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Nouvelles

Freiner le sous-emploi de la jeunesse
Une séance d'information sur la politique nationale de l'emploi s’est déroulée, mercredi 23 décembre dernier à la mairie de Parakou. Organisée par la Direction générale de la Promotion de l'entrepreneuriat et de l'emploi (Dgpee), cette rencontre vise à freiner le sous-emploi de la jeunesse. Le Bénin nourrit l'ambition de voir, à l'horizon 2025, la majorité de ses jeunes en âge de travailler, être occupés. C'est la substance de la séance de vulgarisation de la politique nationale de l’emploi organisée, mercredi 23 décembre dernier, à Parakou. Selon la directrice générale de la Promotion de l'entrepreneuriat et de l'emploi, Elodie Faïzoun, l'objectif est de voir tous les jeunes être à des endroits susceptibles de leur permettre de se procurer des revenus, pour la satisfaction de leurs besoins vitaux, puis de leur bien-être intégral. Elle a saisi l'occasion pour rappeler aux acteurs à la base, le rôle qui est le leur, dans l'atteinte de cet objectif. Pour ce faire, elle a mis à leur disposition un document en la matière. Le secrétaire de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé, a rassuré la Dgpee de la disponibilité du préfet à voir cette politique nationale de l'emploi connaître un aboutissement dans les communes de son département. D'ores et déjà, a-t-il poursuivi, la direction peut compter sur l'accompagnement de cette promotion par la préfecture du Borgou. Une communication sur la question de la politique nationale de l'emploi 2020-2025 assurée par la directrice générale a permis aux participants de soulever leurs préoccupations. Des éclaircissements leur ont été apportés sur le problème de l'auto-emploi et la question du chômage au Bénin. L'organisation de cette séance participe de la mise en œuvre du cadre global d'intervention de développement de l'emploi au Bénin. Ce document a été adopté en Conseil des ministres le 11 mars dernier. Société 28 déc. 2020


Spectacle Tassi Hangbé: Réhabiliter la figure féminine de la dynastie royale Danxomè
Hangbé : la reine interdite de l’écrivain Florent Couao-Zotti, relate l'histoire de l’unique femme ayant dirigé le royaume de Danxomè. Malheureusement, elle a été contrainte à abdiquer et son histoire est presque inexistante de nos jours. Pour réhabiliter cette reine, des acteurs du théâtre à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) ont produit un spectacle sur cette histoire, mercredi 23 décembre dernier, pour révéler la reine Hangbé au grand public. Sur scène, trois jeunes étudiants de l’Institut national des métiers d'Art, d'Archéologie et de la Culture de l'Université d'Abomey-Calavi (Inmaac-Uac), pour représenter la pièce Tassi Hangbé : la reine interdite, de l’écrivain béninois Florent Couao-Zotti. Deux jeunes femmes, l’une dans le rôle de Hangbé (jumelle) et l’autre dans celui de Dossi qui est la sœur de Hangbé. Le troisième personnage, un homme, joue le rôle de Gnansounou qui est le jeune frère de la reine Tassi Hangbé. L’histoire mise en scène par Robert Asdé renseigne que l’unique reine du royaume de Danxomè a hérité du trône de son frère jumeau, le roi Akaba. Après quatre ans de règne, son frère, le prince Gnansounou conspire avec plusieurs membres de la cour royale pour lui arracher le trône. Comme motif, Gnansounou estime qu’il n’est pas normal qu’une femme puisse diriger leur royaume. Dans ce combat, la reine Hangbe perd son unique enfant qui avait été pris en otage et devrait servir de monnaie d’échange entre elle et le camp Gnansounou. Pour sauver cet enfant, elle a accepté d’abdiquer. Malheureusement, après sa décision de capituler, Gnansounou vient lui annoncer la mort de son fils qui, en voulant échapper à la vigilance de ses ravisseurs, est tombé dans un ravin. Une pièce très instructive à l’issue de laquelle, Rose Ablavi Akakpo, chef département Musique et Art dramatique de Inmaac-Uac, explique que le spectacle de la pièce s'inscrit dans le cadre du projet « Tassi Hangbé: Xwénouho » dont l’objectif est de permettre aux étudiants de son département de jouer, d’être au contact de leur métier et de vivre la réalité de la création théâtrale. Au-delà, le projet entend contribuer à réhabiliter l’histoire de l’unique figure féminine de la dynastie royale Danxomè et la révéler au monde entier. Le projet de spectacle est à sa phase générale. Occasion pour les professionnels du théâtre présents à ce spectacle de formuler des suggestions à l’endroit du metteur en scène et des acteurs sur scène afin que l'œuvre soit améliorée pour les spectacles à venir, notamment la première qui aura lieu le 29 décembre prochain. Culture 28 déc. 2020


Protection civile au Bénin: Le Bénin réalise le premier rapport sur la question
Le rapport sur l'état de la protection civile au Bénin a été amendé et validé. C'est lors d'un atelier organisé par l'Agence nationale de protection civile avec la participation des organisations membres de la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes et d'adaptation aux changements climatiques, jeudi 24 décembre dernier à Cotonou. Financé par la Banque ouest-africaine de Développement, le rapport sur l'état de la protection civile au Bénin a été amendé et validé, jeudi dernier. A en croire le directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, il s'agit d'une étude, la première du genre au Bénin, qui a consisté à évaluer l'état de la protection civile au Bénin sur la période 2017-2020, à analyser les difficultés rencontrées et à faire des recommandations pour une protection civile plus efficace. Organisé par l'Agence nationale de protection civile, l'atelier de validation dudit rapport s'est tenu en présence de représentants des agences de l'Organisation des Nations unies, de représentants d'organisations non gouvernementales, membres de la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes et d'adaptation aux changements climatiques. Dans ses propos liminaires, le directeur général de l'Agence nationale de protection civile, Aristide Dagou, s’est réjoui de voir se concrétiser pour la première fois, le rapport sur l'état de la protection civile au Bénin. Il fait savoir que ce rapport tient lieu de reddition de comptes dans la protection civile. « L'agence espère que l'événement de ce jour puisse donner place à un avènement: l'ère d'une protection civile efficiente où la gouvernance est améliorée de par la synergie que développent tous les acteurs », a-t-il déclaré. Le directeur général de l'Anpc a remercié tous les acteurs qui ont contribué à l'élaboration de ce rapport et qui sont au rendez-vous historique de sa validation. A son tour, le directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Ouorou Baro Mora, s’est dit satisfait de la forte mobilisation autour de cet atelier. Il a également salué cet événement ainsi que tous les partenaires qui ont contribué à l'élaboration du rapport. Président de la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes et d'adaptation aux changements climatiques, il rappelle que le Bénin, comme les autres nations, n'est pas à l'abri des sinistres. « On comprend alors pourquoi la protection civile est une composante importante de la sécurité intérieure. La protection civile ambitionne d'être un service public efficace qui s'inscrit dans une démarche de qualité », a-t-il affirmé avant de lancer les travaux. Société 28 déc. 2020


