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Nouvelles

Le ministre Aurélien Agbénonci à propos de la rencontre avec l’Ue: « Ce dialogue tourne définitivement la page de quelques incompréhensions »
A la suite du sixième dialogue politique entre l’Union européenne et le Bénin, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, est revenu au cours d’un point de presse sur les conclusions de la rencontre. La sixième édition du dialogue politique entre l’Union européenne (Ue) et le Bénin, consacrée par l’article 8 de l’Accord de Cotonou, n’a pu se tenir en 2019 et 2020 en raison de certaines contraintes de calendrier. Renouer avec ce creuset d’échanges permet aussi « de tourner définitivement la page de quelques incompréhensions qui ont pu être notées dans les relations » entre les deux parties et traduit « une volonté commune et résolue de préserver les intérêts » de la coopération, a indiqué le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération à l’entame de son point de presse. Ce dialogue a donc permis aux deux parties de rappeler l’importance des valeurs communes de solidarité, de respect de l’Etat de droit, de promotion des libertés fondamentales, de défense du principe d’égalité hommes-femmes, et d’attachement au multilatéralisme, qu’elles partagent et qui constituent le ciment de leurs relations. Elles ont aussi saisi l’occasion pour réaffirmer leur volonté de consolider leurs liens, en exprimant leur attachement aux vertus de la coopération, à travers la formule « Toujours plus forts ensemble », a expliqué le ministre Aurélien Agbénonci. Pour ce qui est des thématiques abordées à Cotonou, ce jeudi, il a souligné que les échanges ont porté notamment sur les préoccupations sécuritaires, des questions économiques, les modalités de promotion des échanges commerciaux et des investissements, des questions liées aux droits de l’Homme et droits civils et politiques… Des questions politiques ont été également abordées dont la préparation et l’organisation de l’élection présidentielle d’avril 2021. « Sur chacune de ces questions, la partie européenne a salué l’ensemble des réformes courageuses impulsées sous le leadership du président de la République et invité son gouvernement à poursuivre dans cette dynamique de transformation profonde et de modernisation», martèle le ministre. « L’Union européenne s’est engagée à poursuivre son appui au Bénin, dans les domaines de priorité retenus au titre de leur partenariat, notamment dans les secteurs de la sécurité, de la formation technique et professionnelle, de l’agriculture, de l’énergie, de la gouvernance économique, et a réitéré son soutien à la lutte contre la Covid-19 », a aussi déclaré le ministre. Pour sa part, la partie béninoise a exprimé sa reconnaissance pour l’appui qualitatif et substantiel de l’Ue à sa marche vers le développement. Elle l’a rassurée que les efforts seront maintenus pour protéger davantage le Bénin du péril terroriste, œuvrer à la consolidation des acquis démocratiques, garantir la préservation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et promouvoir l’égalité entre les sexes, retient-on au terme de ce point de presse. Sur la question de la préparation de la prochaine élection présidentielle, la partie béninoise a également rassuré la délégation européenne que les dispositions sont prises, en vue de garantir un scrutin libre, inclusif, crédible et transparent. Actualités 12 févr. 2021


Commune de Banikoara: Un éléphant blesse un jeune bouvier et tue une dame
En divagation, depuis quelques jours dans la commune de Banikoara, deux éléphants sèment la terreur au sein des populations des localités qu’ils traversent. Dans le village de Boniki, arrondissement de Ounet, commune de Banikoara, mercredi 10 février dernier, l’un d’eux a agressé un bouvier et une dame à la recherche du bois de chauffage. Les populations de certaines localités de Banikoara vivent dans la hantise d’avoir affaire à deux éléphants qui, depuis quelques jours, sont sortis de leur écosystème. Un des pachydermes s’en est même pris, mercredi 10 février dernier, à deux riverains du village de Boniki, dans l’arrondissement de Ounet. Il s’agit d’un jeune peul de 13 ans qu’il a blessé et d’une dame gourmantché qui ramassait du bois dans la brousse. Cette dernière n’a malheureusement pas survécu à la charge de l’animal. Elle a rendu l’âme sur-le-champ. D’après les informations parvenues au chef de l’arrondissement de Ounet, Mohamed Tidjani, le pachyderme les a surpris. Par rapport à la dame, l’élu local a expliqué qu’elles étaient au nombre de trois, lorsque l’animal a surgi. « Les deux autres ont réussi à se sauver. Mais âgée de plus de 45 ans, la victime n’a pas eu la même agilité pour pouvoir s’échapper comme ses congénères. Elle a vite été rattrapée par l’animal qui ne lui a laissé aucune chance», a-t-il précisé. Quant au jeune peul, il faisait paître ses bœufs et ne savait pas que l’éléphant était dans les parages. Transporté d’urgence au Centre de santé de Boniki, il suit des soins et son pronostic vital ne serait pas engagé. C'est depuis mercredi 20 janvier dernier, en effet, que les deux éléphants ont été aperçus à Goumori, allant d’une localité à l’autre. Du coup, les populations qui sont pour la plupart des agriculteurs et des éleveurs n’arrivent plus à vaquer à leurs occupations quotidiennes, en toute quiétude. Mais entre-temps, l’un des deux animaux a pu regagner le parc cynégétique. Actuellement, les responsables de African Parc Network sont à pied d’œuvre sur le terrain. C’est pour aider la bête encore en divagation à retrouver le chemin afin de rejoindre les siens. Société 12 févr. 2021


