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Nouvelles

Dr Ir. Paul Houssou à propos de l’extraction de l’huile rouge: « Il faut améliorer les procédés et la performance des équipements »

Docteur-ingénieur, chercheur en agroalimentaire et chargé de recherche du Cames, Paul Houssou est le chef du Programme technologie agricole et alimentaire (Ptaa) de l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab). Il nous parle dans cet entretien des acquis et des perspectives sur la transformation des fruits de palme en huile rouge et autres dérivés au Bénin.

La Nation : Quel point peut-on faire à ce jour des recherches dans le domaine de la transformation des fruits de palme au Bénin?

Dr Ir. Paul Houssou : Beaucoup de travaux ont été développés sur l’amélioration variétale et sur les aspects de production sur le palmier à huile (Elaeis guineensis). C’est une plante oléagineuse très importante pour la population béninoise pour ses multiples usages, notamment sur le plan alimentaire et économique. On peut l’exploiter des feuilles jusqu’aux racines. L’huile rouge extraite des fruits de palme est présente dans les plats au quotidien. Mais très peu d’actions ont été menées dans le domaine de la transformation des fruits de palme en huile rouge, principal produit dérivé de cette plante cultivée au Sud et au Centre du Bénin. Cependant, des études diagnostiques ont été faites sur les pratiques de transformation des fruits de palme en huile rouge et des analyses de la qualité physique effectuées sur quelques échantillons représentatifs d’huile de palme collectés chez les producteurs.

Que révèlent les résultats à propos des procédés de transformation ?

Il est noté une mécanisation à petite échelle de la plupart des opérations pénibles entrant dans la transformation des fruits de palme en huile rouge communément appelée ‘’zomi’’, et qui constituent un goulot d’étranglement pour les acteurs que sont les transformateurs. Ils utilisent, pour la plupart, des technologies traditionnelles ou artisanales peu performantes.
Nous avons noté six différentes pratiques de transformation utilisées par les acteurs. Il y a le séchage des fruits avant cuisson sans déshydratation de l’huile après extraction ; le séchage des fruits avant cuisson et avec déshydratation de l’huile après extraction ; la fermentation des fruits après cuisson et extraction avec la presse ‘’Dékanmey’’ manuelle. Il y a aussi un procédé sans séchage, ni fermentation mais avec déshydratation de l’huile après extraction avec la presse ‘’Dékanmey’’ manuelle, ou avec la presse ‘’Dékanmey’’ motorisée. A ces pratiques, s’ajoute la chaîne de transformation industrielle complète de production d’huile rouge qui est encore peu développée.

Ces pratiques garantissent-elles la qualité de l’huile ?

Les actions de recherche ont permis de noter une variabilité de la qualité des huiles rouge produites en termes de couleur, de densité, d’odeur. Il y a la non-standardisation des pratiques de transformation : elles varient d’une localité à une autre. Un point critique pouvant affecter la qualité de l’huile de palme a été identifié, notamment le développement des moisissures sur les fruits lors du séchage et de la fermentation après cuisson. Au finish, l’huile peut ne pas être de bonne qualité à cause de la possibilité de contamination par les mycotoxines qui sont susceptibles de causer l’intoxication ou le cancer.

Quelles sont les perspectives de la recherche sur la transformation ?

La transformation des fruits de palme en huile rouge et autres dérivés constitue une véritable activité génératrice de revenus et de création d’emplois pour les acteurs tels que les jeunes et les femmes dans les zones de production. Mais les efforts de recherche doivent se poursuivre afin de mettre à la disposition de ces acteurs, des technologies appropriées pour mieux valoriser la transformation des fruits de palme en huile rouge et autres produits dérivés.
Il convient d’améliorer les procédés et la performance des équipements de transformation pour une extraction optimale de l’huile rouge, d’évaluer la qualité mycologique de l’huile rouge produite afin d’élucider la possibilité de contamination par les champignons (aflatoxine ou autres)et d’indiquer aux transformateurs les pratiques adéquates. Il faut également évaluer au niveau des acteurs l’aptitude technologique des nouvelles variétés produites à la production de l’huile rouge ou d’autres dérivés plus valorisants.Il est aussi question de renforcer les capacités des acteurs sur les technologies appropriées mises au point par la recherche.

