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Nouvelles

PartiCiP II / Entretien avec Martin Vihoutou Assogba et Blanche Clarisse Sonon: « Grâce au Programme PartiCiP, la gouvernance locale s’est nettement améliorée au Bénin »
Après huit années de mise en œuvre dans les communes du Programme de participation citoyenne aux politiques publiques au Bénin (PartiCiP I & II), l’heure est au bilan au niveau de l’Ong Alcrer et de Social Watch Bénin, les deux structures d’exécution de ce programme mis en œuvre grâce à l’appui technique et financier de l’Ambassade des Pays-Bas près le Bénin. Entretien avec Martin Vihoutou Assogba et Blanche Clarisse Sonon, les responsables du Comité de Pilotage et de Suivi (Cps) du programme. La Nation : Amorcé en décembre 2012, le Programme PartiCiP arrive à terme ce 31 décembre 2020. Quel sentiment vous anime après ces huit années d’exécution de ce programme de gouvernance ? Martin Vihoutou Assogba : En ma qualité de président du Comité de pilotage du Programme PartiCiP, je puis vous dire que c’est un sentiment de grande satisfaction mais aussi de profonde reconnaissance qui m’anime. En ce moment où nous arrivons au terme de la seconde phase du Programme PartiCiP, nous pouvons dire que Alcrer et Social Watch Bénin ont honoré leur engagement vis-à-vis de leur partenaire technique et financier mais aussi de notre pays, le Bénin en apportant une contribution significative à l’amélioration de la qualité de la gouvernance à la base. Ce n’était pas gagné d’avance mais avec la détermination et l’engagement de toutes les parties prenantes que sont les Cellules de Participation citoyenne (Cpc) - nos bras opérationnels dans les communes -, les élus locaux, l’administration communale, les services déconcentrés de l’Etat, les préfectures, les populations mais aussi le partenaire financier qu’est l’Ambassade des Pays-Bas, nous sommes parvenus à impulser une nouvelle dynamique en matière de gouvernance dans les communes. Nous notons avec satisfaction que la Société civile locale a été fortement aguerrie grâce à PartiCiP pour pérenniser la veille citoyenne, que les élus locaux ont bénéficié de nouveaux outils et approches pour garantir une plus grande transparence dans la gestion des affaires publiques locales et favoriser une meilleure implication des citoyens au processus de développement de nos communes. Quels sont les résultats obtenus grâce à la mise en œuvre de PartiCiP dans les communes du Bénin ? Blanche Clarisse Sonon : Ils sont nombreux et font notre fierté. Au niveau des citoyens, l’accès à l’information s’est amélioré et leur présence est plus remarquable aux sessions des conseils communaux au cours desquelles les décisions sont prises pour le développement local. Grâce au Budget participatif (Bp) promu par Social Watch Bénin et Alcrer, les populations sont au cœur du processus d’identification de leurs besoins prioritaires, de la mobilisation des ressources pour leur satisfaction ainsi que du suivi de leur réalisation. Au cours de l’expérimentation de cette approche en 2018 et 2019 dans six communes pilotes avec l’accompagnement technique et financier de PartiCiP aux communes bénéficiaires, la mise en œuvre du Bp a permis de mobiliser plus de huit cents millions (800 000 000) francs Cfa pour satisfaire des besoins prioritaires des populations. Ce sont des réalisations concrètes à l’actif du Programme PartiCiP. Grâce à ce programme, les Osc à la base ont bénéficié d’une multitude de formations sur des thèmes aussi variés que le budget communal, le budget participatif, le plaidoyer et le lobbying, l’accès à l’information, la corruption, le Genre, etc. Ces renforcements de capacités ont permis de faire avec efficacité la veille citoyenne sur les chantiers dans les communes ; toutes choses qui nous autorisent à dire aujourd’hui qu’il n’y a plus d’éléphants blancs dans les communes puisque l’attribution des marchés de réhabilitation ou de construction, le respect des délais d’exécution des chantiers sont étroitement surveillés par les Cpc ; toutes choses qui ont aussi fait reculer la corruption et les fraudes dans les marchés publics. Pour finir, que convient-il de retenir de ces huit années de mise en œuvre de PartiCiP dans les communes ? Martin Vihoutou Assogba : A travers le Programme PartiCiP, Alcrer et Social Watch Bénin ont apporté une contribution significative à l'amélioration de la participation citoyenne, de la transparence et de la reddition de comptes dans la gestion des politiques publiques au Bénin. Les résultats sont là. Les résultats obtenus sont nombreux et éloquents dans les soixante-deux communes d’intervention du programme. Au moment où le Programme PartiCiP arrive à terme, j’adresse, en mon nom personnel, au nom de l’Ong Alcrer et Social Watch Bénin, notre infinie gratitude à l’Ambassade des Pays-Bas pour son appui technique et financier qui a permis d’obtenir tous ces résultats au profit du développement de nos communes. Actualités 30 déc. 2020


