquilibres planétaires et sociaux s’exacerbent mutuellement (…). Dernièrement, du fait des nombreuses pressions de l’activité humaine sur la nature, l’environnement et l’écosystème, la civilisation humaine entre dans l’anthropocène ». Il ajoute que les analyses du Rapport arrivent à la conclusion que l’approfondissement du développement humain a beaucoup à apporter à l’humanité afin de remédier à la paralysie collective face à un changement planétaire alarmant. De fait, le rapport formule des recommandations à mettre en œuvre au niveau national en cohérence avec les réformes nécessaires à engager au niveau de la gouvernance mondiale. Actualités 09 mars 2021


Journée internationale de la femme: Les femmes de l’Onip invitées à impacter leur environnement
La salle de conférence de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) a servi de cadre, hier lundi 8 mars, à la célébration de la Journée internationale de la femme. A l’occasion, le personnel a suivi une conférence-débat sur le thème « Leadership féminin au service du développement de la société et des familles ». L’objectif est d’expliquer à la gent féminine son importance dans le développement de la société ainsi que les actions phares qu’elle doit poser pour impacter positivement son environnement. La célébration de la Journée internationale de la femme à l’Office national d’Imprimerie et de presse (Onip), sous l’égide du Syndicat des travailleurs, s’est articulée autour du leadership féminin. Un thème développé par Johanne Fanou, consultante en Harmonie des foyers, assistée par Adélaïde Houndékon, socio-anthropologue. Mais avant la communication, le directeur général par intérim, Bertin Sowakoudé, a adressé un message de soutien et d’encouragement à toutes les femmes et spécialement celles de l’Onip pour le rôle important qu’elles jouent dans le développement du pays. S’appuyant sur le passage de la création dans le livre de la genèse, il a rappelé que malgré tous les biens matériels qui l’entouraient, l’homme n’était pas épanoui. Il a fallu la création de la femme pour son plein épanouissement. La preuve, aujourd’hui, plus de 50% de femmes interviennent dans les instances de prise de décision de l’office. Il appelle les femmes à continuer à impacter positivement leur milieu de vie et de travail car, souligne-t-il, une femme qui est bien au foyer ne serait que productive sur son lieu de travail. Le leadership se crée Dans son développement, Johanne Fanou, consultante en Harmonie des foyers, a fait savoir que le leadership féminin est l’impact que la femme a sur son environnement. Selon elle, les femmes ne sont plus à l’ère de la revendication de leurs droits parce que les hommes n’ont jamais remplacé les femmes et ne le feront jamais. La communicatrice précise que le leadership féminin est quelque chose qui se crée. Elle bat également en brèche l’idée selon laquelle la femme leader est une femme de mœurs légères qui ne veut pas rester au foyer. Selon elle, tout dépend de l’attitude que la femme même adopte en société et les objectifs qu’elle s’est fixés. Sans langue de bois, elle affirme que la femme doit reprendre sa place dans la société. « Cessons de défendre des droits inutiles et levons-nous pour défendre notre cause. Le leadership, c’est quelque chose que l’on vit », lance-t-elle. A l’en croire, les femmes ont la capacité de changer le monde et elles n’ont pas besoin d’être en conflit permanent avec leurs époux. « Aucun homme ne peut empêcher une femme d’accomplir sa destinée. C’est à la femme de savoir où elle va et de travailler pour atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés sans bruit et avec intelligence », a-t-elle ajouté. Elle recommande tout de même à la femme d’être soumise à son époux mais en même temps d’être intelligente. Adélaïde Houndékon, socio-anthropologue et consultante en genre, a tenu à remercier tout le personnel de l’Office pour avoir honoré de sa présence ladite manifestation. Elle souligne la nécessité pour la femme de reconnaître sa place dans la société. A l’en croire, ce sont les petites résolutions qui amènent les grandes. « Aujourd’hui, nous allons choisir comme principe de leadership, de faire le bien. Car choisir de faire le bien, c’est connaître soi-même et ses capacités », s’engage-t-elle, au nom des femmes. Adélaïde Houndékon reconnait qu’il y a des freins qui empêchent les femmes de savoir qui elles sont. Et ces freins viennent de la socialisation et de l’éducation reçue. Tout en rappelant que les hommes et les femmes sont complémentaires, elle invite ces dernières à jouer convenablement leur rôle pour l’harmonie de la société. Société 09 mars 2021


