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Nouvelles

Lutte contre le chômage : Une table ronde sur la formation et l'employabilité se tient à Cotonou
Universitaires, chefs d'entreprise et décideurs politiques réfléchissent à la formation et à l'employabilité sur le marché du travail au Bénin et dans la sous-région.
C'est à travers une table ronde qui se tient du 25 au 26 février à Cotonou. Les travaux ont été ouverts ce jeudi par Abdoulaye Bio Tchané, ministre d'État chargé du Plan et du Développement.
Actualités 26 févr. 2021


Projet Pipeline Niger-Bénin:L’Etat attribue l’Ath à la société WAPCO Bénin
Le 19 février 2021, le gouvernement du Bénin a informé la société WAPCO Bénin, par courrier, de la publication au Journal Officiel en date du 15 février, du décret portant sur l’attribution de l’Ath (Autorisation de Transport des Hydrocarbures) à la société WAPCO Bénin dans le cadre du Projet Pipeline Niger-Bénin. Conformément aux dispositions de la Constitution du Bénin, ledit décret est déjà entré en vigueur, ce qui marque l'approbation officielle du gouvernement béninois au Projet Pipeline Niger-Bénin. Le 20 janvier 2021, le gouvernement du Bénin a examiné et adopté le décret Ath lors du conseil des ministres. Le 10 février, le président de la République, Patrice Talon, a officiellement signé le décret susmentionné. Dans le contexte où le décret portant sur l’attribution de l’Ati (Autorisation de Transport Intérieur) était entré en vigueur avec sa publication au Journal officiel du Niger depuis le 14 août 2020, le Projet Pipeline Niger-Bénin a été officiellement approuvé par les gouvernements du Niger et du Bénin. Suite à l'entrée en vigueur officielle du décret sur l'Ati au Niger et l'Ath au Bénin, toutes les conditions préalables à l'entrée en vigueur de la Convention de transport au Niger et de l'Accord du gouvernement hôte au Bénin ont été remplies. Par la suite, la société WAPCO va promouvoir les signatures respectives de l’acte de confirmation de l'entrée en vigueur par les deux gouvernements conformément aux procédures stipulées dans les accords pertinents, afin de réaliser au plus vite la pleine entrée en vigueur de ces deux accords et de garantir la construction et l'exploitation du Projet Pipeline Niger-Bénin dans un environnement légal et stable. Le pipeline Niger-Bénin traversera le Niger et le Bénin, en partant du bloc Agadem dans la province de Diffa, au sud-est du Niger, jusqu’à la station terminale à Sèmé dans le département de l'Ouémé, sur la côte sud-est du Bénin. Ce projet sera équipé d'un système d'amarrage sur point fixe unique. La longueur totale du Pipeline Niger-Bénin est d'environ 1 950 km, dont environ 1 275 km au Niger et 675 km au Bénin. Le début des travaux est prévu en 2021 et la mise en service sera en 2023. Nous croyons qu'avec le ferme soutien des gouvernements du Bénin et du Niger, ainsi que les efforts conjoints de toutes les parties, le projet Pipeline Niger-Bénin réalisera “un pipeline sûr, vert et amical “! Source : WAPCO Société 26 févr. 2021


Professionnalisation du secteur de la culture: Le Fonds de bonification lancé le mois prochain
Prévu dans le Programme d’Action du Gouvernement (Pag), le projet « Fonds de bonification » sera lancé dans une quinzaine de jours. Face aux hommes des médias, hier jeudi 25 février à Cotonou, Gilbert Déou Malé, directeur général du Fonds des Arts et de la Culture, a présenté les avantages de cette initiative qui contribuera à la professionnalisation du secteur culturel au Bénin. Annoncé au début du quinquennat, le projet «Fonds de bonification» sera lancé en mars prochain à Cotonou. L’information a été donnée aux journalistes culturels, hier, jeudi 25 février à Cotonou par Gilbert Déou Malé, directeur général du Fonds des Arts et de la Culture (Fac). Selon lui, c’est soucieux de la professionnalisation du secteur culturel que le chef de l’Etat Patrice Talon a initié ce projet. « Parti du constat que les acteurs culturels vivaient dans la précarité en dépit des investissements dans le secteur, le président Patrice Talon a créé ce fonds pour les soulager », a-t-il expliqué. Pour le directeur général du Fac, le Fonds de bonification constitue un accompagnement que l'État a mis en place en vue d’encourager la création des industries culturelles dans le pays. «Ce n'est pas un fonds pour conduire les artistes