Contre la résurgence de la contagion au Covid-19: Des mesures fortes dans le Mono
Le nombre des malades du Covid-19 qui flambe de partout y compris dans le département du Mono a amené, hier jeudi 10 février, le préfet Komlan Zinsou à rompre le silence sur la gravité de la situation et à publier les mesures fortes retenues pour contrer la pandémie. La résurgence des cas positifs au Covid-19 entrainant la saturation graduelle des centres de prise en charge des malades a amené, hier, le préfet du Mono à tirer la sonnette d’alarme. Mieux, le préfet Komlan Zinsou a justifié sa sortie médiatique par la gravité des informations relatives à la propension de la pandémie recueillies auprès du directeur départemental de la Santé. Ces informations ont été fournies à la séance de travail que l’autorité préfectorale a organisée, mercredi 10 février dernier, avec les maires et les membres de la plateforme départementale de réduction des risques de catastrophes et d’adaptation aux changements climatiques. Au dire du préfet, le nombre de cas positifs du département flambe au quotidien et les centres de prise en charge sont pleins. Il retient que les sites étant saturés, signe qu’il y a un relâchement dans l’observance des gestes barrières, des mesures hardies ont été prises. Il s’agit, entre autres, de l’interdiction des manifestations devant regrouper plus de cinquante personnes. L’intensification de la sensibilisation suivie des campagnes de répression font aussi partie des mesures retenues de même que la mise sur pied au niveau de chaque plateforme communale de réduction des risques de catastrophes et d’adaptation aux changements climatiques, d’un comité chargé de veiller au respect des mesures barrières avant, durant et après tous les évènements autorisés. Les mesures s’appliquent notamment à l’organisation des funérailles, des fêtes communautaires, des spectacles culturels ou sportifs, ou toutes sortes de regroupements de populations. Egalement, des dispositions sont envisagées en vue de faire respecter rigoureusement les mesures barrières dans les administrations publiques, au niveau des entreprises privées, des institutions, des lieux d’éducation, des lieux de culte, des hôtels, des débits de boissons et des restaurants ainsi qu’aux jours d’animation des marchés. Pour le préfet, l’heure est grave et les mesures seront appliquées sans complaisance. A l’intention des incrédules qui doutent encore de la réalité de la pandémie, l’autorité préfectorale martèle que le Covid-19 est une réalité sur les territoires du Mono. « Nous enregistrons des contagions au coronavirus. Nous avons déjà enregistré plusieurs décès liés à cette pandémie », appuie-t-il. Société 12 févr. 2021


5e journée de la Ligue Pro de Football: Duel au sommet entre Buffles et Réal Sports dans la zone A
Vainqueurs respectivement des Panthères de Djougou et des Cavaliers lors de la 4e journée de la Ligue Pro de Football, les Buffles du Borgou et Réal Sports de Parakou se donnent rendez-vous, demain samedi 13 février au stade municipal de Parakou. Cette rencontre s’annonce épique entre ces deux formations au sommet du classement. La 5e journée s’annonce épique dans la zone A, demain samedi 13 février avec un duel alléchant entre Réal Sports de Parakou et les Buffles du Borgou dans la cité des Kobourou. Toutes deux vainqueurs lors de la 4e journée, ces formations qui se côtoient au sommet du classement devront s’affronter lors de ce derby fratricide pour se départager dans leur zone. En effet, favoris du derby septentrional, mercredi 10 février dernier, les Buffles du Borgou ont confirmé leur suprématie sur les Panthères de Djougou au stade municipal de Parakou en s’imposant par le score de 1-0. Devant leur public, les hommes de Sanou Dramane ont réussi à faire la différence face à cette formation qui avait à cœur de laver l’affront subi l’année dernière. En effet, sur un coup franc des 25 mètres, Roland Béakou, l’ancien joueur de la Jeunesse athlétique de Cotonou a réussi à tromper la vigilance de Patrice Vodonou. Cette victoire permet aux coéquipiers de Chérif Dine Capo de prendre la tête du classement de leur zone avec 7 points+3. Victorieux de Dynamo de Parakou lors de la troisième journée par le score de 3-2, Réal Sports de Parakou a enchaîné avec une deuxième victoire consécutive en allant battre