Journée internationale de la femme: La condition féminine préoccupe à la Céna
Pour une première fois, la Commission électorale nationale autonome a célébré, hier lundi 8 mars, la Journée internationale de la Femme. A l’occasion, elle a organisé une rencontre de réflexions sur la promotion et la protection des droits de la femme, en l’occurrence dans un contexte marqué par la crise sanitaire. Instant d’échanges et de réflexions… La célébration de l’édition 2021 de la Journée internationale de la femme a été l’occasion pour les femmes de la Cena de se réjouir mais surtout de réfléchir sur la condition féminine dans le monde, au Bénin, au sein de leur structure, et d’évaluer les défis qui sont les leurs. A l’entame de cette commémoration placée sous le thème : « Femme leader dans un contexte de Covid-19 », le président de la Cena, Emmanuel Tiando, a exprimé son respect au personnel féminin de la structure pour sa contribution au bon accomplissement des missions de l’institution. Il se réjouit tout aussi du thème choisi pour la commémoration et oriente les échanges : « Je voudrais vous exhorter à ne pas manquer d’explorer dans vos réflexions, la condition de la femme au sein de notre structure et à mettre également en exergue les effets de la crise sanitaire de la Covid-19 sur le leadership féminin », a-t-il indiqué. Pour la vice-présidente de la Cena, Geneviève Boco Nadjo, porte-parole des femmes de la Cena, cette commémoration revêt un sens particulier. « C’est pour la première fois dans l’histoire de la Cena, que nous commémorons le 8 mars… Et nous les femmes, cette journée nous donne l’occasion d’évaluer les actions menées pour réduire les inégalités basées sur le genre avec pour corollaires : les violences, le manque d’autonomisation, la sous-représentation aux postes de décisions, l’analphabétisme, la pauvreté des femmes… », a-t-elle souligné. Au regard des défis à relever, la vice-présidente de la Céna fait remarquer qu’il reste à faire pour atteindre l’Objectif de développement durable 5 qui est de parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles. En outre, la survenance de la Covid-19 vient davantage compromettre les efforts de la femme qui voit ses revenus s’amenuiser alors que la charge de travail augmente. C’est pourquoi Geneviève Boco Nadjo a invité ses paires à ne pas baisser les bras mais à redoubler d’ardeur pour faire briser les barrières de l’inégalité, en dépit du contexte sanitaire. « C’est à bon droit, qu’ensemble, nous nous organisons pour repousser les limites de la discrimination à l’endroit des femmes, discrimination nourrie et entretenue par nos us et coutumes en dépit des grandes avancées enregistrées par notre pays en matière de promotion et de protection des droits de la femme », conclut la vice-présidente de la Cena . Société 09 mars 2021


8 mars 2021 / Journée internationale de la femme:« Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 »
Tribune du Président de la Banque Ouest Africaine de Développement La journée spéciale du 8 mars, commémorée dans le monde en faveur des droits des femmes, me donne l’occasion de rendre un hommage appuyé à toutes les braves femmes : les épouses, mères et filles du monde entier et, particulièrement, celles de notre sous-région. Les femmes font face à des pesanteurs socioculturelles et souvent d’exclusion sociale et économique; mais continuent à faire montre d’une résilience avec bravoure en s’engageant et prenant sur elles le pari de l’amélioration de leurs conditions de vie et celles de leurs foyers. Dans ce combat, la responsabilité des hommes est un levier structurel de changement. Les constats ci-dessous traduisent si bien la pertinence du thème de la présente commémoration : En Afrique subsaharienne, 59% des femmes de 25 à 34 ans figurent parmi les personnes extrêmement pauvres, d’après une étude mondiale réalisée par l’ONU sur le rôle des femmes dans le développement . Cette étude recommande de placer l’égalité des sexes, les soins et travaux domestiques non