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Nouvelles

Poursuite de la tournée du chef de l’Etat dans les communes :Nulle part où développer un projet public à Sèmè-Podji…
La commune de Sèmè-Podji a clôturé la 7e journée de la tournée de reddition de comptes du chef de l’Etat après Sô-Ava et Akpro-Missérété. Avant de faire le bilan de l’action publique dans cette localité, le chef de l’Etat s’est prononcé sur certaines difficultés qui y ont freiné l’élan des réalisations prévues. L’accueil est magistral. A croire que tout Sèmè-Podji est sorti pour honorer le président Patrice Talon, tellement les rues, les artères de la commune sont envahies par la marée humaine compacte et euphorique. Le maire Jonas Gbènamèto et ses administrés n’ont pas fait dans la dentelle. Le président Patrice Talon l’a lui-même remarqué et souligné. « Je sais combien Sèmè-Podji me porte mais je n’ai pas imaginé un accueil si débordant…Je me sens si fier d’être ainsi porté par les populations de la commune… Je suis attaché à Sèmè-Podji ». Ce sont là, les mots du président Patrice Talon à l’entame de son propos en réponse à cette ferveur toute spéciale. Sèmè-Podji est une grande commune dans le Bénin, dans les projets du Bénin, admet-il. Ce qui est prévu pour la commune démarre à peine, laisse-t-il entendre. Selon lui, autant de choses ont été planifiées au profit de cette commune dans l’intérêt du Bénin. « Sèmè-Podji est le symbole de notre ambition », confie le président de la République. C’est pourquoi, le gouvernement s’est imposé d’en faire « notre pôle industriel, le cœur de l’innovation ». Mais la grande ambition du gouvernement se trouve heurtée à une difficulté majeure à savoir la disponibilité de l’espace. Cela justifie par exemple le fait que la cité du savoir, Sèmè city a dû s’installer dans des locaux à Cotonou, le projet ayant ainsi été retardé pour plusieurs mois. Mais, il verra bientôt ses infrastructures implantées dans la commune, s’est-il engagé. Ce que déplore le chef de l’Etat, c’est qu’il « n’y a nulle part où l’on peut développer un projet public » dans la commune. «Nous avons voulu implanter les logements économiques pour servir Cotonou Est, Porto-Novo et même le Nigeria, impossible de trouver un site à Sèmè pour implanter ces projets si importants », a publiquement déploré le président Patrice Talon. « C’est à défaut de Sèmè-Podji que nous sommes allés à Porto-Novo », explique-t-il. Malgré cela, Sèmè est un symbole pour le Pag. « Parfois, notre volonté, notre engagement ne sont pas favorisés par une certaine gouvernance… mais cela est trop peu pour émousser notre ardeur… maintenant que nous avons de l’énergie, la zone franche sera une réalité », indique le chef de l’Etat. C’est avec la même assurance qu’il a évoqué l’imminence des travaux du contournement, l’autoroute vers Porto-Novo… Ces choses ne sauraient plus tarder et les nombreuses infrastructures prévues au profit de la commune vont commencer à s’implanter, selon le président de la République. A Sèmè-Podji, le président Patrice Talon s’est fait aussi l’avocat de la bonne gouvernance. Autant on peut défendre la démocratie et les libertés, autant il faut être jaloux de la bonne gouvernance qui permet de préserver les ressources du pays pour en faire de grandes choses. « Tout cela est possible à cause de la bonne gouvernance qui représente notre or, notre diamant », illustre-t-il. Il faut donc, conseille-t-il, maintenir le cap et faire en sorte que plus personne ne vienne remettre en cause la bonne gouvernance qui permet au pays de mobiliser des ressources et de lever des financements importants au plan international. « Ce sera, engage-t-il, notre façon de défendre notre développement et notre bien-être d’aujourd’hui et de demain et de voir Sèmè-Podji recevoir la satisfaction de ses priorités». Pour finir, il consacrera 2021 comme année de l’engagement et de la défense de la bonne gouvernance. Attentes et besoins Le maire de la commune, Jonas Gbènanmèto, a rappelé au président Patrice Talon, la haute estime que lui vouent les populations de la commune, doublée d’une forte admiration pour son leadership visionnaire à la tête de la nation marqué par une ferme volonté de gouverner autrement. Pour ce qui est de sa commune, sa position stratégique et privilégiée entre Cotonou et Porto-Novo en fait une localité à visibilité particulière. Patrice Talon doit la marque de sympathie des populations au respect de la parole donnée. Les engagements pris par lui au temps fort de la campagne électorale ont été tenus, s’est félicité le maire. « L’homme intègre, sincère, soucieux du développement du Bénin » a su en si peu de temps, grâce à sa détermination, hisser le pays dans le concert des nations qui amorcent le développement avec des résultats éclatants, fruits de la rigueur dans la gestion de la chose publique, et de la lutte contre le gaspillage, admet le maire. Toutes choses qui, indique-t-il, ont permis de doter l’ensemble du pays dont Sèmè d’infrastructures modernes et durables. Dans le cadre de la mise en œuvre du Pag, assure le maire, sa commune a bénéficié d’une série de projets dont certains encore en cours auront l’avantage de la transformer pour la rendre plus attractive. Jonas Gbènamèto avance certains projets comme le Programme d’adaptation des villes au changement climatique, l’asphaltage, le projet Grand Nokoué, celui portant sur le traitement des boues de vidange… sans oublier le Paurad avec plus de quatre milliards FCfa pour la réalisation de plusieurs infrastructures sociocommunautaires. Sèmè-Podji a également bénéficié de 2340 mètres linéaires de chaussée qui ont permis de mettre fin au calvaire pour rallier Pk 10. L’asphaltage s’est concrétisé avec 9,26 kilomètres linéaires, sans oublier l’assainissement et le pavage du tronçon Djeffa gare-Carrefour Lodonou, le projet de construction d’une station de boues de vidange à Okoun Sèmè. Certains grands projets annoncés par le gouvernement comme le port en eau profonde sont aussi attendus. «Nous avons foi que, grâce à votre action soutenue, ces grands projets seront bientôt visibles sur le territoire », espère le maire. Avec la poursuite de la mise en place des mesures incitatives à l’investissement, le maintien de l’énergie à un coût accessible dans la zone franche, la sécurisation, la viabilisation, l’éclairage des voies d’accès au site de la zone franche… Le secteur privé s’intéressera davantage à la commune, estime-t-il. « Nous croyons en la transformation totale de la zone franche parce que nous vous connaissons… Notre grand souhait est que la dynamique enclenchée depuis cinq ans se poursuive sans relâche pour que le Bénin entre définitivement dans le cercle des nations de bonne gouvernance. Vous avez la bonne clé, celle qui ouvre la porte des réalisations aux populations », tranche enfin le maire. Actualités 15 janv. 2021


Poursuite de la tournée du chef de l’Etat dans les communes :Ce qui manque à Akpro-Missérété pour son développement
