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Nouvelles

Entretien avec Hounnongan Tchêtoula Adodo Dêdédji:«Nous reconnaissons l’existence de Dieu à travers nos réalités endogènes?»
Hounnongan Tchêtoula Adodo Dêdédji est le président de l’Association des adeptes Mami-Dan Egblémakou du Bénin et président du Conseil national des cultes endogènes du Littoral. A l’occasion de la fête du Vodoun, ce 10 janvier, qui s’est déroulée de manière particulière dans le Littoral, il a présenté dans cette interview les spécificités de cette édition ainsi que les activités prévues pour communier avec les mânes des ancêtres. La Nation : Le Bénin célèbre ce 10 janvier la fête du Vodoun, dans un contexte de pandémie du coronavirus. Comment les adeptes ont-ils vécu ce moment ? Hounnongan Tchêtoula Adodo Dêdédji : L’édition 2021 de la fête du 10 janvier est célébrée dans le contexte sanitaire du coronavirus. Et c’est un peu malheureux, parce que d’habitude, vous nous voyez à la plage Jacquot pour les festivités. Mais pour cette année, le bureau des adeptes Mami-Dan Egblémakou du Bénin a décidé que chaque couvent célèbre chez lui la fête dans une sobriété totale. Vous n’êtes pas sans savoir que le gouvernement, pour préserver la santé de tous, a demandé de respecter les gestes barrières de lutte contre la pandémie. Comme nous ne pouvons pas maîtriser la foule qui se déplace vers la plage Jacquot, nous avons choisi de célébrer dans nos couvents et là on pourra maîtriser les adeptes pour la distanciation sociale, le lavage des mains… C’est la raison pour laquelle nous sommes au couvent chez nous à Agla pour célébrer cette fête. Chez vous, qu’est-ce qui a été fait pour marquer cette édition ? Depuis samedi 9 janvier nous avons fait la veillée et ce matin, il y a eu libation en l’honneur de nos divinités. C’est ce qui justifie l’ambiance que vous constatez ici au temple. Dans la soirée, nous allons procéder à la réjouissance. Nous profitons pour remercier les anciens et prier les mânes de nos ancêtres pour qu’il n’en soit pas ainsi prochainement. La pandémie a imposé les restrictions. Ce qui a fait que nous tous, nous prions les dieux pour que cette pandémie soit conjurée, éradiquée pour l’éternité. Au nom des ancêtres, je pense que le Bénin va en sortir gagnant. D’ordinaire, vous priez à l’occasion de cette fête pour les gouvernants, le pays, et le bien-être de tous les citoyens… Avec cette pandémie, est-ce que cette prière générale a été réitérée? Les vraies prières se passent au niveau des couvents, surtout la veille du 10 janvier. Cette prière a été faite et elle aura son effet sur toute la population et précisément sur notre cher président Patrice Athanase Guillaume Talon, parce que nous sommes dans le pays et nous voyons tout ce qui se passe. Alors, nous avons prié pour qu’il y ait une continuité, dans cet élan que le président a eu l’amabilité de donner à la nation béninoise. Nous avons prié les divinités pour qu’elles nous assistent et assistent également le premier citoyen et qu’il soit éclairé davantage afin que le développement que nous souhaitons depuis des années soit une réalité au Bénin. Que diriez-vous de cette expérience de la fête du 10 janvier qui fait son chemin depuis le Renouveau démocratique ? Depuis l’avènement du Renouveau démocratique avec notre ex-président Nicéphore Dieudonné Soglo, Daagbo Hounon Hounan et feu Sossa Guèdèhounguè, l’idée de cette fête a germé dans l’optique de valoriser nos cultes endogènes. Le président Soglo a validé cette idée de nos aînés et aujourd’hui, nous sommes ici pour célébrer nos divinités grâce à la journée qui leur a été dédiée. Cette reconnaissance a réjoui les dignitaires parce qu’entre-temps, dans ce pays, nos cultes endogènes ont été relégués au second rang, on traitait même les dignitaires comme les adeptes du diable. Ce qui n’est pas le cas. C’était malheureusement une fausse route, parce qu’aucun pays ne se développe sur la culture d’autrui. Dieu se révèle à chaque peuple selon sa culture. À Danxomè ici, Dieu s’est révélé à nous les Béninois à travers le Vodoun. Je remercie une fois encore le président Patrice Talon pour ses initiatives de valorisation de la culture africaine. Les Occidentaux nous ont dit que l’Afrique est le berceau de l’humanité. Je ne comprends par quelle alchimie le berceau de l’humanité serait dépourvu de Dieu pour qu’on l’importe d’ailleurs. C’est une aberration. Nous savons qu’il y a le suprême qui supplante tout et à travers ce suprême, il faut communiquer avec lui et pour le faire, il faut des entités, des divinités, qui sont là pour recueillir nos doléances et les transmettre au Dieu suprême. Donc, Dieu est chez nous et nous le vénérons, nous reconnaissons son existence à travers nos réalités endogènes. Culture 11 janv. 2021


Tournée de réddition de comptes du chef de l’Etat:Karimama récolte les fruits de la bonne gouvernance