Société 03 déc. 2020


Présentation de copies figurées au ministère des Affaires étrangères:Les ambassadeurs du Gabon et de l’Ue sacrifient à la tradition
Sayid Abeloko et Sylvia Hartleif respectivement ambassadeur du Gabon près le Bénin avec résidence à Lomé, et ambassadrice de l’Union européenne près le Bénin, ont présenté les copies figurées de leurs lettres de créance au chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci. La séance a eu lieu, ce mardi 1er décembre, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Deux nouveaux ambas-sadeurs ont foulé le sol béninois depuis quelques jours. Il s’agit de l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Gabon près le Bénin, Sayid Abeloko et l’ambassadrice de l’Union européenne (Ue) près le Bénin, Sylvia Hartleif. Comme l'exige la tradition diplomatique, ils ont présenté les copies figurées de leurs lettres de créance au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, hier mardi. A sa sortie d’audience, le diplomate gabonais a dit sa joie d’être à Cotonou et rappelle que cette cérémonie protocolaire est essentielle pour l’exercice de ses activités et l’animation de la coopération qui lie son pays et le Bénin. Sayid Abeloko confie que lors de son audience avec le ministre Aurélien Agbénonci, ils ont fait le point sur la coopération entre les deux Etats. «Nous avons une coopération qui date de longtemps. Donc, nous avons évoqué la possibilité de relecture du cadre de coopération des accords qui nous lient afin de les fortifier… », a déclaré le nouvel ambassadeur du Gabon. Il ajoute que le patron de la diplomatie béninoise lui a aussi expliqué la stratégie du Bénin ayant conduit à la fermeture du consulat général du pays au Gabon. « Nous avons très bien apprécié les raisons évoquées par le ministre qui nous a rassuré que la coopération entre nos deux Etats reste aussi dynamique... », rapporte-t-il. A ce sujet, le diplomate gabonais souligne que la présentation des copies figurées de ses lettres de créance à Aurélien Agbénonci et le bon fonctionnement du consulat général du Gabon à Cotonou, en sont une parfaite illustration. Né en août 1976, Sayid Abeloko est diplômé d’administration, des sciences économiques et sociales et de gestion des entreprises des universités Omar Bongo et Evry Val Essonne. Il a également suivi une formation d’expert en finance islamique en 2018. Sayid Abeloko a commencé sa carrière en 2006 au sein de la banque Platine. Avant sa nomination en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Gabon près le Bénin, il était directeur général de l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag). Marié et père de quatre enfants, il parle couramment le français, l’anglais et l’arabe. A la suite du diplomate gabonais, le ministre Aurélien Agbénonci a reçu les copies figurées des lettres de créance de la nouvelle ambassadrice de l’Ue au Bénin. Sylvia Hartleif n’a pas souhaité faire de déclaration à la presse à sa sortie d’audience. De nationalité allemande, elle est titulaire d’une maîtrise en droit à l’Université de Passau en Allemagne et d’un master en administration publique à l’Université Harvard Kennedy school of gouvernment aux Usa. Sylvia Hartleif parle l’allemand, le français, l’anglais et l'espagnol. Actualités 02 déc. 2020