rémunérés au premier rang des priorités dans l’élaboration des stratégies d’élimination de la pauvreté et de développement durable. En Afrique de l’Ouest, les inégalités entre les sexes sont très profondes au détriment des femmes comme le mesure l’indice moyen des inégalités des Nations Unies [0,61 sur 1], ce qui reflète la persistance des discriminations. La pandémie de la COVID-19 a malheureusement creusé ce fossé et les droits des femmes, y compris ceux relatifs à l’intégrité physique, ont été bafoués. La COVID nous montre aussi qu’il est une nécessité absolue, pour faire société, de s’appuyer sur celles qui la font exister, que ce soit au sein de leurs foyers ou au sein des structures économiques. Tout ceci nous invite à la nécessité d’actions afin de promouvoir le leadership féminin ; et de soutenir, à travers nos financements, l’émergence des femmes entrepreneures comme acteurs clé de la croissance économique. Ainsi, la réponse de la Banque à la pandémie ne se limite pas à rectifier des inégalités de longue date ; il s’agit de contribuer à bâtir un monde résilient dans l’intérêt de tous, où aucune femme n’est laissée pour compte. C’est pourquoi, la Banque accentue dans les Etats membres ses interventions afin de garantir au profit des femmes la création d’opportunités économiques et d’emplois. Ce qui précède indique la cohérence et la pertinence du thème, combien évocateur, retenu cette année au niveau international. L’avenir sera meilleur lorsque les femmes seront pleinement parties prenantes des instances décisionnelles afin que leurs besoins pratiques et stratégiques soient efficacement pris en compte. La BOAD en tant qu’institution de développement durable a une responsabilité centrale dans la promotion et la réalisation de l’émancipation des femmes. C’est la raison pour laquelle, nous nous sommes engagés à travers notre Plan Stratégique Djoliba 2021-2025 à assurer un financement inclusif pour les femmes. En interne, la Banque a mis un accent particulier sur le renforcement des compétences et du leadership féminin et l’amélioration du taux de participation des femmes dans les instances de la Banque. Bien entendu, aucune différence n’est faite dans la rémunération : à poste égal, les femmes et les hommes perçoivent la même rémunération. En matière de gouvernance de l’Institution, en plus des directrices déjà en poste avant ma nomination, j’ai récemment recruté une directrice de cabinet et promu une femme au poste de Secrétaire Générale de la BOAD. Au-delà du prix que j’attache à la question du genre, les choix portés sur ces deux collaboratrices pour occuper des postes éminemment stratégiques, sont en phase avec les engagements que j’ai souscrits auprès des plus hautes Autorités de l’UEMOA lors de ma prise de fonction et se justifient amplement au vu de la compétence dont elles font preuve. Je souhaite saluer la nomination de Dr Ngozi Okonjo-Iweala à la tête de l’OMC ainsi que celle de toutes ces femmes qui par leurs mérites et leurs expertises occupent de hautes fonctions dans nos Etats, nos entreprises et nos institutions. Le leadership des femmes n’est pas un vœu pieux, c’est une nécessité de développement ; et j’ose espérer que ces nominations ouvrent et renforcent en Afrique l’émergence d’un leadership féminin, seule vraie voie pour un développement humain durable et équitable. Je voudrais transmettre mes vives félicitations aux Etats de l’Union qui adhèrent à ces efforts de promotion du leadership féminin. Un monde où la femme et l’homme contribueraient et bénéficieraient équitablement des fruits du développement de nos sociétés et de nos économies est en émergence. C’est une fierté et un devoir de pouvoir contribuer à son avènement en ma qualité de Président de la BOAD. Serge EKUE Président de la BOAD Société 08 mars 2021


Développement des filières agricoles:Le gouvernement dote les Atda pôles 5 et 7 de matériels
Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), a procédé ce jeudi 4 mars à Calavi, à la remise de matériels agricoles et d’équipements bureautiques aux agriculteurs intervenant au niveau des agences territoriales de développement agricole (Atda) pôles 5 et 7. Ce don qui rentre en droite ligne du projet ‘’Appui aux infrastructures agricoles dans la Vallée de l’Ouémé (Paia-Vo)’’ sonne la grande révolution agricole dans le rang des bénéficiaires. Les acteurs des filières maraîchage, riz et maïs des zones d’intervention des Agences territoriales de développement agricole (Atda) pôles 5 et 7 et les directions techniques qui les accompagnent sont bien lotis. Ils ont reçu ce jeudi des mains de Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), des matériels agricoles et bureautiques en vue de booster leurs rendements. Il s’agit des équipements d’appui à l’amélioration de la productivité (notamment le riz) et des équipements d’accompagnement pour le suivi-conseil aux producteurs. D’une valeur d’environ cent millions de F Cfa, les matériels sont constitués de barques motorisées, de bottes, de gilets de sauvetage, de motoculteurs. Ils permettront aux acteurs des pôles 5 et 7 de travailler autrement la terre. Le don de barques motorisées aux producteurs et aux acteurs des cités lacustres leur apporte un soulagement. « Puisque nous abordons bientôt la saison des pluies, il va falloir traverser les plans d’eau qui séparent les périmètres. Les barques motorisées vont faciliter la mobilité des producteurs », assure Gaston Dossouhoui. En plus des équipements agricoles, les bénéficiaires ont également reçu des matériels bureautiques constitués entre autres d’appareils de reliure, de copieur avec fonction scanner, mini copieur blanc-noir, mini copieur couleur laser, de calculatrices programmables, de vidéos projecteurs, d’appareils photo, de caméras numériques, de disques durs externes…. La remise de ce don vise le renforcement des capacités des structures sous tutelle du Maep ainsi que des organisations de producteurs et des producteurs, explique Sènou Kokoyè, coordonnateur du projet ‘’Appui aux infrastructures agricoles dans la Vallée de l’Ouémé (Paia-Vo). Révolution agricole Elle traduit la volonté du gouvernement d’accompagner les producteurs en vue d’améliorer leur productivité dans les différentes filières et de favoriser leur ascension. Le geste sonne l’heure de la révolution agricole. « Pour des filières telles que le riz et le maraîchage, la rentabilité est très rapide, lorsque nous cessons de produire à la main. En mettant aujourd’hui à disposition quelques motoculteurs, je suis amené à croire que nous passons de la daba à la mécanisation. Nous réduisons la pénibilité du travail des producteurs », se réjouit Gaston Dossouhoui. Il nourrit de grandes ambitions pour les producteurs et le pays : « Les filières ciblées aujourd’hui sont des spéculations à haute valeur ajoutée. Je souhaiterais qu’à la fin d’une ou deux saisons, nous soyons capables d’organiser une grande foire pour démontrer qu’en utilisant ces équipements, nous avons doublé la disponibilité agricole et que des producteurs puissent témoigner de l’amélioration de leurs revenus et de leurs conditions de vie ». Le don de matériels marque un grand jour pour les bénéficiaires. Ils entendent quadrupler leur production. « Je suis très ravi des équipements qui nous sont, ce jour, offerts par le biais du projet Paia-Vo. Nous sommes conscients des défis qui nous attendent. Avant, nous emblavions onze hectares de riz. Aujourd’hui, nous pouvons emblaver 540 hectares », apprécie Dohoué Siaka, président de l’Union communale des riziculteurs de Zogbodomey. Le Paia-Vo arrive bientôt à terme. Le Bénin veut faire l’essentiel pour préserver ses acquis. « Un projet d’une durée de sept ans qui tire vers sa fin ne peut pas nous laisser sur notre soif. Notre stratégie est de tout faire pour mettre en place les équipements et les moyens que les usagers vont utiliser au terme du projet pour pérenniser nos résultats et nos innovations agricoles », espère Gaston Dossouhoui. La remise de ces équipements entre dans le cadre de la mise en œuvre du Paia-Vo. D’autres dons sont prévus avant la fin de l’année. Société 05 mars 2021


Phase retour de la Ligue Pro de Football du Bénin:Lnb, Requins et Panthères à l’heure de la confirmation
