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Nouvelles

Visite du site de construction du marché de Natitingou: Niveau d’avancement satisfaisant
Dans le cadre du suivi des réalisations du Pag à Natitingou, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a fait, mercredi 16 décembre dernier, le tour du nouveau marché de Natitingou en construction. « Globalement, le taux de réalisation de l’infrastructure est satisfaisant ». C’est la conclusion du ministre du Cadre de vie et du développement durable, José Tonato, à la fin de la visite du chantier de construction du marché de Natitingou. Selon lui, la qualité y est avec un taux de réalisation physique de 48 % pour 60 % de réalisation à la date du 10 décembre, et un retard approximatif de 10% que l’entrepreneur a promis de rattraper. A l’étape actuelle, le ministre a confié avoir constaté des malfaçons qui seront corrigées par la suite. De sorte que d’ici à la fin du mois d’avril ou mai, le marché va être livré après sa réception. Selon le ministre José Didier Tonato, le délai prévu pour la livraison du site sera respecté à la suite des échanges et de ses constats sur le terrain. Pour lui, c’est une infrastructure marchande complète qui sera livrée à la réception. Car, se réjouit-il, des hangars aux boutiques disposées le long de la clôture, en passant par l’assainissement, tous les détails ont été passés en revue, pour offrir toutes les commodités aussi bien aux marchandes qu’aux clients et même plus. Dans la mesure où il y aura un dispensaire et un espace dédié au village artisanal. Même si Ouindéyama Taté , maire de Natitingou, s’est réjoui du fleuron qui honorera dans quelques jours la cité des Nanto, cela ne l’a pas empêché d’exposer quelques doléances. Notamment,la mosquée, le poste des sapeurs-pompiers et un poste de police afin de dissuader éventuellement les hors-la-loi. « Vu la qualité des infrastructures, ce sera un marché de taille. Cela va grandir Natitingou », s’est-il fécilité. Concernant la mosquée, le ministre a été clair en expliquant que le Bénin étant un pays laïc, la question sera étudiée pour envisager une approche en conformité avec ce vœu afin de ne pas heurter la sensibilité des autres visiteurs. Quant au poste de police, ladite doléance est prise en considération et de concert avec le ministre de la Sécurité, une solution sera trouvée. En ce qui concerne le poste des sapeurs-pompiers, le sujet sera résolu après concertation de ses homologues de la Défense et de la Sécurité. « J’encourage l’entrepreneur à garder la même trajectoire et à l’améliorer », a exhorté le ministre, espérant revenir dans quelques mois remettre un marché moderne, avec un rayonnement sur le plan régional à un gestionnaire exploitant sous la supervision de la mairie. Actualités 18 déc. 2020


Dotou J. Sègla à propos du Fâ: « Si c’est une pratique diabolique, il faut avouer que le diable a de beaux jours devant lui »
Auteur de plusieurs ouvrages sur le Fâ et inventeur des dés divinatoires (fakwin), Dotou J. Sègla aborde dans cette interview l’origine du Fâ au Bénin et explique pourquoi cette pratique ne doit pas être considérée comme diabolique. Chercheur dans le domaine, il démontre aussi comment le Fâ est la mère des sciences et des religions et plaide pour l’introduction de l’enseignement du Fâ dans le système éducatif national. La Nation : Comment peut-on définir le Fâ ? Dotou J. Sègla : Si l’on se réfère à Bernard Maupoil, dans son célèbre ouvrage : « La Géomancie à l’ancienne Côte des Esclaves », la question fut posée à Guèdègbé, l’illustre prêtre du Fâ, vénéré mentor des rois Glèlè et Gbèhanzin. Et voici sa réponse : « Tous les bokonon s’efforcent de définir le Fâ avec pompe. Chacun cherche une définition qui intéresse, qui intrigue. Mais moi, quoique bokonon, je ne risquerai pas à le définir ! Seule la nature miraculeuse qui a créé le Fâ pourrait en parler savamment ». Néanmoins, selon une certaine approche plus ou moins rationnelle et objective, l’on pourrait considérer le Fâ comme l’originel Principe d’union synthétique dynamique (Pusd), l’immanent principe christique, immuable, incompressible et inamissible, qui préside à l’essence existentielle des êtres et des choses. Le principe christique, du point de vue strictement profane, consiste en un principe crucifaïque, déterminatif du temps et de l’espace, évidemment, il pourrait receler une connotation religieuse, si l’on évoque la figure christique du Christ Jésus. En d’autres termes, le Fâ serait le divin plan conceptuel et organisationnel des mondes visible et invisible. Les métaphysiciens et les religieux parlent souvent de verbe créateur de Dieu, l’éternel logos suprême, la plus authentique voie d’accès à l’invisible, l’infaillible chemin de liaison, d’interface entre la création globale et son divin créateur : Dieu, Mahu, Allah, etc. Peut-on savoir les origines du Fâ au Bénin ? Permettez que je me contente d’un rapide survol historique de l’introduction du Fâ au Danxomè. Suite à des intrigues politiques, le roi Agadja accéda au trône du Danxomè, en 1715. Survint alors une désastreuse sécheresse. Il tenta d’affronter la calamité ambiante par tous les moyens. Il manda partout des émissaires pour dénicher l’homme providentiel qui aiderait à juguler le mal. On lui ramena d’Oyo, un babalawo, qui réussit, après consultation du Fâ et des sacrifices appropriés, le miracle de faire tomber la pluie. D’où le surnom de djissa attribué à l’illustre babalawo, gratifié et honoré par le roi. Aussi pense-t-on que c’est sous le règne d’Agadja que le Fâ fut introduit au Danxomè. Pourquoi le Fâ ne doit pas être considéré comme une pratique diabolique ? Rien qu’à s’en tenir à ce qui précède, diabolique est-il de délivrer tout un peuple des affres délirantes d’une calamité destructrice ? Si donc cela relève d’une pratique diabolique, il faut avouer que le diable peut avoir de beaux jours devant lui. Ceci dit, et plus sérieusement, qui sont ceux qui parlent de pratiques diaboliques, en indexant le Fâ, et pourquoi ? Fondamentalement, il s’agit de ceux qui se prétendent religieux, de ce fait, ils pensent qu’ils ont le droit ou le privilège de conduire à Dieu leurs semblables et de sauver ainsi l’âme de ces derniers. Aucune objection ! Mais lequel de ces zélés serviteurs de Dieu consentirait volontiers à voir leurs ouailles, complètement matures, épanouis et heureux, s’affranchir de leur tutelle spirituelle, morale et matérielle ? Que deviendraient les religieux, pasteurs et prêtres de tout acabit, sans leurs fidèles, religieusement soumis à leur dogmatique diktat pastoral ? La pandémie du Covid-19 permet d’en entrevoir, sans doute, quelques aspects particulièrement édifiants. La voyance peut-elle remplacer le Fâ en matière de prédiction ? Qu’entend-on par prédiction et c’est quoi la voyance ? Prédire, littéralement, c’est dire, annoncer à l’avance un fait susceptible de se produire dans un futur proche ou lointain. De ce