La Nation Bénin...
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Compte rendu du Conseil des ministres[/caption]Le Conseil des ministres s’est réuni, ce mercredi 28 février 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Plusieurs dossiers ont été examinés au cours de la séance.
I. Au titre des mesures normatives.
Le Conseil a adopté les décrets suivants :
1-1. Décret portant organisation du Recensement national de l’Agriculture (RNA).
Le Recensement national de l’Agriculture est une vaste opération statistique destinée à collecter, traiter, analyser et diffuser des informations quantitatives et qualitatives sur l’agriculture dans notre pays. De façon spécifique, ce recensement permettra de :
- fournir des données sur la structure de l’agriculture, en particulier pour les petites unités administratives, en vue de constituer des référentiels aux fins de mesurer la dynamique du monde rural ;
- fournir des données sur la typologie des exploitations familiales agricoles ;
- organiser les informations collectées en banques de données sur le secteur, lesquelles seront accessibles aux utilisateurs ;
- contribuer à la mise en place d’un système permanent de production de données sur le secteur ;
- fournir des bases de référence pour les enquêtes par sondage ;
- renforcer les capacités techniques des intervenants de la chaîne de production des statistiques agricoles.
Le Conseil a adopté le décret et instruit le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, ainsi que les autres ministres concernés par cette opération, de prendre les dispositions appropriées pour la conduite sans faille du recensement durant la campagne agricole 2018-2019.
I-2. Décret portant agrément au régime « C » du Code des Investissements de la Société Octogone Stockage de Produits pétroliers (O.S.P.P) S.A
Le Conseil a accordé le bénéfice de ce régime spécial du Code des Investissements à cette société qui en remplit les conditions, pour son projet de construction et d’exploitation d’un dépôt d’hydrocarbures liquides et gazeux au port de Cotonou.
La réalisation dudit projet vise à accroître la capacité de stockage d’hydrocarbures du Bénin au profit des pays de l’hinterland. Il favorisera la création de quatre-vingt-et-un (81) emplois permanents dont soixante- dix-sept (77) pour les nationaux, et générera des recettes portuaires, douanières et fiscales au profit de notre pays.
II- Au titre des communications.
Sous cette rubrique, les dossiers suivants ont été approuvés :
II- l. Rapport des travaux de la commission d’enquête sur l’acquisition de compteurs à prépaiement au profit de la Sbee.
A la suite d’un appel d’offres, la Société béninoise d’Energie électrique (Sbee) a signé, avec la société Made Sarl, le 26 mai 2016, un contrat pour la fourniture de quinze mille (15000) compteurs monophasés monoblocs de type STS, au prix unitaire de quarante-huit mille six cent soixante-quatre (48.664) FCFA.
Au terme du délai contractuel, cette société, bien qu’ayant perçu l’avance de démarrage, n’a pu livrer que mille cinq cent (1500) compteurs qui, en raison de tests non concluants, n’ont pas été réceptionnés.
Face à l’urgence de satisfaire ses clients, la Sbee a dû consulter d’autres fournisseurs, dans la perspective d’acquérir des compteurs de mêmes marque et spécifications. L’un de ces fournisseurs, en l’occurrence la société SGE, disposait d’un stock de quatorze mille cinq cent (14500) compteurs cessibles au prix de vingt-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf (29.999) FCFA l’unité.
Entre-temps, la société Made Sarl a, de son propre chef, saisi la Sbee d’une offre, faisant valoir qu’elle éviterait à celle-ci de devoir débourser une nouvelle avance à un autre fournisseur. La même société promettait de livrer, dans de meilleurs délais, des compteurs plus performants.
Nonobstant l’offre de la société Sge, c’est à la société Made Sarl, déjà défaillante dans l’exécution du premier marché, que la Sbee a confié la fourniture de ces compteurs, au prix de quarante-huit mille six cent soixante-quatre (48.664) FCFA l’unité, sur la base d’un avenant au contrat du 26 mai 2016.
Il est à noter que ce prix est le même que celui des compteurs qu’elle n’avait pas livrés entièrement, lors du premier contrat et pour lesquels elle avait fait l’objet d’une mise en demeure par la Sbee. Ainsi, en exécution de cet avenant, la société a fourni cinq mille (5000) compteurs aux spécifications techniques non conformes à celles qui sont attendues.
Il convient de signaler que l’exécution de cet avenant, aux conditions financières ainsi prévues, ferait subir à la Sbee un manque à gagner estimé à deux cent quarante-deux millions six cent quarante-cinq mille (242 645 000) FCFA.
Prenant acte de ce compte rendu, le Conseil a instruit le ministre de l’Energie de:
- faire surseoir à l’exécution du contrat ;
- saisir l’Autorité de Régulation des Marchés publics pour en apprécier la régularité ;
- faire mettre sous scellés les cinq mille (5000) compteurs livrés, pour des besoins d’investigations.
II-2. Rapport des travaux de la Commission nationale de Vérification de l’authenticité des Diplômes (Cnvad) au titre des deuxième et troisième trimestres 2017.
Les investigations de la commission, au cours de la période considérée, ont permis d’identifier des agents présumés détenteurs de faux diplômes. Au total, 8368 dossiers ont été étudiés.
