La Nation Bénin...
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Trois boutiques parties en fumée avec tous leur contenu. C’est le bilan d’un incendie qui s’est produit aux environs de 14 h 15, ce lundi 22 janvier au marché d’Ahouangbo situé à deux pas de la Place Jean Bayol à Porto-Novo. C’est un marché qui s’anime au quotidien, du matin jusqu’au soir.
Le feu a attaqué trois boutiques faisant corps avec une maison mitoyenne à la pharmacie Place Bayol. Il s’agit d’une papeterie où sont vendus des articles scolaires et de bureau et de deux boutiques dont l’une est consacrée à la vente de chaussures et autres produits cosmétiques et l’autre de commerce de l’eau et de jus de fruit glacés. Le contenu des trois boutiques a totalement consumé. Leurs propriétaires n’ont pu rien récupérer. La tenancière de la boutique de vente des fournitures scolaires n’a pas pu résister au drame. Elle est tombée évanouie et sera vite isolée des lieux du sinistre.
Les dégâts auraient pu être plus lourds si les sapeurs-pompiers dont la base se trouvait à quelque trois minutes de marche du marché n’avaient pas promptement répondu à l’alerte. Ce qui a permis de circonscrire et de maîtriser les flammes dans leur furie. Les témoins de l’incendie ont salué cette intervention rapide des sapeurs-pompiers qui a permis d’éviter que le feu n’atteigne d’autres hangars surtout la maison abritant les boutiques. Quelques traces sérieuses de fumée noire étaient même perceptibles sur le mur de la maison.
Mais pour l’instant, les causes de l’incendie restent encore un mystère. Beaucoup suspectent un court-circuit certainement dû à une mauvaise installation électrique. Ce qui est plausible à voir le point du départ du feu, selon des témoins, où l’on retrouve un fil électrique enchevêtré avec le toit des boutiques fait de tôle.
Après les sapeurs-pompiers, la Police est venue sur les lieux faire le constat. Une enquête sera certainement ouverte pour tirer au clair l’origine de cet incendie que les victimes ne vont pas oublier de sitôt.
Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau

La gestion des déchets dans une grande ville comme Cotonou n’est pas chose aisée. Le gouvernement entend mieux organiser la filière dans le Grand Nokoué dont fait partie Cotonou. Dr Jean Claude Grisoni, exerçant à l’Agence du cadre de vie et du développement du territoire, expose comment seront désormais gérés les déchets solides ménagers dans cette sphère. C’est à travers cette interview réalisée lors des échanges sur le partenariat Etat-communes avec les maires sur les projets du Grand Nokoué en décembre 2017.
La Nation : De quoi retourne le Projet de modernisation de la filière gestion des déchets solides et ménagers dans le Grand Nokoué?
Dr Jean Claude Grisoni : Le projet sur la filière gestion des déchets solides ménagers est un grand projet moderne. Il va gérer l’ensemble des déchets produits dans les communes du Grand Nokoué que sont Cotonou, Porto-Novo, Sèmè-Podji, Calavi et Ouidah.
Quel est le but de ce projet ?
Le projet vise principalement à améliorer de façon durable les conditions de vie des habitants à travers une filière de collecte, de traitement et de valorisation des déchets modernes et vertueuse. Plus spécifiquement, il s’agit d’atteindre un taux de collecte de 90 % à 7 ans dont 60 % de déchets valorisés.
Concrètement, quels sont les résultats attendus ?
Il s’agit de remettre tout à plat. On change la donne, la façon dont on doit fonctionner en cette matière. Trois volets sont donc prévus. Il y a la collecte des déchets, leur tri et leur valorisation. Et ce qui ressort de ce tri qui ne peut pas être valorisé va être enfoui. Nous avons une composante supplémentaire ; on prévoit si c’est possible que cette partie de résidus soit valorisée dans le cadre du dispositif de méthanisation.
Donc globalement, on couvre toute la chaîne. On prend les déchets aux pas des portes des maisons et on les dépose dans des endroits sécurisés après les avoir traités.
Comment entendez-vous organiser les activités ?
