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Nouvelles

Préparation de la présidentielle d’avril prochain: Une mission de la Cedeao s’enquiert des conditions
Une mission préélectorale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a séjourné du 11 au 12 février à Cotonou. Bref séjour au cours duquel la délégation a rencontré de nombreux acteurs étatiques et non étatiques avant de faire ses observations et recommandations. La mission préélectorale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui a séjourné du 11 au 12 février dernier à Cotonou s’inscrit dans le cadre du Protocole additionnel de la Cedeao de 2001 sur la démocratie et la bonne gouvernance et les dispositions relatives à la prévention des conflits. C’est pourquoi, fidèle à son mandat de promouvoir la paix, la stabilité et la consolidation démocratique en Afrique de l’Ouest, l’instance sous-régionale a entrepris cette mission au Bénin, pays qui organise le 11 avril 2021 une élection présidentielle. Au cours de son séjour, la mission a échangé avec « les principales parties prenantes béninoises pour évaluer le niveau de préparation des institutions et des acteurs sociopolitiques pour la tenue d’une élection présidentielle inclusive, transparente, crédible et apaisée ». En dehors des ministres en charge des Affaires étrangères et de l’Intérieur avec qui la mission a eu des audiences, elle s’est aussi rendue aux sièges de la Commission électorale, de la Cour constitutionnelle, du Conseil d’orientation et de supervision de la liste électorale, avant une visite de courtoisie au président Patrice Talon. La Mission a également eu des consultations avec des membres du corps diplomatique accrédités au Bénin. Satisfaction Au terme de son séjour, elle a rendu public un communiqué final indiquant que « la mission a pris note des réformes politiques engagées par le gouvernement pour faciliter le processus électoral et s’est félicitée de l’état d’avancement du processus électoral, notamment la publication du calendrier électoral, l’enregistrement des candidatures, la transmission du fichier électoral à la Cena par le Cos-Lépi et la publication dans les prochains jours de la liste provisoire des candidats retenus au niveau de la Cena ». Le même communiqué indique que la mission a pris acte des dispositions sécuritaires prises par les autorités pour assurer un processus électoral sécurisé notamment la sécurisation des candidats, la sécurisation du matériel électoral et des observateurs ainsi que l’ensemble des parties prenantes du processus électoral. Aussi, les émissaires de la Cedeao disent-ils avoir été informés «de la tentative d’agression sur l’un des candidats présumés à l’élection présidentielle ainsi que des enquêtes en cours ». Elle encourage les autorités à poursuivre ces enquêtes pour établir les faits et éventuellement sanctionner les auteurs et «demande à toutes les parties d’éviter les discours de haine qui incitent à la violence et créent un climat de tension ». Pour finir, cette délégation de l’instance communautaire « a exhorté tous les acteurs sociopolitiques au dialogue pour créer les conditions favorables à la tenue d’élection crédible et inclusive et renforcer ainsi le climat de paix dans le pays ». Ladite mission, faut-il le rappeler, a été conduite par Shirley Ayorkor Botchway, ministre des Affaires étrangères et de l'Intégration régionale du Ghana et présidente en exercice du Conseil des ministres de la Cedeao. Elle était composée entre autres de Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la Cedeao, de madame Halima Ahmed, commissaire en charge des Finances de la Cedeao, de l’ambassadeur Blaise Diplo-Djomand, représentant résident de la Cedeao au Bénin ainsi que des collaborateurs techniques de l’instance. Dans les prochaines semaines, une mission d’observateurs du scrutin est attendue à Cotonou. Actualités 16 févr. 2021


Présidentielle 2021: Les trois duos attendus jeudi prochain pour les visites médicales