Sur l’ensemble et dans le respect du principe du contradictoire, quarante (40) agents ont été effectivement auditionnés afin de faire valoir leurs moyens de défense. Dix (10) n’ont pas cru devoir répondre aux convocations.
De cette audition, deux cas de figure sont à distinguer :
1 - certains agents ont présenté des diplômes que les établissements censés avoir délivrés ne reconnaissent pas ;
2- d’autres ont présenté des diplômes ou des certificats apocryphes c’est-à-dire non authentiques et donc douteux, sans pouvoir en prouver la régularité.
Dans tous ces cas, des certificats de non authenticité ont été établis.
Il convient de préciser que sur les quarante (40) mis en cause, trente-quatre (34) sont passés aux aveux tandis que six (06) contestent détenir de faux diplômes. Les investigations seront donc poursuivies pour élucider leurs cas. Les trente-quatre autres ont tous reconnu les faits devant la commission.
Il s’agit de :
A. Corps des Instituteurs
1- Adokokossi Lémaye Benoît
2- Daran Rékiath,
3- Guinikoukou Amadou ;
4- Amadou Ali Abdoulaye ;
5- Fafolahan Arsène Hosémandokin ;
B. Corps des éducateurs
6- Siako Amadou Azaratou ;
G Corps des infirmiers brevetés
7- Assouma Moussa Isba ;
8- Keita Rabi ;
9- Tchacoula Zakiya ;
D. Corps des Secrétaires adjoints des Services administratifs
10- Issa Mama Abdou Rahim ;
11- Idrissou Latifou ;
12- Sacca Orner Frédéric
13- Odjo Lydia Mondukpê ;
E. Corps des Contrôleurs des Services Financiers
14- Séidou B Amidélé Marguerite,
15- Biaou Linda Doukpè ;
F. Corps des Contrôleurs d'Action Sociale ;
16- Djaouga Abdoulaye
Kadidjatou,
G. Corps des Agents de Constatation des Douanes
17- Alanda Soumaïla,
18- Michoagan Zinsou Damien ;
19- Sidi dramane Mourdya;
20- Sossou Gildas Stanislas ;
I. Corps des Agents techniques du Développement rural
21 -Adam Amadou Abdoul-Kader ;
J. Corps des Agents techniques de la Statistique
22- Houndagbandé Codjo
Théodore ;
K. Corps des Elèves professeurs adjoints
23-Tébé Fidèle ;
I. Corps des professeurs adjoints
24- Kinninnon Marco Joël I. S. ;
25- Kouagou N’Fambagou
Rodrigue ;
M. Corps des Secrétaires des Services administratifs
26- Gounou Tamou Boco ;
N. Personnel du Conseil national des Chargeurs du Bénin
27- Botondji A. Franck ;
28- Crécel Jacques Zéphirin ;
29- Gauthe Dégla M. Oswald Brice;
30- Orou Yokossi Souradjou ;
O. Personnel de l'Agence nationale des Transports terrestres
31 - Boni Zimé Tamou ;
32- Chodaton Rogatien, du corps des Aide-comptable ;
P. Personnel de la Caisse autonome d’Amortissement
33- Batonon Aubierge ;
Q. Cour d'Appel de Cotonou
34- Atéklé Séna Estelle.
S’agissant des dix (10) personnes qui n’ont pas cru devoir répondre aux convocations, la commission a constaté, là également, des cas de diplômes non reconnus par les établissements censés les avoir délivrés, et des apocryphes. Les certificats de non authenticité ont été, en conséquence, dûment établis.
Certaines de ces personnes ont abandonné leurs postes avant même les investigations de la commission, ou ont pris la fuite à la vue de ses membres.
La liste de ces 10 personnes se présente comme suit.
B- Corps des professeurs adjoints
1- Salami Biliaminou ;
C- Corps des élèves professeurs adjoints
2- Affagnon Waliou Habib ;
3- Codéwa Mesmin ;
4- Dodji Nestor Comlan ;
5- Gbadamassi Youssouf Amadani ;
6- Kponou Sourou Cyrille ;
7- Houngnihin Y. Nazaire ;
8- Komaclo Germain ;
D- Corps des élèves professeurs certifiés
9- Akpado Akpaki Wilfried ;
E- Corps des Instituteurs
10- Atta Issifou Rafiou.
Par ailleurs, la commission est revenue sur le cas de monsieur Adolphe Dossou Agnikpé, précédemment identifié comme détenteur de faux diplôme en raison d'une erreur ultérieurement admise par la Faculté des Sciences Techniques de l'Université d'Abomey-Calavi. Cette entité ayant, par la suite, délivré un certificat en bonne et due forme à l’intéressé, la commission a suggéré qu’il soit réhabilité et rétabli dans ses droits.
Le Conseil a pris acte de ce compte rendu et instruit les ministres dont relèvent ces agents, ainsi que le ministre du Travail et de la Fonction publique, le ministre de l'Economie et des Finances, et le ministre de la Justice et de la Législation, de mettre fin au paiement de leur traitement et d’engager les actions administratives et judiciaires à leur encontre.
II- 3. Compte rendu de la situation sociale nationale.
Le Garde des sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, a rendu compte au Conseil, de la situation sociale relative aux mouvements de grève qui persistent dans certains secteurs de l’administration publique. Il a relevé que ces grèves comme les précédentes, contreviennent à la loi n° 2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin. En effet, des dispositions cette loi prescrivent la procédure à observer avant toute cessation concertée de travail.