Troisième commune visitée par le chef de l’Etat pour le compte de la dernière étape de sa tournée de reddition de comptes Karimama a chaleureusement accueilli le président Patrice Talon, vendredi 8 janvier dernier. Les échanges ont porté sur le développement de la commune et plus généralement du Bénin. Avec son charme naturel et ses attraits touristiques dont les plus connus sont l’île aux oiseaux et le parc du W, Karimama dispose d’un fort potentiel hydro agricole, baignée par le fleuve Niger et ses deux affluents que sont le Mékrou et l’Alibori. Son positionnement géographique qui le met en face du Niger et du Burkina est aussi un atout pour la joie et la paix, d’où le nom de la localité « Karimama: restez et rire en paix » en Gourmantché. A sa population majoritairement jeune, elle offre, selon le maire Issifou Soulé, d’énormes opportunités. Des opportunités qui se sont renforcées ces cinq dernières années avec la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement. Programme qui a permis de mettre en œuvre des réformes courageuses et pertinentes qui ont impacté tous les secteurs. Lorsqu’il se résout à évoquer les réalisations faites au profit de sa commune, le maire en oublie. Mais il s’attarde sur les travaux de pavage, chose inédite, les dotations au profit de la commune, les cantines scolaires dans les écoles, l’appui technique, financier et matériel au profit des producteurs… Karimama a bénéficié aussi de 854 hectares aménagés pour la riziculture, ainsi que de quatre magasins de 2500 tonnes, des aires de séchage, des subventions aux producteurs… sans oublier les appuis du gouvernement aux populations sinistrées. La création de commissariats dans les cinq arrondissements, le renforcement de la brigade fluviale, l’implantation d’une unité spéciale de police pour les frontières et bien d’autres actions. Au titre de ses doléances, elle attend le bitumage de la voie Guéné-Karimama-Tilawa, des ouvrages de franchissement, une radio communautaire, l’électrification des localités, la construction des modules de classe et leur équipement en mobilier, la couverture par les deux réseaux Gsm, la protection contre le djihadisme… Chaque Béninois trouvera très bientôt son compte dans l’action collective qui se déploie dans le pays. Les réalisations faites çà et là vont se renforcer pour le bonheur des populations. Le gouvernement a travaillé pour, assure le président Patrice Talon. Mais rien de tout ceci ne peut se concrétiser si chaque Béninois ne prend pas sur lui de mener le combat pour le respect et la bonne gestion du bien public. Aussi, exhorte-t-il les populations à défendre la bonne gouvernance comme elles savent si bien le faire pour la démocratie et les libertés. Actualités 11 janv. 2021


Tournée de réddition de comptes du chef de l’Etat:Ségbana porte les plaies de la mauvaise gouvernance
L’action publique dans la commune de Ségbana, ces dernières années, s’est traduite par une série de réalisations que le maire Bio Tian Orou Zimé s’est fait le devoir de rappeler au chef de l’Etat, vendredi 8 janvier, à l’occasion de la visite de ce dernier dans le cadre de sa tournée nationale de reddition de comptes. La mauvaise gouvernance qui a eu droit de cité au Bénin avant 2016 a eu des impacts négatifs sur la commune de Ségbana. Grande productrice de divers produits agricoles, Ségbana traine des insatisfactions qui trouvent petitement leur répondant avec le régime du président Patrice Talon. Pourtant, il lui manque tant et si tant de choses. Rallier la localité est « un long voyage » et le maire Bio Tian Orou Zimé en convient. A cela s’ajoutent des besoins en infrastructures comme la réalisation du pont de Morou sur la Sota. Pour ce qui est du bitumage de la voie Ségbana-Kalalé-Nikki, il est demeuré depuis des décennies une litanie que les populations ne cessent de réciter avec pour seule satisfaction, des promesses électoralistes et politiques qui ont laissé depuis des lustres, la voie dans son état piteux. En l’empruntant ces derniers mois, malgré son état, les populations espèrent que sa réalisation n’est plus qu’une question de temps. Profitant de la visite du chef de l’Etat dans la commune, le maire a rappelé les doléances de ses administrés. Il cite entre autres une arène culturelle, un centre de loisirs au profit de la jeunesse, la construction des espaces marchands transfrontaliers à Wara, l’électrification des trois chefs-lieux d’arrondissement et des grosses agglomérations, l’aménagement des pistes, le revêtement de la voie Kandi-Ségbana-Samia, les adductions d’eau potable multi villageoises, l’extension des réseaux de la Soneb et de la Sbee, la couverture téléphonique intégrale de la commune par le Gsm… Dans le domaine de la santé, une ambulance pour assurer les évacuations ainsi que du personnel qualifié pour appuyer le seul médecin de la commune et les deux sages-femmes et 14 infirmiers sont souhaités. En raison de sa position par rapport au Nigeria, Ségbana veut disposer de commissariats dans tous ses arrondissements et rêve de laboratoires et bibliothèques dans ses collèges d’enseignement. A côté de ces besoins insatisfaits, la commune est fière de la mise en œuvre du Pag. Cela lui a notamment permis de bénéficier de cantines scolaires, d’appuis techniques, financiers et matériels au profit des éleveurs et