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Nouvelles

Agenda 2020 du numérique et de la digitalisation: La majorité des activités exécutée malgré le coronavirus
En dépit de la pandémie du coronavirus, la plupart des activités inscrites dans l’agenda 2020 du numérique et de la digitalisation ont été réalisées. Sous l’égide d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, ces projets, déclinés autour de l’accélération du déploiement de l’internet, l’appui aux start-up, l’installation des salles numériques, la dématérialisation de l’administration et autres, ont permis le développement des infrastructures numériques et des services et systèmes d’information sécurisés. Les grands projets inscrits dans l’agenda 2020 du numérique et de la digitalisation lancés, en février dernier, ont été réalisés dans leur majorité malgré la pandémie du coronavirus. Attaché à sa vision de faire du Bénin la plateforme numérique de l’Afrique de l’Ouest, le gouvernement du président Patrice Talon a poursuivi les investissements dans ce secteur sous la dynamique d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. De l’accélération du déploiement de l’internet fixe haut et très haut débit dans les entreprises et les foyers par les Fournisseurs d’Accès internet existants à l’opérationnalisation du Fonds d’Appui à l’entre-preneuriat du numérique, en passant par l’installation des salles numériques dans les établissements d’enseignements secondaires et supérieurs, le projet intégré de transformation numérique des régions rurales (Pitn2r) et la dématérialisation des formalités d’obtention de certaines pièces administratives, plusieurs chantiers ont été exécutés l’année écroulée. En effet, 2020 a démarré sur les chapeaux de roue avec le lancement le 26 mars du portail national des services publics. Accessible sur le site www.service-public.bj, il simplifie et facilite les démarches administratives aux usagers grâce au numérique. Preuve de la volonté du gouvernement de rapprocher les usagers de l’administration, cette plateforme donne accès aux informations relatives à plus de 250 services publics. Depuis onze mois, les usagers de l’administration publique ont accès à des e-services comme l’Extrait du registre du commerce, du permis de construire, du certificat de nationalité, attestation de prise en charge, attestation d’affiliation du Fonds national des retraités du Bénin, l’attestation de jouissance de droit de pension et autres. Face au Covid-19, le gouvernement a autorisé au mois de mai la mise en place de la plateforme e-learning https://etudiant.bj en vue de permettre aux étudiants des universités publiques du Bénin de suivre les cours en ligne. Lancée en juillet, la plateforme e-résultats permet aux candidats aux différents examens et concours d’avoir leurs résultats et leurs relevés de notes plus facilement en ligne. A tout ceci s’ajoutent la plateforme du répertoire électronique des sûretés relatives aux personnes physiques et morales et les initiatives privées grâce aux différents allègements du gouvernement. Les risques pour les populations de payer des faux frais lors de l’accomplissement des formalités d’établissement des passeports et du casier judiciaire sont écartés depuis le 29 juillet 2020 avec le lancement des e-services passeports et e-casier judiciaire. Pour un meilleur usage de ses services, l’Agence des Services et Systèmes d’Information (Assi) a organisé des formations au profit des points focaux des guichets uniques du certificat de nationalité du tribunal de première instance de Cotonou, les juges délégués ainsi que les points focaux des guichets uniques du permis de construire des mairies de Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi et Parakou. Déterminé à offrir des services d’accès à internet, aux ressources et aux contenus numériques aux populations afin de réduire la fracture numérique, le gouvernement a mis en place trois points numériques communautaires haut débit à Tanguiéta, Sèmè-Kpodji et Toucountouna en décembre dernier. L’élaboration des lignes directrices pour l’intégration du numérique dans les plans communaux de développement en vue d’associer davantage les autorités et les populations à la base à l’usage du numérique est effective depuis l’année dernière. Sécurisation des services numériques Avec le développement des services numériques et leur utilisation largement répandue, le gouvernement a fait un pas de géant en octobre dernier en matière de sécurisation du cyberespace béninois en adoptant en Conseil des ministres le décret portant attributions, organisation et fonctionnement de l’organe de contrôle des prestataires de services de confiance numérique en République du Bénin. Ce faisant, il a favorisé l’opérationnalisation de cette structure. Nommés par décret 2020-488 du 7 octobre 2020, les membres du comité de qualification des prestataires de services de confiance de l’organe de contrôle des prestataires de services de confiance numérique en République du Bénin ont été installés par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation en respect du code du numérique en République du Bénin le 7 décembre dernier. La mission a été assignée à certains cadres chevronnés du secteur. Il s’agit de Laurent Marc Layimola, Ouanilo Jérôme Médégan, Serge Laurent Adjovi, Aristide Adjinacou, Olayemi Ahouanmènou, Landry Zola, Claude Olympio et Hervé Coovi Guèdègbé qui ont pour mission de créer les conditions équitables pour tous les prestataires de services de confiance numérique, et de renforcer la confiance des consommateurs