La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Financement additionnel du Pada et du Ppaao: Consolider les acquis pour le développement agricole

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), Gaston Dossouhoui, a procédé, vendredi 19 janvier dernier, au lancement du financement additionnel des projets d’Appui à la diversification agricole (Pada) et de Productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao). Deux sous-composantes du Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad). Ce financement supplémentaire accordé par la Banque mondiale vise à renforcer les acquis de la phase initiale desdits projets et à appuyer d’autres domaines des secteurs agricoles et maraîchers au Bénin.

Le Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad) confirme sa performance dans la promotion des chaînes de valeurs ananas, anacarde, maïs, riz et des produits maraîchers. Il a bénéficié du financement additionnel de ses deux sous-composantes que sont le Projet d’appui à la diversification agricole (Pada) et celui de Productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao). C’est un appui supplémentaire de la Banque mondiale qui permettra de renforcer la lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin à travers le renforcement des acquis desdites sous-composantes.
Le Pada est financé à hauteur de vingt-sept milliards de F Cfa sur un coût global du projet estimé à plus de trente-cinq milliards de F Cfa, pour une durée de quatre ans. Le Ppaao s’étend sur une période de trois ans pour un financement de 13,5 milliards de francs Cfa, soit 12 milliards de francs Cfa de l’Association internationale de développement (Aid) de la Banque mondiale, et 1,509 milliard de francs Cfa représentant la contrepartie béninoise.
Pour le représentant de la Banque mondiale, Erick Abiassi, les deux projets consolident les bons résultats acquis au titre de la phase initiale en vue d’un passage à l’échelle. Leur financement conforte l’institution dans sa lutte contre la faim et l’extrême pauvreté au Bénin. A travers la phase additionnelle, la banque apporte un soutien conséquent à la mise en œuvre du volet agricole du Programme d’action du gouvernement (Pag).
« La mise en œuvre du Pada et du Ppaao permettra de changer la physionomie des filières soutenues tout en apportant un appui aux réformes en cours dans le secteur dont les objectifs sont en phase avec ceux de la Banque mondiale consistant à mettre fin à l’extrême pauvreté et à favoriser une prospérité partagée », assure-t-il.

Des objectifs ambitieux

L’appui complémentaire du Ppaao va accroître de façon efficiente et durable la productivité des spéculations prioritaires au Bénin et en Afrique de l’Ouest. Mieux, le projet s’ouvrira à d’autres spéculations comme les cultures maraîchères, la volaille et les petits ruminants et améliorera les conditions nutritionnelles des populations béninoises. Sa poursuite va « développer le marché régional des semences et technologies améliorées, réduire la vulnérabilité du Bénin à l’insécurité alimentaire et transformer le Centre national de spécialisation maïs en Centre régional d’excellence pour la recherche agricole sur le maïs », explique le coordonnateur du Procad, Bertin Adéossi.
Par rapport au Pada, il ambitionne d’amener le secteur agricole à l’adoption à grande échelle des technologies améliorées de production, de post-récolte, de transformation et de conservation, souligne-t-il. Ce projet vise à restaurer et à améliorer la productivité au champ et la valeur ajoutée post-récolte des chaînes de valeur des spéculations, maïs, riz, anacarde, ananas et poisson.
La phase additionnelle desdites composantes représente une grande opportunité pour le Bénin. « Avec le financement additionnel, chacun de ces deux projets continuera à accroître l’accès des agriculteurs, des pisciculteurs, des pêcheurs, des éleveurs, des agro-industriels ainsi que des organisations professionnelles et interprofessionnelles des technologies améliorées, aux intrants spécifiques et de bonne qualité, à des infrastructures de production, à l’aménagement hydro-agricole, au financement de l’agriculture, aux infrastructures de marché… », parie le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui.