Ainsi, l’article 3 stipule que : « les litiges collectifs dans tous les secteurs de la vie professionnelle font l’objet de négociation ». Quant à l’article 4, il dispose que « lorsque les litiges concernent les agents permanents de l’Etat et les agents des collectivités territoriales, les négociations sont engagées soit avec le ministre chargé de la Fonction publique ou son représentant en cas de conflits d’envergure nationale, soit avec le ministre de tutelle, le préfet, le maire ou leurs représentants en cas de conflits sectoriels ou locaux ».
Par ailleurs, l’article 7 de la même loi prévoit qu’« en cas d’échec total ou partiel des négociations, la cessation concertée de travail par les personnels visés à l’article 2 doit être précédée d’un préavis dûment transmis aux autorités compétentes ».
Enfin, l’article 11 établit que « toute grève qui ne respecte pas les procédures ci-dessus est une grève illégale. »
A la lecture de ces dispositions légales, il résulte que les mouvements de grève en cours ne remplissent pas les conditions exigées, et que les préavis qui les fondent, ne renseignent nullement sur l’échec éventuel de négociations ouvertes.
Le Conseil des ministres a pris acte de ce compte rendu et en appelle au sens de responsabilité et de civisme des agents de l’Etat tout en les invitant à reprendre le travail au service de la Nation.
En tout état de cause, le Gouvernement considère que tout agent de l’Etat en cessation illégale de travail, se met dans une posture d’abandon de poste.
II- 4. Fixation des prix des produits pétroliers pour le mois de mars 2018.
Le Conseil a approuvé le compte rendu de la Commission d’ajustement des prix des produits pétroliers au titre du mois de mars 2018, présenté par le ministre de l’Industrie et du Commerce.
Conformément au mécanisme d’ajustement des prix, en dehors du pétrole qui a connu une variation à la baisse, pas assez significative, tous les autres produits ont connu une variation sensible de leurs cours, suffisante pour justifier une baisse des prix.
En conséquence, les prix
valables pour le mois de mars 2018 sont les suivants :
- essence : 495 F/l ;
- pétrole : 525 F/l ;
- gasoil : 505 F/l ;
- mélange : 575 F/l ;
- gaz domestique : 490 F/kg.
III- Rubrique des rencontres et manifestations internationales
Le Conseil a autorisé, pour le compte de l’année 2018, la participation du Bénin aux réunions statutaires et manifestations officielles des secteurs suivants :
- Petites et Moyennes Entreprises, et Promotion de l’Emploi ;
- Eau et Mines ;
- Industrie et Commerce ;
- Travail et Fonction publique.
Le Conseil a également autorisé :
- la participation de notre pays à la Conférence inaugurale de l’Alliance solaire internationale (Asi), à New-Dehli (Inde), les 10 et 11 mars 2018.
IV- Au titre des mesures individuelles.
Les nominations suivantes ont été prononcées :
Au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche :
Sur proposition du ministre,
Directrice départementale de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du Couffo :
Madame Baké Tounkara
Madeleine Lafia Mora
Directrice générale de l'Agence Territoriale du développement Agricole
Madame Adjoua Gladys Eudoxie Tossou épouse Lokossou
Au ministère de l’Eau et des Mines :
Sur proposition du ministre,
Secrétaire général du ministère :
Monsieur Alain Henrie Mahoudjro Houéto
directeur adjoint de Cabinet :
Monsieur Tossounon Alassane Kora Yarou
Conseiller technique aux hydrocarbures :
Madame Suzanne Amélina
Conseiller technique aux réformes et au suivi des projets :
Monsieur Alassane Mahamadou
Au ministère du Cadre de Vie et du Développement durable :
Sur proposition du ministre,
Directeur général de l’Agence béninoise pour l’Environnement :
Monsieur François-Comeille Kédowidé.
Fait à Cotonou, le 28 février 2018
Le secrétaire général du
gouvernement
Edouard Ouin-Ouro
Me Adrien Houngbédji reçoit deux délégations[/caption]Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu, ce mercredi 28 février, le coordonnateur national du deuxième programme du Millennium challenge account (Mca-Bénin II), Gabriel
Dégbègni, et le président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), Thomas Azandossessi.
Le coordonnateur national du deuxième programme du Millennium challenge account (Mca-Bénin II) poursuit sa tournée de plaidoyer auprès des présidents des institutions de la République. Après la Cour suprême, la veille, Gabriel Dégbégni s’est entretenu, ce mercredi 28 février avec le président de l’Assemblée nationale. Il est allé présenter à Me Adrien Houngbédji, le contenu, les défis et les enjeux de ce programme financé par les Etats-Unis d’Amérique pour accompagner le développement du Bénin dans maints domaines surtout celui de l’énergie. Le coordonnateur national du Mca- Bénin Il a profité de cette audience pour solliciter l’accompagnement du Parlement pour la mise en œuvre de ce vaste programme.
Gabriel Dégbègni se réjouit de l’accueil que lui a réservé le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji, à l’en croire, a montré toute sa disponibilité à accompagner le processus, à travailler pour que les textes législatifs concernant particulièrement les conditions de décaissement pour la mise en œuvre du programme soient examinés rapidement au niveau de l’Assemblée nationale.