les Cavaliers à Tchaourou. Une performance qui leur permet de se maintenir dans le haut du classement avec 7 points+1. En ce qui les concerne, les Panthères de Djougou, 6 points+1, tombeuses de Dynamique Football Club lors de la troisième journée, descendent à la quatrième place en attendant de recevoir les Cavaliers demain, au stade Atchoukouma. Accroché par Béké, Tanekas Fc effectuera le déplacement de Djougou pour affronter Dynamique Football Club tandis qu’après avoir tenu en échec Takunnin (2-2), Dynamo de Parakou est attendu par Béké à Kandi. ----------------- Programme de la 5e journée zones A et C ----------------- Zone A 13/02/21 16 h Panthères Fc # Cavaliers à Djougou 13/02/21 16 h Réal Sports # Buffles Fc à Parakou 14/02/21 16 h Béké Fc # Dynamo Parakou à Kandi 14/02/21 16 h Dynamique Fc # Tanekas Fc à Djougou Zone C 13/02/21 16 h Requins# Aspac à Campus 13/02/21 16 h Eternel Fc # As Police à Cotonou 2 14/02/21 16 h Soleil # Jac à Cotonou 2 14/02/21 16 h Adjidja Fc # Upi Onm à Campus Programme de la 4e journée dans les Zones B et D Zone B 13/02/21 16 h Espoir Fc # Tonnerre Fc à Bohicon 13/02/21 16 h Hodio # Dynamo A à Lokossa 14/02/21 16 h Dadjè Fc # Esae Fc à Djakotomey 14/02/21 16 h Energie Fc # Damissa à Bohicon Zone D 13/02/21 16 h Asvo # Dragons Fc à Missérété 13/02/21 16 h Djeffa Fc # Ayema Fc à Djeffa 14/02/21 16 h A.O. # Jsp à Missérété 14/02/21 16 h Uss Kraké # Asos à Kraké Sports 12 févr. 2021


Echos des Ecureuils expatriés:Mounié buteur, 90 minutes pour Allagbé et Yohan Roche
Fortunes diverses pour les Ecureuils évoluant dans l’Hexagone, mercredi 10 février dernier, en Coupe de France de Football. Si Steeve Mounié a réussi à marquer un beau but lors du match entre le Stade Brestois 29 et Rodez, le club de son compatriote Yohan Roche, Saturnin Allagbé et Mattéo Ahlinvi très entreprenants respectivement avec Dijon et Nîmes n’ont pas pu empêcher l’élimination de leurs clubs à la 32e de finale de cette compétition. Deux Ecureuils ont focalisé les attentions lors du match entre le Stade Brestois 29 et Rodez Aveyron Football, mercredi 10 février au stade Francis-Le Blé. Il s’agit de Steve Mounié et Yohan Roche. Mené au score depuis la 16e minute grâce au but de Malaly Dembélé, le Stade Brestois a pu compter sur son avant-centre d’origine béninoise Steve Mounié pour revenir dans la partie. Sur un centre de Ronael Pierre-Gabriel, l’attaquant des Ecureuils du Bénin reprend à la 34e minute le ballon d’un ciseau acrobatique, dos au but et surprend le gardien de Rodez, Guivarch qui n’a fait que constater les dégâts. Deux minutes plus tard, son coéquipier Jérémy Le Douaron marque le but providentiel et offre la qualification pour le prochain tour aux siens. Impliqué sur le but de Jérémy Le Douaron et meilleur Brestois lors de ce match, il est sorti à la 64e minute de jeu. En attendant le déplacement de Brest, 12e (30 points) chez le leader provisoire de la Ligue 1, Lille (54 points), dimanche 14 février, l’attaquant de 26 ans totalise désormais 6 buts et 4 passes décisives. Titularisé, Yohan Roche a disputé les 90 minutes de cette rencontre. Très en verve lors de cette 32e de finale, il devra se consoler avant la 25e journée du domino Ligue 2 demain, samedi 13 février où Rodez, 14e avec 27 points, ira défier Troyes, leader avec 48 points au stade l’Aube. Allagbé déterminant mais ... Face au leader du championnat de France de Ligue 1, Lille, mercredi 10 février, le gardien international des Ecureuils et Dijon Football Côte d’Or (Dfco) ont été éliminés de la Coupe de France en 32e de finale. Très entreprenant dans le match, l’ancien joueur d’Amiens n’a pas pu empêcher la défaite de son club par le score de 1-0. Suite à une percée, Camara voit sa frappe frôler le poteau de Saturnin Allagbé (3’). Le match devient équilibré au milieu de terrain, mais les Lillois resteront les maîtres du jeu. Weah, bien lancé dans la profondeur, s’en va défier Allagbé mais le portier dijonnais, sorti promptement, remporte le duel (13’). Malheureusement, il n’aura pas cette chance quelques secondes plus tard, quand Camara, lancé à la limite du hors-jeu, se présente face à lui (0-1, 16’). Après l’unique but de la partie, Saturnin Allagbé reste imperturbable jusqu’à la fin du match. Lille demeure dangereux avec Weah. Lancé dans le dos de la défense, ce dernier se présente seul devant Allagbé, qui remporte ce nouveau duel (56’). Les Nordistes se montrent menaçants quelques instants plus tard sur un coup franc au premier poteau de Renato Sanches mais Saturnin Allagbé et sa défense finissent par écarter le danger à la 65e minute. Même face à la tête de Weah à la 79e minute, Allagbé a assuré. Sans avoir livré une mauvaise copie, l’ancien pensionnaire de Taneka quitte la Coupe de France. 84 minutes pour Ahlinvi Avant la réception, dimanche 14 février prochain de Dijon, Nîmes olympique et Mattéo Ahlinvi ont été défaits à domicile, mercredi, par Nice par le score de 3-1 lors de la 32e de finale de la Coupe de France. Surpris dès la 13e minute par le but de Rony Lopes, le Béninois et ses coéquipiers n’ont pas pu résister face à cette formation de Nice. Auteur de la première réalisation, Rony Lopes parvient à faire son doublé suite à une passe décisive de Amine Gouiri. Mais, servi par Patrick Burner, Haris Duljevic réduit le score et donne espoir aux Nîmois qui retournent aux vestiaires avec un avantage psychologique. Trois minutes avant le remplacement de Mattéo Ahlinvi par Nassim Chadli à la 84e minute, Pierre Lees-Melou va corser la note (3-1) pour sceller le sort des Nîmois. Au bas du classement de la Ligue 1, Nîmes Olympique et Dijon avec leurs deux Ecureuils vont s’affronter lors de la 25e journée de la compétition. Sports 12 févr. 2021


