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Nouvelles

Pouvoir législatif:La violence à l’encontre des parlementaires en hausse
A l’approche de la Journée des droits de l’homme (le 10 décembre), l’Union InterParlementaire (Uip) publie ses statistiques annuelles sur les violations des droits de l’homme des parlementaires dans le monde. Les chiffres confirment une hausse constante du nombre de cas soumis au Comité des droits de l’homme des parlementaires, depuis sa création il y a plus de 40 ans. Durant sa rencontre virtuelle avec les membres de l’Association des Correspondants Accrédités auprès de l’Office européen des Nations Unies (Acanu), le Secrétaire général de l’Union InterParlementaire, Martin Chunggong, a déclaré que selon les informations reçues par le Comité des droits de l’homme des parlementaires de l’Uip, les actes d’intimidation et de violence auraient légèrement augmenté, en particulier à l’encontre des femmes parlementaires, au cours de l’année 2020. Comité des droits de l’homme des parlementaires Le Comité des droits de l'homme des parlementaires de l’Uip est le seul mécanisme international ayant pour mandat de défendre les droits de l'homme des parlementaires persécutés. Son rôle consiste notamment à mobiliser les milieux parlementaires pour soutenir les parlementaires menacés, à faire pression sur les autorités nationales et à dépêcher des observateurs de procès. Le Comité est composé de 10 parlementaires représentant les grandes régions du monde et élus par leurs pairs pour un mandat de cinq ans. Tous types de menaces Les menaces et les actes d’intimidation représentent la troisième violation des droits de l’homme des parlementaires la plus fréquente parmi les cas examinés par l’Uip. Les chiffres révèlent aussi que la torture, les mauvais traitements et les actes de violence touchent beaucoup plus les femmes que les hommes parlementaires. En effet, parmi les cas examinés par l’Uip, 34% de femmes ont été victimes de ce type de violations, contre 18% d’hommes. La majorité des cas examinés concernent les Amériques Cette année, le Comité a examiné les cas de 552 parlementaires originaires de 42 pays. Il a été saisi de nouveaux cas concernant 83 parlementaires de 13 pays. Pour la cinquième année consécutive, c’est dans les Amériques qu’a été recensé le plus grand nombre de violations des droits de l’homme des parlementairesce qui correspond à 32% des cas examinés (178 cas sur 552), dont une grande partie concernent le Venezuela. Les régions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord concentrent 25% des dossiers. On constate que la situation s’aggrave,notamment pour les parlementaires de l’opposition, dans quelques pays en particulier, à savoir le Brésil, la Colombie, la République Démocratique du Congo, le Venezuela et le Yémen. Violations commises dans le contexte de la pandémie de Covid-19 Certains gouvernements ont profité de la pandémie de Covid-19 pour prendre des mesures contre les parlementaires de l’opposition. Ils se sont ainsi servis des lois passées pendant le confinement pour les placer en détention ou bafouer leurs droits, notamment en Ouganda, au Zimbabwe et au Venezuela.Les cas de quelque 30 parlementaires en détention dans neuf pays (Côte d'Ivoire, Érythrée, Gabon, Iraq, Mongolie, Niger, Palestine, Philippines et Turquie) ont été examinés. Libération de plusieurs parlementaires grâce à l’action de l’Uip La pression exercée par l’Union InterParlementaire et les milieux parlementaires a contribué à la libération de plusieurs membres du parlement qui avaient été placés en détention. En Côte d’Ivoire, par exemple, quatre parlementaires ont récemment pu rentrer chez eux, en partie grâce au suivi effectué auprès des autorités nationales. Par Catherine Fiankan-Bokonga Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) International 07 déc. 2020


Les jeunes élèves dans les exploitations techniques de la Sbee:Promouvoir l’égalité dans le domaine de l’énergie électrique
A l’initiative de la direction générale de la Société béninoise d’Energie électrique (Sbee), de jeunes élèves du Lycée technique Coulibaly ont effectué, vendredi 4 décembre, une sortie pédagogique dans les exploitations techniques de la direction régionale de l’Atlantique (Dra) à Abomey-Calavi, en vue de toucher du doigt les réalités en entreprise. Cette activité répond au plan d’action de la Sbee dans le domaine du genre et de l’inclusion sociale. Les élèves électriciennes du Lycée technique Coulibaly ont bénéficié d’une immersion pédagogique organisée par la direction générale de la Société béninoise d’Energie électrique (Sbee) afin de les outiller sur les défis professionnels. Elles ont visité les exploitations techniques de la direction régionale de l’Atlantique (Dra) à Abomey-Calavi, dans l’arrondissement d’Akassato, où elles ont pu comprendre la détection des dysfonctionnements sur le compteur, le fonctionnement du réseau électrique, les règles de sécurité, ainsi que les principales missions de la