Les acquis

Le Pada et le Ppaao sont mis en œuvre à travers le Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad). Lequel programme s’intéresse aux petits producteurs pour les sortir de la précarité. Avant d’en arriver à la phase additionnelle, il a fallu l’engagement et le dynamisme de l’équipe dudit programme. A l’heure du bilan, c’est la satisfaction, estime le coordonnateur du programme, Bertin Adéossi qui fait un point détaillé des résultats enregistrés. « Le Pada dans sa phase initiale a permis d’atteindre plus de cent cinquante-huit mille bénéficiaires directs du projet induisant ainsi la hausse des revenus ruraux. Les rendements dans la zone d’exécution du projet ont été portés à plus de 4,50 tonnes/hectare pour le riz, 59,5 t/ha pour l’ananas, environ 620 kg/ha pour l’anacarde, et 6,5 t/ha pour le poisson. A cela s’ajoutent le financement rural et d’appui aux microprojets, d’appui à la recherche agricole et la construction de plusieurs infrastructures d’aménagement agricole, d’irrigation, de stockage, de transformation et de mise en marché au profit des bénéficiaires.
Dans leur mise en œuvre, les deux projets veillent également à l’inclusion genre. « Le Pada a touché 180 200 bénéficiaires dont 36,74 % de femmes. Le Ppaao a impacté 432 932 bénéficiaires directs dont 39,55 % de femmes. Il a également octroyé des bourses de formation diplômante à 102 étudiants dont 45 femmes, soit 44,12 % de femmes», se réjouit le ministre en charge de l’Agriculture.
Au-delà de ces résultats, les deux projets ont également favorisé la visibilité du Bénin à l’international à travers la noix de cajou et l’ananas. Il s’attarde sur les données à l’exportation : « Un total de 191 410 tonnes de produits a été transformé et 216 460 tonnes d’ananas et d’anacarde ont été exportées de la zone du Pada. Le Ppaao a généré seize technologies avec au moins une augmentation de 15 % de productivité ».
Le président de la Plate-forme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles du Bénin (Pnoppa-Bénin), Léopold Lokossou, confirme que le Ppaao et le Pada répondent aux attentes des producteurs : « Les deux projets ont joué un rôle déterminant dans la structuration des familles d’acteurs des filières anacarde, ananas, poisson, riz, sans oublier la filière maïs. Toutes choses ayant permis aujourd’hui d’avoir des organisations interprofessionnelles au niveau de l’anacarde, de l’ananas et du riz, témoigne-t-il.
Mêmes appréciations de la part du président de la Plate-forme des acteurs de la société civile au Bénin (Pascib), Ernest Comlan Pédro. Il souhaite que les défis relevés dans le cadre des deux projets fassent école dans d’autres pays de la sous-région?

Les deux projets en bref

Contrairement au Ppaao qui est un projet régional, le Pada est un projet national exécuté sous la coordination du Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad). Ces deux Projets accordent une attention soutenue à la production agricole et à la diffusion des innovations technologiques pour l’amélioration de la productivité et de la compétitivité des produits qui respectent les normes de qualité et de gestion durable des ressources naturelles.

Actualités 22 janv. 2018


Recrutement pour le secteur de la santé: 2152 candidats composent pour 369 postes

Le ministre du Travail et de la Fonction publique Mathys Adidjathou et son collègue Séidou Alassane de la Santé ont lancé, samedi dernier au lycée Coulibaly à Cotonou, les épreuves écrites du concours de recrutement de 369 agents contractuels de l’Etat au profit du ministère de la Santé. Au total, 2152 candidats sont attendus.