ou promoteurs culturels à l'endettement mais plutôt un appui majeur à ces derniers» a-t-il poursuivi. A l’en croire, deux institutions bancaires ont accepté d’accompagner cette initiative du gouvernement au profit des acteurs culturels. Loin de remplacer le Fonds d’Aide à la Culture ou les autres appuis de l’Etat au secteur, le Fonds de bonification constitue un moyen pour permettre aux acteurs d’avoir accès aux crédits. L'Etat va jouer sa partition en payant les intérêts que le prêt contracté pourrait induire. Ce fonds est transparent, car il suffit pour les acteurs culturels de déposer un dossier à la banque qui jugera de l’opportunité d’accorder le financement. « L’enveloppe pour la bonification est à la charge de l'État », a-t-il signalé. A travers ce fonds, le gouvernement tient à sortir le secteur culturel de l'informel, selon Gilbert Déou Malé. Toutes choses qui vont favoriser, selon ce dernier, l'avènement d'une économie culturelle, la création de l’emploi et des œuvres compétitives et exportables. « A terme, les artistes peuvent vivre de leur art », a-t-il conclu. Séfou Alidou, ancien président du Conseil d'administration du Fonds des Arts et de la Culture, qui a travaillé sur le projet, a salué la clairvoyance du chef de l'État. Pour lui, le gouvernement entend sortir les acteurs culturels de la mendicité à travers ce fonds. « L'État a le devoir d'accompagner les artistes à s'accomplir et c'est ce que nous sommes en train de faire», a-t-il expliqué avant d’inviter les promoteurs culturels à saisir cette opportunité. Culture 26 févr. 2021


Cancers pédiatriques au Bénin: Dans l’univers des patients au Chud Ouémé-Plateau
Des enfants de tous âges se battent contre les cancers pédiatriques au Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé-Plateau (Chud-OP). Dans ce centre de santé de référence basé à Porto-Novo, la maladie ronge les victimes en même temps qu’elle assèche les poches de leurs parents. La réalité à l’Unité de cancérologie pédiatrique renseigne sur l’incidence de cette maladie peu connue au Bénin. Mais l’espoir est permis, car le cancer de l’enfant est curable lorsqu’il est détecté assez tôt. Les rayons du soleil s’annoncent timidement dans un ciel clément en cette fin de matinée du jeudi 18 février 2021 à Porto-Novo. Le stress au niveau du Service de la pédiatrie du Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé-Plateau (Chud-OP) contraste avec la beauté de la nature. Dans les couloirs donnant accès aux salles d’hospitalisation, la consternation est palpable sur les visages des parents qui ont élu domicile dans l’hôpital. L’attention est requise pour ne pas piétiner la foule d’individus entassés le long des allées. Depuis des jours ou des mois, plusieurs enfants sont hospitalisés dans ce centre de santé de référence à Porto-Novo pour des cas aussi graves qu’émouvants. Les uns pour le cancer de l’œil (rétinoblastome) ou du sang, les autres pour le cancer du rein ou encore l’ostéo-sacome. Chaque cas est un défi pour l’équipe de traitement. Dans l’une des salles d’hospitalisation, le petit Tundé B., environ sept ans, torse nu, se débat contre l’ennemi du moment, pendant que les doses de perfusion lui sont administrées. Telle une gestante dans les douleurs de l’enfantement, il est couché au sol, le ventre ballonné et scintillant et laissant percevoir ses veines. Des signes qui révèlent l’atrocité du mal dont il est victime. C’est la deuxième fois qu’il séjourne dans cet hôpital après une rechute liée au néphroblastome (cancer du rein). Il vient d’y passer encore une dizaine de jours dans le cadre de ses soins. « Il avait suivi les soins pendant plus de six mois et s’en était remis. C’est à notre grande surprise qu’il a été réadmis ici. Ses parents ont dû manquer de rigueur dans son suivi », relève Estelle Godjo, infirmière spécialisée en pédiatrie, l’air abattu. En face de cette salle d’hospitalisation, deux autres cas. Eux aussi présentent un physique très faible sur leur lit d’hospitalisation. Leurs parents s’en remettent apparemment au ciel. Prières et méditations sont leur recours dans une salle d’hospitalisation où la motivation du personnel soignant tente de calmer les lamentations des patients. Le cancer à tout âge Selon Gilles Bognon, oncologue pédiatre, le cancer pédiatrique n’est pas une utopie : « Le cancer existe aussi bien chez l’adulte