La Nation Bénin...



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Nouvelles

Père Israël Mensah à propos de la gouvernance du Bénin :« Il ne s'agit pas que d'une rupture structurelle, mais d'un changement de nos habitudes … »
Le Bénin a opté avec euphorie pour la Rupture en 2016. Un concept dont le contenu peine à être compris de l’opinion publique et dont parle Père Israël Mensah, fondateur de l’association Mémoires d’Afrique, avec tout le sens de la circonspection et de l’humilité qui le caractérise, à travers cette interview. Se refusant à porter son regard sur la gestion politique de son pays d’origine, il analyse certains a priori qui vouent, à tort, aux gémonies les dirigeants et propose des clés pour une refonte des mentalités. Père Israël Mensah, vous êtes le fondateur de l’association Mémoires d’Afrique et fort de ses objectifs, vous contribuez à l’éveil de l’homme par la culture. Pour un homme de Dieu appelé à éclairer son peuple sur le chemin de la vérité, qu’est-ce qui justifie cet intérêt à se préoccuper de son prochain au-delà de sa mission eucharistique ? Père Israël Mensah : Je souhaite, au début de cet entretien, préciser que si j'ai accepté votre invitation, ce n'est pas parce que je me considère meilleur ou plus avisé que mes compatriotes béninois, mais parce que je considère simplement ma mission comme celle d’un « passeur ». Aussi bien dans mon engagement oratorien que dans celui de Mémoires d’Afrique que vous venez de citer et que j’ai créée avant de devenir prêtre, au moment où j’étais encore en formation. Pourquoi accepter d’intervenir aujourd’hui ? Parce que je voudrais contribuer à redonner espoir face à l’excès d’images de catastrophes et d’informations violentes diffusées quotidiennement, face au développement virtuel des relations humaines qui peuvent devenir destructrices. Il me parait important de chercher à redonner espoir. Il me parait tout aussi important de dire ici que je n’ai jamais souhaité ni ne souhaite aujourd’hui offenser ou blesser qui que ce soit par incompréhension ou de toute autre façon. Tout être humain recèle d’immenses possibilités d’abnégation et de générosité. Tout Béninois, sans exception, est capable de bien. Il suffit que les situations et les circonstances soient favorables. Personne ne nait mauvais. Nous avons tous notre part de force et de faiblesse. Je suis moi-même conscient de mes propres manquements sous le regard de Dieu et des hommes. Et, comme beaucoup, je me retrouve dans cette affirmation attribuée à Saint Paul : le bien que j'ai envie de faire, je n’arrive pas à le faire et le mal que je n'ai pas envie de faire, c'est cela que je fais. Cette intense prise de conscience douloureuse de mes limites fait que je ne jugerai personne sur ce qu’il n'a pu bien faire, malgré ses promesses. Dès lors, j'essaye de regarder les qualités que Dieu a mises en lui pour le bien de tous, pas uniquement ce qu'il faut changer. C'est cette conscience de l’état d'imperfection lié à notre nature même, mais aussi notre capacité de perfectibilité qui m'interroge et me fait réfléchir. Le Dieu de Jésus-Christ, par son incarnation et sa venue pour chercher les pécheurs, prend un sens de renaissance et d'espérance pour moi. J’ai la conviction que pour aller au delà de ces imperfections qui nous tiennent en esclavage, il faut s’accrocher à la foi, s’efforcer de le faire au quotidien. Le combat est rude. Il y a des bas et il y a des hauts. Dieu ne se réjouit pas de nos égarements, ne guette et ne brandit pas nos erreurs pour nous détruire. Il ne nous rejette pas non plus. Sa miséricorde nous est toujours donnée. Quelle folie dirons-nous ! Il regarda le jeune homme riche qui refusa de le suivre, et il l’aima, dit l’Ecriture. Il respecte sa décision mais Il espère toujours le changement. C'est cette foi qui éclaire notre humanité, qui doit nous pousser vers plus d'humilité. Moi le premier. Je dirais, pour paraphraser le Cardinal Etchegaray, que « j'avance comme l’âne de Jérusalem, dont le Messie fit Sa monture ». C'est en servant et en progressant ainsi, que j'ai malgré tout embrassé le sacerdoce et le domaine de la culture, par le biais de l’association "Mémoires d'Afrique" que j'ai créée d’abord en France en 1998 avec des amis français et béninois expatriés et ensuite au Bénin en 1999, pour apporter à mon pays et au peuple auquel j'appartiens un lien vers son histoire et son identité, dans un monde qui est aujourd'hui un village planétaire. Je ne souhaite pas que ce qui est positif dans notre culture se dilue et disparaisse complètement dans notre ouverture au monde. Le moteur de cette création, c’est une intime conviction survenue à la suite d’une expérience de crise d’identité en 1995. Elle rejoint la pensée de Wolé Soyinka, premier écrivain noir, lauréat du Prix Nobel de littérature en 1986, qui écrivait «Le manque de connaissances du passé écourte la croissance de l’Afrique ». Je remercie ma congrégation qui comprend cet engagement personnel et le respecte. L’Oratoire, fidèle à sa tradition, demeure attentif au rapport entre « Foi, Cultures et Société ». Je n’ai pas créé Mémoires d’Afrique pour survivre ou pour trouver un emploi, ou pour un quelconque besoin, c’est simplement une modeste passion. J’avoue qu’il y a des domaines plus prometteurs et plus prestigieux. Mais pour moi la culture est la base du véritable développement, ce n’est pas qu’un aspect du développement. C’est le fondement. Je salue l’effort de ce gouvernement qui essaye d’aller dans ce sens. Observateur de la vie sociopolitique de votre pays d’origine, le Bénin, vous avez eu également à constater les avancées faites par le peuple béninois dans sa marche vers le développement depuis les indépendances. De votre position, quelle appréciation faites-vous des actions des différents dirigeants ayant à charge les destinées du Bénin ? Le 6 avril prochain, cela fera, jour pour jour, trente ans que j’ai quitté mon pays. La France m’a accueilli sans m’empêcher de continuer d’aimer le pays qui m’a donné sa culture et qui m’a apporté la base de ma