Les duos Alassane Soumanou Djimba- Paul Hounkpè, Patrice Talon- Mariam Chabi Talata et Corentin Kohoué- Irénée Agossa, tous candidats à la présidentielle du 11 avril prochain et provisoirement retenus par la Commission électorale nationale autonome (Cena) sont attendus, jeudi 18 février devant le collège des médecins assermentés qui constatera l’état général de leur bien-être physique et mental. Les visites médicales seront conduites par Lucien Dossou-Gbété, médecin interniste, président de la Plateforme du secteur sanitaire privé du Bénin, Léopold Houétondji Codjo, médecin cardiologue, agrégé en cardiologie à la Faculté de médecine de l’Université de Parakou et Grégoire Magloire Gansou, professeur de psychiatrique à la Faculté des sciences de la santé à Cotonou. Les trois médecins qui ont prêté serment, mercredi 10 février devant la Cour constitutionnelle, auront la mission d’examiner chaque candidat suivant les principes de la charte de la médecine et de rendre les résultats exacts conformément aux dispositions prévues par la Constitution béninoise. Ils devront, chacun selon sa spécialité, procéder à l’examen clinique détaillé de chacun des candidats, prescrire les examens paracliniques appropriés, rédiger et déposer une observation médicale selon le protocole, dire si le candidat jouit d’un état complet de bien-être physique et mental, c’est-à-dire s’il est apte à exercer la fonction présidentielle ou de vice-président de la République. Les travaux des trois médecins seront sanctionnés par un rapport unique pour chaque candidat selon le même protocole classique et dans lequel seront consignées les anomalies et la conduite à tenir ainsi que les commentaires subséquents et la conclusion qui s’impose. Mais avant jeudi prochain, la Cour constitutionnelle examine demain les recours formulés par les candidats recalés par la Cena pour une raison ou une autre. Selon des indiscrétions, la haute juridiction a enregistré une dizaine de recours dont certains bien avant la publication de la liste provisoire des candidats par la Cena. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Actualités 16 févr. 2021


OMC : La Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala désignée directrice générale
C’est officiel. La Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala prendra les rênes de l’Organisation mondiale du commerce (Omc). Une première pour la gent féminine et pour l’Afrique depuis la création de l’institution en 1995. Le Conseil général de l’institution a accordé sa confiance à l’ancienne directrice générale de la Banque mondiale et présidente du conseil d'administration de l'Alliance du Vaccin (Gavi Alliance), à l’issue d’une réunion extraordinaire tenue ce lundi 15 février sous forme virtuelle. L’expert financier mondial et économiste du développement international succède ainsi au Brésilien Roberto Azevêdo qui a quitté ses fonctions fin août 2020 pour des raisons familiales. Pour la première fois, une femme prend la tête de la prestigieuse institution chargée de veiller au respect des règles et accords régissant les échanges entre les pays et ce, dans l’intérêt de tous. C’est également la toute première femme qui se hisse à ce poste.   Economie 15 févr. 2021


In memoriam Marcellin Zossoungbo : L’ultime hommage de la famille judiciaire
La grande famille des acteurs judiciaires a rendu hommage, samedi 13 février dernier, à feu Marcellin Zossoungbo, président de la chambre nationale des huissiers du Bénin, décédé dans la nuit du dimanche 31 janvier au lundi 1er février dernier. La cérémonie s'est déroulée au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. La maison Justice garde d’honorables souvenirs de feu Marcellin Zossoungbo, président de la Chambre nationale des huissiers de justice du Bénin. Les témoignages sur le disparu sont élogieux. « Il a été un travailleur infatigable. Il a exercé sa charge avec détermination, rigueur et esprit d'ouverture… Un homme d'exception qui faisait l'unanimité autour de lui et suscitait l'empathie de tous ceux qui le côtoyaient… ». Samedi dernier, les acteurs judiciaires lui ont rendu un  hommage mérité. La Cérémonie a connu la présence d'autorités et de personnalités qui ont côtoyé le défunt dans la maison Justice dont Me Robert Dossou, ancien président de la Cour constitutionnelle, Me Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle. C'est