Poursuivant ses audiences, le président Adrien Houngbédji a ensuite reçu le président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), Thomas Azandossessi. Ce dernier est venu plaider auprès du président de l’institution parlementaire pour l’accélération de la procédure parlementaire en vue de l’examen et du vote, le plus rapidement possible, de la nouvelle loi uniforme sur le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Le texte est actuellement sur la table des députés et est en attente d’adoption. Le Bénin est pratiquement l’un des derniers pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) à ne pas encore adopter ce texte de loi, fait savoir Thomas Azandossessi.
Il rappelle que la commission chargée des Lois a déjà fait un séminaire d’imprégnation pour mieux s’approprier le contenu du texte. « Avec la nouvelle loi uniforme, toutes les dispositions sont prises pour une lutte efficace contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme », assure Thomas Azandossessi qui espère l’adoption de cette loi dans les tout prochains jours pour permettre surtout l’évaluation mutuelle du Bénin qui va démarrer en février 2019. « Sans cette loi, nous ne pourrons rien faire », conclut le président de la Centif?
Célébration du 25e anniversaire de règne du roi Yèto Kandji[/caption]En marge des festivités officielles marquant le vingt-cinquième anniversaire de règne du roi Yèto Kandji d'Agonlin qui démarrent ce jour, il a été organisé, en début de semaine, un colloque au cours duquel deux professeurs d'université ont rendu publiques leurs recherches sur l'histoire d'Agonlin.
« L'histoire est têtue. Personne ne peut donc la changer », indique sa majesté le roi Yèto Kandji d’Agonlin à la fin de l’exposé restituant l’histoire du royaume d’Agonlin dont il est l’actuel occupant du trône, à l’occasion d’un colloque organisé en marge des festivités marquant ses 25 ans de règne. L’occasion a été saisie par le souverain pour inviter les siens à l’unité, socle de la fondation de ce royaume dont le parcours a été retracé à l’occasion.
Pour le professeur Léon Bio Bigou, « Jusqu'à preuve du contraire, le roi Yèto est le fondateur du royaume d'Agonlin ». Pour s’expliquer, il s’appuie sur bien des faits historiques. Le premier, explique-t-il, c'est l'installation de la famille Yèto à Agonlin. On retient de son exposé que Yèto, originaire d'Allada, s'était installé avec sa famille de cinq membres sur la terre d'Agonlin. Une terre difficile d'accès, faite de boue, sur laquelle il s'adonnait, selon les dires de Léon Bio Bigou, à l'agriculture, à la chasse (puisqu'étant lui-même un grand chasseur) et à l'élevage.
Dans cette vie paisible, poursuit-il, Yèto se trouve perturbé par un épervier qui venait chercher ses poussins. Il décida alors d’exercer sa puissance de chasseur pour en découdre avec la bête. Dans cette course-poursuite, l'épervier s'installa alors sur un rônier de sa concession. « Ayant aperçu l'épervier qui s'apprêtait à dévorer le poussin voler, Yèto dégaine et l'abat d'un coup », a raconté le communicateur. Il retourna par la suite chez lui, tout en prenant soin de prendre une poignée de sable sur lequel il fait des consultations, dans le but de se situer sur son maintien ou non dans sa concession vu que la terre paraît fertile. Le Fâ consulté est favorable. Il déménage alors. Une fois installé avec ses enfants sur cette nouvelle terre sous les rôniers, Yèto aurait baptisé les lieux Agonlin, qui veut dire "sous les rôniers".
Au regard de la florissante vie qu’il menait sur ces terres paisibles, Yèto attire d'autres immigrés qui viennent, lui obéissent et reconnaissent son autorité. « C'est ainsi qu'il est devenu le roi d'Agonlin », a mentionné le communicateur. Au regard du surpeuplement, Yèto construit une maison sous les rôniers et la baptise " Houégbo", c'est-à-dire la grande maison. D'où le nom "Agonlin-Houégbo" aujourd'hui. Pour permettre aux nouveaux immigrés de s'installer convenablement, le roi Yèto leur accorde alors d'autres terres sur lesquelles ils se sont installés. C'est ainsi que nous avons aujourd'hui "Covè" qui est sans doute, selon les explications du professeur Léon Bio Bigou, un démembrement d'Agonlin-Houégbo. Agonlin-Houégbo qui a vu "la nuit mal tombée" (Zagnanado) sur le roi Ghézo, qui y est décédé après son combat perdu contre le royaume d'Oyo. C'est ainsi qu'Agonlin-Houégbo devint encore "Agonlin Zagnanado". Ces éléments d'histoire ont retenu l’attention de l’assistance, heureuse d’avoir été ainsi plongée dans l’histoire authentique de ce royaume que continue de perpétuer l’actuel occupant du trône, le roi Yèto Kandji?
La dix-neuvième édition du Tournoi de l'espoir a démarré hier[/caption]La Fédération béninoise de tennis organise depuis ce mercredi 28 février, le tournoi de l'espoir de tennis dans plusieurs localités. Cette compétition se déroule simultanément dans toutes les six ligues départementales.
A Cotonou, le tournoi a démarré au Bénin tennis club du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. A Porto-Novo, c’est le stade Charles de Gaulle qui accueille la compétition. Pergola tennis club dans le zou, Cas tennis club à Natitingou, SOS village d’enfants à Parakou, Maison du peuple de Lokossa pour le Mono, sont les autres sites retenus pour abriter ce tournoi.
