La Nation Bénin...
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Veille citoyenne: La cellule de Bohicon formée aux règles des marchés publics[/caption]Un atelier de formation de la Cellule de participation citoyenne (Cpc) de Bohicon s’est tenu, ce lundi 5 mars dans la ville carrefour, sur les règles de passation et procédures de suivi des marchés publics.
Les membres de la Cellule de participation citoyenne (Cpc) de Bohicon et deux agents de la Cellule de passation des marchés de cette mairie ont participé, ce lundi 5 mars, à un atelier sur les marchés publics et la lecture des documents budgétaires et de planification. Cette initiative vise à former les soixante-deux Cpc sur les thématiques relatives aux règles de passation et procédures de suivi des marchés publics ; la lecture et le suivi de la mise en œuvre des documents de planification (budget, plan de développement communal (Pdc), comptes de gestion et administratifs).
Cette formation assurée par Luc Gandémey et Jean-Claude Dossa répond surtout à la nécessité pour les gestionnaires publics de rendre compte de leurs choix politiques et de leurs rendements et est plus ou moins encadrée dans presque toutes les communes. Les populations s’éveillent lentement mais sûrement sur leur rôle de veille citoyenne. Les différents acquis constituent aujourd’hui d’importants progrès d’autant que le début de la réforme de la décentralisation était caractérisé par une totale inertie citoyenne et l’absence d’ouverture des élus et de l’administration communale. Mais, pour l’essentiel, ces acquis demeurent fragiles et ont besoin d’être renforcés et entretenus pour leur pérennité dans le temps.
Il s’agit donc à long terme,
indiquent les formateurs, de relever le défi de la pérennité du mécanisme des Cpc et celui de la promotion de la transparence publique. Selon eux, les organisations de la société civile doivent renforcer leur rôle de veille citoyenne dans l’hypothèse qu’une pression permanente des citoyens organisés sur leurs dirigeants va obliger ces derniers à une gestion plus ouverte et transparente à tous les niveaux de la vie publique.
Grossesses en milieu scolaire[/caption]Ces dernières années, le taux de grossesses non désirées augmente en flèche dans les collèges et lycées de notre pays. Au nombre des solutions pour freiner ce phénomène, des Organisations de la société civile multiplient les séances de sensibilisation pour dénoncer ce phénomène et prévenir le mal. Dr Serge Kitihoun de l’Association béninoise pour la planification familiale (Abpf), pour sa part, évoque les avortements provoqués et leurs conséquences.
Le ministère de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle a dévoilé fin janvier dernier, la fiche statistique départementale des cas de grossesses enregistrés en milieu scolaire au titre de l’année scolaire 2016-2017. Le département des Collines vient en tête avec 472 cas de grossesse, pour un total de 2763 cas de grossesses au plan national sur 301 821 filles inscrites au cours de l’année scolaire 2016-2017.
Pour le compte de l’année scolaire 2017-2018, de nombreux cas ont été également signalés. La statistique publiée par la direction de l’Enseignement secondaire et général du ministère des Enseignements secondaires techniques et de la Formation professionnelle indique que le département de l’Atacora seul s’en sort avec 90 cas de grossesses, le Borgou 111 cas et le Couffo vient en dernière position avec 51 cas. Ces différents chiffres montrent l’ampleur du fléau au Bénin, malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation organisées dans les collèges et lycées dans le but d’amener les adolescentes à retarder les grossesses en attendant de finir leur cursus scolaire.
Alors que certaines personnes pensent que certaines émissions des chaînes de Télévision sont à la base de la résurgence du phénomène, d’autres estiment plutôt que les raisons qui justifient l’augmentation du nombre d’élèves porteuses de grossesse en milieu scolaire sont ailleurs.
Au nombre de ces raisons, Serge Kitihoun de l’Association béninoise pour la planification familiale (Abpf) cite le manque d’information et d’éducation sexuelle. « Faute de moyens et à cause de tabous liés au sexe, les enfants et les jeunes filles ne reçoivent pas d’éducation sexuelle et reproductive. Elles ne connaissent pas ou connaissent mal les moyens de contraception et les risques liés à une grossesse précoce », souligne-t-il. Il ajoute aussi la fuite de responsabilité de certains parents, la pauvreté aiguë, les pesanteurs psychologiques, l’inexistence d’aires de distraction saine, le manque d’éducation sexuelle dans les ménages et surtout la non application de la loi 2015-08 portant code de l’enfant en République du Bénin.