Habib Dakpogan parlant de littérature et de politique:« L’écrivain doit déranger les certitudes, titiller les politiques »
Grand Prix littéraire du président de la République en 2015, président de la commission roman au Grand prix littéraire du Bénin 2019 et membre du grand jury 2020, Habib Dakpogan est l’une des figures majeures de la littérature contemporaine béninoise. Et comme si cela ne suffisait pas, le voilà depuis avec sa carte de visite d’éditeur. Discret de nature, tantôt caché derrière un chapeau de dandy, des baskets flashy et une barbe de plus en plus longue, tantôt serré dans un costume sur mesure pour rendre son service à la banque qui l’emploie, l’ex-chanteur de cabaret, aujourd’hui quadragénaire, est un personnage singulier. Au vu de son franc-parler et de ses opinions décomplexées, nous avons voulu aller à sa rencontre et faire avec lui un tour d’horizon de la littérature au Bénin ces dernières années. Cet entretien est un « tout » qui invite l’écrivain à parler politique. Chose inhabituelle ! La Nation : Votre parcours est élogieux. A quoi devez-vous votre succès ? Habib Dakpogan : Je ne rougis pas de mon parcours, c’est clair, mais très sincèrement, j’aurais voulu être en tête d’affiche à travers le monde, gagner des titres africains, voire planétaires. Donc, je relativise lorsqu’on parle de succès. Mais ce n’est pas le plus important. Les titres ne sont pas inutiles, ils flattent l’ego et font rêver les aspirants. Mais la vraie question est celle-ci : à quoi suis-je utile ? Suis-je entré dans l’histoire comme je l’aurais voulu ? Après ces questions, on peut faire le point des traces de son passage ici-bas. Justement, je vous prends au mot et pose la question autrement : à quoi servent les livres que vous écrivez dans un pays qui compte 80 % d’analphabètes ? Le problème, ce n’est pas les 8 800 000 Béninois anal-phabètes qui ne lisent pas nos livres. Eux, ils n’ont pas le choix, nous non plus. Ils ne sont pas notre cible puisqu’ils ne liront assurément pas et rassurez-vous, ils ne s’en plaindront pas. Ils ont déjà sur le dos les hommes politiques qui leur mentent tous les 5 ans. Je pense que ce n’est pas rien. A chaque jour suffit sa peine. Le problème, ce sont les 2 200 000 lettrés, parmi lesquels il y a les élèves, les étudiants, les travailleurs et les retraités. Comment les faire converger vers les livres, et comment partager nos opinions avec eux? Henri Michaux a dit une phrase que j’aime citer : « Ce n’est pas dans la glace qu’il faut se considérer ; hommes, regardez-vous dans le papier ». Cette pensée est d’une profondeur insondable. Se regarder dans le papier. Comment construire tout son système à partir du livre, puiser sa nourriture spirituelle dans l’histoire écrite. Pour la petite histoire, j’ai toujours été très enthousiaste d’annoncer à mes anciens camarades d’amphithéâtre que j’ai écrit un livre. Mais à chaque fois, à part une poignée qui manifeste un intérêt sincère, la majorité, dont certains citent beaucoup d’auteurs sur WhatsApp et Facebook, n’émettent aucune réaction audible. C’est vrai que rien ne les y oblige, mais c’est dire que l’intérêt réel pour les livres va rarement plus loin que les soutiens verbaux très chaleureux adressés à l’auteur. Ceci ne me permet pas de tirer de conclusion hardie sur les 2 200 000 restants, mais je détiens quand même un début de piste pour ‘’hypothéser’’ à propos de nos rapports avec le livre. Vous avez écrit en 2008, le Centième discours, un récit presque prémonitoire qui décrivait une présidente béninoise en 2059, qui s’est engagée dans une lutte sans merci contre la corruption et a essuyé l’hostilité hargneuse des hommes politiques. C’est comme si vous prédisez l’avenir dans une certaine mesure, vu ce qui s’observe aujourd’hui dans le pays avec la guerre à la corruption. Disons que cette histoire était la marque d’un profond désespoir. J’avais déjà abordé la thématique de la corruption en 2006 avec Partir ou Rester, l’infamante république, après avoir supporté les affres de ce fléau. A la fin du livre, j’ai émis des pronostics sombres sur l’issue de ce refrain devenu caricatural, qu’on appelait lutte contre la corruption. Mais puisqu’au moins j’avais la possibilité de créer sur papier mes mondes rêvés, j’ai saisi