Selon Bernardin Codjo, secrétaire général de la Fédération béninoise de tennis (Fbt), l’objectif du tournoi est d'aguerrir les joueurs béninois en vue des futures compétitions. C’est l’occasion pour les tennismen béninois d’affûter leurs armes pour le prochain championnat d'Afrique de l'Ouest et du Centre par équipe des 12 ans et moins que Cotonou abrite du 4 au 8 mars prochain, sans oublier le championnat d'Afrique des 18 ans et moins auquel les tennismen sont attendus du 12 au 17 mars 2018 au Maroc. Et comme le Bénin ambitionne d’aller loin dans ces compétitions continentales, toutes les dispositions sont prises pour que ce tournoi se déroule dans de meilleures conditions. Ce tournoi s’achève le samedi 3 mars prochain?
Christian HOUNONGBE (Stag.)

La nomination de Dandi Gnamou comme conseiller à la Chambre administrative de la Cour suprême, au titre de juriste de haut niveau, n’est pas contraire à la Constitution. Ainsi en a décidé la Cour constitutionnelle à travers sa décision Dcc 18-044 du 20 février 2018. La nomination de la professeure de rang magistral et praticien du droit avait été attaquée par un citoyen qui a formé un recours en inconstitutionnalité contre cette promotion. Le requérant trouve que Dandi Gnamou ne totalise pas encore les quinze années au moins d’expériences professionnelles exigées par l’article 134 de la Constitution. Lequel permet au président de la République de nommer, sur proposition du président de la Cour suprême, des juristes de haut niveau pour siéger à la chambre de la Cour suprême soit en qualité de conseiller ou de président de chambre. Une disposition reprise par l’article 6 de la loi n°2004-07 du 23 octobre 2007 portant composition, organisation, fonctionnement et attributions de la Cour suprême. La Cour constitutionnelle a tranché désormais la polémique. Se fondant sur les éléments attestés du curriculum vitae fourni par Dandi Gnamou, la Haute juridiction valide la nomination de cette dernière qui a fermé plus de 15 années d’expériences professionnelles révolues en qualité de juriste de haut niveau. En effet, pour les sages de la Cour constitutionnelle et à l’aune de leur jurisprudence constante, la qualité de juriste de haut niveau s’acquiert à partir de Bac +5. Un statut que Dandi Gnamou a atteint depuis le 1er octobre 2001 où, alors nantie d’un Bac +5, elle a été recrutée comme enseignant-chercheur contractuel en droit public au service de l’Université Paris Sud-XI. Ainsi, entre le 1er octobre 2001 et le 4 août 2017, date de la nomination de Dandi Gnamou comme conseiller à la Cour suprême, il s’est écoulé déjà plus de quinze années, martèle la décision Dcc 18-044 du 20 février 2018 de la Cour constitutionnelle.
Actualités 28 févr. 2018
Les mérites du président Mathieu Kérékou[/caption]Sceptiques sur la conversion du président Mathieu Kérékou en démocrate, les Béninois découvrent et se convainquent jour après jour, à travers ses actes politiques post-révolutionnaires de sa mue.
Son premier mérite est d’avoir laissé très habilement dans la mémoire collective l’image d’un leader politique qui fait sienne la voix du peuple, en acceptant contre toute attente, le 28 février 1990, les conclusions de l’historique Conférence des forces vives de la nation. Emus, les Béninois saluent ce ‘’fiat’’ démocratique par une clameur de libération dont l’écho retentit sur tout le continent noir et dans le monde.
La preuve, lors de son discours de la Baule, en 1990, le président François Mitterrand salue l’édifiante mutation politique au Bénin et encourage le continent africain à emboîter le pas au Bénin.
Son autre coup d’éclat fut son coup de balai du 1er mars 1990. Il surprend à nouveau ses compatriotes et dissout, en vertu des conclusions de la Conférence des forces vives de la nation, l’Assemblée nationale révolutionnaire puis contraint tous ses ministres à une démission collective. Cette mue inattendue déconcerte plus d’un.
En avril 1991, il va plus loin dans la pratique démocratique. Il prouve sa bonne foi à respecter les règles du jeu en acceptant le verdict des urnes et laisse le pouvoir au président élu, Nicéphore D. Soglo. Il se retire dans sa résidence ‘’Les filaos’’ et se refuse à se mêler de la politique, malgré les invectives de son successeur outré par sa gouvernance économique.
Son silence poussera les déçus du régime Soglo à aller le chercher pour faire de lui leur candidat à la présidentielle de 1996. Elu par la voie des urnes, le président Mathieu Kérékou, ancien dictateur, s’emploie à respecter le jeu démocratique.
Durant ses deux mandats de 1996 à 2006, le président Kérékou a respecté de manière stricte la séparation des pouvoirs et les libertés fondamentales. Selon les rapports de Reporter sans frontières de cette période, le Bénin sous ses deux mandats s’est illustré en matière de liberté de presse. Il a été deuxième au niveau africain et classé parmi les meilleurs sur le plan mondial alors qu’il vient de commencer la démocratie. Un résultat qu’aucune jeune démocratie africaine n’a obtenu. Au contraire, pendant que le Bénin affiche une certaine maturité, ces jeunes démocraties s’illustrent par leurs balbutiements, une alternance difficile, le non-respect des règles du jeu, les modifications opportunistes de Constitution.
