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Nouvelles

Dernières heures avant la clôture de l'enregistrement des candidatures : La Céna sous pression d'une dizaine de candidats
C'est une nuit chargée ici à la Commission électorale nationale autonome où une pléthore de candidats enregistrent leurs déclarations. De la délégation du duo Patrice Talon - Mariam Talata au duo Réckia Madougou - Patrick Djivo en passant par les duos Lucien Kinninon - Gabriel Ajavon ou Joël Aivo - Moïse Kérékou, plusieurs potentiels candidats ont accompli ou continuent de remplir les formalités d'enregistrement de leurs candidatures en cette nuit. Les dernières heures avant la clôture de l'opération d'enregistrement des dossiers de candidature ont toujours été chaudes à la Céna. L'arrivée des candidats en cette nuit décisive n'est donc pas une surprise. Les équipes de la Céna travaillent actuellement sans relâche pour enregistrer tous les dossiers de candidatures. Accompagnée des ministres Maxime Sévérin Quenum, Alain Orounla, Mathys Adidjatou et des députés Barthélémy Kassa, Orden Alladatin et Gérard Gbénontchi, Chantal Ahyi, c'est la colistière du chef de l'Etat Mariam Talata qui a accompli les formalités au nom du duo présidentiel porté par tous les partis de la mouvance. Entre temps, la Céna a déjà reçu les candidatures de Aoulou Eudes Houessou, Françoise Gbayido, Daniel Edah, des duos présidentiels Réckia Madougou - Patrick Djivo, Lucien Kinninon - Gabriel Ajavon. La délégation de Jacob Fidegnon - Soumanou Toléba et celle de Joël Aivo - Moïse Kérékou sont toujours en train de remplir les formalités. Actualités 04 févr. 2021


Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Cedeao : Nana Addo Dankwa Akufo-Addo reconduit pour un second mandat
Le président de la République du Ghana a été reconduit à la tête de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, pour un second mandat. Au terme de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo est reconduit pour un second mandat à la tête de l’organisation. C’est ce qu’on lit dans le communiqué final ayant sanctionné la réunion par visioconférence des chefs d’Etat et de gouvernement tenue le 2 février 2021. Il est chargé par la Conférence de conduire la réflexion sur la mise en œuvre de la réforme institutionnelle de la Cedeao avec l’appui du Comité ministériel Ad ’hoc sur la réforme institutionnelle. « Un Rapport sur ce point sera soumis à la Session ordinaire de la Conférence en juin 2021. A cet effet, un consensus général s'est dégagé des chefs d'État et de gouvernement selon lequel Son excellence Nana Addo Dankwa Akufo-Addo devra continuer pour un second mandat à la tête de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao, pour superviser la mise en œuvre de la réforme », précise le communiqué. International 04 févr. 2021


Installé procureur spécial de la Criet : Les engagements du magistrat Mario Mètonou
Nommé en Conseil des ministres le mercredi 6 janvier 2021, le nouveau procureur spécial de la Cour de répression des infractions économique et du terrorisme (Criet) a été officiellement installé ce jeudi 4 février 2021, au cours d’une audience solennelle. Il indique les axes stratégiques de sa mandature. Mario Mètonou, succède ainsi au magistrat Gilbert Ulrich Togbonon qui a passé environ deux ans au poste avant d’être rappelé pour servir au cabinet du ministre de la Justice et de la Législation, garde des Sceaux en qualité de directeur adjoint de cabinet. Dans son intervention, il indique que ses actions reposent sur trois principes que sont l’égalité de tous devant la juridiction, la transparence et enfin le respect des garanties procédurales. « Dans notre action au quotidien, nous travaillerons à maintenir le respect strict du principe de l’égalité de tous devant la loi. Nous contribuerons à davantage faire reculer les frontières de l’impunité. Nous ferons en sorte que tous nos concitoyens perçoivent encore plus la Criet comme la juridiction qui, tel Thémis, un bandeau sur les yeux et le glaive à la main, frappe les auteurs des infractions indépendamment de leur catégorie sociale, leur fortune, leurs fonctions dans la République », a-t-il fait savoir. Sur le principe de la transparence Mario Mètonou souligne qu’elle est consubstantielle à la crédibilité de l’œuvre de justice. « La collégialité dans le traitement des procédures sera maintenue au parquet. Nous fournirons à la presse les informations factuelles sur les procédures tout en respectant les droits de la défense et en application des règles du code de procédure pénale. Nous rendrons compte sans délai au garde des Sceaux des différentes procédures comme nous l’impose la loi », s’est-il engagé. Actualités 04 févr. 2021