lors de l’usage des outils, écrits et transactions électroniques. Leur rôle est d’analyser les rapports d’évaluation de conformité des prestataires de services de confiance, d’informer les autres organes de contrôle en particulier et le public en général, de toutes atteintes à la sécurité ou des pertes d’intégrité des données, de procéder à des audits et évaluations de conformité des prestataires de services de confiance qualifiés et d’accorder ou de retirer le statut « qualifié » aux prestataires de services de confiance et aux services qu’ils fournissent. Soutien aux start-up Prévu dans l’agenda 2020 du numérique et de la digitalisation, le soutien aux start-up en phase d’amorçage ou ayant besoin de fonds de contrepartie à travers l’opérationnalisation du Fonds d’Appui à l’Entrepreneuriat du Numérique (Faen) a été une réalité avec le lancement du financement Oumandera le 9 octobre dernier. Cette initiative vise à aider les jeunes entreprises à démarrer une nouvelle phase du développement de leurs activités en saisissant les nouvelles opportunités qu’offre le numérique. Le Faen s’inscrit dans la vision du gouvernement du Bénin d’asseoir un écosystème viable et solide pour l’entrepreneuriat numérique. Le gouvernement entend créer un environnement d’innovation pour les jeunes pousses du numérique, mettre à leur disposition des outils et ressources favorisant leur transition vers des entreprises prospères et durables et améliorer la visibilité nationale et internationale des start-up béninoises. Le financement Oumandera est destiné également aux jeunes pousses capables de fournir un service ou un produit numérique et faisant une utilisation quantifiable et substantielle de technologie numérique dans la chaîne de valeur dans des secteurs tels que l’agriculture, la santé, le tourisme, l’éducation, les finances, etc. A côté de ces initiatives en faveur des jeunes, toutes les activités habituelles dont la Semaine du numérique se sont déroulées dans le respect des gestes barrières. Partage des connaissances par le numérique Dans le secteur de l’éducation, en plus des salles numériques, la connectivité haut débit sur 10 sites universitaires favorables est une réalité, depuis décembre dernier, avec le lancement du Réseau béninois d’Education et de Recherche (Rber). Les étudiants de la Faculté des Sciences de la Santé, de l’Ecole nationale de l’Economie appliquée et du Management, de l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo (Ens) et de l’Institut de Mathématique et des Sciences Physiques de Dangbo bénéficient des services de cette infrastructure. A travers ce réseau, le gouvernement du président Patrice Talon offre l’opportunité à plus de 90 000 étudiants d’avoir accès à internet, à la documentation, aux cours en ligne et au savoir en général dans les mêmes conditions que leurs camarades des prestigieuses universités d’Europe et d’Afrique interconnectées. Toutes choses qui ouvrent nos universités aux centres de recherche et au monde pour favoriser le partage de connaissances à travers le numérique. La Tnt bientôt une réalité Depuis octobre 2020, plusieurs actions ont été posées en vue de l’avènement de la télévision numérique terrestre au Bénin dans les prochains mois. En effet, après l’acquisition et l’installation des équipements pour la collecte, la transmission et la diffusion des signaux numériques, la mise en place du cadre juridique et du plan de communication, le gouvernement a retenu l’option dite « Free to air » pour permettre aux populations de s’approvisionner librement en décodeurs et accessoires de réception auprès des distributeurs. Une modalité qui offre l’avantage d’un signal non crypté, avec des programmes de base « en clair », c’est-à-dire accessibles gratuitement. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a prévu des mesures d’accompagnement et d’encadrement telles que l’exonération des droits de douane et de la Tva, l’obligation d’homologation, ainsi que la fixation d’un prix plafond pour la vente des décodeurs et équipements de réception d’entrée de gamme. Aussi, une note stratégique relative au lancement de la Tnt au Bénin a été approuvée et les ministres concernés ont été instruits pour accomplir toutes les diligences nécessaires. En vue de l’exécution de cette feuille de route, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a rencontré les différentes parties impliquées dans la mise en œuvre de ce projet phare du gouvernement à savoir le président de la Haac, les opérateurs économiques, les prestataires des organes de presse et autres. Actualités 06 janv. 2021


Norbert Boccace Kanhounon, Sg du Mtfp, sur les nouveaux horaires « Les vraies raisons et avantages de la réformes »
L’administration publique met en œuvre, depuis hier 4 janvier 2021, les nouveaux horaires de travail fixés par le gouvernement. Norbert Boccace Kanhounon, secrétaire général du ministère du Travail et de la Fonction publique, justifie la pertinence d’une décision qui, selon ses dires, vise le bonheur des travailleurs et leur épanouissement. Dans cette interview, il est revenu sur les avantages de la mesure pour l’Etat et les agents, sans occulter les sanctions en cas de retard dûment constaté. La Nation : Qu’est-ce qui a motivé le réaménagement des horaires de travail dans l’administration publique ? Norbert Boccace Kanhounon : La ministre du Travail et de la Fonction publique a commandité une étude sur les anciens horaires de travail en vigueur depuis 1984. En premier lieu, les études ont montré que l’amplitude horaire de 2 h 30 minutes de pause