formation. J’ai beaucoup souffert de l’absence de mon pays pendant cinq années consécutives. Je me suis battu et j’ai travaillé dur comme tous mes autres compatriotes à l’étranger. Je serai toujours reconnaissant à ce pays d’adoption où tout un peuple s’efforce de garantir les libertés individuelles. J’en ai bénéficié, et beaucoup d’autres personnes aussi dans le monde. Le 6 avril 1991 est une date historique, elle correspond, rappelons-le, à la fin d’une période politique tumultueuse et triste de notre pays et le début d’une nouvelle aventure nationale suscitant beaucoup d’espoir. C’est le début d’un renouveau politique. J’y suis attaché symboliquement. Car c’est aussi pour moi un tournant dans ma vie. Le Bénin devait renaître avec l’installation d’un nouveau gouvernement et moi je devais renaître avec mon installation dans un nouveau pays. J’ai à cœur, depuis lors, la réussite de cette reviviscence, aussi douloureuse soit-elle. Cela dit, je sais que le penchant humain le plus naturel est de clouer au pilori toute personne avec laquelle on a des divergences de vues ou d’engagement ; voire de définir ad vitam aeternam cette personne par ses limites, en cherchant à l’anéantir. Et cela, sans concession. Mais cette voie conduit immanquablement vers une impasse, vers une justice souvent violente, toujours non apaisante. C'est à travers ce prisme que j'interprète, mais je peux me tromper, le pardon accordé à feu Matthieu Kérékou par le peuple béninois, au milieu du tourbillon des tempêtes et des vents violents qui ont soufflé sur le Bénin en quête de démocratie, entre les années 1985-1991. Ce pardon douloureux, accordé par les victimes, a créé un climat pacifique de reconstruction nationale. Décision majoritairement souhaitée et saluée. Fallait-il faire autrement ? Peut-être. Le choix de la voie du pardon nous a permis de faire une révolution pacifique, institutionnellement, mais ce fut, tout de même, un changement brutal pour toute l’équipe gouvernementale qui a dû céder le pouvoir en quelques heures, même sans affrontement sanglant. Ce même choix nous a permis de faire, pendant un quart de siècle, un apprentissage chaotique de la démocratie. Dans ce chaos, une alternance régulière s'est opérée, provoquant un cheminement erratique. Les gouvernements qui se sont succédé ont fait ce qu'ils ont pu. Mais il faut hélas reconnaître que la politique obéit souvent à des mécanismes bien éloignés des exigences de justice. C’est la raison pour laquelle j’ai opté pour la Culture et ne souhaite pas faire de la Politique. Aussi je pense qu’émettre des avis sur la conjoncture politique n'est pas de mon ressort. En revanche, je peux donner mon éclairage aux acteurs politiques en défendant constamment les causes des plus pauvres, de ceux qui se contentent difficilement d’un repas par jour. Dans cette optique, j’en ai la conviction, la politique peut être le lieu le plus vaste pour l'exercice de la charité. En homme de foi, vous semblez bien circonspect s’agissant d’évoquer la politique et de donner votre avis sur la gestion des affaires publiques. Mais pour le citoyen qui tend à voir son pays avancer, quelles observations faites-vous sur l’avènement du régime dit de la Rupture et la gouvernance dont l’Etat fait l’objet de sa part ? En 2016, nous avons opté, presque euphoriquement, pour la Rupture. Je ne sais pas si tout le monde avait bien compris le contenu de cette rupture ou pas. Le premier sens qui a été retenu, d'une manière générale, a été la rupture comme changement par rapport au gouvernement sortant. Et on pensait que les habitudes et les coutumes allaient demeurer les mêmes, y compris dans la relation Eglise-Etat. Le respect des institutions a toujours été privilégié et défendu par l’Eglise. Or nous voyons aujourd'hui, que le changement est très profond. Au-delà d’une rupture formelle, il s’agit d’un changement de fond. Un changement radical, déroutant voire déstabilisant, et de ce fait empreint de violence. Il ne s'agit pas seulement d'une rupture dans le fonctionnement des structures politiques ou administratives, mais d’un changement de nos habitudes communes, de nos pratiques, de nos traditions qui sont devenues une seconde nature et qui se sont érigées, au fil du temps, en règles et en lois naturelles. J’appartiens à la nation béninoise, cette mentalité est aussi la mienne. Avant d’être un prêtre, je suis issu d’une culture, d’un peuple. Nous sommes tous invités, au même niveau, à nous débarrasser de ce qui peut entraver notre développement collectif. C'est en relisant le livre de René Dumont " l'Afrique Noire est mal partie" que j'essaye de mieux comprendre le concept de la Rupture. Au lendemain des indépendances, soit deux ans après nos premiers pas dans l’exercice du pouvoir de gouvernement, cet agronome français identifiait déjà de nombreux points sur lesquels nous devrions rompre pour une bonne gestion de nos jeunes États. Je reste persuadé, sans une seconde d'hésitation, que notre Président actuel en choisissant le concept du "nouveau départ" pensait sûrement à ce livre. Si je le pouvais, je l’offrirais à tous les intellectuels béninois comme Kérékou avait, à l'époque, offert à tous les membres de son gouvernement le fameux " Convertissez-vous et le Bénin vivra" qui a contribué à sa façon, d’une manière presque consensuelle, à l’ouverture d’une voie nouvelle vers une démocratie pluraliste. Aujourd'hui, nous sommes davantage dans une dynamique de développement global, ordonné dans un cadre dit de "démocratie contrôlée" selon les politologues. Ce développement concerne tous les secteurs. Mais, je l'ai toujours dit, on a beau changer les structures, si les hommes qui doivent les faire fonctionner ne changent pas eux-mêmes, le résultat sera toujours un échec, et toujours, les changements nécessaires seront difficiles à mettre en œuvre. Tout le monde est unanime sur le fait que nos États ont besoin d'institutions fortes. Ils ont aussi besoin d’hommes nouveaux. Or, c'est par l'éducation que l'on prépare ces hommes et que l’on suscite des intelligences neuves pour un