Ambiance festive autour de la Céna, dans l'attente du candidat Patrice Talon et de sa colistière
Candidat à sa propre succession, le chef de l'État Patrice Talon et sa colistière Mariam Talata Zimé seront incessamment ici à la Commission électorale nationale autonome pour le dépôt de leur candidature. Un dispositif d'accueil particulier les y attend. Grande mobilisation autour de la Commission électorale nationale autonome où les sympathisants du chef de l'État sont en extase. Le Réseau des ambassadeurs du Bénin révélé, le Réseau Patrice Talon 2021, le mouvement Midofi..., différents groupes de soutien sont venus accueillir leur candidat Patrice Talon et sa colistière Mariam Talata. C'est le dernier jour de l'opération d'enregistrement des déclarations de candidature pour l'élection présidentielle d'avril 2011. Il semble que le chef de l'État, unique candidat des partis de la mouvance, sera en personne dans les murs de la Céna sous peu pour accomplir les formalités. Actualités 04 févr. 2021


Contre les auteurs et complices de faux tests Covid-19: Le gouvernement promet une lutte implacable
La manipulation et la délivrance de faux tests Covid-19 sont des pratiques exécrables que le gouvernement condamne avec rigueur. Lors d’une séance tenue, mardi 2 février dernier au Palais des congrès, avec les agents de santé déployés sur les trois sites de dépistage, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a annoncé une lutte impitoyable contre les faussaires. Tolérance zéro à l’égard des agents de santé qui délivrent de faux tests Covid-19. « Nous serons sans pitié lorsqu'un agent serait coupable de pareilles déviances. Ce sont des actes crapuleux qui mettent en danger la vie des concitoyens et de tous ceux qui font confiance au système sanitaire… », a martelé le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, lors d’une séance avec les agents de santé déployés sur les sites de dépistage. Le ministre de la Santé est exaspéré par cette situation qui met en péril la vie des populations et discrédite le système sanitaire béninois. Il s’est désolé de constater que les sites de dépistage sont devenus des terrains de négociation et de marchandage et il promet de réagir promptement. « Nous allons corser la stratégie pour identifier les agents indélicats. Nous n’admettrons pas que les efforts que nous faisons de jour comme de nuit soient sapés par ces indélicats », a menacé le ministre Benjamin Hounkpatin. Il se dit prêt à combattre avec la dernière rigueur tout agent qui se livrerait à de tels actes... A l’en croire, faussaires et complices seront traqués et feront l’objet de sanctions disciplinaires et administratives sans préjudice des procédures judiciaires. Car la délivrance de faux tests de santé est une infraction à la loi pénale et passible de 1 à 3 ans d’emprisonnement ferme. Le ministre de la Santé a d’ailleurs exprimé la volonté du gouvernement de prêter main forte au parquet de Cotonou aux fins de retrouver les faussaires et complices non encore identifiés et de leur appliquer les sanctions qui s’imposent. A l’occasion, le ministre Benjamin Hounkpatin a également insisté sur le fait qu’aucune formalité ne doit se faire sur les sites de dépistage. « J'ai constaté malheureusement que des voyageurs affluent au niveau des sites pour faire des formalités. Je voudrais rappeler que le principe de base est que le voyageur doit d'abord faire ses formalités en ligne avant d'effectuer le déplacement sur le site où il ne vient que pour le test. Il n'y a pas de formalités, ni de paiement à faire sur les sites de dépistage », a-t-il fait comprendre. Pour rappel, le gouvernement a mis en place trois sites de dépistage à l’arrivée et à la sortie de Cotonou, notamment les sites de l’aéroport de Cotonou, du Palais des congrès et le site Vip. Actualités 04 févr. 2021


