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Nouvelles

Revue du Pta 2020 et lancement du Pta 2021 du Mtca:Capitaliser les acquis pour une amélioration des performances
Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts a ouvert, hier lundi 11 janvier à Cotonou, les travaux consacrés à la revue au 31 décembre 2020 de l’exécution du Plan de travail annuel dudit ministère et au lancement du Plan de travail annuel, gestion 2021. Pendant deux jours, les participants vont analyser les résultats obtenus, apprécier les niveaux de consommation des crédits et d’exécution physique des activités, relever les difficultés rencontrées afin de capitaliser les acquis pour faire mieux au cours de l’exercice qui s’annonce. L’utilisation des ressources publiques obéit à des règles dont il convient d’avoir la maitrise afin de s’assurer de leur bonne consommation en fin d’exercice. C’est pour répondre à cette exigence que le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts a ouvert un atelier de deux jours consacré à la revue au 31 décembre de l’exécution du Plan de travail annuel 2020 dudit ministère et au lancement du Plan de travail annuel, gestion 2021. Pour Didier Capo-Chichi, directeur de la Programmation et de la Prospective du Mtca, cet atelier participe du respect de certains principes fondamentaux de la gestion axée sur les résultats qui mettent l’accent sur la nécessité de se doter d’un plan de travail annuel et mesurer périodiquement la réalisation des activités prévues ; ce qui permet de rendre compte du niveau d’atteinte des résultats en vue de tirer les enseignements susceptibles d’améliorer l’exécution budgétaire. Didier Capo-Chichi affirme qu’il parait nécessaire d’évaluer les efforts faits jusque-là, d’analyser les difficultés qui ont jalonné la mise en œuvre des différentes activités dans le contexte de la réforme budgétaire et d’en tirer les leçons. Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, rappelle que par le vote de la loi 2020-33 du 24 décembre 2020 portant loi de finances pour la gestion 2021 en République du Bénin, la représentation nationale a adopté, entre autres, les documents budgétaires du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts à savoir le document de programmation pluriannuel des dépenses 2021 ainsi que le Projet annuel de performance 2021. A cet effet, explique-t-il, le ministère, dans une approche participative, a élaboré le principal outil d’opérationnalisation de son budget qui est le Plan de travail annuel et ses dérivés, notamment le plan de passation des marchés publics et le plan de consommation des crédits, gestion 2021. Il précise que cet exercice constitue, pour son département, une nouvelle occasion d’échanges entre les acteurs pour faire l’état des lieux, indispensable à l’appréhension des principaux problèmes qui ont entravé le bon fonctionnement du ministère au cours de l’exercice précédent. De même, poursuit-il, comme l’exigent les principes de la bonne gouvernance, il permet de rendre compte du niveau d’avancement des projets et programmes à travers l’appréciation du niveau d’atteinte des résultats afin de donner suite à l’utilisation des ressources publiques. Objectifs atteints Jean-Michel Abimbola fait savoir que le jeudi 7 janvier 2021, le ministère de l’Economie et des Finances a officiellement lancé le budget général de l’Etat, gestion 2021 pour permettre aux ministères sectoriels d’enclencher l’exécution de leurs Pta. Il ajoute que conformément aux prescriptions relatives à la mise en œuvre de la réforme budgétaire et des instructions et modalités liées au budget de l’Etat, gestion 2021, des lettres de mission seront notifiées aux responsables de services. Au 31 décembre 2020, le taux d’exécution physique du Mtca est de 77,76 % par programme et ce taux se décompose comme suit: programme culture 71,72 %, programme tourisme 78,15 %, et programme pilotage 95,47 %, et ceci contre un taux d’exécution financière de 88,62 % base engagement et de 85,59 % base ordonnancement. Jean-Michel Abimbola souligne que hors ressources extérieures, ce taux est de 142,42 % base engagement et de 136,26 % base ordonnancement. Ces taux s’expliquent, selon lui, par l’autorisation d’engagement en dépassement de crédit d’un montant de 7,5 milliards Francs Cfa au cours de l’exercice 2020 au profit du financement des projets de l’Anpt. Malgré le contexte particulier lié à la crise sanitaire du Covid-19, note le ministre, les objectifs fixés ont été atteints. Il invite par ailleurs les participants à faire preuve de plus de détermination et de professionnalisme au cours de cet atelier afin que les conclusions de leurs travaux puissent contribuer réellement à l’amélioration des performances dans l’intérêt des populations. Actualités 12 janv. 2021