est trop longue. L’organisme humain fonctionne comme un moteur diésel. Lorsqu’on le met au repos pendant longtemps, il lui est difficile de reprendre aussitôt. Deuxièmement, nous avons procédé à une étude comparée dans quinze pays au niveau de la sous-région. Aucun des quinze pays ne pratique 2 h 30 minutes de pause. En plus, l’étude a révélé que pendant les 2 h 30 minutes de pause, les climatisations, les caméras et les lampes sont allumées. Donc il y a une consommation massive d’énergie électrique. Ce qui constitue une perte pour l’Etat. Troisièmement, l’étude a montré que les anciens horaires ne permettent pas la cohésion sociale parce que les parents sortent très tard alors que les enfants de la maternelle et du primaire sortent tôt. On ne sait pas ce qu’ils font avant que les parents rentrent à 21 heures, 22 heures ou minuit. Dans ce cas, il est difficile de suivre leur cursus scolaire. Qu’est-ce qui change essentiellement dans les nouveaux horaires ? L’étude a proposé une série de réaménagements et le Conseil des ministres, après avoir avisé, a décidé de réduire la pause d’une heure entre 12 h 30 et 15 h de sorte qu’à partir du 1er janvier 2021, l’administration rouvre ses portes à 14 heures dans l’après-midi. Ainsi, les matins, il n’y a pas de changement, c’est de 8 heures à 12 h 30 et dans l’après-midi, c’est de 14 heures à 17 h 30. Les agents de l’administration publique qui sont parents auront le temps de vite rentrer pour s’occuper de leurs enfants, se reposer un peu et renouveler leurs forces afin de bien reprendre le lendemain. Y a-t-il des dispositions pour vérifier l’effectivité de la réforme ? Nous avons mis en place un dispositif de contrôle de présence. Les matins, tous les agents des ministères doivent émarger dans ce que nous appelons le registre de présence et les responsables hiérarchiques sont chargés de fermer ces cahiers les matins à 8 heures et quart au plus tard. Les soirs à 14 h, tous les agents doivent encore émarger pour prouver leur présence et les responsables sont chargés de contrôler et de fermer le cahier à quatorze heures et quart. Cela s’appelle le contrôle hiérarchique et ce contrôle est systématique. Les responsables directs des agents, eux aussi, sont contrôlés. Nous allons mettre en pratique ce contrôle hiérarchique pendant un certain temps et les inspections générales des ministères vont être déployées pour contrôler l’effectivité du respect des nouveaux horaires de travail dans l’administration publique béninoise. Quelles sanctions risquent les agents contrevenants ? La loi est claire. Le statut général de la fonction publique prévoit les sanctions en cas de retard. Lorsque vous faites deux retards dans une même semaine, on vous flanque une demande d’explication et lorsque la justification n’est pas convaincante, vous endossez les responsabilités. Lorsque c’est répétitif, il y a des sanctions prévues. Ces sanctions sont graduelles. C’est pour éviter d’en arriver là que nous sensibilisons les agents. Il y a eu de la sensibilisation sur toute l’étendue du territoire national. Nous avons rencontré les commissions administratives départementales, nous sommes allés vers les honorables députés, ainsi qu’au niveau de toutes les couches socio-économiques de notre pays. Nous allons poursuivre cette sensibilisation. Nous passons de bureau en bureau pour exhorter les agents à se conformer aux nouveaux horaires de travail. Mais d’ici à trois mois, je crois que les sanctions vont être appliquées sans état d’âme à l’égard de ceux qui ne respecteraient pas les nouveaux horaires. N'est-ce pas un nouveau programme qui s’impose aux agents de l’administration publique ? Si les nouveaux horaires sont considérés comme un nouveau programme, je crois que ce nouveau programme est le bienvenu, parce que ces horaires règlent plusieurs problèmes. D’abord, le problème de santé des agents eux-mêmes qui restent longtemps au bureau avec un temps de repos qui ne cadre pas avec le fonctionnement de l’organisme. Ensuite, ces horaires sont avantageux parce qu’ils permettent aux parents de rentrer tôt et de s’occuper de la vie scolaire de leurs enfants. C’est fondamental parce que les enfants constituent l’avenir de la nation. Une société se forme déjà à partir de la maison. Cette réforme donne aux parents le temps de s’occuper de leurs enfants. Je crois que c’est important. Enfin, ce réaménagement horaire a un intérêt économique certain pour l’État. L’étude a démontré que par an, en termes d’intérêts cumulés, l’Etat peut faire jusqu’à 26 milliards F Cfa de bénéfice sur l’utilisation de l’énergie électrique et autres. Actualités 05 janv. 2021


Département du Zou : Le préfet interdit la consommation de la Chicha
Le préfet du département du Zou, Firmin Kouton, interdit la consommation de la Chicha et instruit les forces de l'ordre à l'effet de veiller au respect strict de la mesure. Dans l'arrêté préfectoral n°12/002/Pdz/Sgd/Sa en date du 04 janvier 2021, signé par le préfet du département du Zou, Firmin Kouton, la consommation de la Chocha n’est plus la bienvenue dans les lieux ouverts au public. Ces lieux indiqués par l’autorité préfectorale sont les débits de boissons, les maquis, les boîtes de nuit, les restaurants et tous autres lieux de manifestations publiques. Il est interdit de consommer la Chicha tant prisée par les jeunes en quête de satisfaction ou de soulagement dans les lieux indiqués. Pour l’application effective de cet arrêté, le préfet a instruit les directeurs départementaux de la Police républicaine, du Cadre de vie et du Développement durable, de la Santé et les maires des communes du Zou à l’effet de veiller au respect strict de la mesure qui prend effet à compter de ce jour lundi 4 janvier 2021.   Actualités 04 janv. 2021