Après le rituel de lancement des épreuves dans la salle D1 du centre du lycée Coulibaly suivi des conseils aux candidats, la délégation ministérielle a donné quelques précisions sur le concours de recrutement d’agents
Selon Mathys Adidjatou, ministre du Travail et de la Fonction publique, le gouvernement poursuit sa politique de renforcement des capacités des ministères en ressources humaines. Pour le compte du ministère de la Santé, 369 agents contractuels, toutes catégories confondues, seront recrutés. Pour le dépôt des dossiers de candidature, elle a précisé que plus de 2500 personnes se sont manifestées. Mais après étude et examen, ce nombre s’est réduit à 2152 candidats retenus pour prendre part au concours. Cela est dû au rejet de certains dossiers ne respectant pas le critère de limite d’âge, le diplôme requis. Six centres sont ouverts pour accueillir les candidats, à savoir Cotonou, Abomey, Porto-Novo, Lokossa, Natitingou, Parakou.
Par rapport aux catégories d’agents à recruter, le ministre de la Santé, Séidou Alassane, a indiqué que ce recrutement concerne toutes les spécialités médicales et paramédicales. Il a précisé qu’il s’agit des médecins généralistes, des chirurgiens, des gynécologues, des pédiatres, des sages-femmes, des infirmiers, des agents de laboratoire. Il n’a pas manqué de souligner que ce recrutement permettra d’améliorer le fonctionnement des hôpitaux au Bénin.
Les résultats sont attendus dans trois semaines au plus tard, a annoncé Mathys Adidjatou n

Société 22 janv. 2018


Congrès ordinaire du parti Engagement pour la Nation Bénin: Bruno Kangni et les militants se positionnent en soutien pour Talon

Au nombre des soutiens politiques du régime de la Rupture, il faut compter désormais le parti Engagement pour la Nation Bénin (Enb) dont le congrès ordinaire a eu lieu, samedi 20 janvier dernier à Godomey. Bruno Kangni qui en est le président compte ainsi apporter un soutien politique au chef de l’Etat et l’aider à réussir son mandat.

Promu il y a peu à la tête du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb), Bruno Kangni n’a pas mis du temps à remettre sa troupe politique en ordre de bataille. Dans la perspective des combats politiques à venir, son souhait est de voir le camp Patrice Talon tenir tête aux autres entités politiques. Il compte y travailler en comptant prioritairement sur la jeunesse, fer de lance de sa formation politique. Le congrès ordinaire de ladite formation politique organisé samedi 20 janvier dernier à Godomey a été l’occasion pour rappeler aux militants du parti la ligne à suivre. Face à des militantes et militants, jeunes pour la plupart, dont l’engagement pouvait se mesurer aux nombreux slogans et cris de ralliement, des responsables du parti ont défilé pour divers messages. La teneur est restée tout de même identique. Ils ont expliqué ce qui fait l’originalité de leur regroupement politique qui, quoique jeune, peut se vanter d’une certaine expérience politique du fait des multiples combats antérieurs de ses responsables. Mais dans la perspective des combats à venir, ces responsables ont brandi la conscience et la formation politique de ses jeunes militants comme un atout majeur et un élément indéniable de réussite.
A son tour, le président du parti Engagement pour la Nation Bénin (Enb), Bruno Kangni, s’est adressé aux siens en langue locale, proverbe et citations au point. Puis il embraye sur ses amitiés et affinités politiques avec l’opérateur en détresse d’antan devenu président de la République, Patrice Talon. A l’en croire, c’est sur son insistance et ses nombreux conseils que l’homme s’est résolu à se mettre dans la toge du politicien. Cela n’a pas été facile, rappelle Bruno Kangni qui justifie ses atouts de visionnaire politique par la victoire de Patrice Talon à la dernière élection présidentielle. Passées ces prouesses, le temps est maintenant à la mobilisation de la troupe pour la réussite du mandat de l’homme. Et, à ceux qui pourraient se poser des questions sur la naissance de ce énième parti politique, Bruno Kangni répond par « le mouvement démocratique irréversible» en cours dans notre pays et pour lequel il compte « prendre sa part ». Il ne faut donc pas y voir un parti de plus, rectifie-t-il. L’avènement de ce parti se justifie encore plus, selon lui, par la nécessité « de redresser le pays par des réformes vitales». Sinon, indique-t-il, « nous courons vers la perte». Pour le président du parti Enb, « toute démocratie qui ne nourrit pas son peuple est une bombe à retardement».
Après dix ans de gouvernance sans boussole de ceux qui ont eu la charge de l’Etat avant Patrice Talon, Bruno Kangni voit un contexte social difficile avec une jeunesse sans avenir. Son parti, il le dédie alors aux jeunes et engage ceux-ci à agir, à travailler et surtout à aider le régime de la Rupture à tenir ses engagements. Ce faisant, le pays connaîtra un certain envol. Sûr de son business politique, il annonce d’ores et déjà que « Enb va gagner toutes les élections au Bénin ». Du soutien, le parti de Bruno Kangni en a reçu aussi à l’occasion de ce congrès. L’Union fait la Nation (Un), l’Alliance pour la démocratie et le développement (And), le parti du réveil et bien d’autres entités politiques étaient à ses côtés pour le soutenir et surtout l’encourager à tenir ferme pour engranger de grandes victoires électorales.