La commune d’Akpro-Missérété ne profite pas assez de sa proximité avec Porto-Novo. A son profit, le gouvernement projette une série de réalisations dont les plus importantes ont été discutées à l’occasion de la tournée de reddition de comptes du chef de l’Etat, hier jeudi 14 janvier dans la commune. Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag), la commune d’Akpro-Missérété a bénéficié de projets dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’eau, de l’énergie, du numérique… Mais tout ce qui est fait jusque-là «n’est pas encore à la hauteur» des besoins, et surtout des attentes de la population. « Nous sommes ambitieusement jaloux des communes sœurs » qui ont bénéficié d’importants projets dont le plus envié est celui de l’asphaltage. Les nombreuses réalisations faites au profit de la ville de Porto- Novo s’arrêtent toutes à l’entrée de Missérété, ce que ne comprend pas le maire de la localité, Joseph Hounkanrin. A l’instar du Grand Nokoué, il suggère « le projet Grand Porto-Novo » ensemble avec les communes voisines de la capitale. Akpro-Missérété se propose aussi, comme Porto-Novo, «pour accueillir », dans les mois à venir, des ministères et institutions de la République et certaines structures. D’autres besoins se ressentent aussi dans la commune. Ils se rapportent à l’eau, l’énergie, à un marché intercontinental ou sous-régional, à un stade omnisports… En somme, la commune tend la main pour recevoir tout ce qui peut faire son bonheur et lui assurer un décollage. « Nos sollicitations visent à créer les conditions de l’investissement privé » afin que Missérété voie enfin sur son sol, supermarchés, restaurants et tout autre investissement rentable. « Le véritable bilan de notre action n’est pas l'énumération de nos réalisations. Je ne vais pas énumérer ce qui a été fait dans les différents domaines parce que ce que le peuple béninois attend de ses gouvernants, ce n’est pas de réaliser en une fois tout ce qui lui manque », a précisé le chef de l’Etat à l’entame de son propos. Tout ne peut se faire en même temps, « nous avons toujours voulu que nos besoins essentiels soient satisfaits » au lieu « d’égrener » les mêmes chapelets de besoins depuis toujours. « Ces besoins de base préalables à tout développement, les autres nations parviennent à les satisfaire dans le temps avec un délai court pour s'attaquer à leur développement durable. C'est ce que nous n'avons jamais eu et qui fait l'objet de nos revendications… Personne n’a espéré qu'en cinq ans, on pouvait avoir autant de choses, selon lui. « Notre action commune permet d'espérer que, dans peu de temps, nous allons en finir avec ces besoins. Personne ne construira le pays à notre place. « Bientôt, on entendra parler du Bénin », a aussi promis le président Patrice Talon qui, une fois de plus, a partagé avec l’assistance l’exigence de défendre la bonne gouvernance. Actualités 15 janv. 2021


Tournée du chef de l’Etat dans les communes:Sô-Ava, de la désespérance à la renaissance
Le président Patrice Talon a entamé la dernière partie de sa tournée de reddition de comptes par la commune de Sô-Ava. Moment de grande joie pour les populations de cette cité lacustre, cette séance d’échanges avec le chef de l’Etat a permis de faire le point de la « renaissance du Bénin ». Dernière commune du département de l’Atlantique, première cité lacustre à recevoir le chef de l’Etat en tournée de reddition de comptes dans les communes, Sô-Ava n’a pas lésiné sur les moyens pour réserver un accueil à la hauteur de l’hôte qui l’honore. Les Avanou et Ganvienou ont sorti le grand jeu. Chants, danses, animations culturelles sur l’eau, dans les barques et pirogues… Tout était au rendez-vous pour égayer le président Patrice Talon qui n’a d’ailleurs pas caché son émotion. La joie des populations, le maire Jean Mejor Zannou Avihoue l’expliquera par la transformation que connait la commune. Jadis «orpheline», elle fait l’objet d’attention depuis cinq ans, estime l’élu. Grande destination touristique de sept arrondissements et 69 villages, cette terre à spécificité lacustre a retrouvé sa fierté et sa dignité grâce aux réformes audacieuses menées par le président de la République, soutient fièrement le maire. Le projet «Réinventer Ganvié» qui assurera la transfiguration de la commune en est une illustration. « Depuis 1960, nous n’avons jamais mérité une si grande attention de la part des gouvernants successifs», avance Jean Mejor Zannou Avihoue qui reconnait le chef de l’Etat comme « un homme des grands défis ». Les impacts du Pag Grâce à ce projet, plus de trois milliards F Cfa ont été investis dans la localité et ont permis, entre autres, le balisage des chenaux reliant Calavi-Ganvié-Sô-Ava avec des bouées, la réalisation de dix habitats témoins en bois plus résistant appelé le Tali, la réalisation d’un Plan de sauvegarde et de mise en valeur, les études d’impact environnemental et social quasiment achevées. Il est prévu pour cette année, la construction de la route digue Akassato-Sô-Ava, d’une plateforme logistique, d’un collège moderne à Ganvié, les services essentiels tels que l’eau et l’électricité, la réhabilitation des équipements communautaires (dont la maison des jeunes, le centre de l’artisanat) et la requalification de la maison de la francophonie. Face à cette détermination sans faille du gouvernement, le conseil communal prend l’engagement de jouer sa partition. Très heureux de la mise en œuvre du projet d’assainissement et de réhabilitation du lac Nokoué en cours, le conseil s’engage pour la réorganisation des « Akadja» sur ledit lac en raison de sa spécificité et par ricochet pour la lutte contre l’utilisation des engins prohibés, a rassuré le maire. Les impacts de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag) dans beaucoup de secteurs comme les routes, la numérisation des actes d’état civil et la dématérialisation des services publics, le tourisme, l’assainissement des finances publiques et le dynamisme caractérisant actuellement le fonctionnement de l’administration publique sont aussi perceptibles dans la commune. A cela, le maire ajoute la mise en place du microcrédit Alafia qu’il expose comme « une action sociale éminemment salutaire et un dispositif de soulagement des populations en général et des femmes en particulier », la mise en œuvre du Projet emploi des jeunes et le projet Arch ayant pris Sô-Ava en compte depuis la phase pilote sans occulter bien d’autres actions sociales. Malgré cette attention et ses atouts dans les domaines touristique, agricole et halieutique, Sô-Ava ploie sous de nombreuses difficultés. Ses doléances portent, entre autres, sur le démarrage de la construction de la route Akassato-Sô-Ava longue de quatre kilomètres, l’électrification de la commune, car seulement quatre villages sur les 69 sont électrifiés. « Nous serons aussi heureux de bénéficier des lampadaires solaires intelligents dans nos villages pour l’éclairage des lieux publics », a plaidé le maire. Il n’occulte pas la générosité de la Fondation Claudine Talon qui ne s’est point fait prier pour doter la commune de quatre barques motorisées ainsi que la réalisation de luxueuses infrastructures à l’Ecole primaire publique d’Adissin, la rendant belle et attrayante. Espoir et lumière Au total, « pendant 56 ans, la population a vécu dans la désespérance », mais « elle note, à travers votre travail méthodique et organisé, l’espoir et la lumière tant attendus ». Elle est donc «plus que jamais résolue à entretenir cette