Championnats d’élite de football 2020-2021: Les clubs en compétition dès le 30 janvier prochain
Compétition phare de la Fédération béninoise de Football, le championnat d’élite nouvelle formule saison 2020-2021 démarre, samedi 30 janvier prochain. Seuls les 34 clubs de Ligues 1 et 2 ayant participé aux championnats précédents et régulièrement constitués en société de gestion sportive ou ayant une convention de gestion sportive avec une société sportive pourront prendre part à ce tournoi. La Ligue de Football du Bénin a informé les présidents des clubs d’élite du démarrage dès le samedi 30 janvier prochain du championnat d’élite nouvelle formule saison 2020-2021. « Conformément aux décisions de l’Assemblée générale extraordinaire de la Fédération béninoise de Football (Fbf) du 22 décembre 2020 à Grand-Popo, j’ai l’honneur de vous informer que les championnats d’élite nouvelle formule saison 2020-2021 démarrent le samedi 30 janvier 2021 », précise la correspondance en date du 30 décembre dernier. En prélude à ces championnats, la première période d’enregistrement des joueurs s’est ouverte, depuis samedi 2 janvier dernier, et sera close, samedi 30 janvier prochain. Cette période unique d’enregistrement nécessite un transfert par Tms et les opérations se dérouleront sur la plateforme « Fébéfoot-Connect ». Ainsi, les 34 clubs de Ligues 1 et 2 ayant participé aux championnats saison 2019-2020 annulés à cause de la pandémie de Covid-19 et régulièrement constitués en société de gestion sportive ou ayant une convention de gestion sportive avec une société sportive sont attendus pour s’inscrire à ces championnats professionnels saison 2020-2021. Ces clubs reconnus par la Fbf devront déposer auprès du secrétariat de la Ligue de Football du Bénin un dossier d’engagement au plus tard le 20 janvier prochain. Au nombre des pièces à fournir figurent une demande d’engagement de participation au championnat professionnel de football saison 2020-2021, une copie des statuts, du règlement intérieur actualisé et du registre de commerce de la société sportive, une copie de la convention de gestion avec la société sportive, une liste des membres mandatés pour représenter le club auprès de la Ligue de Football du Bénin et des autres structures de la Fbf et une preuve de propriété d’installations sportives, d’agrément de gestion d’un stade ou d’une attestation de domiciliation de stade délivrée par le gestionnaire de l’infrastructure sportive concernée. « Par ailleurs, les clubs éligibles doivent satisfaire à un cahier des charges de la Fbf», conclut cette lettre signée par Pamphile Zomahoun, président de la Lfb. Sports 04 janv. 2021


Tournoi Ufoa B U17: 24 Écureuils sélectionnés pour défendre les couleurs nationales
Au terme de six semaines de stage de préparation fait de matchs amicaux et des séances d’entrainements, Urbain Honfo, sélectionneur des Ecureuils U17 a dévoilé ce week-end la liste définitive des joueurs retenus pour l’expédition togolaise. Cet effectif est composé de jeunes joueurs venus des centres de formation de football nationaux et africains. Logé dans le groupe A aux côtés du Niger, du Togo et du Burkina-Faso, le Bénin entre en lice, mardi 5 janvier prochain face au Burkina-Faso, au stade Kégué de Lomé dans le cadre du tournoi Ufoa B U17. A quelques jours du départ de la sélection nationale pour la capitale togolaise, Urbain Honfo a rendu publique une liste de 24 joueurs retenus pour défendre les couleurs nationales. La plupart des jeunes Écureuils sélectionnés proviennent des centres de formation au plan national et sous-régional à savoir : As Lagarde, Saint Louis Académie, New Star, Kabongo, Réal Sports, Alodo Sport, Bénin Foot Académie, Dimension Foot, Afrique Espoir, Asso Atacora, Tanéka, Asefa et autres. Ils sont retenus après six semaines de stage de préparation ponctuées de matchs amicaux et de séances d’entraînements. Le capitaine de cette formation, Ouorou Yamirou et ses coéquipiers ont livré quatorze matchs amicaux soldés par onze victoires, un nul et deux défaites. De sources proches du staff technique de l’équipe, tous les joueurs retenus pour le tournoi satisfont aux exigences de l'Irm. Toutes les formalités administratives et autres démarches au niveau des autorités ont été accomplies avec rigueur et dans les délais. La délégation va rallier Lomé dans les prochaines heures avec pour objectif la qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations (Can) de leur catégorie. Disqualifié de la compétition pour tricherie sur les âges en 2018, le Bénin affiche une bonne image avec cette fois-ci de jeunes joueurs. Signalons que le tournoi de l’Ufoa U17 s’ouvre demain mardi 5 janvier avec le match entre le Niger et le Togo. Liste des joueurs retenus 1- Kocou Martial Ruben Amoussouvi (As Lagarde) 2- Adébayo Hugues Agboessi (Saint Louis Académie) 3-Abdallath Baboni (Alodo Sport) 4-Thobias Olmeta Dagbéyonhou Kinde (As Lagarde) 5-Oulilon Dine Gnanta (Saint Louis Académie) 6-Abramane Sadjomoha (Saint Louis Académie) 7-Abdou-Faridou Arouna (Saint Louis Académie) 8-Abdoul-Wakilou Yacoubou (Kabongo) 9-Faouzi Cossi (Bénin Foot Académie) 10-Yamirou Ouorou (Saint Louis Académie) 11-Sonagnon Judicaël Trekpo (Ad) 12- Prince Eddy Babatoundé Gnonlonfoun (New Star) 13- Tchedji Mariano Zannou (As Lagarde) 14-Missibaou Dramane (Parakou) 15-Moustapha Seidou (Réal Sports) 16-Siergio Donald Boco (Saint Louis Académie 17-Aboudou Rakibou Idrissou (Dimension Foot) 18-Fréjus Jacob Emmanuel Olushola Coffi (Saint Louis Académie) 19- Moutahanlib Sadikou (Uss Kraké) 20 -David Julado Dassagaté (Tanékas) 21-Abdou Fawaz Tamou Nanti Gossi (Afrique Espoir) 22 -Houdou Sinagnissire (Afrique Espoir) 23-Drogba Malik Alehery Radji (Asso Atacora) 24-Mouhoussinou Bawa (Asefa) Sports 04 janv. 2021