Il y a les tricycles qui ramasseront les déchets des petites rues qu’ils ramèneront en bordure. Les grands camions vont les récupérer et les amener dans les centres de transfert pour qu’on aille les enfouir. Un travail à la chaîne; donc une fois que cela s’est mis en place, on n’aura plus cette problématique de déchets. C’est une ville propre, un environnement sain. On n’aura plus de caniveaux qui vont être bouchés. Tout cela contribue à l’amélioration de la santé des populations. Et au-delà, c’est l’Etat qui sortira gagnant. Parce que vous avez des investisseurs qui n’ont pas envie de mettre leur argent dans une ville sale. Une fois qu’on aura réglé le problème de déchets, on a parlé d’asphaltage et avec l’assainissement pluvial, on aura moins d’inondation ou pas du tout d’inondations. On aura refait nos rues. Tout un ensemble qui permet d’accroître les Ide, entendez les investissements directs étrangers. Cela impacte le Pib et chacun de nous.
Comment cela se passera-t-il ?
On a suivant cette composante, globalement douze ans pour les entreprises qui vont être sélectionnées pour créer les conditions, c’est-à-dire mettre en place les infrastructures, les exploiter et après les transférer aux communes. Puisqu’on est dans le cadre de la décentralisation, cela fait partie des premières compétences des communes. On a cette première période de douze ans mais l’objectif est de faire en sorte que les retombées soient pérennes et que cela ne se limite pas seulement à cette période. C’est la raison pour laquelle j’avançais qu’on a des composantes supports.
Quels systèmes prévoyez-vous de mettre en place pour l’atteinte des objectifs ?
Le système d’information géographique d’une part et la refonte institutionnelle d’autre part. Le système d’information permet de savoir en temps réel, comme un GPS, d’où part un camion, où il va, qu’est-ce qu’il a transporté. D’ailleurs, ce tonnage précis va permettre de facturer ; ce système sera partagé à la fois par le niveau central mais également par les communes.
La deuxième chose importante porte sur la réforme institutionnelle. On va mettre en place une nouvelle structure, une agence peu importe le type de structure. Elle aura une double compétence. Ce qui va permettre d’entretenir, donc de financer le système et de gérer aussi la technique. Parce qu’il ne faut pas oublier qu’on doit créer des infrastructures qui vont vieillir et qu’on doit entretenir, des camions qui vont être achetées. Cela fait partie des exigences du ministre du Cadre de vie : du matériel dernier cri et des camions neufs. Il n’est pas question de faire de l’à-peu-près.
Quel est le coût du projet ?
Le projet va coûter 93 milliards. Il s’agit d’un coût prévisionnel. Les coûts vont être affinés lorsque les appels d’offres auront été finalisés. On a un financement variable suivant la compétence. Mais on va faire simple de manière à générer le financement. Le financement est privé. Donc l’investisseur qui vient prend une partie. Il se débrouille avec un prêt bancaire.
Mais pour intéresser ces investisseurs, l’Etat a décidé d’intervenir très fortement ; il y aura donc une partie financée sur le budget de l’Etat. Et pour éviter que ce budget soit grevé, nous prévoyons de mettre en place des techniques d’ingénierie financière. Nous allons donc compléter par la garantie, par l’avance de démarrage. Tout ce dispositif montre que l’Etat s’engage fortement.
A quoi devront donc s’attendre les Cotonois et Cotonoises avec ce projet ?
L’ambition est qu’on n’ait plus de déchets qui traînent dans la ville. Nous avons ces problèmes parce que la filière n’est pas du tout organisée.
Environnement 23 janv. 2018

Le Mouvement espoir du Bénin (MEsB) est soucieux de la crise sociale qui secoue l’Administration publique faite de grève générale des sept Centrales et Confédérations syndicales du Bénin. Le parti appelle tous les acteurs concernés au dialogue pour une sortie de crise nécessaire à l’apaisement du climat social, à la stabilité et à la cohésion nationale indispensable au développement du Bénin. Cet appel est la principale décision issue de la réunion du bureau exécutif national de cette formation politique tenue, le samedi 20 janvier dernier. Selon le communiqué de presse qui a sanctionné les travaux, le MEsB s’est surtout penché sur la situation sociale du Bénin notamment les réformes institutionnelles et politiques avec le retrait du droit de grève à certains fonctionnaires des secteurs vitaux du pays par l’Assemblée nationale.