sans occulter la présence fort remarquable de représentants de la Chambre nationale des huissiers de justice du Bénin, de l'Ordre national des avocats, de l'Ordre des notaires, de l'Ordre des architectes, de l'Ordre des géomètres... « Je rends hommage à un ami, un frère, à un compagnon. C’est un adieu rempli d’espérance. Son départ nous presse de vivre », va déclarer Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle. Me Marcellin Zossoungbo a prêté serment en 1984 devant le Tribunal de première instance de Cotonou. Il est décédé dans la nuit du dimanche 31 janvier au lundi 1er février au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga. Il avait été élu à la tête de la Chambre nationale des huissiers de justice du Bénin en janvier 2019. Actualités 15 févr. 2021


Appui d’African Parks à la lutte contre la Covid-19:Des cartons de gel hydroalcoolique offerts
Plusieurs structures partenaires d’African Parks ont reçu, vendredi 12 février dernier à Cotonou, des mains des responsables de cette organisation, des dizaines de cartons de gel hydroalcoolique. Un geste dont l’objectif est d’épargner les acteurs intervenant aux côtés d’African Parks et plus généralement les populations de la maladie à coronavirus. Le ministère de la Santé, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable, la direction générale des Eaux, forêts et chasse, la direction générale du Centre national de gestion des réserves de faune (Cenagref) et l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (Anpt) sont les cinq structures bénéficiaires des dons de gel hydro alcoolique faits par African Parks. L’organisation entend renforcer les efforts faits par ces structures pour prémunir leurs personnels et usagers contre la Covid-19. Sam Diboma, directeur financier régional, au nom de l’Ap à l’occasion de la cérémonie, est revenu sur d’autres actions déployées par son organisation dans le but de protéger les populations contre cette pandémie. Les efforts qu’African Parks, grâce aux appuis de ses partenaires, n’a cessé de déployer pour contribuer au bien-être des communautés sont multiples, souligne Sam Diboma. C’est dans cette même logique, indique-t-il, qu’ayant bénéficié d’un don important de gel hydro- alcoolique offert par la société japonaise Saraya, African Parks, dans un élan de solidarité, a fait le choix de partager ce don à l’échelle nationale. Sur les 2 682 cartons reçus, soit 67050 flacons, l’organisation, vendredi dernier, a fait don de cent cartons de flacons de gel hydroalcoolique au profit du ministère de la Santé publique. Quarante cartons sont allés au ministère du Cadre de vie et du Développement durable alors que la direction générale des Eaux, forêts et chasse a bénéficié de cent cartons. Le Centre national de gestion des réserves de faune et l’Agence nationale de promotion et de développement du patrimoine touristique ont eu droit à vingt cartons chacun. Le reste sera distribué au niveau des parcs et dans les localités riveraines, a promis Sam Diboma. Il a saisi cette occasion, pour témoigner sa gratitude aux donateurs et particulièrement au ministère de la Santé pour les mesures fortes prises pour limiter la propagation de la Covid-19 au Bénin, espérant que ce geste contribue à renforcer la protection des populations, tout en aidant à faire baisser la tendance haussière des chiffres liés à la pandémie. Selon les dernières statistiques du ministère de la Santé, le Bénin a connu à ce jour 4 560 cas confirmés, dont 3772 cas guéris, 732 personnes sous traitement et 56 décès. Dans les rangs des bénéficiaires, le geste d’African Parks est apprécié et salué. Richard Venance Gandaho, secrétaire général adjoint du ministère de la Santé, se félicite de ce geste qui vient s’ajouter aux nombreuses manifestations de solidarité dans la gestion de cette pandémie. Geste qui, souligne-t-il, arrive à un moment où la pandémie continue de dicter sa loi. « Les dernières statistiques sur l’évolution de la situation épidémiologique sont inquiétantes parce qu’on note une évolution de la situation depuis janvier avec de nouveaux cas et … Parmi ces nouveaux cas, le nombre de cas graves a augmenté », révèle le représentant du ministre de la Santé. A sa suite, Oloufounmilayo Olloudé, au nom du ministère du Cadre de vie, promet qu’un bon usage sera fait de ces dons qui permettront sans aucun doute de lutter davantage contre cette pandémie. Depuis le début de la pandémie, African Parks a déjà distribué plus de 7000 masques de protection aux populations de Tanguiéta, Kandi, Banikoara, Malanville, Karimama et Kérou. Elle a aussi remis 5 000 masques et 50 dispositifs de lavage de main à la mairie de Kandi. Société 15 févr. 2021