Journée de l’enfant béninois: La cible doublement honorée cette année
Il y a 30 ans, le Bénin ratifiait la Convention relative aux droits de l’enfant (Cde). L’évènement a été célébré, mercredi 23 décembre dernier, et a consacré la remise d’arrêtés d’autorisation d’ouverture aux Centres d’accueil de protection des enfants (Cape) ainsi que de cartes aux familles d’accueil accréditées pour la prise en charge des enfants en situation difficile. Les centres d’accueil et de protection des enfants peuvent désormais exercer en toute légalité. Vingt-et-un d’entre eux ont reçu leurs arrêtés d’autorisation, mercredi dernier, à la faveur de la Journée de l’enfant béninois célébrée le 23 décembre au Bénin depuis 1990. Ce sésame les soustrait officiellement du cadre informel. L’acte du gouvernement per-mettra de rétablir l’ordre dans le domaine de la prise en charge et de la protection de l’enfant dans notre pays. « Ce jour célèbre l’engagement de notre pays qui ratifiait en août 1990 la Convention relative aux droits de l’enfant (Cde). Ce jour célèbre les actions diverses de tous les acteurs étatiques et non étatiques qui s’investissent chaque jour dans la promotion et la protection des droits de nos enfants. Ce jour nous interpelle sur l’état des lieux de notre système de protection des enfants », souligne Véronique Tognifodé Mèwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. Tout en rappelant le chemin parcouru par le Bénin dans le cadre de la protection de l’enfant, elle évoque les difficultés auxquelles sont confrontées les structures de protection de l’enfant. « Face à la prolifération des structures d’accueil des enfants, le gouvernement a fixé les normes et standards applicables aux centres d’accueil de protection des enfants (Cape). Toutefois, un nombre élevé d’enfants, pour des raisons diverses, sont privés du microcosme familial et sont confrontés à d’importantes difficultés qui font obstacle à leur développement harmonieux », relève-t-elle. Les statistiques qu’elle cite illustrent bien ce fossé : « Les résultats ont montré que malgré l’envie des Cape d’aider les enfants en situation difficile aux côtés de l’Etat, 31,11 % ne disposent pas d’infrastructures adéquates, 20,57 % n’assurent pas la sécurité des enfants, faute de clôtures, 39,33 % ne séparent pas les dortoirs des filles de ceux des garçons, 82,52 % n’ont pas prévu de rampes au profit des enfants handicapés... ». La décision du gouvernement permettant à ces structures d’exercer légalement permettra de remédier à ces irrégularités en même temps qu’elle accorde une onction officielle pour agir efficacement en faveur de leur cible. Véronique Tognifodé Mèwanou annonce le renforcement de la répression en 2021 à l’endroit des structures de protection de l’enfant qui tenteront d’enfreindre les règles. « Les structures déconcentrées de la Police républicaine et les tribunaux identifieront et fermeront systématiquement les indélicats qui mettent en péril la vie des enfants », avertit-elle. Elle exhorte les promoteurs de structures d’accueil et de prise en charge de l’enfant à ne pas dormir sur leurs lauriers. Ceux-ci ont bien conscience de leur mission. «L’accréditation n’est pas une fin en soi. Nous n’allons pas baisser les bras », promet Francis Noumonvi, porte-parole des Cape. Cette cérémonie est doublée de la remise de cartes aux familles d’accueil accréditées pour la prise en charge des enfants en situation difficile. Un processus conduit en tandem par Sos Village d’enfants d’Abomey-Calavi et le ministère des Affaires sociales, dont la phase expérimentale démarre cette année par les communes de Calavi, Dassa-Zounmè et Natitingou. L’initiative concrétise l’engagement des familles d’accueil vis-à-vis des enfants et vise à les aider à grandir dans de bonnes conditions. Toutes choses qui témoignent de la volonté du Bénin de prendre efficacement soin de ses enfants vulnérables. Société 28 déc. 2020


Actualisation du fichier électoral national: L’enrôlement des citoyens rétablis ou omis lancé
Le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) a lancé l’enrôlement des citoyens rétablis par une décision de la Cour constitutionnelle, ceux omis et les nouveaux majeurs. C’est à la faveur d’une déclaration publique du député Florentin Tchaou, vice-président et porte-parole du Cos-Lépi, jeudi 24 décembre 2020. Les nouveaux majeurs, les citoyens omis et ceux rétablis par une décision de la Cour constitutionnelle sont autorisés à se faire enrôler dans le cadre de l’actualisation du fichier électoral national. C’est en substance le contenu de la déclaration du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi), rendue publique par le vice-président et porte-parole du Cos-Lépi, le jeudi 24 décembre. Ainsi, l’enrôlement de ces différentes catégories de citoyens se déroule du 21 décembre 2020 au 2 janvier 2021, selon les précisions du vice-président du Cos-Lépi. « Une fois encore, le devoir nous appelle, le devoir de la consolidation de la paix et de la démocratie à travers l’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée qui nous impose des sacrifices », informe Florentin Tchaou. « Nous sommes à présent à l’étape de l’enrôlement et conformément aux dispositions du Code électoral, la phase d’enrôlement concerne tous ceux qui auraient été précédemment omis, les nouveaux majeurs et les citoyens rétablis par une décision de la Cour constitutionnelle pour figurer dans le fichier électoral national », souligne le vice-président du Cos-lépi. « Au regard de l’importance que revêt cette opération pour la fiabilité de notre système électoral, poursuit-il, je voudrais, au nom du Cos-Lépi, exhorter toutes les personnes concernées à se rendre dans les centres de vote, et les lieux publics proches de leurs localités respectives afin de se faire enrôler par les opérateurs de kit. » Ces derniers sont munis d’un outil moderne, dont des tablettes de dernière génération qui facilitent l’enregistrement de données biométriques. Selon ses explications, les citoyens béninois détenteurs de la carte d’électeur biométrique et dont les données personnelles sont exactes ne sont pas concernés par ladite opération. Le vice-président du Cos-Lépi a aussi appelé au sens patriotique de tous les citoyens afin qu’au terme de ce processus, le Bénin puisse disposer d’un fichier électoral national fiable et consensuel. Il a en effet invité les élus locaux à se mobiliser pour la réussite de cette mission républicaine. Dans sa déclaration, Florentin Tchaou n’a pas occulté l’appui du chef de l’État et le soutien du ministère de l’Économie et des Finances dans le cadre de l’actualisation du fichier électoral dévolue au Cos-Lépi. Actualités 28 déc. 2020