point de vue, il est coutumier d’assimiler le Fâ à un simple oracle qui prédit l’avenir. Voilà une perception suffisamment tronquée de la nature, des rôles et fonctions caractéristiques du Fâ. L’on ne se rend pas chez un bokonon, juste pour savoir ce qui peut advenir dans sa vie, mais aussi et surtout pour trouver les solutions idoines aux problèmes que l’on rencontre. Un vrai bokonon n’est pas un vulgaire diseur de bonne aventure, bien au contraire, il est à la fois un sage et un thérapeute, nanti de science et de savoir-faire, prêt à offrir son expertise à tous ceux qui ont recours à lui. C’est pour cette raison que la voyance, une certaine aptitude à pressentir et anticiper sur les événements, ne saurait remplacer le Fâ. Celui-ci, en effet, s’avère non seulement un art divinatoire, mais davantage la matrice principale des arts, sciences, religions et architecture du monde. Il représente donc la quintessence des lois et principes régulateurs qui maintiennent en équilibre harmonieux la fonction architecturale de tout l’univers global. Pourquoi dites-vous que le Fâ est la mère des sciences et des religions ? Le Fâ, mère des sciences et des religions : en doute-t-on ? Quelques petits exemples suffisent pour illustrer le propos. Tous les systèmes conventionnels de numération (décimal, binaire, octal, hexadécimal…) tirent leur source du symbolisme numérique du Fâ. C’est dans la base sept (07) du compendium formé par les modules syllabo-numériques: Trukpin-Ka, Abla-Aklan, que s’est retranché le fameux nombre Pi (p), un « monstre » logé entre les suites numériques 21/7 et 22/7. Soit : 21,9912/7 = 21,9912x104/7x104 = 219912/70000 = 3,1416 (Cqfd). Il s’agit d’un nombre ambigramme, lisible de gauche vers la droite et de droite vers la gauche. En clair, il est impossible d’évoquer les concepts de : cercle, rayon, diamètre, circonférence, surface, etc., sans s’intéresser au symbolisme numérique du Fâ. À l’heure actuelle où la pointe du progrès se décline en termes de digitalisation et du numérique, concevable serait-il de faire abstraction du Fâ ? Qu’on en juge : les dûgans (vikando) ou symboliques modules majeurs du Fâ ne sont rien d’autre que le dédoublement d’un même module, érigé ainsi en cardinale maison géomantique. En outre, tous les modules syllabo-numériques du Fâ se retrouvent au bout des doigts de la main et des orteils du pied. Principe du diamètre d’un cercle Au plan religieux, la foi catholique enseigne, sous forme de dogme, l’existence d’un Dieu unique en trois personnes : le mystère de la Sainte Trinité. Curieusement, avec la mise en évidence du Pusd, corroboré et matérialisé par la découverte du fakwin, un grand pan dudit mystère semble largement levé, car le fakwin s’objective comme la preuve par neuf de l’existence nodale d’un Dieu unique en trois personnes tridimensionnelles et bifaciales, constituant le modèle d’une entité familiale exemplaire. Sait-on que les modules syllabo-numériques : tula-trukpin, ka-lètè mettent en lumière la conception virginale d’une jeune-fille qui enfanta un nouveau-né promis à un destin exceptionnel ? Sait-on que le concept de résurrection trois jours après l’inhumation n’est pas si étranger au symbolisme numérique du Fâ ? Au total, est-il impertinent de soutenir que le Fâ est la mère des sciences et des religions ? A chacun d’en juger et de se faire justement sa propre religion ! En réalité, ce qui est tradition, aujourd’hui conspuée, méprisée, fut progrès hier, et ce qui est progrès triomphateur de nos jours ne sera, demain, ironie du sort, rien d’autre que piteuse tradition obsolète, apparemment étrange, primitive, sauvage ! Tout est en effet énergie, vibration et perpétuelle transformation dynamique, évolutive, irrépressible. Telle est la véritable loi motrice, inhérente à toute chose, toute entité existentielle des mondes tant visible qu’invisible. L’Occident, d’essence judéo-chrétienne, se targue d’être à l’avant-garde du progrès civilisateur. Quel drôle de progrès qui se décline et se répand en carnage et destruction massive de la vie sous toutes ses formes ?! De plus en plus, l’on assiste à l’émergence de faux prêtres du Fâ et des religions étrangères. Conséquence, beaucoup de Béninois ne considèrent plus le Fâ. À cette allure, le Fâ ne finira-t-il pas par disparaître ? L’existence de faux prêtres du Fâ ne doit nullement inquiéter. Bien au contraire, cela prouve la vitalité du Fâ, dont on peut se servir à des fins, hélas ! malhonnêtes. Les brebis galeuses pullulent partout, dans tous les milieux et secteurs socioprofessionnels. Rassurez-vous, personne n’arrivera jamais à dévoyer la substance foncière de la réelle nature transcendantale du Fâ. Les faux prêtres du Fâ finiront par se faire démasquer dans leur sale besogne d’escroquerie des masses naïves et crédules. Quant à la prolifération tous azimuts des religions étrangères, cela participe du cours normal de l’évolution historique. Un dicton du Fâ le stipule du reste très clairement : la vie est comme une palme d’eau, tantôt, elle se balance à gauche, tantôt, elle se balance à droite. Juste pour signifier que la bonne nouvelle du salut qu’on prétend nous apporter de l’extérieur ne fait que revenir à sa véritable source originelle. Nulle inquiétude donc ! Le Fâ, d’essence divine, ne disparaîtra qu’avec la disparition du Dieu Tout-puissant, suprême auteur-créateur de l’univers, dont il est la vibrante émanation authentique ! Une certitude : ce qui est, fut et sera éternellement. C’est l’essence principielle de l’existence de Dieu et ainsi en est-il également du Fâ. La découverte du fakwin a le mérite de mettre en lumière la christicité ou crucificité du Fâ. Aussi, traitant du Fâ béninois, est-on fondé à insister sur sa spécificité originale par la dénomination distinctive : Fâ du Bénin, Fâ christique, appelé sans doute à devenir le phare du monde. L’humanité actuelle semble s’acheminer vers un stade de perfectionnement qualitatif : celui de sa divinisation. Et le Bénin y pourrait jouer un rôle de premier plan. Quel parcours faut-il suivre pour devenir prêtre du Fâ ? Pour devenir prêtre du Fâ, naturellement, il faut suivre un initiatique parcours d’apprentissage, qui se déroule dans des couvents destinés à cette fin. Les prêtres catholiques en savent bien quelque chose, puisqu’ils passent de longues années de formation dans des séminaires avant d’être ordonnés. La similitude des deux parcours n’a d’ailleurs rien d’étonnant. L’on devrait plutôt chercher à savoir lequel s’est inspiré de l’autre ! Au demeurant, monsieur le journaliste, vous m’offrez une providentielle opportunité pour lancer un pathétique appel invocatoire à l’endroit des décideurs de notre cher pays, le Bénin, pour qu’ils s’engagent enfin à poser l’acte salutaire consistant à opter pour l’introduction et l’enseignement du Fâ dans le système éducatif formel. Il s’agit d’un indispensable acte salutaire qui devrait garantir un avenir radieux aux générations présente et futures. En effet, la mise en évidence de l’infaillible logique indiscutable du Fâ (la falogique), corroborée et matérialisée concrètement par le fakwin, doit pouvoir convaincre de la nécessité inconditionnelle, absolue, des mesures idoines à prendre pour valoriser et promouvoir nos réalités culturelles et fondamentales richesses endogènes. Nous ne pouvons prétendre à un ascendant progrès, un harmonieux développement libérateur, en continuant à nous repaitre d’herbes provenant du pâturage d’autrui. Culture 18 déc. 2020