Le parti de l’ancien vice-Premier ministre François Abiola dit constater avec inquiétude, depuis cette décision des députés, la détérioration du climat social caractérisée par la paralysie de plusieurs secteurs de l’Administration publique à travers des mouvements de grève dont certains sont illimités. Le bureau politique du MEsB a apprécié et analysé la situation. Pour cette formation politique, il est important que chaque acteur cultive la tolérance et la paix et participe à l’enracinement et au renforcement de la cohésion nationale bien que la Constitution du 11 décembre 1990 ait consacré droit de grève en son article 31. Lequel stipule que : « L’Etat reconnaît et garantit le droit de grève. Tout travailleur peut défendre, dans les conditions prévues par la loi, ses droits et ses intérêts soit individuellement, soit collectivement ou par l’action syndicale. Le droit de grève s’exerce dans les conditions définies par la loi ». François Abiola et les siens disent prendre acte de la décision de la Cour constitutionnelle sur le sujet. Aussi, se réjouissent-ils de la décision du chef de l’Etat de recevoir rapidement les responsables des Centrales et Confédérations syndicales en vue de discuter certainement des revendications de ces derniers, renseigne le communiqué de presse du bureau exécutif du MEsB signé du secrétaire général du parti, Latifou Lagnika.
Actualités 22 janv. 2018

Le préfet du Mono, Komlan Zinsou, a adressé une mise en demeure au Conseil communal de Lokossa, pour adopter son budget, au plus tard ce lundi 22 janvier. Mais l’ultimatum a expiré sans que le document ne soit adopté. Les conseillers réunis en session, le vendredi 19 janvier dernier, ont rejeté le projet de budget pour une deuxième fois consécutive. Du moins, le camp des mineurs de la fronde contre le maire, auteur de cette manœuvre, n’entend pas adopter le budget en l’état.
A en croire leur porte-parole, Pierre Assogba, ils sont prêts à concéder le volet fonctionnement du budget si le maire acceptait d’aller dans ce sens. « Nous sommes sensibles à ce que représentent les salaires, par exemple, c’est pour cela que nous avons suggéré au maire de dissocier le fonctionnement du reste, a-t-il précisé. Cette proposition avait été déjà faite à la session précédente, mais Pierre Awadji, le maire de Lokossa, fait impasse là-dessus, en tenant plutôt quant à lui, à l’adoption de tout le budget ou rien.
Le budget soumis au vote est un douzième provisoire, pour ce mois de janvier 2018, conformément à l’article 30 de la loi N° 98-007 du 15 janvier 1999 portant régime financier des communes en République du Bénin.
A présent, les regards sont tournés vers la préfecture d’où se décidera, non seulement le sort du budget communal, mais surtout l’issue de la crise qui sévit au conseil depuis plusieurs mois?
Actualités 22 janv. 2018

Quatre cent soixante-treize recours en réclamation des citoyens en conflit avec l’administration publique ont été reçus et traités en 2017 par le médiateur de la République. L’information a été donnée, vendredi 19 janvier dernier, lors de la cérémonie de présentation de vœux au niveau de cette institution.
Les agents du médiateur de la République et le premier responsable de l’institution, Joseph Gnonlonfoun, se sont formé leurs bons vœux du Nouvel an. L’occasion de la cérémonie a été saisie pour faire le point des activités de 2017, évoquer les difficultés rencontrées, tirer des enseignements et prendre de nouveaux engagements pour 2018, la dernière année du mandat de Joseph Gnonlonfoun.
Dressant le bilan, le directeur de cabinet du médiateur de la République, Zourkanéyni Toungouh, annonce que 2017 aura connu un pic en termes de nombre de recours examinés. Selon lui, il y a eu, au total, 473 réclamations reçues et traitées contre 316 en 2016. Cet accroissement du nombre de recours pourrait s’expliquer par, non seulement la qualité des séances de sensibilisation et d’audiences foraines avec une cible importante, mais aussi par les actions hardies de moyens de communication, analyse le directeur de cabinet du médiateur de la République qui a présenté, au nom de l’ensemble du personnel, les meilleurs vœux de l’institution à Joseph Gnonlonfoun. Zourkanéyni Toungouh note que la nature des réclamations varie des litiges et problèmes domaniaux, aux problèmes liés à la carrière des agents de l’Etat, aux dossiers relatifs aux pensions de retraite et au non-paiement des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). Il n’a pas manqué de faire non plus le point de la session annuelle du médiateur de la République au titre de 2017, deuxième activité majeure de l’institution. Cette activité qui consiste à tenir des séances de travail avec les administrations saisies en cours d’année, des demandes d’intervention restées sans réponse afin de trouver des solutions aux sollicitations des citoyens. L’édition de 2017 s’est déroulée au siège de l’institution à Porto-Novo du 17 novembre au 4 décembre dernier.
