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Nouvelles

Préliminaires de la Ligue des champions d’Afrique: Belle opération du Mouloudia Club d’Alger à Porto-Novo
Champions du Bénin en titre, les Buffles FC du Borgou ont été tenus en échec (1-1), samedi 28 novembre dernier, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo par le Mouloudia Club d’Alger dans le cadre de la manche aller du premier tour des préliminaires de la Ligue des champions de la Confédération africaine de Football. C'est une belle opération pour les visiteurs qui prennent une sérieuse option pour la qualification avant le match retour prévu pour le vendredi 4 décembre prochain, au stade du 5 Juillet d’Alger. Actualités 29 nov. 2020


Véronique Janssen à propos de la coopération Union européenne-Bénin: « Le changement climatique est au cœur de nos programmes »
Plus vieux que le Covid-19, le changement climatique est un phénomène qui agite le monde et concentre l’attention de tous les Etats. C’est d’ailleurs pour sensibiliser à cette réalité que la Délégation de l’Union européenne organise la Semaine de la diplomatie climatique. Véronique Janssen, chargée d’affaires de la Délégation de l’Union européenne au Bénin, explique ici l’enjeu de la semaine diplomatique et partage les axes de coopération entre l’Union européenne et le Bénin dans le sens de la protection de l’environnement. La Nation : En quoi consiste la Semaine de la diplomatie climatique ? Véronique Janssen : L’Union européenne voit dans cette semaine une période de sensibilisation et de mobilisation de l’ensemble des acteurs autour de la problématique du climat. C’est aussi l’occasion pour elle de réaffirmer ses politiques et engagements par rapport au climat et de lancer un appel à ses partenaires pour une prise en compte sérieuse de la question du climat et son intégration dans les options politiques. En 2019, nous avions déjà organisé une semaine de diplomatie climatique au cours de laquelle nous avons participé à une session d’éco-running au quartier Fidjrossè avec Sachets Héloué ; organisé des activités manuelles avec les enfants des Ong"Atelier des Griots" et "Tamaee" sur le thème du recyclage - changement climatique et énergies renouvelables à la Maison des jeunes d'Akpakpa-Dodomey. Nous avions également participé à des émissions radios sur Ortb et Frissons au sujet de la thématique du changement climatique. L’édition 2020 de la Semaine de la diplomatie climatique s’est étendue du 24 septembre au 11 octobre 2020. Les activités réalisées dans ce cadre sont essentiellement numériques: un concours de réalisation d’autoportrait avec des objets recyclés sur les réseaux sociaux; la publication d’une tribune dans la presse ; 4 émissions radios et télévisuelles sur des thématiques comme la protection de la biodiversité ; l’agro-écologie et l’assainissement ; la publication de vidéos de sensibilisation d’influenceurs, d’artistes et d’Ong du secteur sur Facebook, Twitter et Instagram ; la diffusion d’un quiz sur la biodiversité sur Facebook, Twitter et Instagram, une interview radiophonique pour sensibiliser et mobiliser le public sur le changement climatique. La diplomatie climatique est déterminante en dépit de la crise sanitaire. Pourquoi cette diplomatie climatique reste si importante en période de Covid ? C’est à juste titre que la crise liée au Covid-19 avec son impact dramatique sur la santé et l’économie est au centre de notre attention immédiate. Toutefois, il faut se rendre à l’évidence qu’au moment où la planète s’allie pour trouver un vaccin pour le Covid, il n’y aura pas de vaccin pour le changement climatique. On peut considérer que les émissions de gaz à effet de serre ont été réduites de 30 à 35 % durant ces derniers mois, en grande partie grâce à la forte diminution du trafic aérien et routier. Mais cette baisse drastique repose sur une sobriété imposée et non organisée et certainement pas souhaitée. Cette réduction des émissions risque donc de n’être qu’éphémère. De plus, les conséquences du changement climatique sont indéniables. Depuis deux décennies environ, les régimes pluviométriques du Bénin connaissent des fluctuations parfois très marquées, caractérisées par des phénomènes de sécheresse, d'inondations et de pluies violentes. Ceci se traduit par des effets très visibles comme la montée fulgurante du fleuve Niger au mois d’août dernier qui a entraîné l’inondation de plus de 500 habitations et la destruction de 1700 hectares de cultures, pour un total de 56 000 sinistrés. Mais les principaux dangers ne se dévoilent que lentement et il est beaucoup plus difficile d'y remédier. C'est par exemple l'érosion des côtes qui menace les populations locales, ce sont les pluies tardives qui perturbent la semence, ou encore la sécheresse qui entraîne la disparition des récoltes, de la faune et de la flore et qui engendre l’appauvrissement des terres agricoles. Dans la presse béninoise, la directrice de Cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable a notamment relevé une baisse de la productivité agricole de 10 % sur les 10 dernières années due aux effets conjugués de la dégradation rapide des forêts et de la gestion non durable des écosystèmes. Le changement climatique constitue aussi une menace à la paix et à la sécurité; il multiplie les risques d'instabilité géopolitique affectant en particulier les pays les plus vulnérables, avec des impacts dévastateurs allant de l'instabilité politique à l'insécurité alimentaire, aux faiblesses économiques et aux déplacements massifs de populations. Agir contre le changement climatique est donc agir en faveur de toute la population, qu'elle soit urbaine ou rurale. Et puisqu'il s'agit d'un défi sur le long terme, agir maintenant est également agir en faveur de la jeunesse puisque c'est elle qui payera le prix plus tard pour l'inaction dont on ferait preuve maintenant. Quand le Covid nous oblige à réfléchir à la relance économique, il est important d’y incorporer les leçons climatiques pour être sûrs que cet avenir soit le meilleur possible. Ensuite, il est tout aussi important de mobiliser toute la population autour de cette ambition. Quelle est la place de la lutte contre le changement climatique dans la politique de coopération de l'Ue aujourd’hui au Bénin ? La lutte contre le changement climatique est au cœur de nos programmes et actions de coopération au Bénin et vise tous les secteurs vitaux du pays à savoir l'agriculture, l'eau, l'énergie, les écosystèmes, la stabilité et la sécurité. Quelques exemples concrets sont : la construction en partenariat avec l’Agence française de développement d’une importante centrale solaire à Onigbolo (dans la commune de Pobé ) avec une capacité de 25 Mw (la centrale Defissol), qui permettra de couvrir la consommation d'environ 180 000 personnes et de réduire les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 23 000 tonnes de Co2 par an sur une période de 25 ans ; l’appui aux autorités nationales dans le domaine du bois-énergie par le biais du programme de Renforcement des capacités des acteurs du secteur de l’Energie au Bénin (Recaseb), notamment à travers des formations ciblées pour des artisans charbonniers et des formateurs forestiers certifiés dans différents départements et bassins forestiers du pays. 155 artisans charbonniers ont ainsi été formés à utiliser peu de bois pour obtenir une grande quantité de charbon, ce qui permettra de lutter efficacement contre la destruction massive des ressources forestières ; la gestion des forêts de mangroves qui cible la Bouche du Roy exposée à l’érosion et où la mangrove joue un rôle essentiel dans la fixation des sédiments et le stockage du carbone…, la liste est longue. Le changement climatique est également le fil rouge de notre coopération avec le gouvernement, que ce soit dans l’accompagnement de mesures d’énergie renouvelable et efficacité énergétique avec le programme Recaseb de près de 12 milliards de F Cfa, ou nos activités et appui budgétaire dans le cadre de l’agriculture pour plus de 45 milliards de F Cfa. Environnement 27 nov. 2020