Dra, telles que la commercialisation du courant électrique et la maintenance du réseau. « Cette sortie pédagogique va leur donner le goût d’aller plus loin dans leurs études. Elle vise à susciter en elles la passion du métier. L’énergie électrique est capitale pour le développement d’un pays. Nous avons besoin d’une variété de compétences pour relever le défi », indique Sylvie Patoine, directrice des ressources humaines de la Sbee. Comme une pédagogue devant la vingtaine de jeunes lycéennes, elle leur a prodigué de sages conseils afin de les motiver à devenir d’excellentes électrotechniciennes. « Ce métier va vous exiger de dépasser vos capacités pour vous imposer. Il y a beaucoup de femmes qui exercent aujourd’hui les métiers non traditionnels. Elles développent des qualités souvent complémentaires à celles des hommes », lance-t-elle. Cette immersion professionnelle des jeunes lycéennes s’inscrit dans le cadre de la 6e édition des campagnes de sensibilisation des jeunes filles de la Sbee pour l’égalité du genre dans le secteur de l’énergie. Le challenge de l’entreprise est d’œuvrer pour améliorer l’effectif numérique des femmes dans les métiers considérés jadis comme l’apanage des hommes, notamment les métiers de l’électricité. Défi en passe d’être relevé, au regard de la motivation et de l’intérêt des lycéennes pour cette visite pédagogique. « Cette activité est la continuité d’une action de sensibilisation démarrée depuis quatre ans où nous travaillons sur le terrain afin de susciter la motivation des filles dans les métiers de l’électricité. La construction du Bénin moderne doit tenir compte de l’égalité des sexes », explique Edwige Adohinzin Hountondji, point focal genre de la Sbee. Pour écrire ses plus belles pages du développement de l’énergie électrique, le Bénin peut compter sur les jeunes techniciennes du Lycée Coulibaly. Fierté, détermination, motivation et engagement sont les maîtres mots qui les guident désormais. « J’ai touché du doigt les réalités du terrain. Je sais comment m’orienter après mon Baccalauréat. Je suis fière d’embrasser ce domaine. De l’électricité, je ferai ma passion », martèle Charlène Ahouansou, élève en F3 au Lycée technique Coulibaly. Même engagement de sa camarade en électricité bâtiment, Luscrendine Tossou, « Cette sortie est pratique et m’a permis de découvrir beaucoup de notions dont je n’avais pas connaissance. Mon envie de faire carrière dans cette filière a augmenté. Je suis prête à monter sur les poteaux et à faire les installations partout où besoin sera ». La direction générale de la Sbee a déjà balisé le terrain aux élèves électriciennes du Lycée technique Coulibaly. Reste à elles maintenant de se mettre en évidence pour mériter la confiance placée en elles. Société 07 déc. 2020


Dédicace de ‘’La face cachée de Patrice Talon’’ au ministre Agbénonci :L’œuvre bientôt aux Béninois de Paris et de Parakou
Le journaliste Magloire Dato, auteur d’un ouvrage intitulé ‘’La face cachée de Patrice Talon’’ l’a présenté et dédicacé à Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, vendredi dernier, à son cabinet. Cette œuvre sera présentée aux compatriotes de Parakou et à ceux de Paris. L’ouvrage ‘’La face cachée de Patrice Talon’’ de Magloire Dato sera bientôt lancé à Parakou et à Paris pour que les compatriotes vivant dans ces villes aient la chance de découvrir ce qu’ils ne savent pas du chantre de la Rupture. C’est l’essentiel à retenir de la déclaration de l’auteur à l’issue de l’audience de dédicace au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Faire mieux connaître le chef de l’Etat, Patrice Talon, est la motivation du journaliste Magloire Dato en produisant cette œuvre. Au sortir de l’audience de présentation au cours de laquelle il a dédicacé son livre à Aurélien Agbénonci, l’auteur fait savoir que le chef de l’Etat n’est pas bien connu. Selon lui, il est « un homme atypique, un homme hors pair qui innove » et qu’il y a des facettes de sa personnalité que sa vie publique ne révèle pas. De peur de vider le document de son contenu, il préfère ne pas en dire plus pour permettre au public de se procurer l’ouvrage pour y découvrir « la face cachée » de l’homme qui conduit les destinées du Bénin depuis avril 2016. Toutefois, il révèle qu’il est entré aussi bien dans sa vie ordinaire que dans l’intimité de Patrice Talon tout en respectant certaines limites. Parlant des conditions de réalisation de son ouvrage, Magloire Dato avoue que l’accès aux sources n’a pas été facile? Actualités 07 déc. 2020


Tournoi qualificatif Ufoa U20: 25 joueurs sélectionnés pour défendre les couleurs nationales
Le sélectionneur national des Écureuils U20 Mathias Déguénon a rendu publique, ce vendredi 4 décembre, la liste des joueurs retenus pour le tournoi de  l’Ufoa B prévu du 5 au 19 décembre à Porto-Novo. Dans cette liste figurent  3 gardiens de but, 7 défenseurs, 7 milieux de terrain et 8 attaquants. Liste des joueurs 
KATCHON  ABIOLA MATINOU GARDIEN DE BUT DRAGONS DE L’OUEME