Economie:« Le Bénin très loin du seuil d’un pays endetté », selon Romuald Wadagni
Des éléments techniques d’appréciation d’une dette efficace aux exploits du Bénin sur les marchés financiers internationaux en passant par les procédés qui fondent la confiance des bailleurs, Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances, a éclairé, samedi 13 février dernier à Lokossa, la lanterne des jeunes du département du Mono sur la soutenabilité de la dette béninoise. Quatre autres membres du gouvernement ont honoré de leur présence cette édition des causeries-débats du Creuset de réflexion et d’actions politiques pour le Nouveau départ (Crap-Nd). La dette est-elle une bonne chose en soi ? Dans quel quantum faut-il s’endetter? La présence répétée du Bénin sur les marchés financiers ne risque-t-elle pas d’hypothéquer l’avenir des générations futures? Ce sont quelques-unes des questions soumises, samedi dernier à Lokossa, au ministre de l’Economie et des Finances dans le cadre d’une causerie-débat. Relativement à la première préoccupation, le ministre Romuald Wadagni clarifie que la dette est subséquente à l’option du gouvernement de créer et d’améliorer, à une grande échelle, les facteurs de productivité, de déclencher l’offre en vue d’engager le pays dans un cercle de croissance de façon durable. «L’Etat travaille à susciter l’offre et la demande et veille à son équilibre », soutient-il. En économie, enseigne le ministre, la création de richesse est l’équilibre qu’on essaie de trouver entre l’offre et la demande. Et pour y parvenir, au dire de l’argentier national, il y a deux modèles : soit le modèle de faire les choses en petite quantité ou celui de les faire à une grande échelle et pour une longue durée de vie en concédant des dettes. A la suite de cette clarification, le ministre tranche que la dette est bonne et productive quand elle est efficace. Des critères attestant de l’efficacité d’une dette, il en évoque trois importants à ses yeux. Il s’agit de la nature et de l’opportunité de la dette. Vient ensuite, la qualité de la gouvernance de la dette qui doit retenir l’attention en vue d’éviter les déviances telles que la surfacturation, les magouilles… En dernier lieu, se situe la cohérence de la structuration financière de la dette, c’est-à-dire les caractéristiques de la dette et ce que l’on veut en faire. Loin du seuil d’un pays endetté Par rapport aux inquiétudes induites par la présence répétée du Bénin sur les marchés financiers, une activité qui pourrait compromettre l’avenir des générations futures, selon certaines langues, le ministre prend le contre-pied. Réfutant les récriminations, il recentre le débat sur le plan technique en rappelant qu’il n’y a que deux éléments qui comptent dans un débat relatif au niveau d’endettement d’un pays. Le premier et le plus essentiel des deux éléments, retient-il, est le ratio entre le stock des dettes en un instant donné et le produit intérieur brut (Pib) qui, précise-t-il, ne doit pas dépasser un taux de soixante-dix pour cent. En second lieu, poursuit le ministre, il est question de la part dédiée au remboursement de la dette sur chaque cent francs de ressource propre. Laquelle ressource propre, clarifie-t-il, constitue les impôts collectés. A l’en croire, il est admis en règle générale, de ne pas dépenser plus de vingt francs, pour les services de l’intérêt sur la dette, sur cent francs de recette collectée. Par rapport à ces critères, soutient le ministre, « le Bénin est très loin du seuil d’un pays endetté». Le pays, appuie-t-il, se situe en deçà de quarante-cinq pour cent, loin du taux de soixante-dix pour cent