Débats budgétaires au Parlement : 88, 639 milliards F Cfa pour le secteur de la santé en 2021
«Le projet de budget du secteur de la santé exercice 2021 s’élève à 88 639 000 000 F Cfa contre 70 639 000 000 F Cfa en 2020 soit une augmentation de 18 320 000 000 F Cfa équivalant à un taux d'accroissement de 26,05%. Ce budget sera consacré à la question de la pandémie du Covid-19 pour renforcer la riposte, mais également pour les investissements qui ont connu une augmentation en vue d’adresser la question des infrastructures. Ainsi, nous allons poursuivre la construction du Centre hospitalier universitaire d'Abomey-Calavi, finaliser les études architecturales pour démarrer la construction de l’hôpital de zone d’Adjarra-Avrankou-Akpro-Missérété, l’hôpital de Zone d’Adjohoun-Bonou-Dangbo, l’hôpital de zone de Zogbodomey-Bohicon-Zakpota, l’hôpital de référence de Ouidah et l’hôpital de zone d'Allada. En dehors de cela, nous allons bientôt opérationnaliser la mise en place de l'appareil d'Imagerie par résonance magnétique (Irm) au niveau du Centre hospitalier national universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-Hkm), la mise en place d'un scanner au niveau du Centre hospitalier départemental de l’Ouémé et également la mise en place d'un scanner à Parakou. En matière de construction, nous avons la mise en service des équipements pour l’hôpital de zone de Savè-Ouèssè mais aussi le démarrage de l’hôpital de Tchaourou et de six centres de santé qui vont s'ajouter. Il faut dire que nous allons poursuivre le programme de gratuité au niveau de la césarienne, au niveau du paludisme et renforcer les capacités de l'Agence nationale de transfusion sanguine. La question de la mère et de l'enfant constitue une préoccupation avec l’accès aux vaccins. D'ailleurs en matière de vaccin, nous allons adresser la question de la vaccination contre le Covid-19. Nous allons mettre l'accent sur le renforcement du déploiement des ressources humaines dans les structures sanitaires qui existent et les nouvelles afin de pouvoir assurer une couverture efficiente sur toute l’étendue du territoire national et offrir des soins de qualité aux populations. Les députés ont accueilli favorablement la présentation du ministère de la Santé. Ils ont exprimé des préoccupations qui montrent qu'ils ont une connaissance pointue des problèmes de santé prioritaires des populations. Ils ont eu à poser un certain nombre de préoccupations majeures, notamment comment renforcer ce budget en termes d'investissements, de ressources humaines de façon plus efficiente… ». Actualités 27 nov. 2020


Saisine de l’Académie francaise ( Croisade contre les violences faites aux femmes : méditation sur la situation)
A l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous titrions naguère un article ‘’ Nécessaire abandon du concept du sexe faible et nécessité de saisine de l’Académie française’’. Nous tirons avantage de la croisade que mène la ministre des Affaires sociales pour rendre compte de notre engagement en saisissant Madame le Secrétaire Perpétuel de l’Académie française dans les termes qui suivent : « J’ai l’insigne honneur de soumettre à votre bienveillant jugement l’impact effectif qu’a la locution nominale ‘’Sexe faible’’ inscrite au dictionnaire, sur toute politique d’émancipation de la femme notamment dans les pays de l’espace francophone d’Afrique et de suggérer à votre Haute Autorité de bien vouloir se pencher sur l’opportunité de favoriser une expression alternative. I- Notre argumentaire De la légitimité du recours à l’Académie Dans le monde francophone, et particulièrement en Afrique subsaharienne, nous nous prévalons, ainsi que vous le savez, d’une culture ambivalente : l’une fondamentale ayant pour ressort la tradition et l’autre d’apport que véhicule la langue française qui, par son intermédiaire, défend par ricochet, les valeurs de l’Hexagone auprès d’environ 300 millions de locuteurs répartis sur tous les continents dont 212 millions en font un usage quotidien, si nous nous fions aux statistiques dont nous disposons. Et il n’est pas superflu de rappeler que l’espace francophone africain utilise le français, tout à la fois, comme langue de première socialisation, d’usage courant, de travail et d’enseignement. Son influence sur les mentalités de l’espace qu’elle dessert, au rang duquel figure mon pays, la République du Bénin, est si décisive qu’elle autorise ceux qui la pratiquent à appeler l’attention de l’Académie sur les effets induits qu’elle entraine sur le comportement des populations en certaines approches, et singulièrement, en matière de respect des droits de la femme. Du fondement de notre requête Nous fondons notre requête de réforme de la locution ‘’ sexe faible’’ sur la différence que nous faisons entre l’origine d’un mot et l’expression émotive qui en est donnée par le biais de la langue. L’origine nous parait tributaire de l’histoire qui peut remonter aux temps immémoriaux, et l’on n’a pas compétence à modifier les données de l’histoire quand bien même littéraires. A ce titre, l’on peut comprendre que la locution’’ sexe faible’’ que nous mettons sur la sellette, à présent, reste dans sa substance et à travers les âges, figée dans le dictionnaire. Si, trouvant son origine et sa signification dans la bible, elle n’y apparait qu’au dix-huitième siècle, c’est qu’elle reflétait l’état de la considération que l’on donnait à la femme en ces temps-là. Et il sied de reconnaitre, en l’occurrence, que l’Académie elle-même ne s’était pas toujours montrée bien accommodante avec la gent féminine. Le respect que nous devons à l’Institution, en ces temps présents, ne nous autorise point à rapporter les propos, on ne peut plus outrageants, d’académiciens tels Louis Simon Auger au dix-neuvième siècle ou Pierre Gaxotte en plein siècle dernier qui, estimons-nous, ont contribué à tenir, jusqu’en l’année 1980, les femmes à bonne distance de l’auguste assemblée ; d’ailleurs, ne compte-t-elle pas à ce jour que cinq d’entre elles au milieu de vingt-neuf hommes ? Quant à l’expression qui est donnée au mot par la langue, elle nous parait devoir évoluer pour tenir le plus grand compte des réalités socioéconomiques des temps présents. Du déphasage de l’expression ‘’sexe faible’’ avec les réalités sociales des temps modernes et son handicap dans le processus d’émancipation de la femme. Il se fait que les temps ont bien changé depuis lors et que la situation sociale de la femme a évolué tant et si bien que l’expression ‘’sexe faible’’ est devenue non seulement anachronique, mais aussi embarrassante ; et, qui plus est, handicapante autant pour la défense des droits de la femme que pour la promotion de son émancipation. L’on peut comprendre cependant que, prenant le contre-pied de ce point de vue, d’aucuns rétorquent, d’entrée de jeu, que l’expression n’est handicapante d’aucune manière dans la mesure où elle se révèle n’entraver en rien la détermination des Françaises à poursuivre leur lutte notamment aux fins d’obtenir l’égalité des salaires et