Deux cent onze recours ont été retenus, ayant rapport avec quatorze ministères, trois préfectures, six mairies et deux établissements publics. Vingt-et-une administrations sur les vingt-cinq attendues ont répondu présentes et ont permis de trouver des solutions pour certains dossiers et pour d’autres des engagements ont été pris pour des suites à donner, se réjouit le directeur de cabinet. Par contre, déplore-t-il, quatre ministères n’ont pas cru devoir effectuer le déplacement, en dépit des appels et malgré les instructions du chef de l’Etat. Cette situation dénote du manque de considération pour l’institution et d’intérêt face aux préoccupations des citoyens requérants et est de nature à ternir l’image des administrations sollicitées, relève Zourkanéyni Toungouh. Il a fait aussi le point des autres activités non moins importantes de l’institution au cours de l’année 2017 notamment les audiences foraines, les formations en renforcement de capacités initiées à l’intention du personnel, et les missions extérieures du médiateur de la République.
Joseph Gnonlonfoun a loué l’engagement de tous ses collaborateurs qui a permis d’obtenir ce bilan pour une administration « assainie » au service de la nation. Il a invité le personnel à maintenir encore le cap au cours de cette nouvelle année dans laquelle ils viennent de se plonger de plain-pied. L’un des défis de l’institution cette année, insiste Joseph Gnonlonfoun, est lié aux préparatifs des prochaines élections législatives de 2019 pour lesquelles des cliquetis se font déjà entendre. « Il va falloir faire montre de vigilance, de sang-froid, de discernement face aux partis pris des uns, aux résistances d’autres encore», souligne le médiateur de la République.
Actualités 22 janv. 2018

L’Association Foyer Don Bosco (Afdb) organise, du 24 au 31 janvier prochain, des journées portes ouvertes baptisées « La semaine de Don Bosco ». Le directeur exécutif du foyer, le père Aurélien Juvencio Ahouangbè, a animé, samedi 20 janvier, un point de presse pour lever un coin de voile sur la manifestation.
Faire découvrir au public les réalités du Foyer Don Bosco qui se charge de recevoir et de s’occuper des enfants en situation de grande vulnérabilité. C’est l’objectif des journées portes ouvertes dénommées « La semaine de Don Bosco » qu’organise, du 24 au 31 janvier prochain, l’Association Foyer Don Bosco (Afdb) portée sur les fonts baptismaux en octobre 1995.
En prélude au lancement officiel de cette activité, le directeur exécutif du foyer a animé, samedi 20 janvier dernier, un point de presse pour expliquer les tenants et les aboutissants de cette manifestation portant sur le thème : « Don Bosco et la protection des mineurs ». Selon le père Aurélien Juvencio Ahouangbè, après plus de 23 ans d’existence, la vision de l’association n’a pas du tout changé, à savoir : « Faire de l’enfant un honnête citoyen qui jouit de ses droits et répond de ses devoirs ». Les cibles principales de l’organisation sont les enfants âgés de 9 à 16 ans en situation de grande vulnérabilité, notamment les enfants de la rue, les enfants victimes de traite nationale ou internationale, de travail précoce et /ou de trafic, les enfants accusés de sorcellerie, les enfants face à la justice (enfants en conflit avec la loi, victimes ou témoins), les enfants victimes de violence et de négligence...Elles bénéficient d’une prise en charge intégrale allant de la santé jusqu’au développement des aptitudes de vie à travers les activités socioculturelles, sportives et psychomotrices en passant par l’alimentation, la scolarisation, la formation professionnelle et l’accompagnement psycho-social, révèle le directeur exécutif du foyer. Ce qui permet de donner à ces enfants en situation difficile une chance de réintégration sociale. A travers l’organisation de ces journées portes ouvertes, l’association catholique, dirigée par les religieux de la Congrégation des salésiens de Don Bosco, entend permettre au public de venir toucher du doigt ce qu’elle offre à ses deux cent soixante-dix pensionnaires directement pris en charge et répartis sur l’ensemble de ses sites à Cotonou, à Sèmè-Kraké dans la commune de Sèmè-Podji, à Sakété, à Kandi et à Porto-Novo où se trouve le siège national. Et ceci, afin de faire de ces derniers des acteurs utiles à la société et au développement du Bénin. Le public aura donc l’occasion, non seulement de découvrir les réalités de l’association, mais aussi, de voir comment l’assister soit par des conseils, soit techniquement, soit matériellement ou financièrement, souligne le conférencier principal.