6e édition du Festival Eclosions urbaines à Porto-Novo: Entre rénovation des places Vodun et développement du tourisme
Le Festival Eclosions urbaines initié par le Centre culturel, artistique et touristique Ouadada, s’attèle, depuis six ans, à sauvegarder et valoriser le patrimoine matériel de la ville capitale. Cette année, c’est la place Sakpata Dohami qui a été rénovée à l’occasion de ce grand rendez-vous culturel. Spectacles, ateliers, expositions et conférences-débats ont également meublé le programme de la 6e édition du festival, qui s’est déroulée du 1er novembre au 31 décembre 2020. Une place rénovée, pour Gérard Bassalé, directeur du Festival Eclosions urbaines, est comme un œuf qui a éclos. « C’est donc la vie qui éclot, c’est le patrimoine qui éclot… », explique ce dernier, très enthousiaste. Historien d’art de formation et grand passionné de la culture, Gérard Bassalé dirige depuis plus d’une dizaine d’années le Centre culturel, artistique et touristique Ouadada à Porto-Novo. L’idée de créer un festival qui valorise les cultes endogènes au Bénin est partie d’une étude scientifique qu’il a réalisée sur les places Vodun dans la ville capitale. D’après cette étude, la plupart des espaces publics de la ville de Porto-Novo sont en réalité des places Vodun qui appartiennent à des collectivités locales. Mais au fil du temps et avec l’urbanisation, ces places tendent à disparaître, emportant avec elles, aussi bien le patrimoine matériel qu’immatériel de la ville de Porto-Novo. Le projet Eclosions urbaines, porté aujourd’hui par de nombreuses institutions partenaires telles que l’Agence française de Développement (Afd), l’Agglomération de Cergy-Pontoise, la Métropole de Lyon… ambitionne de rénover et de mettre en circuit touristique une série de vingt places Vodun à Porto-Novo. En six ans d’exécution des travaux, Sakpata Dohami est la neuvième place Vodun rénovée. Le site a été complètement transformé en l’espace de deux mois (novembre à décembre 2020) qu’aura duré le festival. L’assainissement de la zone d’une façon générale a été pensé. Plusieurs puisards ont été construits dans les maisons environnantes pour accueillir les eaux usées autrefois déversées ici et là dans la rue. Désormais, c’est un joyau patrimonial aux couleurs locales qui se dresse, majestueux, au milieu de la place à Houinmè Château. De quoi émerveiller les touristes en visite sur le site à Porto-Novo. « Asseoir le développement du tourisme sur le patrimoine Vodun » « En rénovant les places, c’est une manière de donner l’opportunité aux touristes d’accéder au patrimoine Vodun très préservé », confie Gérard Bassalé. Le directeur du festival est convaincu qu’il faut plutôt s’appuyer sur ce patrimoine pour développer le tourisme au Bénin. C’est pourquoi, sur les espaces Vodun qu’il rénove, les touristes ont accès à toutes les divinités présentes : les Lègba, Tolègba, Dan, Sakpata jusqu’aux arbres sacrés. Ce qui permet par la même occasion de démystifier ce culte souvent mal perçu par les non-adeptes ou même pris pour de la magie noire par les occidentaux. Or, à en croire Gérard Bassalé, il n’en est rien. « Le Vodun est lié à la nature, à la forêt, c’est pour cela qu’on parle d’ailleurs de forêt sacrée. Donc le Vodun en fait, préserve l’environnement », explique l’historien d’art qui ne manque pas aussi de souligner la place importante de la femme dans ce culte. C’est ce qui justifie, dira-t-il, le thème ‘’Femme et Pouvoir’’ choisi pour la 6e édition du festival cette année. A travers ce thème, les promoteurs du festival voudraient insister sur la place importante qu’occupe la femme dans le panthéon Vodun, contrairement aux religions monothéistes importées où les femmes sont écartées. Elles ne peuvent ni célébrer la messe, ni occuper des fonctions importantes. Or, dans le culte Egungun par exemple qui est le culte des revenants, c’est nécessairement une femme du nom de Iya Allatchè qui lance le rituel. Il en est de même pour le culte dans l’autel des morts appelé Yohô. Seule la « Tangni non » peut officier la messe et prier sur les « assins » qui sont en fait les symboles représentatifs des morts dans l’autel. Ce sont-là autant d’exemples que citera le promoteur culturel béninois pour démontrer le pouvoir de la femme dans le culte Vodun. De plus, il soulignera que 95 à 99 % des adeptes de la place rénovée Sakpata Dohami sont des femmes. Outre la place Sakpata Dohami à Houinmè, les places jumelles à Adjina ont été également visitées par les douze artistes sélectionnés dans le cadre de l’édition 2020 du Festival Eclosions urbaines. Sur cette place, de part et d’autre des escaliers, ils ont créé de nouvelles œuvres qui resteront exposées comme à l’accoutumée, jusqu’à la prochaine édition du festival en 2021. Les autres activités qui ont meublé le festival cette année, concernent entre autres, les ateliers d’écriture de conte et de composition musicale, les spectacles, les conférences-débats, les vernissages et expositions. Y ont pris part les autorités locales, ambassadeurs, et autres figures du monde de la culture et du tourisme tels que Luc Raimbault, directeur de l’Office du tourisme de Cergy-Pontoise en France. Par Mariam TIKADA (Coll. ext.) Culture 04 janv. 2021