Fête des religions traditionnelles:« Le retour de Mami Wata » aux racines
Plus de 100 objets sur la divinité des eaux, Mami Wata, font l’objet d’une exposition permanente au centre culturel Villa Karo de Grand-Popo. Dénommée « Le retour de Mami Wata», c’est une collection de statuettes protéiformes provenant d’une dizaine de pays. Une exposition intitulée «Le retour de Mami Wata», une collection de statuettes représentant la déesse protéiforme, force l’admiration au centre Villa Karo à Grand-Popo. Les œuvres rassemblées par Matti-Juhani Karila, journaliste et collectionneur, proviennent d’une dizaine de pays : Bénin, Togo, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Madagascar, Sénégal, Mali, Liberia. Ces objets avaient été exposés dans deux musées à Helsinki, en Finlande, avant d’être rapatriés définitivement au Bénin où ils retrouvent leurs origines. Cet acte du collectionneur entre dans le cadre des discussions sur la restitution des objets ouest-africains des musées ethnographiques de l'Europe, indique Georgette A. Singbè, manager culturel de la Villa Karo et commissaire de l’exposition. Tout en montrant cette riche collection sur Mami Wata, l’exposition amène à se demander ce que devient la déesse protéiforme, lorsqu’elle est transformée en œuvre d'exposition, signale-t-elle. Les textes qui accompagnent l'exposition présentent deux visions différentes de la déesse et de la religion vodoun : un regard scientifique posé par le professeur Henry Drewal, historien de l'art, et une explication religieuse de Adogbagbé Djègnonsi, prêtresse de Mami Wata à Onkihoué (Grand-Popo). « Mami Wata est à la fois un esprit et un être humain tout comme nous. Mami Wata est le nom commun de tous ces esprits qui vivent dans l'eau, comme nous les êtres humains on nous appelle hommes. Il y a des Mami mâles et des Mami femelles », fait savoir cette dernière. Elle précise que tous les Mami Wata n'habitent pas les mêmes lieux: les uns habitent dans les eaux douces, et les autres dans la mer. Au nombre des variétés de Mami Wata, elle cite : Hya Mami Densu, Mami Apouké, Mami Sica, Mama Ablo, Mami Radar, Mami Rachmir, Mami Chilva. « Il y a du bonheur dans l'adoration de Mami Wata, il suffit de respecter les interdits ; dans le cas contraire, la divinité maltraite ». « Mami Wata », « Maman Eau» ou « Madame Eau » est une divinité qui est adorée dans au moins cinquante cultures et plus de 20 pays, du Sénégal en Tanzanie, selon l’historien de l'art. Il ajoute : « Les sœurs spirituelles de Mami Wata dans le monde africain-atlantique sont des divinités de l'eau, comme Yemanja/Odoya/Màe d'Agua et Oxum du Brésil, Watur Mama au Suriname, la Siren en Haiti, Mère ou Maman d'Eau dans les Antilles françaises, les Water Maid de la Jamaïque et Santa Marta la Dominadora de la République dominicaine. Ces sœurs spirituelles possèdent les mêmes qualités que Mami Wata, et partagent des représentations similaires… ». Culture 11 janv. 2021


Fête des religions traditionnelles:Les adeptes boycottent la célébration à Agoué
La ville d’Agoué qui grouillait d’habitude de monde lors de la fête, n’a connu aucune manifestation festive, ce 10 janvier. Non pas à cause de Covid-19, mais en raison d’une ‘’sainte-colère’’ des dignitaires et adeptes de cultes qui pourrit l’atmosphère depuis plus d’un mois et demi. Couvents fermés. Dignitaires et adeptes de cultes en colère. Pas de procession ni réjouissances. … L’édition 2021 de la fête du 10 janvier est passée sous silence à Agoué, malgré la présence des 26 couvents et des 41 divinités que compte cette cité de la commune de Grand-Popo. Si à cause de la pandémie de Covid-19, des autorités ont préconisé la célébration en toute sobriété, la raison principale de cette situation reste le mot d’ordre de boycott lancé par les hauts dignitaires de cultes de la localité et qui a été largement suivi par les adeptes. En effet, depuis la soirée du 23 novembre 2020, les gardiens des temples de divinités (Ata) expriment leur mécontentement en solidarité aux adeptes de la divinité Agba qui accueille les cadavres des personnes