Soutien
Le directeur exécutif de l’Afdb a surtout insisté sur l’assistance financière pour permettre à l’association de faire face à ses charges qui ne cessent d’augmenter avec le flux des enfants qui leur sont envoyés par des structures publiques et privées engagées dans la protection des mineurs. Le père Aurélien Juvencio Ahouangbè sollicite le soutien des uns et des autres pour la mise en œuvre des nouvelles perspectives de l’association consignées dans le plan stratégique quinquennal 2018-2022. « La prise en charge efficace des enfants n’est pas l'affaire d’une seule personne ou d’un seul gouvernement, mais plutôt de toute la communauté tout entière », a souligné le père Ahouangbè qui a ensuite levé un coin de voile sur les activités devant meubler la « Semaine Don Bosco » du 24 au 31 janvier prochain. Selon lui, celles-ci seront ponctuées de diverses activités, notamment de carnaval, de marathon/cross-Bosco, de tournois sportifs, de soirée culturelle traditionnelle faite de concours inter-écoles de contes en langues de concours de chorégraphie inter-collèges, de défilé de mode par les couturiers spécialistes et de danses nationales et musique traditionnelles. L’apothéose est prévue pour le mercredi 31 janvier, jour de clôture desdites journées. Il est prévu une présentation d’un documentaire sur l’œuvre du Foyer Don Bosco et des visites de stands, informe le directeur exécutif de l’Afdb, lors du point de presse qu’il a co-animé avec Esméralda Sindété et Jean de Dieu Kouthon?
Société 22 janv. 2018

Un homme criblé de balles a été retrouvé tôt ce dimanche 21 janvier dans le village de Kpakpassa, arrondissement d’Atchonsa, commune de Bonou. L’homme qui répondait au nom de Nestor Somonyè, âgé de 55 ans, avait disparu depuis la veille, alors qu’il est allé au champ.
L’alerte de sa disparition a été donnée aux autorités locales dans la soirée du samedi par ses parents. Selon les hypothèses, le cultivateur se serait retrouvé nez à nez avec des transhumants peuhls qui séjournent dans la zone depuis quelques jours, malgré qu’il était annoncé, en Conseil des ministres, qu’ils ne devraient pas dépasser la latitude de la commune de Dassa-Zoumè cette année.
L’arrivée des troupeaux est interdite vers la région méridionale où les dégâts humains sont plus graves au vu des expériences des années passées. Leur apparition, depuis la semaine dernière dans la vallée de l’Ouémé, a surpris plus d’un dans la localité, souligne Marcellin Dougbé, chef d’arrondissement d’Atchonsa. Il renseigne que les forces de sécurité ont été saisies, vendredi dernier et ont repoussé les troupeaux de bœufs.
Depuis l’annonce des bouviers, c’est la psychose générale au sein de la population en majorité agricole qui a vécu par le passé des atrocités dans les affrontements entre agriculteurs et éleveurs transhumants. En effet, en 2016, l’on a dénombré des destructions importantes de cultures, de greniers de vivres, d’animaux, des trous à poissons ainsi que des blessés et au moins six morts. En 2015, des ossements d’un homme porté disparu un an plus tôt, ont été découverts dans la commune. Il n’a été identifié que grâce aux habits qu’il portait.
C’est le branle-bas dans les rangs des Unions communales des producteurs, des maraîchers, des riziculteurs d’Adjohoun et de Bonou. Ces dernières ont sollicité, il y a quelques mois, la révision de l’arrêté interministériel Année 2017 n°021/MAEP/MISP/MDGL/DC/SGM/DE/SA/021SGG17 portant sécurisation des aires de pâturage, infrastructures et couloirs de passage aménagés pour la transhumance en date du 23 mai 2017. Pour eux, cet arrêté qui préconisait le balisage de 1000 km de couloir de passage pour la transhumance et l’aménagement de 10 000 hectares de parcours dans une quinzaine de communes du Bénin dont celles de la vallée de l’Ouémé, constitue une « violation notoire » de la loi n°87-013 du 21 septembre 1987 portant réglementation de la vaine pâture, de la garde des animaux domestiques et de la transhumance?