Weworld/Promotion de l’éducation: Le projet Apprendre II clôturé avec des acquis élogieux
Le projet Agir pour la promotion d’une école nouvelle pour les droits et la réussite des enfants (Apprendre) phase II financé par l’Ong internationale Weworld est arrivé à terme. Les acquis des trois années d’activités ont été présentés, ce mercredi 30 décembre, aux parties prenantes, toutes fières des résultats atteints et des impacts positifs du projet. 1er octobre 2017-30 décembre 2020. Le projet Agir pour la promotion d’une école nouvelle pour les droits et la réussite des enfants (Apprendre) phase II ferme ses 39 mois d’activités. L’heure était au bilan ce mercredi, dernier jour de vie du projet. L’Ong internationale Weworld qui finance le projet a mobilisé toutes les parties prenantes pour passer en revue le chemin parcouru et les perspectives. Occasion pour le chef projet Olympe Dossa de rappeler l’objectif général du projet à savoir contribuer à garantir l’accès aux droits fondamentaux des enfants de 10 villages des communes d’Akpro-Missérété et Avrankou dans l’Ouémé et Ifangni, Sakété, Kétou, Pobé et Adja-Ouèrè dans le Plateau. Le projet vise spécifiquement à renforcer les mécanismes scolaires et communautaires de promotion des droits des enfants dans les deux départements cibles. Les réalisations du projet ont pris en compte trois volets à savoir Education, Protection de l’enfance et Santé Nutrition. Dans le secteur de l’Education, le projet a permis de construire ou de réfectionner des modules de classes et de latrines au profit des écoles maternelles notamment à Pobé et à Avrankou, de doter des écoles en petites tables et chaises ainsi qu’en matériels pédagogiques et ludiques. Le projet a eu également à son actif plusieurs autres acquis, notamment la mise en place de cours de rattrapage pour 195 enfants de Cm2 chaque année, le renforcement des capacités de 155 membres de l’Association des parents d’élèves (Ape) dans la gestion des écoles et le suivi des enfants. En matière de Protection de l’enfance, Olympe Dossa évoque entre autres la réalisation de 60 campagnes de sensibilisation communautaire aux droits des enfants à la santé sexuelle et reproductive ; le renforcement des capacités de 215 enseignants sur la prévention des violations des droits des enfants ; la création de fonds au profit de 80 ménages en difficulté ; le retrait et la distribution de 1 015 actes de naissance aux enfants dépourvus de jugements dans les 10 écoles cibles. Revenant au volet Santé Nutrition, le projet a permis de réaliser un état des lieux sur la situation nutritionnelle des écoliers dans les écoles d’intervention, la distribution de 10 770 kg de farines enrichies au profit de 700 enfants en moyenne dans les écoles maternelles, la création de six jardins scolaires suivie de formation des comités de gestion et des femmes des groupements sur les techniques de mise en jardins et la réalisation de campagnes de déparasitage et de suivi de la croissance des enfants. Vivement Apprendre III ! Le projet a par ailleurs réalisé des spots radio de sensibilisation sur la scolarisation et sur les thématiques de lutte contre le trafic des enfants, la maltraitance des enfants, les violences faites aux femmes, le mariage précoce. Il a aussi distribué plus de 5 000 cache-nez réutilisables aux apprenants des écoles cibles dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19. Weworld a été appuyé dans la mise en œuvre de ces trois volets par des Ong partenaires, en l’occurrence Fadec, Autre Vie et Played. Le représentant Pays de Weworld, Charline Corbier, se réjouit du bilan des réalisations présenté. Ce qui témoigne, à l’en croire, de toute la pertinence du projet. Elle a été davantage sidérée de constater que le projet a permis de booster le taux de réussite au Certificat d’études primaires (Cep) dans les 10 écoles cibles qui est passé de 70 % à 83,6 % sur les trois années. Mieux, le taux d’abandon scolaire a drastiquement chuté, passant de 15 % avant le début du projet à 8,36 % à la fin d’année scolaire 2019. « Les résultats préliminaires du projet sont encourageants et nous invitent d’autant plus à défendre cette approche et cette vision, pour le renouveler, voire l’étendre à des zones non ciblées jusqu’ici », promet la représentante Pays. Le représentant du directeur départemental des Enseigne-ments maternel et primaire de l’Ouémé, Ambroise Dangbénon, souhaite vivement l’avènement de cette phase III du projet et son extension aux écoles non couvertes. Car, selon lui, c’est un projet complet qui sème le développement à la base et la promotion de l’éducation. Un constat que partagent les autres acteurs du projet, notamment les groupements de femmes et les écoliers bénéficiaires, qui réclament tous le renouvellement de l’initiative. Société 31 déc. 2020


Bilan des réformes au Maec:Les patrons de presse entretenus sur les succès de la politique étrangère