Contrairement à d'autres chefs d'État africains, sous la pression des médias, des intellectuels et de l'opinion publique, Kérékou n'a pas pu modifier les dispositions de la Constitution relatives à la limite d'âge pour briguer la magistrature suprême et à la limitation du nombre de mandats à deux.
Après deux mandats, il passe le témoin à l’élu du peuple, Boni Yayi. Il se retire dans sa résidence privée dans la Zopa (commune d’Abomey-Calavi), s’abstient de s’afficher politiquement jusqu’à son dernier jour.
On garde également de lui l’image d’un homme d’Etat stoïque lorsqu’il a refusé à ses gardes du corps de tirer sur ceux qui le lynchaient mais a préféré se réfugier à l’église la plus proche pour contraindre ses assaillants à lâcher leurs pierres.
Cet itinéraire politique a poussé son successeur, Boni Yayi à lui offrir après sa mort les funérailles dignes d’un homme de sa trempe. Mieux, il n'a pas hésité à lui faire donation de sa résidence des trois banques à Cotonou et à donner son nom au stade de l’Amitié de Kouhounou?
Promotion du genre Wodyfa prône le développement socio-économique des femmes[/caption]L’Ong Dynamique femmes/hommes pour le bien-être de la famille (Wodyfa) a procédé, ce mardi 27 février à la Maison de la société civile, à la formation et à la sensibilisation des consultants appelés à recenser les organisations féminines réunies en associations. C’est une stratégie de l’organisation pour promouvoir le développement socio-économique des femmes réunies en associations.
Le développement socio-économique des femmes réunies en associations, c’est un défi que l’Ong Wodyfa place au cœur de son action. A cette fin, elle a procédé, ce mardi 27 février, à la formation et à la sensibilisation de ses envoyés en mission en vue de recenser toutes les organisations féminines à caractère économique. La finalité est d’œuvrer en faveur de l’amélioration des conditions de vie des femmes.
« Nous voulons mettre en réseau les associations féminines suivant les activités économiques de chaque femme », explique Adrien Guéhou, directeur technique de l’Ong. Une manière pour sa structure de faire la promotion des femmes elles-mêmes, mais aussi de leurs produits sur les marchés local, régional et international. Le souci de l’organisation, souligne-t-il, est de promouvoir le ‘’made in Benin’’ à travers le soutien aux associations féminines.
Le recensement des consultants servira de base de données pour l’Ong en vue de rendre visibles les femmes. Les départements de l’Atlantique-Littoral, du Mono-Couffo, du Zou-Collines, de l’Ouémé-Plateau sont concernés par la première phase du recensement desdites associations. Suivront l’Atacora-Donga et le Borgou-Alibori.
Quatre types de besoins sont accompagnés à travers le développement socio-économique des femmes réunies en associations. Entre autres, le renforcement de leur capital financier, les formations en vue de l’acquisition de techniques et de compétences diverses et appropriées, l’accès aux technologies y compris les équipements et constructions, et aux marchés adéquats dans le but d’apporter une valeur ajoutée aux productions des femmes.
Porté sur les fonts baptismaux, le 6 janvier 2018, Wodyfa s’est lancé comme pari le développement socio-économique des femmes réunies en associations, la formation professionnelle des jeunes, l’éducation sexuelle des adolescents et jeunes. L’organisation est convaincue que « L’interculturalité est une richesse qui peut être mise au service du développement des peuples à travers les échanges, le partage et la réciprocité ». Sa mission est de contribuer au bien-être des familles béninoises et africaines, en œuvrant à l’amélioration des conditions socio-économiques des femmes et des jeunes défavorisés.
Rentrée politique des députés du Bloc de la majorité parlementaire: Le Bmp salue des « réformes audacieuses et courageuses »[/caption]Plus qu’une conférence de presse pour inaugurer leur rentrée politique, la rencontre avec les médias, ce mardi 27 février à Cotonou, des députés membres du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) avait pour but d’apporter la lumière sur plusieurs sujets d’actualité en lien avec la gouvernance du régime actuel. Pour ces parlementaires, les actions engagées par le pouvoir dit de la Rupture visent à « transformer qualitativement notre pays ».
Le premier atout du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) que vante son premier oordonnateur, le député Jean-Michel Abimbola, c’est sa force en tant qu’entité parlementaire. Soixante-et-un députés de toutes les contrées du Bénin dans un Parlement qui en compte 83 et provenant de six groupes parlementaires. Mais cela n’est pas sa seule force. Son autre pilier, c’est de constituer pour le régime du président Patrice Talon, « un soutien sans faille », un appui déterminant qui n’exclut pas le contrôle de l’action gouvernementale, laisse-t-il entendre.
De la déclaration liminaire faite par le député Jean-Michel Abimbola, on retient que les députés du Bmp ne sont pas « insensibles à la souffrance du peuple », qu’ils en ont conscience et partagent au quotidien leurs peines et souffrances. « Les temps sont durs, très durs », reconnaît le premier coordonnateur du Bmp. Mais faut-il en raison de cela renoncer à réformer le pays ? Non, disent les alliés parlementaires du régime de Patrice Talon qui s’opposent à toutes formes de procès de la gouvernance de l’homme surnommé « Agbonnon ».