Non-tenue du pèlerinage du Christianisme céleste à Sèmè-Podji: La Covid-19 en cause
La Covid-19 impose cette année à l’Eglise du christianisme céleste de célébrer la Nativité sur ses différentes paroisses, contrairement à la tradition selon laquelle les fidèles se mobilisaient sur le site du pèlerinage mondial à Sèmè-Podji. Les responsables de cette église apprécient cette restriction. Pas de mobilisation cette année sur le site du pèlerinage mondial du christianisme céleste à Sèmè-Podji. Les restrictions imposées par le gouvernement dans le cadre de la riposte contre la Covid-19 ne laissent pas d’autre choix aux responsables de cette confession religieuse qui mettent déjà les bouchées doubles pour de belles célébrations sur les différentes paroisses. Aux temples de Cadjèhoun et de Vodjè, la célébration de la Nativité se prépare avec beaucoup d'entrain et enthousiasme. Ces paroisses font leur toilette avec les derniers coups de balai et de brosse. Les chorales aussi s’affairent pour revisiter le répertoire des cantiques. « La naissance du Christ nécessite que nous mettions tout le soin pour préparer sa crèche. C’est cette activité qui mobilise actuellement tous les fidèles de la paroisse de Vodjè», explique vénérable sénior évangéliste Constantin Boko, rompu à la tâche en cette matinée du mardi 22 décembre dans sa soutane blanche. Du côté des fidèles et responsables de cette église, la décision de l’exécutif est bien saluée. «Depuis la création de notre église en 1947, nous allions régulièrement nous recueillir à la plage dans le cadre de la fête de Noël. Cette année, le gouvernement nous a intimé l’ordre de célébrer le culte sur nos paroisses. Nous ne pouvons que nous plier à cette décision, car aucun gouvernement au monde ne veut du mal à son peuple. L’Eglise du christianisme céleste ne peut outrepasser les règles établies par l’Etat », soutient vénérable suprême évangéliste Prosper Ahoumènou de la paroisse de Cadjèhoun. Constantin Boko renchérit : «L’obéissance à l’Etat est avant tout une prescription divine. Tout ce que Dieu fait est bon. Nous apprécions les mesures du gouvernement à leur juste valeur. Nous sommes conscients de l’existence du coronavirus ». Les fidèles qui tenteront d’enfreindre ces règles seront traqués et punis sans état d’âme, avertissent les deux responsables. En session ordinaire le 25 novembre sous la présidence du Révérend Bennett Adéogoun, chef mondial de l’église, le comité directeur avait déjà pris acte des mesures édictées par le gouvernement pour interdire le rassemblement de plus de cinquante personnes, en décidant de ne pas organiser le pèlerinage cette année. Cette formule vise à limiter la propagation du virus. Retenu pour être célébré sur les différentes paroisses, le rituel de la Nativité du Seigneur ne souffrira d’aucune faille. Toutes les dispositions utiles sont déjà prises pour rendre agréables ces moments de louange et d’adoration. « Nous avons déjà apprêté un espace pouvant contenir la foule et nous aider à respecter la distanciation sociale. Les bavettes et dispositifs de lavage des mains à l’eau et au savon sont déjà disponibles. Chaque fidèle sait à quoi s’en tenir », rassure Prosper Ahoumènou. Lui et son collègue de Vodjè perçoivent la décision du gouvernement plutôt comme une bénédiction. « Que l’on soit allé à la plage ou que l’on célèbre la Noël sur les paroisses, les grâces de la Nativité seront intactes », soutiennent-ils pour rassurer les incrédules qui douent encore des grâces liées à la célébration de Noël en tout lieu que le site de pèlerinage mondial à Sèmè-Podji. Société 24 déc. 2020


Nouvelles décisions dans le secteur des sports: Oswald Homéky explique les grandes lignes à la presse
Au cours d’une conférence de presse, ce mercredi 23 décembre à Cotonou, Oswald Homéky, ministre des Sports, s’est entretenu avec les hommes des médias sur les tenants et les aboutissants des nouvelles décisions du gouvernement dans le secteur des sports.  Au menu, l’allègement des mesures de la suspension des activités sportives et le nouveau modèle d’organisation des compétitions sportives. L’allègement des mesures de la suspension des activités sportives et le nouveau modèle d’organisation des compétitions sportives sont les sujets au menu de la rencontre de Oswald Homéky, ministre des Sports avec les hommes des médias, ce mercredi 23 décembre à Cotonou. Selon lui, au regard de l’évolution de la situation et tenant compte de l’avis du comité technique chargé du suivi de l’évolution de la pandémie, le Conseil des ministres a marqué son accord pour la reprise des activités sportives dans le respect des mesures barrières. « Les fédérations et associations sportives vont reprendre les entraînements et les compétitions dans le respect des gestes barrières », a-t-il déclaré. A cet effet, il a appelé à la conscience collective des acteurs et des populations afin que le retour aux activités ne fasse le lit à la propagation du coronavirus dans le pays.  A l’en croire, la mise en œuvre d’une telle décision nécessite des efforts de la part des acteurs sportifs :  port systématique de masque, lavage des mains à l’eau et au savon ou désinfection des mains avec du gel hydroalcoolique, respect de la distanciation de sécurité sanitaire d’au moins un mètre entre personnes. Abordant le sujet relatif au nouveau modèle d’organisation des compétitions sportives, Oswald Homéky a salué en premier les délégués  de la Fédération béninoise de Football qui ont à l’unanimité validé cette reforme, mardi 22 décembre dernier à Grand-Popo lors d’un congrès extraordinaire de leur institution. C’est l’occasion pour lui d’inviter la presse sportive à accompagner les nouvelles orientations de développement du sport national. Selon lui, ces réformes d’initiatives gouvernementales ont abouti au terme d’un processus qui a permis d’écouter les acteurs de toutes les fédérations. « Nous avons usé d’inspiration, d’expertise et de consultation pour aboutir à ce format, fruit de la réflexion de tous les acteurs », a-t-il répondu aux journalistes. Le ministre des Sports a saisi cette occasion pour renouveler  sa confiance à tous acteurs ayant participé aux réflexions qui ont permis d’élaborer ce document. « Je voudrais vous dire que nous avons amorcé la professionnalisation de notre sport », a-t-il déclaré. Il pense que l'essentiel est fait pour que dès la saison prochaine, tous les clubs qui évolueront en championnat professionnel appartiennent aux sociétés sportives. Prenant l’exemple du football, il annonce que la prochaine ligue professionnelle pourrait être animée par 34 clubs de cette discipline. L’obligation est faite aux clubs de toutes les disciplines d'avoir désormais des équipes de catégories d'âge.  « La même démarche doit être observée en handball,  en basket-ball et autres pour assurer la relève », a-t-il poursuivi. Il conclut que le Bénin dispose des moyens du développement de son sport qui nécessité désormais une meilleure organisation. Sports 24 déc. 2020


Respect des droits de l'homme dans le processus électoral de 2021: Renforcement des capacités des journalistes pour une meilleure couverture
La Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) a organisé, vendredi 18 décembre dernier à Parakou, une séance de renforcement de capacités à l’intention des professionnels des médias exerçant dans la ville. C’est sur le respect des droits de l’homme dans le processus électoral de 2021. Dans le cadre de la présidentielle de 2021, la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) a, grâce au financement de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif), initié vendredi 18 décembre dernier à Parakou, un atelier de renforcement de capacités au profit d’une cinquantaine de journalistes de la ville. L’occasion a permis à ces derniers de s’approprier le guide en période électorale à travers ses grandes lignes. Pour le président de la Cbdh, Isidore Clément Capo-Chichi, les professionnels des médias sont des acteurs clés dans le processus électoral. A ce titre, insiste-t-il, ils doivent s’impliquer et veiller au respect des droits de l’homme, pour son déroulement normal et correct. Il est revenu sur la nécessité pour chaque citoyen de veiller à ce que ces droits ne soient pas violés. « Tout passe par le discours qui est tenu par le politique, la manière de le relayer ou de le traiter, le positionnement que l’on a », a-t-il averti. Au cours de l’atelier, le directeur de la communication de l’Oif, Tidiane Diop, et la chargée de mission de l’Association francophone des commissions nationales des droits de l’homme, Barbara Dotanta, sont même intervenus en direct depuis Dakar, au Sénégal. Outre leurs interventions, les journalistes présents ont suivi diverses communications. Il s’agit de la présentation du mandat de la Cbdh, le rapport sur l’état des droits de l’homme en 2019 au Bénin. La responsabilité et les obligations des journalistes par rapport au respect des droits de l’homme ont été passées en revue par les commissaires Prince Serges Agbodjan et Apol Américo Adjovi, appuyés par le président de la Commission, Isidore Clément Capo-Chichi. Selon le représentant de la présidente de l’Upmb, Aubin Tony, les journalistes ont un rôle capital à jouer avant, pendant et même, après la présidentielle de 2021. Assurer une couverture sans faille et professionnelle de cette élection reste, selon lui, un défi. D’où l’importance de cet atelier, a-t-il souligné. Société 23 déc. 2020


Hashim Hounkpatin, spécialiste en médecine préventive: « Le sucre est plus additif que la cocaïne »
Hashim Hounkpatin, spécialiste en médecine préventive et auteur de deux ouvrages sur le diabète, soutient que les populations peuvent vaincre le diabète en adoptant un mode de vie sain. Sa plateforme dénommée ‘’Araya’’ y travaille au quotidien à travers l’éducation du grand public via les canaux digitaux. La Nation : Vous avez développé une plateforme dénommée ‘’Araya’’ pour sensibiliser les populations au diabète. Qu’en est-il ? Hashim Hounkpatin : ‘’Araya’’ est une plateforme d’alphabétisation médicale de masse créée depuis 2017 pour sensibiliser les populations aux problèmes fréquents et majeurs de santé. Tout le monde n’a pas les moyens de faire de la médecine préventive. C’est difficile pour les gens de gérer les coûts liés à la maladie lorsqu’ils tombent malades. Nous avons proposé cette plateforme aux Béninois afin de les éduquer, les informer et les sensibiliser aux problèmes de santé. Nous soutenons les personnes qui vivent avec le diabète sur cette plateforme. Le diabète est une maladie chronique incurable. Elle crée d’énormes dépenses aux malades. Quelles sont les chances pour le citoyen analphabète résidant en milieu rural d’y accéder ? Vous posez une préoccupation pertinente. Pour le moment, nous ne sommes pas en mesure de satisfaire les besoins des populations qui n’ont pas accès aux outils digitaux. Nous y travaillons néanmoins. Pour l’heure, ceux qui peuvent accéder à notre plateforme sont ceux qui ont de téléphone portable et qui utilisent WhatsApp.Il suffit pour eux de partager leurs préoccupations pour recevoir gratuitement en retour des conseils et orientations à travers notre numéro de téléphone 67 90 40 46. En dehors du diabète, quelles sont les autres pathologies auxquelles s’intéresse la plateforme ? Environ cinquante mille personnes utilisent ce canal pour s’informer et s’éduquer chaque mois. Avec cet instrument, nous avons obtenu le prix du meilleur blog au Bénin en 2018. Il est reconnu aux plans national et international et permet aux gens de régler les problèmes urgents de santé. Nous nous intéressons à toutes les pathologies. Qu’est-ce qui vous a motivé à mettre en place un tel outil ? De notre position, nous discutons souvent avec plusieurs malades qui s’ouvrent à nous. Ils n’ont pas les moyens de supporter le coût des affections dont ils souffrent. La prévention est une arme efficace contre les maladies. L’idée, c’est d’informer les populations sur les pathologies comme le paludisme, le diabète, l’hypertension artérielle afin de les préserver. Et si malgré tout, ces affections surviennent, il faut qu’elles puissent savoir comment les gérer efficacement pour ne pas en mourir. Selon certaines opinions, le diabète est une maladie qui touche uniquement les personnes âgées. Est-ce à dire que les jeunes ne courent aucun risque d’en souffrir ? Tout le monde est concerné par le diabète. Environ 5 % de la population en souffrent. Il existe plusieurs types de diabète. On peut même détecter le diabète chez un nouveau-né. Il s’agit du diabète de type 1. D’autres types de diabète surviennent chez la femme enceinte