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), a offert, hier mercredi 30 décembre à son cabinet, un déjeuner de presse en l’honneur des patrons des médias. Occasion pour lui d’échanger avec ces derniers sur les actions menées par son département ministériel en matière de politique étrangère et de partager les résultats atteints depuis 2016. Les différentes réformes entreprises en matière de politique étrangère par le gouvernement du président Patrice Talon ont été présentées aux patrons de presse, hier mercredi 30 décembre à Cotonou par le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci. C’est au cours d’un déjeuner de presse qui s’inscrit dans une tradition instaurée par l’autorité ministérielle depuis 2016. Lors des échanges, des explications ont été apportées par le chef de la diplomatie béninoise sur certaines réformes telles que le réaménagement de la carte diplomatique, la réduction des effectifs au sein des missions diplomatiques et consulaires, le nouveau système de gestion du Hadj de même que la systématisation de l’utilisation des boites électroniques professionnelles. D’autres points ont également été abordés comme l’organisation des sessions d’immersion des ambassadeurs et des agents affectés au poste, la délivrance de lettres de missions aux chefs de missions diplomatiques et consulaires, de même que l’utilisation accrue des technologies de l’information et de la communication afin de dématérialiser les processus et d’accélérer la circulation de l’information et la réactivité du ministère pour plus d’efficacité et d’efficience. Succès diplomatiques Les réformes engagées ont apporté du succès au Bénin sur le plan diplomatique. Ces succès ont de même été rappelés aux patrons des médias au cours de ce déjeuner. On peut citer la restitution des biens culturels, le placement des cadres béninois au sein des organisations internationales, la lutte contre les faux médicaments marquée par l’intervention du président de la République à Genève sur la question, le plaidoyer pour l’amélioration de la perception du risque à l’égard des pays africains et la soutenabilité de leur dette. Outre ces succès, l’on peut retenir la participation active du Bénin aux assises internationales de haut niveau, aux grands débats mondiaux et aux réunions statutaires des organisations internationales et sous-régionales d’intégration dont l’Organisation des Nations Unies, l’Organisation mondiale de la Santé, l’Union africaine, l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Le Bénin a été aussi élu dans les instances dirigeantes des organisations internationales et a participé activement aux prises de décisions au sein des organisations internationales. Parlant de l’intégration régionale, le Bénin a également oeuvré pour la lutte contre le terrorisme dans le cadre de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, la promotion de la libre circulation des personnes et des biens. En ce qui concerne son positionnement sur la scène politique internationale, le Bénin a tenu régulirement des rencontres avec le corps diplomatique. Il participe aux opérations de maintien de la paix. Dans le cadre de l’assistance aux Béninois de l’extérieur, les déligences ont facilité, au cours de ces quatre dernières années, la délivrance de passeports biométriques aux Béninois de l’extérieur et réduit les délais de leur délivrance. Le Maec a de même contribué au rapatriement de plusieurs Béninois vivant à l’étranger et à la lutte contre le trafic des êtres humains. Actualités 31 déc. 2020


Nouvelle année 2021:Sous le signe de l’espérance chez les catholiques
L’Eglise catholique se prépare à entrer dans la nouvelle année avec foi et espérance en dépit du contexte difficile de la Covid-19. Pour les pères Hubert Kèdowidé, directeur diocésain de la communication, et Joël Chanhoun, aumônier diocésain de la jeunesse, les chrétiens catholiques vont aborder 2021 dans la dynamique de ceux qui sont faits pour l’éternité, dans la paix et la prière. Hubert Kèdowidé, directeur diocésain de la communication:« C’est très important de commencer l’année nouvelle par Marie» « Pour l’Eglise catholique, l’entrée dans l’année nouvelle n’est jamais liée à une condition humaine, à une maladie ou à un drame. C’est déjà arrivé que, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, qu’il y ait une crise politique ou une catastrophe naturelle, mais nous entrons toujours dans l’année nouvelle remplis d’espérance. C’est le Christ qui apporte l’espérance et l’Eglise catholique a l’habitude de faire l’octave de Noël, ponctuée de huit jours d’action de grâce et de bénédiction à la suite de la naissance du Christ qui nous accorde la renaissance. C’est pour cette raison que même au cœur du drame, cette naissance prend une signification nouvelle parce que le Christ est le soleil levant, la lumière divine qui nous guide. Etant la nouvelle vie et notre rédemption, nous entrons dans l’année nouvelle dans la dynamique que notre vie va être renouvelée grâce au sauveur et au rédempteur. Durant huit jours à compter de la veille de la nativité du Seigneur, nous poursuivons l’action de grâce en chantant gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. Nous concluons l’octave par la célébration du 1er janvier que nous dédions à Marie, mère de Dieu. C’est très important de commencer l’année nouvelle par Marie car, elle est la femme de foi. C’est elle qui a permis à la parole de prendre corps et au verbe de prendre chair. Marie commence l’année avec nous en tant que mère de Dieu et par la filiation divine, elle devient également notre mère. Le message de Jésus sur la croix renseigne bien à propos : « Jean, voici ta mère. Marie, voici ton fils ». Nous sommes des fils et filles bien-aimés de Marie. Nous commençons donc l’année par Marie, avec Marie, imitant la foi de Marie. Cette foi imperturbable, quelles que soient les saisons de notre vie. Nous restons dans l’espérance comme Marie, car rien ne nous trouble parce que nous croyons en celui qui va renouveler notre vie et l’éclairer. De façon pratique, la célébration du nouvel an commence toujours par une veillée de prières qui peut prendre la