Claude Urbain PLAGBETO

Les Ecureuils dames affûtent leurs armes pour le tournoi de l'Union des fédérations ouest-africaines (Ufoa) de football auquel ils prendront part du 14 au 24 février prochain à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Les joueuses béninoises ont livré, samedi 20 janvier dernier au stade René Pleven d’Akpakpa à Cotonou, un match de préparation contre le club nigérian d’Ifè Queens FC. Les poulains de Richard Bio l’ont emporté par le score sans appel de 10 buts à 1.
Après quelques jours d’entraînement, les Ecureuils dames étaient aux prises, samedi 20 janvier dernier, avec Ifè Queens FC du Nigeria. Même s’il ne s’agissait que d’un club, c’était le premier match de préparation de la sélection nationale encadrée par Richard Bio.
Cette rencontre à sens unique, les Ecureuils dames l’ont maîtrisée de bout en bout et remportée par le score de 10 buts à 1. A la pause, le score était de 4 buts à 0. Gloria Adébayo, Colombe Ahizimé, Aude Gbédjissi et Aminath Adéchinan ont été les bourreaux de l’équipe nigériane.
Les Ecureuils dames effectuent une autre sortie, mercredi 24 janvier prochain, au stade René Pleven d’Akpakpa. Ce sera face aux Robots FC of Sango, un autre club nigérian de football féminin.
A Abidjan, les Béninoises évolueront dans la poule B, en compagnie du Nigeria, du Togo et du Sénégal. Elles débuteront le tournoi, jeudi 15 février prochain au stade Robert Champroux, face au Nigeria. Dans la poule A, on retrouve la Côte d’Ivoire, le Niger, le Burkina Faso et le Ghana?

La Société de gestion et d’intermédiation du Bénin (Sgi-Bénin) a lancé sa filiale Saphir Asset Management et ses Fonds communs de placement (Fcp), vendredi 19 janvier dernier à Cotonou. Ainsi, les opérateurs économiques, les particuliers et les investisseurs se rapprochent davantage de la Bourse et ont désormais la possibilité de rentabiliser leur épargne quels que soient leurs revenus.
En dehors des placements qu’ils ont l’habitude d’effectuer dans les banques, les opérateurs économiques, les particuliers et les investisseurs béninois comme ceux de la sous-région ouest-africaine ont désormais la possibilité d’investir directement sur le marché financier régional. La Société de gestion et d’intermédiation du Bénin (Sgi-Bénin) leur offre cette possibilité en créant sa filiale Saphir Asset Management et ses Fonds communs de placement dont les activités ont été lancées vendredi dernier à Cotonou.
Pour la directrice générale de la Sgi-Bénin, Sakinatou Alpha Orou Sidi, Saphir Asset Management avec ses Fonds communs de placement (Fcp) constitue un nouveau produit de la société qu’elle dirige pour les transactions en bourse au Bénin et dans la sous-région ouest-africaine. Vingt-deux ans après sa création, la Sgi-Bénin, selon elle, est désormais incontournable dans les relations entre les investisseurs et le marché financier de l’Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi, elle a rassuré de la technicité de ceux qui y travaillent et sont au service des investisseurs et des opérateurs économiques.
Le nouveau produit, explique la directrice générale de la Sgi-Bénin, présente plusieurs avantages pour ses clients. Au nombre de ces avantages, elle cite la sécurité, la rentabilité, la diversification des produits, etc… Des avantages que le directeur général de Saphir Asset Management et ses Fcp, Parfait Agblonon va expliquer à l’assistance.
Il y a deux types de Fcp : le Fonds commun de placement Saphir Quiétude et le Fonds commun de placement Saphir Dynamique, précise-t-il.
Parfait Agblonon explique que le Fonds commun de placement Saphir Quiétude est l’un des produits mis en place par la nouvelle société qu’il dirige et qui permet un accès simplifié aux opportunités d’investissement de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm). C’est un produit qui offre, ajoute-t-il, une sécurité du placement grâce à des investissements majoritairement orientés vers les titres à revenus fixes ; une rentabilité stable sur les moyen et long termes à travers une optimisation des fonds investis et une flexibilité du placement ainsi qu'une disponibilité de l’épargne à tout moment.