ou à la suite d’autres maladies chez certains. Le diabète le plus répandu est celui de type 2. On le détecte souvent chez un individu de plus de 40 ans. De plus en plus, les jeunes de moins de 40 ans sont diagnostiqués du diabète. C’est une maladie qui est liée à nos comportements, à la façon dont nous vivons aujourd’hui. Nous sommes tout le temps devant les écrans de nos portables et ordinateurs. Ce qui réduit nos mouvements. Nous prenons nos repas quotidiens presque à la va-vite. Nous consommons n’importe quoi et n’importe comment. A ces comportements s’ajoute le stress. Tous ces facteurs favorisent le diabète. Doit-on comprendre que l’exposition aux écrans est un comportement pouvant provoquer le diabète ? De façon indirecte, l’exposition aux écrans implique la sédentarisation. Vous ne pouvez pas être devant un écran et être en mouvement. Quand on passe plusieurs heures devant un écran, cela suppose qu’on n’a pas été actif durant ces heures. Pouvez-vous nous décrire les manifestations des différents types de diabète ? On distingue classiquement quatre types de diabète. Le diabète de type 1, 2, 3 et 4. Le diabète de type 1 est héréditaire. Le diabète de type 2 survient après 40 ans. Il est lié à l’alimentation et au mode de vie. Le diabète de type 3 survient à la suite d’une autre maladie, telle qu’une tumeur ou un cancer du pancréas. Le diabète de type 4 survient pour la première fois au cours de la grossesse. La plupart du temps, ce type de diabète disparaît après la grossesse. Le diabète survient lorsqu’il y a une élévation de façon chronique du taux de sucre dans le sang. Ce qui est régulé par deux autres hormones à l’intérieur du corps. On apprend souvent qu’il y a des sucres adaptés aux personnes diabétiques. Peut-on retenir cette formule au nombre des comportements sains à adopter ? Beaucoup de fausses idées circulent au sein de l’opinion. Certaines personnes pensent que le diabétique doit consommer le sucre roux plutôt que le sucre blanc. Il n’y a pas de sucre pour le diabétique. Même lorsque les gens jettent leur dévolu sur des repas ou boissons supposés ‘’sans sucre’’. Dans les boissons ‘’sans sucre‘’, le sucre qui est le saccharose est remplacé par celui des édulcorants. C’est du sucre, mais différent de ce que consomme la grande masse. Il peut entraîner les mêmes problèmes de santé que le sucre classique, car potentiellement cancérigène. Pourtant, on observe une ruée des populations vers le sucre roux… Les fabricants du sucre roux font de la fausse publicité pour vendre. A partir du sucre blanc, on peut fabriquer le roux et vice-versa. Le sucre est fabriqué à partir de la canne à sucre ou de la betterave. Lorsqu’on arrête son processus de fabrication à une étape précoce, il ne garde plus la couleur blanche. Il n’y a pas une grande différence entre les éléments nutritifs que renferment les deux sucres. Il est vrai que le sucre roux a un pouvoir moins sucrant que le blanc. Ce qui amène certaines personnes à en mettre beaucoup dans leur repas. Le sucre est plus additif que la cocaïne. Il est plus facile d’arrêter la consommation de la cocaïne que celle du sucre. Certaines personnes âgées ou les diabétiques préfèrent la bière à la sucrerie, estimant que la bière contient moins de sucre que les sucreries. Là aussi, le piège reste entier. Pour comprendre cette erreur, il suffit d’apprécier l’index glycémique suivant nos consommations. L’index glycémique des boissons sucrées varie entre 60 et 70 et celui de la bière entre 80 et 90. Le miel est préférable aux sucres. Il faut modérer la prise du sucre. En réalité, l’homme n’a pas besoin de sucre dans son alimentation. Nos ancêtres ont vécu plusieurs siècles sans y goûter. Le sucre est une fabrication industrielle. Les fruits ont un index glycémique bas. Ce qui veut dire que, plus le fruit est mûr, plus son index glycémique augmente. Est-ce à dire qu’il faut préférer les fruits non mûrs ? Il vaut mieux consommer les fruits mûrs. Certains fruits non mûrs contiennent du poison. En fin de compte, tout est interdit… Tout n’est pas interdit. C’est l’abus en toutes choses qui est interdit. Un diabétique a un régime alimentaire identique à celui d’un non-diabétique. Les interdits en matière d’alimentation pour les personnes diabétiques ne sont pas à encourager. Il faut qu’elles aient une alimentation diversifiée pour être sûres de ne pas manquer de nutriments dans l’organisme. Quels sont les symptômes du diabète ? Les symptômes sont multiples et multiformes. On parle des ‘’3P2A’’, pour les résumer. Les trois ‘’P’’, (polyurie : urine beaucoup, polydipsie : boit beaucoup, polyphagie : mange beaucoup). Les 2A concernent l’asthénie et l’amaigrissement. Quels conseils avez-vous à donner aux gens afin de les amener à avoir une vie saine? Nous sommes tous des potentiels diabétiques. Mon message va à l’endroit des personnes diabétiques ou non. Le diabète est une maladie du comportement. Un mode de vie sain passe par une bonne alimentation, une activité physique régulière et la soustraction du stress, car le stress en lui-même peut créer le diabète et d’autres maladies chroniques. Actualités 23 déc. 2020


Tournée présidentielle de reddition de comptes:Décryptage d’un modèle de gouvernance séduisant
J’ai suivi avec une attention soutenue l’innovation que constitue la tournée nationale de reddition de comptes engagée par le Président de la République. Innovation qui fit exploser au grand jour l’immense popularité de l’homme, au demeurant ! Quand bien même les Béninoises et les Béninois ne virent jamais ça auparavant, il n’y eut nulle part une quelconque note discordante quant à la ferveur et à la longueur des ovations soutenues qui jonchèrent son parcours. Bon Dieu ! Par quelle magie le président Patrice Talon réussit-il (encore !) cette innovation ? Le décryptage qui suit nous éclairera certainement ! Par définition, un décryptage de portée maximale doit être basé sur la démarche prospective qui, grosso modo, postule la pédagogie suivante. Avec la mixtion des éléments diachroniques et synchroniques disponibles, cette démarche utilise l’analyse situationnelle (état des lieux) pour la projection appropriée dans le futur (prospective) après un relais obligatoire dans le présent. Ainsi, tenant compte du passé (l’ancien) pour apprécier le présent (l’existant), on envisage l’avenir et le développement (prospective) sur des bases saines et tangibles pour une réussite maximale. La vie étant une continuité linéaire, seule la prise en compte du passé et du présent pour gérer le futur constitue la démarche responsable appropriée. Dit plus simplement, les données historiques du passé valident toujours l’actualité agissante d’aujourd’hui pour