Les risques et dangers d’un avortement provoqué
Depuis 2003, la loi autorise, au Bénin, l’avortement pour des raisons de santé physique et en cas de viol, d’inceste ou de malformation congénitale. Outre cette disposition légale, quiconque s’adonne à cette pratique doit subir la rigueur de la loi.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), 180 000 femmes dans le monde meurent, chaque année, des suites d’un avortement. Cela donne en moyenne un décès pour 300 avortements. En Afrique de l’Ouest, près de 330 000 femmes sont hospitalisées chaque année pour des complications découlant d’un avortement provoqué. En outre, 15 à 25 % de femmes supplémentaires qui ont besoin d’un traitement suite à des complications ne recherchent pas de soins appropriés.
Les complications suite à un avortement peuvent prendre plusieurs formes, selon Dr Serge Kitihoun. Il explique qu’on note essentiellement les troubles de santé chez la femme, les difficultés lors de grossesses ultérieures et parfois la stérilité. Pour lui, dans 2 à 15 % des cas, la femme peut souffrir de perforation utérine, de déchirure du col de la matrice, de rétention placentaire suivie d’hémorragie ou d’infection locale ou généralisée. Si l’hémorragie est importante, précise-t-il, elle peut produire un état de choc. Une hémorragie et d’autres facteurs peuvent aussi provoquer une coagulation intra-vasculaire disséminée (Civd).
Il existe d’autres risques, a-t-il poursuivi, comme la fièvre, la déshydratation, les éruptions cutanées, la toxémie et l’hypertension, l’irrégularité menstruelle, les rapports sexuels douloureux, les spasmes bronchiques peuvent également survenir. Enfin, il pourrait y avoir un accroissement significatif du risque du cancer du sein conséquent au bouleversement hormonal causé par l’arrêt brusque et prématuré de la grossesse. Une grossesse des suites d’un avortement, peut provoquer la naissance d’un enfant mort-né, car le sang de la mère aura fabriqué des anticorps. La proportion des fausses couches et des naissances prématurées aussi, explique-t-il, augmente après un avortement, suite à des lésions du col de l’utérus soit du simple au double, voire davantage. On note également, un risque plus grand d’enfants anormaux, physiquement ou mentalement. Après un avortement même médicalisé, insiste Serge Kitihoun, la conception peut devenir impossible par infection des trompes, adhérences utérines suite à des cicatrices laissées par le curetage et la dilatation excessive du col de la matrice.
Il reste convaincu que non seulement le taux de stérilité augmente, mais encore et surtout que le taux de prématurité double ». Les gynécologues constatent, rapporte-t-il, qu’un nombre croissant de femmes viennent les consulter pour des irrégularités menstruelles, des pertes accrues, des rapports sexuels douloureux. Il y a aussi des complications non signalées.
Les séquelles physiques n’étant pas toujours immédiatement apparentes, celles qui ont des difficultés postopératoires se présentent le plus souvent chez un autre médecin que l’avorteur. Celui-ci reste donc ignorant des conséquences de l’avortement qu’il a effectué. Les conséquences à long terme, telles que la stérilité, ne sont pratiquement jamais signalées au chirurgien.
Dr Serge Kitihoun conseille à la place des avortements provoqués, le recours à la planification familiale. Elle est un ensemble de mesures et de moyens mis à la disposition des individus, des couples et de la communauté, pour permettre à chacun d’avoir le nombre d’enfants voulus, au moment voulu et offrir aux couples infertiles la possibilité de procréer. La planification permet également une prise en charge responsable de la sexualité, y compris la prévention et le traitement des Ist et Vih/Sida.

Le ministre des Petites et Moyennes entreprises et de la Promotion de l’emploi, Modeste Kérékou, a reçu en audience, ce lundi 5 mars, le jeune volontaire béninois international d’échange et de solidarité, Donatien Kokoko. Au menu des échanges, la question de l’engagement citoyen des jeunes.
« Encourager l’engagement citoyen des jeunes et les sensibiliser au service civil ». C’est un challenge que s’est lancé Donatien Kokoko, jeune volontaire international d’échange et de solidarité qui revient d’une mission de huit mois en France pour le compte du Bénin.
Il y est allé dans le cadre d’un programme de solidarité internationale de l’Office béninois des services de volontaires des jeunes (Obsvj). Lequel est développé pour aider les jeunes sans emploi à contourner le chômage et à mieux s’orienter professionnellement.
De retour au pays, le bénéficiaire du programme est fier d’avoir représenté le Bénin. « Au cours de la mission, j’ai partagé mon expérience de jeune volontaire béninois en France ; j’ai aussi organisé une exposition qui présente le Bénin dans toutes ses formes », explique-t-il.
En France, Donatien Kokoko dit avoir aussi organisé des fora au profit des jeunes sur la problématique du volontariat et de l’engagement citoyen. Selon lui, ce séjour dans l’Hexagone lui a permis de faire connaître son pays et de le valoriser.