FAROU-MOUSSA  LOUKMANE GARDIEN DE BUT SOKOTO UNITED / NIGERIA
KPANOU JAMES RICHIE GARDIEN DE BUT REQUINS FC
AZONGNITODE  CHARLEMAGNE DEFENSEUR USS  KRAKE
OUOROU   TAMIMOU DEFENSEUR TANEKAS FC
IBRAHIM  DJALILOU DEFENSEUR USS KRAKE
ALOYA   MAHOUGNON CYRILLE DEFENSEUR DRAGONS DE L’OUEME
AHANDIN  PACOME  MALDINI DEFENSEUR SCCM/ MAROC
YABI KOLADE VALDO DEFENSEUR ESAE FC
SANKAMAO RABIOU DEFENSEUR TANEKAS FC
AHOUANGBO BRUGUEL MARIANO B.A. MILIEU SOLEIL FC
HOUNKPE WATSON FABRICE MILIEU MALTA FC/ MALTE
HASSANE  IMOURANE MILIEU SCCM/ MAROC
OLAÏTAN  ISHOLA JUNIOR MILIEU AS/ AYEMA FC
NOUMONVI  DIEU DONNE  STONE MILIEU BECHEM / GHANA
AHOUANGBO SEDJRO FRANCIS MILIEU AFE/ MALI
ABDOU MOHAMED WAHID BOLADJI A. MILIEU AS COTONOU
AHOVEY AUDES MILIEU AS/ AYEMA FC
BEAKOU  ROLAND JUNIOR ATTAQUANT JAC FC
EDOU  FARID  JUNIOR ATTAQUANT ESAE FC
ALLABANI  SALIOU BALLA ATTAQUANT ASPAC  FC
BAPARAPE  YAHYA ATTAQUANT ENTENTE DE KANDI FC
 SAKIBOU  TADJOU-DINE ATTAQUANT TANEKAS FC
GOMEZ CODJO CHABEL ATTAQUANT AMIENS SC/ FRANCE
SEWA CHERIF EDOUARD ATTAQUANT DADJE FC
 
Actualités 04 déc. 2020


Neuvième édition du festival Lagunimages:Le cinéma pour vendre la destination Bénin
Lagunimages 2020, c’est une pluralité de symboles. Ce festival de cinéma en est à sa neuvième édition. Cette année marque également les vingt ans d’existence du festival qui s’intéresse non seulement au cinéma, mais aussi au tourisme. Un duo gagnant, au dire des organisateurs. Le festival Lagunimages a revu ses ambitions à la baisse en raison de la maladie à coronavirus. Censé se tenir depuis le mois d’avril dernier avec un programme alléchant pour marquer les vingt ans d’existence de cet évènement, c’est finalement du 30 novembre au 11 décembre que se tient le festival avec un programme restreint. Le thème retenu, « Cinéma et tourisme, un duo gagnant ». Christiane Chabi Kao, la présidente de l’association Lagunimages, justifie ce thème par le fait que ce festival qui a fait ses preuves au point de se hisser à un niveau de maturité indiscutable veut prendre une part active dans la promotion touristique en vogue au Bénin. Les ambitions pour développer le tourisme sont tellement grandes aujourd’hui au Bénin que le cinéma ne peut s’y soustraire, explique-t-elle. La contribution de Lagunimages, c’est de vendre la destination Bénin à travers des productions qui en présentent les couleurs, les mille facettes, les décors, paysages, arts, cultures et toute autre réalité pouvant attirer les touristes et les convaincre à se déplacer pour visiter le pays. Pour cette neuvième édition, trois temps forts sont retenus, précise-t-elle. Le premier, ce sont les projections itinérantes. Arttistik Africa, Espace Mayton, Adjrouhoué, Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel… sont quelques-uns des espaces de projection retenus pour diffuser gratuitement des films à l’intention du public. Pour ce qui est des films retenus, ils parlent de culture, de paysage, d’histoire… Des thématiques choisies à dessein, selon Christiane Chabi Kao. Le deuxième temps fort de la neuvième édition de Lagunimages est fait d’ateliers et de master class. La troisième et dernière étape est celle dédiée aux rencontres et soirées pour resserrer les liens entre acteurs du cinéma. Cette édition a pour marraine Rosaline Daahgue, comédienne béninoise de renom ayant tourné aussi bien au théâtre qu’au cinéma. Son choix, justifie la présidente, ne relève pas du hasard. Rosaline est passée des arts à l’initiation à la pratique des religions endogènes. Désormais, elle est « Iya Essayele », mais a renoué après ce parcours avec le cinéma. Un brassage qui sert bien la cause de la présente édition qui allie tourisme et cinéma. Des innovations Christiane Chabi Kao explique que l’édition de cette année se veut une aubaine pour plusieurs corps de métiers au cinéma. Les master class et surtout le profil des formateurs retenus en disent long sur l’ambition des organisateurs de rehausser le niveau du cinéma béninois. Au nombre de ceux-ci, Fabienne Bichet. A l’attention des acteurs béninois, elle va organiser un working sur la communication. La formatrice déjà présente à Cotonou voit à travers cette initiative une aubaine pour les participants afin de mieux se vendre à l’occasion des castings. Son parcours et son expérience dans le domaine constituent une opportunité pour les acteurs béninois. Elle compte leur donner toutes les clés pour se faire coopter sur n’importe quel casting. Autre formatrice, Inès Johnson Spain qui interviendra sur le documentaire autobiographique. Le financement des projets n’a pas été oublié. Le constat selon lequel les projets béninois ont du mal à se faire valider à l’international intrigue les organisateurs du festival. C’est d’ailleurs la fondatrice de l’association, Monique Phoba, qui prendra sur elle cette responsabilité. André Ceuterick, critique et chroniqueur de cinéma, ayant été, pendant plus de vingt ans, le président du festival de film de Mons en Belgique, tiendra lui aussi un master class sur les violences faites aux femmes, aux hommes et aux enfants. Société 04 déc. 2020