nouveau départ. Seule l'école permet d’y arriver collectivement par l'éducation à la fois formelle et non formelle. Par ailleurs, j’ajouterai qu’il n'est pas aisé de donner un feu vert à quelqu'un sans suspicion, surtout au Bénin. Si quelqu’un fait telle chose, c'est parce qu'il y trouve sûrement son compte. C’est le principe du "Doudou dé mé". Ce n’est plus ce qui est à faire qui est important et procure de la satisfaction mais uniquement ce que l’on y gagne. Cette habitude, prise au lendemain des indépendances, est devenue très prégnante dans bien des domaines et à tous les échelons. Elle a vicié toute progression normale des choses dans le respect des institutions et des règles. Peut-on extirper d'un coup les racines de cette mentalité ancrée dans nos mœurs pendant six décennies ? Le chemin reste encore long, très long mais il ne faut pas renoncer. Quel est réellement votre avis sur la gouvernance actuelle du pays ? Vous me demandez mon avis sur la situation politique de mon pays aujourd'hui. Je ne saurais donner une réponse péremptoire à votre question car lorsque je célèbre, tout en étant un pécheur pardonné moi-même, j'ai, comme peuple de Dieu, des fidèles de tous les bords politiques du pays. Mon souci constant est de rassembler, de donner à tous une chance pour bâtir notre cité. Chacun à sa place et dans son rôle. La politique est un art. Il faut pour cela parvenir à convaincre sans intimidation, autour d’idées fédératrices, de causes communes. Rechercher un accord basé sur la confiance par la consultation, l’échange et le recours à des compromis équitables. Dieu ne nous violente pas. Il nous laisse libres. S’il a un plan pour chaque être humain, c’est avant tout celui de laisser agir en lui la grâce en toute liberté et en toute justice. Mais, je le redis, la politique obéit parfois, sinon souvent, à une logique qui n'a rien à voir avec le langage de la justice. Alors le défi majeur est de rendre la justice à la manière du roi Salomon. Dans un monde miné par des luttes de pouvoir, chacun a l’impression de se trouver pris en tenaille dans un rapport de force : la force populaire, qui devrait idéalement être celle de contre-pouvoirs constructifs, et la force de l'Exécutif, légitimée par la volonté de garantir la sécurité de tous et de protéger les institutions étatiques. Nous devons tous être attentifs aux besoins de nos frères les plus démunis, qu’ils soient croyants ou pas, de ma religion ou pas. J'observe, comme tout citoyen, que des actions positives ont été menées par ce gouvernement. Je ne vais pas les lister mais elles améliorent le quotidien de nos compatriotes. Comprenez que je puisse, sur ce point, dire que j’en suis heureux. Mais il faut surtout veiller à leur consolidation, à leur pérennisation, ne pas reproduire l’exemple du Cic (Centre International de Conférence) près de l’aéroport. Il me semble que cette équipe gouvernementale est très vigilante sur ce point. Il est urgent de tendre la main à tous ceux, trop nombreux, qui sont laissés à la traîne, tous ceux qui luttent pour leur survie, pour sortir de la précarité et de la pauvreté. La tâche est titanesque. Il y a de toute évidence des mesures à prendre, des choses à améliorer, à réajuster. Encourageons néanmoins les bonnes choses et dénonçons avec charité et respect les mauvaises décisions. Je nous exhorte à avoir parfois l’humilité de soutenir les bonnes idées dans l’intérêt de tous, même lorsque ces idées ne viennent pas de nous. C’est aussi cela, une des caractéristiques de la sagesse africaine. Ma dernière recommandation touche à la vitalité de notre république. Je remarque dans l’évolution actuelle que l’opposition n’arrive pas à trouver sa place pour jouer convenablement son rôle. Elle ne doit pas y renoncer, elle doit le faire sans cesse dans le dialogue, pour le bien du pays et la réalité de notre démocratie. Je pense aussi que nous ne devons pas tout attendre de l'État et qu’il faut reprendre l’adage ; " Ne vous demandez pas ce que l'État peut faire pour vous mais ce que vous pouvez faire pour votre pays". Néanmoins il revient indiscutablement à l'État de créer les conditions favorables indispensables à cette prise de responsabilité citoyenne. Est-ce qu'il peut arriver que l'État et le peuple regardent dans la même direction ? C’est mon espoir et le vœu fervent que je formule en ce début d’année, en cette période de pandémie qui met le monde à l’épreuve de la solidarité entre les êtres humains dans la fraternité, quelles que soient nos fragilités humaines. Société 19 janv. 2021


Session criminelle au Tpi de Lokossa:70 accusés à fixer sur leur sort dans 40 dossiers
Le tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa a ouvert hier, lundi 18 janvier, sa première session criminelle pour le compte de l’année 2021. Quarante dossiers sont inscrits au rôle de cette session dont les audiences accessibles au public se tiennent jusqu’au 12 février prochain. Pour la deuxième fois dans son fonctionnement, le tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa, dans le Mono, tient depuis hier, une session criminelle ouverte au public jusqu’au 12 février prochain. Au rôle de la session sont inscrits quarante dossiers relatifs, entre autres, à des faits de meurtre, d’exercice illégal de la médecine, de faux en écriture publique et authentique, de pratique de charlatanisme et de nondénonciation de crime et d’incendie volontaire. Appelés à la barre pour se défendre pour des faits mis à leur charge, quelque 70 accusés vont pouvoir être fixés sur leur sort au tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa statuant en matière criminelle. La session se tient en application des dispositions de la loi 2018-14 modifiant et complétant la loi 2012-15 du 12 mars 2013 portant code de procédure pénale en République du Bénin, selon le magistrat Lucien Djimènou, procureur de la République près le tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa. « C’est la deuxième fois que le tribunal de Lokossa se conforme aux dispositions des lois sus évoquées », a indiqué le magistrat en