que chez l’enfant. On peut l’observer chez l’enfant à tout âge. Chez les plus jeunes, les nouveau-nés et les nourrissons, on peut observer les leucémies, les rétinoblastomes, etc. Le cancer peut se développer chez l’enfant au niveau des cellules entrant dans la composition du sang, ou de n’importe quel organe. Les cancers pédiatriques représentent environ 5 à 10 % des cas de cancer au total. » Les statistiques hospitalières au niveau du Chud-OP renseignent bien sur l’évolution du mal. « De 2018 à 2019, nous avons enregistré environ soixante cas de cancers pédiatriques », dévoile-t-il. Ces cas ont motivé des sensibilisations dans les centres de santé à Cotonou, Porto-Novo et Parakou par les agents sanitaires. Cette action se révèle au finish l’arme efficace de diagnostic précoce. « Le nombre de cas a grimpé au lendemain des sensibilisations. Ce qui explique que les gens étaient sous-informés des manifestations de la maladie», déduit-il. En Afrique francophone subsaharienne, près de quinze mille enfants seraient atteints chaque année d’un cancer. Au Bénin, les chiffres sont mal connus, car le cancer est sous-diagnostiqué et les cas découverts tardivement. « On avait recours aux médecins d’adultes des services d’hématologie pour la prise en charge des enfants atteints de cancer avec des résultats peu satisfaisants. Certains enfants étaient envoyés à Lomé au Togo dans le service d’oncologie pédiatrique mis en place avec l’aide du Groupe Franco-Africain d’Oncologie Pédiatrique. Cette prise en charge hors du Bénin posait de sérieux problèmes aux parents », explique-t-il. Plus qu’une simple affection, les cancers pédiatriques sont devenus une préoccupation mondiale au point où la communauté internationale a décrèté 15 février comme Journée internationale du cancer des enfants. Lancée « en 2001 par le réseau d'associations Childhood Cancer International, cette journée a pour objectif de sensibiliser au cancer des enfants et des adolescents, une cause encore méconnue ». Chez l’enfant, cette pathologie affiche certaines spécificités qui nécessitent de bons réflexes chez les parents. « La particularité chez l’enfant, c’est que ces cancers sont considérés comme des cellules immatures, si bien que la maladie évolue très vite, l’enfant lui-même étant un être en pleine croissance », fait remarquer Gilles Bognon. Toutefois, le diagnostic précoce permet de minimiser les risques. « De la même manière que ces cancers évoluent, ils régressent aussi rapidement lorsqu’on met en place le traitement adéquat. La plupart des cas peuvent connaître une rémission. C’est le cas du cancer de l’œil qui peut être guéri à 100 % lorsqu’il est détecté tôt chez l’enfant. Idem pour les lymphomes quand on les détecte tôt », rassure l’oncologue pédiatre. Dans le cas contraire, les dégâts sont importants. « Lorsqu’on arrive à les diagnostiquer précocement, la prise en charge sera bien assurée. Dans le cas contraire, il devient difficile et le pronostic vital de l’enfant est engagé », avertit-il. Il est à cette étape souvent mortel et est vécu par les parents comme une maladie mystérieuse et incurable, au-dessus de toute ressource thérapeutique. Les causes minimisées Selon Gilles Bognon, les manifestations de la maladie s’observent à travers certaines affections que beaucoup ignorent souvent. « Lorsque les enfants sont anémiés, nous avons souvent tendance à penser aux infections, au paludisme et à leur faire subir parfois une transfusion sanguine. Les transfusions répétées peuvent orienter vers un cancer. De la même manière, on peut détecter le cancer chez un enfant qui saigne tout le temps par les narines, qui urine du sang, qui saigne abondamment après une petite piqûre. Idem pour un enfant qui fait de la fièvre à répétition ou qui est malnutri », précise-t-il. La survenue anarchique et en grand nombre des ganglions au niveau du cou, des aisselles peut engendrer les leucémies ou les lymphomes. « Lorsqu’on constate une augmentation du volume d’une cellule à un endroit quelconque, on doit suspecter le cancer », conseille-t-il. Les signes du cancer pédiatrique sont identifiables par les bons réflexes de la part des parents. « Les signes localisés au niveau de l’œil permettent de diagnostiquer le rétinoblastome chez les enfants. Les parents peuvent le détecter ou le suspecter eux-mêmes en regardant l’œil de leur enfant. On peut