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Nouvelles

Tournée dans les communes du pays : Patrice Talon rend compte de son action aux populations de Kalalé
La deuxième journée de la tournée nationale du président de la République a démarré par la commune de Kalalé. Il y est allé surtout pour avoir avec la population, un échange direct sur les réalisations du gouvernement. Dans la commune de Kalalé, localité difficile d’accès du département du Borgou située à 164 kilomètres de Parakou, le chef de l’Etat a rencontré des populations enthousiasmées, fières des réalisations de son gouvernement et satisfaites de sa gouvernance. Le roi de la localité et sa cour, les sages et notables, têtes couronnées, membres du conseil communal, les populations sont venues massivement à sa rencontre, en attendant de voir les projets prévus dans la localité se déployer. Pour le chef de l’Etat, cette occasion est toute indiquée pour faire le point du chemin parcouru ensemble. « L’idéal est de le faire devant vous les populations », a expliqué le président de la République. Pour Patrice Talon, « le Bénin change de jour en jour et cela est désormais irréversible ». C’est pourquoi, dit-il, il est venu faire avec elles, un compte rendu de manière symbolique. L’exercice ne sera pas une énumération de ce qui a été fait ou n’a pas été fait, nuance-t-il. Il est plutôt question de leur dire comment va le pays depuis cinq ans sur tous les plans. Globalement, le pays connait des mutations et des changements. « Les Béninois font davantage d’effort pour la transformation globale de notre pays sur tous les plans », selon Patrice Talon. « J’ai eu la tête dans le guidon pendant les cinq années et le temps est passé très vite », indiquera ensuite le chef de l’Etat pour expliquer les raisons pour lesquelles cette tournée tant promise depuis des mois n’a pu se faire. Avec plaisir et détermination, malgré la difficulté de la charge, il dit essayer de tenir la mission et de faire le minimum pour le bonheur des populations. Avec la création de la police républicaine, une seule force assure un peu mieux la sécurité des Béninois. Au niveau des douanes, les recettes publiques contribuent mieux aux caisses de l’Etat. Les services de l’Etat fonctionnent mieux et le rôle de l’Etat au service des populations est mieux assumé, reconnait le président. Au niveau du secteur de l’éducation, il n’y a plus de grève mais ce n’et pas parce que les enseignements sont menacés, relève-t-il. Cette accalmie, il l’attribue plutôt à la satisfaction au quotidien des revendications. « Ce pays a complètement changé en peu de temps », conclut le président, non sans rappeler les autres efforts faits par son gouvernement au niveau de la santé, de l’eau, des routes, de la réalisation de grandes infrastructures. « L’Etat joue son rôle vis-à-vis de chacun », conclut le président. Avant lui, Bani Chabi Tidjani, maire de Kalalé, au nom des populations, s’est réjoui de l’honneur fait à la localité. C’est la preuve de l’intérêt accordée à la commune, souligne-t-il. En quatre ans, le président Patrice Talon a fait des réformes salutaires pour la modernisation du pays avec à la clé, de meilleures performances économiques, la lutte contre l’impunité et la corruption, la fin du délestage… Ces réformes, il les a conduites avec leadership, pragmatisme et détermination, retient le maire. Ses actions ont d’ailleurs permis le renforcement de l’unité des fils et filles de Kalalé, apprécie-t-il, reconnaissant. Toutefois, Kalalé tend la main au gouvernement pour la réalisation de certains projets qui lui tiennent à cœur. Projets rappelés par le maire et souligné en sus par le représentant des jeunes de la localité. Actualités 13 nov. 2020


Le maire de Savè à propos de la visite du chef de l’Etat: « Cette visite surprend agréablement »