Hommage au directeur de cabinet du Maep, Bonaventure Kouakanou: Un vaillant contributeur au développement agricole salué
Le personnel du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) ainsi que d’anciens ministres, collègues et le corps diplomatique accrédité au Bénin ont rendu un dernier hommage à feu Bonaventure Gbékpodé Kouakanou, précédemment directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Décédé le 27 novembre 2020 à soixante-huit ans, il a été inhumé ce jeudi à Porto-Novo. Que d’éloges à l’endroit de feu Bonaventure Gbékpodé Kouakanou, précédemment directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui ! En poste depuis vendredi 17 novembre 2017, il a rendu l’âme, vendredi 27 novembre 2020 dernier à l’âge de soixante-huit ans. À la veille de ses obsèques, le personnel du Maep lui a rendu un dernier hommage. Dans cet exercice douloureux, empreint de vives émotions et de tristesse, d’anciens ministres, cadres, collaborateurs et le corps diplomatique accrédité au Bénin se sont joints à la famille professionnelle de l’ancien directeur de cabinet, pour saluer sa mémoire. À l’évidence, toutes les personnalités qui se sont succédé au pupitre ont reconnu les qualités de ce cadre pétri de connaissances et de compétences. Il a mis son savoir-faire au service de la nation surtout dans la mise en œuvre des réformes du secteur de l’agriculture, selon les témoignages. « En tant que directeur de cabinet depuis vendredi 17 novembre 2017, tu as atteint l’apothéose de ta carrière dans le secteur agricole. Tes analyses, orientations et décisions nous manqueront au conseil de cabinet. Nous aurions souhaité que ce vendredi 17 novembre 2020 n’arrive jamais », regrette Françoise Assogba Comlan, secrétaire générale du Maep. Tout en évoquant sa force de persuasion au cours des ateliers de présentation des innovations institutionnelles. Les acteurs non étatiques, représentés par Arouna Lawani n’ont pas tari de mots pour magnifier les nombreuses contributions du regretté directeur de cabinet à l’essor du secteur agricole. «Les acteurs non étatiques sont reconnaissants du rôle majeur que vous avez joué dans leur vie et ne pouvaient en cette circonstance ne pas en rendre témoignage et en exprimer leur reconnaissance », indique-t-il. Reconnaissance L’honorable Mathieu Adjovi, président de l’Association interprofessionnelle du coton (Aic), a exprimé, au nom de tout le personnel de cette structure de développement du coton, sa gratitude au défunt pour sa contribution, son amour pour le travail bien fait ainsi que son attachement aux valeurs civiques et morales qui l’ont caractérisé à son passage au département Analyse et prospective de l’Aic. Notant qu’il est mort les armes à la main, Mathieu Adjovi suggère au ministre de trouver parmi ses collaborateurs un Bonaventure pour poursuivre la route. Victorin Honvo, porte-parole des directeurs de cabinet, note que le défunt est l’illustration du cadre qui a consacré toute sa vie au service de son pays. Dans cette même logique, Roger Dovonou, ancien ministre de l’Agriculture et ami du défunt, confirme que « professionnellement et techniquement, Bonaventure Kouakanou est bon », pour l’avoir côtoyé durant de longues années. Yannick Kouakanou, porte-parole de la famille et fils du défunt, a exprimé toute sa gratitude aux diverses personnalités pour leur soutien. Selon lui, la passion de son feu père et sa source d’épanouissement résident dans son travail, comme les témoignages l’ont si bien martelé. « Sa passion pour le secteur agricole est grande », confie-t-il. Société 18 déc. 2020


Département des Collines:Le projet « Plan pour les filles » accompagne la jeunesse féminine
Le Comité départemental de suivi du projet Plan pour les Filles (Cds) a tenu ce jeudi 17 décembre à Dassa, une session extraordinaire essentiellement consacrée à la présentation par les représentantes des filles (âgées de 13 à 24 ans) de quatre communes des Collines, du Plan d’actions, qu’elles ont élaboré sur trois années. Ceci en vue d’impulser des changements sociaux favorables au développement et à l’expression de leur potentiel en tant qu’adolescentes et jeunes filles. Le projet ‘’Plan pour les filles’’ entrepris avec le soutien financier du gouvernement du Canada à travers Affaires Mondiales Canada a pour but de s’attaquer aux causes profondes de la situation que vivent les filles de 10 à 24 ans dans le département des Collines. Ce projet intervient dans les communes de Savalou, Bantè, Glazoué et Dassa-Zoumè et aide les adolescentes et jeunes femmes à être les actrices du changement qu’elles souhaitent et non des bénéficiaires passives du projet. Selon la présentation du chef du projet, Elsie Sègla, le projet s’est fixé comme objectif, de concevoir, sous le leadership des adolescentes et jeunes femmes elles-mêmes, un paquet essentiel d’interventions appelé « le Plan pour les filles », pour déterminer les actions à mettre en œuvre dans les secteurs intégrés de la santé, l’éducation, l’autonomisation économique et la protection sur la base des causes profondes et barrières sexo-spécifiques qui impactent la jouissance de leurs droits dans ces domaines. Pour y arriver, des assemblées générales ont été organisées aux niveaux hameau, village et commune en vue de permettre aux filles dans chaque commune de désigner celles qui porteront leur voix dans l’élaboration des actions du projet. Au terme du processus, 18 filles ont été désignées pour le compte de Bantè et 19 filles pour chacune des communes de Savalou, Glazoué et Dassa-Zoumè. Ces adolescentes et jeunes filles désignées par leurs pairs et de profils divers constituent les Comités consultatifs des filles (Ccf). Le Comité départemental de suivi du projet ‘’Plan pour les filles (Cds)’’ qui s’est retrouvé ce jeudi à Dassa est l’une des trois structures de gouvernance mises en place pour veiller à la bonne réalisation des interventions du projet et s’assurer de leur cohérence avec les stratégies gouvernementales et les initiatives des autres partenaires intervenant dans le département des Collines. Il a été créé par arrêté préfectoral en mai 2019 dans le cadre de la mise en œuvre du projet Plan pour les filles. Ce comité est un creuset qui permet à Plan International Bénin d’informer les différents acteurs départementaux intervenant dans les secteurs du projet sur les actions planifiées et leur niveau de mise en œuvre. Il