la parité dans tous les organes de décision. Elles restent donc fermement ancrées dans la dynamique qui les anime depuis fort longtemps pour conquérir leurs droits civiques et sociaux avec pour référence ceux dont bénéficient les hommes, apparemment sans se soucier, outre mesure, du qualificatif que le dictionnaire leur attribue. Il convient de reconnaitre, cependant, que dans leur pays, elles ont l’avantage d’être accompagnées et soutenues par l’évolution des esprits, la loi, et même par la solidarité de la gent masculine éclairée. Force est de constater, toutefois, que dans le reste du monde francophone, en l’occurrence africain, cette dynamique n’en est qu’à ses débuts ; elle est donc fragile. Et au lieu que l’expression qui étiquette la femme l’épaule et la conforte, elle étouffe dans l’œuf cette dynamique naissante, dégradant et rabaissant d’emblée la femme dans les esprits en la discriminant systématiquement. La chose est d’autant plus dommageable en Afrique que déjà, l’éducation traditionnelle, celle donnée au village, enseigne sans nuances et tout en bloc, la suprématie de l’homme sur la femme. En outre, les petites filles et les petits garçons scolarisés apprennent à l’école que ‘’sexe faible’’ signifie femme et que, de manière discursive, l’homme est le sexe fort. Les enfants grandissent avec cette perception de la gent féminine et l’homme contracte mariage avec l’intime conviction qu’il est seul maitre à bord et, qu’en toutes circonstances, la femme, considérée comme une mineure, devra suivre. La femme ordinaire y va avec cet esprit de soumission doublé du sentiment de résignation qui s’ensuit. Et l’expression ‘’sexe faible’’ donne, malencontreusement, l’impression de corroborer et d’entériner cet état de choses. De l’innovante responsabilité citoyenne et sociopolitique des académiciens Il est de notre opinion que si l’on ne peut manipuler l’origine d’un mot, l’expression qui en résulte devrait, à un moment donné du temps, pouvoir être retouchée de quelque manière, particulièrement lorsque la prise en compte de son évolution s’avère nécessaire pour garantir le progrès de l’humanité et la paix sociale. Il est de notoriété publique que la situation de la femme est devenue un enjeu politique majeur, ressortant du bien-être social et de la gestion des affaires publiques. Nous estimons que, dans ce cadre, l’Académie pourrait jouer sa partition en évitant de laisser en l’état toute expression qui, en raison de sa permanence, refrène l’émancipation de l’individu et, en la circonstance, celle de la femme. Elle devrait, pensons-nous, se donner une double responsabilité citoyenne et sociopolitique toute particulière en veillant à ce qu’aucune expression du dictionnaire sous son contrôle ne compromette quelque avancée sociale que ce soit ni ne fasse spécifiquement barrage aux droits de la femme, source de vie qu’elle est. Nouvelle et innovante elle sera, certes, cette responsabilité, d’autant qu’elle transcendera la traditionnelle et tacite neutralité de l’Académie vis-à-vis des affaires publiques alors que les mots dont elle a la garde à travers le dictionnaire peuvent, par leur substance, leur définition et, des fois, leurs interprétations divergentes, influer gravement sur la concorde sociétale tant à l’échelle nationale qu’internationale. En dernière analyse, il appert que la notion de ‘’sexe faible’’ que véhicule la langue française à travers le monde entier manque de rimer avec la valeur ‘’Egalité’’ inscrite dans la devise française et considérée comme un ‘’principe de la République’’. L’expression nous paraît, en effet, rompre avec le principe de l’égalité tant du point de vue métaphysique que constitutionnel en laissant entendre que toute force se trouve du côté masculin et qu’à l’inverse, toute faiblesse est l’apanage de la femme. La dichotomie ainsi entretenue par le dictionnaire interfère inopinément dans la lutte que nous autres, menons dans l’espace francophone africain, en faveur de l’émancipation de la femme. Elle dérange d’autant que, sous son couvert, des hommes, quand bien même lettrés, ont tendance à se comporter envers leurs compagnes avec un machisme d’une autre époque, que continue de véhiculer pourtant la langue française, à son corps défendant certes, mais à mal escient, il faut bien en convenir. Des instruments du changement de la donne et de la marge d’intervention de l’Académie Pour changer l’image, on ne peut plus négative que donne littéralement le dictionnaire de la femme, l’Académie ne pourrait-elle pas mettre à contribution sa rubrique ‘’A dire, et ne pas dire’’ à travers laquelle elle veille sur le bon usage des mots, de l’orthographe et des tournures de la langue ? Nous estimons qu’elle pourrait utiliser ce site, somme toute populaire, pour transformer fondamentalement les regards que les garçons et les adultes masculins portent sur les filles et les femmes. De plus, la révision du dictionnaire par une commission spécifiquement chargée d’y procéder que, du reste, vous présidez vous-même, est effective. A cette occasion, il convient de rappeler, à tout seigneur tout honneur, que cherchant déjà à amoindrir la misogynie de la locution ‘’sexe faible’’, l’Académie avait également attribué à la femme le qualificatif ‘’beau sexe’. Mais il sied de reconnaître que, nonobstant cette tentative d’ennoblissement en quelque sorte de la première, les deux locutions restent sexistes et, à notre avis, suffisamment condescendantes et péjoratives envers la gent féminine pour justifier une nouvelle intervention de l’Académie. Il est vrai que l’Institution aura beau jeu de faire valoir qu’elle n’enregistre pas, en France, un mouvement réprobateur de l’usage ni de l’une ni de l’autre locution dont elle pourrait prendre acte et réagir conséquemment, le cas échéant. Et c’est là que le bât blesse. Le dictionnaire et l’Académie qui le gère sont dans le giron de la France et condamnés à faire cause commune. Mais alors que le dictionnaire a cours dans un espace autrement plus vaste que l’Hexagone et que la signification des mots qu’il contient peut avoir des résonances sociales différentes, selon que l’on se trouve en territoire français ou dans les autres territoires francophones, l’Académie ne donne pas l’impression de le suivre. Certes, les Françaises n’en ont cure de la manière dont le dictionnaire les qualifie dans la mesure où elle n’entrave en rien leur combat et que la législation française les soutient, mais il ne saurait en être de même dans le reste de l’espace francophone où la locution ‘’sexe faible’’ impacte les comportements et où les femmes ont besoin de voix d’intercession pour se faire entendre de l’Académie, mais aussi des autorités politiques de leurs pays respectifs ; c’est, du reste, à cette sollicitude que nous répondons. Il nous parait, en l’occurrence, que la double responsabilité citoyenne et sociopolitique à laquelle nous exhortons l’Académie devrait lui permettre également de prendre en considération les préoccupations spécifiques de l’espace francophone autre que français. II- Notre plaidoirie Outre sa finesse et sa délicatesse que l’homme n’a généralement pas, la femme incarne, sous nos cieux en tout cas, la volonté forte et la détermination dans les fonctions qu’elle occupe ; de même, elle assume avec dignité et abnégation les charges qui lui incombent. Dans nos sociétés, elle est, tout à la fois, épouse, mère, éducatrice et, bien souvent, seule source de revenus de la famille. Elle est mère, et la nature lui a donné l’instinct maternel pour qu’elle s’occupe de ses enfants en