victimes de la foudre et donc du dieu-tonnerre Hèbiosso. Des individus seraient envoyés détruire le fétiche qui se situe à Follykomey en face du palais royal de sa majesté Sossa Folly-Awon Danhouénou, un roi contesté par une frange de la population depuis quelques années. Une volée de bois vert marquée par des jets de pierres et autres s’en est suivie et a fait des blessés. « C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et qui explique notre boycott », confie Théophile Amah Téko, président de la collectivité Amah Ayi Adibounou. Pour ce 10 janvier, il a cadenassé le couvent Kpessou Sodonmey qui contient des divinités Ata-Kpessou, Avoudoupou Mama-Kolley, Togbé Gnigblin, et dont il détient les clés de son ancêtre Ayi Adoho Ata-Kpessou arrivé d’Accra-Téchié en 1816. Le temple de la « Racine mystique d’Adjigo » qui, en temps normal, est pris d'assaut par une foule de dignitaires, d’adeptes et de curieux, est resté cette fois-ci désert, tout comme les temples Adjigo Obaba Baadji, Ata Sakpata Ahouanïzan de la collectivité Woèdè, la maison royale Ahouégan où ont résidé d’anciens rois. Parer au plus pressé Le régent du trône Agouèdjigo, Mensah Kovi Vivouin, rencontré au quartier Kpota, ne cache pas son amertume face à la situation. Le patriarche nonagénaire appelle les autorités politico-administratives à parer au plus pressé, pour ramener le calme et la quiétude et surtout éviter d’autres dérapages éventuels, la tension étant encore vive et les adeptes ne décolérant toujours pas. Passé le 10 janvier, ces derniers entendent renouer avec les manifestations de mécontentement et les chants hostiles contre ceux qu’ils considèrent comme l’« ennemi » jusqu’à ce que leur cause soit entendue. Il faut noter que quelques dignitaires ont tenu néanmoins à honorer leurs divinités mais dans l’intimité familiale. C’est le cas de Hounnon Gnigblin Moatey Abbévi au quartier Sankohoué. Le quinquagénaire a procédé à une libation et invoqué les mânes des ancêtres pour que la paix revienne dans la cité et que les activités des uns et des autres prospèrent. Comme lui, Alagba Romao, dignitaire du culte Egungun de la collectivité Amouchan Lachilo Romao, a prié avec ses frères et sœurs, pour toute la nation et les autorités à divers niveaux qu’il appelle, lui aussi, à s’intéresser à la situation que vit Agouè. Culture 11 janv. 2021


Fête des religions traditionnelles:Prières pour la nation à Grand-Popo et Ouidah
Les dignitaires et adeptes des cultes endogènes ont sacrifié, ce dimanche 10 janvier, à la tradition de la célébration des religions endogènes plus connue sous le nom de la fête du vodoun. A Grand-Popo et Ouidah, ils ont invoqué les divinités ‘’Ata’’ pour la paix, la concorde et la prospérité dans la nation. La Communauté nationale du culte Vodoun du Bénin (Cncvb-Racine) a tenu à marquer d’une pierre blanche l’édition 2021 de la fête des religions traditionnelles à Grand-Popo. Les manifestations se sont déroulées sous l’égide de sa majesté Adanyroh Guèdèhounguè, président du creuset et en présence du député Dakpè Sossou représentant le président de la République, de sa majesté Togboui Fiti Adjonou Gaga venu du Ghana et bien d’autres. Les dignitaires et adeptes ont prié pour la prospérité, la concorde et la paix, surtout en cette année électorale et également pour l’éradication de la pandémie de Covid-19. Contrairement aux habitudes, les manifestations à la Place du 10 janvier n’ont pas connu une grande affluence encore moins l’ambiance surchauffée d’antan. L’accès au site a été bloqué à 500 mètres du site de commémoration par les agents de la Police républicaine et du Groupement des sapeurs-pompiers qui tenaient à faire respecter les mesures de restrictions dans le cadre de la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus. Les adeptes, par dizaines, sont stoppés dans leur élan, non sans rechigner. Force est de constater que peu d’entre eux portaient les masques. La distanciation sociale, ils n’en ont cure. Comme à Grand-Popo, la sobriété a été de mise à Ouidah. La fête du vodoun est marquée dans la cité des Kpassè par une célébration fort simple à la Porte du Non-retour. Le grand monde n’était pas au rendez-vous comme autrefois. Les touristes, notamment les descendants de noirs qui saisissaient l’occasion pour effectuer le retour à la source, sont peu visibles. Conséquence, les tenanciers des commerces occasionnels se plaignent de mévente. C’est le cas de