Présidentielle 2021:«Le Bénin en marche» sur l’échiquier politique
Le paysage politique s’est enrichi d’un nouveau mouvement dénommé «?Le Bénin en marche?». Il est porté sur les fonts baptismaux, mercredi 2 décembre dernier à Cotonou, en présence d’un parterre d’acteurs politiques soutenant les actions du chef de l’État. Les réalisations du quinquennat ont été vantées à l'occasion, pour inciter les indécis à accorder un second mandat à Patrice Talon. Le mouvement «?Le Bénin en marche?» a loué les actions du chef de l’État au cours de sa sortie officielle, mercredi 2 décembre à Cotonou. Ce nouveau creuset politique estime que le chef de l’État mérite, au regard des réalisations de son quinquennat, un second mandat. C’est à cela que le mouvement «?Le Bénin en marche?» entend travailler avec ses militants, selon Joch Adanmado, président dudit mouvement. Ce mouvement compte convaincre les indécis, restaurer leur confiance ainsi que leur intérêt pour les enjeux électoraux. Le président de la République a fait de grandes réalisations en cinq ans qui suscitent l’admiration des membres du mouvement « Le Bénin en marche ». « Il ne sera plus jamais dit au Bénin que la gouvernance se pratique avec de l’impréparation, de l’improvisation, de la propagande vide et vaine », a martelé Joch Adamado. Selon lui, désormais les actions sont menées, sur la base de programmes clairs et de plans d’action structurés avec pour objectif de « restructurer notre économie, d’améliorer le cadre de vie de chaque citoyen, de consolider les acquis démocratiques », a expliqué Jock Adanmado. Il souligne que chaque Béninois devrait s’identifier par rapport aux actions de développement entreprises par le président Talon, parce que cela relève du patriotisme, de l’amour pour le pays, du devoir de construction pour la postérité. Dès lors, il invite les citoyens à aller vers chaque couche sociale, notamment les femmes des marchés, les artisans, la jeunesse… pour leur dire que le Bénin est résolument en marche, et qu’il faut avancer. « Il n’y a rien de pire que de revenir en arrière », soutient-il avant de demander à faire en sorte que le niveau soit poussé tellement loin qu’après, plus personne n’ait la possibilité de faire moins. Pour sa part, Hermann Atindéhou, secrétaire général du mouvement, note que depuis 2016, il y a un envol pour le développement. Il souhaite qu’en 2021, la réélection du chef de l’État soit une fête. Politique 04 déc. 2020


Assemblée nationale: Cap sur le vote du projet de budget de l’Etat 2021 (La plénière annoncée pour le 8 décembre prochain)
La Commission budgétaire de l’Assemblée nationale a adopté, ce jeudi le rapport général du projet de budget de l’Etat gestion 2021. Les regards sont désormais tournés vers le vote de la loi de finances pour lequel la séance plénière est annoncée pour ce mardi 8 décembre prochain. Clap de fin pour l’étude en commission du projet de budget de l’Etat gestion 2021. Les députés ont bouclé, ce jeudi, les travaux qui ont été sanctionnés par l’adoption du rapport général du projet de loi. La prochaine étape reste la plénière qui sera consacrée à l’examen et à l’adoption du document budgétaire. Cette séance fatidique est annoncée pour le mardi 8 décembre prochain. Le sort du projet de budget de l’Etat gestion 2021 sera connu à l’issue de cette plénière. Lequel est équilibré en ressources et en charges à la somme de 2452,192 milliards FCfa contre 2167,099 milliards FCfa pour la loi de finances rectificative 2020. Selon le président de la commission budgétaire de l’Assemblée nationale, Gérard Gbénonchi, l’adoption du rapport général sur le projet de budget vient mettre un terme au ballet des ministres sectoriels et des présidents d’institutions devant sa commission. Trente-quatre budgets sectoriels ont été passés au total au peigne fin pendant près d’un mois. Les travaux ont été conduits par deux groupes composés des membres de la Commission des Finances et des Echanges saisie au fond et ceux de la commission du Plan, de la Production et de l’Equipement saisie pour avis. Il y a eu d’un côté le groupe numéro 1 présidé par le député Gérard Gbénonchi et d’un autre côté, le second groupe dirigé par Barthélémy Kassa, président de la Commission du Plan, de l'Equipement et de la Production. Les deux groupes de travail ont eu à étudier 34 budgets sectoriels dont ceux des 24 ministères et ceux des institutions de la République. Gérard Gbénonchi informe que tout ce travail a été couronné hier par l’adoption du rapport général par la commission budgétaire. Lequel rapport a été déposé au président de l'Assemblée nationale, Louis Vlavonou qui convoquera la plénière. Le président de la Commission budgétaire invite ses collègues députés à se mobiliser pour adopter le projet de budget afin de permettre au gouvernement de disposer des ressources à partir de 2021 pour poursuivre l’œuvre de développement du Bénin. Il informe que le ministre de l'Economie et des Finances a donné un avis favorable à plusieurs amendements des députés visant à augmenter les crédits ouverts à telles ou telles lignes budgétaires. Mais d’autres amendements ont été en revanche purement et simplement rejetés, souligne le président de la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Actualités 04 déc. 2020