Angéla Kpeidja:« Pour la première fois, j’avais trouvé une oreille attentive »
Angéla Kpeidja, journaliste spécialisée dans les questions de santé, actuellement chef service web à la Télévision nationale pense que des réformes s’imposent dans le domaine du recrutement au Bénin pour préserver les femmes des abus. Elle porte le combat de la protection des femmes après avoir dénoncé, il y a six mois, le harcèlement sexuel dans son milieu professionnel. La Nation : A l’occasion de la fête du travail le 1er mai dernier, vous faisiez une dénonciation plutôt inhabituelle au Bénin. Six mois après, comment vous sentez-vous ? Angéla Kpeidja : Il s’agissait d’une goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Que ce soit dans le milieu médical qui est mon milieu de travail initial et celui des médias, mes efforts ont toujours été engloutis dans ces environnements sexistes. Aujourd’hui encore, si je n’ai plus à affronter ces comportements humiliants et désagréables d’un quelconque chef, je porte les stigmates de cette dénonciation parce qu'on me considère, à tort, comme celle qui a porté atteinte à l’image de marque de mon employeur. Je me bats toujours pour exister dans mon environnement de travail. Mais pour moi, une femme brave, c’est aussi celle-là qui a une grande capacité de résilience. J’ai saisi l’opportunité qui m’a été offerte à travers mon nouveau poste et j’écris désormais avec beaucoup de détermination de nouvelles pages de l’histoire du web dans cette entreprise de presse dans laquelle j’ai déjà totalisé plus de 15 ans. Plusieurs Ong et Osc s’appuient sur votre exemple aujourd’hui pour exhorter les femmes victimes du harcèlement sexuel à la dénonciation. Avez-vous le sentiment que votre cause est entendue ? Je n’ai pas l’impression que les Ong entendent ma cause. Quand je visite la loi portant répression et protection des victimes du harcèlement sexuel dans notre pays, les Organisations non gouvernementales avaient la possibilité de se saisir de mon dossier pour m’aider à aller devant les juridictions. Mais je n’ai même pas eu l’impression d’être protégée si ce n’est l’Association des femmes Avocates du Bénin, l’Ong Calvif et l’ancienne ministre Claire Houngan Ayémonna. Dans le feu de mes dénonciations, il y a eu évidemment beaucoup de déclarations de soutien mais qui ne sont pas allées loin ni dans le déclenchement de la riposte, ni dans ma prise en charge. J’ai eu surtout l’impression que beaucoup avaient juste besoin de se greffer sur mon histoire pour bénéficier de la lumière des projecteurs qui étaient sur moi. Pour le chef de l’Etat, l’acte que vous avez posé sera le déclencheur d’une aube nouvelle dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes. Les seize jours d’activisme démarrés le 25 novembre dans ce cadre vous donnent-ils l’occasion de faire un point non exhaustif de la protection des victimes dans notre pays ? Là-dessus, je voudrais une fois encore remercier le président de la République, Patrice Talon, qui a été très sensible à mon cas. Pour la première fois dans ma vie, j’avais trouvé une oreille attentive dont les mots ont suffi à soulager la souffrance accumulée pendant des années. Mais en fait, en matière de répression des actes de harcèlement, la loi prévoit deux paliers de justice. Des sanctions administratives sont proposées, et lorsque la victime décide d’aller devant les juridictions, la loi prévoit un à deux ans de prison selon le cas avec des amendes et des dommages et intérêts. Puis, il y a des délais de prescription. Finalement, il n’y a pas de réparation possible pour moi puisque je vis avec mon corps qui a été souillé après les viols et harcèlements sexuels subis. Que préconisez-vous pour améliorer la situation des femmes victimes de violences ? J’ai apprécié la volonté et le soutien que le chef de l’Etat a eu à mon égard. Mon cas n’est qu’une infime partie de l’iceberg. Je voudrais espérer des réformes dans le mode de recrutement dans notre pays pour protéger les femmes en quête de travail parce que, selon les chiffres rapportés en 2016 par certaines organisations de défense des droits des femmes, trois femmes sur cinq subissent le harcèlement sexuel sans oublier la promotion "canapé" qui est toujours en vogue. Enfin, je plaide pour l’application stricte des lois dans les administrations aussi bien privées que publiques et le renforcement des capacités de toute la chaine de riposte au harcèlement sexuel. Quels sont vos engagements pour contribuer à la riposte aux violences faites aux femmes ? Je suis désormais présidente d’une Ong dénommée « N’aie pas peur », dont l’un des objectifs est de participer à la lutte contre le harcèlement sexuel en milieu professionnel. Nous voulons être un centre d’écoute et d’appui aussi bien psychologique que juridique pour les femmes victimes de violences sexuelles. Déjà, nous utilisons nos plateformes Twitter, Instagram et Facebook pour informer sur les dispositions de la loi portant répression et protection des victimes du harcèlement sexuel en milieu professionnel. Nous donnons la parole aux experts dans divers domaines pour éveiller les consciences sur les conséquences de ces violences mais aussi sur les astuces pour se défendre. Nous espérons que notre lobbying fera bouger les lignes. Société 02 déc. 2020