forme de la récitation et de la méditation du chapelet entrecoupée de prières ou des chants d’action de grâce. C’est une manière pour le peuple de Dieu de remercier le Seigneur de lui avoir permis de vivre l’année en dépit des épreuves. Nous concluons par l’Eucharistie. Nous entrons dans l’année nouvelle en acceptant le fils de Dieu, le prince de la paix. C’est pour cette raison que le 1er janvier est non seulement la fête de Marie, mère de Dieu et notre mère, mais aussi la Journée mondiale de prière pour la paix. Le Pape François fera sa bénédiction urbi et orbi, à Rome et au monde entier pour implorer la paix et la sérénité. Nous ne sommes plus un peuple qui passe et trépasse. Nous sommes faits pour l’éternité ». Père Joël Chanhoun, aumônier diocésain de la jeunesse :«Travailler à remplacer l’amour du pouvoir par le pouvoir de l’amour » Le coronavirus a montré la fragilité de notre humanité, de toutes les théories mettant l’homme au-dessus de tout, sans aucune référence au créateur. Pour sa part, l’Eglise catholique appelle l’humanité à l’espérance en cette période de grande crise. L’espérance n’est rien d’autre que l’optimisme chrétien. Elle permet à l’homme de rester solide dans la foi, pleinement assuré des promesses de Dieu. L’espérance est cette force qui nous tire audacieusement vers l’avant, la nouveauté, le changement, vers l’inédit. L’espérance est orientation et guide sur le chemin de la vie et l’audace sur les sentiers de l’avenir. En invitant à l’espérance, l’Eglise réaffirme sa vision selon laquelle l’avenir se trouve dans le présent. L’avenir est le fruit des décisions personnelles et collectives que nous prenons jour après jour. Par nos activités et nos engagements qui vont dans le sens de plus d’humanité, nous travaillons à un monde plus juste et fraternel. Une telle vision de l’avenir ne doit pas nous voiler la réalité dans ses aspects les plus durs, avec son cortège d’aliénation, d’oppression et de mort. Pour entrer dans cette nouvelle année, nous sommes invités à un surcroît dans nos vies personnelles et dans nos engagements collectifs. Cela comporte une volonté de décider de partager le meilleur de nous-mêmes, une bonne dose de courage pour contester certaines valeurs du monde actuel. Nous devons travailler à remplacer l’amour du pouvoir par le pouvoir de l’amour et nous mettre au service des plus pauvres et des petits. Société 31 déc. 2020


Parlement: La loi organique sur la Cour des comptes adoptée
Par 49 voix pour, 00 contre et 00 abstention, l’Assemblée nationale a adopté ce mercredi 30 décembre, la loi organique n°2020-38 sur la Cour des comptes en République du Bénin. Cette haute juridiction financière va remplacer désormais la chambre des comptes logée à la Cour suprême. Plus rien ne bloque dorénavant l’installation de la Cour des comptes au Bénin instituée par la loi n°90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin révisée par la loi n°2019-40 du 7 novembre 2019. La loi organique y afférente a été votée ce mercredi par l’Assemblée nationale. Le texte est composé de 91 articles subdivisés en quatre titres. Il traite des dispositions générales, des compétences et attributions de la Cour, de la composition, de l'organisation et du fonctionnement de la Cour, du Conseil supérieur des comptes sans oublier les dispositions transitoires et finales. La loi adoptée par 49 voix pour, 00 contre et 00 abstention, va permettre à la Cour des comptes de disposer d'un texte pour son fonctionnement en vue d'une bonne gestion des ressources financières de l'État. Cette institution supérieure de contrôle des finances publiques répond aux normes établies par l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et l'Organisation internationale des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (Intosai), précise le rapport de la Commission chargée des Lois qui a étudié en avant-première le projet de loi transmis par le gouvernement. Outre les attributions dévolues à la Chambre des comptes de la Cour suprême, la loi organique de la Cour des comptes tient compte des nouvelles compétences conférées à la juridiction financière par la loi organique n°2013-14 du 27 septembre 2013 relative aux lois des finances. Il s'agit de la Certification des comptes des organismes publics, des avis sur les rapports annuels de performance, sur le système de contrôle interne, du dispositif de contrôle de gestion et de la qualité des procédures comptables. La loi fixe le siège de la Cour des comptes à Porto-Novo mais elle peut toutefois être déplacée en cas de besoin partout sur le territoire national. Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou a félicité ses collègues pour l’endurance et l’assiduité dont ils font preuve, depuis le début de la huitième législature, chaque fois quand il s’agit de l’examen des lois majeures comme celle sur la cour des comptes. Selon lui, ce texte fera tache d’huile notamment dans le cadre de la lutte contre la corruption, l’assainissement des finances publiques et de la transparence budgétaire. Tout cela ne fera que booster le développement du Bénin, se réjouit Louis Vlavonou. « Les Béninois ont appris désormais à être sains et à avoir la crainte du bien public. Nous serons désormais des Béninois de type nouveau toujours prêts au sacrifice », poursuit le président de l’Assemblée nationale. L’examen et l’adoption de cette loi ont connu la présence du ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Quenum, représentant le gouvernement. Actualités 31 déc. 2020


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