Les deux Fcp
Saphir Quiétude est un Fcp obligataire qui ne fait courir aucun risque de baisse à son investisseur. Le rendement prévisionnel est de 6 % l’an avec un horizon de placement recommandé de 3 ans au minimum.
Quant au Fonds commun de placement Saphir Dynamique, le deuxième produit de Saphir Asset Management, il permet aussi un accès simplifié aux opportunités d’investissement de la Brvm. En termes d’avantages, il offre un accroissement de placement grâce à des investissements orientés vers des titres de capital et des titres de revenus fixes ; une sécurité du placement, car exposé de façon modérée au risque de fluctuations du marché ; un rendement largement supérieur à celui du marché obligataire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), une flexibilité du placement et une disponibilité de l’épargne à tout moment.
Saphir Dynamique est un Fcp mixte (mélange d’actions et d’obligations) dont le risque de baisse est bien atténué et mutualisé sur tous les détenteurs de parts. Le rendement prévisionnel est de 8 % l’an avec un horizon de placement recommandé de 3 ans au minimum. Dans les deux cas, la part unitaire de départ est de 5 000 francs Cfa.
Agréée en mai 2017, avec le démarrage effectif des activités en août de la même année, les valeurs liquidatives au 31 décembre 2017 se présentent au Fcp Saphir Quiétude à 5 231,27 FCfa et au Fcp Saphir Dynamique à 5 238,10 FCfa. Soit un rendement respectivement de 4,62 % et 4,76 % en quatre mois de gestion.
En lançant officiellement la nouvelle société, le président du Conseil d’administration de la Sgi-Bénin, Nicolas Adagbè, dira que Saphir Asset Management et ses Fcp bousculeront les habitudes sur le marché financier régional et stimuleront les différents projets des investisseurs?

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), Gaston Dossouhoui, a procédé, vendredi 19 janvier dernier, au lancement du financement additionnel des projets d’Appui à la diversification agricole (Pada) et de Productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao). Deux sous-composantes du Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad). Ce financement supplémentaire accordé par la Banque mondiale vise à renforcer les acquis de la phase initiale desdits projets et à appuyer d’autres domaines des secteurs agricoles et maraîchers au Bénin.
Le Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad) confirme sa performance dans la promotion des chaînes de valeurs ananas, anacarde, maïs, riz et des produits maraîchers. Il a bénéficié du financement additionnel de ses deux sous-composantes que sont le Projet d’appui à la diversification agricole (Pada) et celui de Productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao). C’est un appui supplémentaire de la Banque mondiale qui permettra de renforcer la lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin à travers le renforcement des acquis desdites sous-composantes.
Le Pada est financé à hauteur de vingt-sept milliards de F Cfa sur un coût global du projet estimé à plus de trente-cinq milliards de F Cfa, pour une durée de quatre ans. Le Ppaao s’étend sur une période de trois ans pour un financement de 13,5 milliards de francs Cfa, soit 12 milliards de francs Cfa de l’Association internationale de développement (Aid) de la Banque mondiale, et 1,509 milliard de francs Cfa représentant la contrepartie béninoise.
Pour le représentant de la Banque mondiale, Erick Abiassi, les deux projets consolident les bons résultats acquis au titre de la phase initiale en vue d’un passage à l’échelle. Leur financement conforte l’institution dans sa lutte contre la faim et l’extrême pauvreté au Bénin. A travers la phase additionnelle, la banque apporte un soutien conséquent à la mise en œuvre du volet agricole du Programme d’action du gouvernement (Pag).
« La mise en œuvre du Pada et du Ppaao permettra de changer la physionomie des filières soutenues tout en apportant un appui aux réformes en cours dans le secteur dont les objectifs sont en phase avec ceux de la Banque mondiale consistant à mettre fin à l’extrême pauvreté et à favoriser une prospérité partagée », assure-t-il.
Des objectifs ambitieux
L’appui complémentaire du Ppaao va accroître de façon efficiente et durable la productivité des spéculations prioritaires au Bénin et en Afrique de l’Ouest. Mieux, le projet s’ouvrira à d’autres spéculations comme les cultures maraîchères, la volaille et les petits ruminants et améliorera les conditions nutritionnelles des populations béninoises. Sa poursuite va « développer le marché régional des semences et technologies améliorées, réduire la vulnérabilité du Bénin à l’insécurité alimentaire et transformer le Centre national de spécialisation maïs en Centre régional d’excellence pour la recherche agricole sur le maïs », explique le coordonnateur du Procad, Bertin Adéossi.