sert de cadre de partage d’expériences et de bonnes pratiques aux différents acteurs en vue d’une bonne coordination des actions sur le terrain. Le point des réalisations A l’ouverture de cette session, Paul Karl-Frederick, représentant résident de Plan International Bénin, a rappelé le but de cette session qui est de faire le point des réalisations entreprises par le projet depuis la dernière rencontre, mais surtout et essentiellement, de prendre connaissance des interventions proposées par les filles du Comité consultatif des Filles (Ccf). En effet, explique Paul Karl-Frederick, pendant trois jours, les filles désignées par leurs pairs se sont retrouvées lors des ateliers de priorisation pour analyser leur situation actuelle, identifier les causes profondes y afférentes et proposer des interventions qui vont contribuer à pallier leurs problèmes dans les domaines de la santé, de la protection, de l'autonomisation économique et de la santé sexuelle et reproductive. Ces ateliers de priorisation ont marqué la vie du projet ‘’Plan pour les Filles’’ car ils ont permis de révéler une fois encore la potentialité des filles à apprendre, diriger, décider et s’épanouir quand elles sont bien orientées. Abondant dans le même sens, Dassodji Yao, représentant le préfet des Collines, a exprimé la satisfaction des membres du Comité départemental de suivi du projet ‘’Plan pour les filles’’ de voir mener des réflexions approfondies et une analyse minutieuse pour concevoir le ‘’Plan pour les filles’’. « Une somme d’actions au terme desquelles sont attendus des changements positifs et significatifs dans vos vies et dans celle de vos communautés. Je voudrais au nom du comité départemental de suivi du projet ‘’Plan pour les filles’’ vous rassurer de notre total soutien et disponibilité à répondre aux sollicitations justifiées », s’est-il engagé avant d’en appeler à la mutualisation des efforts et à l’engagement de tous pour faire savoir les actions que chacune des organisations présentes, peut financer ou accompagner techniquement dans le ‘’Plan pour les filles’’. Société 18 déc. 2020


La Cour suprême à Ouidah et Kpomassè: Ousmane Batoko insiste sur le sens du travail bien fait
Le Tribunal de première instance de deuxième classe de Ouidah et les principaux centres de détention et de garde à vue des communes de Ouidah et Kpomassè ont reçu hier mercredi 16 décembre, la délégation de la Cour suprême en tournée d'inspection. Après avoir constaté l'état des lieux, le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a formulé de fermes recommandations à l'égard des acteurs judiciaires. "Vous devez tenir les registres à jour et veiller à ce que les registres de garde à vue soient systématiquement paraphés par le procureur de la République territorialement compétent", ce sont les instructions du président de la Cour suprême Ousmane Batoko lors de sa visite aux commissariats centraux de Ouidah et de Kpomassè. In situ, la délégation a examiné les registres de garde à vue, de plaintes, de déferrement et des affaires courantes... Après avoir relevé les observations faites par les auditeurs de la Cour suprême, le président Ousmane Batoko a invité les officiers de police judiciaire au travail bien fait. Le respect des droits des justiciables est resté le cœur du message du président de la Cour suprême. Dans les locaux de la prison civile de Ouidah, la délégation, après avoir inspecté les registres, a constaté que dans cette maison d'arrêt dont la capacité est de moins de trois cents détenus, il y a 539 détenus parmi lesquels 256 ont déjà fait l'objet de condamnation. S'adressant au régisseur de la prison, le président de la Cour suprême affirme : "Si vos registres ne sont pas bien tenus, c'est vous qui en répondrez... Il faudra tenir compte des observations qui ont été faites. Que chaque feuillet soit bien soigné. Si vous faites des ratures ou des corrections, vous devez les approuver’’. A noter qu'à l'arrivée dans la commune historique de Ouidah puis celle de Kpomassè, la délégation a respectivement échangé avec les maires pour les informer des objectifs de la tournée et s'informer des rapports entre autorités communales et autorités judiciaires. "Grande est notre joie d'accueillir ici le président de la Cour suprême. Il est rare de vous voir même si votre histoire vous précède", a déclaré le maire de la commune de Ouidah, Christian Houétchénou. Il rassure de la bonne collaboration entre autorités communales et judiciaires et confie que les justiciables de Ouidah sont satisfaits des services du Tribunal de première instance de Ouidah. Pour précision, le Tribunal de première instance de Ouidah couvre cinq communes, notamment : Comè, Grand-Popo, Ouidah, Kpomassè et Tori. Les magistrats entretenus sur le contentieux administratif Comme à l'accoutumée, la rencontre entre les magistrats en fonction au Tribunal de Ouidah et la délégation de la Cour suprême s'est déroulée autour de la thématique du contentieux administratif. C'est le président de la Chambre administrative de la Cour suprême (Pca), Victor Adossou qui a animé cette communication. Il rappelle que la Cour suprême a été pendant longtemps le seul juge du contentieux administratif. Aujourd'hui où les chambres administratives sont opérationnelles au niveau des tribunaux, il apparaît alors opportun de renforcer les capacités des magistrats sur les différentes étapes du contentieux administratif... " Avant l'ouverture d'une procédure judiciaire contre l'administration, la loi fait obligation à la partie demanderesse de saisir préalablement l'administration. La partie demande soit l'annulation de l'acte qui lui porte atteinte ou le dédommagement. C'est quand l'administration répond négativement ou ne donne aucune réponse deux mois après la saisine, que la procédure judiciaire peut être déclenchée", a laissé entendre le Pca Victor Adossou. De ses explications, l'on retient que lorsque le recours est enregistré, le requérant est invité à remplir les formalités notamment timbrer le recours, payer la conciliation qui est de 15 000 francs Cfa..., avant l'instruction du dossier qui est contradictoire. Le juge d'instruction demande au requérant de produire un mémoire ampliatif qui expose l'objet et les moyens au soutien de la requête. L'administration présentera aussi son mémoire de défense. Si l'une des parties ne produit pas son mémoire dans un délai de deux mois, le juge d'instruction la met en demeure. Si elle ne s'exécute toujours pas, le juge en tire les conséquences de droit. Le juge rapporteur proposera ensuite une solution au litige, la transmettra au président de chambre qui, à son tour transmet le rapport au procureur de la République pour qu'il produise ses conclusions écrites. Après leur avoir décrit les suites possibles jusqu'à la clôture du dossier, le Pca Victor Adossou a invité les magistrats du Tpi de Ouidah à faire preuve de professionnalisme dans la conduite des dossiers. "Le