producteurs. Aussi, la réalisation et l’équipement du centre multimédia de la commune, l’aménagement sommaire des espaces cultivables et la maitrise d’eau de 25 hectares au profit de riziculteurs constituent autant d’efforts qui rassurent Ségbana de la disponibilité du gouvernement à lui assurer un développement. Le Bénin fait mieux face à ses défis Ségbana bénéficiera bientôt de son programme de développement. Au-delà de cette commune, c’est tout le Bénin qui fait mieux face à ses défis et besoins dans le domaine routier, de l’eau, des aménagements hydroagricoles, des services, de la sécurité… Le rythme, la quantité, la qualité avec lesquels ces choses se font rassurent et amènent à croire à un lendemain meilleur, enseigne le président Patrice Talon. Le Bénin n’achète plus la totalité de ses besoins énergétiques. Il produit la moitié sur son territoire et les dispositions sont prises pour qu’une nouvelle usine voit le jour dans 18 mois pour permettre au pays d’être totalement indépendant, a aussi annoncé le chef de l’Etat. « Je suis venu vous rencontrer ici à Ségbana pour m’entretenir avec vous aussi à l’instar de mes compatriotes de 63 autres communes déjà visitées parce que depuis cinq ans que vous m’avez confié la gestion de notre action commune pour la paix et le développement, je n’ai pas eu l’occasion de venir vous voir. Pourtant, je vous ai promis pendant la campagne électorale de passer régulièrement vous voir pour recueillir vos commentaires et recommandations », a apaisé le président Patrice Talon. Ce temps, il dit l’avoir consacré avec son gouvernement à travailler à l’avènement d’un autre Bénin. « Il y a cinq, dix ans, on faisait les doléances sans espoir de les voir se réaliser et on les présentait comme une prière à Dieu… » a illustré le chef de l’Etat. Pour le président Patrice Talon, ces besoins qu’on exprime peuvent être réalisés et c’est le sens à donner à l’action de son gouvernement. Selon lui, « une nouvelle dynamique est en cours » et « nous avons commencé à mieux construire notre pays et c’est le bilan de notre action commune ». Si cela est possible, c’est parce que le contribuable béninois s’acquitte mieux de ses obligations et l’Etat, à son tour, veille à ce qu’aucun citoyen ne distraie les fonds publics. Les impôts prélevés chez le contribuable sont gérés avec respect, reconnait-il. Au-delà de la satisfaction des doléances des populations de Ségbana, le président de la République a salué l’effort des producteurs qui ont hissé la production du cajou à un niveau appréciable. Mais on n’en restera pas là. Le cajou est appelé sous peu à devenir une richesse nationale. Ségbana dont les terres sont propices à cette culture se positionne ainsi pour devenir un grand centre d’activités économiques et cela s’en ressentira sur son développement. Actualités 11 janv. 2021


Octroi du Microcrédit Alafia : Des bénéficiaires sensibilisées sur les conditions
Plusieurs responsables de groupements de femmes des marchés de Cotonou ont désormais une meilleure connaissance du programme de Microcrédit Alafia et pourront mieux en parler aux membres de leurs associations respectives. Elles ont été entretenues sur ce programme totalement digitalisé lors d’une rencontre tenue, ce jour, à la mairie de Cotonou. Suivant les explications fournies par le directeur général du Fonds national de microcrédit (Fnm), Abdou Rafiou Bello, et la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, ce programme cible essentiellement les femmes vulnérables en quête de moyens pour mener à bien leurs activités génératrices de revenus. Le montant à leur octroyer varie de trente à cinquante mille francs Cfa. A Cotonou, quatre structures des Systèmes financiers décentralisés (Sfd) sont retenues pour servir les potentiels bénéficiaires. La ministre invite les femmes à rester vigilantes et à dénoncer tout soupçon d’arnaque venant de structures autres que les quatre citées ou de personnes malintentionnées. Elle rappelle aux potentiels bénéficiaires que ces fonds leur seront prêtés sans considération politique, ethnique ni religieuse. Pour la pérennisation du programme, Véronique Tognifodé les exhorte à vite rembourser les sous. Après l’ouverture de la rencontre, d’autres détails importants ont été portés à la connaissance des participantes. Il s'agit, entre autres, des pièces à fournir, du montant à débourser par chaque bénéficiaire, qui est de 1 000 francs Cfa ni plus ni moins, des avantages qu'offre le produit et les facilités accordées par le gouvernement. Sans oublier le taux d'intérêt de l'assurance et les conditions de remboursement. A leur prise de parole, les potentielles bénéficiaires ont félicité le gouvernement pour la mise en œuvre du Microcrédit Alafia, totalement digitalisé, et plaidé pour que les montants retenus soient beaucoup plus consistants d’ici les mois à venir. La rencontre a également connu la participation de la 3e adjointe au maire de Cotonou, Irène Béhanzin. Actualités 08 janv. 2021


Commission électorale nationale autonome : Emmanuel Tiando annonce l’opération de délivrance de formulaire de parrainage