Message sur l’état de la Nation face aux députés: Le Parlement prend acte du discours
Le message sur l’état de la nation du président Patrice Talon, le tout dernier du quinquennat 2016-2021, a été sans débat hier au Parlement. Ceci, conformément aux dispositions de l’article 72 de la loi n°90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin révisée par la loi n°2019-40 du 7 novembre 2019. Cet article prescrit que : « Le président de la République adresse une fois par an un message à l’Assemblée nationale sur l’état de la Nation. Il peut aussi à tout moment adresser des messages à l’Assemblée nationale. Ces messages ne donnent lieu à aucun débat ; ils peuvent toutefois inspirer les travaux de l’Assemblée ». Les dispositions de cette loi ont été d’ailleurs lues à l’entame de la séance plénière spéciale par la première secrétaire parlementaire, l’honorable Sofiath Schanou, sur instruction du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, président de céans. Le numéro 1 de l’institution parlementaire a félicité le président de la République pour son respect des dispositions de la loi fondamentale béninoise en sacrifiant de façon régulière depuis 2016 à cette obligation républicaine et constitutionnelle. Louis Vlavonou n’a pas manqué de rappeler que c’est la deuxième fois que la huitième législature, installée le 16 mai 2019, reçoit le chef de l’Etat pour cet exercice de discours sur l’état de la nation. Le caractère succinct et dense du message a surtout retenu l’attention du président de l’Assemblée nationale qui félicite le chef de l’Etat et son gouvernement d’avoir désormais mis le Bénin sur les rails du développement. Louis Vlavonou trouve que ce niveau de performance atteint en cinq ans est certes à l’actif du peuple. Mais il a fallu un homme pour porter la vision, affronter avec courage les écueils et asseoir toutes ces réalisations. Le président de l’Assemblée nationale rassure que la huitième législature ne ménagera aucun effort pour apporter son soutien au président Patrice Talon pour des résultats plus probants. Actualités 30 déc. 2020


2e édition du Chapter Week 2020: Un livre sur l’histoire de l’internet au Bénin lancé
En marge de la deuxième édition du Chapter Week, le Chapitre Bénin de l’Internet Society (Isoc) a fait le bilan de ses activités et lancé un livre sur l’histoire de l’internet au Bénin de 1992 à 2020, jeudi 24 décembre dernier à Cotonou. A cette occasion, Pierre Dandjinou, président d'honneur du Chapitre Isoc Bénin a été honoré pour sa contribution au développement de l’internet au Bénin. Le lancement du livre sur l’histoire de l’internet au Bénin de 1992 à 2020, la distinction de Pierre Dandjinou, vice-président pour l’Afrique de la société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet (Icann) et la présentation du bilan du bureau sortant du Chapitre Bénin de l’Internet Society (Isoc) sont les temps forts de la 2e édition du Chapter Week, jeudi 24 décembre dernier à Cotonou. Ramanou Biaou, président sortant du Chapitre Bénin de Internet Society (Isoc), s’est réjoui de la tenue de l’édition 2020 du Chapter Week et a exprimé la volonté de son équipe de célébrer l’excellence et l’engagement de Pierre Dandjinou, vice-président pour l’Afrique de la société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet (Icann), pour sa contribution au développement de l’Internet au Bénin et en Afrique. « Nous avons décidé d’honorer Pierre Dandjinou, pionnier de l'internet au Bénin et en Afrique, en reconnaissance de ses efforts pour l’écosystème Internet au Bénin », a-t-il déclaré. Président sortant, Ramanou Biaou se dit heureux que la communauté se soit agrandie sous son mandat. «Notre communauté est passée de 344 à 577 membres actifs entre 2018 et 2020 », a-t-il poursuivi. Selon lui, le développement du Chapitre au plan national a été possible grâce à la mise en place des points focaux sur l'ensemble du territoire. Le Chapitre Bénin de Isoc a renforcé sa présence dans les écoles et universités pour la gouvernance de l'Internet dans l'éducation. A l’en croire, 179 membres ont été formés au niveau du Chapitre Bénin de Isoc. Pour pallier l'absence des femmes dans le fonctionnement du Chapitre, il a été