Tournée du président de la République dans les communes: Pobè se réjouit des réformes et réalisations
Après les quatre départements du Nord, les Collines et le Zou, le Mono et le Couffo le président Patrice Talon a sillonné, hier mardi 1er décembre, dans le cadre de sa tournée nationale, trois communes du département du Plateau. La commune de Pobè en était la deuxième étape. En recevant le président Patrice Talon et sa délégation dans le cadre de la tournée nationale de reddition de comptes dans les communes, Simon Dinan, maire de la commune de Pobè, s’est félicité d’avoir été un visionnaire. Il y a cinq ans, lorsqu’il vantait la candidature de l’homme de la Rupture, personne ne vendait cher sa peau. Le jeune homme d’alors avait été ignoré avec son offre politique. Cinq ans après, il en parle avec fierté, s’enorgueillit et se satisfait d’avoir contribué à l’avènement à la tête du pays de celui qu’il dépeint comme « le grand chirurgien dont le Bénin avait besoin ». Simon Dinan dit se sentir à l’aise pour en parler d’autant plus que les actions à l’actif du président Patrice Talon sont variées et témoignent de sa carrure d’homme d’Etat très soucieux du développement. L’acte premier, c’est d’avoir redonné à Pobè un rôle majeur dans la cité en lui conférant le statut de chef-lieu du département du Plateau. « C’est un grand signal pour faire de Pobè une cité de développement participatif », souligne-t-il. Loin de toute autosatisfaction, il reconnait que sa localité ne sera plus jamais la même. L’acte deux des actions du quinquennat en cours a consisté à doter la commune de nombreuses infrastructures. La route Porto-Novo-Missérété-Pobè, la route intercommunale Pobè-Adja Ouèrè-Oinhi, le stade omnisports moderne, la construction d’une centrale solaire photovoltaïque, les cantines scolaires au profit de 57 écoles… « Quand vous nous demandiez de serrer les ceintures, nous n’avions pas tous compris que c’était pour construire un Bénin de fierté », souligne le maire. Pour lui, les réformes et réalisations du gouvernement témoignent dans sa localité. L’implantation du pôle 6 de l’Agence territoriale pour le développement agricole (Atda), le recrutement en cours d’agents de santé, le projet Arch… « Il y a autant de motifs de vous dire merci même s’il reste à faire », apprécie Simon Dinan. Ce qui reste à faire, du moins en urgence dans la commune, c’est la relance et l’achèvement des travaux de l’hôpital de zone avec le recrutement d’au moins un chirurgien, l’intégration de la localité à la deuxième phase du projet Asphaltage pour régler les problèmes d’assainissement de la commune, la lutte contre l’érosion qui menace plusieurs quartiers, la construction d’une arène culturelle, l’érection de commissariats dans certains arrondissements, la fourniture de l’eau potable aux populations… Pobè attend aussi sa part de marchés modernes, souligne son maire qui souhaite qu’avec le chef de l’Etat, le rêve de la Société des ciments du Plateau devienne réalité. « Nous sommes pour la poursuite du Programme d’action du gouvernement (Pag) pour un Bénin plus beau, plus fort et plus prospère, indique-t-il. Vaincre la fatalité En réponse à ses propos, l’adresse du chef de l’Etat, ainsi qu’il le fait depuis le début de son périple, a expliqué que le manque d’eau, d’énergie, de routes ne sera plus une fatalité. « En cinq ans nous avons donné la preuve que nous pouvons relever ces défis en peu de temps », souligne le chef de l’Etat. « Nous devenons tout doucement un grand pays », apprécie-t-il. « Ce qui a été fait est de notre mérite commun… Nous avons donné la preuve qu’enfin nous avons pris notre destin en main en construisant notre pays de manière plus durable », soutient le président de la République. Les réformes relatives à la pension des retraités, les améliorations dans la fourniture des services administratifs aux populations, les avancées dans les domaines de l’éducation, de la santé, d’accès à l’énergie électrique et solaire et bien d’autres sujets constituent la charpente des échanges que le président Patrice Talon a eus avec les populations de Pobè. Echanges qui se sont déroulés en présence du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, de l’ancien président de l’institution, Idji Kolawolé, des ministres Jean Michel Abimbola, Salimane Karimou, Alain Orounla et d’autres personnalités, cadres et natifs de la localité. Actualités 02 déc. 2020