Raouf, un vendeur de masques et de sculptures venu du Togo, qui dit n’avoir pas cédé le moindre objet d’art de toute la journée. Divinités honorées Malgré tout, les divinités ont été honorées dans les temples. Au palais Dagbo Dèhouè Aglanmètoka au quartier Sogbadji ou chez Hounnon Gan Houndékon Tougan Zossoungbo de la divinité Thron Kpéto déka Alafia, quelques manifestations ont été organisées pour marquer les festivités. Un festival Vodoun est proposé pour faire découvrir ou redécouvrir un pan du riche patrimoine vodoun mais aussi et surtout de l’histoire de la Traite noire transatlantique. C’était l’occasion pour certains de visiter le centre historique et les maisons coloniales à architecture portugaise, anglaise et française et les quatre kilomètres de la Route des esclaves toujours non revêtue et, qui relie la ville à la Place du Non-retour au bord de l’Océan, en passant par la Place Chacha de sélection des esclaves, l’arbre de l’oubli, le village de Zoungbodji, les cases Zomaï, le cimetière, l’arbre de retour, etc. L’ancien fort de la traite des nègres devenu musée historique et qui abrite des clichés et objets ainsi que des images des rituels vodouns, rappelle le commerce triangulaire. En marge des festivités, l’association Super Anges Hwendonabua a également initié le festival « Agogo » qui est à sa douzième édition, au Théâtre de verdure au Fort français de Ouidah, sous la direction artistique du maître chorégraphe Coffi Adolphe Alladé. Culture 11 janv. 2021


Investiture du président Addo Dankwa Akufo-Addo:Aurélien Agbénonci honore le Bénin
« Je serai fidèle à la République du Ghana. Je préserverai à tout moment, et veillerai à protéger et à défendre la Constitution du Ghana ». C’est là, la quintessence du serment prononcé dans la matinée du jeudi 7 janvier 2021 dernier à Accra par Nana Addo Dankwa Akufo-Addo. Il est réélu avec 51,3 % des voix à la tête du Ghana pour quatre nouvelles années suite à la présidentielle du 7 décembre dernier. Comme Nana Akufo-Addo, le vice-président réélu, Mahamudu Bawumia a également prêté serment devant le président de la Cour suprême Anin Yeboah, sur le parvis du parlement plein d'un beau monde. Dans un parfait alliage entre tradition et modernité, cette cérémonie de prestation de serment a été réglée comme sur du papier à musique. Elle a réuni presque tout le gotha politique ghanéen dont notamment l’ancien président John Agyekuym Kufuor, mais aussi les chefs d’Etat de la sous-région et des personnalités étrangères. En effet, cette cérémonie solennelle a été rehaussée par la participation de plusieurs délégations étrangères dont une douzaine de présidents africains, au nombre desquels Macky Sall du Sénégal, George Weah du Libéria et Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire. A l’instar de la Grande Bretagne représentée par son ministre en charge de l’Afrique, du Nigeria, de la Gambie, de l'Inde ou de la France, le Bénin a été aussi représenté par le chef de sa diplomatie. Aurélien Agbénonci s’est dit fier de représenter le Bénin et le président Patrice Talon à la cérémonie de prestation de serment du président réélu, Akufo-Addo, ainsi que du vice-président réélu, Mahamudu Bawumia. Au terme de la cérémonie, Aurélien Agbénonci n’a pas manqué de se féliciter de « la qualité des relations entre les pays frères du Ghana et du Bénin, au beau fixe», selon ses mots. Aussi, a-t-il sublimé la gouvernance ayant à cœur les actions de développement et l’épanouissement des populations, qui ont conforté la dynamique démocratique, en mérite de quoi le président Akufo-Addo est à nouveau porté à la tête du Ghana. Maximiser C’est à pas de charge que le chef de la diplomatie béninoise a accompli la mission qui l’a conduit à Accra où il est venu dans la matinée du jeudi 7 janvier dernier. Une présence en terre ghanéenne qu’Aurélien Agbénonci a maximisée par des rencontres be to be avec les présidents de la Cedeao et de l’Union africaine, certes brèves mais enrichissantes, selon des indiscrétions, car ayant porté sur les questions de coopération, notamment la préparation des prochains sommets de la Cedeao et de l’Ua, la question relative à la fermeture et ouverture des frontières nigérianes, l’entrée en vigueur de la Zlecaf, etc? Paul AMOUSSOU,envoyé spécial à Accra International 11 janv. 2021


Entretien avec Hounnongan Tchêtoula Adodo Dêdédji:«Nous reconnaissons l’existence de Dieu à travers nos réalités endogènes?»