décidé que le prochain bureau Isoc Bénin soit constitué de 45 % de femmes. Avec à son actif, le lancement du projet l'internet.bj consacré à l'histoire de l'internet au Bénin, l'amélioration de la gouvernance à travers la formalisation du Chapitre Bénin, l'ouverture d'un compte bancaire, la création des groupes de travail, le président du bureau sortant affiche son optimisme pour la pérennisation de ses œuvres pour le développement de l’internet au Bénin. Représentant la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Geoffroy Bonou, directeur du Numérique, félicite le bureau du Chapitre Bénin de Isoc pour cette initiative qui renforce les efforts du gouvernement pour le développement du secteur. «Nous avons connu une avancée majeure en matière du développement de l'internet au Bénin avec un taux de pénétration qui a plus que doublé en quatre ans», a-t-il rappelé. La ministre du Numérique et de la Digitalisation n’est pas insensible aux actions de Isoc Bénin, selon le directeur du Numérique qui réitère son soutien au prochain bureau du Chapitre. Pierre Dandjinou, président d'honneur du Chapitre Bénin de Isoc, est heureux de la mobilisation de la jeunesse autour de cette activité. « Je me réjouis que la jeunesse ait décidé de prendre la relève dans ce secteur », a-t-il confié. Pour lui, Internet Society vise la mise à disposition de l'internet à tous. « L'idée à l’origine, c'est de vulgariser l'Internet », a-t-il ajouté. L’histoire de l’internet reconstituée Au nom du Lead du projet de publication, Raihanath Gbadamassi a témoigné sa gratitude au bureau qui a permis l’édition d’un livre qui retrace l'histoire de l'internet au Bénin. Selon elle, cette publication est l’un des volets du projet Internet.bj destiné à reconstituer l’histoire de l’internet au Bénin, son parcours et ses différents challenges sur les 25 dernières années. Ce livre composé de huit chapitres sur 252 pages est le fruit de recherches documentaires et d’interviews de plusieurs personnes ressources de l’écosystème de l’internet. « Nous avons conduit des interviews et des recherches avant d’aboutir à la rédaction de ce livre qui existe en version numérique et papier». Spécialiste des questions liées aux technologies numériques et à la gouvernance de l’Internet depuis plus de 20 ans, le Chapitre Bénin de l’Internet Society a saisi cette occasion pour reconnaître les mérites de Pierre Dandjinou, précurseur et fondateur de cette organisation à but non lucratif créée en 1999 au Bénin. Société 29 déc. 2020


Assemblée Nationale: Une véritable loi-cadre sur la protection de la santé des personnes
Le Parlement a adopté ce lundi, la loi portant protection de la santé des personnes au Bénin. Le texte sonne comme la mère des lois du système béninois de santé, une véritable loi-cadre. Riche de 82 articles subdivisés en plusieurs chapitres, la loi portant protection de la santé des personnes au Bénin adoptée par les députés ce lundi fait partie de la série de textes majeurs initiés par le gouvernement pour garantir à tous les Béninois, sans discrimination aucune, le respect du droit à la santé, un droit inaliénable. Elle vise, comme les autres textes de la série, à corriger le faible niveau de gouvernance et de régulation dans le secteur de la santé. Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, n’a pas pu cacher sa joie et son entière satisfaction par rapport au vote de cette loi révolutionnaire. «Je voudrais remercier les honorables députés à l'Assemblée nationale pour la diligence avec laquelle ils ont étudié et voté cette loi. Cette loi est la mère des lois du système de santé. C'est une véritable loi-cadre. Elle donne une base juridique aux grandes institutions du système de santé et encadre aussi bien la demande de santé, l'offre de santé et les relations entre les différents acteurs comme les ordres nationaux des professionnels de santé et les associations des professionnels», a déclaré le ministre de la Santé. Selon lui, cette loi met en place un cadre juridique pour encadrer les actions à mener au cours des périodes de crise sanitaire comme les épidémies avec pour but essentiel la protection de la santé des populations. Elle prescrit la gratuité des soins en matière d'épidémie et l'obligation de se soumettre au traitement lorsqu'on est atteint de maladies transmissibles et contagieuses à potentiel épidémique. « Le vote de cette loi ce jour est donc l'accomplissement de ce vœu cher du gouvernement de mettre en forme un dispositif législatif approprié qui organise le système sanitaire en mettant au cœur des priorités la santé des populations », poursuit le ministre. La loi aborde entre autres le droit des patients et des usagers, le rôle des acteurs de la protection de la santé des personnes puis des prestataires privés et promoteurs des services de santé. Elle met également l'accent sur la responsabilité de l'État et des collectivités locales avec un point d'honneur sur le droit des populations bénéficiaires des soins. La gestion des décès, les soins aux personnes âgées et handicapées et la place de la médecine traditionnelle occupent également une place de choix dans ce dispositif légal avec une attention particulière aux dispositions pénales en la matière. Le ministre de la Santé invite chaque citoyen à s'approprier cette loi pour cerner l'étendue de ses droits et devoirs. Il exhorte par ailleurs les professionnels de la santé à faire de ce texte leur bréviaire afin de continuer à œuvrer pour une amélioration du dispositif sanitaire au Bénin. Le ministre Benjamin Hounkpatin rassure de ce que le gouvernement, pour sa part, prendra toutes les dispositions pour la vulgarisation de cette loi une fois qu'elle sera promulguée par le président de la République, Patrice Talon. Actualités 29 déc. 2020


Processus électoral de 2021: Les acteurs des médias appelés à la responsabilité
Des professionnels des médias ont pris part hier, lundi 28 décembre à Cotonou, à une séance de renforcement de capacités sur leur rôle dans le processus électoral de 2021. Organisée par la Commission béninoise des droits de l’Homme, cette formation vise à sensibiliser les journalistes à leurs défis et à la mission de la Commission dans le processus qui conduit à l’élection du président de la République. Faire preuve d’équilibre et de responsabilité dans la diffusion de l’information en période électorale ; les professionnels des médias doivent prendre conscience de la sensibilité de leur rôle en période électorale. C’est pour leur permettre de mieux jouer leur rôle dans le processus qui conduira à l’élection du président de la République que la Commission béninoise des droits de l’Homme a entrepris de renforcer les capacités des professionnels des médias. « Nous nous retrouvons pour échanger avec vous sur le rôle que vous avez l’habitude de jouer dans le processus électoral. Mais cette fois-ci, ce sera avec nous conformément au mandat que nous avons reçu », a expliqué, à l’entame de la formation, le président de la Cbdh, Isidore Clément Capo-Chichi, qui rappelle que les membres de la Commission béninoise des droits de l’homme ont été installés, il y a exactement deux ans. « Je remercie la Commission béninoise des droits de l’Homme pour avoir initié cette formation et pour avoir impliqué l’Union des professionnels des médias du Bénin. Nous avons été associée depuis l’étape de Parakou et nous avons œuvré pour la mobilisation des acteurs des médias », a déclaré la présidente de l’Upmb, Zakiath Latoundji à l’ouverture des échanges. Elle a salué la perspicacité de la Cbdh qui a su identifier comme cible de cette formation les acteurs des médias qui jouent un rôle capital dans le processus électoral. Elle exhorte les participants à manifester beaucoup d’intérêt à cette séance de renforcement de capacités afin d’intégrer les notions et connaissances acquises dans la production de contenus de qualité. Faire preuve d’équilibre La formation a démarré par la présentation d’un guide édité par l’Organisation internationale de la Francophonie sur le rôle des journalistes dans le processus électoral. L’accent a été mis sur le professionnalisme, la vérification des informations, la liberté d’expression, le droit des citoyens à l’information, l’indépendance, la prudence, la probité et la responsabilité sociale du journaliste… Les journalistes ont été invités à l’équilibre dans le traitement de l’information et les organes de presse à une meilleure organisation du travail en période électorale. Toutes choses qui pourront contribuer à améliorer le rôle des médias dans le processus électoral. A en croire le président de la Cbdh, l’objectif de la Commission est de réussir le pari d’une élection crédible et transparente qui permette au Bénin de continuer à mieux se révéler au monde. « La surveillance des violations des droits de l’Homme pendant cette période est importante. La Commission travaillera au jour le jour pour veiller au respect des droits de l’Homme et une attention particulière sera portée aux discours et propos qui font l’apologie de la haine et de la discrimination », a indiqué le président de la Cbdh. Il ajoute que dans le processus électoral de 2021, la Commission béninoise des droits de l’Homme veut jouer un rôle clé. Entre autres défis, la commission entend œuvrer à l’interaction entre tous les acteurs impliqués dans le processus électoral. Par ailleurs, le site web de la Commission béninoise des droits de l’Homme a été lancé à l’occasion. C’est une plateforme accessible à tous et qui permet de saisir la Cbdh en tous lieux et à tout moment. « A partir de votre portable, de votre domicile, de votre lieu de travail, vous pourrez saisir la Cbdh et faire vos requêtes en cas de violation de vos droits », a précisé le président de la Cbdh Isidore Clément Capo-Chichi. Société 29 déc. 2020