Le mot de bienvenue du maire de la commune de Savè à l’occasion de la visite du président de République était bien plus émotif qu’on pouvait l’imaginer. Dénis Oba Chabi, maire de la commune de Savè, n’avait pas tous ses mots pour témoigner son émotion à l’occasion de la visite du chef de l’Etat dans sa localité. « Tel un enfant que le père Noël vient visiter, je me sens heureux de vivre ce moment exceptionnel », applaudit-il. Son « Ekaabô Babawa », mot de bienvenue dans la langue, a été longuement ovationné par l’ensemble des acteurs invités à cette séance avec le chef de l’Etat, séance voulue dans des conditions sanitaires toutes particulières en raison de la Covid-19. Si euphorique il est, c’est aussi parce que depuis 2016, Savè comme bien d’autres localités du pays est en pleine mutation. Les exemples en ce qui concerne sa commune ne sont pas des moindres, rappelle-t-il. La construction de l’hôpital de zone Savè-Kétou, la construction d’une retenue d’eau de deux millions de mètres cube, le grand pont de Okpa sur le fleuve Ouémé, la réhabilitation de la Route nationale inter-Etats numéro 2 de 210 kilomètres, le bitumage de la route Savè-Okéwo en cours de réalisation… la commune n’a pas été en marge des promesses tenues, estime le maire. « Vos actions sur le terrain sont illustratives de vos ambitions pour le pays », lance-t-il au président de la République. Ceux qui étaient septiques quant aux ambitions du chef de l’Etat et ses actions de développement pour tout le pays, « poussent désormais un soupir de satisfaction pour les résultats tangibles qui forcent l’admiration »,  reconnait Dénis Oba Chabi. Mais des doléances, le maire de Savè en avait beaucoup aussi. La construction d’un pont sur l’Okpara lui tient à cœur. L’aménagement et le bitumage d’une voie de contournement des Collines pour faciliter la circulation des gros porteurs, la création d’un camp militaire, le raccordement de la ligne électrique, la réouverture du lycée technique de Savè sont autant de réalisations pour lesquelles la cité des Tchabè tend la main au président Patrice Talon. Son intervention personnelle dans certains dossiers est toute aussi attendue. Au nombre de ceux-ci, et le maire y tient, le sort des personnes en conflit avec la justice du fait des événements regrettables enregistrés dans la commune. Savè veut aussi être prise en compte dans le projet de la Route des esclaves et elle est jalouse et a besoin du projet d’Asphaltage, plaide son maire qui rappelle que « cette visite émerveille et surprend agréablement ». La réponse du président Patrice Talon à ses préoccupations ne s’est pas fait attendre. «Le développement de Savè m’importe beaucoup… je n’ai pas eu l’occasion de parcourir le pays pour vous rendre compte de ce que vous m’aviez confié… C’est avec regret que je me rends compte que je n’ai pas pu faire le tour et comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, j’ai décidé de faire le tour et j’ai décidé de commencer par Savè », a réagi le président Patrice Talon. Actualités 12 nov. 2020


Cour d’appel de Cotonou: Justin Gbènamèto installé président
Le nouveau président de la Cour d’appel de Cotonou a pour nom Justin Gbènamèto. Il a été officiellement installé dans ses fonctions par le président de la Cour suprême Ousmane Batoko lors d’une audience solennelle qui a eu lieu, hier mercredi 11 novembre à la Cour d’appel de Cotonou. Nommé par décret 2020-439 du 30 septembre 2020, le nouveau président de la Cour d’appel de Cotonou, le magistrat Justin Gbènamèto, a officiellement pris fonction hier. Il succède ainsi au magistrat Arsène Hubert Dadjo. Président de la Cour d’appel de Cotonou, Justin Gbènamèto tient sous sa juridiction les tribunaux de première instance de première classe de Cotonou et de Porto-Novo et les tribunaux de première instance de deuxième classe d’Abomey-Calavi, d’Allada, de Ouidah et de Pobè. Prenant ses réquisitions lors de l’audience solennelle d’installation, le procureur général près la Cour suprême Onésime Madodé a rappelé le siège légal de cette cérémonie, notamment l’article 10 de la loi portant statuts de la Magistrature en République du Bénin qui stipule que le président de la Cour d’appel est installé par le président de la Cour suprême en audience solennelle dans sa juridiction de nomination et ne peut accomplir aucun acte de sa fonction sans avoir été préalablement installé. Le procureur général a ensuite évoqué le parcours professionnel du nouveau président de la Cour d’appel qui