détecter dans le noir de l’œil une petite tache blanche. Cette petite tache que certains pourraient confondre avec la cataracte peut être le début du rétinoblastome. Parfois, cette tache est si petite qu’elle est seulement visible à partir d’une photographie. Le scintillement au fond de l’œil oriente à partir de cet instant », développe-t-il. Si la plupart des parents semblent être sous le choc en raison de l’état de santé de leurs enfants, le coût induit par le traitement est un autre supplice pour eux. Le cancer pédiatrique ronge les victimes et assèche les poches des parents. « Le traitement d’un enfant de 15 kg atteint de la leucémie aiguë se fera sur deux ans et coûtera environ dix-sept millions six cent mille Fcfa », dévoile le médecin. Dans ce combat difficile contre cette maladie ravageuse, dans les rayons de l’Unité pédiatrique du Chud-OP, l’assistance des bienfaiteurs est une bouffée d’oxygène. « Le Bénin a trouvé quelques mécènes pour l’aider à prendre en charge le cancer et à offrir aux parents la facilité de faire adhérer leurs enfants aux soins. L’Alliance mondiale contre le cancer l’appuie dans la prise en charge du cancer de l’œil. Le groupe franco-africain d’Oncologie-pédiatrique (Gfaop) l’appuie en médicaments pour les cinq cancers les plus fréquents chez l’enfant », révèle Gilles Bognon. Pour l’heure, les recherches scientifiques ne sont pas muettes sur le sujet. Mais l’horizon tarde à être dégagé pour les patients. « Le diagnostic du cancer n’est pas toujours facile. Une chose est d’avoir des signes qui orientent, l’autre est de les confirmer. La plupart des analyses qui permettent de les confirmer se font chez nous. Dans d’autres cas, on envoie des prélèvements à l’extérieur où les résultats nous sont envoyés plus tôt en vue du démarrage du traitement », poursuit-il. A ceux qui dramatisent la maladie, l’oncologue pédiatre tente de lever l’équivoque : «Le cancer de l’enfant n’est pas synonyme de mort. Lorsqu’on fait le diagnostic à temps, la prise en charge se passe bien. Cette prise en charge n’est pas l’œuvre d’une seule personne. C’est toute une équipe qui est constituée avec à sa tête un responsable ». Estelle Godjo, infirmière spécialisée en pédiatrie, mise sur les séances de sensibilisation et d’information pour asseoir une lutte efficace contre ce mal ravageur. Les parents sont appelés à maintenir la veille devant les signes suspects de cancer afin de sauver les enfants. L’engagement de la Fondation Claudine Talon de contribuer au développement de la prise en charge du cancer de l’enfant au Bénin revêt sans doute un intérêt indéniable pour la survie des victimes. Dr Gilles Bognon sur le cancer de l’enfant: «Plus de 80% des cas sont diagnostiqués tardivement ...» La Nation : Le cancer est une pathologie connue de la grande masse. Mais peu de gens sont informés du cancer pédiatrique. De quoi s’agit-il ? Gilles Bognon : Le cancer est une maladie chronique qui se manifeste par le fait que certaines cellules de l’organisme qui dépendent d’un organe quelconque se mettent à se multiplier de manière anarchique. Par exemple, les cellules constituant l’os du tibia peuvent se mettre à se multiplier. Il y aura une augmentation de volume au niveau de la partie où la multiplication a commencé. C’est pareil pour l’œil. La rétine étant dans l’œil, il y aura une augmentation du volume de la rétine, ce qui peut provoquer la destruction de l’œil. On peut classer en deux grands ensembles les cancers les plus fréquents chez l’enfant: les cancers hémopathies malignes (développés aux dépens d’une cellule du sang). Ils sont représentés par les leucémies et les lymphomes. Et les autres cancers appelés les tumeurs solides. Quand ça se développe chez l’enfant au niveau de la rétine, on l’appelle rétinoblastome. Au niveau du foie, on parlera d’hépatoblastome, de l’ostéo-sacome au niveau de l’os et au niveau du rein, néphroblastome. Lorsqu’on constate une augmentation du volume d’une cellule à un endroit quelconque, on doit suspecter le cancer. Certains parents assimilent la maladie à des causes spirituelles. Ils vont faire des traitements chez les tradi-thérapeutes dans des centres non-adéquats. D’autres sont limités par les moyens au point où ils se rétractent après le diagnostic. Ces pratiques retardent le diagnostic précoce alors que notre objectif est de tout faire pour que le cancer