Hounnongan Tchêtoula Adodo Dêdédji est le président de l’Association des adeptes Mami-Dan Egblémakou du Bénin et président du Conseil national des cultes endogènes du Littoral. A l’occasion de la fête du Vodoun, ce 10 janvier, qui s’est déroulée de manière particulière dans le Littoral, il a présenté dans cette interview les spécificités de cette édition ainsi que les activités prévues pour communier avec les mânes des ancêtres. La Nation : Le Bénin célèbre ce 10 janvier la fête du Vodoun, dans un contexte de pandémie du coronavirus. Comment les adeptes ont-ils vécu ce moment ? Hounnongan Tchêtoula Adodo Dêdédji : L’édition 2021 de la fête du 10 janvier est célébrée dans le contexte sanitaire du coronavirus. Et c’est un peu malheureux, parce que d’habitude, vous nous voyez à la plage Jacquot pour les festivités. Mais pour cette année, le bureau des adeptes Mami-Dan Egblémakou du Bénin a décidé que chaque couvent célèbre chez lui la fête dans une sobriété totale. Vous n’êtes pas sans savoir que le gouvernement, pour préserver la santé de tous, a demandé de respecter les gestes barrières de lutte contre la pandémie. Comme nous ne pouvons pas maîtriser la foule qui se déplace vers la plage Jacquot, nous avons choisi de célébrer dans nos couvents et là on pourra maîtriser les adeptes pour la distanciation sociale, le lavage des mains… C’est la raison pour laquelle nous sommes au couvent chez nous à Agla pour célébrer cette fête. Chez vous, qu’est-ce qui a été fait pour marquer cette édition ? Depuis samedi 9 janvier nous avons fait la veillée et ce matin, il y a eu libation en l’honneur de nos divinités. C’est ce qui justifie l’ambiance que vous constatez ici au temple. Dans la soirée, nous allons procéder à la réjouissance. Nous profitons pour remercier les anciens et prier les mânes de nos ancêtres pour qu’il n’en soit pas ainsi prochainement. La pandémie a imposé les restrictions. Ce qui a fait que nous tous, nous prions les dieux pour que cette pandémie soit conjurée, éradiquée pour l’éternité. Au nom des ancêtres, je pense que le Bénin va en sortir gagnant. D’ordinaire, vous priez à l’occasion de cette fête pour les gouvernants, le pays, et le bien-être de tous les citoyens… Avec cette pandémie, est-ce que cette prière générale a été réitérée? Les vraies prières se passent au niveau des couvents, surtout la veille du 10 janvier. Cette prière a été faite et elle aura son effet sur toute la population et précisément sur notre cher président Patrice Athanase Guillaume Talon, parce que nous sommes dans le pays et nous voyons tout ce qui se passe. Alors, nous avons prié pour qu’il y ait une continuité, dans cet élan que le président a eu l’amabilité de donner à la nation béninoise. Nous avons prié les divinités pour qu’elles nous assistent et assistent également le premier citoyen et qu’il soit éclairé davantage afin que le développement que nous souhaitons depuis des années soit une réalité au Bénin. Que diriez-vous de cette expérience de la fête du 10 janvier qui fait son chemin depuis le Renouveau démocratique ? Depuis l’avènement du Renouveau démocratique avec notre ex-président Nicéphore Dieudonné Soglo, Daagbo Hounon Hounan et feu Sossa Guèdèhounguè, l’idée de cette fête a germé dans l’optique de valoriser nos cultes endogènes. Le président Soglo a validé cette idée de nos aînés et aujourd’hui, nous sommes ici pour célébrer nos divinités grâce à la journée qui leur a été dédiée. Cette reconnaissance a réjoui les dignitaires parce qu’entre-temps, dans ce pays, nos cultes endogènes ont été relégués au second rang, on traitait même les dignitaires comme les adeptes du diable. Ce qui n’est pas le cas. C’était malheureusement une fausse route, parce qu’aucun pays ne se développe sur la culture d’autrui. Dieu se révèle à chaque peuple selon sa culture. À Danxomè ici, Dieu s’est révélé à nous les Béninois à travers le Vodoun. Je remercie une fois encore le président Patrice Talon pour ses initiatives de valorisation