aura gravi tous les échelons dans l’ordre judiciaire. « Je sais que vous mesurez l’ampleur et la délicatesse de la tâche qui est maintenant la vôtre à la Cour d’appel de Cotonou qui demeure une référence dans le volume des affaires... », a déclaré le procureur général près la Cour suprême avant d’exhorter le nouveau président à faire preuve de bonnes qualités managériales et à œuvrer pour la sincérité juridique à travers la qualité et l’impartialité dans la prise des décisions, gage du maintien de la confiance des justiciables en la justice. Réussite dans l’exercice de ses nouvelles fonctions. C’est le souhait du président de la Cour suprême à l’égard de l’impétrant. « Monsieur Justin Gbènamèto, il me plaît de vous adresser mes félicitations à la tête de cette juridiction importante... Cette nomination est l’aboutissement d’un long processus... Les longues années que vous avez passées au service de la justice me dispensent de vous adresser un chapelet de conseils... Un président de Cour d’appel est aussi et surtout un bon manager, un chef d’équipe... Les qualités que vous devez cultiver sont dès lors l’humilité, le don de soi, la patience, l’écoute du justiciable et de vos collègues... », a affirmé Ousmane Batoko avant d’installer le magistrat Justin Gbènamèto en qualité de président de la Cour d’appel de Cotonou. Par ailleurs, le président de la Cour suprême Ousmane Batoko a salué les efforts du gouvernement dans le renforcement en capital humain du secteur judiciaire. Actualités 12 nov. 2020


Centre culturel Ouadada à Porto-Novo: Une centaine d’œuvres d’art de malades mentaux promues
Une centaine d’œuvres artistiques réalisées par des personnes en situation de handicap mental et pensionnaires du Centre d’art-thérapie Vie et Solidarité sont actuellement en exposition au centre culturel Ouadada à Porto-Novo. Le vernissage se déroule en marge de la sixième édition du festival d’art Eclosions urbaines. Les personnes en situation de handicap psychique et intellectuel communément appe-lées « malades mentaux » peuvent aussi contribuer au développement de leur pays. La preuve en a été donnée par le centre d’art-thérapie Vie et Solidarité qui encadre en art de telles personnes. Celles-ci ont à leur actif la réalisation de plusieurs œuvres artistiques. Ces œuvres sont actuellement en exposition dans le cadre de la sixième édition du festival d’art Eclosions urbaines qui se déroule au centre culturel Ouadada à Porto-Novo. Le vernissage a permis dans la soirée du samedi 7 novembre dernier au public composé notamment d’acteurs culturels et d’autorités politico-administratives d’apprécier les œuvres de ces personnes psychiquement affectées et de découvrir leurs talents. A travers ce vernissage, l’artiste photographe Louis Oké Agbo, promoteur du centre d’art-thérapie Vie et Solidarité, entend mettre en lumière, pour la deuxième fois consécutive après le succès de l’édition passée, la notion innovante consistant à mettre l’art au service de la santé mentale. Selon lui, l’art-thérapie peut contribuer à soulager, traiter, voire « guérir » les maux dont souffrent les malades mentaux souvent marginalisés et négligés dans la société. Les pensionnaires du centre sont formés deux fois par semaine dans les ateliers de photographie, de peinture, de musique, de sport et d’alphabétisation en langue française qu’il anime avec d’autres partenaires. « A partir des œuvres d’art produites par un malade mental, on peut apprécier l’évolution de son état de santé, c’est-à-dire voir s’il y a davantage de précision dans le travail réalisé », soutient Louis Oké Agbo. Pour lui, la santé mentale est une chose trop sérieuse pour être l’affaire des seuls médecins et psychiatres. Le centre d’art-thérapie vient alors appuyer le travail de la médecine moderne dans la prise en charge des personnes souffrant de cette affection à travers leur formation à l’art. Le promoteur dit avoir noté, cette année encore, plus de détermination et de précision dans les œuvres produites par les pensionnaires du centre. La folie est une qualité et n’est pas une maladie comme les autres, souligne-t-il. Les œuvres réalisées permettent aux