Politique 22 janv. 2018


Audience à la Cour suprême : Les agents licenciés de la Sbee chez Ousmane Batoko

Le président de la Cour suprême a reçu à son cabinet, ce jeudi 18 janvier, plusieurs personnalités et délégations dont le Collectif des agents contractuels licenciés de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Ce dernier est allé plaider pour l’examen de son recours en souffrance à la chambre administrative de la Cour suprême.

Près de 150 agents occasionnels et prestataires de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) qui disent avoir été « abusivement » licenciés en 2008 attendent que la Cour suprême se prononce sur le recours introduit au niveau de la chambre administrative de la Haute juridiction. Une délégation du collectif était, ce jeudi 18 janvier en audience chez le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, pour lui faire part de son impatience et de ses inquiétudes par rapport à la lenteur qu’accuse l’examen du dossier. Elle sollicite par la même occasion l’appui du président de la Cour suprême pour que soit accélérée cette procédure administrative.
Selon Simplice Dédjrossè, porte-parole de la délégation, c’est difficilement que ses collègues licenciés arrivent à joindre les deux bouts avec leurs familles. Leur situation de chômage leur crée beaucoup de difficultés, a-t-il signalé.
Ces agents confient que c’est un beau matin que, par lettre n°4084/08/SBEE/DG/DRHC/SAPR du 30 juillet 2008, il leur a été notifié la rupture de leur contrat d’insertion professionnelle à la Sbee. C’est ainsi qu’ils sont devenus depuis lors des chômeurs. La promesse des autorités de la société de leur faire appel en cas de besoin est restée jusque-là lettre morte. C’est seulement onze d’entre eux qui ont réintégrés et titularisés en novembre 2008. Mais la situation du reste n’a pas connu de suite jusqu’ici. Ils disent avoir rencontré le médiateur de la République pour faire fléchir les autorités de la Sbee mais sans suite.

Situation des Gsm

« Au début de l’année 2017, nous avons pu rencontrer certaines autorités de la Sbee mandatées par la direction générale et qui ont promis de nous donner une suite favorable d’ici fin juin 2017. Mais jusqu’à ce jour c’est le silence plat », se désole le porte-parole du collectif, Simplice Dédjrossè. Lui et ses camarades appellent la Cour suprême au secours pour corriger ce qu’ils appellent « une injustice »
A la suite de ses ex-agents de la Sbee, le président de la Cour suprême s’est entretenu aussi avec le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste du Bénin (Arcep-Bénin). Flavien Bachabi a abordé avec Ousmane Batoko les actions que mène son institution dans le cadre de l’assainissement du secteur des Gsm au Bénin. Selon lui, l’autorité reste accrochée au respect strict des textes qui existent dans le secteur. Il est hors de question que les opérateurs Gsm ne respectent pas les clauses des cahiers des charges et des conventions qu’ils ont signées avec l’Etat, insiste Flavien Bachabi. L’Arcep est là pour faire appliquer les lois sans complaisance et sans état d’âme. Ce sont ces mesures fortes qui expliquent aujourd’hui que le Bénin soit en train de passer de cinq à deux réseaux, renseigne le président de l’Arcep-Bénin. Selon lui, le président de la Cour suprême aurait beaucoup apprécié ces actions d’assainissement que l’Autorité mène depuis l’avènement du régime du Nouveau départ?