de la culture africaine. Les Occidentaux nous ont dit que l’Afrique est le berceau de l’humanité. Je ne comprends par quelle alchimie le berceau de l’humanité serait dépourvu de Dieu pour qu’on l’importe d’ailleurs. C’est une aberration. Nous savons qu’il y a le suprême qui supplante tout et à travers ce suprême, il faut communiquer avec lui et pour le faire, il faut des entités, des divinités, qui sont là pour recueillir nos doléances et les transmettre au Dieu suprême. Donc, Dieu est chez nous et nous le vénérons, nous reconnaissons son existence à travers nos réalités endogènes. Culture 11 janv. 2021


Tournée de réddition de comptes du chef de l’Etat:Karimama récolte les fruits de la bonne gouvernance
Troisième commune visitée par le chef de l’Etat pour le compte de la dernière étape de sa tournée de reddition de comptes Karimama a chaleureusement accueilli le président Patrice Talon, vendredi 8 janvier dernier. Les échanges ont porté sur le développement de la commune et plus généralement du Bénin. Avec son charme naturel et ses attraits touristiques dont les plus connus sont l’île aux oiseaux et le parc du W, Karimama dispose d’un fort potentiel hydro agricole, baignée par le fleuve Niger et ses deux affluents que sont le Mékrou et l’Alibori. Son positionnement géographique qui le met en face du Niger et du Burkina est aussi un atout pour la joie et la paix, d’où le nom de la localité « Karimama: restez et rire en paix » en Gourmantché. A sa population majoritairement jeune, elle offre, selon le maire Issifou Soulé, d’énormes opportunités. Des opportunités qui se sont renforcées ces cinq dernières années avec la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement. Programme qui a permis de mettre en œuvre des réformes courageuses et pertinentes qui ont impacté tous les secteurs. Lorsqu’il se résout à évoquer les réalisations faites au profit de sa commune, le maire en oublie. Mais il s’attarde sur les travaux de pavage, chose inédite, les dotations au profit de la commune, les cantines scolaires dans les écoles, l’appui technique, financier et matériel au profit des producteurs… Karimama a bénéficié aussi de 854 hectares aménagés pour la riziculture, ainsi que de quatre magasins de 2500 tonnes, des aires de séchage, des subventions aux producteurs… sans oublier les appuis du gouvernement aux populations sinistrées. La création de commissariats dans les cinq arrondissements, le renforcement de la brigade fluviale, l’implantation d’une unité spéciale de police pour les frontières et bien d’autres actions. Au titre de ses doléances, elle attend le bitumage de la voie Guéné-Karimama-Tilawa, des ouvrages de franchissement, une radio communautaire, l’électrification des localités, la construction des modules de classe et leur équipement en mobilier, la couverture par les deux réseaux Gsm, la protection contre le djihadisme… Chaque Béninois trouvera très bientôt son compte dans l’action collective qui se déploie dans le pays. Les réalisations faites çà et là vont se renforcer pour le bonheur des populations. Le gouvernement a travaillé pour, assure le président Patrice Talon. Mais rien de tout ceci ne peut se concrétiser si chaque Béninois ne prend pas sur lui de mener le combat pour le respect et la bonne gestion du bien public. Aussi, exhorte-t-il les populations à défendre la bonne gouvernance comme elles savent si bien le faire pour la démocratie et les libertés. Actualités 11 janv. 2021


Tournée de réddition de comptes du chef de l’Etat:Ségbana porte les plaies de la mauvaise gouvernance