soit détecté précocement. Le diagnostic n’est pas toujours fait facilement chez nous parce qu’avant de venir vers nous, les parents prennent par plusieurs centres de santé avec les enfants, épuisent leurs ressources et lorsqu’il s’agit de démarrer le traitement, ils n’ont plus de moyens. C’est pour cette raison que nous faisons des efforts en faveur du diagnostic précoce. Dénombre-t-on les mêmes types de cancer aussi bien chez les adultes que chez les enfants ? Les cancers les plus fréquents chez l’enfant sont les rétinoblastomes, les ostéoblastomes, les nymphrosblastomes, chez les sujets jeunes jusqu’à 5 ans. Les enfants plus grands développent également le cancer. Les cancers de l’enfant sont classés en deux grands groupes: les hémopathies malignes et les tumeurs solides. Les moyens diagnostiques diffèrent selon le groupe auquel appartient le cancer et le diagnostic initial tient compte d’emblée de l’extension de la tumeur. Le diagnostic des hémopathies malignes (leucémies et lymphomes) se base sur les arguments cliniques mais surtout sur divers examens biologiques à savoir la numération de la formule sanguine, le myélogramme (avec étude morphologique et cytochimique), l’immuno-phénotypage, la cytogénétique, la biologie moléculaire, la biopsie ostéo-medullaire, la biopsie ganglionnaire (avec étude cytopathologique ou histopathologique). Dans le but du diagnostic d’extension, l’imagerie est utile (radiographie standard, échographie, scanner, Irm). Le diagnostic des tumeurs solides fréquentes se base sur l’imagerie, les examens anatomopathologiques et la plupart des examens biologiques cités plus haut. Le niveau socioéconomique de la population ne permet pas de prendre en charge le bilan diagnostic et plus de 80 % des enfants sont vus tardivement, à un stade de complications. Ce constat a motivé une sensibilisation sur le diagnostic précoce et la sollicitation des organismes caritatifs pour un soutien au diagnostic. Quelles sont les causes de cette maladie chez l’enfant ? Des agents infectieux peuvent être à l’origine des cancers. Des causes ont été évoquées pour expliquer la survenue des cancers sans toutefois être confirmées partout. Certains virus peuvent être à l’origine des lymphomes comme celui de l’hépatite ou du Vih. Celui de l’hépatite B peut être à l’origine du cancer du foie. Un enfant malnutri qui a son foie totalement atteint peut développer un cancer. De la même manière, l’exposition à certains facteurs cancérigènes tels que les hydrocarbures peuvent en être également la cause. Il n’est pas rare d’observer chez nous des mères qui se livrent à la vente de l’essence frelatée avec des nourrissons au dos. Ces bébés inhalent malheureusement l’odeur de l’essence pendant trois, quatre ou cinq ans selon les cas avant de commencer l’école. Ce sont des facteurs qui aggravent le cancer. Santé 26 févr. 2021


Amélioration des performances au Maep:Enabel forme sur des outils digitaux de management
Le programme de relèvement des capacités des structures déconcentrées du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) aborde la phase d’intégration des outils digitaux grâce au soutien financier de l’Union européenne. L’appropriation des outils a lieu du mercredi 24 à demain vendredi 26 février à Lokossa, dans le Mono, sous l’égide de l’Agence belge pour le développement (Enabel). S’approprier les outils digitaux pour relever les performances au niveau des structures déconcentrées du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep). L’ambition est au cœur d’un atelier de trois jours dont les travaux ont démarré, hier, à Lokossa autour du thème « Les outils et méthode de digitalisation pour accroître la performance au sein d’une organisation ». Entre autres, il est question de renforcer les capacités sur l’utilisation des applications telles que Meet et Teams utiles pour l’organisation en ligne des réunions. Google, Outlook, Tasks et Planner souvent sollicités dans la planification et le suivi des tâches font aussi partie des outils visés par les travaux qui se déroulent sous la houlette de l’Agence belge de développement (Enabel). Abdoulaye Toko, directeur adjoint de cabinet du Maep, indique que les enseignements relatifs aux outils digitaux vont contribuer à corriger le « gap capacitaire » relevé au niveau des structures ayant répondu à l’appel. Il s’agit, entre autres, des