Journée zéro dépotoir sauvage d’ordures:Amshart et ses brigadiers luttent pour la préservation du cadre de vie
Les brigadiers de l’Ong Amis du monde pour la sauvegarde de l’hygiène, de la santé et sécurité au travail en milieu rural et artisanal (Amshart) ont débarrassé le quartier Togbin Fandji dans l’arrondissement de Godomey des dépotoirs sauvages. C’est au cours d’une opération dénommée zéro dépotoir sauvage d’ordures, hier jeudi 3 décembre, sous le regard du conseil local et des responsables de l’arrondissement de Godomey qui ont tous soutenu l’initiative. L’objectif de l’opération zéro dépotoir sauvage d’ordures menée, hier jeudi 3 décembre à Togbin Fandji, par l’Ong Amis du monde pour la sauvegarde de l’hygiène, de la santé et sécurité au travail en milieu rural et artisanal (Amshart), vise à débarrasser cette localité des ordures, d’après Philomène Akpodji, présidente du conseil d’administration de l’Ong. Une occasion, précise-t-elle, pour sensibiliser les populations à l’utilisation des poubelles dans les ménages. Pour la réussite de l’opération, Amshart a eu recours à l’expertise de ses brigadiers qui entretiennent les plages. « Pour le compte d’Abomey-Calavi, les brigadiers, sous l’impulsion de l’Ong Amshart, ont réussi à assurer la propreté de la plage de Togbin. C’est l’impact de cette propreté que nous étendons ce jour à Togbin Fandji, après Togbin Kpèvi et Togbin Daho », a indiqué Philomène Akpodji, qui assure que son organisation est résolument engagée dans la préservation du cadre de vie dans l’arrondissement de Godomey. L’opération va se poursuivre jusqu’en mars 2021, selon elle. La structure en charge de l’enlèvement gratuit des ordures dans cette localité éprouve de grandes difficultés à travailler à Togbin, en raison du caractère sablonneux des sites. D’après Basile Dossou, superviseur de cette structure, les agents ont la volonté de travailler pour accompagner le gouvernement à travers le ministère du Cadre de vie et du Développement durable. Mais l’accès difficile aux ménages à Togbin constitue un casse-tête auquel les responsables de la Société de gestion des déchets et de salubrité du grand Nokoué (Sgds) continuent de réfléchir. Pour le moment, les agents stationnent les tricycles à une certaine distance et font le tour des ménages pour éviter de s’enliser dans le sable. Les démarches sont en cours, assure Basile Dossou, et la société envisage l’acquisition d’un bac approprié et d’une camionnette pour faciliter l’enlèvement gratuit des déchets ménagers, d’ici le mois de mars 2021. D’après Ernest Tihouinti, chef quartier de Togbin Fandji, «l’assainissement du cadre de vie est l’œuvre de tous. À partir de cette action, indique-t-il, le conseil local de Fandji va instaurer par quinzaine la salubrité afin que l’objectif soit atteint. Société 04 déc. 2020


Production de sel au Bénin: Un label Xwla
La production de sel au Bénin porte le label xwla, du nom du peuple qui en a la spécialité, de Djêgbadji à Gbéhoue, de Kpêko à Avlo. Cette production, artisanale, se fait selon un procédé transmis de génération en génération. La spécificité du sel xwla, le fameux xwla-djê (sel des xwla) qui en fait un ingrédient unique, prisé au Bénin et dans de nombreux pays en Afrique. Mais des sédiments de sel en pays Xwla aux casseroles des cordons bleus, que de péripéties ! La nature donne. Et la terre ne ment pas dit un adage populaire. En pays Xwla, cet adage est emblématique de la production du sel. Résultat de son altercation avec la mer, le Mono déborde et envahit les landes à Djêgbadji comme à Gbéhoue, et ne se retire pas sans s'être délaissé de son contenu salin qu'il dépose sur les terres fermes des bas-fonds de ces régions. D’où la spécialisation des autochtones dans la production d’un sel très prisé, car unique de qualité et de goût selon les témoignages et avis de personnes averties. Mode opératoire La production de ce sel commence par l’amassage du sable salin, le Xwla cô (sable xwla). Mais avant d’accéder à la terre nue, il faut la débarrasser des buissons qui la recouvre, tâche ardue confiée à des spécialistes et de plus en plus onéreuse aujourd’hui car en sus de la difficulté ou de ce fait même, les spécialistes se font rares, et ceux disponibles vendent cher leur main d’œuvre. Selon Félicien Houngbo, chef du village Gbéhoué Zogbédji, producteur, pour débroussailler un périmètre de six brassées, selon la norme indiciaire en pratique, il faut débourser au minimum 6 000 F Cfa. Et l’on peut, selon sa capacité financière, avoir autant de terres possibles exploitables à des fins de saliculture. Le filon est largement disponible, mais le fond, pour une plus grande