l’occasion que la fondation Zinsou m’avait offerte pour imaginer en 2059 qu’une présidente folle a posé des pas osés en obligeant les membres du gouvernement à se déplacer par bus, gagner des salaires de fonctionnaires, etc. C’était drôle. Mais aujourd’hui, je sens comme un réveil, avec la veille que fait ce gouvernement. Mes lubies semblent connaître un début de concrétisation. Certes, le train de vie de l’Etat n’a pas l’air d’avoir baissé, mais certaines poches de déperdition de la richesse nationale ont été apparemment bouchées. On doit s’en réjouir. Mais j’ai une grosse inquiétude toutefois. Laquelle ? Tout pouvoir tend à grossir, s’étendre à l’infini. Et quand il devient exorbitant, il peut s’autodétruire. Car quand le pouvoir s’étend, l’homme de pouvoir est porté à bout de bras par une horde de courtisans qui le hissent au sommet d’une tour de verre opaque, et l’empêchent de voir la réalité d’en bas qui est souvent crue et pas très ragoûtante. Il entre dans le syndrome de la caverne. La vraie information ne remonte plus à lui. Il est désormais nourri de faits qui enjolivent son blason et perd le sens de la réalité. C’est pourquoi, il est nécessaire que la voix discordante existe. Contrairement à ce qu’on croit et aux idées qu’agitent les courtisans, les voix discordantes sont nécessaires pour protéger le pouvoir… contre lui-même. Car le premier et pratiquement seul ennemi du pouvoir, ce n’est pas l’opposition, c’est le pouvoir lui-même. Notre rôle à nous écrivains, universitaires, intellectuels, c’est de servir de boussole aux politiques, d’œuvrer à ce que les pouvoirs entretiennent des rapports sains avec eux-mêmes. C’est une sorte de contrôle réflexif obligatoire. Et pour permettre au pouvoir de se protéger de ses propres excès, de sa propre myopie, de sa potentielle cécité, les garants de la pensée doivent à tout prix éviter d’entretenir des rapports incestueux avec le pouvoir. Ils doivent éviter, dans la mesure du possible, les couloirs du pouvoir. Ils doivent être comme des détenteurs de torche, toujours prêts à l’allumer et l’orienter vers les endroits sensibles, les endroits où l’éthique vacille, où les faibles sont menacés. Un intellectuel ne peut-il pas se mettre au service de l’action politique ? Servir ? Absolument. C’est légitime et souverain. Toutefois, il est quand même important que les intellectuels épousent des positions favorables aux idéaux qui garantissent la solidité pérenne des édifices républicains. C’est justement là que se pose l’épineuse philosophie du choix. Quelle marge de manœuvre ont les lettrés aujourd’hui face à un pouvoir qui les appelle de tous ses tentacules et de tout son clinquant ? Il faut être voué à l’ascétisme pour refuser les apparats. Le luxe et le prestige sont généralement irrésistibles, et quand un intellectuel se rend dans les rouages du pouvoir en visant le prestige de la fonction, il se fait lui-même otage, alors qu’il se pourrait qu’on ne lui demande que de l’objectivité. Qui sait ? Pensez-vous qu’on aura un jour un président comme la présidente Lyse Dogbé de votre livre ? Ou l’avons-nous déjà ? Il y a certains points de similitude entre le pouvoir actuel et la présidente Dogbé de mon histoire Le centième discours. Le besoin d’assainissement, l’audace d’écraser certaines fourmilières. Mais Dogbé était sortie rencontrer son peuple qui n’en pouvait plus de souffrir parce que Cotonou était devenue un enfer quasiment immergé. On peut retrouver le Kérékou de 1989 qui a osé se présenter à la meute de citoyens enragés, au point d’essuyer des jets de pierres. Quel devrait être le rôle des écrivains aujourd’hui ? Doivent-ils s’opposer au pouvoir, s’aligner ou être neutres ? L’écrivain écrit des histoires qui touchent les lecteurs. Dès qu’il suscite l’émotion, sa journée est gagnée. Mais il ne faut pas que les écrivains se contentent du rôle d'amuseur dans lequel on a tendance à les confiner. Leur rôle consiste à déranger les certitudes quelles qu'elles soient. Nous avons le devoir de titiller ceux qui sont au pouvoir pour qu'ils prennent du recul. Dans un pays où on continue de croire que le pouvoir vient de Dieu, il faut que nos écrits interrogent les ego et les susceptibilités, autant qu’ils réveillent le sens critique des lecteurs. Les pesanteurs socio-religieuses sont très fortes aujourd’hui et l’écrivain doit y travailler, susciter la liberté de pensée. Il y a trois mots qui doivent rester collés à l’œuvre de création: tolérance, bienveillance et éthique. Tolérance parce que les radicalités obstruent les perspectives. Il faut de la tolérance de tous les côtés et dans tous les actes. Il n'y a pas de guerre nécessaire. Toutes les guerres sont bêtes et issues d’au moins une intolérance. Et justement l’intolérance, par le jeu des parallèles, appelle l’intolérance. Si je me retrouve au carrefour avec un autre conducteur et que j'ai la priorité, j'engage. S'il force au point d’amocher ma voiture, je freine et le laisse passer sachant qu’il a violé la loi et le