L’action publique dans la commune de Ségbana, ces dernières années, s’est traduite par une série de réalisations que le maire Bio Tian Orou Zimé s’est fait le devoir de rappeler au chef de l’Etat, vendredi 8 janvier, à l’occasion de la visite de ce dernier dans le cadre de sa tournée nationale de reddition de comptes. La mauvaise gouvernance qui a eu droit de cité au Bénin avant 2016 a eu des impacts négatifs sur la commune de Ségbana. Grande productrice de divers produits agricoles, Ségbana traine des insatisfactions qui trouvent petitement leur répondant avec le régime du président Patrice Talon. Pourtant, il lui manque tant et si tant de choses. Rallier la localité est « un long voyage » et le maire Bio Tian Orou Zimé en convient. A cela s’ajoutent des besoins en infrastructures comme la réalisation du pont de Morou sur la Sota. Pour ce qui est du bitumage de la voie Ségbana-Kalalé-Nikki, il est demeuré depuis des décennies une litanie que les populations ne cessent de réciter avec pour seule satisfaction, des promesses électoralistes et politiques qui ont laissé depuis des lustres, la voie dans son état piteux. En l’empruntant ces derniers mois, malgré son état, les populations espèrent que sa réalisation n’est plus qu’une question de temps. Profitant de la visite du chef de l’Etat dans la commune, le maire a rappelé les doléances de ses administrés. Il cite entre autres une arène culturelle, un centre de loisirs au profit de la jeunesse, la construction des espaces marchands transfrontaliers à Wara, l’électrification des trois chefs-lieux d’arrondissement et des grosses agglomérations, l’aménagement des pistes, le revêtement de la voie Kandi-Ségbana-Samia, les adductions d’eau potable multi villageoises, l’extension des réseaux de la Soneb et de la Sbee, la couverture téléphonique intégrale de la commune par le Gsm… Dans le domaine de la santé, une ambulance pour assurer les évacuations ainsi que du personnel qualifié pour appuyer le seul médecin de la commune et les deux sages-femmes et 14 infirmiers sont souhaités. En raison de sa position par rapport au Nigeria, Ségbana veut disposer de commissariats dans tous ses arrondissements et rêve de laboratoires et bibliothèques dans ses collèges d’enseignement. A côté de ces besoins insatisfaits, la commune est fière de la mise en œuvre du Pag. Cela lui a notamment permis de bénéficier de cantines scolaires, d’appuis techniques, financiers et matériels au profit des éleveurs et producteurs. Aussi, la réalisation et l’équipement du centre multimédia de la commune, l’aménagement sommaire des espaces cultivables et la maitrise d’eau de 25 hectares au profit de riziculteurs constituent autant d’efforts qui rassurent Ségbana de la disponibilité du gouvernement à lui assurer un développement. Le Bénin fait mieux face à ses défis Ségbana bénéficiera bientôt de son programme de développement. Au-delà de cette commune, c’est tout le Bénin qui fait mieux face à ses défis et besoins dans le domaine routier, de l’eau, des aménagements hydroagricoles, des services, de la sécurité… Le rythme, la quantité, la qualité avec lesquels ces choses se font rassurent et amènent à croire à un lendemain meilleur, enseigne le président Patrice Talon. Le Bénin n’achète plus la totalité de ses besoins énergétiques. Il produit la moitié sur son territoire et les dispositions sont prises pour qu’une nouvelle usine voit le jour dans 18 mois pour permettre au pays d’être totalement indépendant, a aussi annoncé le chef de l’Etat. « Je suis venu vous rencontrer ici à Ségbana pour m’entretenir avec vous aussi à l’instar de mes compatriotes de 63 autres communes déjà visitées parce que depuis cinq ans que vous m’avez confié la gestion de notre action commune pour la paix et le développement, je n’ai pas eu l’occasion de venir vous voir. Pourtant, je vous ai promis pendant la campagne électorale de passer régulièrement vous voir pour recueillir vos commentaires et recommandations », a apaisé le président Patrice Talon. Ce temps, il dit l’avoir consacré avec son gouvernement à travailler à l’avènement d’un autre Bénin. « Il y a cinq, dix ans, on faisait les doléances sans espoir de les voir se réaliser et on les présentait comme une prière à Dieu… » a illustré le chef de l’Etat. Pour le président Patrice Talon, ces besoins qu’on exprime peuvent être réalisés et c’est le sens à donner à l’action