Au-delà de sa contribution à la visibilité du Bénin, la mission lui a également permis de capitaliser des acquis. Il envisage de partager son expérience de volontaire béninois en France par le biais de France-Volontaire avec la jeunesse béninoise qu’il exhorte à lui emboîter le pas en vue de mieux faire face au chômage.
Le jeune volontaire dit avoir reçu beaucoup de conseils du ministre des Petites et Moyennes entreprises et de la Promotion de l’emploi, Modeste Kérékou qui l’encourage à maintenir son élan.
Selon le directeur de l’Office béninois des services de volontaires des jeunes (Obsvj), Donatien Kokoko est le premier volontaire béninois international ayant effectué ce genre de mission dans le cadre du partenariat entre ledit office et l’ambassade de France. « Aujourd’hui, la jeunesse béninoise est en quête de repères. Ce programme lui permet de s’orienter professionnellement et de se prendre en charge », se réjouit-il, en comptant sur l’engagement citoyen des jeunes.
Il salue les efforts du gouvernement à accompagner les jeunes, de même que les orientations du ministre des Petites et Moyennes entreprises et de la Promotion de l’emploi qui consistent à mieux encadrer le programme.
Les enseignants de l’Ouémé-Plateau ne démordent pas[/caption]Les enseignants grévistes sont toujours sur pied de guerre dans les départements de l’Ouémé et du Plateau. Dans les lycées et collègues en passant par les écoles maternelles et primaires, le ton est au durcissement, nonobstant les menaces de radiation que brandit le gouvernement.
Les enseignants de l’Ouémé et du Plateau étaient en assemblée générale extraordinaire, ce lundi 5 mars à l’école urbaine centre de Porto-Novo. Cette rencontre a été convoquée pour apprécier les différentes notes de service prises par leurs ministres de tutelle les invitant à la reprise des classes. Les absents seront considérés comme ayant abandonné leurs postes et seront purement et simplement radiés de l’effectif des agents de la Fonction publique, ont souligné les deux ministres.
L’assemblée générale extraordinaire qualifie cette mesure du gouvernement d'intimidations et de provocation. Les enseignants se disent plus que jamais déterminés pour poursuivre la grève. Et cela, d’autant que le gouvernement serait disqualifié d’abord pour déclarer la grève illégale et ensuite pour chercher à radier les grévistes. « C’est une première depuis le Renouveau démocratique au Bénin que jusqu’ici les salaires ne soient pas payés aux travailleurs. Le gouvernement nous a affamés et nous interdit d’aller en grève sous peine de renvoi. C’est impossible », dénonce Joseph Aïmassè, président du comité des luttes de l’Ouémé et du Plateau.
Très fâchés, les enseignants ont marché des lieux de l’assemblée générale extraordinaire pour se rendre à la direction des Enseignements maternel et primaire de l’Ouémé et à la direction départementale chargée de l’Enseignement secondaire de l’Ouémé. Ils ont crié leur ras-le-bol aux deux autorités et exigé la satisfaction de leurs revendications. Selon Joseph Aïmassè, le paiement des salaires n’est pas la condition sine qua non pour la reprise des cours. « La rétrocession des salaires confisqués doit être accompagnée de dommages-intérêts », poursuit-il avant d’informer que certains de ses camarades travailleurs ou leurs enfants ont perdu la vie à l’hôpital faute d’argent pour faire face aux soins.
Les enseignants annoncent un sit-in géant, ce mardi 6 mars, pour manifester leur colère et réitérer leur détermination à poursuivre la grève tant que le gouvernement continue de faire la sourde oreille à leurs revendications, relève Joseph Aïmassè. Ces revendications sont d’ordre général et concernent les questions de libertés et les questions d’indexation du salaire. « Au moment où on paye 5 millions F Cfa comme salaire au préfet, il faut qu’on donne mensuellement le dixième soit 500 cent mille au moins aux enseignants », exige le président du comité des luttes des départements de l’Ouémé et du Plateau?

Au terme du tête-à-tête qu’il a eu avec le président Patrice Talon en visite dans son pays, le chef de l’Etat français Emmanuel Macron, a clairement exprimé, son soutien aux réformes en cours au Bénin. L’appui de la France, selon ses propos, ne fera pas défaut. Un partenariat en cinq points a été d’ores et déjà lancé.
Les propos du président français, Emmanuel Macron, au cours de la conférence de presse conjointe animée, hier, aux côtés du chef de l’Etat Patrice Talon à l’issue du tête-à-tête entre les deux personnalités, sonnent comme un soutien franc et ferme à la politique menée par le régime en place. « J’ai été heureux de cet échange. Je souhaite que nous puissions activement travailler ensemble. Le Bénin est un pays stable, démocratique et ami de la France. Notre relation est dense et ancienne », a introduit le président de la République française Emmanuel Macron.