Séance de travail avec les populations d’Adja-Ouèrè: « Le Bénin est guéri de ses travers et défauts », dixit le chef de l’Etat
La commune d’Adja-Ouèrè a sorti ce qu’elle a de beau et d’accueillant, mardi 1er décembre, pour recevoir le président Patrice Talon. La quinzième journée de la tournée nationale du chef de l’Etat s’est achevée dans cette commune du département du Plateau. L’arrivée du président Patrice Talon sur la terre hospitalière d’Adja-Ouèrè, deuxième plus vaste commune du département du Plateau avec une superficie de 550 kilomètres carrés, soit 17 % de la superficie du département, a été vécue avec ferveur par les populations et plus particulièrement les femmes. Adja-Ouèrè attendait le président Patrice Talon pour lui soumettre ses multiples doléances. Depuis l’ère de la décentralisation, la commune n’a posé aucun pavé. Elle est d’ailleurs la seule dans tout le département du Plateau à être dans cette situation. Elle ne manque pourtant pas d’atouts. La disponibilité des terres cultivables en est un. Elle a aussi, selon Cyrille Adégbola, son maire, une excellente opportunité à savoir ses deux grands marchés à caractère régional où s’opèrent des échanges entre différentes nationalités. Le palmier à huile, le coton, la tomate, le maïs, le manioc et le riz prospèrent sur ses sols, faisant d’elle un gros grenier des vivriers. Ces dernières années, la production du coton y a repris de plus belle grâce aux réformes du gouvernement qui portent déjà des fruits, salue le maire. En dehors du secteur agricole, les populations ont nourri l’espoir de voir se régler certains problèmes et cela s’est traduit en actes, reconnaît le maire. Leurs attentes légitimes sont en cours de satisfaction. Le maire cite en guise d’exemples le système d’approvisionnement en eau potable, le bitumage de la route Pobè-Adja Ouèrè-Ounhi, l’entretien des pistes avec l’amélioration de l’accès aux périmètres agricoles et dans les écoles. Les intrants subventionnés pour le riz et le maïs, le lancement du microcrédit Alafia dans la commune… En gros, depuis bientôt cinq ans, cette commune qui partage des frontières avec presque toutes les autres communes du département a trouvé progressivement des solutions à plusieurs de ses problèmes. Au nombre des besoins qui subsistent, le maire Cyrille Adégbola insiste sur l’appui aux paysans pour la diversification agricole, l’accélération de la route Porto-Novo-Kétou-Pobè-Savè qu’il présente comme une opportunité pour la mobilité dans les communes traversées. L’eau potable à tous les villages, l’appui aux artisans, les travaux de construction des hôpitaux de zone restés inachevés depuis des années, le dédoublement de la route en cours de bitumage pour gérer les flux de jour de marché, le raccordement du chef-lieu de la commune à la fibre optique, l’assainissement et le pavage des artères de la ville, l’électrification des grands villages, la reconstruction du palais royal et de plusieurs axes routiers, un marché moderne, l’érection d’un camp militaire… La liste des besoins d’Adja-Ouèrè est bien longue, mais ses populations sont optimistes. La lutte contre la corruption qui se mène sans complaisance depuis des années permet de mobiliser d’importantes ressources. C’est d’ailleurs ce qui fonde l’espoir de cette commune qui croit dur comme fer que le meilleur reste à venir pour elle. Un autre pays Cette philosophie, le président Patrice Talon l’a bien appréciée. Aussi, va-t-il rassurer les administrés que l’effort paye. Le chef de l’Etat dira son admiration pour le sérieux qui caractérise la mobilisation des ressources publiques, ce qui permet d’avoir des ressources pour construire le pays. « Le Bénin est guéri de sa maladie », indique le président. Consé-quence, tout ce qui nous a manqué depuis des décennies (l’eau, la route, l’électricité, l’école la santé, les infrastructures,) devient petitement réalité. Il a aussi expliqué aux populations la raison de cette tournée qu’il a initiée dans les communes. « Je suis ici pour faire avec vous le point de notre action commune après les cinq années », a-t-il indiqué. C’est aussi, selon lui, une nouvelle occasion pour renouveler son admiration pour les liens qu’Adja-Ouèrè entretient avec lui depuis fort longtemps. Le président Patrice Talon s’est voulu rassurant en direction des populations. « Plus jamais le Bénin ne retournera en arrière… notre responsabilité, c’est de mettre le pays en chantier… on peut constater que le Bénin a pris son envol… Le Bénin est un autre pays », conclura le président Patrice Talon sous les ovations des populations. Actualités 02 déc. 2020