sait très bien puisqu’il a le permis et est censé connaître le code. C’est plus facile à dire qu’à faire mais nous n’avons pas vraiment le choix. Bienveillance parce que nous n’avons le droit de mépriser personne. Nos œuvres doivent le refléter. Nous devons apaiser par nos écrits, susciter ce que les lecteurs ont de meilleur en eux. Travailler sur l’esthétique surtout interne de nos personnages, faire constamment que le lecteur, en nous lisant, rêve d’un monde meilleur. Ethique parce que nos écrits doivent faire triompher l'ordre naturel, la justice immanente. Sinon, ils n'auront apporté que de vagues distractions. Pourquoi n’écrivez-vous pas dans votre langue maternelle ? C’est mon plus grand souhait et ce sera mon plus grand bonheur. Mais je confesse que je ne suis pas alphabétisé dans ma langue. Et même si je l’étais, il y a toujours la question de la cible qui reste posée. Le professeur Raphaël Yébou, président du jury du Grand prix littéraire du Bénin 2020, a jeté un pavé dans la mare à la remise de prix en décembre dernier en suggérant qu’on puisse intégrer les ouvrages écrits en langues nationales. C’est le point de départ d’un grand chantier. Mais le passage est obligatoire pour que la pensée authentique puisse se constituer. Ce chantier est titanesque mais le plus grand voyage commence par un pas. Vous avez côtoyé de grands noms tels que Wole Soyinka, Henri Lopès, Alain Mabanckou. Que gardez-vous de ces rencontres ? On ne revient pas intact de la rencontre avec ces monstres sacrés. Disons que j’ai eu beaucoup de chance. Chaque seconde glanée auprès d’eux est un grand moment de richesse. Les écrivains africains ont de la densité, liée à la double culture et à l’existence de thématiques fortes et partagées. Ce sont des puits de leçons. Je me sens privilégié d’avoir assisté à leurs plateaux. Les avoir rencontrés vous rend à l’évidence que vous pouvez aussi aller loin parce que ce sont des hommes comme vous, mais que vous devez travailler beaucoup pour avoir leur niveau d’écriture. Les récentes déclarations du chef de l’Etat sur certaines facultés ont suscité la polémique. Pensez-vous qu’il y a des écoles de bavardage ? Les positions du chef de l’Etat sont souvent hyperboliques. Depuis « désert de compétences » en passant par « pays de pagaille ». Je pense que c’est son choix de communication que de susciter des électrochocs. Au même moment, il y a des gens qui se sentent très frustrés à juste titre; des cadres qui ont passé leur vie à donner la science qu’ils ont apprise. Résumer ainsi leur activité à du bavardage, l’hyperbole est poussée. Après, j’essaie de percevoir que le président annonce la nécessité de réforme pour faire face au potentiel de chômage lié à certains curricula. Ce n’est donc pas encore le péril. Je prône à nouveau la tolérance. Les défis sont supérieurs aux guéguerres de superficie. Parlez-nous de votre vie d’éditeur. C’est une expérience exaltante de se retrouver dans l’antichambre. Ça donne un autre regard sur l’écriture et la promotion littéraire. J’ai eu la chance de commencer le parcours avec un grand écrivain qui se cachait : Tiburce Adagbè, et son essai Mémoire du chaudron dont le succès, quoique attendu, a pris des allures exorbitantes. Tous nos vœux, avoir dans notre écurie des écrivains de sa trempe. Vous avez signé avec un éditeur étranger pour vos prochains livres alors que vous avez une maison d’édition. Comment cela s’explique-t-il ? Question de regard. Je ne suis pas certain que mes comités de lecture aient le recul, la neutralité et l’objectivité suffisants pour garantir la qualité de mon œuvre. Pourquoi pas une maison au Bénin ? J’anticipe la question en disant que les données qui gouvernent le choix d’un éditeur vont bien au-delà du patriotisme. Le mot de fin… Lis, lisons, lisez ! Culture 11 févr. 2021


Promotion de la cybersécurité:Aurélie Adam Soulé Zoumarou félicite l’équipe « 403 Forbidden »
Lauréate de l’édition 2020 du concours HackerLab, l’équipe «403 Forbidden » a été l’hôte d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, mardi 09 février dernier à Cotonou. Après avoir félicité ces jeunes, elle les a invités à poursuivre leurs efforts afin que le nom du Bénin ne soit plus associé à la cybercriminalité. En marge de la célébration, mardi 9 février dernier, de la journée mondiale pour un internet plus sûr, « Safer Internet Day», Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a reçu en audience à Cotonou, les membres de l’équipe « 403 Forbidden ». Lauréate de l’édition 2020 du HackerLab, concours dont l’objectif est de détecter et de former les talents béninois en cybersécurité, cette équipe composée de jeunes talentueux comme Junias Bonou, Bernadin Tonoudji, Hospice Michoagan et Aristide Sossou a été félicitée pour ses prouesses dans le domaine de la cybersécurité. C’est avec fierté que la ministre a échangé avec ces jeunes qui ont remporté également le premier prix au concours sur la cybersécurité dénommé Dev Champions à Ouagadougou au Burkina