symbiose avec son mari. Mais force est de constater que, dans bien des cas, la charge des enfants revient à elle seule ; le papa démissionne bien trop souvent et se décharge carrément de l’éducation des enfants ainsi que des frais y afférents sur leur maman. Abstraction faite des intellectuelles qui, au demeurant, ne représentent qu’une infime partie de la gent féminine, la femme africaine est commerçante, travailleuse agricole, vendeuse à l’étalage, vendeuse ambulante, ouvrière dans les marchés, tout cela sous le chaud soleil ; servante dans les ‘’maquis’’- restaurants populaires ainsi désignés chez nous- et que sais-je encore ? C’est elle qui, son bébé langé dans le dos, s’en va de bonne heure, chanson et sourire aux lèvres cependant, puiser l’eau qu’attend son homme pour se laver. Les sacrifices qu’elle consent à faire n’autorisent vraiment pas à continuer de ne voir en elle que sexe, faiblesse de son sexe et beauté de son sexe par le biais du vocabulaire de la langue qui, paradoxalement, est dans nos pays, celle de la promotion sociale. La femme africaine n’est pas sexe faible, elle est courageuse sans préjudice du fait que, par les temps qui courent, aucune femme au monde ne mérite plus les attributs que lui donne le dictionnaire. De nos jours, les femmes instruites de la planète Terre entière entrent en force dans la vie politique et dans la gestion des affaires publiques au niveau tant civil que militaire. Elles investissent aussi bien les secteurs économiques que scientifiques et littéraires. En outre, l’on ne saurait faire abstraction du fait qu’elles ont participé et participent toujours aux guerres de libération et qu’elles sont aujourd’hui présentes dans les systèmes de défense des pays de la sphère francophone. Dans le mien, elles ont jadis démontré leur courage guerrier ‘’marchant sur les hommes et les défiant’’ dans les conquêtes territoriales de nos rois et dans la lutte contre les forces d’occupation. Amazones, ces dernières les avaient dénommées, en raison de leur combattivité ; forces guerrières féminines hors pair n’ayant rien à voir avec la mythologie grecque. Le Bénin, Dahomey d’antan, était alors dirigé en ce début du dix-huitième siècle, par une reine. III- Nos conclusions : Une dénomination innovante : ‘’la matrice de la vie’’ C’est pour toutes les raisons ci-dessus évoquées, et tout bien pesé, que nous nous permettons de suggérer à votre Haute Autorité, Madame le Secrétaire Perpétuel, d’envisager une alternative à la locution ‘’sexe faible’’ et de favoriser l’expression ‘’matrice de la vie’’. Nous tournerons ainsi définitivement le dos aux deux composantes du traditionnel ‘’sexe faible’’. La biologie et l’identification civile requièrent la différenciation de l’espèce humaine par le sexe, légitimement si tant est que l’on ne peut faire autrement ; mais hors de cette considération, l’usage du terme ne paraît point bienséant parce qu’il induit tout aussi légitimement et déjà, la pudeur. Et lorsque, de surcroît, on lui accole le qualificatif ‘’faible’’ portant jugement de valeur, c’est marginaliser socialement la femme à qui s’applique la locution ne voyant en elle que sexe et faiblesse alors que sa fonction est la plus sociale qui soit. C’est elle qui donne la vie, c’est elle qui fait l’ossature de la société ; elle en est la matrice. Peut-être aussi que, faisant d’une pierre deux coups, l’expression que nous suggérons rehaussera, par ricochet, celle de ‘’ gent féminine’’ qui, elle aussi, connaît une tendance à l’ironisation. En tout état de cause, nous aimons à penser que notre suggestion, ou toute autre qui vous paraîtra meilleure, aura l’avantage de conforter et de positiver le rôle initial de la femme dans la société de l’espace francophone afin d’y permettre son émancipation à l’instar de l’homme ; et ce ne sera qu’équité. Nous concevons, néanmoins, que la locution ‘’sexe faible’’ ne disparaisse pas du dictionnaire; il faut bien qu’elle témoigne de la considération faite à la femme jusqu’alors. Nous souhaitons par contre qu’elle soit affectée de la mention anachronique ou désuet, au même titre que son succédané ‘’beau sexe’. Au total, il nous plaît d’espérer que par sa rubrique ‘’ A dire et à ne pas dire‘’ et qu’à la faveur d’une révision du dictionnaire, l’Académie débarrassera la femme de l’attribut désobligeant de ‘’sexe faible’’ qu’elle traîne comme un boulet depuis des siècles alors que, décidément, elle ne le mérite point. Pourrions-nous, également, nous avancer à dire que l’espoir est de mise dans la mesure où, à nous fier aux informations dont nous disposons, la commission compétente de l’Académie se propose de ‘’refléter l’adaptation de la langue à l’évolution de nos sociétés’’ dans la prochaine édition du dictionnaire ? Nous recourons à la mémoire du Cardinal de Richelieu qui, en confiant la défense de la langue française aux « Immortels », leur demandait, tout à la fois, de la ‘’ normaliser’’ mais aussi de la ‘’réformer ‘’ » Candide Ahouansou Société 27 nov. 2020


The best Fifa Awards 2020 : Mané et Salah dans la liste des joueurs retenus
La Fédération Internationale de Football Association (Fifa) a rendu publique la liste les nominés pour les distinctions individuelles qui seront remises dans le cadre de la cérémonie The Best FIFA Football Awards 2020. Deux joueurs africains figurent dans cette liste. Il s'agit du Sénégalais Sadio Mané (Liverpool 28 ans) et de l’Égyptien Mohamed Salah (Liverpool 28 ans).   La liste des 11 joueurs retenus pour le trophée The Best 2020 Thiago Alcantara (Bayern Munich-Liverpool/Espagne/ 29 ans) Cristiano Ronaldo (Juventus Turin/Portugal/35 ans) Kevin De Bruyne (Manchester City/Belgique/29 ans) Robert Lewandowski (Bayern Munich/Pologne/32 ans) Sadio Mané (Liverpool/Sénégal/28 ans) Kylian Mbappé (Paris SG/France/21 ans) Lionel Messi (FC Barcelone/Argentine/33 ans) Neymar Jr (Paris SG/Brésil/28 ans) Sergio Ramos (Real Madrid/Espagne/34 ans) Mohamed Salah (Liverpool/Égypte/28 ans) Virgil van Dijk (Liverpool/Pays-Bas/29 ans) Sports 26 nov. 2020


Préliminaire de la Ligue des champions-Caf: La délégation du Mouloudia d'Alger à Cotonou depuis hier
En prélude  au match du tour préliminaire de la Ligue des champions de la Confédération africaine de Football contre les Buffles Fc du Borgou, le Mouloudia d'Alger a rallié Cotonou, depuis hier mercredi par un vol spécial.  La délégation algéroise s’est installée dans un hôtel de la capitale économique béninoise avant de rejoindre Porto-Novo où le match aura lieu samedi 28 novembre prochain Sports 26 nov. 2020


Débats budgétaires au Parlement: 42 milliards F Cfa pour booster la décentralisation en 2021