exploitation, est ce qui manque le plus, déplorent toutefois les producteurs. C’est sur cette terre, débarrassée de ces plantes ligneuses et buissons ardus, que le sédiment de sel mélangé à la terre est prélevé, grâce à une petite houe dédiée à cette tâche. A en croire, toutefois, les producteurs, ils ne s’adonnent pas à cette activité du fait d’un interdit qui le proscrit, le jour du marché d’Adjaha qui se tient à quelques kilomètres pourtant des sites de production. A quoi tient un tel interdit ? Superstition ? Toujours est-il que les producteurs l’observent scrupuleusement, quand bien même ils ne sauraient en expliquer le sens et la portée, encore moins les déconvenues pour celui qui braverait cet interdit. Un travail rudimentaire en somme, dont la pénibilité est soulignée par les acteurs. Cela est dû aux conditions d’exercice et aux instruments y dédiés. Pénibilité, lorsqu’il s’agit de moissonner le sel dans un champ boueux, de l’assembler dans des mottes faites en matériaux précaires. Et plus encore de pénibilité, pour convoyer le précieux liquide issu de l’essorage du sable salin. Alternative énergétique En effet, avant de procéder à la cuisson du sel, il faut disposer le sédiment recueilli dans des mottes, puis y verser une certaine quantité d’eau afin d’en extraire le sel ainsi contenu dans l’eau infiltrée. Une fois ce processus abouti, les producteurs doivent transporter le précieux liquide, parfois à des kilomètres du lieu de prélèvement, pour la mise en feu d’où sera issu le sel. La pénibilité de cette tâche amène certains d’entre eux à faire la cuisson in situ c’est-à-dire sur la place même où ils ont prélevé le sédiment de sel. Dame Hounsiafa, qui exerce à Djêgbadji dans la commune de Ouidah, ajoute que leurs peines sont énormes. Sa consœur Doogbo précise que la mobilisation du bois est devenue un chemin de croix, depuis que l’exploitation des mangroves à des fins de bois de chauffe est interdite. Il leur faut parcourir des kilomètres pour se procurer du bois qu'ils doivent désormais acheter alors que les mangroves étaient naguère à portée de main et gratuites. La préservation de l’écosystème en dépend ! « Nous ployons sous la pénibilité de ce travail », avance dame Houndjohounkon, quinquagénaire selon ses dires mais dont les traits tirés augurent d’un âge plus avancé. A l’en croire, depuis son Avlo natal, elle doit se lever de bonne heure pour un voyage de trois heures sur l'eau avant d’accéder au site où elle va exploiter son filon de sel. « C’est un parcours du combattant », déplore-t-elle, autant pour le prélèvement du sédiment salin que pour la cuisson du sel, du fait du bois, difficile désormais d’accès. Dans le but de leur offrir une alternative à l’usage du bois qui défie l’écologie et perturbe l’écosystème, le Pnud a, depuis quelques années, œuvré pour mettre à disposition des producteurs des cuiseurs alimentés à base de l’énergie solaire ou de biomasse, qui ont également vocation à accroître leur production et améliorer la qualité du sel produit. Ce dispositif moderne de cuisson du sel a la vertu de contribuer à la sauvegarde de la mangrove et des autres ressources forestières ordinairement utilisées comme sources d’énergie. La technique couramment utilisée consiste en une concentration de la saumure de lixiviation (solution aqueuse de sel), dans un cuiseur sur feu de bois. Elle serait très efficace selon les producteurs, puisque permettant d’extraire 84% de sel de la saumure en quelques heures. La méthode guérandaise, saliculture sur bâche consistant à extraire le sel d’une lame de saumure répandue sur une bâche par l’énergie solaire, promue dans les années 90, n’a pas prospéré au Bénin. Idem pour la méthode du distillateur solaire, qui consiste en une enceinte surmontée d’un écran spécialisé qui capte et emprisonne l’énergie solaire. La saliculture basée sur l’énergie du feu qui donne un rendement meilleur, est restée pérenne, bien que plus pénible. Des hommes et du sel Aujourd’hui, de plus en plus d'hommes s’investissent dans la production du sel à défaut d'autres activités génératrices de revenus. Dans ces régions où la pêche était l’activité de prédilection des hommes, du fait de la rareté du poisson dans les eaux, ceux-ci, à moins d’immigrer comme beaucoup d’entre eux le font de plus en plus, dans des pays comme la Côte d’Ivoire, le Congo ou le Cameroun dont les eaux sont plus poissonneuses, n’ont pas d’autres choix que de produire du sel. A l’instar de Félicien Houngbo, Jean Luc Tossou, en dépit d’une licence en Géographie s’y investit depuis plusieurs années pour pouvoir subvenir à ses besoins. A l’en croire, ce n’est pas une dynamique nouvelle, car comme lui, la plupart des jeunes issus de ces régions, sans appui, produisent du sel pour financer leurs études et subvenir à leurs besoins. Selon ce trentenaire, au nombre des difficultés inhérentes à la saliculture artisanale, il faut ajouter la commercialisation du sel. « Le tout n’est pas de produire le sel, il faut pouvoir le transporter au