Faso. Elle se réjouit de voir que les membres de l’équipe sont pour la plupart issus de l’Institut de Formation et de Recherche en Informatique de l’Université d’Abomey-Calavi. C’est le lieu pour elle d’insister sur la nécessité de pérenniser ces acquis en tendant la main aux promotions suivantes. Aurélie Adam Soulé Zoumarou les a exhortés à donner la priorité au savoir-faire pratique et à continuer leurs efforts afin que le nom du Bénin ne soit plus associé à la cybercriminalité. Junias Bonou, porte-parole de l’équipe a, au nom de ses collègues, apprécié l’accueil à eux réservé par la ministre avant de solliciter l’accompagnement du ministère du Numérique pour des opportunités de formation et de certification afin d’être plus compétitifs. Actualités 11 févr. 2021


Examen médical des candidats à la présidentielle : Le collège des trois médecins connu
Les trois médecins retenus pour constater l’état général de bien-être physique et mental des candidats aux postes de président et de vice-président de la République dans le cadre de la présidentielle prochaine, sont connus. Ils ont, par conséquent, prêté serment, ce mercredi, devant les membres de la Cour constitutionnelle. Le trio de médecins est composé de Lucien Dossou-Gbété, Interniste et président de la Plateforme du secteur sanitaire privé du Bénin, Léopold Houétondji Codjo, médecin cardiologue, agrégé en cardiologie à la Faculté de médecine de l’université de Parakou et Grégoire Magloire Gansou, professeur de psychiatrie à la Faculté des sciences de la santé à Cotonou. Ils ont pour attributions, chacun selon sa spécialité, de procéder à l'examen clinique détaillé de chacun des candidats, de prescrire les examens paracliniques appropriés, de rédiger et déposer une observation médicale selon le protocole classique, dire si le candidat jouit d'un état complet de bien-être physique et mental et s'il est apte à exercer la fonction. Le collège des médecins a pour mission de procéder à la discussion diagnostique de chaque candidat en vue de retenir le diagnostic final, d’établir un rapport médical unique pour chaque candidat selon le même protocole classique dans lequel seront consignées les anomalies et la conduite à tenir ainsi que les commentaires subséquents, et de tirer la conclusion qui s’impose. Actualités 10 févr. 2021


Natacha Kpochan Razaki à propos du choix de Mariam Chabi Talata :« C’est le couronnement d’un parcours politique fait d’abnégation »
Le président de la République, Patrice Talon, candidat à sa propre succession a pour colistière Mariam Chabi Talata Zimé, actuelle vice-présidente de l’Assemblée nationale et membre du parti Union progressiste (Up), pour le compte de l’élection présidentielle du 11 avril prochain. Au sein de l’Up, le choix d’une femme pour former le duo de candidature sonne comme une victoire historique pour la gent féminine et le Bénin. C’est la conviction de Natacha Kpochan Razaki, membre actif de l’Up, qui croit aux potentialités de Mariam Chabi Talata Zimé pour faire explorer de nouveaux horizons au pays. La Nation : L’Union progressiste a proposé Mariam Chabi Talata Zimé, la première vice-présidente de l’Assemblée nationale du Bénin, comme colistière du candidat Patrice Talon pour la présidentielle du 11 avril prochain. Que vous inspire ce choix ? Natacha Kpochan Razaki : Je voudrais avant tout remercier le chef de l’Etat, Patrice Talon pour sa vision réformiste qui, aujourd’hui, permet à notre pays d’écrire une nouvelle page de son histoire politique. Pour la première fois, nous assistons à un duo, président et vice-président, pour diriger le Bénin. Et pour cette fois, le président de la République, Patrice Talon, a accepté comme colistier une femme. C’est historique ! Permettez-moi de me réjouir de la consolidation du processus démocratique dans notre pays, l’organisation des élections à bonne date est une preuve de la vitalité de notre démocratie. C’est l’occasion pour moi de remercier le bureau politique de l’Union progressiste et son président, le camarade Ange-Marie Bruno Amoussou. Le choix porté sur l’honorable Mariam Chabi Talata Zimé est pour moi le symbole d’une volonté politique forte du chef de l’Etat de permettre à toutes les composantes de notre société de jouer leur partition quant à la construction de notre nation. C’est avec gratitude que j’apprécie la confiance du chef de l’Etat à l’égard de la gent féminine. Le duo Patrice Talon-Mariam Talata traduit-il la consécration de l’Union Progressiste? La désignation de l’honorable Mariam Chabi Talata Zimé dénote non seulement le bon fonctionnement des organes de gestion du parti, mais cela prouve également que l’égalité des sexes et des chances est une réalité au sein de notre formation politique. C’est le couronnement d’un parcours politique fait de fidélité et d’abnégation. Que l’Union progressiste soit le plus grand parti du Bénin, c’est un fait et je me réjouis particulièrement que l’honorable Mariam Zimé Talata soit une camarade. L’action gouvernementale