La phase retour de la Ligue Pro de Football du Bénin démarre ce week-end avec les matchs comptant pour les 8e et 10e journées dans les différentes zones. Le club de la Loterie nationale du Bénin, les Requins et les Panthères auront à confirmer leurs résultats de la phase aller respectivement contre l’As Tonnerre, Eternel et Réal Sports de Parakou ou à défaut subir leur revanche. La confrontation entre l’As Tonnerre de Bohicon et Esae Fc, club de la Loterie nationale du Bénin, à la faveur de la 8e journée de la Ligue Pro de Football du Bénin s’annonce comme un match de revanche dans la zone B. Avec pour objectif de finir leader de cette poule à la fin du tournoi, les parieurs aborderont leur première sortie de la phase retour avec sérénité. Ils devront sortir le grand jeu pour confirmer leur suprématie sur cette formation de l’As Tonnerre, 8 points -1 contrainte de laver l’affront subi lors de la première journée. D’ailleurs, Patrick Sèdjamé et ses coéquipiers se disent prêts à remporter cette partie comme à l’aller. Disposant de la meilleure attaque de la zone avec 8 buts marqués, ils restent sereins. « On est prêt pour la phase retour, nous savons qu'il n'y a pas de match facile », confie le capitaine de l’équipe de la Loterie nationale du Bénin. Pour ce premier match de la phase retour, les Verts, 2e de cette zone avec 13 points, disposent des atouts pour gagner cette partie comme à l’aller où ils ont remporté par le score de 2-0 grâce aux buts de Mohamed Adjo Junior et de Bienvenu Vigninou. A la même heure, Espoir Fc de Savalou va en découdre avec Dadjè. Dimanche 7 mars, au stade municipal de Lokossa, Hodio Fc, leader de la zone sud-ouest avec 17 points+7 va recevoir Energie de la Société béninoise d’Energie électrique (Sbee), 5e avec 7 points-3 pour tenter de se maintenir à la tête de son groupe pendant que Damissa Fc sera reçu par Dynamo d’Abomey. La compétition sera également à sa 8e journée dans la zone D dominée par les Dragons de l’Ouémé, 17 points+9, attendus par la Jeunesse sportive de Pobè qui essayera de se relancer. Meilleure attaque avec 13 buts marqués, Ayema Fc, 2e avec 15 points+7, accueille, dimanche, à Pobè l’Association sportive Ouémé Stars (Asos) tandis que Djeffa jouera contre l’Uss Kraké à Djeffa. Des revanches dans les zones A et C Dans la zone A, As Takannin, Dynamo de Parakou, Buffles du Borgou, Panthères, Béké Fc, Réal Sports, Dynamique Fc et US Cavaliers effectueront leur 10e sortie de la saison. Vaincu au match aller à Djougou par le score de 1-0, Réal Sports aura l’occasion de prendre sa revanche, ce samedi 6 mars, sur les Panthères au stade de Parakou. Devant son public, cette formation de la cité des Kobourou qui totalise 12 points aura à cœur de s’imposer pour monter dans le classement. A la même heure, Dynamo Fc de Parakou en déplacement à Djougou, va affronter Dynamique de cette localité. Leader avec 17 points+8, ils devront confirmer tout le bien qu’on pense d’eux pour ne pas se faire surprendre par cette formation qui les a contraints au nul (2-2) à l’aller. 8e avec 6 points, Dynamique de Djougou a besoin d’une victoire pour se relancer dans le tournoi tout comme les Cavaliers de Nikki qui vont recevoir dimanche à Tchaourou, les champions en titre, les Buffles du Borgou qui sont deuxièmes de ce groupe avec 16 points +4. Dans la zone Atlantique-Littoral, Adjidja Fc, Aspac, As Cotonou, As Police, Ja Cotonou, les Requins Fc et Soleil Fc reprendront également la compétition avec les matchs de la 10e journée. Eternel va tenter de prendre sa revanche sur les Requins de l’Atlantique qui l’a battu lors de la phase aller par le score de 2-0. L’ As Cotonou, meilleure attaque de la zone avec 16 buts marqués est attendu par Soleil Fc qui l’avait tenu en échec (2-2) lors de la phase aller. Programme des matchs du week-end Zone A 06/03/21 16 H Réal Sports # Panthères Fc à Parakou 06/03/21 16 H Dynamique Fc # Dynamo de Parakou à Djougou 07/03/21 16 H Cavaliers # Buffles Fc à Tchaourou 07/03/21 16 H Béké Fc # Takunnin Fc à Kandi Zone B 06/03/21 16 H Esae Fc # As Tonnerre à Lokossa 06/03/21 16 H Espoir Fc # Dadjè Fc à Bohicon 07/03/21 16 H Dynamo A # Damissa à Zakpota 07/03/21 16 H Hodio # Energie Fc à Lokossa Zone C 06/03/21 16 H Eternel Fc # Requins à Cotonou 2 06/03/21 16 H Adjidja Fc # Jac à Campus 07/03/21 16 H Aspac # As Police à Campus 07/03/21 16 H Soleil # As Cotonou à Cotonou 2 Zone D 06/03/21 16 H Jsp # Dragons Fc à Pobè 06/03/21 16 H A.O. # Asvo à Missérété 07/03/21 16 H Ayéma Fc # Asos à Pobè 07/03/21 16 H Djeffa Fc # Uss Kraké à Djeffa Sports 05 mars 2021


Processus de déclaration et paiement des cotisations sociales:La Cnss et les collectivités locales définissent de nouvelles modalités