Le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena) a invité les maires, les députés à l’Assemblée nationale à retirer les formulaires nominatifs de parrainage de candidat à l’élection présidentielle du mois d’avril 2021 tous les jours ouvrables de 09 heures à 16 heures. L’opération se déroulera en effet au cours de la période du 12 au 31 janvier 2021 au siège de l’institution, selon le communiqué n°001/Cena/Pt/Vp/Cb/Sep/Sp signé du président de la Cena, Emmanuel Tiando. Ce dernier indique que cette activité de son institution s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation de l’article 132 alinéa 8 de la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral en République du Bénin. Politique 08 janv. 2021


Musique: Fênou Dorcas, nouvelle reine du Zinli gbété
Lentement mais sûrement, Fênou Dorcas se fait un nom dans le cercle restreint des artistes chanteuses. Avec un deuxième album à sortir, elle affirme sa passion pour le Zinli gbété, rythme du terroir l’ayant révélée au public, il y a peu. Une voix à la fois forte et douce et du punch sur scène, Fênou Dorcas n’a pas fait dans la dentelle, ce samedi 5 décembre 2020, face au public qui la découvre. Sollicitée par un particulier pour égayer ses invités aux obsèques de sa belle-mère, l’artiste musicienne donne la pleine mesure de son talent et conquiert les plus sceptiques à son entrée sur la scène de fortune créée au milieu des convives. Fênou Dorcas, à l’état civil Georgette Dansou, est l’étoile montante du Zinli gbété, rythme de son terroir. Un label du terroir Sahouè qui aura révélé des artistes comme Norbeka et autres. Peu connue du grand public mais assez réclamée dans certains milieux, la jeune chanteuse affole les scènes. Une ascension qu’elle dit devoir à sa discipline et sa volonté d’aller loin dans cette voie qu’ont également explorée son géniteur et un de ses frères. « Mon père était un artiste passionné du Atchanhoun à Sahouè et je crois avoir hérité un peu de lui et l’intérêt de mon frère pour le Zinli gbété a été un déclic pour moi », confie-t-elle, entre deux prestations. Loin de lui tresser des lauriers, Johnny Ahossi, vedette de la chanson béninoise, estime que Fênou Dorcas fera les beaux jours de la musique nationale. Lui qui l’a connue, il y a deux ans, assure qu’elle a tous les atouts pour faire une bonne carrière. « Elle chante bien et a beaucoup de respect pour les autres. Contrairement à certaines chanteuses qui ont recours aux effets de studio pour parfaire leur intonation vocale, Fênou Dorcas a une magnifique voix. Si elle est accompagnée et promue à sa juste valeur, elle irait bien loin », défend-il. Marquer son temps Maniant à merveille l’art de la scène et encline à communiquer avec son public, la chanteuse affirme sa passion pour la musique et entend marquer son temps. Une ambition qu’elle ne manquera pas de réaliser tant elle attache du prix à la discipline et au sérieux dans la gestion de sa carrière. Sans un producteur et un manager pour contribuer à son envol, elle a foi au travail et dédie son temps à peaufiner son art. Si hier, elle affichait son penchant pour la variété musicale, Fênou Dorcas a trouvé aujourd’hui sa voie dans le Zinli gbété et se bat pour l’imposer à un public déjà friand de ce rythme très chaloupé et dansant. « Dès que j’ai de l’inspiration, je prends mon portable et enregistre les chants qui me viennent à l’esprit. Ces morceaux sont travaillés par la suite et répétés à satiété pour garder le rythme », explique-t-elle. Dansé lors des funérailles dans les villages, le Zinli gbété s’est urbanisé et inspire de nombreux artistes au regard de ses accents assez éclectiques et enivrants. Avec son deuxième album en préparation en studio, la chanteuse ne cache pas son intérêt à enrober autrement le Zinli gbété. « Je compte y mettre de la guitare et des instruments à vent pour le moderniser un peu plus. J’y mets ma touche et pour moi c’est du Zinli gbété plus. Je veux donner au public le meilleur de ce rythme qui ne finit pas de le faire danser et lui donner de la joie », note-t-elle. Mère de famille, Georgette Dansou chante la vertu, l’amour, les bonnes moeurs et blâme les mauvais comportements et pratiques. Le mariage forcé et la jalousie sont dénoncés avec toute la verve qu’on lui connaît sur scène. A travers les langues mina, fon, sahouègbé, yoruba et parfois le français, l’artiste dénonce les tares de la société, non sans vouloir s’ériger en moralisatrice ou en donneuse de leçons. Pour cet album à huit titres, elle se fait entourer d’un beau monde d’artistes talentueux et de Thierry Gansè, musicien arrangeur à l’avenir prometteur. Culture 08 janv. 2021


Lancement du 2e répertoire des artistes plasticiens: Un outil de révélation du monde artistique béninois