autorisé. « Et ça, c’est ce qui est politiquement correct, sinon les pays peuvent bien aller au-delà», glisse le ministre. Rappelant les dynamiques au plan mondial, le ministre exhorte les Béninois, voire les Africains à taire les polémiques inutiles et se convaincre de ce que personne d’autre ne viendra faire le développement à leur place. En dehors de l’Arabie Saoudite et des autres pays pétroliers, appuie le ministre, les nations les plus développées s’endettent à plus de cent pour cent. Entre autres exemples, le Japon et les Etats-Unis sont à plus de deux cents pour cent de taux d’endettement, a rappelé le ministre Wadagni. Pour lui, ce que fait le gouvernement béninois doit être encouragé par tous. « Le Bénin, avant le gouvernement Talon, n’avait jamais réussi à lever cent francs à l’international », rappelle-t-il. Pour conjurer ce sort, il a fallu du travail au ministre Wadagni et à tous les autres membres du gouvernement, sous la férule du président Patrice Talon. Romuad Wadagni souligne qu’il n’a pas été facile pour le pays, au début du quinquennat en cours, de lever des dettes d’une durée de dix ans sur les marchés financiers. Actuellement se réjouit-il, le Bénin prend des crédits de longue durée et à des taux intéressants. Lesquelles durées varient de dix à trente ans et plus. Cet exploit, recadre le ministre, est la preuve du sérieux et de la rigueur dans la gestion de ce que les bailleurs mettent à disposition. Parce que derrière les prêts, prévient-il, les prêteurs qui sont un peu partout dans le monde sont attentifs à la qualité des dépenses, à leur conformité par rapport aux besoins qui sont précédemment exprimés dans les dossiers. Ils sont également attentifs aux informations des agences de notation, aux institutions de surveillance telles que le Fonds monétaire international et la Banque Mondiale, fait savoir le ministre. Les distinctions et les autres marques de reconnaissance ainsi que le succès relatif à l’opération d’eurobond que le pays vient d’engranger sont des preuves palpables supplémentaires, retient le ministre. «Nous devons nous en féliciter et s’il le faut, le Bénin sera présent tous les jours sur les marchés financiers en vue de rattraper son retard en matière de développement », assure Romuald Wadagni. A leur tour, les ministres Didier José Tonato en charge du Cadre de vie, Véronique Tognifodé Mèwanou des Affaires sociales et le Garde des sceaux, Maxime Quenum confirment que c’est grâce à cette présence du Bénin sur les marchés financiers que le gouvernement a la capacité d’investir des centaines de milliards dans les projets majeurs de transfiguration du pays tels que l’asphaltage, la construction des stades, des cités administratives, des marchés ainsi que la fourniture un peu plus aisée de l’eau et de l’électricité. Le microcrédit Alafia, le projet Arch et la dématérialisation de nombre de services publics ne sont pas du reste Economie 15 févr. 2021


Bonne fête du Printemps, Nouvel an chinois
Placé cette année sous le signe du Buffle, le Nouvel an chinois, Nouvel an du calendrier chinois ou Nouvel an lunaire ( nónglì xinnián) est le premier jour du premier mois du calendrier chinois. La fête du printemps (chunjié) marque le début des festivités qui se déroulent sur quinze jours et qui s’achèvent avec la fête des lanternes (yuánxiaojié). Le calendrier chinois étant un calendrier luni-solaire, la date du Nouvel An chinois dans le calendrier grégorien varie d'une année à une autre, mais tombe toujours entre le 21 janvier et le 19 février. Le passage de l’année de Rat qui s’achève à la nouvelle année du Buffle, se fera du 11 au 12 février 2021, dates où les Chinois du monde entier seront en fête. Il faut préciser que le Nouvel an chinois se veut de plus en plus un événement d’ampleur mondiale grâce à la belle coopération chinoise qui permet à davantage de personnes de découvrir les richesses culturelles de la Grande Chine. Pour les étrangers, cette fête est une occasion rêvée d’apprécier la millénaire culture chinoise dans sa beauté et les valeurs traditionnelles de la Chine. Nous osons croire, en comptant sur la maîtrise dont la Chine a fait preuve face à