Respect des droits de l’homme lors du processus électoral: Une délégation de la Cbdh chez Joseph Djogbénou
Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou a reçu en audience, hier mercredi 3 février, une délégation de la Commission béninoise des droits de l'homme. Les échanges ont porté sur le respect des droits de l’homme tout au long du processus qui va conduire à l'élection du prochain président de la République. « Nous sommes à la veille de l’élection présidentielle et la Commission béninoise des droits de l'homme fait partie des institutions qui ont été retenues dans le cadre du processus électoral. Nous sommes donc venus échanger avec le président de la Cour constitutionnelle sur plusieurs sujets relatifs à la réussite de l’élection présidentielle…», a expliqué le président de la Commission béninoise des droits de l'homme, Isidore Clément Capo-Chichi. Il ajoute que cette visite s’inscrit dans un processus entamé en décembre et qui consiste à aller au contact de tous les acteurs impliqués dans l’organisation et le suivi du scrutin. La Cbdh a déjà rencontré dans ce cadre, la Commission électorale nationale autonome, le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électo-rale permanente informatisée, la presse, la plateforme des Organisations de la Société civile, les forces de défense et de sécurité… Il était indispensable de rencontrer l'institution qui veille à la régularité du scrutin, la Cour constitutionnelle. Et les échanges ont été édifiants. «Nous partons de cette audience, renforcés dans notre détermination à jouer, en tant qu’institution nationale des droits de l’homme, notre partition dans la réussite de cette élection », a affirmé Isidore Clément Capo-Chichi. Le président de la Commission béninoise des droits de l'homme sait que ce sera, sans doute, la seule présidentielle que sa mandature observera et il entend relever le défi. « Nous attendons les présidents des institutions nationales des droits de l’homme de l’espace Uemoa. Ils seront à Cotonou pour participer à cette observation, selon les normes et principes qui sont les nôtres et qui guident les institutions nationales des droits de l’homme. A l’issue de cela, une déclaration sera faite par l’institution nationale des droits de l’homme de l’espace Uemoa. », a-t-il annoncé. Isidore Clément Capo-Chichi précise que les institutions nationales des droits de l’homme ont leur façon d’observer les élections qui diffère de celle des observations classiques. « Les ins-titutions nationales des droits de l’homme observent les élections en tenant compte des violations des droits de l’homme qui pourraient survenir avant, pendant et après les élections. Nous avons dans ce sens des critères bien particuliers que nous suivons. Nous en ferons le rapport en son temps », a-t-il indiqué. Actualités 04 févr. 2021