lumière », soutient son maire. En foulant le sol de Sô- Ava, le président Patrice Talon dit revivre une partie de son enfance. Terre de souvenirs pour l’enfant d’hier mais d’ambitions pour le président de la République d’aujourd’hui. Les investissements faits dans le cadre du projet « Réinventer la cité lacustre de Ganvié » retiennent particulièrement l’attention du chef de l’Etat et il s’est appliqué à expliquer à l’occasion, ce que vise le gouvernement en décidant d’investir autant à Sô-Ava. Comme il l’a fait dans les autres communes, il a indiqué que « la certitude doit être des nôtres». Désormais, « nous sommes capables de satisfaire nos besoins en quantité et en qualité de sorte que ce qui nous manque depuis tant d’années sera disponible », indique le président. Le bilan global de l’action du gouvernement dans les différents domaines ne sera pas occulté. Et même si aujourd’hui « l’argent ne circule plus », il faut en être fier, soutient-il, car « l’argent qui ne circule plus travaille ». « Nous pouvons en un rien de temps entreprendre de satisfaire tous ces besoins, rapidement et massivement pour que la majorité de nos compatriotes aient satisfaction… on n’a pas besoin de pétrole pour réaliser de grandes choses dans le pays. Nous avons pris ce pari il y a cinq ans », explique le chef de l’Etat. En somme, la commune n’a rien à craindre. Ses attentes seront toutes comblées. La voie menant d’Assassato à l’embarcadère démarre sous peu. La localité ne manquera plus de lieux d’aisance. Son assainissement est planifié par le gouvernement. L’eau et l'électricité couvriront toute la commune. La construction du collège est déjà un acquis. Fier, le président Patrice Talon l’est aussi des réalisations de la Fondation Claudine Talon. Actualités 15 janv. 2021


Activités éducatives dans le Zou:Les lauréats du concours de mathématiques primés
Les écoliers et élèves, lauréats du concours de mathématiques initié par le Conseil des activités éducatives du Bénin (Caeb) avec l’appui de la fondation Vallet ont reçu leurs prix, mardi 12 janvier dernier. C’était à la faveur d’une cérémonie qui a eu pour cadre le siège départemental du Caeb à Abomey. Ils sont au total 12 récipiendaires provenant pour la plupart des écoles et collèges catholiques d’Abomey et de Bohicon. Pour avoir été les deux premiers dans chacune des six promotions (Cm1, Cm2, 4e, 3e, 2nd et 1re) ayant participé au concours de mathématiques en décembre dernier, ils ont répondu présents à l’invitation de la fondation Vallet pour recevoir, en présence de leurs parents et enseignants, leurs prix d’encouragement qui varient des fournitures scolaires aux bicyclettes. Plantant le décor de la cérémonie, le directeur exécutif du Conseil des activités éducatives du Bénin (Caeb), Paul Loko, a salué la détermination des lauréats qui ont su travailler pour tirer leur épingle du jeu. Tout en exhortant les parents à les accompagner, il leur a demandé de poursuivre les efforts pour pouvoir se hisser au rang des meilleurs scientifiques sur le plan national. Donner le goût des maths aux apprenants Pour Espérant Padonou, directeur de la fondation Vallet, cette initiative qui est à sa 2e édition est une vieille tradition qui avait débuté par le concours de la dictée pour encourager les jeunes à lire et à se cultiver en vue d’améliorer leur style langagier. Mais ces dernières années, « on s’est rendu compte que la série la plus évitée par la jeunesse est plutôt la série C où les mathématiques sont bien dosées ». C’est alors pour inverser cette tendance que la fondation Vallet a organisé ce concours pour encourager les apprenants à s’intéresser aux mathématiques et participer aux efforts du gouvernement pour que cette discipline soit promue. « Si vous regardez par exemple les critères d’attribution des bourses d’excellence pour aller à l’étranger, le gouvernement béninois met l’accent sur les mathématiques et les sciences physiques. Notre action s’inscrit alors dans cette même dynamique », a expliqué Espérant Padonou. Venu à Abomey pour l’occasion, Odon Vallet, président de la fondation Vallet, s’est beaucoup réjoui des impacts positifs de ces différentes actions sociales sur les apprenants. Puis il fait remarquer que « le niveau des écoliers et élèves du Zou s’améliore comparativement aux années antérieures grâce à la bibliothèque du Caeb ». Il n’a pas manqué de les encourager à fréquenter davantage la bibliothèque afin de porter haut l’étendard du département du Zou. Il faut noter que pour ce concours, 285 candidats se sont inscrits dans 22 établissements. 217 ont pris part à la première phase. Parmi eux, ceux qui ont réuni 12 de moyenne, soit 60 candidats ont été présélectionnés pour la seconde phase. Au terme de la compétition, 12 ont été primés. Société 14 janv. 2021


Travail à domicile: Meilleure protection réclamée par l’Onu
L’augmentation massive du travail à domicile en raison de la pandémie de Covid-19 met en évidence les mauvaises conditions auxquelles sont soumises de nombreuses personnes. Selon l’Organisation internationale du Travail (Oit), la mise en place d’une meilleure protection pour cette catégorie de travailleurs est d’autant plus urgente que cette forme d’activité va certainement augmenter dans les années à venir. Avant la pandémie, on comptabilisait 7,9 %(260 millions) de travailleurs à distance dans le monde ; ce chiffre est passé à 20 % durant les premiers mois de 2020. L’Organisation internationale du Travail (Oit) affirme dans un rapport, publié le 13 janvier, qu’une meilleure protection devrait être mise en place pour ceux qui exercent une activité à partir de leur domicile car ils ne disposent pas du même niveau de protection sociale que les autres travailleurs. Ils ont également une probabilité moindre d’être syndiqués ou d’être couverts par une convention collective. Mode de travail en hausse Depuis que la pandémie a été déclarée en 2020 et que plusieurs pays ont décidé de recourir au travail à domicile pour éviter la propagation de la Covid-19, on assiste à une hausse très importante du nombre de personnes en télétravail. On estime que durant les premiers mois de cette période, un travailleur sur cinq a été amené à travailler à domicile. Lorsque les statistiques seront disponibles pour l’ensemble de l’année dernière, on s’attend à une hausse considérable des chiffres. Le rapport estime que la croissance du travail à domicile devrait persister dans les années à venir, ce qui entraîne la nécessité d’agir de manière urgente pour résoudre les difficultés auxquelles sont confrontés les travailleurs à domicile et leurs employeurs. Télétravail Selon les estimations de l’Oit, avant la crise du Covid-19, il y avait environ 260 millions de travailleurs à domicile, ce qui représente 7,9 % de l’emploi mondial. Parmi eux, 147 millions sont des femmes, soit 56 %. Sont inclus dans cet ensemble, des personnes qui télétravaillent de façon permanente ainsi qu’un grand nombre qui produisent des biens dont la fabrication ne peut être automatisée comme la broderie, la production artisanale ou l’assemblage électronique. On a également ceux qui interviennent sur les plateformes numériques et qui opèrent dans le secteur des services, en traitant des déclarations de