de son gouvernement. Selon lui, « une nouvelle dynamique est en cours » et « nous avons commencé à mieux construire notre pays et c’est le bilan de notre action commune ». Si cela est possible, c’est parce que le contribuable béninois s’acquitte mieux de ses obligations et l’Etat, à son tour, veille à ce qu’aucun citoyen ne distraie les fonds publics. Les impôts prélevés chez le contribuable sont gérés avec respect, reconnait-il. Au-delà de la satisfaction des doléances des populations de Ségbana, le président de la République a salué l’effort des producteurs qui ont hissé la production du cajou à un niveau appréciable. Mais on n’en restera pas là. Le cajou est appelé sous peu à devenir une richesse nationale. Ségbana dont les terres sont propices à cette culture se positionne ainsi pour devenir un grand centre d’activités économiques et cela s’en ressentira sur son développement. Actualités 11 janv. 2021


Octroi du Microcrédit Alafia : Des bénéficiaires sensibilisées sur les conditions
Plusieurs responsables de groupements de femmes des marchés de Cotonou ont désormais une meilleure connaissance du programme de Microcrédit Alafia et pourront mieux en parler aux membres de leurs associations respectives. Elles ont été entretenues sur ce programme totalement digitalisé lors d’une rencontre tenue, ce jour, à la mairie de Cotonou. Suivant les explications fournies par le directeur général du Fonds national de microcrédit (Fnm), Abdou Rafiou Bello, et la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, ce programme cible essentiellement les femmes vulnérables en quête de moyens pour mener à bien leurs activités génératrices de revenus. Le montant à leur octroyer varie de trente à cinquante mille francs Cfa. A Cotonou, quatre structures des Systèmes financiers décentralisés (Sfd) sont retenues pour servir les potentiels bénéficiaires. La ministre invite les femmes à rester vigilantes et à dénoncer tout soupçon d’arnaque venant de structures autres que les quatre citées ou de personnes malintentionnées. Elle rappelle aux potentiels bénéficiaires que ces fonds leur seront prêtés sans considération politique, ethnique ni religieuse. Pour la pérennisation du programme, Véronique Tognifodé les exhorte à vite rembourser les sous. Après l’ouverture de la rencontre, d’autres détails importants ont été portés à la connaissance des participantes. Il s'agit, entre autres, des pièces à fournir, du montant à débourser par chaque bénéficiaire, qui est de 1 000 francs Cfa ni plus ni moins, des avantages qu'offre le produit et les facilités accordées par le gouvernement. Sans oublier le taux d'intérêt de l'assurance et les conditions de remboursement. A leur prise de parole, les potentielles bénéficiaires ont félicité le gouvernement pour la mise en œuvre du Microcrédit Alafia, totalement digitalisé, et plaidé pour que les montants retenus soient beaucoup plus consistants d’ici les mois à venir. La rencontre a également connu la participation de la 3e adjointe au maire de Cotonou, Irène Béhanzin. Actualités 08 janv. 2021


Commission électorale nationale autonome : Emmanuel Tiando annonce l’opération de délivrance de formulaire de parrainage
Le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena) a invité les maires, les députés à l’Assemblée nationale à retirer les formulaires nominatifs de parrainage de candidat à l’élection présidentielle du mois d’avril 2021 tous les jours ouvrables de 09 heures à 16 heures. L’opération se déroulera en effet au cours de la période du 12 au 31 janvier 2021 au siège de l’institution, selon le communiqué n°001/Cena/Pt/Vp/Cb/Sep/Sp signé du président de la Cena, Emmanuel Tiando. Ce dernier indique que cette activité de son institution s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation de l’article 132 alinéa 8 de la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral en République du Bénin. Politique 08 janv. 2021


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