directions départementales en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et des Agences territoriales de développement agricole des pôles 5, 6 et 7. M. Toko souligne que l’organisation de cette session répond à un besoin exprimé afin d’améliorer significativement la qualité de gouvernance managériale autant au niveau des méthodes de travail que des modes de fonctionnement des administrations. De ce que les outils peuvent aider à accomplir, il s’en tient à l’essentiel. «Travailler de manière collaborative et gagner en efficacité et en temps sont des compétences sine qua non pour une organisation et par conséquent une administration performante qui produit des résultats tangibles », soutient le Dac. Le projet Arisa-B Enabel a pris l’initiative de cette formation dans le cadre de la mise en œuvre du projet Arisa-B, l’une des composantes du vaste Programme d’appui au développement durable du secteur agricole (Paddsa) financé par l’Union européenne. Le projet Arisa-B est la composante territoriale de l’appui complémentaire visant à renforcer les acteurs au niveau des territoires dans leurs compétences à assumer leurs rôles et mandats pour le développement agricole et la mise en place des politiques sectorielles. Au nom de l’Agence belge, Gery Van Nieuwenhuysen clarifie que la présente session qui fait suite à celle organisée en novembre 2020 concourt à l’atteinte d’un objectif global. Celui relatif à l’appropriation des réformes du secteur pour une agriculture performante et durable au service de l’économie et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. A l’en croire, Arisa-B a été mis en place par le Maep en vue d’aider les cadres des structures induites par les réformes du secteur agricole à mieux s'approprier leurs nouveaux mandats et rôles ainsi que la nouvelle dynamique que tente d’imprimer le gouvernement. Les plans de renforcement des capacités retenus, de commun accord, entre le Maep et son partenaire Enabel, sont basés sur une approche dénommée Parcours d’acquisition de compétences (Pac). Société 25 févr. 2021


Médiateur de la République:Remise de lettres de mission aux cadres clés
Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a remis des lettres de mission à certains de ses collaborateurs à des postes clés pour de meilleurs rendements. C’était, mardi 23 février dernier, au siège de l’institution à Porto-Novo. Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, s’approprie la Gestion axée sur les résultats (Gar). Il a remis à cet effet des lettres de mission à certains de ses collaborateurs invités à donner le meilleur d’eux-mêmes pour l’atteinte des objectifs de l’institution à la fin d’année 2021. Pour Joseph Gnonlonfoun, cette cérémonie positionne son institution dans les réformes qui structurent et consolident le fonctionnement harmonieux des administrations publiques. La bonne gouvernance, estime-t-il, doit entrer dans les mœurs, les habitudes et le quotidien de tous les fonctionnaires. Ils ne doivent pas perdre de vue que c’est sur la base de leurs compétences, de leurs capacités à produire et à inventer, à innover qu’ils seront évalués, insiste le médiateur de la République. Joseph Gnonlonfoun rappelle que son initiative est prévue par la loi en l’occurrence le statut général de la Fonction publique qui dispose en son article 51 : «Il est établi au début de chaque année des lettres de mission, des contrats d’objectifs et des fiches d’indication des attentes dans le cadre de la mise en œuvre de la Gestion axée sur les résultats ». L’article 85 de la même loi précise que l’agent de la Fonction publique dont le dévouement à la cause publique, la probité, la disponibilité et la loyauté permettent dans les circonstances normales et exceptionnelles d’obtenir des résultats professionnels par l’accroissement du rendement du service peut recevoir des récompenses. Au demeurant, la lettre de mission permet de rationaliser les notes qui sont conférées aux agents permanents de l’Etat, aux agents contractuels de l’Etat et aux agents territoriaux, souligne Joseph Gnonlonfoun. Ainsi, il a jugé utile en tant que médiateur de la République, intercesseur gracieux entre l’administration publique et l’administré, d’envoyer ses collaborateurs aussi en mission afin que des solutions équitables soient trouvées aux préoccupations des citoyens. Joseph Gnonlonfoun a remis la lettre de mission au secrétaire général de l’institution, Vincent Lèzinmè. Ce dernier, à son tour, a remis les lettres de mission au directeur de l’Administration et des Finances et aux délégués départementaux de l’institution. Le secrétaire général du médiateur de la République a salué l’initiative qui est une première depuis la création de l’institution. Vincent Lèzinmè, au nom des impétrants, a pris acte des exigences de la lettre de mission et promet de ne pas décevoir l’autorité à l’heure de l’évaluation. Actualités 25 févr. 2021