sinistres, en révisant des documents ou encore des annotations de données destinées à alimenter les systèmes d’intelligence artificielle. Pays à faible revenu Dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, pratiquement tous les travailleurs à domicile (90 %) exercent leur activité de manière informelle. Généralement, la situation de ces personnes est pire que celles qui possèdent un emploi qui requiert une présence à l’extérieur de la maison. Même lorsqu’ils exercent des métiers très qualifiés, les travailleurs à domicile gagnent, en moyenne, 22 % de moins aux Etats-Unis ; 25 % de moins en Afrique du Sud et environ 50 % de moins en Inde. Par ailleurs, ils font face également à des risques plus importants en matière de santé et de sécurité et bénéficient d’un accès plus restreint à la formation, ce qui nuit à leurs perspectives de carrière. Réglementation insuffisante La réglementation en matière de travail à domicile s’avère souvent insuffisante et le respect de celle-ci demeure un véritable défi. En effet, dans de nombreux cas, ces travailleurs sont considérés comme des entrepreneurs indépendants et ils sont donc exclus du périmètre d’application du droit du travail. Janine Berg, économiste principale à l’Oit, déclare que « seuls dix Etats membres de l’Oit ont ratifié la convention (n° 177) chargée de promouvoir l’égalité de traitement entre les travailleurs à domicile et les autres salariés, et peu de pays disposent d’une politique globale sur le travail à domicile. » Recommandations Le rapport contient un certain nombre de recommandations concrètes afin de donner de la visibilité au travail à domicile et, de cette manière, améliorer la protection dans ce domaine. En ce qui concerne le travail à domicile dans l’industrie, l’importance de faciliter le passage à l’économie formelle en élargissant la protection juridique est souligné. Cela passe par la généralisation de contrats écrits, la garantie d’accès à la sécurité sociale et l’information sur les droits. Pour ceux qui travaillent sur les plateformes numériques, pour lesquels le respect des législations en vigueur est difficile à assurer du fait que leurs activités se déploient à travers les frontières, le rapport recommande l’utilisation des données générées par leur travail afin d’effectuer le suivi des conditions de travail ainsi que des outils permettant d’établir des salaires équitables. Il est aussi recommandé aux législateurs de mettre en place des mesures spécifiques afin d’atténuer les risques psychosociaux pour les personnes en télétravail et, d’introduire un « droit à la déconnexion » pour assurer le respect des frontières entre vie professionnelle et vie privée. Avenir du télétravail Le rapport estime que le télétravail devrait prendre une importance encore plus grande dans les années à venir. Ainsi, les gouvernements, en collaboration avec les organisations de travailleurs et d’employeurs, doivent œuvrer ensemble afin de s’assurer que l’ensemble des travailleurs à domicile puissent passer de l’invisibilité au travail décent. Par Catherine Fiankan-Bokonga correspondante accréditée à l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) International 14 janv. 2021


Problématique de l'inexistence d'une musique porteuse de l'identité culturelle nationale: Le Tchink System, bouée de sauvetage
Contrairement à d'autres pays de la sous-région où les dirigeants, au lendemain des indépendances, ont très tôt perçu la musique comme un outil d'affirmation de l'identité nationale, au Dahomey (devenu Bénin), les gouvernants n'ont pas mené une politique qui permettrait de déboucher sur l'émergence d'une musique pouvant apparaître comme le reflet idéal des rêves et des douleurs des Béninois. Des années 60 à 70, le pays était fortement influencé par le high-life ghanéen, la rumba congolaise, et la musique afro-cubaine. Tout naturellement, les répertoires et les productions des orchestres de l'époque en étaient fortement influencés. Dans les années 70 et 80, Cotonou était devenue "la plaque tournante de la musique africaine." Les orchestres béninois accompagnaient les vedettes étrangères pour leurs concerts à Cotonou. Les jeunes groupes de musique de l'époque tels que les Jheksfav, les Kasseurs, les Sphinxs, les Super Kwass, rivalisaient eux aussi dans l'interprétation des chansons étrangères en vogue pour satisfaire l'envie des jeunes mélomanes. Il y avait très peu d'effort de créativité soutenu. Résultat, 60 ans après les indépendances, le Bénin est demeuré un paisible consommateur des musiques d'ailleurs. Il y a lieu d'agir. Le high-life est apparu dans les années 1900 au Ghana. Au lendemain de l'indépendance de ce pays, le président panafricaniste déclare le high-life comme musique officielle de la nouvelle Nation, l'épine dorsale des musiques ghanéennes, tout comme à Cuba où Fidel Castro a valorisé la salsa. E.T Mensah fait de longues tournées en Afrique de l'Ouest, instituant ainsi le high-life comme "son africain le plus stylé". La Rumba congolaise est apparue dans les années 1930. Mais elle a connu son éclat à partir de 1960 après les indépendances avec la chanson "Indépendance Cha-Cha" de l'orchestre African Jazz. "Indépendance Cha-Cha fut l'hymne de l’indépendance qui sera ensuite repris par de nombreux pays africains. Le président Mobutu Sésé Seko s'est par la suite investi dans un lobbying diplomatique pour promouvoir la rumba et asseoir l'hégémonie de cette musique un peu partout en Afrique. Franco et son orchestre l'Ok Jazz, Rochereau, Pépé Kalé et Papa Wemba, Koffi Olomidé et bien d'autres noms porteront la Rumba bien loin. Ce n'est donc pas un hasard si le high-life et la Rumba ont conquis la plupart des pays africains au sud du Sahara. Au commencement, il y avait une histoire et une volonté politique forte de faire de la musique un outil culturel d'affirmation de l'identité nationale. Avec le temps, le besoin de se construire leur propre identité musicale a amené les pays à s'affranchir progressivement de la trop forte influence de ces deux genres musicaux. Ainsi, au Nigeria, Fela Kuti, grâce au batteur Tony Allen, a introduit la charleston dans le high-life pour en sortir l'afrobeat. "Tony Allen aura un rôle déterminant dans cette pulsation unique, mélange de high-life ghanéen, de rythmes yoruba, de funk américain et de jazz" révèle Patrick Labesse dans Le Monde du 1er mai 2020. Cette musique a évolué à travers les générations pour devenir une sonorité planétaire avec les célébrités de la nouvelle génération tels 2 Baba, Flavour, P Square, Davido. Au Cameroun, le makossa s'est popularisé en 1950 avec Nelli Eyoum. Ce rythme s'est révélé au reste du monde avec la chanson "Amio" de Ebanda Manfred interprétée par Bebey Manga. En 1972, Manu Dibango lui donne une dimension planétaire avec son tube "Soul makossa". Le Mbalax a été créé dans les années 50 au Sénégal par des maîtres de tambours comme Mada Seck et Doudou Diongue. Le rythme a été modernisé par le groupe Xalam 2 fondé en 1962. Mais le Mbalax a émergé surtout grâce à la politique culturelle du président Léopold Sédar Senghor des années 1960-1980. La notoriété de Youssouf Ndour va faire connaître le mbalax dans le monde entier. Quant au Zouglou ivoirien, il est le fruit d'un long