pensionnaires du centre de s’extérioriser et d’aller au-delà de leurs émotions. Comme perspectives, Louis Oké Agbo entrevoit une rencontre avec les étudiants et les élèves pour des regards croisés sur les œuvres de ces artistes spéciaux afin d’essayer de briser la barrière entre la société et les personnes en situation de handicap mental et intellectuel. Louis Oké Agbo a plusieurs autres projets en faveur des pensionnaires du centre, notamment pour leur réinsertion professionnelle. Il compte créer des boutiques-galeries pour l’exposition des œuvres réalisées. Le directeur départemental en charge des Arts et de la Culture de l’Ouémé, Félicien Hounkanrin rassure le promoteur du centre de son appui personnel et institutionnel pour la concrétisation des ambitions affichées. Culture 12 nov. 2020


Préservation de la biodiversité de Naglanou à Athiémè: Lueur d’espoir pour le groupement Ayininonté
Le projet d’investissement, de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest offre des alternatives aux communautés en vue de réduire leur pression sur les ressources naturelles. Le groupement Ayininonté à Athiémé, dans le Mono, reste un modèle de cet élan à préserver la biodiversité. Il pleut des cordes, ce mercredi 14 octobre 2020, sur le village de Tadocomè, arrondissement d’Atchannou, commune d’Athiémè. Cette pluie surprise est venue plomber la motivation de Roboti Koko et Gbédégo Kpadonou, membres de la coopérative Ayininonté sur le site de transformation de noix de palme en huile, faute d’abri. Aux efforts physiques des femmes, s’ajoutent les intempéries et les risques de noyade de leurs enfants, en raison de la mare qui s’est formée dans leur environnement de travail. « Sous la pluie, les membres de la coopérative ne peuvent rien faire. Alors que sous un hangar, ils peuvent poursuivre leurs activités et sécuriser la production au niveau de leur magasin », admet Abdou Salami Amadou, responsable du volet Fonds pour l’Environnement mondial du Projet d’investissement de la résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest. Ces conditions difficiles de travail ne seront désormais qu’un vieux souvenir avec le centre de transformation en construction, à un jet de pierre de l’atelier en plein air. L’infrastructure est financée par le projet d’investissement, de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest Waca Resip-Bénin, qui appuie la coopérative à hauteur de 11 224 000 francs Cfa. Préserver la réserve de biosphère du Mono En décidant d’accorder cet appui aux femmes, le Bénin et ses partenaires tiennent à la préservation de la réserve de biosphère du Mono. « Pour réduire la pression sur les ressources naturelles du site Ramsar 1017, il est prévu le financement, le développement et la mise en œuvre des activités alternatives génératrices de revenus (Aagr) au profit des populations riveraines aux Aires communautaires de conservation de la biodiversité (Accb) », soutient-on au niveau du Fonds pour l’Environnement mondial. Le challenge, ici, c’est de sauvegarder l’Aire communautaire de conservation de la biodiversité (Accb) de Naglanou, à 5 km du site de transformation de la coopérative Ayininonté. Cette aire couvre un espace d’environ 319,56 hectares. Les animaux préservés sont le Sitatunga, le Guib harnaché, le singe, le python géant. Avant l’avènement du projet, cette réserve naturelle était l’une des principales sources de revenus pour le village de Tadocomè. « En appuyant la communauté, nous sommes en train d’épargner les Accb de la pression humaine », assure Abdou Salami Amadou. Selon Jeanne Akakpo Adanbiokou, coordonnatrice générale adjointe de l’Unité de gestion intégrée des projets, « les autorités béninoises au plus haut niveau sont préoccupées par les conséquences économiques, sociales et culturelles graves dues à la dégradation du littoral et de la réserve de biosphère béninois ». Leur volonté de mobiliser des partenaires techniques et financiers tels que la Banque mondiale, le Fonds pour l’environnement mondial et le Fonds nordique de développement pour la concrétisation du projet d’Investissement, de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest au Bénin (Waca ResIP-Bénin) est manifeste. L’attention des partenaires à l’endroit de la coopérative Ayininonté vaut son pesant d’or pour le Bénin. Confronté à la production manuelle auparavant, le groupement doit aujourd’hui son ascension à Waca-Bénin. Les équipements de travail tels que les presseuses, les dépulpeuses et les équipements de protection individuelle acquis dans le cadre de ce financement font amorcer l’ère de la modernité. « Ces femmes étaient déjà dans la transformation de noix de palme en huile rouge. Ce sont elles-mêmes qui ont exprimé le besoin dont nous avons fait le point pour retenir le montant total du micro-projet », développe Abdou Salami Amadou. Des communautés engagées Les bénéficiaires ont le vent en poupe : « Nous sommes comblées par l’arrivée des partenaires. Ces appuis nous ouvrent les portes de la modernité dans notre domaine de travail en même temps qu’ils nous permettent de sauvegarder l’environnement », apprécie Blédo Dansi, présidente de la coopérative. Ses collègues et elle comprennent l’enjeu et servent de relais pour la sensibilisation des hommes contre le braconnage. Un système de surveillance permanente du site est mis en place pour traquer les récidivistes. Soixante-treize personnes dont douze femmes font partie des équipes de veille. Robert Codjo Sossa, président de l’Accb de Naglanou, est un ancien braconnier. Il a exercé plus de dix ans avant de troquer son fusil contre la sensibilisation à la préservation de la forêt. Selon lui, l’abandon du braconnage est bénéfique à tous égards. «Aujourd’hui, la forêt s’améliore et les animaux ne sont plus dérangés. La coopérative Ayininonté a reçu du soutien parce que nous avons arrêté le braconnage. Ma femme fait partie des bénéficiaires », s’extasie-t-il. Adolphe Noumon, administrateur de la coopérative, est heureux des efforts de sa communauté en faveur de la préservation de la biodiversité : « Les gens font pression sur la forêt en vue de survivre. Ils vivent mieux aujourd’hui sans la chasse ». L’horizon se dégage désormais pour ces femmes dont les conditions de travail étaient précaires jusqu’à un passé récent. Tout se joue minutieusement sur le terrain pour leur permettre d’exercer dans un cadre répondant aux normes. La bienveillance des partenaires à l'égard de la coopérative Ayininonté, forte de trente membres, a donc un impact indéniable sur toute la communauté de Tadocomè. «Cet appui au groupement impacte trente bénéficiaires directs et par ricochet trente ménages. La taille d’un ménage moyen dans cette localité est d’environ sept membres», estime le responsable du volet Fonds pour l’environnement mondial du projet Waca-Bénin. C’est dire que la promotion des activités alternatives génératrices de revenus par le projet Waca Resip-Bénin pour la préservation de la réserve de Naglanou est un geste hautement salvateur pour les bénéficiaires, leur communauté et le pays entier. Société 12 nov. 2020


Carnet noir: La 3e adjointe au maire de Porto-Novo décédée
Clémence Léa Yao Hounsou, précédemment 3e adjointe au maire de Porto-Novo, n’est plus. Elle a tiré sa révérence ce mercredi, à l’âge de 49 ans, au centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou, des suites d’une courte maladie. L’illustre disparue est élue sur la liste de l’Union progressiste (Up) dans le 4e arrondissement de Porto-Novo. Le décès de clémence Léa Yao Hounsou ouvre la porte du conseil municipal de Porto-Novo à son suppléant, Ulrich Boris Sèwanou Tossa, entrepreneur de profession et âgé de 40 ans. Les regards sont tournés désormais vers le bureau politique du parti Up pour procéder à la nomination du nouveau 3e adjoint au maire de Porto-Novo conformément à la loi interprétative du Code électoral en vigueur. Il faut signaler que Clémence Léa Yao Hounsou est un agent de l’ex-Bénin Télécoms Sa Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Société 12 nov. 2020


Match Bénin-Lesotho: Désiré Azankpo et Nabil Yarou appelés en renfort

Face aux forfaits de Cèbio Soukou, Jodan Adéoti et Olivier Verdon, le sélectionneur Michel Dussuyer a fait appel à Désiré Azankpo et Nabil Yarou pour renforcer la sélection nationale.