baliser les espérances objectives ou les déconvenues potentielles de demain. Dans sa démarche prospective parfaite (analyse situationnelle tenant compte du passé et projection dans le futur), le Président Patrice Talon a d’office toutes les données d’appréciation pour davantage développer le Bénin, au cours de son deuxième mandat présidentiel qui le réclame à bon droit. Les applaudissements fusèrent ainsi quand l’homme de vérité Patrice Talon prit, à maints endroits, l’engagement solennel de faire de son mieux pour favoriser les zones défavorisées privées des nécessaires attributs de développement. La magie Patrice Talon n’est donc rien d’autre que la crédible séduction de l’homme au service du développement du Bénin. Nous y reviendrons ! La démarche de séduction du Président Patrice Talon totalement positive ne peut donc être que ravageuse de mauvaise foi et dévastatrice des négativités déversées sur sa gouvernance. Elle est parfaitement prospective; ce qui en garantit le succès éclatant et époustouflant que nul ne conteste actuellement. Elle ennoblit les cœurs bourrés de bonne foi et rabat le caquet aux maldisants ou aux médisants qui se retrouvent Gros-Jean comme devant. C’est son arme fatale contre la calomnie et la mauvaise foi de ses contempteurs les plus perfides ! Pourtant, le bel unanimisme affiché sur l’excellence de la copie "gouvernance du Président du Bénin" est si percutant et indéniable qu’il est permis de se demander si Patrice Talon est ou non un séducteur de développement ! Et voilà ! Le mot est encore lâché ! Séducteur – Séduction ! Voilà deux concepts importants mais aisément galvaudés à qui il faut désormais rendre justice. Le concept "séduction", parce qu’il fait le buzz aisé et banal, est délicat et souvent malmené, à tort : même de grands intellectuels s’y embrouillent, dans leurs connaissances parcellaires ou résiduelles du concept. L’inculture mêlée de mauvaise foi fait parfois des ravages dramatiques dans des milieux insoupçonnés et empêche d’emblée d’en percevoir les positivités pour le développement individuel ou collectif. Afin d’éviter les amalgames malheureux ou douloureux toujours préjudiciables aux tiers positifs, il m’apparaît nécessaire d’élaborer un peu sur le concept de séduction, tel qu’hérité de la Doctrine, et utile à notre cause légendaire : le développement du Bénin ! C’est quand en 1983 je reçus en 3e année de Sociologie-Anthropologie à l’Université Nationale du Bénin (ancêtre de nos universités nationales actuelles) le cours de Psychologie sociale dispensé par l’un de mes professeurs préférés, Dénis Amoussou-Yéyé, que l’utilité plurifonctionnelle et les collatéralités multidimensionnelles de la séduction me furent livrées avec grand éclat ! La frange du cours "Le Séducteur", dans le cadre des figures de leadership, m’a si ébloui qu’elle constitue, souvent avec heurts et bonheur, une dimension importante de mon arsenal attitudinal, à mon corps défendant ! Capacité de suscitation d’un quelconque sentiment agréable pour soi ou autrui, la séduction fait du séducteur un affectif, un dépendant, un assujetti, un empathique qui souffre de la souffrance de l’Autre. Il aime, veut aimer et être aimé, persuadé que le bonheur individuel procède de la félicité collective ! De bonne foi, il se dit que s’il aime sincèrement, il n’y a pas de raison que l’Autre ne finisse par l’aimer, aussi ! Et ça marche ! Ainsi, parce qu’il aime franchement, il opère des gradations dans l’aimer, sortes de manifestations qualifiées dans la prégnance de l’Autre qui perçoit avec intensité et densité la force et la chaleur de ce sentiment pour y adhérer. Le séducteur qui voudra s’emparer ou s’accaparer de l’objet d’amour, posséder l’entité aimée au point de l’asservir, objectivant d’office sa seule satisfaction, quel qu’en soit l’artifice, est alors le séducteur compulsif, aventurier ou aventureux, au demeurant ! Il est un Don Juan narcissique à ego surdimensionné, toujours ombrageux du manque d’attention quelconque. Son moi pantouflard le rend d’emblée grandiloquent : c’est le moi enflé, le "yinwè". Proche et très ressemblant du précédent, il est le séducteur baratineur, vendeur avéré de vents et d’illusions, qui ne parlera que de sa relation à vous pour vous faire rêver, dans une quête intérieure de possession sournoise. Bonimenteur né, il vous parlera, à l’envie, du panier de la ménagère par rapport au message biaisé qu’il veut transmettre, sans objectivité : il trouvera vide un panier pourtant presque rempli de ce qu’on y aura mis, simplement parce qu’il veut mystifier ou dénigrer de mauvaise foi ! De même, parlant de la vie supposément chère au Bénin, il dramatisera la situation à l’aune de ce qu’il veut vous soutirer ! C’est un manipulateur chevronné de consciences, dans le délire de l’égocentrisme exacerbé et délirant. Quand il dit voir le panier de la ménagère vide, c’est parce qu’il n’y a trouvé que ce que celle-ci y a acheté et non le produit de rapines et de vols divers. C’est donc du panier vertueux de la ménagère honnête et digne dont il parle avec autant d’indélicatesse ! A l’inverse, le type objectif souhaité que je perçois est le séducteur altruiste, futuriste, pragmatique. C’est un idéaliste de conviction presque débonnaire, uniquement préoccupé par la satisfaction de l’Autre dans laquelle il se fond et se confond, escomptant en tirer sa propre satisfaction. Il ne vit que par le bien de l’Autre, de sorte que sa relation avec lui est fusionnelle, dans une incrémentation infusionnelle. C’est le séducteur altruiste opposé à l’égocentriste exaspérant ! Etendu au développement communautaire, au bien-être des populations, ce type perçu est le "séducteur développeur". L’Autre privilégié ou objectivé est alors le village, la commune ou le pays. Contrairement au séducteur compulsif ou baratineur, il n’est pas soucieux de sa satisfaction personnelle qu’il retrouve plutôt dans l’émotion de la liesse populaire ; la joie collective à l’aune de l’hystérie due à la jouissance comblée de tous. C’est le Président Patrice Talon, dans toute sa dimension intrinsèque ! Quand on revoit le film de la tournée présidentielle de reddition de comptes, on se surprend simplement à constater le Président Patrice Talon dans la catégorie des Révolutionnaires Messianiques : il est simplement un séducteur développeur des communautés, le pourvoyeur de bien-être collectif (sa joie) détaché de sa seule satisfaction et jaillissant comme les émanations de la lumière dans une chambre obscure ! Le décryptage de cette tournée révèle ainsi que son modèle de gouvernance mû par son leadership participatif (dont j’ai parlé dans une précédente publication), encourage ainsi avec une séduction