Le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale bénéficiera d’un budget de 42 171 635 000 F Cfa pour relever ses défis en 2021. Le ministre Alassane Séidou en charge de ce département était ce mercredi devant la Commission budgétaire du Parlement pour défendre le dossier. Le secteur de la décentralisation bénéficiera d’une attention particulière du gouvernement en 2021. Un projet de budget de 42 171 635 000 F Cfa est consacré au ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale pour relever ses défis. Les grandes lignes de ce projet de budget ont été dévoilées ce mercredi par le ministre Alassane Séïdou. Face à la presse parlementaire à l’issue de sa présentation, l’autorité ministérielle a expliqué que ce budget sera prioritairement consacré au développement local, c’est-à-dire la réalisation d'infrastructures dans les communes pour améliorer les conditions de vie des populations et au fonctionnement du ministère au niveau central et au niveau décentralisé, notamment dans les départements. « Nous sommes en train de travailler et il y a toujours des améliorations dans le cadre des transferts des ressources. Les compétences sont véritablement transférées aux communes. Lesquelles exercent beaucoup de compétences et de ressources», a souligné Alassane Séidou. Selon lui, l'Etat fait un peu plus d'efforts chaque année dans le cadre du transfert des ressources aux communes. Pour 2021, à l’en croire, plus de 16 milliards F Cfa d’investissements sont prévus par l’Etat contre 15 milliards F Cfa en 2020. En plus, l'apport de l'Etat est appuyé par les partenaires au développement, précise le ministre. Alassane Séidou rappelle que les ressources transférées aux communes sont surtout le Fonds d'appui au développement des communes (Fadec) qui comprend deux parties. Il y a le Fadec non affecté qui est utilisé par les maires pour exécuter leurs propres plans de développement et le Fadec affecté qui va aux communes par le truchement des ministères pour réaliser les infrastructures dans le cadre du fonctionnement de ces ministères. Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale explique que le gouvernement a pris l’option du Fonds Fadec affecté et de ne pas réaliser lui-même les infrastructures pour faire en sorte que les préoccupations des populations soient prises en compte par les conseils communaux. Selon le ministre, les députés se sont beaucoup intéressés aux problèmes du secteur. Leurs préoccupations ont trait entre autres aux moyens de déplacement des maires dont la plupart sont dépourvus de véhicules de fonction dignes du nom et la sempiternelle question de la délimitation des frontières entre les communes entraînant des soulèvements et protestations des populations. Alassane Séidou a rassuré les députés de ce que le gouvernement est déjà très avancé dans la résolution de ces problèmes.   Actualités 26 nov. 2020


Forêt classée de l’Alibori supérieur: La saignée continue
Après le désastre que les exploitants de bois y ont occasionné, l’heure est à la restauration de la plupart des forêts classées du Bénin. Dans celle de l’Alibori supérieur, le processus se déroule non sans quelques difficultés. Même si les différents acteurs impliqués dans sa gestion, aux côtés des agents des services des Eaux, Forêts et Chasse, peinent à jouer parfaitement leur partition, l’espoir est permis. L’abattage des arbres dans la forêt classée de l’Alibori supérieur se poursuit. Après une ère d’exploitation anarchique des forestiers clandestins dont l’époque est révolue, ce sont ceux agréés qui l’ont désormais prise d’assaut. Presque tous les jours, à la tombée de la nuit, ce sont d’importantes quantités de madriers que l’on en sort. En témoigne l’intense animation constatée le long de l’axe Banikoara-Kérou-Ouassa Péhunco-Kouandé, dans la nuit du mercredi 28 octobre dernier. Jusqu’à des heures tardives, de nombreux jeunes recrutés sont occupés à charger des camions. Mais, dès qu’apparaissent les premières lueurs du jour, plus aucune présence et le moindre indice sur les lieux. Ce qui en ajoute davantage au caractère suspect de cette activité nocturne. Le clair-sombre Rencontré fortuitement aux environs de 22 heures, peu avant Gnémasson, dans la commune de Péhunco, en venant de Banikoara pour Kouandé, Anicet Matrokou confie être en règle devant la loi. Pour le prouver, il fait montrer un titre d’exploitation ou permis de coupe appuyé par un constat d’exploitation que les services de l’administration forestière lui ont délivrés afin de mener, en toute quiétude, ses activités d’exploitant forestier. « Ce n’est pas parce que je crains d’être découvert, que je procède au chargement de mon camion dans la nuit profonde. Payés à la tâche, les jeunes que j’ai fait mobiliser pour la cause, ne sont souvent pas disponibles dans la journée. Ils sont pris par les travaux de leurs champs», se défend-il. Pendant ce temps, à la vue de l’appareil de photographie, les jeunes deviennent subitement nerveux. Ils n’entendent pas se faire prendre en images. Un peu plus loin, c’est carrément à l’hostilité d’un autre groupe qu’il a fallu faire face. Malgré toutes les négociations engagées, leur chef d’équipe ne démord pas. Avaient-ils été autorisés à abattre des arbres ? Une question restée sans réponse. Toujours est-il que des troncs d’arbres de toutes espèces qui jonchaient le sol, attendaient d’être rangés à bord des camions. A quelques mètres, ce sont près d’une centaine de bois qui y sont entreposés. Dans certaines localités, que ce soit à Kandi, Banikoara, Gogounou, Sinendé et Kérou, le spectacle est le même. La forêt continue d’être décimée sans aucun respect des dispositions réglementaires qui régissent la coupe de bois au Bénin. Un avis que ne partage pas le chef de l’arrondissement de Péhunco centre, Orou Sourou Issiaka. Selon lui, après le départ des exploitants clandestins qui, jadis, ont fait la pluie et le beau temps dans la commune de Péhunco, tout est en train de rentrer dans l’ordre. Par rapport aux mouvements nocturnes des camions surchargés de troncs d’arbres, il se veut rassurant. « Tous sont suivis et paient des taxes, lesquelles sont perçues par un service au niveau de la mairie. Il y a des agents collecteurs mis à la disposition du service des Impôts et lorsqu’il y a un camion chargé de madriers, ils prélèvent sur lui la Taxe sur le développement local. Dans les autres arrondissements comme Gnémasson et Tobré, ils sont également actifs sur le terrain », précise-t-il. Malgré le désastre dont elle a fait l’objet, la forêt classée de l’Alibori supérieur continue de faire l’objet de coupes encore aujourd’hui. Le potentiel de sa régénération par sa reconstitution assistée aussi faible soit-elle, doit continuer. Sauver la situation Le département de l’Alibori est pourvu de plusieurs forêts classées. Parmi elles, il y a celle de l’Alibori supérieur. Avec une superficie de 256 000 ha, elle est à cheval sur trois départements, celui de l’Alibori, à travers trois communes, Kandi, Banikoara et Gogounou, l’Atacora, deux communes, Péhunco et Kérou, puis le Borgou, une seule commune, Sinendé. Comme la forêt des trois rivières, les forêts classées de la Sôta, de Goungoun, de Korobi et le parc W, les autres forêts du département la forêt classée de l’Alibori supérieur a connu, depuis la période coloniale, deux phases principales dans son évolution. La première a été celle de la conservation policière. C’était dans les années 50 jusqu’en 90 où, à la faveur de la Conférence nationale, le Bénin a opté pour une approche participative, celle qui fait intervenir les populations riveraines et l’administration décentralisée dans la gestion des forêts. Malheureusement, regrette le capitaine Paul Kiki, coordonnateur de la Cellule technique d’aménagement forestier de la forêt classée de l’Alibori supérieur, cette approche n’a pas été bien comprise par toutes les parties prenantes. Selon lui, ce n’est pas l’approche elle-même qui est mauvaise, mais c’est sa mise en application sur le terrain qui pose problème. En effet, les populations riveraines ne comprennent pas comment est-ce qu’on pourrait les empêcher de vivre, puis de profiter des ressources de cette forêt. C’est à force d’y aller couper du bois pour vendre, qu’elles l’ont envahie. Par la suite, les exploitants forestiers clandestins les ont rejoints. Ensemble, ils ont alors mis à rude épreuve cette formation végétale. Ensuite, il y a eu les exploitants agricoles qui emblavent 5, 10, 20 et même 50 ha de