Les relations entre les collectivités locales et la Caisse nationale de sécurité sociale sont loin d’être au beau fixe. C’est dans le but de corriger cet état de choses que les deux parties se sont retrouvées, hier jeudi 4 mars à Cotonou, afin d’échanger sur les problèmes liés au processus de déclaration et paiement des cotisations sociales et surtout la question de la production des déclarations nominatives. « La déclaration et le payement des cotisations sociales à la Caisse nationale de sécurité sociale par les collectivités locales », c’est le thème de l’atelier de sensibilisation des agents des collectivités locales qui s’est ouvert à Cotonou, ce jeudi 4 mars. Organisé dans le but d’améliorer les objectifs entre la Caisse nationale de sécurité sociale et les collectivités locales, de définir les modalités d’apurement des comptes cotisants dans leurs livres et celles de payement des arriérés de cotisation, l’atelier se tient à la suite des suggestions du Médiateur de la République de commun accord avec la structure en charge de la gestion de la sécurité sociale. Appolinaire Cadete Tchintchin, directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale, à l’ouverture des travaux, rappelle que les collectivités locales utilisent à côté des agents de l’Etat du personnel régi par les dispositions du code du travail. A ce titre, il pèse sur elles des obligations légales de déclaration de payement de cotisation de sécurité sociale mais aussi de production des listes nominatives au soutien des déclarations souscrites. Il souligne qu’il est à constater que les collectivités locales ne remplissent pas toujours leurs obligations. Les déclarations, selon ses dires, ne sont pas accompagnées des listes des déclarations nominatives telles que le législateur l’a institué et cet état de fait expose les travailleurs aux risques sociaux et les empêche de jouir pleinement de la protection sociale à eux offerte par le régime général de sécurité sociale. Le directeur général reconnaît quand même que son institution n’est pas exempte de reproches dans la situation décrite. Il avoue que c’est la raison pour laquelle la caisse a retenu dans son programme d’activités de l’année en cours d’échanger avec les représentants des collectivités locales afin de permettre à chacun de jouer efficacement sa partition dans le fonctionnement du système national de sécurité sociale. Il invite donc les participants à cet atelier à s’investir pleinement dans cette activité pour que les objectifs soient atteints. Jouer efficacement sa partition Rappelant que cet atelier a été suggéré par le Médiateur de la République à la Cnss suite aux audiences foraines au cours desquelles des plaintes ont été émises par les assujettis à la Caisse, Vincent Lézinmé, secrétaire général de cette institution, a noté qu’il y a beaucoup de difficultés de collaboration entre la Cnss et les collectivités locales. « C’est fort de cela que le Médiateur de la République a souhaité que les deux parties s’asseyent et discutent pour voir les modalités de déclaration des cotisations et les termes de leur collaboration. Car les agents des collectivités locales, pour la plupart, à la retraite ont des difficultés à cause du non-payement des cotisations sociales », précise-t-il. Il déclare que les collectivités estiment qu’elles sont sensiblement à jour dans les cotisations mais dans les livres de la Cnss, il y a des difficultés à le prouver. Il souhaite également que chacune des parties soit véritablement impliquée dans le déroulement de l’agenda. Adam Soualioun, chef service de la Solde et des Accessoires de la mairie de Cotonou, représentant du maire, a fait savoir que les agents des collectivités locales souffrent le martyre dès lors qu’ils font valoir leurs droits à une pension de retraite. Ceci est dû certainement, selon lui, à des déclarations accompagnées des risques. « Les agents retraités des collectivités locales souhaiteraient une fois admis à la retraite qu’ils puissent jouir de leur pension comme les autres agents de l’Etat. Vous comprenez alors l’importance de cette réforme actuellement entreprise au niveau de la Cnss », ajoute-t-il. Il a pour finir, tenu à remercier le gouvernement pour cette réforme qui s’avère utile pour les agents des collectivités locales qu’ils sont. Société 05 mars 2021


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