Défenseur d’Enyimba Fc du Nigeria, Nabil Yarou (27 ans) rejoint l’effectif ce jeudi 12 novembre. Il dispose de quelques expériences pour avoir déjà arboré le maillot national à plusieurs reprises chez les juniors, les Ecureuils locaux et les seniors. Quant à Désiré Azankpo, attaquant  de Fc Villefranche-Beaujolais (France), habitué de la sélection  nationale, il faisait partie de l’effectif du Bénin à la Coupe d’Afrique des Nations 2019.

Sports 11 nov. 2020


« Précis de pratique et de correspondance diplomatiques et consulaires »: Marc Hermanne Araba comble un vide en milieu diplomatique
Fin connaisseur des exigences du milieu diplomatique, l’ambassadeur Marc Hermanne Araba vient de publier « Précis de pratique et de correspondance diplomatiques et consulaires ». L’ouvrage dont le lancement aura lieu le 12 novembre apporte des précisions sur des aspects techniques et administratifs dans ce milieu de grandes exigences. Un diplomate qui met à la disposition des acteurs des milieux consulaire et diplomatique un « Précis de pratique et de correspondance diplomatiques et consulaires ». L’exercice n’est pas courant, mais on le doit à l’ambassadeur Marc Hermanne Araba. 270 pages à travers lesquelles, ce ministre plénipotentiaire des Affaires étrangères partage des notions, techniques et précisions sans lesquelles l’administration diplomatique ne pourrait faire convenablement face à ses exigences. Jacques Adandé, ambassadeur à la retraite et préfacier de l’œuvre, estime que cette publication vient à point nommé pour combler un vide et satisfaire un besoin dans l’administration diplomatique. « J’apprécie en particulier les aspects techniques et administratifs ainsi que les usages… qui, en fait, sont des outils relationnels extrêmement efficaces dans l’exercice de notre profession », indique-t-il. Pour ce diplomate qui ne tarit pas d’éloges sur l’ouvrage, « les jeunes diplomates gagneraient énormément à s’en inspirer et à redonner cours à certaines pratiques qui ont traversé avec succès les siècles et les âges ». Au fil des pages de « Précis de pratique et de correspondance diplomatiques et consulaires », le profane découvre les usages qui font la spécificité du milieu diplomatique et pourrait ainsi se convaincre des exigences qu’imposent certaines cérémonies. Mais au-delà du profane, c’est davantage le diplomate qui a tout à gagner en feuilletant le livre de l’ambassadeur Araba. Un chapitre entier et fort bien détaillé est consacré aux cas pratiques et protocoles situationnels. Précieux vade-mecum Le chapitre premier est dédié aux correspondances administratives et diplomatiques. L’auteur y aborde, entre autres, la correspondance administrative, les caractéristiques et les formes spécifiques de la correspondance diplomatique. Dans le chapitre 2, il évoque le choix du chef de mission diplomatique, sa demande d’agrément, sa nomination, la notification de nomination, la mise en route, l’arrivée, la prise de service et la prise de fonctions… Le Chapitre 3 est charpenté sur le même modèle, mais porte plutôt sur le chef du poste consulaire. L’action diplomatique dans toutes ses spécificités est abordée dans le chapitre 4, alors que le chapitre 5 se focalise sur « les mondanités et usages diplomatiques ». Le chapitre 6 du livre se révèle le plus intéressant à maints égards. Il prend en compte la pratique diplomatique à travers des cas pratiques et protocoles situationnels. Une sorte de Bible pour l’agent diplomatique qui y trouve le condensé de ce qu’est appelée à être sa carrière. Les pages sont bien aérées, les exemples illustrés au besoin. L’ouvrage est écrit dans un langage clair et concis avec la culture et l’élégance de style que l’on reconnaît à son auteur, ainsi que le souligne le préfacier. Il s’agit, en somme, « d’une contribution importante à la formation et à la culture des agents diplomatiques. Nous devons l’en féliciter parce qu’il nous rassure que notre pays dispose encore et disposera à l’avenir d’un personnel diplomatique capable de le servir avec compétence et efficacité » salue aussi Jacques Adandé. Si l’ouvrage est autant