ajoutant que « le but est de rapprocher la justice du justiciable, d’assurer à celui-ci son droit d’être jugé dans un délai raisonnable et plus encore de lui garantir la possibilité de relever appel d’une décision qui n’épouse pas son assentiment». L’ouverture de la session, retient-il, est un évènement de grande envergure. Et pour cela, le magistrat Djimènou a engagé toutes les parties prenantes à s’acquitter convenablement de leur mission. « Il convient que chaque acteur joue sa partition afin que les populations de Lokossa qui continuent de s’adonner à des actes de délinquance sachent prendre conscience de la gravité de leurs actes et se corriger pour le bien de tous », souligne le procureur de la République. Aussitôt après l’ouverture solennelle de la session, hier, le tribunal est passé à l’examen des deux dossiers inscrits au rôle de cette première journée. Le premier porte sur des faits de meurtre et le second a trait aux coups mortels. Les deux dossiers ont été examinés sous la direction du magistrat Raymond Godémin, président du tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa. Au terme de son jugement, le tribunal a reconnu coupable le mis en cause dans le dossier de meurtre. Il est condamné à cinq années de réclusion criminelle. Société 19 janv. 2021


75e étape de la tournée de reddition de comptes du chef de l’Etat :Le plaisir de visiter les Aguégués, le bonheur de rendre compte…
Aguégués, la belle cité lacustre du département de l’Ouémé a été la première localité à recevoir le chef de l’Etat pour la dernière journée de sa tournée de reddition de comptes. Et s’il s’est senti chez lui et a conversé sans langue de bois avec les populations, vendredi 15 janvier dernier, c’est bien parce que l’accueil était exceptionnel et témoigne de la place qu’il occupe dans le cœur des Aguéguénou. Deux présidents de la République ont eu la chance de visiter la commune lacustre des Aguégués avant le président Patrice Talon. Mais à la différence de ceux-ci, le chef de l’Etat a communié directement avec les populations de la terre des Djèvienou, vendredi 15 janvier dernier. Et rien n’a été ménagé pour accueillir le président de la République. Chants, danses et slogans pour reconnaître au « développeur exceptionnel » tout l’honneur qui lui est dû. Pour la petite virée sur l’eau avant de rallier la Maison des jeunes de la localité pour sa séance d’échanges avec les populations, le président de la République est resté admiratif du charme du pittoresque cadre physique de cet ensemble d’îlots logés dans la basse partie du fleuve Ouémé. Admiratif, il le sera aussi à sa descente, face à la mobilisation des populations et leur euphorie à peine voilée. L’amour et la chaleur des peuples lacustres, le chef de l’Etat a pu s’en rendre compte par lui-même à l'occasion. A cette joie des grands jours succèdera le moment de vérité. Cette étape dans la tournée de reddition de comptes du chef de l’Etat n’a rien ôté au protocole habituel. Première intervention, celle du maire de la commune, Marc Gandonou. Et comme on pouvait s’y attendre, ses premiers mots ont été ceux de gratitude. A Aguégués plus qu’ailleurs, l’action déployée par le président Patrice Talon à la tête de l’Etat a eu d'énormes impacts. La réconciliation dans la crise des méthodistes, qui a survécu à tous les régimes précédents «a permis de porter à la tête de cette communauté religieuse, un digne fils des Aguégués », a reconnu le maire. Quant à la réforme du système partisan, elle a eu l’avantage de promouvoir de jeunes leaders politiques dans la localité tout en offrant la possibilité à cette commune d’avoir pour une première fois, un de ses fils au palais des gouverneurs. « Le Programme d’action du gouvernement a révélé le Bénin au monde et Aguégués aux autres communes du Bénin », poursuit, ému, l’élu. Les actions qui ont révélé les Aguégués, il ne manquera pas de les citer, pour montrer au président Patrice Talon, pourquoi les populations sont si euphoriques à sa vue. Lui qui, depuis le palais de Marina, a oeuvré à améliorer leur cadre de vie et changer leur quotidien. Sous l’ère de la Rupture, Aguégués se sent moins orpheline et voit ses difficultés se conjuguer au passé. En recevant en audience le 14 juillet 2017, le Conseil communal d’alors, trois promesses fortes avaient été faites par le président Patrice Talon. A la date de sa visite, l’essentiel a été accompli, salue le maire. Reste seulement l’électrification des arrondissements de Zoungamè et Avagbodji. Pour cela, les populations espèrent de sa part « un coup de pouce». Et si seulement le président Patrice Talon pouvait dire un seul mot, Aguégués sera guérie de son mal, souligne le maire Marc Gandonou sous les ovations de sa population. Comme partout ailleurs dans le pays, cette cité fluviale, avec des spécificités qu’on ne retrouve nulle part ailleurs a eu droit à l’encadrement technique et aux moyens financiers pour ses producteurs. Aguégués tend la main au gouvernement Si la commune a connu des transformations essentielles au cours des cinq dernières années, tout n’est pas pour autant rose. Le secteur de la pêche qui fait de la commune des Aguégués l’une des premières productrices de ressources halieutiques tend vers sa disparition. Les engins prohibés et le drainage dans ses eaux des produits toxiques utilisés pour la fertilisation des champs par les eaux de pluie ont induit la raréfaction et la destruction des espèces. En plus des prévisions gouvernementales tendant à enrichir les eaux fluviales par les alevins, Marc Gandonou, pour le compte de sa commune, plaide pour la promotion de la pisciculture en cage à travers un village aquacole. Un programme spécial pour le tourisme dans la commune est aussi espéré à l’instar de ce qui est fait à Ganvié pour révéler l’immense potentiel de toutes les régions lacustres, de même que la lutte contre l’érosion. Aguégués rêve aussi d’un stade municipal et de l’asphaltage de ses pistes. L’électrification reste l’une de ses doléances fortes et pour que son rêve ne s’estompe, la belle cité lacustre lance un « appel » en faveur de la réélection du chef de l’Etat et s’engage à lui assurer une mobilisation massive. A l’instar du président Talon, la première dame Claudine Talon fait aussi le bonheur des Aguéguénou avec sa fondation. A chaque arrondissement, elle a offert une barque motorisée pour le déplacement des enseignants et a érigé çà et là, des latrines pour en finir avec la défécation dans la nature. Autant d’actions pour lesquelles le maire a invité le chef de l’Etat à lui transmettre la gratitude des populations. En somme, on est dans cette commune du Bénin, la 75e visitée par le chef de l’Etat au cours de sa tournée, satisfaits des nombreuses œuvres de développement du pays. La lutte contre la dilapidation des ressources publiques et l’assainissement de la gestion ont permis de mobiliser des ressources, à telle enseigne que le Bénin a désormais des capacités d’investissement dont la nation entière est fière, conclura le maire. Faire les choses mieux que par le passé Comme il l’a fait dans les 74 communes précédemment parcourues, le président de la République est resté focus sur sa détermination à changer le pays. « Nous devons faire les choses mieux que par le passé », a soutenu le chef de l’Etat, expliquant aux populations, le sens à donner à l’action commune qu’il déploie avec le soutien de tous à la tête du pays depuis cinq ans. Son déplacement dans cette commune, il lui donne deux sens : le plaisir de venir aux Aguégués et le bonheur de rendre compte. « Face à cet accueil si enthousiaste et grandiose, je suis honoré, flatté. Je ne trouve pas d’autres mots pour exprimer ma gratitude », a déclaré le chef de l’Etat. Pour ce qui est du second sens, il retient que les Béninois ont enfin pris en main leur destin et que le pays est en chantier comme jamais. « Dans tous les domaines, quelque chose se fait. Notre action commune nous a donné une autre mesure de la construction de notre pays… Je voudrais que chacun soit conscient de la nécessité de ce bilan », a poursuivi le président. Les efforts faits pour assurer l’autonomie énergétique du pays ne laissent plus le moindre doute quant au rêve de la commune des Aguégués d’être entièrement électrifiée. Pour les arrondissements de Zoungamè et Avagbodji, il s’est engagé à plaider auprès du gouvernement et du ministre en charge du secteur pour que la lumière jaillisse très vite. « J’ai du plaisir à aller au contact des populations. Je trouve en cela une nécessité capitale… ce qui se fait dans le pays n’a jamais été fait avec autant d’ampleur, à cette vitesse, dans un même quinquennat, mais il reste beaucoup à faire », reconnaît-il. La certitude, c’est que le pays a commencé par faire les choses beaucoup mieux que par le passé. Et c’est bien là, le principal bilan avec pour effet, une nouvelle dynamique, l’engagement et l’effort de tous et donc, la renaissance du pays. Actualités 19 janv. 2021


Délivrance des formulaires de parrainage : La Céna a reçu 20 maires et 8 députés ce jour
En plus des 99 formulaires de parrainage délivrés la semaine dernière, la Commission électorale nationale autonome en a délivré 28 ce lundi 18 janvier, précisément à huit députés et 20 maires. Au total, 127 élus sont en possession de leurs formulaires de parrainage. Rosine Dagniho, Dakpè Sossou, Justin Hounsa Agbodjete, Eustache Akpovi, Richard Allossohoun, Euric Guidi, Nassirou Arifari Bako et Janvier Yahouedeou. Ce sont les huit députés qui ont reçu ce jour leurs formulaires nominatifs de parrainage. Désormais, 57 députés ont déjà satisfait à cette exigence depuis mardi 12 janvier dernier où l’opération a démarré. En outre, la Commission électorale nationale autonome a reçu ce jour, 20 maires nommément Oscar Cletus Kouholi, Auguste Amoussou Aihunhin, Didier Sanni Kouande-Sounon, Koto Orou Mare, Jonathan Awo, Thian Bio Orouzime, Lucie Ablawa Sessinou, Thierry Sonagnon Tolegbe, Gervais Houenou Hounkpe, Évariste Ahouandjinou, Jean-Mejor Viwagnon Zannou, Zakari Boukary, Robert Wimbo Kassa, Séraphin Nambima, Maoudo Djossou, Joseph Godonou Hounkanrin, Maxime Allossogbe, Zinatou Saka Osseni Alazi, Yaya Garba et Charlemagne Yankoty. Au total, 70 maires ont déjà retiré leurs formulaires. Pour boucler l’opération de délivrance des formulaires de parrainage, il ne manque plus que 32 élus en l’occurrence 7 maires et 25 députés. Actualités 18 janv. 2021


Présidentielle 2021 : Les conditions pour être délégué de la Cour constitutionnelle
La Cour constitutionnelle du Bénin recrute ses délégués dans le cadre de l'organisation de l'élection présidentielle de 2021. Un communiqué publié par l’institution ce lundi 18 janvier, précise les conditions pour postuler aux différents postes et indique les canaux appropriés. Pour être délégué de la Cour constitutionnelle dans un centre de vote, un arrondissement, une commune ou un département, il faut être de nationalité béninoise, être domicilié dans la localité pour laquelle l’on postule ou en avoir une bonne connaissance. Les niveaux requis par type de poste sont le baccalauréat pour le poste de délégué de centre de vote, le grade A3 ou un niveau équivalent pour les postes de délégué d’arrondissement et de délégué communal, le grade A1 ou un niveau équivalent pour le poste de délégué départemental. Le dossier de candidature est composé d’une demande motivée précisant les poste et localité souhaités ainsi qu’un numéro de téléphone disposant des fonctionnalités d’appel et de paiement électronique ; une copie du diplôme requis ou la preuve du grade ou du niveau équivalent ; une copie de la carte nationale d’identité ou toute autre pièce en tenant lieu et une attestation de résidence. Les postulants peuvent opter pour un dépôt physique du dossier ou un dépôt en ligne. Le dépôt physique peut se faire auprès des mairies, des préfectures ou du Secrétariat général de la Cour constitutionnelle. L’inscription en ligne est possible sur le site internet de la Cour constitutionnelle que voici : wwww.courconstitutionnelle.bj. Quel que soit le canal utilisé, le dépôt de candidatures court rigoureusement du lundi 22 février au samedi 27 février 2021 à 17 heures précises. Actualités 18 janv. 2021