Société 19 janv. 2018


Conférence parlementaire à Cotonou: Améliorer la représentativité des femmes à l’hémicycle

Le renforcement de la participation des femmes à l’Assemblée nationale est au cœur d’une conférence parlementaire ouverte, ce jeudi 18 janvier à Cotonou. C’est une initiative conjointe de l’Assemblée nationale du Bénin et de l’Union interparlementaire (Uip).

Le Bénin veut améliorer la représentativité des femmes à l’hémicycle. La rencontre parlementaire sur le renforcement de leur participation à l’Assemblée nationale ouverte hier à Cotonou s’inscrit dans cette logique. Elle vise à mieux répondre aux défis rencontrés par les femmes béninoises dans le domaine de la participation à la vie politique et à identifier des solutions adaptées au contexte national pour renforcer leur participation à l’Assemblée nationale.
Pour la première dame du Bénin, Claudine Talon, « La rencontre recherchera des solutions efficaces pour corriger un phénomène hérité de l’organisation ancienne de la société humaine qui, au prétexte de la physiologie humaine du genre masculin, a écarté la femme de la gestion de la cité ». Si cette insuffisance ne relève pas du Bénin, il est temps de la corriger, souligne-t-elle.
La conférence est organisée en collaboration avec l’Union interparlementaire qui place l’égalité entre les hommes et les femmes au cœur de son mandat depuis plusieurs de décennies. La représentante du secrétaire général de l’union, Mariana Duarté Mutzenberg, souligne la nécessité de la forte présence féminine au sein de la Représentation nationale : « Un Parlement au sein duquel, les hommes et les femmes sont représentés est plus légitime et plus efficace. Il permet de mieux cerner la société dans sa diversité et répondre aux besoins et attentes de chacune et de chacun ».
Le tableau qu’elle présente de la représentativité des femmes à l’échelle internationale montre le retard du Bénin en la matière. « Un quart des parlements dans le monde aujourd’hui a au moins 30 % de femmes », relève-t-elle, en citant l’exemple du Rwanda qui a dépassé les 50% de femmes au Parlement. « Il importe d’adapter le contexte national béninois à la réalité internationale », insiste-t-elle.
La première dame du Bénin, Claudine Talon, semble soucieuse de voir ce vœu se concrétiser. « Grâce au nouveau Code électoral que votera l’Assemblée nationale avant les prochaines législatives, le Bénin sortira de la catégorie honteuse des pays à Parlement misogyne », espère-t-elle. Elle poursuit : « Etablir d’autorité la parité ou une meilleure représentation des femmes au sein du parlement sans attendre que celles-ci en fassent leur affaire elles-mêmes par la compétition serait d’un mérite historique pour les auteurs ».
Pour y arriver, elle lance cette exhortation à l’endroit des participants : « recommander à l’endroit des 83 députés à l’Assemblée nationale de voter avant septembre 2018, un nouveau Code électoral comportant une disposition positivement discriminatoire au profit d’une représentativité équitable de la femme au sein du parlement ».