Le deuxième répertoire national des artistes plasticiens et autres acteurs de la filière Arts visuels au Bénin est désormais disponible. Elaboré dans le cadre de la deuxième phase du projet artistique Enakpami 2, cet outil a été lancé, mardi 29 décembre 2020 par Carole Borna, conseillère technique aux arts du ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts. « Ce 2e recensement national a été réalisé dans les douze départements du Bénin et a permis d’enregistrer à ce jour 370 artistes plasticiens dont 34 femmes, 8 fédérations, 51 associations, 48 lieux ou espaces de promotion, 5 historiens, 21 journalistes culturels et 7 collectionneurs », informe le président du Comité d’organisation du 2e répertoire des artistes plasticiens du Bénin, Gislain Bidossessi Fadohan, coordonnateur général du projet Enakpami 2. Entendu deuxième Expérience nouvelle d’assistance kyrielle aux plasticiens pour leur ascension via le multimédia et l’Internet, le projet est initié par l’Association pour le Développement des Arts Visuels dans le Nord Bénin (Adav-Nord Bénin) et l’Association béninoise des Arts plastiques Four P (Abap-Four P) du Sud Bénin. L’Association béninoise des Arts plastiques Four P a eu à réaliser en 2013 le 1er recensement national ainsi que le 1er répertoire des artistes plasticiens grâce au Projet d’appui à la filière arts visuels au Bénin (Pafav-Bénin) sur financement de l’Union européenne. Le projet consolide et étend les résultats du projet Pafav-Bénin en réalisant cette fois-ci, le 2e recensement national des artistes plasticiens puis des acteurs en arts visuels. Le lancement officiel de ce répertoire s'est déroulé en présence des artistes plasticiens et professionnels des arts visuels, des représentants de fédérations d'arts visuels, de responsables d’associations et d’espaces d'arts visuels... « C’est un véritable guide de l’art contemporain béninois, indispensable aux professionnels et aux personnes du domaine de l'art, qu’ils soient artistes, responsables de musées, de centres d’art contemporain, d’associations professionnelles. On redécouvre ici ceux qui, depuis 2013, ont été déjà référencés en même temps qu’on découvre les jeunes de la génération montante. Les styles se sont affinés pour les uns, ils se sont redéployés vers d’autres centres d’intérêts et thématiques pour les autres, tandis que pour certains encore, ils commencent à émerger et à s’affirmer », fait savoir la conseillère technique aux Arts du ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts. « L’initiative de ce projet est une preuve que l’intérêt pour l’art et la visibilité de l’artiste est bien présent... Matière à réflexion pour les politiques et les professionnels du domaine, support pédagogique pour les étudiants en art, documentation pour les aspirants artistes et pour les amateurs d’art, ce répertoire, destiné à mettre en lumière le paysage artistique du pays, sera diffusé dans des centres d’art et des bibliothèques, auprès de diverses institutions culturelles et éducatives et des missions diplomatiques au Bénin et à l’étranger », va ajouter Victorien Philippe Abayi, président de la Fédération des Associations des plasticiens et graphistes du Bénin (Faplag-Bénin). A propos du contenu Le 2e répertoire, élaboré au terme de l’inventaire national, présente 331 artistes plasticiens à travers une exposition en couleurs de quelques œuvres de chaque artiste (le choix a été effectué, dans la mesure du possible, directement en contact avec l’artiste lui-même pour approcher au plus près ses préoccupations et fournir une documentation originale et représentative) ; une photo personnelle de l’artiste ; une présentation en français avec sa traduction en anglais et comportant le lieu où l’artiste séjourne et travaille, l’année de naissance ; et à chaque fois que possible les points de repères nécessaires à la connaissance de son travail : dates biographiques, formation, appartenance, quand elle existe, à un groupe, un mouvement, une école de pensée, les diverses influences sur le parcours de l’artiste. Ces textes sur le travail des artistes ont été rédigés pour leur majorité par un seul auteur, afin d’offrir au lecteur une unité de style, de ton et de traitement des informations. Chaque fois que cela était possible, l’auteur a pris contact directement avec les artistes pour bénéficier de la documentation la plus fiable et la plus actuelle possible, ainsi que de l’iconographie la plus intéressante; des adresses fonctionnelles (numéros de téléphone, WhatsApps, adresses électroniques, sites web...) « Imaginé comme un relevé d’empreinte de l’art visuel contemporain du Bénin saisi dans le contexte où il se développe et évolue, l’ouvrage présente en images et dévoile en textes le travail des artistes plasticiens des 12 départements du pays; recense et décrit les structures qui les accompagnent : centres d’art, galeries, musées, écoles, fédérations, associations... », va préciser Victorien Philippes Abayi, président de la Fédération des Associations des plasticiens et graphistes du Bénin (Faplag-Benin), représentant le collège des présidents de fédérations des arts visuels. A noter que le site internet www.beninartsvisuels.org, actualisé, comporte cette base de données récente, fiable et complète sur ces acteurs de la filière arts visuels au Bénin. Ce site comporte une plateforme application sur laquelle, les nouveaux artistes peuvent désormais s’inscrire depuis leurs Smartphones tout en restant chez eux. Culture 08 janv. 2021