Régime juridique du bail à usage d’habitation domestique: Les options qu’induisent les nouvelles modifications
Les nouvelles modifications apportées à la loi 2018-12 du 02 juillet 2018 portant régime juridique du bail à usage d’habitation domestique permettent de mieux recadrer le secteur de l’immobilier au Bénin en accordant assez de privilèges aux locataires. Mais ces privilèges n’ouvrent aucunement la porte à l’anarchie. Les locataires qui désirent devenir propriétaires de la résidence ou de l’immeuble loué n’auront plus trop à se casser les méninges. Les nouvelles modifications qu’apporte la loi 2021-02 modifiant la loi portant régime juridique du bail à usage d’habitation domestique leur accordent des facilités. Ce texte qui complète la loi N°2018-12 du 02 juillet 2018 précise la nouvelle relation entre le locataire et le propriétaire. Cette loi modificative et complétive vient introduire dans notre arsenal juridique une nouvelle forme de relation entre bailleur et locataire. « Il ne s’agit pas de conférer le droit au locataire d’un bien à usage d’habitation qui aurait déjà fait dix-sept ans dans les locaux, d’exiger à son bailleur l’acquisition forcée dudit bien. Il s’agit d’offrir aux parties la possibilité dès le début du contrat de location, de prévoir la possibilité pour le locataire d’acquérir le bien concerné. Ce qui induit un contrat dénommé « location-accession à la propriété » dès le début de la relation », explique Déodat Covi, consultant. Les nouvelles options confortent les locataires. « Les nouveaux éléments introduits par la loi N°2021-02 modifiant et complétant la loi 2018-12 du 02 juillet portant régime juridique du bail à usage domestique en République du Bénin, sont à certains égards, de nature à rassurer les Béninois quand on connaît la suprématie longtemps exercée par les bailleurs », apprécie Miguèle Houéto, juriste. Moins de soucis Avant le vote de la loi n°2021-02, le cautionnement à titre de garantie, la commission à payer à l’agent immobilier ainsi que les clauses contenues dans le contrat de bail constituaient de véritables casse-têtes pour les locataires, ces conditions étant généralement fixées unilatéralement par les bailleurs. Ceci au mépris de la loi de 2018 qui impose aux maires de mettre à leur disposition un contrat de bail-type qui respecte les normes en la matière. Par le passé, des locataires se plaignent d’avoir été ‘’grugés’’ par des ‘’démarcheurs’’. Aujourd’hui, tel un arbitre, la loi vient siffler la fin de la récréation. S’agissant de la commission à payer à l’agent immobilier, elle n’excédera plus 50 % du loyer mensuel à payer par le demandeur de service qu’est le locataire ou le propriétaire. « Les propriétaires d’immeubles ne seront certainement pas contents, mais force doit rester à la loi », tranche Miguèle Houéto. Les nouvelles dispositions réglementent également l’exercice de la profession d’agent immobilier. Ceux qui souhaitent rester dans ce secteur devront se soumettre aux nouvelles dispositions, poursuit-elle. Il faut préciser que les innovations qui touchent les relations contractuelles entre les bailleurs et les locataires, mais aussi les intervenants dans le bail tels que les agents immobiliers, s’inscrivent dans une vision plus large: celle du Programme d’action du gouvernement relative à la réalisation du projet de construction de 20 000 logements sociaux qui sera en grande partie assurée par des promoteurs privés, précise Elvis Atché, juriste, président de l’Ong droits de l’Homme et développement durable (Dhdd). Le bail à usage d’habitation domestique fait l'objet de nombreux conflits dans notre pays. Conflits entre des individus supposés ‘’économiquement forts’’ (les propriétaires) et les locataires supposés ‘’économiquement faibles’’. Ces derniers semblent vivre une sorte d’intimidation et de pression face à des propriétaires qui tendent à tout leur imposer. Aspirations des parties Il était donc plus que nécessaire pour le législateur de procéder à une réglementation adaptée. Les nouveaux éléments introduits dans la loi N°2021-02 modifiant et complétant la loi N°2018-12 du 02 juillet 2018 portant régime juridique du bail à usage domestique en République du Bénin tiennent compte de certaines aspirations des parties au contrat, en l’occurrence des locataires. Une précision tout de même. Ce texte ne vient pas pour soumettre les propriétaires ou priver les agents immobiliers de leurs activités. Il vise à mieux recadrer le secteur. Dès lors, la possibilité qu’offre la loi aux locataires de devenir propriétaires ne constitue pas une porte ouverte à l’anarchie ni à une vente forcée de l’immeuble. « Il s’agit d’une possibilité d’achat, si le locataire remplit les conditions en tant qu’acheteur », nuance Elvis Atché, chef d’entreprise, président de l’Ong Droits de l’Homme et développement durable (Dhdd). Il clarifie : « Le propriétaire qui loue sa maison jouira toujours de ses redevances ou loyers tant que son immeuble sera loué. Et s’il doit transférer sa propriété à un locataire, cela ne peut être que par le biais d’un contrat de vente d’immeuble où un prix d’achat lui sera versé. Pour l’agent immobilier, il pourra toujours bénéficier des avantages de son activité, notamment les commissions sur les redevances ou même en cas de vente d’immeuble ». Toutefois, les différents acteurs impliqués dans ce processus ne sauraient se passer des prestations du notaire. Sur ce point, assure Déodat Covi, consultant, le gain de l’intervention du notaire est d’éviter aux différentes parties les longs procès aux issues incertaines par la pré-constitution des preuves. «Il y a lieu de maîtriser les traits saillants du contrat de la « location-accession à la propriété » pour comprendre la nécessité de l’intervention du notaire », indique-t-il. Miguèle Houéto, juriste, espère que la loi 21-02 modifiant et complétant la loi N°2018-12 du 02 juillet 2018 portant régime juridique du bail à usage d’habitation domestique sera «largement vulgarisée dans différentes langues nationales, afin de permettre aux populations locataires et ou bailleurs, de connaître leurs prérogatives et obligations mais aussi de savoir vers qui se tourner en cas de différends ». Cette mesure est indispensable pour mettre les différentes parties au même niveau d’information. A Cotonou, des démarcheurs et agences immobilières interrogés exercent leurs activités au mépris de la nouvelle loi? Du contrat de la location-accession à la propriété « ‘’La location-accession à la propriété’’ est un acte qui permet à un locataire de devenir propriétaire d’un bien immobilier après une période définie dans le contrat. Pendant la période de location, le locataire verse un loyer au titre de la jouissance du bien, appelé fraction locative et un montant correspondant au payement anticipé du prix de vente, fraction acquisitive. A cette fin de période, il peut choisir d’acheter le bien ou y renoncer. Dans le premier cas, le prix de vente est diminué du montant versé pendant la location. Dans le second, le montant de la fraction acquisitive déjà réglée doit lui être remboursé. ‘’La location-accession à la propriété’’ concerne tout immeuble à usage d’habitation ou mixte, individuel ou collectif, achevé ou en cours de construction ancien ou neuf », développe Déodat Covi, consultant. Ce type de contrat dure d’une part dans le temps (source de conflit), et d’autre part, a pour objet les immeubles. « On peut aisément constater que le législateur de 2021 s’est juste inscrit dans la même veine que celui de 2013 qui a voulu responsabiliser très tôt, un acteur majeur qu’est le notaire pour la formalisation de tous les contrats liés aux biens immeubles. Or, à chaque fois, deux contrats sont nécessaires : le contrat de location-accession et le contrat de vente définitif d’où, la nécessité de l’intervention du notaire », poursuit-t-il. Aux termes de l’article premier de la loi 2002-015 du 30 décembre 2002, le notaire est un officier public et ministériel institué pour recevoir tous les actes et contrats auxquels les parties doivent ou veulent faire donner le caractère d’authenticité attaché aux actes de l’autorité publique.M. A Société 04 févr. 2021