processus qui a commencé dès les indépendances. Il se dansait sur des rythmes Zouk ou Makossa. Au milieu des années 80, Christian Gogoua alias "Joe Christy" invente des pas de danse inhabituels. Plus tard Serge Bruno Pregnet alias "Opokou N'Ti" améliore cette danse et la nomme Zouglou. Les artistes musiciens ivoiriens ont façonné ce rythme pour lui donner une identité. Aujourd'hui, le Zouglou "défend l'honneur et la dignité de la musique ivoirienne." Existe-t-il un langage musical qui identifie le Bénin et le caractérise ? Existe-t-il au Bénin une musique ayant le pouvoir de toucher le cœur des Béninois dans leur ensemble, de leur parler ? Où est-elle cette musique béninoise en capacité de revendiquer une place ne serait-ce qu'en Afrique de l’ouest ? Qu'on nous montre cette musique porteuse de l'identité culturelle béninoise, qui se pose comme emblème et est perçue comme étiquette marquant le Bénin. Qu'on nous montre ce rythme musical du Bénin qui a passé des générations, qui peut se raconter, cette musique béninoise qui a évolué en puisant son inspiration dans une combinaison de musiques traditionnelles à l'instar du high-life qui a sécrété l'Azonto ou l'afrobeat nigérian qui se perpétue et actuellement remis au goût du jour par Flavour, P Square, 2 Baba, Davido et autres célébrités nigérianes de la nouvelle génération. Aucune musique porteuse de l'identité nationale Dans les années 60-70, le Tout-puissant Poly-Rythmo de Cotonou mélange l'afrobeat nigérian, la rumba, le high-life et les rythmes vodouns. Comme on pouvait s'y attendre, aucune musique n'a pu émerger de ces expériences comme porte-flambeau du Bénin musical. Le Poly-Rythmo était en effet un orchestre de variétés, un groupe polyrythmique donc, un ensemble qui touchait à plusieurs styles musicaux à la fois. Vers la fin des années 1970, Roger Stanislas Tohon alias Stan Tohon, natif d'Abomey (sud du Bénin), après un séjour d'une année à Savalou (centre du Bénin, berceau du rythme traditionnel Tchingounme) trace une voie en créant le Tchink System (ou Tchink tout court). Le Tchink s'est révélé avec la chanson "Yallow" qui évoquait la situation socioéconomique du pays. Ce titre a été repris par le célèbre musicien camerounais Sam Fan Thomas. Le Gangbé Brass Band, un groupe de fanfare créé en 1994 s'investit également dans une démarche de promotion des valeurs culturelles béninoises. Le groupe réussit à trouver une symbiose entre les percussions vodouns et des instruments modernes. C'est une fanfare unique avec des sonorités Jazz et Funk. Cet ensemble est sans doute le groupe de musique béninois le plus populaire au monde actuellement. Le répertoire reste cependant fortement inspiré de l'afrobeat. Le style musical séduit énormément le public européen, français notamment. Mais en créant le Tchink, Stan Tohon a voulu affirmer la souveraineté musicale du Bénin. Le "Roi du Tchink" rêvait assurément d'un Tchink porteur de l'identité nationale. Stan Tohon voulait donner une réponse aux musiques étrangères qui envahissaient (et qui continuent d'envahir) le Bénin. Mais les générations d'après n'ont pas pris le relais. Actuellement, ce que les jeunes musiciens béninois proposent dans leur ensemble souffre cruellement d'un manque de créativité. La plupart font l'option de la facilité avec de grotesques imitations ou du plagiat tout court, du déjà entendu ou du déjà-vu. Globalement, le tableau n'est pas prometteur et aucune carrière ne peut se construire sur de l'imitation ou du plagiat, parce qu'on n’est pas l'autre. Quand on ne sait pas où l'on va on doit savoir d'où l'on vient. Le Bénin musical doit retourner à ses origines pour être en capacité de revendiquer une place dans l'arène des musiques porte-étendards. Le pays doit s'investir dans la construction d'un rythme musical qui porte véritablement son identité. Dans cette perspective, le Tchink doit être mis sur orbite. L'ethnocentrisme, le mal béninois On entend déjà fuser de part et d’autre " Et les rythmes du nord ?" "Et les rythmes du sud ?" "Où mettez-vous ceux du nord-est ?" "Le nord-ouest aussi a des rythmes non ? "Pourquoi pas les rythmes du sud-est?" "Et ceux du sud-ouest ?" L'Afrique noire se caractérise par sa complexité ethnique, et les raisons en sont rattachées à l'histoire coloniale du continent. Cette complexité ethnique n'a pourtant pas empêché l'émergence d'un rythme musical national ailleurs. La Rumba congolaise tire ses origines du royaume du Kongo. Les deux rives (Congo Kinshasa et Congo Brazzaville) totalisent plus de 300 ethnies. Le Makossa est originaire du peuple Sawa, un petit peuple du Cameroun habitant les régions du littoral. Le Cameroun compte 250 ethnies. Le high-life tire sa source du peuple Akan vivant au sud du Ghana. Ce pays totalise 110 ethnies. Le Zouglou a vu le jour chez les Bétés, une ethnie du centre-ouest de la Côte d'Ivoire. La Côte d'Ivoire regroupe 60 ethnies. Le Mbalax est originaire de l'ethnie des Sérères, un peuple présent au centre-ouest du Sénégal. Ce pays compte 42 ethnies. L'Afrobeat est créé à Lagos par le Yorouba Fela Kuti. 250 ethnies composent le Nigeria. Le Bénin regroupe 46 ethnies, mais paradoxalement, presque autant de rythmes ethniques qui revendiquent la place de porte-étendard du Bénin musical. Incroyable ! Entre les rythmes du sud Bénin tels que l’Eyo, l’Adjahou, le Zinli, le Houngan, le Sato, ceux du sud-est, le Massè gohoun, le kaka, le Kouloumbo pour ne citer que ceux-là, les rythmes du sud-ouest tels l’Agbadja, l’Avivi, l'Agboka, entre le Tchingoumè, le Toba, le Goumbé du centre Bénin, le Têkê, le Kunya, le Sinsinnou du nord-est, le Tinpinti, le Dikamberi ou le War du nord-ouest, quel est le rythme sur lequel un travail de recherche et de modernisation a été déjà fait et reconnu aussi bien au plan local qu'à l'international en tant que tel? Quel rythme a déjà gagné des points en notoriété aussi bien au plan local qu'à l'international ? Dans le Dictionnaire de la Francophonie, le Tchink system et le Gogbahoun constituent les deux référents du Bénin musical. Stan Tohon et Angélique Kidjo sont les deux artistes musiciens béninois cités. La Francophonie, c'est une population de 300 millions de personnes... Le sentiment ethnique est un sentiment légitime. Vouloir faire valoir son appartenance à une communauté sociolinguistique spécifique n'est pas condamnable. Mais lorsque l'ethnocentrisme devient pernicieux et menace l'unité nationale, la cohésion sociale et constitue un obstacle à l'affirmation de l'identité culturelle, il y a lieu d'agir. Guy Landry Hazounmè aborde la question de l'ethnocentrisme dès la fin des années 1960 et début 1970 dans son livre "Idéologies tribalistes et nations en Afrique : le cas du Dahomey ". L'auteur souligne que le pays était de façon cyclique confronté à des troubles et agitations sociopolitiques débouchant toujours sur des coups d'État militaires. Dans son article paru dans le quotidien La Nouvelle Tribune du lundi 20 juillet 2013, Simon Poty se fait l’écho de Hazounmè et rapporte que "la cause de cette situation doit être cherchée dans la manière insidieuse dont les acteurs de la vie politique font appel à des sentiments d'appartenance tribale pour se positionner auprès des électeurs". "Beaucoup d'individus aux