apprécié et même très attendu avant son lancement officiel, c’est sans doute parce qu’en matière de diplomatie, tout ne s’enseigne pas dans les institutions universitaires. Le parcours du bon et vrai diplomate se forge aussi à l’épreuve de la pratique. Les vrais réflexes de la pratique quotidienne s’apprennent aussi sur le tas et se peaufinent au contact des aînés. Malgré cette passation de savoir, d’une promotion de diplomates à une autre, la qualité de l’offre s’altère. Ce précis vient un peu comme pour combler tout ces vides, mais surtout renforcer la connaissance dans le milieu. Il est donc vraiment un « vade-mecum » que l’auteur partage humblement avec ses collègues ainsi qu’avec les étudiants en fin de formation, à travers une palette de situations pratiques et quotidiennes. De l’auteur… L’ambassadeur Marc Hermanne Araba est diplômé de l’Institut ukrainien des relations internationales de Kiev. Il est ministre plénipotentiaire des Affaires étrangères et ancien secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. A la faveur d’un parcours professionnel de plus d’une vingtaine d’années, il a occupé de nombreux postes dans le milieu diplomatique. Le Conseil des ministres du mercredi 14 octobre dernier l’a nommé ambassadeur, représentant permanent du Bénin près les Nations Unies à New-York. Société 11 nov. 2020


Lutte contre la malnutrition: L’Unicef lance un appel à l’action pour les enfants du Sahel
L’Unicef lance la campagne « Nutrition Maintenant » pour les enfants du Sahel, combinant l’urgence et le développement afin de lutter durablement contre la malnutrition qui affecte des millions d’enfants dans la région. Les enfants qui naissent dans le Sahel aujourd’hui font face à de multiples obstacles pour survivre et atteindre tout leur potentiel. C’est un constat fait par l’Unicef et rendu public ce lundi 9 novembre. L’institution relève, entre autres fossés, l’alimentation inadéquate, l’accès limité à des soins de qualité, à de l’eau propre, la rareté des installations d’assainissement. Les données au Sahel sont évocatrices des défis à relever. « La région du Sahel compte plus de 60 % des enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère en Afrique de l’Ouest et du Centre et le nombre d’enfants affectés pourrait passer de 8,1 à 9,7 millions d’ici la fin 2020, parmi lesquels trois millions d’enfants affectés par une forme sévère de malnutrition aiguë », relève l’Unicef. Appelant à l’action en faveur des enfants de la région, l’institution attire l’attention sur les dégâts de la malnutrition aiguë : « La malnutrition peut être fatale aux enfants de moins de 5 ans. L’incidence de la malnutrition aiguë est bien supérieure dans un contexte où un enfant sur trois souffre aussi de retard de croissance ». Ces données alarmantes soulignent l’ampleur des défis nutritionnels qui résultent d’une pauvreté omniprésente, de systèmes de santé fragiles, de troubles sociaux, de conflits armés et de guerres civiles et des impacts néfastes du changement climatique. La riposte à la Covid-19 et la crise socio-économique provoquée par la pandémie ont aggravé le phénomène chez les enfants. D’où l’intérêt de la campagne ‘’Nutrition Maintenant’’. L’Unicef appelle à la prise d’actions urgentes, au regard de la détérioration de la situation dans le Sahel : « Nous devons répondre à l’urgence nutritionnelle tout en développant des solutions durables qui éviteront en amont aux enfants de souffrir de malnutrition. C’est un défi immense, mais que l’on peut gagner si l’on agit maintenant ». Marie-Pierre Poirier, directrice régionale de l’Unicef pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, pense qu’une action urgente est indispensable non seulement pour sauver des vies d’enfants, mais pour prévenir les conséquences à long terme de la malnutrition chez les enfants et leur offrir un avenir meilleur. « La pandémie de Covid-19 a engendré des défis supplémentaires, nous obligeant à repenser notre façon de faire et à innover pour apporter des services essentiels aux populations vulnérables, en particulier les enfants», souligne-t-elle. Selon