Anselme Amoussou, coordonnateur de la plateforme multi-acteurs de la migration au Bénin: « La vulnérabilité des migrants mérite un accompagnement »
Les hommes se meuvent en dépit des vents contraires et des conflits. La crise sanitaire actuelle n’émousse guère les ardeurs des migrants qui risquent leur vie à la recherche du meilleur sous d’autres cieux. La journée du 18 décembre qui leur est dédiée rappelle à la conscience des acteurs leur rôle en faveur de l’amélioration du statut des migrants. Anselme Amoussou, coordonnateur de la plateforme multi-acteurs de la migration au Bénin, évoque ici les enjeux du phénomène. La Nation : La communauté internationale a célébré, le 18 décembre dernier, la Journée internationale des migrants. Quel sens revêt cette journée ? Anselme Amoussou : Cette journée vise à faire la lumière sur la situation des travailleurs migrants dans le monde. Etre migrant ne relève pas toujours d’un choix. Des situations peuvent conduire certaines personnes à quitter leur environnement habituel à la recherche d’un mieux-être ailleurs. Dans un pays étranger, ils sont exposés à des situations qui peuvent les ébranler et leur faire regretter leur statut de migrant. La xénophobie est très forte par endroits. Les difficultés sociales peuvent amener les peuples à adopter des positions très difficiles vis-à-vis des travailleurs étrangers. Cette journée est une occasion pour les pays de réfléchir sur la situation des migrants et d’apprécier la partition des organisations sociales dans la défense des droits des travailleurs migrants. La plupart du temps, leurs droits ne sont pas respectés. Heureusement, le Bénin a la culture de l’accueil et de la tolérance qui contribue à réduire les difficultés des migrants dans notre pays. La célébration de cette édition est importante en raison de la pandémie de Covid-19 pour penser à la diaspora et aux migrants résidant au Bénin afin de leur montrer la voie de l’intégration apaisée dans l’action collective. Un proverbe renseigne qu’‘‘on n’est mieux que chez soi’’. Qu’est-ce qui fait courir les migrants ? Lorsqu’on est chez soi, on est entouré de sa famille, de ses amis et de ses connaissances. On exprime ses droits et on les réclame librement. On est ancré dans son milieu familial et social. Il faut tenir compte des mutations profondes que connait le monde. Des gens sont obligés de parcourir monts et vallées à la recherche du travail, d’un emploi. Le terrorisme, la violence et les conflits dans le monde aujourd’hui sont autant de facteurs qui favorisent la migration. Nous avons le devoir d’améliorer notre environnement pour un mieux-être chez soi. Quels sont les risques auxquels les migrants s’exposent en cette période de crise sanitaire mondiale ? La pandémie n’est pas vécue de la même manière par les travailleurs nationaux et les travailleurs migrants. Au Bénin, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures économiques et sociales en faveur des couches les plus défavorisées. Curieusement, aucun clin d’œil n’est fait en direction des travailleurs migrants. Ils sont non seulement abandonnés dans cette situation de crise dans leurs pays d’accueil mais également oubliés dans leurs pays d’origine où la plupart des mesures ne tiennent pas compte des diasporas. En Afrique, les travailleurs migrants opèrent dans l’informel. Ce qui suppose qu’ils exercent dans la précarité, subissent le non-respect de leurs droits et subissent des difficultés sociales. Les migrants se retrouvent dans des situations difficiles, sans interlocuteurs pour défendre leur cas. L’enquête commanditée par la plateforme multi-acteurs de la migration au Bénin a révélé la déscolarisation des élèves dans certaines familles. Des familles sont obligées de séjourner pendant longtemps dans d’autres pays à cause de la fermeture des frontières. Les travailleurs migrants vivent des situations de détresse. Leur vulnérabilité mérite une attention et l’accompagnement de toutes les personnes de bonne