intérêts diffus font du champ politique un terrain de manœuvres dangereuses pour l'unité nationale", poursuit Simon Ponty en citant Hazounmè. Jouer sur la fibre de l’ethnocentrisme chauvin pour se garantir une survie politique, voilà le mode opératoire des politiciens béninois. Très tôt au lendemain des indépendances ou juste un peu plus tard, les dirigeants des autres pays ont compris que la promotion du patrimoine culturel constitue le fondement de l'affirmation des identités culturelles qui conditionne tout développement. La construction d'une musique identitaire faisait partie de leurs priorités. Les gouvernants dahoméens de l'époque s'occupaient eux à faire de la politique à la dahoméenne, en opposant leurs concitoyens les uns contre les autres, en jouant sur la fibre de l'ethnocentrisme. Donner une âme à la musique béninoise Si des pays qui comptent 300 ethnies ont pu faire émerger un rythme musical, il n'y a pas de raison que le Bénin qui n'est composé que de 46 ethnies n'en soit pas capable. Fraternité-Justice-Travail, telle est la devise du Bénin. Face aux enjeux de l'affirmation de l'identité nationale, le ralliement contre tout ce qui constitue un obstacle à la fraternité devient un impératif. Le Bénin doit se donner les moyens de promouvoir son Tchink. Bien évidemment, il ne sera pas question de décréter le Tchink comme musique porte-étendard du Bénin. Les acteurs de la filière musicale du Bénin peuvent s'inspirer de l'exemple des Camerounais (Makossa) ou celui des Ivoiriens (Zouglou). Les acteurs de la musique au Bénin, de la création artistique jusqu'à la commercialisation doivent s'organiser pour porter le Tchink à l'affection de tous les Béninois, des peuples et du monde. Les opérateurs économiques seront associés à cette initiative dans un partenariat gagnant-gagnant. Parallèlement, l'État béninois encouragera les jeunes artistes musiciens à travailler sur le Tchink en organisant périodiquement des festivals et concours musicaux dotés de prix, en prenant à charge l'édition des œuvres primées et en facilitant la participation des artistes aux manifestations artistiques et culturelles internationales, tel que le prévoit l'article 32 de la loi 91-006 du 25 février 1991 portant Charte culturelle en République du Bénin. De nouvelles sonorités devront être incorporées au Tchink pour le rendre encore plus exportable, mais ceci devra se faire dans le respect des formes originelles et authentiques du Tchingounme de Savalou. Préserver ce qui constitue son âme. Par ailleurs, l'État béninois devra mener un lobbying diplomatique de réseautage international pour promouvoir le rythme et la danse en Afrique et dans le monde. "Stan Tohon a eu la révélation de revenir aux racines avec ces percussions traditionnelles du centre du Bénin ", déclare Julien Lebrun, fondateur de Hot Casa. L'artiste a légué un patrimoine au Bénin. Les Béninois doivent en prendre conscience et l'entretenir. En l'absence d'une musique béninoise qui porte les couleurs nationales, dans un Bénin où se ressent de plus en plus un besoin d'affirmation de l'identité nationale à travers une musique, un Bénin musical qui se noie chaque jour un peu plus dans l'océan d’influence musicale étrangère, le Tchink constitue la bouée de sauvetage. Ce style musical original constitue une grosse opportunité pour les jeunes musiciens. Ceux parmi eux qui veulent sortir du lot pour se construire une vraie carrière, ceux qui veulent se donner plus de chance d'intéresser les grosses boîtes de production devraient investir le Tchink. Le comprendront-ils ?. Par Hector HOUEGBAN (Coll. ext) Sociologue communicateur, acteur du développement culturel et sportif Actualités 14 janv. 2021


Protection de l’environnement: Grand-Popo fait son bilan
La commune de Grand-Popo se positionne comme celle qui regorge de plus de ressources naturelles qu’il est nécessaire de protéger pour l’équilibre de l’écosystème. Pour ce faire, plusieurs actions sont menées de concert avec diverses organisations de la société civile opérant dans le delta du Mono, pour préserver les différentes ressources naturelles de la commune. Dans une récente présentation du maire de la commune de Grand-Popo, Henrico Jocelyn Ayicoué Ahyi, l’on en sait davantage sur les ressources naturelles dont la préservation est nécessaire pour l’équilibre de l’écosystème. Dénommée ‘’Bilan des activités de protection de l’environnement et de promotion de l’écotourisme dans la commune de Grand-Popo de 2015 à 2020’’, cette présentation du maire situe sur les actions ainsi que les activités menées dans le cadre de la préservation de l’environnement. Selon le maire, la commune de Grand-Popo regorge d’importantes ressources naturelles renouvelables dont la gestion rationnelle est une nécessité pour son équilibre écologique. Elle offre à la vue une réelle esthétique environnementale sauvage et naturelle et dispose d’un cadre naturel caractérisé par un important plan d’eau, une lagune, de vastes plaines et zones marécageuses, une importante et splendide façade littorale. « La problématique de gestion de l’environnement et des ressources naturelles est d’importance majeure pour le développement durable du territoire de Grand-Popo et la survie des populations dans un contexte où les changements climatiques et le tourisme non responsable constituent aujourd’hui une menace majeure pour l'environnement et le développement durable », fait-il constater. Le document présenté, le 30 décembre 2020, indique que de 2015 à 2020, plusieurs activités sont menées pour protéger l’environnement dans la commune de Grand-Popo. Entre autres, la création de l’Aire communautaire de conservation de la biodiversité (Accb) Bouche du Roy, la gestion de l’embouchure la Bouche du Roy, la protection des tortues marines, la mise en place du conseil de gestion des ressources naturelles du chenal Gbaga. L’inventaire des sites touristiques de la commune et l’analyse de leurs pathologies, l’élaboration du plan stratégique du secteur du tourisme et autres projets intégrant l’environnement figurent aussi parmi les actions menées. Des projets intégrant l’environnement En plus de ces actions de préservation, le document met l’accent sur des projets de protection côtière conjointe du segment frontalier Togo-Bénin en cours de réalisation. Les projets de nettoyage du littoral, de protection du coude du fleuve Mono à Gbècon, de reboisement de 100 ha à Kpèko et de 25 ha à Hèyi Gbadji, de construction du bureau d’accueil de la réserve de la biosphère transfrontalière ainsi que le projet de construction des sièges des Accb Bouche du Roy et chenal Gbaga sont envisagés par la commune. La mairie projette aussi de reboiser 45 ha de fruitiers, de palmiers à huile et de cocotiers. Le maire annonce, au détour de sa communication, le projet de construction d’un musée environnemental et le projet de création d’un circuit touristique intercommunal dans le Mono. Ce qui est regrettable, ce sont les cas de vol des panneaux solaires installés, les actes de vandalisme tels que des dommages causés aux plants et les feux de végétation observés au niveau des plantations de mangrove récentes, surtout entre Kpèko et Sohon. D’autres difficultés comme le manque de moyens pour les patrouilles, le braconnage, la défécation sur les plages, le non-abonnement des ménages aux structures de pré-collecte, l’incivisme des pêcheurs qui salissent les plages…sont déplorées par l’autorité communale. La mairie prévoit d’impliquer les agents assermentés dans la surveillance et l’application réelle des lois relatives à la conservation des ressources de l’Accb. Elle veut poursuivre l’amélioration des conditions de vie des résidents de l’Accb par l’appui d’activités économiques alternatives et le soutien de l’éducation. Comme perspectives, Henrico Jocelyn Ayicoué Ahyi, maire de Grand-Popo compte développer des initiatives durables de gestion des ordures dans l’Accb et une charte de gestion des écosystèmes de mangrove restaurés. Environnement 14 janv. 2021