« La France et son président soutiennent fortement le programme de réformes courageuses mis en œuvre par le président Talon dans son pays. Vous menez avec votre gouvernement une politique ambitieuse pour relancer la croissance économique du Bénin et nous sommes clairement engagés à vos côtés », apprécie le président Emmanuel Macron. « Quand on réforme, on bouscule des intérêts », soutient-il également. Avec le président Patrice Talon, il dit avoir échangé sur différents domaines de coopération. « Nous avons évoqué plusieurs sujets régionaux comme internationaux », ainsi que des « pistes pour intensifier notre partenariat », a indiqué le président français au cours de la conférence de presse. Lequel partenariat sera concrétisé par cinq grands accords. Le premier porte sur le secteur de la santé avec l’érection du futur centre hospitalier d’Abomey-Calavi avec une garantie d'assurance crédit de 175 millions d’euros. Le second est relatif à la politique de villes durables. Cotonou et trois autres villes bénéficieront d’une aide évaluée à 58 millions d’euros pour s’adapter aux changements climatiques.
Tourisme, une priorité !
Le secteur du tourisme y a également sa place. « Le développement du tourisme est une des priorités créatrices d’activités et de ressources au Bénin », a déclaré le chef de l’Etat français qui annonce l’arrivée imminente des « grands groupes français» qui investiront dans le secteur. La formation et l’éducation ne seront pas du reste. « La France souhaite accompagner le projet de l’innovation dénommé Sèmè City». Un projet jugé «emblématique» par Emmanuel Macron qui veut « renforcer le partenariat dans ce domaine ». L’offre culturelle entre les deux pays sera également densifiée, s’est-il engagé, annonçant des actions phares comme la nomination de deux personnalités pour conduire le projet de restitution des trésors culturels au Bénin et à d’autres pays africains. « Je me suis engagé afin que d’ici cinq ans des partenariats soient faits », a-t-il expliqué.
Ressentant après un tel engagement de son homologue, « un bonheur à la limite de l’extase », le président Patrice Talon a salué l’engagement de la France aux côtés du Bénin. « Nous avons balayé les demandes de coopération et fait le bilan de ce qui est en cours et ce qui reste à faire », précise-t-il, parlant de ses échanges avec Emmanuel Macron. Pour lui, «la France continue d’être notre partenaire privilégié » avec une «qualité de la coopération » et la «volonté de nous accompagner ».
Le chef de l’Etat rappelle, à l’occasion, que « le Bénin est un pays dans lequel on peut changer les choses » et c’est cela qui justifie sa volonté et sa détermination. Notre talon d’Achille, martèle-t-il, « c’est la gouvernance ». Mais il assure : « A la mauvaise gouvernance, nous sommes résolus à donner une réponse visible ». «Nous avons entrepris, reprend-il, des réformes impopulaires mais c’est parce que nous sommes convaincus que c’est la seule voie de sortie. » «C’est difficile. Il y a des remous. Il y a quelques tensions, mais c’est bien le signe que nous faisons bien », se satisfait le chef de l’Etat. « Nous allons dans les cinq domaines attendre que les choses se concrétisent très vite. Dans le domaine du tourisme qui est pour nous un domaine de
développement certain, nous comptons beaucoup sur la France», fait observer aussi le président de la République qui invite son homologue français à visiter très bientôt le Bénin et d’arborer même la toge du touriste pour constater les efforts de développement dans le secteur?

La Jama’at islamique Ahmadiyya organise, depuis quelques semaines, une série de camps médicaux pendant lesquels des opérations de cataracte sont effectuées gratuitement. Depuis le samedi 3 mars dernier, l’équipe séjourne à Ouidah pour faire le dépistage, puis ensuite soigner les patients. La cérémonie de lancement des opérations a connu la présence du premier vice-président de l’Assemblée nationale, élu de la circonscription, Eric Houndété.
La Jama’at islamique Ahmadiyya, dans le cadre de ses œuvres sociales et humanitaires, organise cette année une série de camps médicaux au cours desquels des opérations de cataracte sont gratuitement effectuées. Depuis samedi dernier, ce sont les populations de Ouidah et ses environs qui bénéficient du savoir-faire des médecins directement venus du Pakistan.
L’association a fait venir un camion médical autonome en énergie et équipé d’une salle de consultation et d’un bloc opératoire.
Un geste bien apprécié par le premier adjoint au maire de la commune de Ouidah, Bruno Adjovi, qui salue l’initiative des promoteurs de cette opération qui vise la santé des populations. « La ville de Ouidah a été choisie grâce au député Eric Houndété, un élu de notre circonscription électorale », ajoute-t-il, avant d’inviter les populations à soutenir et encourager les promoteurs.