Championnat d’Afrique des Nations 2020:Belle entame pour le Cameroun et le Mali
Pays hôte du Championnat d’Afrique des Nations 2020, le Cameroun a réussi son entrée dans la compétition en se débarrassant du Zimbabwe par le score de 1-0. C’était lors du match d’ouverture, samedi 16 janvier dernier au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Dans la deuxième rencontre de cette poule, le Mali a remporté par le score de 1-0 le derby ouest-africain face au Burkina Faso. Les Lions indomptables du Cameroun A’ ont démarré de fort belle manière la sixième édition du Championnat d’Afrique des Nations 2020, samedi 16 janvier dernier au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, en s’imposant face au Zimbabwe par le score de 1-0. Sur leurs propres installations, Jacques Zoua Daogari et ses coéquipiers qui avaient à cœur de marquer les esprits lors de cette rencontre inaugurale ont réussi le plus dur en faisant la différence grâce au but de Salomon Charles Banga. C’est d’ailleurs eux qui ont pris les premières initiatives dans cette rencontre en allant à l’assaut des buts zimbabwéens. Mais, par manque d’efficacité, ils ne réussiront pas à trouver tôt la solution face à cette formation zimbabwéenne très défensive. Dominateurs lors des 45 premières minutes, les Camerounais retrouvent les vestiaires sans avoir l’occasion de prendre l’avance, malgré les nombreuses frappes sur le camp adverse. En témoigne la frappe de Félix Oukine Tcheoude qui passe au-dessus de la barre transversale zimbabwéenne à la 41e minute. A la reprise, les poulains de Ndtoungou Mpile Martin reviennent avec la même dynamique, celle de remporter cette première rencontre pour gagner la confiance de leur public. Ils vont s’offrir beaucoup d’occasions avant de trouver la solution à la 72e minute grâce à un retourné acrobatique du défenseur Salomon Charles Banga, sur une passe décisive de Yannick Ndjeng, entré en jeu quelques minutes plus tôt. Après ce but providentiel, les Lions indomptables A’ ont conservé leur avance jusqu’à la fin de la partie. Ce succès permet au Cameroun sorti, lors de la dernière édition au Maroc à la phase de poule, de prendre une sérieuse option pour les quarts de finale de ce championnat. La Victoire des Aigles sur les Etalons Fortune identique pour le Mali qui s’est imposé par le même score (1-0) à l’issue du derby ouest-africain qui l’a opposé au Burkina Faso. Finalistes en 2016, les Aigles A’ n’ont pas fait de cadeau aux Etalons du Burkina Faso qui participent pour la deuxième fois de leur histoire à cette compétition. Les Maliens se sont montrés très dangereux en première partie sans inscrire le moindre but. Ils auraient fait la différence si la frappe de Demba Diallo à la 15e minute, qui passe juste à côté du poteau droit et le ballon repoussé par le gardien burkinabè Sadio Kanoute (43e) avaient fait mouche. De retour des vestiaires, le Malien Moussa Koné trouve le poteau alors qu’il est signalé hors-jeu. Il devra attendre la 70e minute pour voir son coéquipier Siaka Bagayoko ouvrir le score de la tête. Un résultat qui fait l’affaire des Maliens qui devront s’armer davantage avant de jouer contre le pays organisateur et le Zimbabwe lors de leurs prochaines sorties. Sports 18 janv. 2021


Concours « La dictée du président »:Clovis Sambieni remporte le premier prix
La première édition du concours de dictée dénommé « La dictée du président », une initiative de l’Ong Cap équilibre, a connu son épilogue, samedi 16 janvier dernier, à Cotonou. Après délibération, l’écolier Clovis Sambieni venu de la ville de Parakou, décroche le premier prix avec une faute commise sur sa copie. Venu d’une école de la ville de Parakou, l’élève Clovis Sambieni remporte la phase finale de la première édition du concours « La dictée du président », organisée samedi dernier, à Cotonou, à l’initiative de l’Ong Cap équilibre Bénin. L’objectif de cette compétition, au dire de Fadel Kabassi, président de l’Ong Cap équilibre Bénin, est de promouvoir la langue française chez les apprenants du primaire en impliquant directement les autorités béninoises à divers niveaux. Pour la phase finale, les organisateurs du concours ont invité les 125 écoliers sélectionnés après les phases communales et départementales, ce week-end, à Cotonou. Ils ont été soumis à l’épreuve de dictée intitulée « Le costume dahoméen », un texte de l’écrivain E. Foa, tiré du livre « Mamadou et Binéta sont devenus grands ». Ce texte leur a été dicté, pour la première fois, par le représentant du chef de l’Etat, en la personne du ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané. Au terme de l’épreuve, l’élève Clovis Sambieni a commis une faute sur sa copie. Ce qui lui a permis de remporter la première édition du concours. Primaël Tchenouali, également venu de Parakou, est deuxième sur la liste avec trois fautes. Herslean Kinnouézon provenant de Cotonou et Praise Yemoa venue d’Abomey-Calavi sont respectivement troisième et troisième ex aequo avec cinq fautes, chacun. Le lauréat du concours a reçu une enveloppe financière de deux cent mille et les deuxième et troisième ont été gratifiés de cent cinquante mille francs Cfa et cent mille francs Cfa. Pour encourager les filles, les organisateurs ont gratifié chacune des cinq meilleures écolières d’une enveloppe de vingt-cinq mille francs Cfa. Les trois meilleurs candidats ainsi que les cinq meilleures filles au niveau départemental ont été également récompensés. Fadel Kabassi explique que son Ong a initié ce concours parce qu’ « en matière de scolarité, les deux matières fondamentales sont la langue et les sciences » dures. « Ce sur quoi nous pouvons agir directement, c’est d’abord la langue parce que, même pour pouvoir résoudre un problème mathématique, il faut pouvoir le lire et le comprendre comme il faut. Donc, avec tous les membres de l’Ong, nous avons décidé de créer cette émulation à la base, au niveau du primaire… », détaille le président de l’Ong Cap équilibre Bénin. Lors du lancement de la dictée, le représentant du chef de l’Etat souligne que la langue française est l’une des matières dans lesquelles les apprenants béninois n’excellent plus. Or, il faut pouvoir maîtriser la langue pour pouvoir traiter les autres disciplines, ajoute Abdoulaye Bio Tchané. Les partenaires de l’événement appuient les propos des uns et des autres en confiant que chaque ligne des demandes de stages et d’emplois qu’ils reçoivent compte ses fautes. Pour eux, il n’est pas normal qu’un candidat à un poste dise à son futur employeur qu’il ne commet que des fautes. Et d’après le ministre d’Etat, c’est l’une des raisons pour lesquelles l’initiative de l’Ong Cap équilibre Bénin, vient à point nommé. Société 18 janv. 2021