Les premières actions de ce dernier sont saluées par ces députés et augurent « d’un avenir radieux ». Pêle-mêle, Jean-Michel Abimbola cite les efforts d’assainissement des finances publiques, la fin des délestages, l’effectivité de la mise en place et du fonctionnement des cantines scolaires, la mise à disposition à bonne date des subventions pour les établissements scolaires, le recrutement de 60 magistrats actuellement en formation, le recrutement de 100 greffiers en cours et de plus de 10 000 agents dans la Fonction publique. A cela il ajoute le repositionnement du Bénin comme pays touristique, le démarrage et la poursuite des travaux de plusieurs axes routiers, le démarrage en vue des travaux de construction de l’aéroport de Glo Djigbé… Tous ces résultats ont été obtenus avec courage et pugnacité, apprécie le porte-parole de circonstance du Bmp, soulignant que de telles qualités ont « manqué » par le passé.
A ceux qui se plaignent des méthodes de la Rupture, il répond également qu’aucune réforme ne peut s’opérer sans sacrifice et qu’aucun développement n’est possible sans labeur et sans douleur. Et même si chaque député, membre du Bmp, « compatit à la douleur du peuple », le désir de voir le Bénin se révéler et rayonner au même diapason que d’autres nations africaines et européennes semble trop fort pour ne laisser place à la moindre complaisance, soutient le Bmp. Par ailleurs, le bloc dit croire fermement que le Bénin tient avec le président Patrice Talon « une chance unique de prospérer sur le chemin du développement avec des réformes conduites avec rigueur, méthode, courage, dévouement et la prise en compte de l’intérêt supérieur de la nation ».
En finir avec les ennemisde la Rupture !
La joie des députés du Bmp de voir le Bénin se révéler sous peu n’est pas encore totale. Elle se heurte aux critiques de personnes qui « font feu de tout bois dans le seul dessein de jeter du discrédit sur l’Exécutif, créer une atmosphère de suspicion permanente, mettre à mal la paix et mettre en échec les courageuses et nécessaires réformes en cours », dénonce le bloc. Aux porteurs de telles entreprises, les députés membres du Bmp s’opposent à travers la force des arguments et les invitent à des débats contradictoires pour que lumière soit faite sur certains sujets.
Pour leur rentrée politique, quatre de ces sujets, objets de grande attention, depuis peu, ont été décortiqués dans le but de laisser le peuple voir du côté de la vérité et pas de ceux qui « intoxiquent ».
Sur le premier sujet : la non-désignation des représentants du parlement au Cos-Lépi, Gérard Gbénonchi estime que « le Parlement a joué sa partition comme cela se doit » et que le processus de désignation suivra son cours dès le mois d’avril à la reprise des activités parlementaires. « Le Parlement ne s’oppose pas à se conformer à la décision de la Cour constitutionnelle », rectifie-t-il.
Le gouvernement n’en est pour rien, soutient, pour sa part, Gilbert Bagana. Orden Alladatin, lui, s’est occupé de la question de la levée de l’immunité de certains députés qui défraie la chronique depuis peu. « Ce qui est en cours répond à ce que prévoient les textes », répond-il à ceux qui trouvent que le gouvernement fait « une chasse aux sorcières, de l’acharnement et du deux poids deux mesures ». Pour convaincre l’auditoire, il s’appuie sur la procédure qui encadre les aspects de droit liés à cette levée d’immunité.
Le député Louis Vlavonou, quant à lui, aborde la question des grèves. « La grève s’est désacralisée et chacun y va, selon son gré, pour un oui ou pour un non », déplore-t-il. « Ceux qui sont censés protéger la vie la massacrent. La désolation est totale », s’enflamme le député. En plus des vies humaines qui partent en fumée, il s’apitoie sur le sort des justiciables et des écoliers qui, eux aussi, souffrent du fait de ces grèves.
Le dernier sujet abordé est la réforme du système partisan. Boniface Yéhouétomè dans un bref exposé, en vante les mérites et salue ce qui est fait actuellement. Avec la réforme envisagée, pense-t-il, les failles du système partisan, notamment la question du financement public sera résolue, applaudit-il.
Services et avantages offerts pour le développement des capacités: La Représentation du Fmi ouvre ses portes au public béninois[/caption]Le Bureau de la Représentation du Fonds monétaire international (Fmi) au Bénin ouvre ses portes aux acteurs désireux de mieux connaître ses activités y compris les différents services et avantages qu’offre l’institution pour le développement des capacités. C’était à travers une journée portes ouvertes, ce mardi 27 février, dans les locaux du Bureau, au ministère de l’Economie et des Finances à Cotonou.
En dehors de ses activités traditionnelles d’appui aux pays pour le développement, le Fonds monétaire international (Fmi) offre également différents services et avantages pour le développement des capacités. Ces services et avantages ont été le menu de la journée portes ouvertes, organisée hier par le bureau de la Représentation de l’institution à Cotonou.
Devant des journalistes, des universitaires, des étudiants et autres, le représentant résident du Fmi au Bénin, Karim Barhoumi, a expliqué les trois volets des services et avantages pour le développement des capacités qu’offre l’institution avant de les amener à découvrir les différentes salles.