elle, il faut s’attaquer aux causes profondes du phénomène, en mettant en place des financements sécurisés et des programmes qui renforcent la résilience des communautés, familles, parents et soignants, en s’assurant qu’ils font partie de la solution. Au-delà des services qui sauvent les vies d’enfants souffrant de malnutrition, Marie-Pierre Poirier pense aussi que les acteurs de protection des enfants doivent adopter une approche de prévention pour les plus vulnérables. Elle insiste sur une approche multisectorielle qui se traduit par des « transferts d’argent pour aider les familles à pallier la diminution ou la perte de leurs moyens de subsistance, l’accès à l’eau et à l’assainissement, l’accès aux soins de santé dont la vaccination, l’accès à un régime alimentaire sain et équilibré ». La campagne ‘’Nutrition Maintenant’’ met en lumière les mesures clefs pour abattre les barrières et construire des ponts entre l’urgence et les solutions à long terme. Société 11 nov. 2020


Des barques motorisées à la Police fluviale et à des communes: Pour une intervention rapide en cas de sinistre
Le déplacement sur les cours d'eau n'est pas sans risque, notamment dans certaines localités. Pour offrir une intervention rapide et réduire les conséquences souvent désastreuses des accidents sur les cours d'eau, l'organisation Direct Aid a offert des barques motorisées, hier mardi 10 novembre, à la Police fluviale et à quatre collectivités locales. Réduire les risques de noyade et sauver des vies. C'est ce qui a motivé l'organisation humanitaire Direct Aid à mettre des barques motorisées et accessoires de sauvetage à la disposition de la Police fluviale, des communes d'Athiémé, de Zogbodomey, de Tchaourou et de Ouinhi. Un élan de solidarité qui s'inscrit dans le cadre du partenariat entre l'Agence nationale de protection civile (Anpc) et Direct Aid. Représentant les bénéficiaires, David Towèdjè, maire de Zogbodomey, se réjouit de l'action . « Plusieurs communes du Bénin enregistrent, ces derniers temps, une recrudescence des cas de noyades et d'accidents sur les cours d'eau... Ces accidents causent des souffrances morales, physiques et financières aux populations... Les équipements mis à disposition nous permettront donc de réduire les noyades et les peines des populations », a indiqué David Towèdjè. Tout en rassurant que ces barques serviront aux fins auxquelles elles sont destinées, il a invité ses pairs maires à œuvrer pour la formation des agents sur les premiers gestes de secours. Le secrétaire général du ministre des Transports et le directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique vont, à leur tour, saluer ce geste qui témoigne de la solidarité et de la sollicitude de l'organisation Direct Aid. « Sous le contrôle de l'Anpc, le gouvernement veillera à ce que les communes bénéficiaires fassent un usage rationnel et judicieux de ces barques», a assuré Ouorou Baro Mora, directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique. C'est d'ailleurs le vœu du donateur, Direct Aid. Après avoir rappelé le drame qui a eu récemment lieu sur l'Okpara et qui a fait six morts dont un bébé de sept mois, le Représentant résident de Direct Aid Bénin Radouane Boukhanfra, a réaffirmé l'engagement de l'Ong à accompagner les communautés dans la prévention de ces sinistres. Il précise que Direct Aid est une organisation dont le but est de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations africaines à travers la lutte contre la pauvreté, le combat pour la faim zéro, la bonne santé, l'assainissement... En 2017, l'Anpc et Direct Aid ont signé un protocole d'accord de partenariat dans le domaine du secours et de l'assistance humanitaire... Direct Aid s'est engagée dans ce cadre à mettre en œuvre des projets visant à soulager les populations vulnérables... A ce titre, l'organisation a déjà porté assistance aux personnes sinistrées avec des vivres et mis à disposition des barques motorisées au profit de plusieurs communes dont Malanville, Karimama et Bopa. Actualités 11 nov. 2020


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