marché », indique-t-il. De ses explications, il ressort que le moyen de transport disponible à savoir la motocyclette n’est pas le plus idoine. Aussi, les femmes transportent-elles le sel à même leur tête et à pied. Faisant 8 à 15 kilomètres de marche, selon leur lieu de résidence. A Avlo, difficile d’accès, la plupart préfèrent, face à la pénibilité, vendre sur place, les intéressés devant se déplacer pour s’approvisionner. Le sel nourrit-il son producteur ? Vendu le panier avoisinant les 10-12 kg, 1000 à 2500 F Cfa voire davantage selon les saisons, ce prix augmente du fait de la surenchère en période de pluie, saison pendant laquelle la production du sel est quasi impossible. Seuls les producteurs qui ont conservé le sédiment recueilli en sécheresse y arrivent, certains préférant du reste produire en temps de pluie pour pouvoir spéculer et tirer meilleur profit de leur production. Les revendeuses du marché de Comé écoulent les productions faites dans les localités de Gbéhoué et environs situées 8 kilomètres dudit marché très animé dans le Mono. Ceux de Djêgbadji vendent sur place ou aux revendeuses des marchés de proximité, de Cotonou ou d’ailleurs. Le grain manquant ? Qu’il soit de table, alimentaire ou de cuisine, le sel est, selon les experts, nécessaire au fonctionnement de l'organisme en raison des minéraux qu'il contient, essentiellement du chlorure de sodium. Mais pour qu’il remplisse sa fonction essentielle, l'Organisation mondiale de la Santé recommande la consommation de sel enrichi en iode (sel iodé), de façon à prévenir tout déficit ou carence y liés. Oligoélément indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes, l’iode serait important à maints égards : au stade du fœtus (formation du système nerveux), lors de la puberté, et d'une manière générale tout au long du cycle de vie humaine. Les hormones thyroïdiennes jouent en effet un rôle au niveau de la régulation de la température corporelle, du métabolisme de base, de la reproduction, de la croissance, de la production de cellules sanguines ainsi qu’au niveau du développement du système nerveux et du fonctionnement des muscles. Société 03 déc. 2020


Etat de la commune de Kétou:Le diagnostic sans appel du maire Lucie Sessinou
La cité historique et multiséculaire de Kétou, la terre des descendants d’Odudua, n’a rien oublié de sa riche culture pour accueillir le président Patrice Talon, mardi 1er décembre. Première commune hôte de la tournée présidentielle dans le Plateau, Kétou n’a pas non plus voilé ses maux. Son maire Lucie Sessinou a exposé sans réserve, ce qui empêche Kétou d’être une cité vraiment prospère. L’audace d’une femme, la voix d’une mère qui crache sans réserve le mal qui l’étreint pour que des solutions lui soient trouvées. Lucie Sessinou, maire de Kétou, face au président de la République et à la délégation qui l’accompagnait dans le cadre de sa tournée de reddition de comptes, a exposé toutes les difficultés de sa commune. Elle a également fait un focus sur les réalisations du programme d’action du gouvernement qui ont donné un peu plus de charme à la ville. « Depuis bientôt cinq ans, nous n’avons pas été déçus», assure-t-elle. « Nous nous félicitons plutôt du choix que nous avons fait pour la patrie et pour le progrès », appuie-t-elle. C’est pourquoi, à ses yeux, la visite du chef de l’Etat marque le renouvellement du pacte pour la construction d’un Bénin réformé, dynamisé, révélé, et définitivement mis sur orbite pour le développement, la prospérité et la dignité nationale. Mais à cette terre des agriculteurs laborieux et courageux, des artisans industrieux, des commerçants avisés, il manque encore beaucoup. La mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement a déjà touché le secteur agricole. Mais «pour cultiver le maïs, le manioc, l’anacardier, le palmier à huile, le haricot, les légumes, les agrumes, le coton, et accroitre notre productivité, il faut plus de tracteurs, disponibles à temps et à moindre coût ». Le besoin d’une assistance financière et technique renforcée se fait également sentir. Kétou a besoin de pistes, de beaucoup plus de pistes rurales en bon état et elle ne veut « plus être complètement dépendante des caprices de la pluviométrie ». Cette saison, par exemple, explique le maire, des milliers d’hectares de maïs, de sorgho, de haricot ont séché sous le soleil, par manque de pluie, avant l’étape de la floraison. Le maire de Kétou tend la main au gouvernement pour plus d’accès à l’eau potable, plus d’écoles et d’enseignants. La commune veut aussi rattraper son retard dans l’accès à l’électricité. Elle rêve d’un barrage hydro-agricole et veut parvenir à l’autosuffisance en matière énergétique. Le centre de santé de Kétou est dépourvu de presque tout. Le vœu du maire, c’est que le passage du chef de l’Etat permette de le doter d’un gynécologue permanent et qu'il bénéficie aussi de la gratuité de la césarienne pour le bonheur des femmes. Enfin, le sempiternel problème de la transhumance. Dans la commune, elle