Suite de la tournée du chef de l’Etat dans les communes: Beaucoup de réalisations à N’dali, mais des besoins subsistent
La commune de N’dali a reçu dans la liesse, le président Patrice Talon, jeudi 7 janvier. La première journée de la dernière étape de la tournée du chef de l’Etat dans les communes l’a conduit dans cette localité où l’attendaient des populations euphoriques pour un exercice dont le format est resté le même. La commune de N’dali ne se sent nullement lésée dans la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag). Lorsqu’il prend la parole pour faire le point des grandes réalisations du quinquennat en cours dans sa localité, le maire Daouda Saka Méré dresse une longue mais non exhaustive liste. Il clame haut et fort l’intérêt accordé à la commune par le gouvernement en lui faisant bénéficier de plusieurs projets dans le cadre de la mise en œuvre du Pag. N’dali a bénéficié d’un centre régional moderne d’excellence de football avec internat, de l’aménagement de plus de 1 800 hectares pour les cultures, de magasins avec aires de séchage, de la mise aux normes de plus de trois cents hectares de terre, de la réhabilitation d’une retenue d’eau, de la construction en cours d’une deuxième usine d’égrenage de coton avec une capacité de 55 mille tonnes… Aux actions visibles, le maire Daouda Saka Méré associe d’autres peu ou pas encore visibles. Au total, sa commune vit mieux avec la mise en œuvre du Pag. « Sous votre leadership notre pays se modernise, N’dali aussi », lance l’élu à l’endroit du président de la République pour lui témoigner la gratitude de ses populations. Populations qui, précise-t-il, l’ont mandaté pour exprimer leur engagement à soutenir les actions du chef de l’Etat. Mais tout n’est pas encore rose à N’dali. Sur les plans de la sécurité, de la santé, de l’énergie, de l’éducation… Beaucoup reste à faire. Sur le plan de l’assainissement, la commune attend du gouvernement le reprofilage lourd des voies urbaines à défaut d’asphaltage. La réhabilitation de la voie N’dali-Nikki et N’dali-Djougou tient beaucoup à cœur aux populations. N’dali espère aussi des ouvertures de voie, un stade omnisports moderne, des investissements pour promouvoir le tourisme à travers la réhabilitation de ses sites, des commissariats dans les arrondissements, des laboratoires dans ses collèges. Dans le domaine de l’énergie, N’dali a besoin de l’extension et de la modernisation du réseau pour satisfaire davantage les ménages. Autant de choses pour lesquelles Daouda Saka Méré demande au président Patrice Talon, au nom des administrés de « ne pas abandonner le navire en si bon chemin pour éviter au peuple béninois un naufrage ». Pour le président, ce sujet ne semble pas le plus important pour l’heure. Des élections, de sa candidature ou non, le débat se fera sous peu dans les formes requises, a-t-il expliqué. Aussi, remettra-t-il l’objet de sa tournée dans son contexte, expliquant aux populations qu’il a entrepris ce périple pour leur rendre compte de la mission à lui confiée il y a bientôt cinq ans. « C’est pour moi un devoir de venir rendre compte à chacun de vous de cette confiance que vous m’avez faite et qui cinq ans durant m’a mis à la charge », a déclaré le président Patrice Talon. Redresser la barre Même si à N’dali, reconnait-il, beaucoup reste à faire, le pays dans son ensemble a démontré que « nous sommes capables de redresser la barre », soutient le chef de l’Etat. La commune peut donc avoir la certitude que tout ce qui lui manque va lui parvenir. Elle aura sans aucun doute sa part dans les lots à venir. L’eau, les routes, les écoles qui constituent les besoins de base pour le développement ne devraient plus longtemps manquer à N’dali parce que le gouvernement a travaillé activement pour, explique le président. « Nous avons su, durant ces quatre ans, montré ce que nous sommes capables de faire pendant les dix, quinze ans à venir », laisse-t-il entendre. « Globalement, nous faisons mieux les choses, chacun en ce qui le concerne avec plus de responsabilité, plus de respect de la chose publique. Cela nous permet de faire des économies », a précisé le président Patrice Talon. « Tout ce qui se construit se fait avec notre argent parce que nous sommes beaucoup plus sérieux maintenant », poursuit-il. Selon lui, « pour faire ces choses, on n’a pas besoin d’avoir du pétrole. Ceux qui en ont le font plus facilement, mais ceux qui n’en ont pas le font également en serrant un peu plus les ceintures », indique-t-il. L’essentiel du message du chef de l’Etat est resté partagé entre espoir et exhortations. Il a invité la population à croire en la dynamique en cours. Dynamique qui, pour lui, fait la part belle au développement et n’exclura aucune localité. En tout cas, avec N’dali, il a rassuré de sa belle et vieille amitié d’une trentaine d’années. « Cette localité a beaucoup compté dans mon épanouissement professionnel. Je suis redevable de ce qu’elle a été », faire savoir à l’entame de ses propos le président de la République. De N’dali, le chef de l’Etat est reparti avec la satisfaction des femmes, l’encouragement des jeunes, ainsi que les prières et bénédictions des sages et du roi de la localité. Actualités 08 janv. 2021