Election présidentielle au Burkina Faso:Une leçon de fair-play démocratique
Le Burkina Faso vient d’organiser brillamment l'élection présidentielle couplée avec les législatives. Une présidentielle qui s’est soldée par la victoire au premier tour du président sortant Marc Roch Christian Kaboré. Mais loin de subir les récriminations de ses opposants, c’est plutôt à leurs félicitations qu’il a eu droit. Preuve d’une véritable maturité démocratique sur un continent habitué aux grognes postélectorales des perdants. Le Burkina Faso revient de très loin, et on ne pouvait imaginer que l’élection présidentielle qui vient d’être organisée pourrait connaître une tel dénouement. En effet, tout juste après la tenue de l'élection présidentielle en 2015, le pays a subi l’attaque des djihadistes qui y ont commis plusieurs attentats terroristes ayant provoqué des pertes en vie humaine et des dégâts matériels importants. A cela il faut ajouter la fronde sociale, d’une rare virulence sous ce quinquennat alors même que le pays vivait des conditions exceptionnelles liées au terrorisme, et le bras de fer que l’opposition politique a opposé au régime Kaboré. Malgré cette situation, le président Marc Roch Christian Kaboré a eu des résultats jugés élogieux au terme de son premier mandat grâce à des réalisations qui ont impacté le pays. La résultante de ce bilan satisfaisant est qu’au terme de l’élection présidentielle, Roch Marc Christian Kaboré est sorti vainqueur avec 53 % des suffrages. Et cerise sur le gâteau, les résultats des législatives inscrivent le Mpp, parti au pouvoir, en tête. La coalition au pouvoir a même pu s’auréoler d’une majorité parlementaire confortable. Fair-play ! Mais de loin, ce qui reste une première est le comportement des autres candidats à cette élection. Quarante-huit heures après la proclamation des résultats donnant le président sortant gagnant avec 53 % des suffrages, Zéphirin Diabré, candidat de l’Upc, Pr Augustin Loada, candidat du Mouvement patriotique pour le salut, Kiemdoro do Pascal, candidat de Vision Burkina, Ablassé Ouédraogo, Tahirou Barry, Yéli Monique Kam, ont tous successivement défilé à la résidence du président réélu pour lui présenter leurs félicitations. Un geste inhabituel en Afrique où la plupart des élections tenues dans nos différents pays enregistrent des contestations et des accusations de fraudes et parfois des violences voire des conflits postélectoraux. Une preuve de la maturité d’une classe politique qui a compris que le plus important pour un pays est son développement dans l’unité et la paix. Une paix nécessaire dans un pays où toutes les forces actives doivent se serrer les coudes pour relever ensemble les défis communs. Pour l’avoir compris et en toute modestie, avec des propos rassembleurs, Marc Roch Christian Kaboré a salué la démarche de ses opposants politiques qu’il a d’ailleurs invités à se joindre à lui pour la construction du pays. Le Burkina Faso donne ainsi la preuve de la maturité de sa classe politique. International 02 déc. 2020