Carnet noir: Le colonel Koffi Benoît Sinzogan n’est plus
Il était l’un des acteurs clés de l’armée dahoméenne qui se mettait en place dans les années 60. Le colonel de l’Armée béninoise à la retraite, Koffi Benoît Sinzogan est décédé, lundi 11 janvier dernier aux environs de 13 h à Bohicon, précise une source familiale. Il était âgé de 94 ans. Le colonel Koffi Benoît Sinzogan n’est plus de ce monde depuis lundi 11 janvier dernier. Camille Sinzogan, l’un des fils du colonel confirme le décès de son géniteur. « Notre père le colonel Koffi Benoît Sinzogan s'est éteint à Bohicon le 11 janvier aux environs de 13 heures. Il avait 94 ans. Il n’est pas mort de maladie mais de vieillesse», témoigne-t-il. Très peu connu de la jeune génération, le colonel à la retraite avait pourtant joué un rôle important dans la construction d’une armée nationale et républicaine. L’illustre disparu, né vers 1928 à Savalou, est un officier supérieur de l'armée du Dahomey, actuel Bénin. Selon sa famille, il fut le tout premier militaire dahoméen formé à l’Ecole des officiers français (Saint Maixent). Il y entra avec un Baccalauréat plus un Certificat d'aptitude pédagogique (Cap) obtenu à l'école normale William Ponty en 1954. Il en sortit lieutenant de l'armée française en 1956. Il servit à Thiès et à Kaolack au Sénégal entre 1956 et 1958. Affecté au Dahomey, il devint le tout premier officier noir du camp de Ouidah vers fin 1959. Alors que l'armée française allait le déployer sur les champs de bataille en Algérie, Hubert Maga, fraîchement élu président de la République du Dahomey, l'a remarqué et demandé à la France sa mise à la disposition du Dahomey qui s'apprêtait à accéder à la souveraineté internationale. Le colonel Benoît Koffi Sinzogan sera nommé en 1960 Aide de camp du président Hubert Maga, le tout premier Aide de camp d'un chef d'Etat au Dahomey et au Bénin. Un an plus tard, il répondit à l'appel de pied du colonel Christophe Soglo en rejoignant le camp Ghézo en pleine fondation. Ainsi promu capitaine, Koffi Benoît Sinzogan est devenu le tout premier chef de compagnie de l'armée du Dahomey. Mais, il n'a pas duré à ce poste puisqu'il sera nommé chef du bureau de l’Agence culturelle et logistique (Acl) au milieu de l'année 1962. Entre 1963 et 1964, il a servi dans le septentrion où il est nommé préfet militaire à Parakou. Après la ferme pionnière de Kétou où il fit un an, le colonel Koffi Benoît Sinzogan retourne au camp Ghézo en 1965 où il sera promu chef de bataillon et nommé président du Comité militaire de vigilance par le général Christophe Soglo, devenu président du Dahomey en 1965. En 1967, le premier bachelier de l'armée dahoméenne est devenu ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement du président Alphonse Alley. Quand Émile Derlin Zinsou est arrivé au pouvoir en 1968, le colonel Benoît Koffi Sinzogan est devenu chef d'état-major à la gendarmerie nationale. Il y passa cinq ans. En 1969, il entre davantage dans l'histoire en créant le directoire militaire qui dirigea le Dahomey en période de transition politique pendant six mois. Retourné à la caserne après avoir transmis le pouvoir aux civils en 1970 (Conseil présidentiel), le colonel Koffi Benoît Sinzogan restera à la tête de la gendarmerie jusqu'en 1973. En cette période révolutionnaire, il fut nommé par Mathieu Kérékou commissaire du gouvernement auprès de la Société nationale de forêts (Snafor) où il est admis à la retraite en 1984. Société 13 janv. 2021


A Toucountouna, Talon vante les merveilles de la bonne gouvernance
Petite commune au cœur des montagnes de l’Atacora, Toucountouna vit bien l’élan de développement que connait le Bénin depuis avril 2016. Elle n’en est qu’heureuse et en tire profit pour s’afficher, non plus comme un arrondissement de Natitingou, mais comme une commune à part entière. Les nombreuses actions de développement mises en œuvre depuis l’avènement du régime de la Rupture séduisent le maire de Toucountouna, localité au fort potentiel agricole et touristique. Blaise Békakoua Tchin-Toya en prenant la parole, dimanche 10 janvier au nom des populations de la cité des Tono, à l’occasion de la tournée de reddition de comptes du chef de l’Etat dans la localité, a exprimé combien grande est leur satisfaction face à la réalisation de nombreux projets structurants, au record inédit de la production cotonnière, le projet Arch, la réforme du programme des microcrédits, la construction des marchés communaux et régionaux… La liste n’est pas exhaustive et justifie « l’irréversible adhésion » des populations à la dynamique en cours. Le déplacement du chef de l’Etat est la preuve de « la place de choix qu'occupe Toucountouna dans son cœur et la grande considération qu'il a pour la population », soutient le maire. Le maire Blaise Békakoua Tchin-Toya se félicite du nouvel élan de développement en cours au Bénin. En attendant son tour, Toucountouna se réjouit des travaux d’asphaltage réalisés chez son voisin, Natitingou, chef-lieu du département, la construction en cours d’un marché régional de 4000 places, le bitumage de la route Natitingou-Boukoumbé-Korontière, une infrastructure dont la beauté est exceptionnelle, dira-t-il. Plus spécifiquement, Toucountouna a bénéficié de la mise en place des cantines scolaires, la dotation d'un véhicule de patrouille au profit de l’arrondissement central, la disponibilité de l’eau à Kouarfa, les aménagements hydro-agricoles, l’encadrement des classes sportives. Néanmoins, les populations de cette commune souhaitent l'aménagement de l'arrondissement central, la construction des bureaux de commissariat et la dotation en personnel et en moyens d’intervention, la réalisation du pont de Tampatou sur la Pendjari, la construction d’un stade omnisports, l’amélioration du plateau technique, la construction du centre de jeunes et d’une salle de conférence… Le président Patrice Talon n’est pas moins heureux de se retrouver avec les populations de cette partie du pays en un jour consacrant la fête des religions endogènes. L’exercice est plaisant, mais pas facile, reconnait le président. Sauf que sa descente à Toucountouna, il la juge indispensable. Pour lui, c’est un devoir d’aller aussi dans les localités où l'action commune n'a pas encore eu une visibilité palpable. « Ce qui a commencé de manière magnifique et extraordinaire ailleurs va toucher ceux qui restent. Ce qui se passe de manière visible ailleurs ne tardera pas à se manifester ici aussi», a promis le chef de