Buffles Fc du Borgou:Laurent Gnansounou reconduit à la tête du bureau directeur
Les Buffles Fc du Borgou ont tenu, samedi 16 janvier dernier à Parakou, leur assemblée générale élective. A l’arrivée, ils ont renouvelé leur confiance à Laurent Gnansounou, en le reconduisant à la tête du bureau exécutif du club. A la faveur de leur assemblée générale élective tenue, samedi 16 janvier dernier à Parakou, les Buffles Fc du Borgou ont préféré vivre une nouvelle aventure avec leur président, Laurent Gnansounou. Portée par ce dernier, ‘’Nouvelle Vision’’ qui était la seule liste en compétition à cette occasion, a recueilli 36 voix pour, 8 contre et une abstention. La présente rencontre fait suite à une première assemblée générale extraordinaire organisée en décembre dernier et qui a permis de procéder au bilan de la saison sportive 2019-2020. C’est dans un contexte de professionnalisation du sport au Bénin, avec la création des sociétés sportives que le gouvernement ambitionne d’instaurer désormais. Laurent Gnansounou prend à nouveau les rênes du club pour quatre ans, après l’avoir amené deux fois de suite en Ligue des champions sur le plan continental. Il s’est engagé à relever de nouveaux défis avec lui. « Mon équipe et moi mesurons l’enjeu et la justesse de ce vent nouveau appelé à souffler sur le football béninois. Il s’agira pour nous d’accompagner la société sportive avec laquelle nous signerons une convention et qui nous permettra d’atteindre des résultats plus probants », a-t-il indiqué. « Un plan d’action sur quatre ans sera élaboré et centré prioritairement sur la formation des catégories d’âges afin de fournir à la société sportive des jeunes talents », a promis le président. « Il s’agira pour nous d’aider notre club, la vitrine du football dans le septentrion, de maintenir sa place parmi les clubs leaders de notre championnat national », a-t-il poursuivi. Passée l’élection du nouveau bureau du club, il reste à connaître l’identité de la société qui va parrainer l’équipe. Au regard du palmarès réalisé ces dernières années par les Buffles, ce ne sont pas les prétendants qui devraient manquer à l’appel. Déjà, il y a le nom d’une entreprise qui revient de plus en plus. Laurent Gnansounou aura à ses côtés, comme 1er vice-président, Ibrahim Chabi Mama qui, dans le précédent bureau, occupait le poste de trésorier général. Issifou Loukmane et Mamadou Adam sont respectivement 2e et 3e vice-présidents. Le secrétariat général a été confié à Morat Lafia Marouf et le poste de trésorier général à Boukari Souhailou. Sports 18 janv. 2021


Construction de la cité ministérielle et du marché de gros:Les contrats signés avec les entreprises attributaires
La construction de la cité ministérielle à Cotonou et du marché de gros à Abomey-Calavi démarre en février 2021. Les entreprises attributaires des différents lots ont reçu et signé leurs contrats de travail, vendredi 15 janvier dernier, en présence du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, dans les locaux de la Société immobilière et d'aménagement urbain (Simau), maître d'ouvrage délégué. Dernière étape avant le lancement des travaux de construction du pôle agroalimentaire à Abomey-Calavi et de la cité ministérielle à Cotonou : la signature des contrats de travail avec les entreprises attributaires des différents lots. D'un coût global de plus de 170 milliards de francs Cfa toutes taxes comprises, ces deux chantiers seront lancés en février prochain et sont prévus pour être livrés d'ici deux ans. La cité ministérielle va regrouper sur un seul site au cœur de Cotonou, tous les cabinets ministériels et les directions centrales des ministères. Le pôle agroalimentaire est l'un des démembrements issus de la restructuration du marché Dantokpa. C'est le maillon qui va récupérer le marché de gros de Dantokpa avec une organisation logistique ultramoderne. « La marque de fabrique du président Patrice Talon est désormais connue : tenir les promesses faites au peuple, réaliser les projets dans la rigueur avec les normes de qualité exigées », a indiqué José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable à l'occasion de la signature des contrats avec les entreprises retenues pour les travaux. Il appelle les différentes entreprises au sens de responsabilité : « Je voudrais compter sur vous. Je souhaite que votre engagement reste intact pour que le peuple béninois, dans les 24 prochains mois, puisse réceptionner les travaux », a insisté le ministre José Tonato. Le préfet de l'Atlantique se dit d'ailleurs admiratif face à ces deux projets majeurs dans l'aménagement moderne du territoire. Il a exprimé sa reconnaissance au gouvernement et plus spécifiquement au chef de l'Etat pour la touche du styliste, caractéristique de toutes les œuvres initiées sous sa houlette. Deux infrastructures d'envergure Située à Cotonou sur le site de l'ex-hôtel Croix du Sud, la cité ministérielle sera composée de 10 bâtiments de six niveaux (R+5) pour un plateau total de 60 mille mètres carrés pour les cabinets ministériels ; et d'un bâtiment de quatre niveaux (R+3) pour un parking de 500 places au rez-de-chaussée et aux deux premiers étages avec un restaurant de plus de 1000 places au troisième étage. Plusieurs autres commodités sont prévues à l'intérieur et autour de la cité. Les travaux vont couvrir un domaine de 5 h a 37 