Périple présidentiel dans les communes: Za-Kpota fière des réformes du gouvernement
La quatorzième journée de la tournée du président de la République dans les communes s’est achevée, lundi 30 novembre par la commune de Za-Kpota dans le Zou, marquant ainsi la fin de l’étape du département du Zou. La commune de Za-Kpota est fière des réformes mises en œuvre depuis avril 2016 sous le leadership du président Patrice talon. La deuxième plus peuplée des communes du Zou souhaite donc que rien n’arrête la dynamique en cours et invite le président à se positionner pour reprendre son fauteuil et continuer l’œuvre de construction du pays. Pourtant, tout n’est pas rose dans la commune. Félicien Danwouignan, maire de Za-Kpota, a égrené à l’occasion de la visite du président de la Réplique, le chapelet des doléances qui ont besoin de solutions diligentes. Première commune productrice d’agrumes avec une capacité annuelle de plus de trente mille tonnes, Za-Kpota ne dispose pas d’usine de transformation. Conséquence, plus de 25 % de la production pourrit à cause des difficultés liées à sa transformation. Le reste de la production est bradée en direction du Nigeria pour une large part. La commune manque d’eau et sollicite des adductions d’eau. Son taux de desserte est d’environ 30 %. L’énergie y est aussi attendue. Za-Kpota souhaite bénéficier de la deuxième phase du projet Asphaltage et plaide pour le bitumage de la nationale 20 reliant sur 22 km Za-Kpota à Bohicon. Ici comme c’est le cas un peu partout dans le pays, on attend un stade omnisports communal et la création d’un lycée agricole. Des besoins en personnels enseignant et soignant, en salles de classe en rajoutent à la détresse de la commune. Une commune de 165 208 d’âmes avec une superficie de 409 kilomètres carrés et dont le destin a changé sous l’ère de la Rupture. Jadis difficile d’accès, la localité a vu les travaux de construction de sa voie lancés trois fois de suite sans que rien n’y fît. Mais sans le moindre coup officiel de pioche, ni une pierre posée, elle jouit d’une route moderne, large et aux normes. Commune transitoire entre le plateau d’Abomey et la région Agonlin, Za-Kpota a aussi bénéficié d’infrastructures scolaires. Plusieurs modules de classes ont été construits dans les collèges et écoles. 61 écoles bénéficient d’une cantine scolaire sur les 106 de la commune et l’impact se fait sentir avec l’amélioration des résultats scolaires. Ici, révèle le maire, chaque action porte un impact. Dans le domaine de la sécurité, il y a la construction de commissariats. Au niveau du numérique, un point d’accès communautaire est disponible avec le passage de la fibre optique. Les femmes, pour ce qui les concerne, bénéficient de la nouvelle formule du microcrédit. Au-delà du gouvernement, la Fondation de la première dame est aussi venue en appui à la commune avec la réalisation de deux modules de trois classes avec bureau, magasin et latrines modernes. Le Bénin est capable de se développer « Les Béninois pris indivi-duellement sont reconnus à travers le monde comme des travailleurs. Malheureusement, au service de notre communauté, nous ne parvenons pas à traduire ces talents individuels en énergie commune pour satisfaire nos attentes et nos manques », a expliqué le président Patrice Talon aux populations pour les engager à y croire. « On constate au fil du temps que nos déboires et nos manques sont éternels. Mandat après mandat, génération après génération, nos doléances sont les mêmes », relève-t-il. « Partir de rien et arriver au sommet parfois en un rien de temps est à la portée de notre pays », insiste-t-il. Le chef de l’Etat pense que la foi sollicitée il y a cinq ans auprès des Béninois n’a pas été vaine. « Pour l’espoir soulevé par ce mandat, est-ce qu’à terme le Béninois est pris en charge autrement et mieux que par le passé ? Le pays est-il en construction dans tous les domaines, voit-on que le Bénin est en construction ? ». Les échanges entre le président Patrice Talon et les populations de Za-Kpota se sont déroulés autour des réponses à ces préoccupations, tout en prenant en compte les bilans dans tous les secteurs de la vie socioéconomique du pays. « Ce que nous avons fait ensemble est extraordinaire », retiendra en guise de conclusion le président. Actualités 01 déc. 2020


Dépôt de candidature aux élections professionnelles: Les organisations syndicales attendues à la Cena dès demain
Les centrales et confédérations syndicales désireuses de se porter candidates aux prochaines élections professionnelles sont invitées à déposer leurs dossiers à la Commission électorale nationale autonome (Céna) à partir de demain mercredi 2 décembre. C'est ce qu'a annoncé, hier lundi 30 novembre lors d’une conférence de presse, le président de la Céna, Emmanuel Tiando. Du 2 au 12 décembre, les centrales et confédérations syndicales candidates aux prochaines élections professionnelles sont invitées à se rendre au secrétariat particulier du président de la Céna pour déposer leurs dossiers de candidature. La Céna va diffuser dès ce jour un communiqué de presse relatif aux conditions d'éligibilité et aux différentes pièces qui composent le dossier de candidature. Dans la perspective de l'organisation de la troisième édition des élections techniques et professionnelles, le ministère du Travail et de la Fonction publique a en effet sollicité l'expertise de la Céna. Un mémorandum d'entente a été signé le 12 novembre dernier entre le ministère du Travail et de la Fonction publique et la Céna. Conformément aux termes de ce mémorandum, l'intervention de la Céna va consister d'une part à réceptionner les données d'électeurs collectées par le Comité électoral national (Céna) et assurer leur traitement en vue de la production de la liste électorale et d'autre part, à enregistrer, examiner les dossiers de candidature et établir la liste des centrales et confédérations syndicales candidates aux élections professionnelles nationales. Lors de la conférence de presse d’hier, le président de la Céna a insisté sur le fait que la Cena n'est pas impliquée dans le vote, le dépouillement et la compilation des résultats... "La Céna ne sera pas responsable de la proclamation des résultats des élections... Je voudrais rassurer toutes les organisations syndicales et tous les travailleurs que la Cena mettra tout en œuvre pour se cantonner dans les limites de la mission qui lui a été confiée », a-t-il clarifié. A noter que la Céna n'est pas à sa première expérience en matière d'assistance technique aux organismes publics. « Nous avons déjà apporté cette assistance technique à la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin lors des élections consulaires du 18 décembre 2019 », a rappelé Emmanuel Tiando. L'intervention de la Céna dans le cadre de ces élections avait consisté à l'élaboration de la liste des électeurs, après collecte sur le terrain des données d'électeurs. Mais pour ce qui concerne les présentes élections professionnelles, elle n'a pas la charge de collecter les données des électeurs sur le terrain... Ces données seront transmises par le Comité électoral national dont sont membres les centrales et confédérations syndicales.« Ainsi, la Céna n'aura qu'à traiter ces données au moyen d'une application qu'elle a déjà conçue pour éditer la liste des électeurs au format qui sera demandé », a précisé Emmanuel Tiando. Actualités 01 déc. 2020