champs pour le coton et l’igname, des cultures ayant surtout besoin du soleil. « Sans se soucier de la sauvegarde de cette forêt, tous y ont pris goût », fait observer le capitaine Paul Kiki. « Ils l’ont vidangée », insiste-t-il. Il y a 20 ans, rappelle-t-il, cette forêt n’était pas dans cet état. N’en déplaise que dans les années 2009-2010, avec l’accompagnement des partenaires, la direction générale des Eaux, Forêts et Chasse a initié le projet de gestion des forêts et terroirs du Bénin. Avec ce projet, explique le coordonnateur de la Cellule technique d’aménagement forestier de la forêt classée de l’Alibori supérieur, il y a un plan d’aménagement qui a été mis en place par rapport à plusieurs forêts dont celle qui est à sa charge. Elaboré avec la participation de toutes les parties prenantes, à savoir l’administration au niveau des communes tributaires, les populations riveraines et surtout l’administration forestière, ce projet a également permis de recenser les potentialités de la forêt classée de l’Alibori supérieur et de la répartir en zones de production pour l’exploitation du bois d’œuvre, du bois de service, la fabrication du charbon et autres. Il y a également une zone de conservation intégrale à l’intérieur de laquelle, aucune intervention n’est autorisée. Pour finir, une zone est prévue pour y mener les activités agricoles. C’est, indique le capitaine Paul Kiki, la zone agro-forestière au sein de laquelle les populations riveraines doivent rester pour leurs activités agricoles et de subsistance. « C’est ce qui était prévu au moment où on mettait en œuvre le plan d’aménagement. Mais, avec l’insuffisance des moyens à laquelle l’administration forestière est confrontée, les ménages ont commencé par emblaver plus que ce qui leur avait été accordé », rapporte-t-il. Selon lui, c’est ce qui fait que cette forêt a totalement été prise d’assaut et qu’il n’y a plus de différence aujourd’hui entre zone agricole, zone de production et zone de conservation. « Tout est confondu de telle manière qu’on est tenté de l’appeler ‘’forêt non classée de l’Alibori supérieur’’, où toutes les spéculations sont présentes, surtout le coton qui se cultive de manière extensive », soutient Paul Kiki. Investi de la mission de la restaurer, il se doit, avec les membres de son équipe, d’amener les occupants de la forêt à mieux appréhender la nécessité pour eux de veiller également à sa préservation. Sur le terrain, c’est ce à quoi ils s’emploient sérieusement. L’état des lieux « Actuellement, nous avons engagé une lutte contre les installations anarchiques érigées dans la forêt. Le peu de végétation naturelle qui reste, nous mettons tout en œuvre pour le conserver, indique le capitaine. Des dispositions, explique-t-il, sont prises afin qu’il n’y ait plus de nouveaux défrichements. La deuxième lutte que nous menons, poursuit-il, c’est qu’il n’y ait plus d’exploitation de bois d’œuvre ou de bois de service à l’intérieur de la forêt. Enfin, la troisième lutte, c’est de tout faire pour sécuriser le noyau central de cette forêt. En effet, c’est depuis deux ans que le traçage de la ligne ceinturant le fleuve Alibori qui prend sa source à Péhunco a commencé. « Lorsque nous allons ceinturer le noyau qui occupe environ 3 % de la superficie totale de la forêt, nous procéderons à l’opération de relogement des occupants. Ailleurs, on parle de déguerpissement. Il s’agira de faire partir les occupants du noyau, pour les ramener dans la zone où ils peuvent rester », informe le capitaine. « Dans la zone de production, nous faisons surtout le reboisement », précise-t-il. Cette année, laisse-t-il entendre, ce sont plus de 100 ha qui ont été reboisés, à savoir 10 ha dans la commune de Péhunco, 30 ha à Kérou, une quinzaine à Kandi, 25 ha à Gogounou et 25 ha également à Sinendé. Les années passées, des actions du genre avaient également été effectuées. Il s’agit de redonner un aspect vert à cette forêt qui aujourd’hui, présente malheureusement l’aspect d’un vaste champ de cultures. En effet, au niveau de l’administration forestière béninoise et dans le cadre des efforts de restauration engagés, le Projet forêts classées du Bénin a vu le jour depuis 2019. Selon le capitaine Paul Kiki, il vient actualiser le plan d’aménagement dont les données collectées dans les années 2010, ne cadrent plus avec la réalité sur le terrain. Elles sont déjà dépassées. « Ce projet vise à actualiser le plan d’aménagement et à redéfinir le zonage, à la faveur d’un reboisement intensif chaque année », a-t-il fait remarquer. D’ailleurs, c’est dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet que, des agents de l’administration forestière ont été conviés les 11 et 12 novembre derniers à Grand-Popo, pour un atelier de cadrage méthodologique. Ce qui débouchera sur le recensement des occupants des forêts dont celle de l’Alibori supérieur. Selon certaines sources bien avisées, déjà de janvier à février, voire mars 2021, des prestataires se rendront sur le terrain pour réaliser ces activités. « Laisser le naturel et produire ce qui est artificiel. Exploiter l’artificiel, en veillant à ce que la préservation du naturel et de la biodiversité soit de mise », c’est ce à quoi travaille Paul Kiki. Ce n’est qu’à ce prix, assure-t-il, que la nature va reprendre ses droits. « Naturellement, les arbres vont repousser et nous allons faire des enrichissements avec des espèces autochtones », affirme-t-il. Sur des sites de la forêt classée de l’Alibori supérieur, reconnait-il, le reboisement a été une réussite et sur d’autres, un échec total ou partiel. L’objectif demeure la conservation du potentiel forestier, tout en restaurant la capacité de régénération des écosystèmes... .. En termes de difficultés, la restauration de la forêt classée de l’Alibori supérieur en cours est loin d’être aisée. Diverses contingences ne cessent de compromettre les nombreux efforts entrepris sur le terrain. Le capitaine Paul Kiki déplore d’abord l’absence de moyens roulants pour se rendre sur le terrain, dans le cadre des activités de patrouilles, de surveillance et de protection de la forêt. Toutefois, il reconnaît à la direction générale de l’administration forestière ses diligences afin de remédier, un tant soit peu, à cette situation. L’autre difficulté, selon lui, est liée à l’insuffisance de personnel. « Imaginez 256 000 ha et nous ne sommes qu’une quinzaine d’agents conviés à les protéger. Ce n’est pas facile », avoue-t-il. « Actuellement, lorsque nous prenons le véhicule de Kandi pour nous rendre à Kérou et que l’on nous signale qu’il y a une situation à Gogounou ou Sinendé, c’est un peu difficile d’intervenir. Mais, le Projet forêts classées au Bénin a promis de mettre des drones de surveillance à notre disposition, pour des interventions rapides, précises et efficaces », ajoute-t-il. S’agissant toujours des difficultés, le coordonnateur de la Cellule technique d’aménagement forestier de la forêt classée de l’Alibori supérieur évoque un autre problème auquel il est confronté avec son équipe. C’est l’accompagnement des élus locaux qui leur fait défaut. « En tant qu’élus, ce sont d’abord les intérêts de leurs populations ou électeurs qui comptent », fait-il constater. Quant aux populations riveraines, elles ne sont préoccupées que par la sauvegarde de leurs intérêts personnels. Aussi, invite-t-il ces dernières à commencer par prendre leurs dispositions afin de libérer les lieux. « La forêt ayant été classée, elle appartient désormais à l’Etat », informe Paul Kiki. A l’endroit des autorités communales, il