volonté. Selon l’Organisation de coopération et de développement économique (Ocde), la Covid-19 met en péril les migrations et les progrès accomplis ces dernières années en matière d’intégration. Il en est de même des perspectives de l’institution qui indiquent les conséquences sans précédent sur les flux migratoires. Doit-on comprendre que la migration est un levier de développement ? La migration a toujours été un levier de développement. Plusieurs pays l’ont compris depuis des années. C’est pour cette raison qu’en Afrique de l’Ouest, des accords d’intégration sont signés et les pays essayent de les mettre en application. Imaginez toutes les pertes économiques engendrées par la fermeture de la frontière bénino-nigériane ! La migration n’est pas seulement humaine, elle est aussi la migration de la compétence, de la performance et celle des technologies. Un certain nombre d’acquis sont en train d’être remis en cause avec la Covid-19. En situation de crise, les pays ont tendance à se refermer pour mieux réagir. Dans ces conditions, ce sont les frontières qui se referment, c’est l’hospitalité qui prend un coup et les relations humaines qui se dégradent. L’analyse de l’Ocde impose des efforts supplémentaires aux organisations sociales qui essayent de défendre les droits des migrants. Comment comprendre alors que les migrants continuent de subir la chasse aux sorcières sur certains territoires ? Nous devons agir en tant que lobbyiste et plaideur auprès des gouvernants afin de les amener à mieux comprendre les difficultés des migrants. Tout humain doit mieux se sentir chez lui ou ailleurs, tant qu’il respecte la législation nationale. Que fait la plateforme multi-acteurs de la migration au Bénin pour aider les pouvoirs publics à mieux encadrer ce phénomène ? La plateforme se positionne comme un intermédiaire entre les dirigeants et les migrants. Elle s’est dotée d’un plan d’action sur trois ans grâce auquel elle organise le plaidoyer pour obtenir des pouvoirs publics la ratification d’un certain nombre d’instruments juridiques internationaux spécifiques à une meilleure protection des droits des migrants. Nous faisons ce lobbying en direction des membres du gouvernement afin de créer une proximité avec les services techniques chargés de l’application des normes et de la protection des droits. La plateforme veille à la sensibilisation des migrants à leurs droits et devoirs. Elle a créé un centre d’écoute et d’assistance aux migrants situé à la Bourse du travail et vient d’éditer un guide d’orientation et d’installation des migrants au Bénin. Société 29 déc. 2020


Spécial show de Noël à Cotonou: Les musiciens retrouvent la scène et le sourire
Noël en musique. C’est ainsi qu’on pourrait résumer la soirée offerte par le ministère en charge de la Culture aux populations de Cotonou, le 25 décembre dernier dans les locaux du centre culturel Africa Sound city. Une nuit de folle ambiance qui signe le retour sur scène des musiciens béninois après la longue période d’inactivité due à la maladie à coronavirus. Une trentaine de musiciens et groupes de musiciens, deux orchestres, un comédien, un magicien et surtout une logistique bien ajustée, une scène enflammée et un public en extase. Il y a bien longtemps que le public béninois s’est délecté d’un tel spectacle. Le 25 décembre dernier, c’est un père Noël musical qui est descendu au quartier Kindonou, au centre culturel Africa Sound city à la satisfaction de tous. La soirée avait un triple objectif. Elle devrait permettre de rendre hommage aux artistes béninois qui ne sont plus, ensuite, consacrer le retour de l’animation des espaces culturels et donc le retour sur scène des artistes puis enfin, offrir un concert de noël digne du nom aux populations. A ces acteurs culturels qui se sentaient oubliés ou même lésés, le ministre de tutelle Jean-Michel Abimbola, à la mi-prestation, tiendra un discours d’espoir. « Le gouvernement sait qu’à travers la culture nous pouvons révéler le Benin », a indiqué le ministre qui ne manquera pas de saluer l’effort de ces artistes dont le gouvernement partage la peine avec l’inactivité imposée par la maladie à coronavirus. Désormais, l’activité culturelle reprend de plus belle et le projet « Bénin en création » n’en est que le prélude. Un prélude vécu comme un moment particulier. Jah Baba, le groupe Wood sound, sans oublier le mythique Gangbé brass band ou encore le duo Landry plus… le démarrage du concert s’est fait avec une ambiance des grands jours. Et c’est Sèmèvo Orisha, l’homme des lives sur les lieux de réjouissances avec sa voix singulière qui ouvre