totalement positive, les communautés béninoises à mieux être et à mieux vivre, en valorisant leur travail et leurs accomplissements. Je ne l’ai entendu nulle part s’arroger un quelconque succès personnel, mais il s’est toujours distingué en s’effaçant délibérément pour que le Peuple à qui il octroie tout le mérite, jouisse goulûment des nombreuses réalisations de la gouvernance de son premier quinquennat. La motivation des populations béninoises à mieux faire continûment pour le développement du Bénin est d’office au centre de ce leadership révolutionnaire du Président Patrice Talon qui accorde ainsi plus de valeur et de présence à la réalisation du mieux-être des communautés béninoises davantage responsabilisées sur les objectifs développementalistes de long terme. Ce modèle de gouvernance du Président Patrice Talon révèle d’emblée un changement de paradigme développementaliste qui fait simplement de lui un grand homme politique. Le décryptage retient en sus que c’est parce que le Président Patrice Talon magnifie sincèrement par le respect les diverses communautés que, séduites et émerveillées, celles-ci le respectent aussi et le célèbrent avec tant de ferveur, sans hypocrisie ! A mieux considérer les choses, c’est parce que le Président Patrice Talon se respecte qu’il respecte ces communautés en leur disant toujours la vérité, ce révélé cru que peu de personnes honnêtes, courageuses et de bonne foi ont suffisamment de respect pour elles-mêmes et les communautés pour accepter l’entendre. Le président Patrice Talon n’est donc ni un séducteur compulsif (à la Don Juan) ni un baratineur égocentriste à la sauce "yinwè", mais plutôt un séducteur développeur des communautés, un amoureux du bonheur des populations, simplement dans un modèle de gouvernance labelisé Patrice Talon. Menée à pas de charge dans la maestria de son management du temps et des ressources humaines de sa gouvernance, c’est donc dans la séduction totale que le président Patrice Talon vient de terminer à Cotonou (60e commune), la première phase de sa tournée nationale de reddition de comptes. C’était dans une salle archi comble et surchauffée du Palais des Congrès qu’il séduit encore littéralement ! De cette importante tournée dirigée par la pédagogie de la transparence dans l’humilité, la séduction du Président Patrice Talon n’a épargné aucun secteur de la vie sociale. Sans être exhaustif, en voici juste quelques-uns : 1- Les infrastructures basiques pour une vie décente ! S’il est vrai que le président Patrice Talon ne s’est jamais vanté d’en avoir initié l’occurrence au Bénin, il est tout aussi indéniable que celles réalisées au Bénin ces quatre dernières années de son modèle de gouvernance ne sont à nulle autre pareille ! Sauf méprise de ma part, je n’ai jamais entendu le Président Patrice Talon pérorer avoir inventé la construction des routes et des marchés au Bénin. Mais, j’affirme souverainement que c’est Lui qui en a inauguré l’excellente qualité et l’abondante quantité avec une vision d’ensemble inédite ! Auparavant, le pays naviguait à vue, et était à la merci, donc, au gré (ou au vent, au choix !) des financements extérieurs qui pouvaient choisir les voies qu’ils voulaient. Aujourd’hui, la gouvernance du Président Patrice Talon priorise les voies ou marchés en fonction d’une vision futuriste de développement, défaillance grave des gouvernances d’avant-Rupture. Un autre point fort est l’accent mis sur la qualité des ouvrages, leur modernité et leur totale adéquation aux aspirations profondes des communautés béninoises. On ne construit plus pour construire, avec fantaisie, mais avec les standards et normes internationaux requis suppléés par toutes les commodités requises : auparavant, ces considérations n’étaient point des préoccupations prises en compte avant la Rupture. La densité et la qualité des infrastructures montrent ainsi clairement que le pays ne fait plus de saupoudrage ni de clientélisme. Ce constat montre qu’il a amorcé réellement son développement, sur une rampe de lancement qui ne pourra qu’à terme le propulser sur l’orbite des grandes Nations. Avec ce retentissant succès seulement en cinq ans, si ce rythme de la Rupture est maintenu, le Bénin rattrapera en peu de temps les six décennies perdues. Les populations unanimement enthousiasmées ont ainsi chaudement ovationné leur Président bienfaiteur, spécialement à travers le Projet Asphaltage dont on ne dit que grand bien ! Elles espèrent ainsi que sa deuxième phase soit prioritairement orientée vers les capitales des douze départements, afin de les doter de tous les attributs y afférents. Cela va insuffler un nouveau dynamisme à la décentralisation en constant renforcement démocratique au Bénin. 2- Le premier quinquennat du Président Patrice Talon est donc celui de la quantité et de la qualité, aussi dans le domaine infrastructurel des routes et des marchés modernes bien réalisés en quatre ans, avec des avantages comparatifs certains ! Quel gouvernement fit jamais autant au Bénin depuis l’Indépendance en 1960 ? Je n’en connais pas ! 3- Qu’il vous souvienne de l’état de délabrement total (et ce pendant des décennies !) dans lequel se trouvait, par exemple, un des quartiers-phares de Cotonou – La Haie Vive – où loge pourtant un ancien Président de la République. Actuellement, presque toutes les rues de ce quartier n’ont-elles pas été asphaltées sous la Rupture, au grand bonheur des riverains ? J’ai ainsi retenu que les personnes de bonne foi l’ont compris, dans la séduction de la pédagogie du Président Patrice Talon qui, je le répète, a totalement séduit les populations, dans tous les domaines ! Nul n’a encore jamais fait autant en 04 ans ! 4- Avec la grande humilité qui amena nécessairement la séduction, le président Patrice Talon fait aussi le point du secteur électrique : tout le monde peut aisément comparer la Centrale Maria Gléta 1 sous la gouvernance passée à l’autre Maria Gléta 2, sous la gouvernance actuelle de président Patrice Talon! Des localités du Bénin dont sont originaires de nombreux grands hommes politiques ont désormais accès au goudron et à l’énergie électrique, grâce à cette gouvernance du Président Patrice Talon qui agit, lui ! Comme le dirait l’Autre : "…Il n’y a pas match !" Mais, attention ! Cerise sur le gâteau, Maria Gléta 3 est déjà allègrement en route avec 140 mégawatts. La vision futuriste qui gouverne les actions gouvernementales sous La Rupture est d’assurer l’autosuffisance en énergie dans les deux ou trois ans à venir tout en assurant un mixénergétique responsable en alliant le renouvelable au conventionnel. Quelle merveille ! 