Le député a invité les populations à sortir massivement pour se faire examiner et se faire soigner pour éviter d’avoir des problèmes de santé graves.
Le président et chef missionnaire de la Jama’at islamique Ahmadiyya au Bénin, Rana Farooq Ahmad, rappelle que la campagne lancée le 26 février dernier à Porto-Novo a permis de soigner beaucoup de patients pendant cinq jours. Il souhaite qu’à Ouidah les populations sortent également nombreuses et que l’équipe repassera une nouvelle fois pour s’occuper de tout le monde.
Il rassure que tous ceux qui viendront seront consultés, dépistés et opérés sur place. Dans cette première phase de la clinique mobile, l’équipe va parcourir plusieurs villes du Bénin.
Ahmadiyya est une organisation internationale dont le siège se trouve à Londres et qui œuvre pour la paix et le bien-être des populations dans le monde.
Projet d’implantation d’un site de radioélectrique à Abomey-Calavi: Mtn sensibilise les populations[/caption]Le réseau de téléphonie mobile Mtn-Bénin a organisé, samedi 3 mars dernier à Abomey-Calavi, une séance de sensibilisation des populations sur les mesures réglementaires de protection contre les effets des rayonnements non ionisants des sites radioélectriques, dont l’implantation est en perspective dans la localité. Il s’agit pour la délégation de Mtn, d’expliquer les tenants et aboutissants du projet de de la qualité de ses prestations.
« Nous sommes venus échanger avec vous sur les démarches que nous avons menées jusque-là et les précautions que nous avons prises dans le cadre de l’implantation d’un site radioélectrique dans votre zone ». En plantant le
décor en ces termes, le chargé de la conformité et de la régulation à Mtn-Bénin, Jean-Yves Loko, rassure les populations de Tchanangbégbo à Abomey-Calavi de la logique explicative et participative qu’entreprend le réseau dans le cadre de l’érection d’une station de base de téléphonie mobile dans la zone.
C’est dans le souci de renforcer la qualité de ses prestations que Mtn a entrepris les démarches en vue de la construction dudit site, conformément aux normes éditées par l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la Poste (Arcep).
Au-delà de la sensibilisation, la rencontre entre les représentants des populations d’Abomey-Calavi et le réseau de téléphonie mobile était un moment d’éclairage non seulement sur les effets des ondes électromagnétiques non ionisants, mais aussi sur les enjeux du projet d’installation dudit site.
Tout en saluant la démarche de Mtn, les riverains soulignent que le réseau contribue à la croissance économique et à la qualité de la communication au Bénin. Toutefois, ils sont réticents à la mise en œuvre du projet, craignant les émissions radioactives sur leur santé.
« Les pylônes installés çà et là dans la zone nous alimentent déjà. Nous ne connaissons pas de perturbations liées à la qualité des prestations de Mtn », soutient le porte-parole des riverains, Reine Tokplo qui dit, craindre pour sa santé et celle de sa famille.
Les réserves des représentants des populations tiennent des informations relayées sur les réseaux sociaux ou les chaînes de télévision sur d’éventuels risques des ondes électromagnétiques sur la santé humaine, notamment la cécité, le cancer, les malformations, la stérilité.... Ils sont préoccupés par la puissance apparente rayonnée, la hauteur du pylône qui sera érigé, les interférences et les perturbations possibles que le projet pourrait engendrer.
Assurances et mesures scientifiques
Pour Mtn, les craintes de maladies émises par les populations ne sont pas vérifiées. Face à leurs inquiétudes, Jean-Yves Loko apaise : « Nous sommes très préoccupés de l’aboutissement heureux du projet. Nous faisons partie de la population, ainsi que nos enfants, parents et amis; nous ne serons pas fiers si le projet doit engendrer à long terme des conséquences nuisibles à la santé des riverains ; par conséquent, nous ne pouvons pas vous exposer à des risques ».
Selon les experts, « les récentes études sur l’exposition aux émetteurs n’indiquent pas de risques publics liés à l’exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquence des stations de base pour la téléphonie mobile… ».
Jean-Yves Loko explique que l’utilisation régulière d’un téléphone mobile, des micro-ondes, des écrans plasma ou d’autres appareils technologiques a plus d’incidence sur la santé humaine qu’un site de radioélectrique. Il étaye ses propos en se référant aux normes de l’Union internationale des Télécommunications (Uit) et de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) qui renseignent sur les mesures scientifiques dans les zones d’irradiation.