Suite de la tournée du chef de l’Etat dans les communes: Les populations de Pèrèrè se réjouissent des efforts du gouvernement
Le président Patrice Talon a renoué avec sa descente dans les communes du pays, jeudi 7 janvier. Première étape, la commune de Pèrèrè. Pèrèrè, la cité de Saka Yerima. La commune porte fièrement son nom en référence à son fondateur Saka Yérima, figure emblématique de la résistance à la colonisation. L’hospitalité qu’il a léguée à la postérité est encore intacte. Et c’est avec cette chaleur que les populations administrées par le maire Abdoulaye Alassane Nounhou ont reçu le président de la République en fin de matinée, ce jeudi 7 janvier. Pèrèrè était en fête. Car, c’est la première fois qu’un chef d’Etat vient rencontrer ses populations pour une séance de reddition de comptes. « Les populations se réjouissent des efforts du gouvernement depuis 2016 et apprécient les réformes pour leur offrir de meilleures conditions de vie », se félicite d’entrée le maire. Ici, les attentes sont multiples mais on peut déjà noter avec satisfaction, selon l’élu, la sécurisation des personnes et des biens avec une police communautaire et de proximité. Dans le domaine de l’éducation, Pèrèrè est bien prise en compte dans le Programme national d’alimentation intégrée qui offre aux élèves la possibilité d’un repas chaud et le maintien à l’école avec l’amélioration des rendements scolaires, apprécie le maire. Bien d’autres réalisations sont à l’actif du gouvernement dans la localité. Mais en matière d’assainissement, souligne le maire Abdoulaye Alassane Nounhou, Pèrèrè se sent orpheline. Elle souhaite bénéficier de grands travaux du Programme d’action du gouvernement (Pag). Elle est l’une des rares communes du département ne disposant pas d’un seul mètre linéaire de pavé. Elle a aussi besoin d’un programme d’assainissement. « Pèrèrè espère son tour de développement. Nous comptons sur vous pour », a indiqué au chef de l’Etat, le maire. Des atouts, la commune n’en manque pas. Elle revendique plus de cent kilomètres de frontière avec le Nigeria et espère une meilleure connexion avec ce pays voisin à travers des infrastructures routières et de franchissement. Le bitumage de la voie Parakou-Pèrèrè-Nikki est aussi très attendu, de même que des travaux d’assainissement des rues, notamment dans le centre de la commune. Autres doléances, la construction d’un stade omnisports pour faciliter l’épanouissement de la jeunesse et accueillir les grandes rencontres, la restitution des lieux d’histoire en hommage au héros Saka Yérima de même qu’un programme spécial de la réalisation de sa forteresse. « Notre commune fait partie des plus grandes productrices de soja dans le Borgou », a aussi indiqué le maire, sollicitant le concours du gouvernement pour l’identification d’un industriel pour l’implantation d’une usine de transformation. Le secteur éducatif souffre aussi d’un manque d’enseignants au secondaire. Ce déficit concerne toutes les matières notamment les mathématiques, la physique et la chimie. Au niveau du primaire, on note des besoins en salles de classe surtout. Si des dispositions ne sont pas prises à temps, cela pourrait entraver l’avenir des apprenants, prévient le maire. Rendre compte… Le chef de l’Etat a expliqué aux populations dès l’entame de son intervention qu’il est à Pèrèrè pour une reddition de comptes. « Je n’ai pas eu l’opportunité de venir vous rendre compte », souligne le chef de l’Etat qui rappelle ensuite l’importance qu’il accorde à cet exercice. Exercice au cours duquel il est revenu sur les grandes avancées du Bénin, aujourd’hui. Même si des besoins demeurent par endroits, le pays dans son ensemble change, se réjouit-il. « Nous sommes enfin capables de construire notre pays », salue le chef de l’Etat qui a invité les populations de cette commune, la 61e parcourue au cours de son périple, à être les témoins de cette transformation. « Désormais, notre pays est capable de satisfaire tous ses besoins… nous énumérions nos besoins sans avoir la certitude que leur réalisation dépendait de nous-mêmes », soutient le président de la République. Le chef de l’Etat reconnait que rien ou presque n’a pu se faire à Pèrèrè mais il a la certitude que les ouvrages qui se réalisent ailleurs arrivent bientôt dans cette localité. « Une dynamique est en cours et concerne la satisfaction des besoins dans beaucoup de communes de manière qualitative et rapide », a apaisé le chef de l’Etat. Pour lui, il faut constater que le Bénin désormais se construit. Les années à venir donneront l’occasion de faire de plus grandes réalisations, au regard des avancées que le pays a connues ces cinq dernières années. L’énergie, l’eau, la santé, l’éducation… Les secteurs qui préfigurent de la transformation du pays sont multiples et cela ne le réjouit pas moins. Au total « le Bénin a changé, nous avons changé… Les Béninois ont changé… le Bénin est un pays nouveau», salue le président Patrice Talon. Cette renaissance est une œuvre commune, mais aussi un acquis qu’il a invité Pèrèrè et tout le pays à sauvegarder. Il faut noter que le président du Conseil économique et social, les vice-présidents de l’Assemblée nationale, des membres du gouvernement et autres personnalités étaient présents à cette séance. Ce jour, le chef de l’Etat se rendra dans les communes de Karimama, Ségbana et Gogounou. Actualités 08 janv. 2021