5- S’agissant de l’eau potable aux populations, sans tintamarres intempestifs ni borborygmes outranciers, le Président Patrice Talon a montré ce que la bonne volonté dans l’action peut permettre de réaliser de grandiose ! Tombe alors brutalement l’interrogation suivante : « A quel niveau de développement serait le Bénin aujourd’hui si ce qu’a réalisé la gouvernance sous Président Patrice Talon fut fait, ne serait-ce que depuis trente (30) ans ? » 6- Le clou de la séduction du modèle de gouvernance du Président Patrice Talon a été de montrer que la satisfaction unique de l’homme réside dans son succès à générer une dynamique née pour régner pendant encore au moins vingt (20) ans : le Système Patrice Talon ! Le Système de la Renaissance du Bénin vient ainsi de rentrer dans l’Histoire des communautés du Bénin et du Monde ! On retient ainsi ce qu’une gouvernance sérieuse peut faire des finances publiques (impôts, notamment) en cinq ans ! Le Système Patrice Talon qui va se densifier, apparaît d’emblée comme la clé du développement du Bénin, la boussole de l’émancipation des peuples africains. 7- Une pareille dynamique basée sur la vérité permet davantage de comprendre certaines sentences lapidaires galvanisées ou sorties à dessein de leurs contextes originels. Sans être exhaustif, en voici deux morceaux choisis : A- Sur le serrage de la ceinture Il s’agissait simplement d’une métaphore que le Président Patrice Talon utilisa à bon droit pour annoncer une situation à vivre ! De quelle ceinture s’agit-il réellement ? Il est simplement question de la nécessité pour le Béninois tous sexes confondus, de cesser de vivre au-dessus de ses moyens ; de réduire le train de vie prévaricateur qu’il utilisait avant-Rupture, qui l’usait et dont il abusait ! Ne pas vivre au-dessus de ses moyens en volant dans l’entretien de la corruption est la simple compréhension citoyenne qu’il faut en avoir ! Serrer la ceinture, c’est vivre dignement ! C’est sonner le glas de l’apologie de la corruption ! Cette dynamique ébranle ainsi la conception du repas mérité, du salaire gagné à la sueur du labeur : elle est simplement révolutionnaire dans une arène récente de pagaille et manifeste d’office le Vrai Changement ! Le Bénin Révélé est donc le Bénin positivement Changé ! C’est le Bénin ramené à ses valeurs séculaires de noblesse et de dignité. On y suit et on y poursuit l’allocation des ressources publiques (financières et autres) qui ne profitent plus exclusivement à ceux qui ont le pouvoir ou peuvent y accéder mais à toute la population qui a le devoir de s’en prévaloir. C’est ça la vraie prospérité partagée qui n’a pas besoin de clientélisme pour s’opérationnaliser ! C’est le credo du Béninois de type nouveau prôné par le président Patrice Talon ! Je demeure perplexe et attristé quand j’entends des politiciens dire que le Bénin des gouvernances passées, qui vivait de rapines et de prévarications comme support de dynamique sociale, devrait être maintenu ! Vestige dérisoire d’un passé révolu ou survivance des vicieuses coutumes, la dilapidation des ressources publiques relève désormais du passé dans le modèle de gouvernance du Système Patrice Talon ! B- Le panier de la ménagère Il y a depuis un moment dans mon pays une vilaine chanson qu’on entend abusivement, bien entendu : celle concernant le supposé panier vide de la ménagère ! De quel panier supposé vide parle-t-on et quelles sont ces ménagères à paniers vides ? Et si panier vide il y aurait, qu’est-ce qui manque à ces paniers supposés vides ? Le panier de la ménagère doit ainsi être compris comme tout ce dont dispose une ménagère pour nourrir ou faire nourrir son ménage nucléaire (père-mère-enfants) ou élargi (père-mère-enfants-apparentés et/ou autres). Il symbolise la capacité du ménage à s’assumer dignement, c’est-à-dire à compter sur ses propres forces, ses propres ressources pour faire de bons citoyens, des ouvriers du développement ! Auparavant grenier de divers recels et rapines, ce panier est désormais ce qu’il doit être : une ancienne auberge espagnole (où on n’y trouvait que ce que l’on y avait amené !) On retiendra simplement ceci : - Le panier "vide" actuellement est celui auparavant bourré de victuailles volées nées de recels de denrées délictueuses. - Ce qui manque désormais dans ce panier "vide" est tout bonnement les choses auparavant volées et qui sont maintenant absentes : le panier de la ménagère béninoise, davantage vertueux, est donc ce qu’il doit être pour une vie socioéconomique durable dans un environnement social sécure ! Le panier de la ménagère normale est simplement ce qu’il devrait être : celui de l’épouse du mari normal, celui-là qui vit de son labeur justement rétribué ! Ce panier n’a donc jamais été vide au Bénin ! - Il est nécessaire de retenir définitivement que le vécu du panier de la ménagère n’a jamais été uniformément distribué dans les ménages béninois : ceux qui vivaient sans les saupoudrages des vols et de la corruption vivent même mieux actuellement sous la Rupture. En effet, s’ils ne sont pas stationnaires (donc, pas dégradés), leurs revenus se sont même justement améliorés à l’aune de la rémunération correcte des produits de leurs activités économiques ! - La péroraison du panier supposément vide de la ménagère béninoise crée malheureusement une rhétorique paradoxale, sournoise et biaisée car source de nombreuses manipulations. L’une de celles-ci vise ainsi à faire croire faussement que des ménagères se plaindraient de leurs paniers supposés vides, du fait de la Rupture. Quel grossier mensonge ! Il n’en est strictement rien ! La tournée présidentielle de reddition de comptes a montré de fort belle manière que toutes les femmes des 60 communes parcourues réclament vigoureusement au Président Patrice Talon un second mandat. A ma connaissance, les Béninoises ne sont pas sadomasochistes au point de réclamer un second mandat constitutionnel à un Président dont la gouvernance est erronément pointée comme sadique ou tortionnaire ! Elles sont plutôt suffisamment vigilantes pour distribuer tous azimuts des cartons rouges à tous les oiseaux de mauvais augure dénigreurs de cette gouvernance ! La chanson du panier vide de la ménagère est donc simplement tendancieuse et doit être rapidement dépassée! Qu’est-ce qui peut arrêter un si bel augure de développement massivement soutenu par la liesse populaire au Bénin ? Absolument rien ! Inébranlable, la dynamique du Système Patrice Talon est irréversible ! Professeur Gilles Expédit Gohy* *Sociologue – Statisticien Démographe et Politologue. Maître de Conférences en Sociologie du Développement. Directeur-adjoint de Cabinet du Ministère de la Communication et de la Poste. Actualités 23 déc. 2020


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