est vue comme une tragédie dont les manifestations, à chaque saison sèche, dépeuplent de nombreux villages, perturbent l’activité agricole, occasionnent des pertes en vie humaine, des blessés par centaines, des destructions de biens et de villages entiers. «Malgré les efforts déjà consentis par le gouvernement, ma commune souffre encore et toujours cruellement de ce fléau », indique le maire qui voudrait que la saison sèche en cours épargne ses concitoyens des drames de la saison passée. Grandes réalisations La longue liste de doléances qu’égrène Kétou ne l’empêche pas de témoigner sa gratitude pour les changements notés depuis la mise en œuvre du Pag. La réalisation de la route Kétou-Savè et ses bretelles sera évoquée en premier. « Je ne serais pas capable de vous décrire toute la résonance un peu mythique et mystique de cette route légendaire, rêvée par nos ancêtres depuis des siècles. C’est à la houe et au coupe-coupe que les deux fils d’Odudua, l’Alakétou et l’Onishabè, s’évertuaient à maintenir et entretenir à travers cette route, les liens de sang entre les deux royaumes frères, Kétou et Savè», indiquera le maire. Pour elle, le président de la République est «définitivement entré dans l’histoire en transformant ce rêve séculaire en réalité palpable ». Pour le bitumage de l’axe Porto-Novo-Missérété-Pobè et ses prolongements dans les communes d’Ifangni, de Sakété, de Pobè, d’Adja-Ouèrè et de Ouinhi, elle remerciera aussi le gouvernement pour « un ouvrage d’une portée économique et sociale sans précédent ». Le stade municipal de standing international en construction, le musée Akaba-Idena en réhabilitation qui fait la joie de toutes les divinités fondatrices de Kétou, l’appui aux artisans pour atténuer les effets néfastes de la Covid-19, le projet Arch… « Vous avez mis le Bénin sur les rails avec les réformes entreprises depuis votre arrivée à la tête de notre pays. Avec vous, nous voulons poursuivre notre voyage vers la destination du progrès et de la prospérité », lancera Lucie Sessinou en direction du président Patrice Talon. Des réformes politiques menées avec « un rare courage », elle en dira aussi un mot, suggérant au passage que « la démocratie et les libertés cessent d’être dans notre pays des biens de luxe réservés à la jouissance intellectuelle d’une élite privilégiée, corrompue et mystificatrice, que la paupérisation des masses populaires et la descente aux enfers continue du pays ne préoccupent guère ». Nous résistons plus fièrement Avec la fermeture de la frontière avec le Nigeria, beaucoup voyaient Kétou en difficulté. La commune partage avec ce pays, une frontière longue de près de cent kilomètres. La situation a « beaucoup perturbé au départ», mais « nous avons appris chaque jour à nous adapter au mieux à cette situation malencontreuse, inattendue », indique le maire de Kétou. « Nous résistons d’autant plus fièrement que le Pag réalise chez nous, à Kétou, des projets qui renforcent la confiance en nous-mêmes et la certitude qu’il est payant de compter d’abord sur nos propres forces mais sans jamais tourner le dos à l’intégration régionale», laisse entendre le maire Lucie Sessinou. Elle remerciera ensuite le président de la République pour avoir « su amener le Béninois à adhérer chaque jour un peu plus à la dynamique de l’effort patriotique, et aux exigences de la construction d’une nation libre et prospère». Chaque jour un peu plus, le Bénin devient plus crédible, mieux considéré, plus respecté, estime l’élue. Pour ce qui concerne Kétou, elle est prête à jouer sa partition dans l’effort de construction nationale, s’engage son maire. Quid de l’Université d’agriculture de Kétou? L’Université nationale d’agriculture, dont le site principal se trouve à Kétou n’a pas échappé au discours du maire à l’occasion de la séance de travail avec le chef de l’Etat. Première difficulté de ce lieu du savoir, son rectorat se trouve à plus de 200 kilomètres du site d’implantation. Ce que veut le maire, c’est que le chef de l’Etat et son gouvernement donnent les moyens à cet établissement d’enseignement supérieur pour qu’il soit « autre chose qu’un gros lycée agricole perdu dans une brousse dans le département du Plateau ». Dans l’ambition du gouvernement de transformer l’agriculture pour en faire l’une des bases de l’économie nationale, cette université devra jouer un rôle de locomotive, pense-t-elle. Raison pour laquelle, elle supplie le président de la République de porter sur cet établissement, une attention particulière afin de lui faire jouer le rôle qui est le sien. « L’université nationale d’agriculture n’a pas besoin de dupliquer ou répliquer ce que font déjà si bien les facultés des sciences agronomiques d’Abomey-Calavi et de Parakou », indique le maire. « Elle a surtout besoin de former, d’équiper, de soutenir et d’encadrer les techniciens, véritables entrepreneurs agricoles dynamiques et inventifs », suggère l’élue. J.F.M Actualités 03 déc. 2020


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