Défis

Ces doléances sont visiblement bien saisies par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Tout en expliquant que le parlement béninois a franchi le cap de la misogynie, il fait observer que le renforcement de la représentativité des femmes au sein de l’hémicycle relève d’un combat de longue date. Sur ce point, il évoque la rencontre de Grand-Popo des 2 et 3 mars 2017 qui s’est penchée sur la question avec, à la clé, la proposition d’augmenter le nombre de femmes à 17 % au lieu de 8 % actuellement.
« Notre Assemblée nationale n’est pas hermétique à l’amélioration de la présence féminine en son sein. Elle sait que les 8% de représentation féminine nous situe très en deçà de la moyenne de la sous-région. Elle sait que le vent de l’évolution qui souffle sur tous les continents est en faveur de la promotion des femmes et que l’objectif, une planète 50/50 d’ici à 2030 n’est pas irréalisable à en juger par les performances de certains pays », développe-t-il.
Pourtant, un an après la rencontre de Grand-Popo, les lignes n’ont pas trop bougé. Il est question pour les différentes opinions présentes à la conférence de s’exprimer à nouveau en connaissance de cause. « Notre ambition est d’instaurer un véritable débat participatif sur la problématique de la promotion des femmes à l’Assemblée nationale », explique-t-il.
Les entraves causées par les lois, les pratiques discriminatoires qui réduisent les chances des femmes sont des disparités à corriger pour accroître leur chance à la vie politique et améliorer leur représentation au Parlement. La conférence aidera les participants à opérer des choix judicieux et pratiques, immédiatement applicables au profit des femmes. Le quota obligatoire est un dispositif à retenir pour amorcer ce changement?

Actualités 19 janv. 2018


« La réforme foncière au Bénin pour vous et moi »: Un ouvrage de Xavier Zola disponible dès demain

Contribution scientifique à la réflexion sur la problématique de gestion du foncier, « La réforme foncière au Bénin pour vous et moi » est la toute première signature du juriste de formation, Xavier Zola, devenu expert foncier, consultant formateur et facilitateur.

L’ouvrage de 80 pages du fonctionnaire à l’Agence nationale du Domaine et du Foncier (And), subdivisé en quatre chapitres, est produit à compte d’auteur, tant Xavier Zola a envie d’enrichir l’information du public et projeter la lumière sur les zones d’ombre qui caractérisent les conflits domaniaux et autres litiges liés au foncier.
Le livre sera mis en vente dès demain, samedi 20 janvier à Cotonou, à la faveur d’une cérémonie de lancement?

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Société 19 janv. 2018


Dédommagement sur le domaine de l’aéroport de Glo-Djigbé: Les propriétaires et acquéreurs de parcelles manifestent

Les populations occupant le domaine de l’aéroport de Glo-djigbé ont organisé, ce jeudi 18 janvier, une manifestation contre les prix fixés par le gouvernement quant au dédommagement suite à l’expropriation de leurs terres. La voie inter –Etats 2 a été bloquée pendant des heures.

La circulation sur la route inter-Etats n°2 allant de Cotonou à Bohicon, a connu des perturbations, ce jeudi 18 janvier à hauteur du village de Glo dans la commune d’Abomey-Calavi. Elle a été barricadée très tôt dans la matinée par des présumés propriétaires et acquéreurs de parcelles du site réservé pour la construction de l’aéroport international de Glo-Djigbé. Ces derniers protestent contre les montants fixés par le gouvernement pour leur dédommagement, des prix variant de 75 F Cfa à 2500 F Cfa le mètre carré.
Les forces de l’ordre dépêchées sur les lieux n’ont pu maîtriser la situation. Au cours des échauffourées entre la police et les populations, on dénombre de nombreux dégâts matériels : des véhicules de police ont été saccagés. Il y a eu également des arrestations et des blessés dans les rangs des manifestants et des policiers.
Pour assurer une meilleure gestion de ce dossier, le gouvernement a tenu plusieurs séances avec les propriétaires terriens du domaine pour les sensibiliser, les associer aux étapes de la procédure d’expropriation.
La dernière en date remonte à lundi dernier où les montants du dédommagement fixés par une commission mise en place à cet effet ont été communiqués. Des mesures importantes ont été prévues pour que les noyaux villageois puissent continuer leurs activités agricoles. Un domaine de 150 ha a été prévu pour être mis à leur disposition. Seulement à cette séance, des voix se sont élevées pour désapprouver ces montants. Le président de l’Association intercommunale des propriétaires et acquéreurs de parcelles du domaine de l’aéroport et d’autres avaient marqué sur place leur étonnement et leur déception, promettant de rendre compte à leurs mandants. Ils estiment que ces montants sont dérisoires et ne sont pas conformes aux prix pratiqués au niveau de la mairie. Ces prix sont le fruit des travaux d’une commission qui a travaillé des semaines durant, tenant compte de plusieurs critères.
Cette situation peut être considérée comme la conséquence des spéculations actuelles qui ont cours dans la vente des parcelles au Bénin. Tout ce passe comme s’il n’y a pas de règlementation.
Pour la réussite de ce projet qui n’a fait que trop durer, il urge que des dispositions soient prises pour éviter d’éventuels blocages dans le démarrage de cet important projet de développement qui a des avantages multiples pour le Bénin?