ca. Le projet de construction de la cité ministérielle s'inscrit, en effet, dans un programme de construction de bâtiments administratifs regroupant les services de l'Etat. La cité ministérielle est destinée à recevoir les cabinets des ministres. D'un coût de 65 milliards 547 millions 025 mille 309 francs Cfa, ce projet va permettre d'optimiser le fonctionnement des cabinets ministériels, de développer le patrimoine bâti de l'Etat, de réaliser des économies d'échelle et d'améliorer la fonctionnalité des services. La cité ministérielle sera réalisée en lot unique par l'entreprise Acc et le site devra être livré d'ici 24 mois. Pour ce qui est du marché de gros, il sera construit au quartier Zopah à Abomey-Calavi sur l'axe du pavé dit Kérékou. Le site va couvrir une superficie de 168ha 18 a 16. Le projet porte sur la construction d'une plateforme agroalimentaire constituée d'un marché physique de gros, d'un abattoir et de bâtiments techniques et administratifs dans le Grand Nokoué à Abomey-Calavi. Le pôle agroalimentaire est composé de deux entrepôts frigorifiques à température positive intégrant des locaux spécialisés (boucherie, poissonnerie) ainsi que des locaux techniques et sanitaires ; de six zones de produits vivriers ; d'une zone Bâtiments techniques comprenant une caserne de pompiers, une station de traitement et d'épuration de déchets et un atelier de lavage ; une zone Administration constituée de 3 bâtiments chacun comprenant un poste de police, une infirmerie et des bureaux pour la gestion du marché; une zone Restauration avec un restaurant (R+1) et 12 maquis ; une zone Entrée comprenant un poste de péage; une zone abattoir comprenant un abattoir de grands bovins et petits ruminants et un abattoir de porcins. Le chantier est subdivisé en 5 lots et sera réalisé par les entreprises Sogéa Satom Bénin Sa et le Groupement Sp Construction - Comtel Technologie - Dysjesck. Les travaux démarrent début février prochain et prendront fin d'ici 16 à 18 mois. Des travaux de qualité attendus C'est Moïse Achille Houssou, directeur général de la Simau qui a présenté ces deux projets de grande importance pour le gouvernement lors de la signature des contrats de travail. Il précise que les deux projets vont coûter près de 145 milliards F Cfa hors taxes et 172 milliards F Cfa toutes taxes comprises. Maître d'ouvrage délégué, la Société immobilière et d'aménagement urbain (Simau) va veiller à la bonne exécution des travaux. Son directeur général s'engage déjà à faire un suivi minutieux. Le ministre Didier José Tonato prévient également. « Avoir le chef de l'Etat comme maître d'ouvrage n'est pas chose aisée », a-t-il dit aux différentes entreprises avant de les inviter à réaliser des travaux de qualité. Les entreprises sont d'ailleurs conscientes du défi qui est le leur. « Nous connaissons les exigences du Programme d'action du gouvernement. Il demande de la part des entreprises locales un engagement inhabituel. Nous ferons le nécessaire pour livrer les travaux dans les délais contractuels et la qualité exigés », rassure Grap Idossou, représentant le Groupement Sp-Construction - Comtel Technologie Dyjesck. Actualités 18 janv. 2021


Dynamique de revue de la carte diplomatique béninoise:Aurélien Agbénonci inaugure le Consulat général du Bénin en Rdc
La dynamique qu'implique la réforme de la carte diplomatique béninoise est résolument en marche, sous la férule du chef de la diplomatie béninoise qui vient d'ouvrir ce week-end le consulat général du Bénin en République démocratique du Congo. La diplomatie béninoise reste très active, en dépit des restrictions qu'impose la pandémie du coronavirus. Le ministre des Affaires étrangères vient d'en donner la preuve encore par son déplacement à Kinshasa ce week-end. C'est pour le renforcement des liens d'amitié et de coopération entre la République démocratique du Congo et celle du Bénin. C'est le but du déplacement du chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci, accueilli à son arrivée à Kinshasa par son homologue Marie Tumba Nzeze, dans l'après-midi du vendredi 15 janvier dernier. Il était, à cet effet, porteur d'un message du chef de l’Etat béninois, Patrice Talon qu'il a transmis au président Félix Tshisékédi, qui l'a reçu en audience dans la soirée du vendredi même à la cité de l'Union africaine. Mais le raffermissement des liens de coopération et de '' fraternité'', selon le mot du ministre béninois des Affaires étrangères, entre les deux pays qui entretiennent de bonnes relations, s'est traduit également par l'ouverture d'un consulat général dont le siège a été inauguré ce samedi 16 janvier à Kinshasa. Salles de conférence et de réunion, bureaux, aménagés pour les commodités et utilités y dédiées, tel se présente ledit siège inauguré par le ministre Aurélien Agbénonci en présence d'invités, d'officiels congolais et d'un échantillon représentatif de la communauté béninoise résidant au Congo. Il a fait ses recommandations et donné des instructions ''très précises'', à en croire le consul général nommé, Camille Kachala à qui les attributs symboliques de la République du Bénin ont été remis, tels que le drapeau et l'effigie du chef de l'Etat béninois, entre autres. Occasion, en ce début d'année, pour le chef de la diplomatie béninoise, qui sacrifie à la tradition, de former ses vœux d'une année de toute beauté à ses compatriotes résidents en République démocratique du Congo. Ceux-ci ont été exhortés à y vivre en toute fraternité, car fera-t-il valoir, l'Afrique est un pour tous les Africains, quelle que soit leur nationalité. '' C'est la fraternité qui est célébrée '' à travers l'ouverture de ce consulat, précisera-t-il. Cette cérémonie terminée, Aurélien Agbénonci a aussitôt regagné Cotonou, selon le mode de gouvernance actuel qu'il observe scrupuleusement, et fait de rationalisation des ressources. Ce qui a conduit notamment à la revue de la carte diplomatique béninoise désormais recentrée sur l'essentiel et néanmoins efficiente. Actualités 18 janv. 2021


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