du président Patrice Talon est soutenue par un certain nombre de partis politiques et chacun d’eux, au regard de la qualité de la gouvernance, a appelé de tous ses vœux un second mandat du chef de l’Etat et travaillera pour sa réélection. S’il est vrai que les actions des uns et des autres n’ont pas la même portée, il n’en demeure pas moins que chacune a son importance dans la victoire éclatante à la présidentielle de cette année. La décision de la direction exécutive nationale de l’Up portant désignation de madame Mariam Chabi Talata Zimé a d’ailleurs mentionné clairement que c’est après une concertation avec le Bloc républicain que la candidate a été retenue. Une femme vice-présidente au Bénin, quel impact cela aura-t-il sur la gouvernance du pays ? La Constitution du Bénin a clairement défini le rôle du vice-président. Une femme à ce poste contribuera certainement à renforcer la confiance des femmes en leur capacité à gérer la cité. Cette situation pourrait améliorer également l’image de notre pays quant à la prise en compte du genre. La présence de femme a toujours quelque chose de magique dont on ne peut prévoir d’avance les effets. Vous connaissez la nécessité des plaidoyers et lobbyings pour la cause des femmes et des enfants. Les premières victimes des changements climatiques, ce sont encore les femmes. Le choix de l’honorable Mariam Chabi Talata Zimé offre une voix plus forte qui pourra permettre de mieux faire entendre ces causes aux niveaux national et international. On dit souvent qu’en politique la solidarité féminine est un mythe, la vice-présidente peut-elle compter sur les femmes du Bénin ? Je ne partage pas forcément cette idée selon laquelle en politique, la femme est un loup pour la femme. La solidarité masculine non plus n’est pas si perceptible. L’arène politique est parfois faite de combats et de rapports de forces. Cependant, dans le contexte actuel, la candidature de l’honorable Mariam Chabi Talata Zimé est portée par de grands regroupements politiques dont les femmes en première ligne mobiliseront les autres femmes pour la cause. Les femmes de l’Up sont absolument prêtes. Quelles sont vos impressions par rapport au duo Madougou-Djivoh ? Je tiens à adresser mes vives félicitations au parti ‘’Les Démocrates’’ qui après moult tergiversations, a compris que la réforme du système partisan était une réforme salutaire. Je les félicite aussi pour avoir pu, après autant de contradictions internes et d’incompréhensions, procéder à la désignation de leurs candidats. Je les félicite enfin pour le choix porté sur une femme, mon aînée Réckya Madougou pour conduire ce duo. J’espère que sa présence et sa contribution permettront au parti de répondre davantage aux attentes du peuple. Que dire pour conclure cet entretien ? Je remercie le peuple béninois qui, malgré les interprétations tendancieuses de la réforme du système partisan par une certaine frange de politiciens adeptes de l’immobilisme, a compris l’impérieuse nécessité de cette réforme. Je compte sur notre peuple pour faire de cette période électorale une occasion de manifester une fois encore la grandeur de notre pays en allant pacifiquement voter pour les candidats de leur choix dans le respect strict des mesures barrières. Société 10 févr. 2021


3e journée de la Ligue Pro : Les Parieurs s’offrent une deuxième victoire
En attendant les matchs de la quatrième journée prévus pour le week-end prochain dans la zone D, le club de la Loterie nationale du Bénin, Esae Fc peut continuer à savourer sa deuxième victoire de la saison face à Damissa Football club, dimanche 7 février dernier au stade de Lokossa. Battus lors de la deuxième journée par Dynamo d’Abomey, les joueurs d'Esae Fc ont fait le plus dur en s’imposant par le score de 2- 1. Revigorés par le déplacement du directeur général de la Loterie nationale du Bénin, Gaston Zossou, les parieurs ont vite pris leur destin en main en allant à l’assaut des buts adverses. Ils vont surprendre l'adversaire à la 12e minute de jeu grâce au but de Faïzou Kpara. Mené au score (1-0), Damissa Fc va donner des sueurs froides aux parieurs. Mais, dans la foulée, les Panthères de Damissa vont encaisser le deuxième but de la partie. Faïzou Kpara réussit du coup à inscrire son doublé de la soirée. À 2-0, les deux équipes rejoignent les vestiaires. De retour de la mi-temps, Tchando Yanséké qui vient de faire son entrée bénéficie de la balle du 3-0 mais manque le cadre. Comme une réponse du berger à la bergère, la suite a été fatale pour les parieurs. Les visiteurs vont réduire le score sur un coup franc à la 52e minute par l’intermédiaire de Dahouda Tokorou. Damissa Fc sortira les griffes mais sans réussir à égaliser avant le coup de sifflet final. Patrick Sèdjamè et ses coéquipiers vont gérer leur avance jusqu’à obtenir leur deuxième victoire du championnat. Ils prennent provisoirement la tête du groupe B avec 6 points +1. Ch. H Sports 10 févr. 2021


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