Actualités 19 janv. 2018


Mono: 97,56 % de crédits délégués consommés en 2017

 

La conférence administrative départementale du Mono a repris ses activités, pour le compte de cette année 2018. La réunion statutaire au titre du mois de janvier, s’est tenue, ce mercredi à la préfecture de Lokossa, sous la présidence du préfet Komlan Zinsou. Trois préoccupations majeures étaient à l’ordre du jour dont le point sur la consommation des crédits délégués chiffrée à 97,56 % en 2017.

Le délégué du contrôleur financer Arsène Honkpéhèdji et le régisseur des finances, Gabin Houndjè, du département du Mono ont, tour à tour, fait le point par rapport aux engagements et décaissements réels opérés dans le cadre de l’exercice 2017 en ce qui concerne les crédits délégués. 

Aux dires d’Arsène Honkpéhèdji, la compilation effectuée au niveau de la quarantaine de structures bénéficiaires des crédits délégués a permis d’obtenir un taux de 97,56 % de consommation. En revanche, il a relevé que certaines directions départementales ont distinctement fait meilleure performance en réalisant un taux de 100 %. Il s’agit, en l’occurrence, des directions en charge du Développement et des Infrastructures.
Le régisseur des finances a, quant à lui, fait savoir que tous les mandats et autres effets de décaissements, parvenus à ses services, ont été satisfaits, au cours de l’année passée pour soutenir que le taux de décaissement est de 100 %.
Mais en dépit de ces résultats qui paraissent élogieux, les deux responsables se sont dits insatisfaits. Car, ils estiment que le département aurait pu faire meilleure performance, par rapport aux engagements, en faisant allusion aux crédits qui ne sont pas consommés alors que les besoins d’investissements sont immenses. En cause, une certaine lenteur administrative qui, selon eux, a été notée dans les diligences attendues des services financiers de la plupart des structures. Laquelle lenteur a fait perdre, entre autres, une cagnotte de 21 millions francs Cfa, dédiée au secteur de la santé pour gérer des indigents.
D’autres dysfonctionnements ont été également relevés. Les membres de la conférence se sont engagés à prendre des dispositions nécessaires et à fouetter l’ardeur de leurs collaborateurs en charge des finances. L’objectif visé est d’atteindre une consommation entière des crédits, soit un taux de 100 % en 2018, a souligné le préfet Komlan Zinsou.
Les deux autres points débattus hier ont trait à la stratégie de reproduction chez les adolescents et les jeunes et aux insuffisances notées dans l’application des textes qui encadrent le processus de la décentralisation. Objet d’une communication, présentée par le secrétaire général de la préfecture Arnaud Agon, le dernier point est le résultat d’un travail qui se fait, par une approche participative, en prélude à la relecture desdits textes?

Actualités 18 janv. 2018


Audience à l’Assemblée nationale: Me Adrien Houngbédji reçoit la chargée de programme de l’Uip

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu en audience, ce mercredi 17 janvier, Mariana Duarte Mutzenberg, chargée de programme et chef de la délégation de l’Union interparlementaire en séjour au Bénin dans le cadre de la conférence parlementaire sur le renforcement de la participation des femmes au Parlement. 