Le premier volet du développement des capacités, selon le représentant résident, est relatif aux cours qui se déroulent au siège de l’institution à
Washington et dans les centres régionaux de formation. Pour chaque formation, le processus de sélection des participants est décrit et donne des renseignements utiles sur les sites web et les personnes à contacter. Les sections des cours sont classées par thème. Au bureau de la Représentation à Cotonou, il est mis à la disposition de ceux qui désirent recevoir ces formations des salles et des ordinateurs connectés pour leur permettre de découvrir des offres de formation.
Pour ce qui concerne le deuxième volet, il s’agit d’une bibliothèque en ligne qui offre des possibilités de recherche, des informations ainsi que des articles suivant les modules de formation.
Le troisième et dernier volet de ce développement des capacités est la disponibilité des livres physiques présentés par le représentant résident et dont on peut rechercher les versions numériques sur place.
Les différentes formations sont ouvertes à tout le monde sans exception, assure Karim
Barhoumi. Qu’on soit de l’administration publique, du secteur privé ou de la Société civile, tout le monde peut bénéficier des formations qui sont soldées par la délivrance d’un certificat et dont la durée n’excède pas un mois, insiste-t-il.
Le représentant résident du Fmi au Bénin a lancé un appel aux étudiants surtout à saisir l’opportunité de ces formations.
Actualités 28 févr. 2018

La Jama’at islamique Ahmadiyya du Bénin a lancé, ce mardi 27 février, des opérations chirurgicales gratuites de cataracte par une clinique mobile hyper-équipée au profit des patients béninois souffrant de cette affection ou des maux d’yeux. Cette action humanitaire a été rendue possible grâce à l’Ong Humanity First d’Allemagne, partenaire de la Jama’at islamique Ahmadiyya, qui a fait venir au Bénin un camion médicalisé qui y séjournera du 26 février au 20 mars prochain.
Une clinique mobile équipée d’un bloc opératoire de dernière génération de l’Ong Humanity First d’Allemagne membre de la Jama’at islamique Ahmadiyya sillonne actuellement le territoire national pour soigner les malades souffrant de maux d’yeux, notamment les patients souffrant de la cataracte. Elle séjourne depuis le 26 février dernier à Porto-Novo où elle restera jusqu’à demain jeudi 1er mars.
Le camion médicalisé s’ébranlera ensuite vers Ouidah pour y séjourner du 3 au 5 mars ; à Abomey du 7 au 10 mars, à Parakou du 12 au 15 mars et à Malanville du 17 mars au 20 mars. Il se rendra dans ces différentes villes et campagnes pour donner satisfaction aux malades sans distinction aucune de race, de langue et de religion.
Les opérations sont conduites par des chirurgiens chevronnés spécialement venus notamment du Pakistan et qui porteront assistance jusqu’à la guérison totale aux malades concernés.
Le lancement officiel des opérations a eu lieu ce mercredi 27 février sous l’égide du ministre de la Santé, Alassane Séidou au centre médical Ahmadiyya de Porto-Novo.
Pour le président de la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin, Ahmad Rana Farooq, la mise en activité de cette clinique mobile s’inscrit dans le cadre d’une série d’actions humanitaires prévues par son association qui, le 6 février dernier, lors de la cérémonie de remise officielle de don de matériels didactiques au lycée Coulibaly de Cotonou, a proclamé 2018, une année médicale, de solidarité et de soutien aux populations pauvres et vulnérables du Bénin. C’est dans la droite ligne de cette même vision que le 14 février dernier à Athiémé, l’association a lancé un camp médical qui a permis d’examiner 300 patients souffrant de divers maux et de recenser ceux dont l’état de santé nécessitait des soins plus poussés pour bénéficier d'une meilleure prise en charge. « Notre objectif étant de prendre en charge un millier de patients avant la fin de l’année 2018 », souligne le président Ahmad Rana Farooq. Selon lui, cette action médicale est la manière pour la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin de soutenir le Programme d’action du gouvernement du président Patrice Talon et de contribuer par ricochet de façon substantielle au développement du Bénin.
Le vice-président de l’Ong Humanity First d’Allemagne, Hamad Harter, qui a acquis la clinique mobile à 103 millions F Cfa pour des opérations chirurgicales dans le monde, a expliqué qu’à travers cette action médicale, son association partage la grâce divine avec les pauvres. Et ceci, conformément à l’esprit de l’islam qui est une religion de paix et de tolérance.
Le ministre de la Santé, Alassane Séidou, au nom du gouvernement, remercie la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin et Humanity First pour tous leurs efforts pour le bien-être de la population. En 2017, l’association a organisé 30 camps médicaux au cours desquels 10 500 patients béninois ont bénéficié gratuitement des soins de santé dont 450 ont subi des opérations chirurgicales et 150 personnes ont été opérées de la cataracte, a-t-il rappelé. Alassane Séïdou salue l’arrivée de cette clinique mobile qui offre l’avantage d’aller vers les malades leur évitant ainsi des tracasseries et des frais de déplacement.
Fernand Agbayahoun, représentant le préfet de l’Ouémé, et le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, ont également exprimé leur gratitude à la Jama’at islamique Ahmadiyya pour le choix porté sur la ville capitale pour abriter le lancement officiel de la mise en service de cette clinique mobile pour des opérations chirurgicales de la cataracte?