sollicite leur accompagnement, la forêt permettant également d’accroître les ressources propres de leurs mairies. Cette année, par exemple, cette forêt a généré des dizaines de millions qui ont été répartis entre les communes concernées et toutes les autres parties prenantes. Quant au chef de l’arrondissement de Péhunco centre, Orou Sourou Issiaka, il demande à l’Etat de mettre un peu plus de moyens à la disposition des agents forestiers. C’est parce que, estime-t-il, leurs moyens sont limités, qu’ils laissent faire. Il souhaite, qu’après avoir mis les plants en terre, les populations riveraines soient également sollicitées pour leur entretien. « Que les plants soient suivis et non abandonnés comme c’est le cas à certains endroits de la forêt, surtout en cette période de sécheresse où, sans pare-feu, ces espèces ne peuvent évoluer normalement dans leur croissance. Exposés aux feux de brousse, elles disparaissent. Il y a également les éleveurs qui à un moment donné, conduisent leurs animaux dans les vergers qui sont en train d’être constitués », met-il également en garde. Tant d’efforts régulièrement remis en cause, ce qui contraint à un éternel recommencement. Même si sa restauration n’évolue pas encore au rythme que l’on aurait souhaité, la forêt classée de l’Alibori supérieur ne court pratiquement plus le risque de disparaître. Au-delà de cette avancée, le plus dur sera la gestion des conséquences liées aux mesures d’expulsion de ses occupants. ---------------------------- Les exploitants agricoles au banc des accusés ------------------ Exploitant forestier agréé de son état, Eric Olokou en veut certainement aux exploitants clandestins qui, en son temps, lui avaient livré une concurrence déloyale. Mais pas au point de leur faire porter entièrement la responsabilité de la dégradation de la forêt. « Au fait, il n’y a pas que les exploitants forestiers qui soient seuls responsables de la situation que nous déplorons au niveau de la forêt. A la recherche de grands espaces pour faire le coton et l’igname, des exploitants agricoles arrivés de Banikoara s’y sont installés anarchiquement », affirme-t-il. La quarantaine révolue, Eric Olokou soutient que ce sont plutôt eux qui ont le plus détruit la forêt. « Chacun d’eux emblave entre 20 et 30 ha. Vous vous imaginez ? », s’ interroge-t-il. La preuve, poursuit-il, les forestiers leur font payer aujourd’hui une quittance en fonction de la superficie du domaine qu’ils exploitent Chef de l’arrondissement de Péhunco centre, Orou Sourou Issiaka: « Faire adopter les bons comportements aux populations riveraines » Les communes tributaires de la forêt classée de l’Alibori supérieur ont bien conscience du précieux atout qu’elle constitue pour elles. A travers leurs élus, elles comptent ne pas rester en retrait par rapport à sa restauration en cours. Chef de l’arrondissement de Péhunco centre, Orou Sourou Issiaka entend s’impliquer activement pour la réussite du processus, en s’investissant aux côtés des populations riveraines. Avec sa restauration en cours, c’est une ère nouvelle qui s’ouvre désormais pour la forêt classée de l’Alibori supérieur. En obtenant l’adhésion des populations riveraines et de leurs élus, le processus y gagnerait beaucoup plus. Dans la commune de Péhunco, le chef de l’arrondissement central, Orou Sourou Issiaka, a pris l’engagement de faire adopter les bons comportements aux siens, par rapport à l’exploitation dont cette forêt devrait faire l’objet. « Par le passé, lorsqu’on parle de Péhunco, on pense aux exploitants forestiers qui s’adonnaient allègrement et en toute impunité à la destruction du couvert végétal », se souvient-il. « Ils détruisaient certaines espèces. Mais étaient-ils munis d’une autorisation ? Je ne saurais le dire. Ces personnes qui venaient exploiter les ressources naturelles de la commune, étaient dans leur majorité originaires de Bassila », fait-il remarquer. « Ils avaient de l’argent et pouvaient tout se permettre. Même se rendre dans une zone, puis faire abattre toutes les espèces. Mais, c’est désormais du passé. Nous voulons bien l’oublier, si ce n’est pas que cette époque a laissé des séquelles non seulement sur notre forêt, mais aussi au plan social », déplore-t-il. Ainsi, à cause d’eux, poursuit Orou Sourou Issiaka, la nouvelle génération n’aura peut-être plus la chance de connaître certaines espèces d’arbres. « Sur le plan social, ils ont fait beaucoup de victimes dans les rangs surtout de nos jeunes sœurs. Ils leur ont laissé des enfants sous les bras, des enfants qui aujourd’hui sont abandonnés à eux-mêmes », explique le chef d’arrondissement. « Nos sœurs qui sont parties avec certains parmi eux, ont été obligées de rentrer. C’est pour se retrouver à la charge de leurs parents. Voilà ce que cette exploitation a laissé comme conséquences dans la commune de Péhunco », a-t-il également laissé entendre. « Par rapport à la restauration qui est en cours au niveau de la forêt, on espérait mieux. Mais force est de reconnaître qu’il y a des efforts qui sont en train d’être faits », avoue Orou Sourou Issiaka. L’administration forestière, admet-il, ne peut faire qu’avec les moyens mis à sa disposition. « En tant qu’élus locaux, il nous revient de tout mettre en œuvre afin que les efforts des forestiers ne soient pas vains », a-t-il également lâché. Huit mois après avoir pris fonction, il a déjà pris contact avec le chef cantonnement. Appréhendant l’urgence de la restauration de cette forêt, il n’attend pas lui marchander sa franche collaboration. L’application de la loi s’impose Pour ce faire, il compte sur les comités installés, ainsi que les chefs de villages impliqués dans la gestion de la forêt au niveau de son arrondissement. Ils sauront, espère Orou Sourou Issiaka, remonter les informations à son niveau afin qu’il puisse les faire parvenir aux services compétents. « A l’endroit de mes parents qui continuent d’agresser la forêt, il faudra engager une sensibilisation intense », propose-t-il. « La majorité de ces parents disent qu’ils ont besoin de terres pour cultiver. Ils estiment que c’est dans la forêt qu’elles sont les plus fertiles. Il s’agit de les amener à comprendre qu’il y a des zones où ils ne peuvent plus intervenir », explique le chef d’arrondissement. « Par rapport à tous ceux qui se sont installés dans cette forêt, il faut que les agents forestiers jouent également leur partition. Ils doivent apprendre à faire la part des choses, en amenant tout le monde à comprendre que l’application de la loi est générale et non d’ordre spécifique », a conclu Orou Sourou Issiaka.   Environnement 26 nov. 2020


Site de construction des logements sociaux de Ouèdo: La maison de l’information et la PN Academy ouvertes