Par rapport au Pada, il ambitionne d’amener le secteur agricole à l’adoption à grande échelle des technologies améliorées de production, de post-récolte, de transformation et de conservation, souligne-t-il. Ce projet vise à restaurer et à améliorer la productivité au champ et la valeur ajoutée post-récolte des chaînes de valeur des spéculations, maïs, riz, anacarde, ananas et poisson.
La phase additionnelle desdites composantes représente une grande opportunité pour le Bénin. « Avec le financement additionnel, chacun de ces deux projets continuera à accroître l’accès des agriculteurs, des pisciculteurs, des pêcheurs, des éleveurs, des agro-industriels ainsi que des organisations professionnelles et interprofessionnelles des technologies améliorées, aux intrants spécifiques et de bonne qualité, à des infrastructures de production, à l’aménagement hydro-agricole, au financement de l’agriculture, aux infrastructures de marché… », parie le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui.
Les acquis
Le Pada et le Ppaao sont mis en œuvre à travers le Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad). Lequel programme s’intéresse aux petits producteurs pour les sortir de la précarité. Avant d’en arriver à la phase additionnelle, il a fallu l’engagement et le dynamisme de l’équipe dudit programme. A l’heure du bilan, c’est la satisfaction, estime le coordonnateur du programme, Bertin Adéossi qui fait un point détaillé des résultats enregistrés. « Le Pada dans sa phase initiale a permis d’atteindre plus de cent cinquante-huit mille bénéficiaires directs du projet induisant ainsi la hausse des revenus ruraux. Les rendements dans la zone d’exécution du projet ont été portés à plus de 4,50 tonnes/hectare pour le riz, 59,5 t/ha pour l’ananas, environ 620 kg/ha pour l’anacarde, et 6,5 t/ha pour le poisson. A cela s’ajoutent le financement rural et d’appui aux microprojets, d’appui à la recherche agricole et la construction de plusieurs infrastructures d’aménagement agricole, d’irrigation, de stockage, de transformation et de mise en marché au profit des bénéficiaires.
Dans leur mise en œuvre, les deux projets veillent également à l’inclusion genre. « Le Pada a touché 180 200 bénéficiaires dont 36,74 % de femmes. Le Ppaao a impacté 432 932 bénéficiaires directs dont 39,55 % de femmes. Il a également octroyé des bourses de formation diplômante à 102 étudiants dont 45 femmes, soit 44,12 % de femmes», se réjouit le ministre en charge de l’Agriculture.
Au-delà de ces résultats, les deux projets ont également favorisé la visibilité du Bénin à l’international à travers la noix de cajou et l’ananas. Il s’attarde sur les données à l’exportation : « Un total de 191 410 tonnes de produits a été transformé et 216 460 tonnes d’ananas et d’anacarde ont été exportées de la zone du Pada. Le Ppaao a généré seize technologies avec au moins une augmentation de 15 % de productivité ».
Le président de la Plate-forme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles du Bénin (Pnoppa-Bénin), Léopold Lokossou, confirme que le Ppaao et le Pada répondent aux attentes des producteurs : « Les deux projets ont joué un rôle déterminant dans la structuration des familles d’acteurs des filières anacarde, ananas, poisson, riz, sans oublier la filière maïs. Toutes choses ayant permis aujourd’hui d’avoir des organisations interprofessionnelles au niveau de l’anacarde, de l’ananas et du riz, témoigne-t-il.
Mêmes appréciations de la part du président de la Plate-forme des acteurs de la société civile au Bénin (Pascib), Ernest Comlan Pédro. Il souhaite que les défis relevés dans le cadre des deux projets fassent école dans d’autres pays de la sous-région?
Les deux projets en bref
Contrairement au Ppaao qui est un projet régional, le Pada est un projet national exécuté sous la coordination du Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad). Ces deux Projets accordent une attention soutenue à la production agricole et à la diffusion des innovations technologiques pour l’amélioration de la productivité et de la compétitivité des produits qui respectent les normes de qualité et de gestion durable des ressources naturelles.
Actualités 22 janv. 2018