Tribunal de première instance de Ouidah est une juridiction de grande renommée, l'une des plus vieilles. Vous avez le devoir, à l'instar de vos illustres prédécesseurs, de maintenir le cap pour être à la hauteur de ce que les justiciables attendent de vous... Respectons les justiciables... Nous devons retenir que nous sommes au service du peuple...", a indiqué le président de la Cour suprême. De la nécessaire communication entre les Opj et le parquet A Ouidah comme à Kpomassè, la délégation a également échangé avec les Opj. L'avocat général près le parquet de la Cour suprême Saturnin Afaton a sensibilisé les Officiers de police judiciaire au réflexe du compte-rendu au parquet. "Vous, officiers de police judiciaire, vous êtes en amont de la chaine judiciaire. Le procureur de la République est l'autorité judiciaire qui dirige vos opérations. Dans le cadre de votre enquête où vous êtes amenés à poser des actes, vous devez immédiatement donner l'information au procureur de la République qui a mission de veiller à l'application de la loi et aux intérêts de la société. Ne vous privez pas de lui donner la bonne information en temps réel", a relevé le présentateur. Au terme des échanges, les Officiers de police judiciaire ont plaidé pour que de telles occasions de renforcement de capacités soient multipliées. "La chaine pénale dans notre pays ne ferait rien sans le travail de débroussaillage et de fouille que fait la police judiciaire en amont. Et même si la police judiciaire est le parent pauvre de la police et vit dans un état de quasi dénuement, il ne sera accepté aucun prétexte de manque de moyens pour justifier quelque faille ...", a déclaré Ousmane Batoko qui exhorte les Opj à agir avec professionnalisme et conformément aux dispositions légales. Il a réitéré son engagement à œuvrer pour l'amélioration des conditions de la police judiciaire. Actualités 17 déc. 2020


Partenariat entre le ministère de l’Energie et l’Association Bénin énergie: Pour accélérer l’accès des populations à l’électricité
Le ministère de l’Energie et l’Association Bénin énergie se donnent la main pour le développement du secteur. A travers un accord-cadre de partenariat signé, ce mardi 15 décembre, à Cotonou, les deux parties s’engagent à œuvrer pour l’accès des populations à l’énergie durable. La signature de ce partenariat vient formaliser les actions conjointes que mènent les deux structures depuis plusieurs mois. L’accord-cadre de partenariat entre le ministère de l’Energie et l’Association Bénin énergie couvre le domaine de l’électricité, des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Il s’étend sur une période de trois ans, renouvelable. A travers cet accord, le ministère de l’Energie s’engage à impliquer l’Association Bénin énergie, en cas de besoin, dans ses activités. Il aidera l’organisation à obtenir des opportunités de formation, de renforcement de capacités tant au plan national qu’international, et facilitera l’échange d’informations, d’expertise et d’expérience entre les deux parties dans les domaines d’intervention retenus. Pour sa part, l’Association Bénin énergie s’engage à aider le ministère à contribuer efficacement au développement du secteur. Elle contribuera également à la vulgarisation des enjeux, projets et réalisations dans le secteur. Enock Hounhoui, président de l’Association Bénin énergie, salue l’avènement de ce partenariat qui, informe-t-il, est à la fois historique et important à plusieurs titres. Il ajoute que cette collaboration répond aux aspirations profondes des membres de son organisation surtout en cette dernière décennie d’actions pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd) notamment en son point n°7. Lequel invite les pays à garantir l’accès de leurs citoyens à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable à l’horizon 2030. « L’accord cadre de partenariat va donc nous amener à fédérer nos capacités pour accompagner le processus de développement de notre si beau pays, le Bénin », s’est réjoui Enock Hounhoui. Il rappelle, à l’occasion, les nombreuses actions que les deux parties ont menées, ensemble, depuis la création de son association en 2018. Ce partenariat vient donc formaliser les relations de travail qui existent déjà entre les deux partenaires, loue le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou. Il souligne que l’Association Bénin énergie se trouve en bonne position parmi les partenaires qui participent à la transformation du secteur de l’énergie. L’autorité ministérielle reste convaincue que cet accord cadre « permettra d’élargir les horizons pour la mutation énergétique qui a positivement marqué la vie quotidienne des populations béninoises en l’espace de quelques années ». Pour que cette mutation se poursuive avec des résultats finaux satisfaisants, il faut bien s’appuyer sur des hommes de compétence. C’est pourquoi le ministre de l’Energie met un accent particulier sur le renforcement des capacités qui doit être au cœur des préoccupations. Dona Jean-Claude Houssou n’a pas manqué de rassurer le président de l’Association Bénin énergie que les engagements pris à travers cet accord-cadre de partenariat seront rigoureusement respectés. Ceci, afin de créer un environnement favorable à la mise en œuvre des actions communes. Actualités 17 déc. 2020


JOURNEE NATIONALE CONTRE LA CORRUPTION, ÉDITION 2020: Message de l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption
Le mardi 08 décembre 2020, le Bénin a célébré  la quinzième édition de la Journée Nationale contre la Corruption. Préoccupés par la gravité des problèmes que pose la corruption et de la menace qu’elle constitue pour la stabilité et la sécurité des sociétés, les Etats Membres des Nations-Unies, dont le Bénin, se sont coalisés afin de mettre en place la Convention des Nations Unies contre la corruption, un instrument juridique multilatéral capable d’endiguer la corruption au niveau mondial. Notre pays est également Etat partie à plusieurs autres instruments internationaux notamment le Protocole de la CEDEAO sur la lutte contre la corruption et la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption. Ces différents instruments mettent l’accent sur la nécessité de sensibiliser les citoyens sur la nocivité du fléau que constitue la corruption et de mener des réflexions stratégiques pour y faire face. L‘institution  par décret n°2006-773 du 31 décembre 2006 de la Journée Nationale  contre la Corruption, célébrée le 8 décembre de chaque année,  s’inscrit dans ce contexte. Elle constitue une occasion pour mettre en lumière la problématique de la lutte contre la corruption et de réaffirmer la détermination des différents acteurs concernés par ladite lutte. L’organisation de cette édition est marquée par une réflexion analytique de l’ANLC sur différentes évaluations et appréciations des institutions et organismes internationaux  sur le Bénin, dans le domaine de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance en général, au cours de la période de 2017 à 2020. Les annotations ou appréciations de quelques organismes internationaux Le Bénin, notre pays, au cours de ces dernières années a fait l’objet de plusieurs évaluations par des organismes internationaux dans le domaine de la lutte contre la corruption et de la gouvernance en général. L’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption, pour la présente occasion, s’est intéressée aux annotations de certains de ces organismes à savoir : Transparency International, Afrobaromètre, la Banque Mondiale à travers l’Evaluation de la Politique, des Institutions Nationales (CPIA), International Budget Partnership (IBP) et la Fondation Mo Ibrahim. Interprété sur l’échiquier international et  africain, le classement de Transparency International montre que le Bénin enregistre une avancée constante ces dernières années. Ainsi, de 95ème place sur 176 pays évalués avec une note de 36 points sur 100 en 2016, le Bénin est passé au 85ème rang sur 180 pays évalués en 2017 ; il a occupé la 80ème place en 2018-2019. Les scores obtenus par le Bénin évoluent de  de 39 points sur 100 en 2017,  à 41 points sur 100 en 2019.Une avancée de quinze (15) places a été enregistrée sur la période. Dans son dixième rapport publié en liaison avec Transparency International sur l’évolution de la corruption en Afrique  en 2019, Afrobaromètre, un réseau de  panafricains indépendants  qui mesure et analyse l’évolution du point de vue des citoyens sur la gouvernance, la démocratie, la société civile, les performances économiques, la qualité de vie et spécialement en matière de corruption, a révélé que le Bénin fait partie des 07 pays ayant réalisé les meilleurs scores  dans le domaine de la corruption sur 35 pays africains évalués. L’Evaluation de la Politique et des Institutions Nationales (CPIA), un rapport produit par la Banque Mondiale suite à une évaluation des pays essentiellement d’Afrique subsaharienne sur les principaux facteurs qui soutiennent la croissance et la réduction de la pauvreté, fait remarquer qu’au rang des 14 pays de la région qui ont vu leur note globale de la CPIA évoluer en 2019, figure le Bénin qui a été qualifié de pays « non fragile » avec une économie dynamique. Ledit rapport ajoute aussi que l’augmentation de la note globale du Bénin démontre des progrès dans la qualité de la gestion économique. Les résultats de l’Enquête sur le Budget Ouvert (EBO) de International Budget Partnership (IBP) de 2019, institution de notation partenaire du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale, classent le Bénin au premier rang des pays d’Afrique francophone en matière de transparence budgétaire et 51ème sur 117 pays évalués sur le plan mondial. De 39 points sur 100 en 2017, le Bénin est passé à 49 points sur 100 en 2019, faisant ainsi un bond de 10 points. L’EBO a également évalué les possibilités formelles offertes au public pour une participation significative aux différentes étapes du processus budgétaire et les pratiques de l’exécutif, du législatif et de l’Institution Supérieure de Contrôle dans ce processus. En 2019, pour la participation au processus budgétaire, le Bénin a obtenu une note de 24 points sur 100 contre 09 points sur 100 en 2017 et, en ce qui concerne le contrôle budgétaire, le Bénin a obtenu une note de 57 points sur 100. Le dernier rapport Mo Ibrahim de la bonne gouvernance, publié le lundi 16 novembre 2020, renseigne que le Bénin a fait un bond de 11.0 dans la lutte contre la corruption entre 2010 et 2019. Mesurant l’absence de corruption dans le secteur public précisément, le rapport met en exergue  une avancée qualitative de 20.1 sur la même période. Le Bénin est classé 13ème sur 54 pays concernés en Afrique. Cette avancée du Bénin reconnue par les standards internationaux au plan de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance en général, est sans doute la résultante de la concrétisation d’une volonté des pouvoirs publics d’endiguer et surtout de prévenir le fléau. D’importantes mesures ont été prises par ceux-ci en termes de réformes institutionnelles et normatives auxquelles s’ajoute un ensemble de mesures administratives, tout ceci  avec l’accompagnement de diverses structures partenaires. Que retenir des réformes entreprises par les pouvoirs publics alors ? Au titre des mesures normatives et institutionnelles, on peut retenir entre autres :
  • la révision de la constitution avec l’institution d’une cour des comptes ;
  • l’adoption et la promulgation de la loi N° 2018-17 du 05 juillet 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République du Bénin. Cette loi place désormais le Bénin dans le concert des nations décidées à prévenir et à réprimer le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive ;
  • la création d’une juridiction dénommée « Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme » en abrégé CRIET à compétence nationale à travers l’adoption et la promulgation de la loi n° 2018-13 du 02 juillet 2018 modifiant et complétant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin modifiée et création de la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme ;
  • l’adoption et la promulgation de la loi n°2018-16 du 28 décembre 2018 portant code pénal en République du Bénin. De nombreuses infractions encadrées par divers textes sont désormais entérinées et consolidées dans ladite loi. C’est le cas des infractions prévues dans la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin ;
  • l’adoption de la loi n°2018- 23 du 26 juillet 2018 portant nouvelle charte des partis politiques en République du Bénin. Cette loi vient régler entre autres, le problème du financement des partis politiques et  donc la réduction des flux financiers illicites au sein des partis politiques ;
  • la réforme du code des marchés publics pour poursuivre la mise en conformité avec les directives de l’UEMOA, et assurer un meilleur encadrement du gré à gré.
  • l’adoption d’une loi sur le renforcement de la gouvernance juridique et judiciaire ;
Au titre des mesures administratives qui contribuent à la lutte contre la corruption, on peut citer, entre autres :
  • la mise en œuvre d’une politique de dématérialisation destinée à créer moins de contacts physiques entre les agents publics et les usagers de l’administration publique. Cette politique s’est déjà traduite, entre autres, par la mise en place de la plateforme educmaster pour la gestion administrative de tous les établissements publics du Bénin ; l’ouverture de guichets uniques dans le domaine du foncier, de la gestion des pensions de retraite et de la fiche de paie des agents de l’Etat. La dématérialisation concerne également le secteur des impôts, la création des entreprises, l’état des personnes. Ces mesures d’assainissement ont abouti à la découverte des agents publics fraudeurs pour un préjudice de plusieurs dizaines de millions de francs CFA.