La maison de l’information des logements sociaux de Ouèdo, dans la commune d’Abomey-Calavi, a été lancée vendredi dernier. Elle fournira des informations sur le projet tandis que la PN Academy, inaugurée à la même occasion, formera la main-d’œuvre de qualité devant intervenir sur les chantiers. Le lancement de la maison de l’information des logements sociaux a été effectif, vendredi 20 novembre dernier sur le site des logements sociaux de Ouèdo, dans la commune d’Abomey-Calavi. Cette cérémonie a été couplée avec l’inauguration de la PN Academy. Le président-directeur général, Mikel Ortiz, cheville ouvrière de cette initiative, informe que la maison de l’information est un centre qui va fournir toute l’information sur le projet de construction des logements sociaux, les modes de construction, la typologie des logements pour préparer la phase de commercialisation. Elle est ouverte aux visiteurs, acquéreurs, autorités politico-administratives pour leur permettre d’avoir accès aux informations tant techniques que commerciales du projet. La PN Academy est une première académie corporative en Afrique subsaharienne dont la construction est motivée par le recrutement de plus de 1200 travailleurs qui doivent s’adapter à un processus de construction novateur orienté sur la rapidité et la qualité de réalisation en cohérence avec les normes de construction internationales. Véritable centre de formation, Pnhg a pris la décision d'installer sa propre académie de formation au Bénin. Ses dix classes entièrement équipées en matériel informatique et de projection sont installées sur le site de Ouèdo. Les apprenants sont les nouveaux salariés qui, selon la procédure d’accueil, doivent suivre une formation obligatoire permettant de les sensibiliser à leur sécurité, mais aussi à celle des autres en insistant sur l’importance du projet dont ils seront les principaux acteurs. La PN Academy est un espace de transmission des connaissances globales sur les mécanismes de gestion urbaine aux futurs responsables, en favorisant les contacts internationaux et les sessions de networking institutionnel. Face à cette transformation en cours dans la commune d’Abomey-Calavi, le maire Angelo Ahouandjinou a exprimé à Patrice Talon et à tout son gouvernement sa gratitude. Il annonce que le conseil qu’il dirige s’engage à prendre soin de ces joyaux qui font la fierté de la ville-dortoir du Bénin qu’est Abomey-Calavi. Angelo Ahouandjinou a aussi invité le conseil à faire un suivi rigoureux des travaux de construction de cette infrastructure de formation pour l’atteinte des objectifs du gouvernement. Dix-huit mois pour livrer le premier lot d’infrastructures « Les tests sont finis, la machine est désormais en marche et je vous donne rendez-vous dans les dix-huit prochains mois. Nous serons en mesure de livrer ici à Ouèdo environ dix mille logements », a informé Achille Houssou, directeur général de Simau Sa, qui assure la maîtrise d’ouvrage déléguée des travaux. « Au prochain trimestre, nous serons en mesure d’ouvrir le registre pour enregistrer les acquéreurs potentiels pour les deux types de logements à savoir collectif et individuel, en attendant que le gouvernement valide les prix de cession », a informé Achille Houssou. Selon lui, ce sont les modes de cession, location-cession qui ont été définis pour permettre à tout Béninois ayant un revenu moyen d’être acquéreur et propriétaire. Le directeur général de Simau a fait savoir que tout locataire payera son loyer sur une période de dix-sept ans et après la dernière échéance, il devient propriétaire. Il peut toutefois lever l’option d’achat à tout moment s’il dispose de revenu, confie-t-il. « Je prends l’engagement de dire aux populations du Bénin que les choses sont parties de plus belle », rassure-t-il. Dans moins de dix-huit mois, les premiers logements du site de Ouèdo seront achevés et seront mis à la disposition de potentiels acquéreurs », a confirmé José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Le ministre a expliqué que le projet phare de construction de vingt mille logements sociaux qui est ainsi rentré dans sa phase active par la construction de onze mille logements à Ouèdo va se poursuivre avec le lancement dans les prochains jours de ceux de Porto-Novo et de Parakou. Le projet de construction de logements sociaux de Ouèdo s’étend sur une superficie de 235 hectares et comporte 3559 logements individuels de type villas basses et 7 310 logements collectifs de types appartements. Au terme des travaux, Ouèdo accueillera 10 849 logements avec des équipements de proximité intégrés dans un cadre à haute qualité environnementale, sociale et économique. Société 26 nov. 2020


Concours « Inno-valorana » du programme Defia: Cinq projets retenus pour bénéficier de l’appui d’Enabel
Le Concours national de l’innovation dans la valorisation des (sous) produits et résidus de l’ananas « Inno-valorana » a connu son épilogue, vendredi 20 novembre dernier à Cotonou. Cinq projets sont retenus pour bénéficier de l’appui technique et financier du programme Defia d’Enabel en vue de leur mise en œuvre. Les lauréats du Concours national « Inno-valorana» lancé par le programme Defia de l’Agence belge de développement (Enabel) sont connus. Au nombre de cinq, ils ont été sélectionnés après avoir planché devant le jury pour soutenir leurs idées de projet, suivant la problématique, la solution proposée, le budget et la rentabilité ainsi que les étapes de la mise en œuvre. La start-up « BioLife » est retenue pour être accompagnée sur son projet de valorisation des résidus de l’ananas à travers la production de fertilisants organiques de qualité par la technologie dite Pams (Production assistée par la machine spécialisée) utilisable en agriculture. Les Etablissements Kidéo de Déo-Gracias Kiki ont accroché le jury avec un projet de production et de commercialisation de biscuits à base de drêches d’ananas. La start-up « Géant & Co » de Georgina Adjanohoun bénéficiera de l’accompagnement du programme pour la production et la commercialisation de champignons frais et de kits prêts à pousser à partir de drêches d’ananas. Les Ets Mouss-Cal proposent un projet d’implantation d’une unité de production de provende locale à base de résidus d’ananas dans la commune de Tori-Bossito, qui a également retenu l’attention du jury. L’entreprise Gabs de Laure Bonin Omoto Baba est choisie pour son projet de transformation de la pulpe/cœur d’ananas en poudre riche en nutriments. Ces cinq projets recevront un accompagnement technique pour le réajustement de leur business plan, de leur méthodologie et surtout un appui financier pour la réalisation d’investissements, l’expertise spécialisée et le fonds de roulement, dans le cadre du Programme de développement de l’entreprenariat dans la filière ananas (Defia). Le financement est plafonné à 30 millions F Cfa par projet. Trois autres projets sont retenus pour bénéficier d’un appui à l’expérimentation, au regard de leur pertinence. Produits diversifiés Les dix finalistes du concours de l’innovation dans la valorisation des (sous) produits de l’ananas « Inno-valorana » ont été présélectionnés sur étude de dossiers parmi 45 promoteurs d’idées ayant postulé, indique Wilma Baas, manager du programme Defia. Les dossiers ont été soumis à un comité d’analyse composé de responsables de l’Agence territoriale de développement agricole Pôle 7 (Atda 7), de l’Association interprofessionnelle de l’ananas du Bénin (Aiab) et dudit programme, ajoute-t-elle. En procédant à l’ouverture de la phase finale de la compétition, vendredi dernier, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) a salué l’organisation de ce concours qui permettra d’augmenter la productivité des chaînes de valeur ajoutée de l’ananas. «Sur le plan environnemental, ces nouvelles idées innovantes permettront d’assainir le cadre de transformation de l’ananas ; sur le plan de l’amélioration financière, il s’agit de la création de nouvelles activités génératrices de revenus », précise Innocent Togla. Le programme Defia appuie la mise en œuvre du Programme national de développement de la filière ananas (Pndfa). Il ambitionne, souligne Wilma Baas, de contribuer à l’augmentation des revenus des acteurs, à la création d’emplois dans la filière ananas et à l’équilibre macroéconomique du Bénin. Société 26 nov. 2020


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