l’actuelle crise sanitaire mondiale et les vaccins disponibles, que les Chinois et toute la population mondiale sauront surmonter les dégâts causés par la Covid-19 en 2020 et profiter de ces moments de réjouissances en ayant à cœur l’espoir d’un avenir meilleur. Nous espérons que tous les amis chinois vivant et travaillant au Bénin passeront un bon moment d’entrer dans la nouvelle année et particulièrement ceux qui travaillent pour la West African Oil Pipeline Company (Wapco Benin) sur le projet de construction et d’exploitation du pipeline d’exportation de pétrole brut de Koulélé (au Niger) vers Sèmè (au Bénin). Il est important d’ailleurs de saluer la grande responsabilité, le contrôle et le suivi dont cette société filiale du groupe Cnpc a fait montre quant à la protection de ses employés contre la Covid- 19, et les dons qu’elle a effectués au gouvernement béninois pour lutter contre la propagation de la Covid-19. Nous saluons surtout la détermination de toute l’équipe de Wapco Benin dans la mise en œuvre de ce projet et les tâches abattues pour l’évolution du projet malgré les menaces du virus. Nous espérons que l’année du Buffle aidera à la bonne exécution des travaux. Rappelons, au passage, que ce projet grandiose est le fruit de la bonne coopération et de l’amitié entre la Chine et le Bénin, et aura un impact économique très attendu et très bénéfique pour tous les Béninois. Bonne fête et bon passage de l’année (guònián hao) à tous les Chinois du monde entier et à tous les amoureux de la culture chinoise. Culture 15 févr. 2021


Présidentielle 2021 : Trois candidatures retenues par la Cena
Trois candidats sont retenus pour prendre part à l'élection présidentielle d'avril 2021, au terme de l'examen des dossiers de candidatures enregistrés par la Commission électorale nationale autonome. La Commission électorale nationale autonome a procédé à la publication de la liste provisoire des candidats devant prendre part à l'élection présidentielle d’avril 2021, ce vendredi 12 février 2021 au siège de l’institution. Au terme de l’examen des vingt dossiers enregistrés au cours de la période du 1er au 4 février, trois candidatures ont été retenues. C’est en substance le contenu de la conférence de presse du professeur Emmanuel Tiando, président de la Commission électorale nationale autonome. Il s’agit des duos Alassane Soumanou et Paul Hounkpè, Patrice Talon et Mariam Talata Chabi, Corentin Couhoué et Iréné Agossa. Il faut noter que sur vingt dossiers de candidature enregistrés, trois seulement ont été retenus par la Cena. Dix-sept dossiers sont rejetés pour divers motifs dont l’absence de parrainage, le manque de bulletin numéro 3 du casier judiciaire, défaut de quitus et de quittance, absence d’un candidat et ses pièces… « Les décisions que nous venons de prendre sont susceptibles d’un recours devant la Cour constitutionnelle qui est le seul juge du contentieux électoral. Je demanderais aux candidats qui ne sont pas satisfaits de recourir à cette instance qui pourra leur donner raison ou bien confirmer la décision que nous venons de prendre », a souligné Emmanuel Tiando, président de la Cena. Actualités 12 févr. 2021


Boad : Alain Tchibozo nommé chef économiste
L’analyste financier béninois Alain Tchibozo est nommé au poste de chef économiste de la Banque ouest-africaine de développement (Boad), poste créé avec l’avènement du nouveau président Serge Ekué. Fort de ses trente années d’expériences auprès de banques européennes et banques d’investissements  telles que Bnp Paribas, Dresdner Kleinwort Wasserstein, Ing Wholesale banking, Mediobanca Securities, il a désormais la charge d’œuvrer à l’amélioration de l’accès de l’institution aux marchés internationaux des capitaux Alain Tchibozo entend renforcer la relation entre les investisseurs internationaux et la Boad, afin d’augmenter les fonds propres de la Banque pour soutenir le développement économique et social des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Economie 12 févr. 2021


2e édition de Bénin Cashew Day:La compétitivité de la filière anacarde au cœur des échanges