Débats budgétaires au Parlement:La Cena plaide pour une hausse de son budget
890 millions F Cfa, c’est le projet de budget de fonctionnement exercice 2021 de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Ce montant n’est que la reconduction des crédits ouverts au titre de 2020, conformément à la lettre de cadrage du ministre de l’Economie et des Finances. Ce budget de 890 millions F Cfa se décompose en quatre rubriques principales à savoir les dépenses de personnel : 597 687 000 F Cfa ; Achats de biens et services : 206 847 015 F Cfa ; les dépenses de transfert: 50 millions F Cfa et le Budget d’équipement socio administratif (Besa) : 35 441 085 F Cfa. Le président de la Cena, Emmanuel Tiando, a défendu, vendredi 27 novembre dernier, les grandes lignes de ce projet de budget devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Il a saisi l’occasion pour solliciter un espace budgétaire de 465 441 750 F Cfa ou de 716 541 750 F Cfa, à la discrétion de la Commission budgétaire. Ce qui pourrait porter le projet de budget de l’institution électorale à la somme de 1 355 441 750 F Cfa ou 1 606 541 750 F Cfa. Cette hausse budgétaire est sollicitée par la Cena pour faire face à certaines charges, notamment le payement de la période de trois mois de sevrage (salaires et indemnités) des membres actuels de l’institution électorale dont le mandat de 7 ans non renouvelable s’achève le 13 juillet 2021 ainsi que de l’ensemble du personnel d’appui ; l’achat et l’installation d’un groupe électrogène pour alimenter la Cena en cas de délestage compte tenu de la sensibilité de certains matériels qui doivent être gardés au frais, le renouvellement du matériel roulant et mobilier de bureau pour les nouveaux membres de la Cena qui seront prochainement installés et du directeur général des Elections créé par le Code électoral en vigueur et l’élaboration des manuels de procédures administrative et comptable de la Cena. La mise en œuvre de ces actions dont certaines sont induites par le Code électoral en vigueur nécessite d’être satisfaite, soutient la Cena. Mieux, pour une bonne organisation de la présidentielle de 2021, la Cena souhaiterait réaliser certaines activités préparatoires telles que la vulgarisation du nouveau Code électoral ; la construction ou la location de magasin pour le stockage du matériel électoral et l’organisation des journées portes ouvertes pour vulgariser ses activités. « Pour satisfaire tous ces besoins, la Cena sollicite un espace budgétaire, selon l’option choisie de commun accord avec la Commission budgétaire, pour enfin déterminer le montant total de son budget réel », plaide le président de la Cena devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Emmanuel Tiando n’a pas manqué de préciser aux députés que ce projet de budget présenté ne prend pas en compte le budget de la présidentielle de 2021. Selon lui, la Cena attend la conférence budgétaire pour avoir le montant exact du budget de cette élection dont le premier tour est prévu pour le 11 avril 2021. Actualités 30 nov. 2020


Préliminaires de la Ligue des champions d’Afrique: Belle opération du Mouloudia Club d’Alger à Porto-Novo
Champions du Bénin en titre, les Buffles FC du Borgou ont été tenus en échec (1-1), samedi 28 novembre dernier, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo par le Mouloudia Club d’Alger dans le cadre de la manche aller du premier tour des préliminaires de la Ligue des champions de la Confédération africaine de Football. C'est une belle opération pour les visiteurs qui prennent une sérieuse option pour la qualification avant le match retour prévu pour le vendredi 4 décembre prochain, au stade du 5 Juillet d’Alger. Actualités 29 nov. 2020


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