Modification du règlement intérieur de la Cadhp: Le Bénin marque son opposition au sommet de l’Ua
Au menu de la 38e Session ordinaire du Conseil exécutif de l’Ua, ouverte hier 3 février et qui prend fin ce 4 février 2021 à Addis-Abeba en Ethiopie, l’adoption du rapport d’activités de la Cour africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (Cadhp). Le Bénin, représenté par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Aurélien Agbénonci, a participé à cette activité statutaire. A l'occasion, il s'est opposé à la modification du règlement intérieur opérée en violation des textes. Suite à la présentation de ses rapports par le Comité des représentants permanents (Corep), le ministre Aurélien Agbénonci s’est prononcé, au cours des travaux, sur la modification du règlement intérieur de la Cour africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (Cadhp). Le chef de la diplomatie béninoise a rappelé un certain nombre de principes. En premier, la prise en compte par la Cadhp, dans son rapport d’activités, des commentaires et des réponses fournis par les Etats membres en ce qui concerne la non-exécution alléguée de ses ordonnances. Cela étant une recommandation du Conseil exécutif lors de sa 33e Session ordinaire tenue en 2018. Il a aussi rappelé, qu'est retenue une étude approfondie sur les mécanismes et le cadre de mise en œuvre de ces ordonnances, afin de permettre, en collaboration avec la Corep et la Commission de l’Ua, de suivre efficacement l’exécution des arrêts de la Cour et ce, conformément aux articles 29 et 31 du Protocole portant création de la Cour. ‘’Alors que cette décision est en cours d’exécution, le 1er septembre 2020, la Cour africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, contre toute attente, a modifié son règlement intérieur, en y introduisant les règles 80 et 81 relatives à l’exécution de ses propres décisions’’, souligne Aurelien Agbénonci. ‘’Le Bénin ne comprend pas pourquoi une activité aussi importante de la Cour, portant sur la prise d’un nouveau règlement intérieur n’apparaît curieusement nulle part dans le rapport d’activités de cette Cour soumis à l’appréciation des organes délibérants de l’Union’’, relève-t-il. En effet, la règle 80 dispose: ‘’conformément à l’article 30 du Protocole, les Etats parties se conforment pleinement aux décisions de la Cour et en assurent l’exécution dans les délais fixés par la Cour. La règle 81 stipule qu’en cas de différend sur l’exécution de ses décisions, la Cour peut, entre autres, tenir une audience pour évaluer la mise en œuvre de ses décisions. A l’issue de cette audience, la Cour se prononce et, si nécessaire, rend une ordonnance pour garantir l’exécution de ses décisions’’. Un amendement qui consacre la violation des dispositions de l’article 31 du Protocole créant la Cour qui prévoit qu’elle ‘’soumet à chaque Session ordinaire de la Conférence un rapport annuel sur ses activités. Ce rapport fait état en particulier des cas où un Etat n’aura pas exécuté les décisions de la Cour’’. Il apparait donc que ‘’Par cette démarche, la Cour s’est substituée à la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine en s’octroyant des pouvoirs de juge de l’exécution ainsi que d’agent d’exécution de ses propres décisions’’, déplore Aurelien Agbénonci. D’où l’opposition du Bénin à l’adoption du rapport d’activités de la Cour, un veto assorti d’amendements visant à rectifier le tir, notamment pour que ce point soit inscrit à l’ordre du jour du Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement qui s’ouvre le 6 février prochain. Il s’agit de soumettre à l’appréciation des délibérants de l’Union et ce conformément aux textes en vigueur, le nouveau règlement intérieur pris par la Cour. Loin d’une démarche esseulée, le Bénin est soutenu entre autres par le Rwanda sur ce point. Actualités 04 févr. 2021