La rencontre qui s’ouvre ce matin à Cotonou, est organisée par l’Assemblée nationale avec l’appui de l’Uip. Le chef de la délégation de l’Uip a jugé utile d’aller présenter ses civilités au président Adrien Houngbédji à quelques heures du démarrage de la conférence.
Au sortir de l’audience, Mariana Duarte Mutzenberg loue l’organisation de cette conférence interparlementaire qui cadre bien, selon elle, avec les objectifs de l’Uip. Car, il existe au sein de l’institution, un pilier axé sur le partenariat entre  les hommes et les femmes c'est-à-dire renforcer l’égalité entre les hommes et les femmes dans les Parlements et par  le biais du travail parlementaire. Elle dit avoir réitéré au président de l’Assemblée nationale tout le soutien de l’Uip pour son engagement depuis qu’il est élu au perchoir de la septième législature au profit du renforcement de la participation des femmes au Parlement. «  Nous sommes heureux de savoir qu’il y a cette démarche qui est faite ici puisque le Bénin, dans son histoire démocratique récent, n’a pu encore atteint 10 % de femmes au Parlement. La moyenne mondiale est actuellement de 23,5 %. Ce n’est pas l’idéal, mais on  voit que le Bénin n’est pas encore dans le rythme », relève la chargée de programme et chef de la délégation de l’Union interparlementaire en mission au Bénin. Mariana Duarte Mutzenberg salue cette envie du président de l’Assemblée nationale d’œuvrer à inverser la tendance actuelle. « La conférence de Cotonou est une conférence de dialogue avec des acteurs clé comme les parlementaires, la Société civile, ainsi que des expertises venant d’autres pays comme le Sénégal et la Belgique qui ont atteint un niveau important de participation des femmes à l’Assemblée nationale… », dévoile-t-elle?

 

Actualités 18 janv. 2018


Grève dans l’administration publique: L’appel au dialogue du médiateur de la République

Le médiateur de la République est préoccupé par les tensions sociales avec à la clé la grève des sept centrales et confédérations syndicales dans l’administration publique. A travers une déclaration faite à son cabinet à Porto-Novo, ce mercredi 17 janvier, Joseph Gnonlonfoun invite les uns et les autres à privilégier la recherche de l’intérêt supérieur de la nation, de l’unité nationale afin d’aboutir au plus tôt à la paix, gage du développement du Bénin.

Le médiateur de la République dit faire confiance au gouvernement, aux acteurs sociaux et syndicaux, aux responsables politiques pour prendre leurs responsabilités historiques et pour s’engager fermement dans une concertation qui calme les tensions dans le respect des uns et des autres. Joseph Gnonlonfoun regrette ce mécontentement qui fait suite au vote de la loi portant retrait du droit de grève aux magistrats, aux agents de santé et aux forces de sécurité publique. Lequel mécontentement a été observé dans le pays et a été marqué notamment par le sit-in organisé, vendredi 12 janvier dernier, sur l’esplanade de l’Assemblée nationale par sept centrales et confédérations syndicales. Celles-ci ont lancé des mouvements de grève bloquant ainsi le fonctionnement normal des services dans l’administration publique.
Pour Joseph Gnonlonfoun, cette crise interpelle à plus d’un titre son institution dont la mission principale est de contribuer à l’obtention et au maintien de la paix en toutes circonstances. Le médiateur de la République ne veut pas donc rester insensible à ces tensions sociales qui risquent de fragiliser l’économie nationale et de porter un coup d’arrêt au progrès du Bénin. Il se réjouit de ce que le Bénin dispose des ressources humaines nécessaires aussi bien politiques que sociales pour juguler cette crise. Joseph Gnonlonfoun invite les différentes parties à renouer le dialogue pour en finir avec ces perturbations dans l’administration béninoise. « Je sais pouvoir compter sur la clairvoyance de chacun et de chacune d’entre vous afin que le Bénin sorte gagnant encore une fois de cette crise », souhaite vivement le médiateur de la République?


Actualités 18 janv. 2018


1280 - 1576