Lancement du budget général de l’État exercice 2021: Les instructions et modalités pour exécuter la loi des finances
La mise en œuvre du budget général de l’État exercice 2021 a été lancée à la faveur d’une visioconférence ce jeudi 7 janvier 2021. À l’occasion, les responsables du ministère de l’Économie et des Finances ont mis en exergue les instructions ainsi que les modalités de l’exécution de cette loi des finances pour le compte de l’année 2021. Le top de la mise en œuvre de la loi des finances exercice 2021 a été donné ce jeudi 7 janvier à la faveur d’une rencontre par visioconférence du fait du respect des règles barrières contre la propagation du Coronavirus, par Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre de l’Économie et des Finances. Les acteurs de la chaine de dépenses publiques, les cadres du ministère de l’Économie et des Finances et bien d’autres participants ont pris part à cette rencontre virtuelle. À l’occasion, des instructions ont été données pour exécuter le budget 2021. Rodrigue Chaou, directeur général du budget (Dgb), exposant à l'occasion les instructions et les modalités d’exécution du budget de l’État, gestion 2021, évoque la libération des crédits, la gestion des reports de crédits, un nouveau mécanisme de mise à disposition des fonds au profit des communes. L’interdiction de l'utilisation des fonds publics pour financer les missions d'élaboration des comptes de gestion et les missions d'installation des logiciels y afférents, l’imputation pour compter de l'année 2021 des charges locatives des baux administratifs sur le budget des services bénéficiaires, l’encadrement du processus d’élaboration de la cartographie des risques par les ministères sectoriels, l’obligation de recourir à l’avis préalable de la direction générale du Budget avant le bénéfice d'avantages complémentaires (en numéraire, valeurs inactives, en nature) en cas de cumul de fonctions puis règles d’encadrement des produits de recettes… figurent en bonne place parmi les instructions et modalités de la mise en œuvre du budget de l’État exercice 2021.                                                                   Un budget conforme à la politique budgétaire en cours depuis 2016 Ce budget est équilibré en ressources et en charges à la somme de 2 452,192 milliards de F Cfa et structuré autour des dépenses ordinaires qui s’élèvent à 1068,427 milliards F Cfa et celles en capital de 596,842 milliards de F Cfa. Les charges de trésorerie sont de l’ordre de 671,963 milliards de F Cfa. Le Fonds national des retraites du Bénin et le compte d’affectation spéciale s’élèvent respectivement à 97,000 milliards F Cfa et 17,960 milliards F Cfa. Pour sa bonne exécution, les acteurs de la chaine de dépenses ont reçu comme recommandations de conformer rapidement leur Plan de travail annuel (Pta) au budget ou vice-versa et le rendre disponible à temps. Ils sont invités de le valider et de le publier via le portail web des marchés publics puis enfin de régulariser les ordres de paiement (Op) émis en 2020 ainsi que les dépenses engagées par anticipation dans le secteur de l’éducation et des affaires étrangères, idéalement dans la période complémentaire d’un mois. Hermann Orou Takou, directeur de cabinet, représentant le ministre de l’Économie et des Finances, a rappelé aux acteurs de la chaine de dépense publique que la consommation des crédits du budget gestion 2021 devra suivre les mêmes repères qu’en 2020. « Avec la poursuite de la double commande et son extension aux administrations déconcentrées, vos services respectifs sont appelés à assurer, en plus des opérations classiques de consommation des crédits dans Sigfip, l’entrée des données d’exécution par programme dans le nouveau Système d’information de gestion des finances publiques (Sigfp) », a-t-il assuré. Il les invite à suivre les orientations et directives que les services du ministère leur communiqueront pour la mise en œuvre de l’action publique au titre de la gestion 2021. Pour l’année 2021, la loi de finances est construite à partir du profil défini pour les différents agrégats budgétaires dans la loi de finances rectificative pour la gestion 2020, lequel prend en compte les implications perceptibles de la crise due à la pandémie de la Covid-19. Elle reste conforme aux repères de la politique budgétaire en cours au Bénin depuis avril 2016 tels que la rationalisation de la dépense publique, l’élargissement de l’assiette fiscale, la sécurisation des recettes budgétaires, le renforcement de la transparence des opérations financières publiques, l’efficience, etc. Actualités 08 janv. 2021


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