le bal de la seconde partie du show avec l’orchestre Adjamaléfou. Courte et belle prestation, surtout en hommage au regretté Amikpon. Le fils du père Miguélito va enchaîner avec la salsa en hommage à son géniteur. Le tempo Salsa ne changera pas. Jospinto prend la relève pour célébrer Gnonas Pedro. Ricos Campos assure le relais avec un bon « Ogbon », démontrant au passage son talent de batteur. Il se fera rejoindre par Rek Souza. Les deux artistes reprennent une ancienne composition, Rek Souza assurant la partition de la regrettée Zouley Sangaré. La soirée ne baissera pas en intensité. Ignace Don Metok, Vi Phint, et surtout une certaine Anna Teko avec son légendaire gospel assureront leur partition. Les frissons distillés par la jeune dame à la voix enivrante vont s’accentuer avec le passage du groupe Afafa, ou du moins, de ce qu’il en reste. Le trio est passé en mode duo depuis le décès de Vidégla. Même émotion, lorsque le désormais trio All baxx rend hommage à Bluv, passé de vie à trépas il y a quelques années. Le temps pour l’orchestre Fififinder de s’installer pour la suite de la soirée, le comédien Elifaz est passé distribuer sa dose de fou rire, avant que Thibaut le magicien ne vienne enfoncer le clou avec ses tours et tromperies. Pour la dernière partie de ce show auquel plusieurs responsables du ministère en charge de la Culture ont assisté, on a pu voir se succéder sur la scène de Africa Sound city, Yvan, Vince, Pélagie la vibreuse, Gopal das, Oluwa Kemy, Faty, le groupe Ccc, Sessimè et Nikanor, Tyaf, Ayodélé, les Teriba, Miss espoir, Robinson Sipa… Oluwa Kemy se verra surprise par un happy birthday à la fin de sa prestation, alors que le « couple » Sessimè et Nikanor exécute pour la première fois en live, son nouveau morceau « Toi et moi ». Le ministre Jean-Michel Abimbola qui a suivi le spectacle saisira l’occasion pour réitérer le soutien du gouvernement aux musiciens. « Enfin, nous pouvons respirer, travailler et retravailler. Pendant les mois de difficulté, nous avons pensé à vous tous les jours. Vous n’étiez pas oubliés », a-t-il rassuré. Avec le dégel qui s’annonce, il invitera tout le monde à redoubler d’ardeur au travail. Le ministère jouera sa partition et ne manquera pas d’associer les artistes dans différents domaines, qu’ils soient danseurs, comédiens, musiciens, amoureux du livre, acteurs du cinéma… Culture 29 déc. 2020


Lutte contre l’érosion lagunaire à Grand-Popo:5000 palétuviers plantés à Ayiguinnou
Des milliers de plants de palétuviers ont été mis en terre, vendredi 18 décembre dernier, sur le site de Ramsar 1017 à Ayiguinnou à Grand-Popo. Cette action qui intervient à la suite des plantations effectuées en 2019 et 2020 permettra à l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) de faire reculer l’érosion lagunaire. Le reboisement du site Ramsar 1017 à Ayiguinnou, dans le Mono, s’est poursuivi vendredi 18 décembre dernier. Ce sont 5 000 plants de palétuviers qui ont été mis en terre sur initiative de l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) appuyée par des groupements de femmes du village. Les opérations de plantation ont été lancées par le directeur général, François-Corneille Kèdowidé, et le personnel de l’Abe. Le maire de Grand-Popo, Jocelyn Ahyi, a aussi participé au reboisement. L’Abe s’est fixé pour objectif de planter 10 000 palétuviers sur les 2,5 km de longueur du site Ramsar 1017 large d’environ 1 km. La non-disponibilité des pépinières en qualité et en quantité sur le marché contraint l’Abe à exécuter son programme suivant le rythme des pépiniéristes. Espèce adaptée aux zones saumâtres comme le site d’Ayiguinnou, les palétuviers encore appelés mangroves ont été retenus, selon le directeur général de l’Abe, pour sauver le territoire d’Ayiguinnou de l’érosion lagunaire. Les palétuviers, soutient M. Kèdowidé, permettent de fixer le sol. « Et ça résiste à l’érosion lagunaire », appuie-t-il. Alors qu’il était en proie à l’avancée de l’érosion lagunaire, le site a retenu, en 2018, l’attention de l’Abe pour la commémoration de journée mondiale des zones humides. Sa reconnaissance au plan international lui a valu l’immatriculation Ramsar 1017. Le Bénin possède plusieurs autres sites au Sud comme au Nord reconnus également à l’international. Environnement 28 déc. 2020


Politique nationale de l'emploi:Des élus locaux sensibilisés à Abomey