Election présidentielle de 2021: Le parti FCBE fait les formalités de dépôt de dossier à la Cena
Les membres du parti Force cauris pour un Bénin émergent sont allés au siège de la Commission électorale nationale autonome (Cena), ce mercredi 3 février 2021, pour faire les formalités de dépôt de dossier dans le cadre de l'élection présidentielle d’avril 2021. La délégation est conduite par le duo candidat Alassane Soumanou et Paul Hounkpè, tous de blanc vêtus. On note également la présence de Idrissou Bako. A leur arrivée, ils se sont dirigés vers la salle prévue pour recevoir les dossiers de candidature. Actualités 03 févr. 2021


25e Journée mondiale des zones humides: 10 000 plants mis en terre à Grand-Popo pour marquer l’événement
La Journée mondiale des zones humides célébrée, le 2 février de chaque année a été marquée, hier, au Bénin, par la plantation de dix mille palétuviers à Ayiguinnou, dans la commune de Grand-Popo. Ce geste de l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) et ses partenaires sera suivi de plusieurs autres activités. Organisée autour du thème « Zones humides et eau», la vingt-cinquième édition de la Journée mondiale des zones humides est marquée, au Bénin, par une série d’activités. Notamment, la mise en terre de dix mille plants de palétuviers sur le site Ramsar 1017 à Ayiguinnou, dans le Mono. La campagne de reboisement a démarré, hier mardi 2 février, sous la direction du préfet du département, Komlan Zinsou. Sur le site Ramsar 1017 à Grand-Popo, l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe), structure organisatrice de la célébration, et ses partenaires ainsi que le préfet ont mis en terre les premiers plants avant de laisser des groupements de femmes de la localité poursuivre la plantation. L’édition de cette année de la Journée mondiale des zones humides coïncide avec le cinquantenaire de la signature de la Convention de Ramsar. Le Bénin fait partie des 157 pays ayant signé en Iran en 1971, la Convention de Ramsar qui donne son nom aux zones humides reconnues au plan international. La célébration officielle, au plan national, du double événement à Grand-Popo est une marque d’attention que le maire et ses administrés ont saluée. Pour le maire Jocelyn Ahyi, le choix de Grand-Popo a « sa raison d’être». Le maire rappelle que les zones humides occupent quatre-vingts pour cent du territoire de Grand-Popo, selon les résultats des travaux effectués, en 2014, par l’Institut géographique national. En plus de cela, poursuit-il, la commune abrite le site Ramsar 1017 à Ayiguinnou. François-Corneille Kèdowidé, directeur général de l’Abe, renchérit : « Le choix de Grand-Popo n’est pas anodin ». Il explique que les reboisements successifs engagés, depuis 2019, sont destinés à aider la commune à satisfaire ses besoins et contribuer à la protection de sa côte. L’Abe promet aussi de donner, dans les jours à venir, satisfaction à la requête du maire relative à la prise en compte des cocotiers dans le projet de reboisement. Pour le reste des activités prévues dans le cadre de la célébration, il est annoncé, entre autres, une séance de sensibilisation des populations de la commune de Dangbo sur la protection des zones humides. Relativement au thème de la Journée : « Zones humides et eau », M. Kèdowidé indique qu’il s’inscrit dans la décennie d’action de l’eau potable. Laquelle décennie a été proclamée par les Nations Unies, en 2018, afin d’atteindre le sixième point des Objectifs de développement durable (Odd) relatif à l’accès à l’eau propre et à l’assainissement. Le Dg/Abe fait savoir que la zone humide joue un rôle de premier plan dans le cycle de l’eau puisque cette zone stocke de l’eau en période d’inondation et la restitue en période de sécheresse. Dans la zone côtière, poursuit-il, les zones humides jouent le rôle de barrière pour éviter la dévastation des côtes surtout par ces temps de changements climatiques. Environnement 03 févr. 2021


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