Visite médicale des duos : Ce que Iréné J. Agossa et le psychiatre se sont dits
Des bancs de l’université à l’arène politique nationale, Iréné Josias Agossa est souvent « incompris » et traité de « casseur de mouvements ». A la visite médicale dans le cadre de la présidentielle, le psychiatre lui a posé de question sur cette situation ambiguë, révèle le candidat lui-même. « Le psychiatre qui nous a reçu lors de la visite médicale m’a posé le problème. Il dit : je vous ai connu très jeune à l’université, vous étiez attaqué, etc. bien sûr, que votre mouvement nous favorisait parce que nous, nous ne voulons pas de la violence mais les gens ne vous avaient pas compris. Mais je vous retrouve en face aujourd’hui dans un système politique où vous êtes aussi incompris. N’y a-t-il pas un problème bizarre-là ? », rapporte Iréné Josias Agossa, ce mercredi, suite à la question d’un journaliste sur son surnom de « casseur de mouvement », à l’occasion de la conférence de presse de son duo. « C’est seulement la discussion qu’on a eue », révèle le candidat qui dit avoir répondu que « c’est faux ». « Moi, je me sens équilibré, je me sens à l’aise. Je ne peux pas dire que je suis d’une conscience élevée mais c’est ce que je sens vrai (…) », dit-il avoir ajouté dans sa réponse au psychiatre. Actualités 24 févr. 2021


Processus électoral : Les mesures préventives de la paix selon le ministre Alain Orounla
Le ministre de la Communication et de la Poste a rassuré des mesures préventives pour la paix en période électorale. Intervenu dans ce cadre au cours du point du Conseil des ministres, le ministre a invité les populations à adopter des comportements républicains. La paix en période électorale préoccupe le gouvernement au cours de cette période si sensible, d’après le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla. Il a rappelé que le gouvernement a pris des dispositions pour maintenir la paix et l’ordre au cours de cette période électorale. A la faveur du point du Conseil des ministres de ce mercredi 24 février 2021, le ministre a donné des détails sur des actes liés à la violence et à la menace à la paix entretenus par certains au cours de cette période électorale. « Je voudrais vous rassurer et à travers vous toute l’opinion que le gouvernement prend et prendra toutes les dispositions pour prévenir les actes de violence. Je voudrais vous dire que les auteurs de tels agissements répondront de leurs actes devant les tribunaux car le Code du numérique interdit l’utilisation des réseaux sociaux à des fins criminelles », prévient le ministre. Actualités 24 févr. 2021


Présidentielle du 11 avril : Le duo Kohoué-Agossa assure que l'élection est inclusive
Le duo de candidats du parti Restaurer la confiance (Rlc), Kohoué-Agossa, assure que la présidentielle est bel et bien inclusive. La preuve selon ce duo est que le parti Rlc dont ils portent la candidature, appartient à l'opposition politique au régime en place. « Peuple béninois, en prenant à témoin la communauté régionale et internationale, nous sommes ici pour vous dire que l’opposition est bel et bien représentée à l’élection présidentielle d’avril 2021. Ce qui fait de cette élection, une élection inclusive… », a déclaré Corentin Agbelessessi Kohoué, ce mercredi 24 février, à Cotonou, lors d’une conférence de presse animé par le duo. « Nous sommes fiers d’être de l'opposition. Nous sommes de l’opposition (...). L’opposition est présente à cette élection. Quiconque dit que l'opposition n'est pas présente, lui n’est pas opposant (…). Nous sommes de l’opposition et c’est affirmé… », appuie Irénée Josias Agossa. Tous deux invitent, de ce fait, les partis politiques de l'opposition recalés de la course à la présidentielle par la Commission électorale nationale autonome (Céna), notamment les démocrates, à se rallier à leur duo pour « battre à plate couture » le candidat Patrice Talon dans les urnes, le 11 avril prochain. Actualités 24 févr. 2021