Pour Mtn, le projet d’implantation de la station de base de téléphonie mobile n’est pas décidé sur un coup de tête. Les populations n’ont donc rien à craindre, assure le chargé de la conformité et de la régulation à Mtn-Bénin. « Lorsque l’antenne est installée derrière un immeuble, l’immeuble empêche la propagation des ondes », rassure encore la délégation de Mtn qui dit tenir avant tout à la sécurité des populations.
« Les populations sont d’abord les premiers bénéficiaires de nos prestations. Relativement à ce projet, l’avantage pour nous, c’est par rapport à leur densité dans une zone afin de leur permettre d’utiliser au mieux nos installations », soutient le chargé de projet à Mtn, Louis Alladagniwèkè. « Si la population pour qui nous voulons ériger le site doit mourir du fait de nos installations, l’investissement de Mtn ne lui sera pas rentable », argumente-t-il.
Il poursuit : « Les installations qui produisent les ondes électromagnétiques sont érigées en hauteur des pylônes dans des zones où la population ne peut y avoir accès. Des institutions internationales ont pris des mesures par rapport à la limite au seuil d’exposition des hommes ».
Se référant aux dispositions prévues par l’Arcep, il indique que l’autorité de régulation veille à la position du site par rapport aux maisons avoisinantes et à l’orientation des antennes.
Le chargé de la conformité et de la régulation à Mtn, Jean-Yves Loko, se veut plus rassurant sur les précautions et les mesures de protection des populations : « Nous avons les équipements bien contrôlés pour veiller à ce qu’aucune maison ne se trouve dans la zone d’irradiation ». C’est au bout des différentes vérifications relatives à la conformité de l’implantation du site que l’Arcep-Bénin l’autorise. Un acquis déjà obtenu par Mtn.
« L’Arcep nous a fait obligation de prendre des mesures nécessaires avant l’installation du site dans la zone et nous les avons déjà respectées », fait savoir Louis Alladagniwèkè.
Souhait d’une étude d’impact environnemental
A cette séance de sensibilisation, le chef du service contentieux à la mairie d’Abomey-Calavi,
Malick Tokpo, a tenu également à dissiper les inquiétudes des uns et des autres.
Des éclairages ont été apportés par Mtn sur les différentes composantes d’un site radioélectrique, la fréquence des ondes électriques, leurs limites d’implantation conformément à la réglementation et leur propagation à partir des antennes Gsm.
A l’issue de la séance d’échanges, d’explications et de démonstrations qui a duré environ deux heures, les populations ont souhaité que le réseau de téléphonie mobile fasse une étude d’impact environnemental avant toute érection dudit site dans la zone.
Relativement à cette préoccupation, la délégation de Mtn signale les prochaines diligences qui seront effectuées en vue de combler leurs attentes.
« Nous avons l’obligation de rassurer les représentants des populations à qui nous allons fournir les études d’impact environnemental dans la mesure du possible. Nous allons saisir le ministère du Cadre de vie pour qu’il puisse apprécier les préoccupations des uns et des autres et nous autoriser à exécuter ou non le projet », conclut le chargé de la conformité et de la régulation à Mtn-Bénin, Jean-Yves Loko.
Relance du cyclisme au Bénin: Des courses de vélos de retour dans les départements[/caption]La Fédération béninoise de cyclisme a dévoilé, samedi 3 mars dernier, sa feuille de route pour le compte de l’année 2018. C’est un programme annuel ambitieux pour relancer cette discipline au Bénin.
Dans le but de développer le cyclisme sur toute l’étendue du territoire national, le comité exécutif de la Fédération béninoise de cyclisme dirigé par Romuald Hazoumè avec le soutien de la Société béninoise de brasserie (Sobebra) a décidé d’organiser quatre compétitions statutaires par an dans tous les départements du Bénin. L’organisation de ces compétitions vise la détection de nouveaux cyclistes. Ainsi, dès le 18 mars prochain, la Fédération béninoise de cyclisme va procéder au lancement des courses de vélos ordinaires et de vélos de route dans la commune de Banikoara, une localité qui s’était révélée lors des inter-communes de cyclisme entre 2012 et 2015. Les autres départements vont accueillir progressivement cette compétition. Ainsi, les courses sont attendues respectivement à Glazoué pour les Collines, le 17 juin prochain ; à Djougou, le 16 septembre pour la Donga ; à Lokossa, le 18 décembre pour le Mono. C’est ainsi que la Fédération entend promouvoir le cyclisme dans les départements du Bénin. En plus de cette phase de détection de talents dans les communes, s’ajoute le tour du Bénin qui aura lieu du 6 au 13 mai 2018 avec douze pays invités. Cette randonnée sera lancée à Natitingou et va connaître six étapes à l’intérieur du pays jusqu’au critérium de Cotonou le 13 mai?