Et de deux pour le Bénin Cashew Day ! Les 11 et 12 février, les acteurs de la filière cajou se penchent sur la problématique de la compétitivité de cette spéculation, deuxième pourvoyeur de devises après le coton, avec l’appui de l’Agence belge pour le développement (Enabel) et autres partenaires. Sous le thème « Agir pour une filière compétitive », se déroule, les 11 et 12 février à Cotonou, la deuxième édition des journées de réflexion sur la filière anacarde dénommées «Bénin Cashew Day» (Bdc). Producteurs, acheteurs, exportateurs et transformateurs réunis au sein de l’Interprofession de la filière anacarde du Bénin (Ifa-Bénin) réfléchissent à nouveau sur l’envol de cette culture de rente, après la première édition tenue en janvier 2020. Initiée par le Conseil national des exportateurs de cajou du Bénin (Conec-Bénin), Bénin Cashew Day (Bcd) est organisé en collaboration avec l’Ifa-Bénin, grâce à l’appui de plusieurs partenaires techniques et financiers (Ptf) dont l’Agence belge pour le développement (Enabel). Cette dernière facilite notamment le contrat de commercialisation de noix tracées entre les coopératives de producteurs d’anacarde et les sociétés de transformation, dans le cadre de son Programme d’appui au développement des filières agricoles (Profi). La compétitivité de la filière est une noble ambition des acteurs, selon Edouard Assogba, président de l’Ifa-Bénin. A l’en croire, elle se mesurera à travers sept éléments essentiels à savoir l’internalisation des activités et des stratégies, le rôle des pouvoirs publics, le système financier adapté, les infrastructures, la technologie de production pour transformer la matière première, la main-d’œuvre qualifiée pour interagir et les institutions d’appui et leur rôle. Procédant à l’ouverture des travaux, Micaël Bassabi Djara, directeur de cabinet de la ministre de l’Industrie et du Commerce, rassure de la volonté du gouvernement d’asseoir une organisation de commercialisation avec des attributs permettant de régler les problèmes cruciaux, notamment le financement de la transformation, l’accroissement des capacités de transformation, la transparence des transactions sur le marché intérieur. Pour ce faire, « La participation de tous les acteurs et la capitalisation des expériences des pays frères et amis seront d’un appui incommensurable pour l’organisation d’une filière compétitive au Bénin », estime-t-il. La Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Ghana, le Nigeria sont invités à la rencontre. Des acteurs d’autres pays producteurs ou transformateurs comme le Brésil, le Cambodge, le Vietnam, l’Inde, y participent par visioconférence. Défis La production croît d’année en année et a atteint entre 140 000 et 150 000 tonnes de noix de cajou brutes en 2020 au Bénin, note Nicholas Mancus, chef de mission du projet BeninCajù, représentant des Ptf. Alors que la capacité des usines est estimée à 65 000 tonnes, la transformation réelle ne dépasse guère les 20 000 tonnes, soit moins de 15 % de la production nationale. Aux difficultés d’approvisionnement des unités de transformation, s’ajoutent la multiplicité d’intermédiaires alourdissant la commercialisation et rendant peu compétitifs les prix, le non-respect des normes post-récolte et la baisse de la qualité, le faible rendement des plantations d'anacardiers, relève Abdoulaye Toko, directeur adjoint de cabinet du ministre en charge de l’Agriculture. La compétitivité doit rimer avec régularité dans la quantité et la qualité et surtout la capacité de résilience de la filière face aux chocs externes, laisse-t-il entendre. Face au financement inadapté dont se plaignent les acteurs, M. Toko les invite à saisir l’abondement de 100 milliards F Cfa du Fonds national de développement agricole (Fnda), une opportunité offerte par le gouvernement pour leur permettre d’accéder au crédit à taux moins élevé et partiellement garanti par l’Etat. Les meilleurs acteurs de la filière ont été distingués en marge de la cérémonie d’ouverture du forum qui prend fin cet après-midi avec la définition de stratégies devant booster la production et la transformation, tout en garantissant le label Bénin. Economie 12 févr. 2021


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