Rapport sur le développement humain 2020:Des experts se penchent sur le contenu du document
Tirer des leçons du rapport sur le développement humain 2020 pour le Bénin. Tel est l’objectif qui réunit, depuis hier mardi 23 février et ce, jusqu’à demain jeudi 25 février à Cotonou, chercheurs, académiciens, administrateurs publics et acteurs de la Société civile. Les réflexions doivent favoriser la prise en compte des recommandations du rapport dans les politiques et programmes de dévelop-pement. Portant sur le thème « Le développement humain et l’anthropocène : la prochaine frontière », le rapport sur le développement humain 2020 rappelle les progrès importants en matière de développement humain que l’humanité a accomplis en 30 ans et met l’accent sur les pressions humaines sur la planète engendrant des défis allant du changement climatique à l’effondrement de la biodiversité. Durant trois jours, les experts vont réfléchir sur la prise en compte, dans les prochains travaux, des nouveaux indices de développement humain calculés sur la base des données récentes. Aussi, ils se pencheront sur la prise en compte des dimensions telles que l’atténuation et l’adaptation au changement climatique, la protection de la biodiversité dans les politiques en faveur du développement humain. Mohamed Abchir Aouale, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement, a mis l’accent sur trois leçons clés issues du rapport. Il s’agit premièrement de la survenue et de l’expansion de la pandémie du Covid-19 qui a exacerbé une myriade d’inégalités dans le développement humain. Pour le représentant résident du Pnud, le Covi-19 s’est rapidement répandu dans un monde interconnecté, prenant racine partout où il a atterri et prospérant en particulier dans les fissures des sociétés, paralysant ainsi les efforts pour contrôler le virus. Le développement humain a été durement touché du fait des effets induits par la pandémie. Deuxièmement, les déséquilibres planétaires et ceux sociaux s’exacerbent mutuellement. Mohamed Abchir Aouale affirme que de nombreuses inégalités dans le développement humain se sont accentuées et continuent de s’accroître. Les bouleversements de la planète, en l’occurrence le changement climatique, ne feront que les aggraver. La mobilité sociale est en baisse et l’action collective en faveur de la lutte contre le changement climatique devient plus difficile dans un contexte de fragmentation sociale. Troisièmement, il note de nombreuses pressions de l’activité humaine sur la nature, l’environnement. La civilisation humaine entre maintenant dans une nouvelle époque géologique-anthropocène. Le rapport, selon lui, soutient qu’il est à relever trois défis à l’ère de l’anthropocène lorsqu’on fonde le développement humain sur le respect des exigences de la nature. Il s’agit de l’atténuation et de l’adaptation au changement climatique, de la protection de la biodiversité et également du bien-être pour tous. « Les analyses du rapport arrivent à la conclusion que l’approfondissement du développement humain a beaucoup à apporter afin de remédier à notre paralysie collective face à un changement planétaire alarmant », précise-t-il. Des recommandations Mohamed Abchir Aouale rappelle que le rapport propose une gamme de politiques à mettre en œuvre au niveau national, en liaison avec les réformes nécessaires à opérer au niveau de la gouvernance mondiale. Au nombre de ces recommandations, le représentant résident du Pnud cite l’approche de l’anthropocène et celle du développement humain qui se renforcent mutuellement. Il précise que le rapport suggère d’utiliser le cadre du développement humain pour sauvegarder la planète. « Ainsi, faudrait-il veiller à ce qu’en œuvrant pour le développement humain, l’interaction entre les populations et la planète soit prise en compte », propose-t-il. Il indique qu’il faut veiller à l’élaboration de politiques cohérentes pour que les pays et les peuples réussissent dans l’anthropocène. Ceci, en tenant compte du fait que les plus défavorisés ont besoin d’une assistance supplémentaire pour surmonter les barrières et les discriminations dont ils sont victimes. Actualités 24 févr. 2021


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