Programme du tour du Bénin
(Présentation des équipes le 7 mai à Natitingou)
1re étape : le 8 mai
Tanguiéta – Djougou
2e étape: le 9 mai
Djougou – Parakou
3e étape :le 10 mai
Kilibo – Dassa
4e étape : le 11 mai
Abomey – Lokossa
5e étape : le 12 mai
Critérium à Porto-Novo
6e étape : le 13 mai
Critérium à Cotonou

Voir Paris et mourir. La boutade n’aura jamais autant pris son sens ces derniers mois au Bénin, en relation avec de supposées ou envisagées rencontres avortées du N°1 béninois avec le locataire du palais de l’Elysée. C’est à croire que le quinquennat de Patrice Talon reposait sur sa poignée de main au perron de l’Elysée avec Emmanuel Macron ! Que n’a-t-on pas supputé à ce propos !
Macron-Talon même ADN politique
Mais s’il y a un détail que ces critiques omettent cependant, c’est qu’en réalité Patrice Talon et Emmanuel Macron ont le même code génétique, en qualité d’agent politique et comme dirigeant. Car, tous deux, en OVNI politiques, ils ont fait et réussi une OPA atypique sur la magistrature suprême de leur pays respectif. Libéraux et réformateurs l’un et l’autre, ils ont aussi en commun d’être de vrais fonceurs donnant l’impression d’être pressés, recherchant avec diligence des résultats qui ne s’accommodent de discussions bien souvent vaines au Bénin comme en France.
Les deux essuient du reste, à des variances près, les mêmes critiques, de ‘’dictateurs’’ du fait qu’ils ne s’embarrassent pas de gouverner les yeux rivés à la rue, le cœur chevillé aux humeurs populaires qui, selon De Gaulle, sont émotionnelles et donc en général dépourvus de bon sens, de vision à long terme, de perspective progressiste. C’est dire que tout rapproche les deux hommes d’Etat.
Des rapprochements si forts auxquels ne résistera pas d’ailleurs l’influence d’un célèbre Béninois, éminence grise de la sphère Macron qui serait à l’origine de prétendu ‘’blocage’’ au souhait d’être reçu à l’Elysée formulé par le président Patrice Talon. Nenni ! Outre la constance jamais démentie selon laquelle la France n’a que des intérêts, et que raisonnablement d’autres considérations ne sauraient interférer à cette dynamique, c’est oublier que Lionel Zinsou, puisse que c’est bien à lui que sont prêtées ces malencontreuses intentions de blocage, est un patriote dont la grandeur d’âme transcende les basses manœuvres au registre des avatars (la fameuse béninoiserie !) dont on ne doit pas être fier en tant que Béninois. Ayant eu l’opportunité de le faire, en homme influent au cœur des lobbies financiers français, et pas des moindres, a-t-il seulement manœuvré pour flinguer les récentes initiatives du gouvernement béninois de mobilisation de ressources sur le marché financier français ? Non, pour ceux qui l’ignoraient encore !
Voir Paris et mourir !
Mais tout est bien qui finit bien, dirait-on maintenant que le président béninois est reçu par son homologue français. C’est en mesurant les retombées de cette visite, qu’on pourra se rendre à l’évidence si Paris vaut vraiment une messe comme dirait Henri IV. Car il s’agit bien d’une visite de travail, les seules visites menées par Talon jusqu’à présent à l’Elysée sous François Hollande, et les seules, à la réflexion, qui vaillent d’ailleurs la peine. Déterminant que beaucoup de critiques, aveuglés par leur hargne de passer au vitriol le président Talon, ont perdu de vue, au prétexte qu’il serait indésirable à l’Elysée.
Au demeurant, pourquoi les Africains, tout en vouant aux gémonies l’ex puissance coloniale, pour des prunes d’ailleurs, en panafricanistes du dimanche, sont-ils obnubilés par le voyage de leurs chefs d’Etat dans le pays de leur pourtant (sic) détesté colonisateur ? Sans oublier qu’ils veulent tous y aller ! La réponse peut se trouver dans le questionnement d’un adolescent : « J’ai vu Yayi-Hollande, j’ai vu Talon-Hollande, j’ai vu Macron-Sall au Sénégal, Macron et lui là...euh, le président burkinabè ; mais Talon-Macron, jamais vu ! Pourquoi, depuis ? Et en plus, Macron-Talon, ça rime ! »…Allez savoir !
Actualités 05 mars 2018
Simon Goudou, directeur technique de l’Agetur: « Nous sommes heureux des résultats déjà obtenus »[/caption]La Nation : Votre structure est en charge de la maîtrise d’ouvrage déléguée dans le cadre de la réalisation d’aménagements hydro-agricoles financés par l’Uemoa. Peut-on en savoir plus sur les spécificités techniques ?