La directrice générale de la Promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi, Elodie Faïzoun, a eu, jeudi 24 décembre dernier, une séance de dissémination du document de Politique nationale de l’emploi 2020 -2025 avec des élus locaux du département du Zou. Les travaux se sont déroulés à la préfecture d’Abomey. Initiée par la direction générale de la Promotion de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi sous la tutelle du ministère en charge de l’Emploi, la rencontre d’Abomey vise à faire découvrir le contenu de la Politique nationale de l’emploi 2020-2025 aux acteurs de base que sont les élus communaux. Et surtout les opportunités qu’elle offre aux municipalités. Selon Elodie Faïzoun, directrice de la Promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi, la question de l’emploi est une préoccupation récurrente et le gouvernement du président Patrice Talon en a fait l’une de ses priorités en l'abordant de façon systématique dans toutes ses interventions. Et les élus communaux devront y jouer un rôle capital. Puisque, explique Elodie Faïzoun, « la loi portant organisation des communes en République du Bénin les a investis dans le rôle de créateur d’emploi au niveau local et mieux, selon les dispositions de l’article 84 de cette même loi, il est dit que les collectivités territoriales doivent mettre en œuvre leurs Plans de développement communaux en harmonie avec les orientations nationales ». C’est donc dire que pour que cette politique nationale de l’emploi soit mise en œuvre avec succès, il est impératif que tous les acteurs concernés aient les informations utiles. Au cours de cette rencontre, Elodie Faïzoun a présenté aux élus présents le document de «Politique nationale de l’emploi 2020-2025 ». Ce nouveau document de la Politique nationale de l’emploi 2020-2025, adopté par le Conseil des ministres en sa séance du 11 mars dernier, s’inscrit dans cette approche et procède de la forte volonté du gouvernement de trouver des solutions adéquates à la question du chômage et du sous-emploi. Il est la solution à l’urgence et à la nécessité de se doter des outils de décisions susceptibles d’inscrire dans le temps, les actions à mener afin de réduire de façon substantielle le chômage et la pauvreté au Bénin. Il vise qu’« à l’horizon 2025, la majorité des Béninois en âge de travailler disposent d’un emploi susceptible de leur procurer un revenu permettant de satisfaire leurs besoins vitaux et leur bien-être intégral ». Pour opérationnaliser cette vision, il est fixé comme objectif général de «promouvoir de meilleures opportunités de création de richesse et d’emplois décents pour les populations ». Cette rencontre a pris fin par la remise du document de « la Politique nationale de l’emploi 2020-2025 » aux représentants de chaque commune. Société 28 déc. 2020


Freiner le sous-emploi de la jeunesse
Une séance d'information sur la politique nationale de l'emploi s’est déroulée, mercredi 23 décembre dernier à la mairie de Parakou. Organisée par la Direction générale de la Promotion de l'entrepreneuriat et de l'emploi (Dgpee), cette rencontre vise à freiner le sous-emploi de la jeunesse. Le Bénin nourrit l'ambition de voir, à l'horizon 2025, la majorité de ses jeunes en âge de travailler, être occupés. C'est la substance de la séance de vulgarisation de la politique nationale de l’emploi organisée, mercredi 23 décembre dernier, à Parakou. Selon la directrice générale de la Promotion de l'entrepreneuriat et de l'emploi, Elodie Faïzoun, l'objectif est de voir tous les jeunes être à des endroits susceptibles de leur permettre de se procurer des revenus, pour la satisfaction de leurs besoins vitaux, puis de leur bien-être intégral. Elle a saisi l'occasion pour rappeler aux acteurs à la base, le rôle qui est le leur, dans l'atteinte de cet objectif. Pour ce faire, elle a mis à leur disposition un document en la matière. Le secrétaire de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé, a rassuré la Dgpee de la disponibilité du préfet à voir cette politique nationale de l'emploi connaître un aboutissement dans les communes de son département. D'ores et déjà, a-t-il poursuivi, la direction peut compter sur l'accompagnement de cette promotion par la préfecture du Borgou. Une communication sur la question de la politique nationale de l'emploi 2020-2025 assurée par la directrice générale a permis aux participants de soulever leurs préoccupations. Des éclaircissements leur ont été apportés sur le problème de l'auto-emploi et la question du chômage au Bénin. L'organisation de cette séance participe de la mise en œuvre du cadre global d'intervention de développement de l'emploi au Bénin. Ce document a été adopté en Conseil des ministres le 11 mars dernier. Société 28 déc. 2020


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