  • l’élaboration et la mise en œuvre d’un Plan d’Orientation Stratégique de l’administration Fiscale (POSAF 2017-2021)  dont l’un des enjeux majeurs  est la réduction de la fraude fiscale.
  • la mise en œuvre d’un nouveau Plan Global de Reformes de la Gestion des Finances Publiques (PGRGFP) 2017-2020 qui a le mérite d’avoir doté le Bénin d’un système de gestion des finances publiques transparent, performant, conforme aux standards internationaux, respectueux de la répartition constitutionnelle des prérogatives entre les institutions, et mettant résolument les finances publiques au service du développement du Bénin. La problématique de l’impunité, un facteur important pour la lutte contre la corruption est prise en compte à travers plusieurs de ses axes. (Axes 2,3 et 4).
En définitive,  que ce soient les rapports des études sur la lutte contre la corruption, au niveau national qu'international, le Bénin a été marqué sur le plan de la gouvernance économique depuis 2017 à ce jour, par une visibilité des actions des pouvoirs publics dans la lutte contre la corruption. L’ouverture budgétaire, la participation citoyenne au processus de décision financière et la pratique de reddition de comptes érigées au rang de critères clés de gouvernance financière au Bénin sont illustratives. Le renforcement de la CENTIF, la création de la CRIET et surtout le règlement de la question du financement des partis politiques sont aussi des actions fortes dans le cadre de la lutte contre la corruption. A cet égard la présidente de Transparency International, Mme DELIA FEREIRA RUBIO, conseille de s’attaquer de toute urgence au problème du financement des partis politiques car « Les pays où l’administration est la plus corrompue sont ceux où les règles de financement des campagnes électorales sont inexistantes ou mal appliquées ». Nécessité de poursuivre ces efforts Au regard des défis de la lutte contre la corruption, l’ANLC estime qu’il  est impérieux que ces efforts consentis par les pouvoirs publics soient maintenus et complétés par d’autres actions  pertinentes pour des résultats encore plus probants. Les différentes performances enregistrées par le Bénin et mises en exergue par les divers organismes internationaux dans leurs rapports classent, pour la plupart, le Bénin en dessous de la barre du seuil des moyennes. Pour figurer au rang des pays les mieux classés, il urge que les citoyens béninois adoptent des comportements éthiques en harmonie avec la vision du Chef de l’Etat qui est de faire de la lutte contre la corruption une action quotidienne. Les agents de l’Etat, les usagers des services publics et les agents  du secteur privé  doivent œuvrer  pour une réduction des actes de corruption et pratiques connexes, en dénonçant et/ou sanctionnant les actes de corruption selon les textes en vigueur. La tolérance zéro vis-à-vis des actes de corruption et autres infractions connexes reste le crédo de l’ANLC. Voilà pourquoi la vulgarisation des différents textes sur la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance revêt une importance cardinale car les principes qu’ils contiennent, prônent non seulement l’amour de la patrie, la sauvegarde de l’intérêt général, l’esprit de sacrifice, mais aussi et surtout, indiquent les pistes pour ne pas confondre les biens publics avec ceux personnels.
Actualités 16 déc. 2020


Frontière bénino-nigériane : Muhammadu Buhari ordonne la réouverture immédiate
La frontière entre le Bénin et le Nigeria fermée depuis août 2019 sera rouverte, selon les autorités nigérianes. Un soulagement pour les populations des deux pays dont les activités économiques sont au ralenti. Le président du Nigeria Muhammadu Buhari vient en effet d’ordonner la réouverture immédiate de la frontière fermée depuis plus d’un an. Cette réouverture met ainsi fin au calvaire des populations des deux pays. Plus qu’un dénouement, la nouvelle de la réouverture des frontières nigérianes relance le développement des activités économiques entre les deux pays. Actualités 16 déc. 2020


Tournée de la Cour suprême à Allada et Toffo: Les Opj renforcés sur l’enquête judiciaire
Après avoir inspecté les lieux de détention et les juridictions sis dans le département du Littoral, la délégation de la Cour suprême a mis le cap, hier mardi 15 décembre, sur l’Atlantique, notamment Allada et Toffo. Outre les contrôles de routine et la sensibilisation au respect des droits du justiciable, les Officiers de police judiciaire ont été renforcés sur l’enquête judiciaire. L’enquête judiciaire est l’assiette qui sert de base à la procédure judiciaire. De l’enquête judiciaire dépend en grande partie l’orientation du procès. C’est au regard de l’importance de cette opération que la Cour suprême a décidé de renforcer les Officiers de police judiciaire rattachés au tribunal de première instance de deuxième classe d’Allada sur l’enquête judiciaire. Les échanges entre les Opj et la délégation de la Cour suprême ont été introduits par le président Georges Toumatou, conseiller à la chambre judiciaire de la Cour suprême. D’entrée, il rappelle que le Code de procédure pénale a consacré 37 articles à cette opération. « L’enquête se définit comme l’ensemble des actes effectués par la police judiciaire sous la direction du procureur de la République territorialement compétent, et qui consistent, avant toute décision de poursuite, à rassembler les éléments de preuves et à en rechercher les auteurs... », fait savoir le magistrat Georges Toumatou. Il ajoute que pour débuter, l’enquête suppose une suspicion d’infraction. Mais parfois, l’enquête est déclenchée sans suspicion. C’est le cas de la découverte d’un cadavre. Le communicateur évoque essentiellement deux types d’enquête : l’enquête préliminaire et l’enquête de flagrance. La durée de l’enquête est de 48 h quand le suspect est en détention provisoire et cette détention ne peut être prorogée que par décision du procureur. Entre autres actes entrant dans le cadre de l’enquête, le magistrat Georges Toumatou cite le contrôle d’identité et la perquisition. Il précise : « Le contrôle d’identité peut être un contrôle administratif ou un contrôle judiciaire soit d’initiative de la police, soit d’initiative du ministère public. Quant à la perquisition, elle ne peut être engagée avant 6 h ou après 21 h ». Somme toute, les Opj ont été invités à ne pas abuser de leurs prérogatives au mépris des droits du justiciable, et à prendre davantage soin de l’enquête judiciaire qui constitue le point de mire de la procédure pénale. Les Opj en sont bien conscients mais ils doivent faire face aux difficultés de fonctionnement, notamment au déficit de matériel. Ils ont alors exhorté le président de la Cour suprême à plaider en leur faveur. « Je vous encourage pour les services que vous rendez à la République malgré les problèmes que vous rencontrez... Nous allons œuvrer pour que la police judiciaire soit dotée ne serait-ce que du minimum pour bien faire