Simon Goudou : Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a bénéficié de deux projets de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Umoa) qui font l’objet de la présente mission. Le premier projet concerne les aménagements hydro-agricoles et est intitulé « Etude et travaux d’aménagement de mille hectares de terre à des hydro-sylvo-pastorales et halieutiques au Bénin ». C’est un programme sous-régional financé par l’Uemoa dans ses huit Etats membres en appui aux programmes nationaux d’adaptation aux changements climatiques.
Pour le Bénin, le programme est concentré sur les principaux bassins rizicoles que sont la vallée de la Sota à Malanville, la vallée de l’Okpara dans Parakou et Tchaourou, les bas-fonds de Glazoué et la moyenne vallée de l’Ouémé notamment la région d’Agonlin (les communes de Covè et Zagnanado). Pour l’ensemble de ces périmètres, le coût total est de 3 781 000 000 F Cfa. Je dois préciser que concernant la vallée de la Sota, il s’agit d’achèvement de travaux. Il y a un programme initial du gouvernement qui était en souffrance pour des difficultés administratives. L’avènement de ce projet financé par l’Uemoa a permis d’achever ce projet qui devenait un éléphant blanc… Ces périmètres offrent la possibilité de faire plusieurs récoltes pmar an au lieu d’une. La disponibilité de l’eau est permanente. On produit le riz fluvial et après les gens utilisent encore l’eau disponible dans la Sota pour faire une nouvelle production. Donc il y en a qui ont fait trois récoltes de riz au cours de la première année de mise en exploitation du site. Il y a environ 1031 paysans impactés sur ces sites. Pour les 600 hectares restants du site, les études sont terminées et nous avons eu les certificats de conformité. Le 14 juillet dernier, les travaux sur ces sites ont démarré.
Parlez-nous un peu des sites visités.
Nous avons pu visiter Bamè qui est en cours d’aménagement pour une maîtrise totale de l’eau. Nous allons réaliser des forages qui distribueront l’eau sur des ouvrages et après sur les parcelles. Après, nous sommes allés à Dovi Zounou. C’est un ancien site et nous sommes venus étendre le périmètre pour une prise d’eau dans une rivière pour leur permettre d’augmenter le rendement à l’hectare et la fréquence des récoltes. Après, nous avons visité le périmètre de Laïnta-Cogbé qui est un site nouveau en défrichement avec une vingtaine de forages à réaliser. Nous sommes aussi allés à Glazoué où vous avez pu voir deux périmètres en aménagement. A Glazoué, la spécificité, c’est qu’il ne s’agit pas de périmètres irrigués avec une maîtrise totale de l’eau. La difficulté à ce niveau, c’est la disponibilité en quantité suffisante de l’eau et l’agriculture est essentiellement pluviale. Nous allons donc réaliser des aménagements de type bas-fond sur ces sites qui sont très éloignés des cours d’eau.
Nous sommes allés également à Kassouala dans la commune de Tchaourou au bord la rivière Okpara où l’aménagement est en cours. Ce qui permettra de mettre en place un système d’irrigation avec maîtrise totale de l’eau par la prise d’eau sur la rivière Okpara. L’eau sera renvoyée dans un ouvrage de tête et à partir de l’eau, elle sera redistribuée. Nous sommes heureux des résultats que nous avons déjà obtenus et nous en profitons pour remercier le bailleur qui est l’Uemoa. Mon souhait est que les périmètres soient pris en compte et exploités comme cela se doit par les populations bénéficiaires.
Qu’en est-il des magasins de stockage et de conservation des récoltes ?
Le second projet est intitulé « Programme de construction de magasins de conservation des récoltes et des graines » financé par l’Uemoa. L’objectif, c’est de doter les pôles de croissance et de développement agricole des magasins, des infrastructures de stockage pour contenir le surplus, mais aussi pour stocker et conserver en vue de l’écoulement. Il y en a au total 24 répartis dans tous les départements. Le choix des localités est dicté par le bénéficiaire, donc le Bénin. Le génie rural est habilité à indiquer les critères qui ont milité en faveur du choix des localités. Pour ce qui nous concerne à l’Agetur, ayant pris les sites en main, nous avons recruté des bureaux pour faire la conception technique détaillée assortie des dossiers d’appel d’offres et en raison de la capacité de ces magasins, le plus petit des magasins a une capacité de 1000 tonnes, nous avons associé un contrôle particulier appelé « Contrôle particulier en vue de la garantie décennale ». Nous avons au total six magasins de 1000 tonnes, quinze de 2000 tonnes, un de 3000 tonnes et deux de 4000 tonnes?
Propos recueillis par Josué F. MEHOUENOU