l’Etat. « Lorsqu'on analyse les doléances faites en 2015-2016, on se rend compte que cinq ans après, des avancées notables s'observent dans tous ces domaines avec un rythme et une ampleur jamais notés en un quinquennat. Quand on revendique en estimant que le pays en est capable, on attend son tour et cela est un aspect important du bilan. Si partout ailleurs, la route, l'assainissement avancent, n'est-ce pas évident que ces exigences modestes et légitimes exprimées ici sont planifiées ? Toucountouna peut avoir désormais la certitude que l'assainissement et l'asphaltage vont commencer ici au titre de la phase 2 », a-t-il annoncé. Le chef de l’Etat a expliqué à l’occasion que « nous avons aussi travaillé de sorte que l'eau potable ne soit plus une doléance répétitive un peu partout au Bénin. Les investissements sont faits, au titre de ce quinquennat, pour que d'ici fin 2022, l'accès à l'eau potable soit à portée pour tous ». Il va aussi insister sur le fait que cette façon de régler le problème de l'eau a été la méthode de travail de son gouvernement dans tous les domaines à savoir programmer et planifier la satisfaction des besoins des populations. Dans ce domaine en tout cas, le bilan est extraordinaire, lâche-t-il. « Il y a cinq ans, personne ne pensait que le Bénin pouvait s'engager dans une telle dynamique. Il n'y a pas un seul domaine où les choses n'ont pas été planifiées ainsi. Il suffit de faire des choses à Natitingou pour penser que Toucountouna en est déjà dotée. Nous allons changer cette façon de voir et de faire les choses », s’est-il engagé. Actualités 12 janv. 2021


Tournée du chef de l'Etat:Tanguiéta tourne la page de ses insatisfactions
Tanguiéta est la 69e commune que parcourt le président Patrice Talon depuis le 12 novembre dernier dans la cadre de sa tournée nationale de reddition de comptes. Dans cette localité de la chaine montagneuse de l’Atacora, personne n’est indifférent à la renaissance de la nation et l’on vit bien les réformes en cours dans le pays depuis avril 2016. Dimanche 10 janvier dernier, populations et élus communaux l’ont fièrement signifié au président de la République. « On vit au Bénin depuis avril 2016, la renaissance de la nation. Les mauvaises pratiques se conjuguent au passé. La nation est au travail sans le sport favori des remous sociaux. La culture du respect des biens sociaux renait et la satisfaction d’appartenir à une nation qui se révèle au monde entier rend fier chaque Béninois ». Zakari Boukary, maire de la commune de Tanguiéta, ne manque pas de mots pour dépeindre la gouvernance qui a droit de cité au Bénin depuis bientôt cinq ans. Il en est si fier qu’il a saisi l’occasion de la descente du chef de l’Etat dans la commune pour lui témoigner toute son admiration. Le premier citoyen de Tanguiéta soutient sans réserve que les actions engagées sous le leadership du président Patrice Talon, au regard de leur portée, marqueront pendant longtemps les esprits. « L’histoire retiendra de vous ce leader soucieux du développement économique de ce pays, du bien-être de ce peuple et exigeant pour une gouvernance de qualité. Des résultats probants auxquels votre gouvernement est parvenu en constituent la parfaite illustration », indique l’élu. Il salue le Programme d’action du gouvernement (Pag) et les courageuses réformes engagées et qui « ont engendré une transformation remarquable du pays ». Au nombre de ces actions, Zakari Boukary reste admiratif de l’opérationnalisation des douze départements. Pour ce qui est de sa commune, elle n’a pas été oubliée dans la mise en œuvre du microcrédit Alafia. La construction du stade omnisports de Tanguiéta est presque achevée. Des travaux de pavage de certains axes de la ville commencés depuis 2008 ont repris. La rénovation du parc Pendjari n’est pas moins une fierté. Populations, élus, et mêmes contrées voisines en tirent un fier avantage et le maire ne manque pas de le souligner. Merveille architecturale et touristique, Tanguiéta porte comme d’autres localités, les séquelles de la mauvaise gouvernance du pays par le passé. Elle dresse une longue liste d’insatisfactions que son maire entrevoit réalisées sous peu avec le concours du chef de l’Etat. Il s’agit pour l’essentiel du bitumage de la route Tanguiéta-Batia et d’autres axes qui ne feront que renforcer la fluidité de la circulation et rendre plus attrayante cette vitrine du tourisme national. Zakari Boukary souhaite aussi le renforcement de l'énergie électrique et de la couverture en eau potable. Quatre arrondissements sur les cinq ne sont pas couverts par les Gsm. Aussi, l’hôpital Saint Jean de Dieu sollicite un appui pour son budget. La création d'un lycée technique pour former les jeunes surtout au métier du tourisme à Tanguiéta fait aussi partie des doléances soumises au chef de l’Etat. Sur le plan sécuritaire, Tanguiéta est confrontée à une insécurité grandissante ces derniers jours. Le maire salue la prompte réaction du gouvernement qui y a envoyé un détachement des forces de sécurité. Mais au-delà, il est indispensable de créer des commissariats d'arrondissement pour faire face à cette insécurité, suggère l’élu. Faire des choix Le président Patrice Talon reconnait d’entrée qu’il n’y a pas grand-chose faite à Tanguiéta. Mais à l'échelle nationale, la couverture en eau potable a beaucoup augmenté depuis 2016. Un exploit qui ne se limite pas à ce seul secteur. Il en est de même pour les routes, les stades communaux, les marchés… Ce que fait aujourd’hui le Bénin relève du jamais-vu et même si toutes les localités ne sont pas encore prises en compte, elles peuvent avoir l’assurance que ce qui fait le bonheur des populations ailleurs vient à elles car le gouvernement l’a planifié et prévu ainsi. Pour ce qui est des inquiétudes au plan sécuritaire dans la ville de Tanguiéta, le président Patrice Talon s’est voulu rassurant. Le gouvernement a largement anticipé cette question en créant la police républicaine pour mutualiser les moyens de la police et de la gendarmerie d’antan. « Nous avons doté la police républicaine de moyens roulants et chaque commissariat est doté d'un budget de fonctionnement », indique le chef de l’Etat. Autant il se déploie des actions d’envergure dans ces secteurs, autant le secteur de la santé est inscrit en bonne position dans les actions et projections du gouvernement. En dehors de la construction d’un hôpital de référence pour en finir avec les contraintes et les déboires autour des évacuations sanitaires, il est envisagé le recrutement de professionnels du secteur. 1600 agents de santé seront bientôt recrutés et déployés dans les centres de santé, a annoncé le chef de l’Etat. Et quand il révèle qu’en 2021, le budget de fonctionnement des structures sanitaires publiques et même privées partenaires va connaître une augmentation, Tanguiéta lui répond par une salve d’applaudissements. Le Bénin a de nouvelles clés qui feront son bonheur et le président Patrice Talon les partage avec la population de Tanguiéta émue qui n’a pu le laisser partir sans lui laisser un présent, témoin et symbole du soleil nouveau qui point sur le Bénin depuis les chaines montagneuses de l’Atacora. Actualités 12 janv. 2021


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