son travail », leur a promis le président Ousmane Batoko. Une tournée devenue une tradition sous Ousmane Batoko « L’exercice auquel nous nous livrons s’inscrit dans une démarche de veille. Cette tournée que nous organisons chaque année a pour but de vérifier si les droits des justiciables sont garantis dans les juridictions et si les droits de l’homme sont respectés dans les lieux de détention », a expliqué le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko au préfet de l’Atlantique puis aux maires d’Allada et de Toffo, hier lors de la tournée dans l’Atlantique. Pour le président Ousmane Batoko, les droits du justiciable sont aussi sacrés que ses devoirs. « Autrefois, les justiciables étaient accueillis dans les commissariats avec des coups de pied ou de poing... Nous espérons que de telles pratiques ont disparu ! Poursuivi, accusé et même condamné, le justiciable a des droits », a déclaré Ousmane Batoko. Le préfet s’est réjoui de constater que cette initiative du président Ousmane Batoko a des impacts positifs sur le traitement des dossiers et sur les conditions de détention. « Nous devons saluer cette initiative qui est devenue une tradition sous votre mandature. Cette tournée permet au justiciable de se sentir considéré. Nous espérons que cette initiative va se poursuivre », a déclaré Jean Claude Codjia, préfet de l’Atlantique. Après avoir échangé avec le préfet de l’Atlantique et le maire d’Allada, la délégation s’est rendue au commissariat central d’Allada où les registres d’affaires courantes, de garde à vue et de déferrement ont été examinés, et où les cellules de détention ont été inspectées. Idem au commissariat central de Toffo. Au Tribunal de première instance de deuxième classe d’Allada, la délégation s’est entretenue avec les magistrats. « On n’est pas magistrat pour soi-même. On est juge pour servir. Nous sommes au service du justiciable. Nous devons faire en sorte que nos rapports avec les justiciables soient empreints de délicatesse. Nous devons faire de notre justice une justice digne », a insisté le président Ousmane Batoko. Actualités 16 déc. 2020


Inspection de la Cour suprême dans les juridictions et prisons: Pour consolider le respect des droits des justiciables
Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a démarré, hier lundi 14 décembre, une tournée d'inspection dans les juridictions de fond et les prisons du Littoral et de l'Atlantique... C'est une mission de contrôle qui répond au souci de maintenir un bon rapport entre le justiciable et la justice et de sauvegarder les droits de l'homme. Contrôle des registres du Commissariat central de Cotonou, vérification des cas de garde à vue, détection des situations irrégulières, recueil des difficultés de fonctionnement... C'est l'exercice auquel s'est livrée la délégation de la Cour suprême à l'occasion de sa tournée d'inspection dans les juridictions de fond et les prisons des départements du Littoral et de l'Atlantique. L'objectif est d'ancrer et de renforcer la position de la justice béninoise dans l'édification de l'État de droit. En effet, la loi a donné compétence à la Cour suprême d'inspecter non seulement les juridictions de fond mais aussi tous les lieux de détention... Je me suis informé aux fins de savoir si cet exercice a déjà été mise... A en croire le président Ousmane Batoko, cette prérogative de la Cour suprême n'avait été mise en oeuvre qu'une fois avant sa mandature. C'est pourquoi il a institué la tournée d'inspection au titre de ses actions. « La justice étant l'ossature de l'État de droit dans un pays, il est important que ce secteur prenne une part active à la consolidation de la démocratie et cela passe par le rapprochement de la justice du justiciable. De même, dans les commissariats, il importe de savoir si les officiers exercent leurs fonctions dans le respect des droits de l'homme et des lois de la République », a expliqué le président Ousmane Batoko... L'exercice d'inspection a été répété à la prison civile de Cotonou où la délégation de la Cour suprême a également rencontré les mineurs et les femmes en détention pour s'enquérir des conditions de leur détention et les rassurer du traitement de leurs dossiers en justice. Sur les lieux, la délégation a constaté avec étonnement que des centaines de détenus attendent toujours leur procès. Toutes choses dont la délégation a discuté avec les autorités judiciaires. Rencontre avec les acteurs de la justice Face aux officiers de police judiciaire et aux magistrats en fonction dans les juridictions de Cotonou, le président de la Cour suprême a tenu un langage franc. Il a insisté sur le fait que l'accès équitable à la justice et le respect des droits de l'homme doivent être une réalité concrète dans les tribunaux et cours ainsi que dans les commissariats et prisons. « Il ne s'agit pas de propos politiques mais il est question de remplir la mission que l'État vous confie... Il est question de faire en sorte que les relations entre justice et justiciable soient empreintes de délicatesse, de respect mutuel, de courtoisie, de simplicité... Que personne n'ait plus peur au Bénin, en entrant dans un commissariat ou en venant au tribunal», a affirmé Ousmane Batoko. Il a exhorté les acteurs judiciaires à faire preuve de professionnalisme et de courtoisie dans leurs rapports avec les justiciables. Aussi, il a reconnu et encouragé tous les acteurs du secteur justice pour les efforts consentis dans la consolidation de l'État de droit et dans la restauration de la confiance des justiciables en la justice. Par ailleurs, la délégation de la Cour suprême a entretenu les officiers de police judiciaire sur leur mission, sur celle du parquet puis sur la relation qu'il doit avoir entre la police judiciaire et le parquet. Acteur fondamental de la procédure judiciaire, la police judiciaire entretient avec le procureur une relation étroite, car c'est le procureur qui dirige la procédure judiciaire. Les Opj ont été invités à faire du respect de la légalité la boussole de toute opération judiciaire. Conscient de leurs conditions précaires de travail, le président de la Cour suprême a promis de faire le plaidoyer pour que la police judiciaire soit renforcée comme cela se doit. Lors de la rencontre avec les magistrats, la délégation de la Cour suprême a relevé la nécessité pour la justice béninoise de faire preuve de célérité pour dire le droit et pour décongestionner les maisons d'arrêt. Car à la prison civile de Cotonou, sur plus de 1500 détenus, un peu plus de 400 personnes ont fait l'objet de condamnation. Ce qui veut dire que plus de mille personnes attendent d'être jugées. « Il est attendu de nous une justice de qualité rendue avec célérité dans le respect des droits des justiciables. Une justice qui punit le coupable et préserve l'innocent d'une condamnation injuste... », fait savoir le président Ousmane Batoko. Actualités 15 déc. 2020


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