La Nation Bénin...
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L’international béninois Stéphane Sessegnon a rejoint le championnat turc, après avoir été libéré par Montpellier. C’est pour un contrat d’un an et demi plus une année en option.
Le capitaine des Ecureuils du Bénin se prépare à connaître une nouvelle expérience avec le championnat turc. Alors que son contrat avec Montpellier est à six mois de son terme, Stéphane Sessegnon va poser ses valises à Gençlerbirligi.
L’ancien parisien pourrait bien s’engager avec ce club, alors que Osmanlispor et à Karabükspor s’intéresseraient également à lui. Un accord aurait été trouvé, apprend-t-on, entre le club, actuel 17e et avant dernier du championnat, et lui?
M. G.

La Cour suprême a sacrifié, ce mercredi 17 janvier, à la tradition d’échanges de vœux du Nouvel an. L’occasion a été saisie par le président Ousmane Batoko pour inviter l’ensemble du personnel à un réarmement moral pour donner à la haute juridiction, l’image d’une institution respectable et plus respectée.
Le personnel de la Cour suprême, qu’il soit magistrat ou non magistrat, n’est pas exempt de certaines mauvaises pratiques qui ont cours dans l’administration publique. Des pratiques qui sont loin d’honorer l’image de la plus haute juridiction de l’Etat en matière administrative, judiciaire et des comptes de l’Etat ainsi que la gestion du contentieux des élections locales, se désole le président de l’institution, Ousmane Batoko. Sans aller dans les détails, il a saisi, ce mercredi 17 janvier, l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux du Nouvel an, pour stigmatiser les comportements déviants qui ne font pas grandir l’institution. Ousmane Batoko a invité l’ensemble du personnel à un réarmement moral pour donner à la Cour suprême l'image d’une institution respectable et respectée.
Le président de la Cour suprême salue, toutefois, l’avancée significative que connaît la haute juridiction sous son impulsion depuis son premier quinquennat en mars 2011. Selon lui, l’institution est plus que jamais attractive qu’elle n’était par le passé. Ousmane Batoko félicite tous les animateurs de la Cour suprême, qu’ils soient magistrats ou non et qui ne cessent de l’accompagner pour l’atteinte de ses objectifs. Il décerne la palme d’or des félicitations aux magistrats de la haute juridiction admis à la retraite au cours de l’année 2017. Il s’agit en l’occurrence d'Amélie Assionvi Amoussou, précédemment président de la Chambre judiciaire de la Cour suprême ; de Nicolas Assogba, précédemment procureur général près ladite cour et leurs collègues Huguette Balley-Falana, Jean-Stanislas Sant’Anna et Feu Honoré Akpomè décédés en mai 2017. Ousmane Batoko salue la contribution de qualité et l’engagement de ces magistrats au service de la Cour suprême. Ils ont contribué de façon substantielle au succès remarquable enregistré par la haute juridiction aujourd’hui, apprécie le président de la Cour suprême. Il les a gratifiés de présents en guise d’hommage avant de leur souhaiter une bonne retraite. Le président Ousmane Batoko a invité le reste du personnel à marcher dans les pas de ces aînés. Il le convie à plus d’engagement à ses côtés dans l’accomplissement de ses missions pour le rayonnement et la visibilité de la Cour suprême en tant qu’institution socle de la démocratie et de l’Etat de droit.
Ousmane Batoko rassure de sa détermination à poursuivre ses efforts dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de travail de tous les agents de la Cour suprême.
Mais d’entrée de jeu, l’honneur a échu au président de la chambre administrative de la Cour suprême, Victor Adossou, de présenter, au nom de l’ensemble des animateurs de l’institution, les bons vœux du Nouvel an du personnel au président Ousmane Batoko. Il en a profité pour jeter un regard rétrospectif sur les activités réalisées aux plans interne et externe par l’institution l’année dernière. Victor Adossou a salué les bonds qualitatifs et quantitatif fait par les services clés de la Cour suprême notamment les trois chambres judiciaire, administrative et des comptes de l’Etat, le Parquet général et le greffe central près ladite cour. Et cela, en termes de dossiers traités et rendus. Le porte-parole de circonstance les personnels magistrat et non magistrat a surtout insisté sur le volumineux dossiers du contentieux des élections communales, municipales et locales. Il a annoncé qu’il ne reste plus grand-chose. Le stock résiduel du contentieux électoral sera apuré définitivement d’ici la fin de ce mois de janvier, a-t-il assuré?

Le vodoun est une source de bonté. Au-delà des considérations sociales, il rime avec la paix et la promotion des droits des enfants. C’est ce que défend Olga Vigouroux, alias Atcho, artiste et prêtresse de la divinité Thron Kpéto Déka Alafia dans cette interview.
La Nation : L’on entend souvent dire que le vodoun incarne la paix. La femme aussi. Quel lien peut-on établir entre les deux ?
Une vodounsi (adepte du culte vodoun) est une femme précieuse. Il n’est pas donné à toutes les femmes de pratiquer le vodoun. Celles qui supportent bien sont celles qui ont déjà rencontré plusieurs difficultés dans leur vie. Ce n’est pas aussi facile pour une femme de s’imposer dans ce milieu. Elles doivent faire preuve d’humilité, de respect de soi et de l’autre. Dans certains couvents, les femmes détiennent un pouvoir énorme, mais elles s’affichent rarement.
Le vodoun lutte contre la sorcellerie, le mauvais sort et l’envoûtement. Il n’est pas synonyme du diable, comme certains le font croire. On ne doit pas le craindre, mais peut-être celui qui le pratique. Celui-là peut, en dépit de la divinité qu’il vénère, chercher à faire du mal à son prochain. Mais il lui est impossible de réussir son coup tant qu’il est en contact avec le vodoun.
Quel est l’accompagnement des voudounsi dans l’épanouissement des adeptes filles ?
Le culte vodoun, religion de paix et d’harmonie, et les droits relatifs à la protection de l’enfant, peuvent être complémentaires. C’est dans cette ambition que nous collaborons avec les acteurs en charge de la protection de l’enfant, au premier rang l’Unicef et le ministère en charge des Affaires sociales, de même que des dignitaires du culte vodoun ces dernières années, sur la nécessité de promouvoir les droits des enfants dans les couvents.
Dans ce cadre, la durée d’initiation qui s’étendait sur seize jours à trois ans pour les enfants adeptes est réduite juste à la période des vacances varie de seize jours à trois mois. En plus du droit à la scolarisation des filles, nous mettons également l’accent sur l’accès des enfants aux soins de santé et à la protection.
J’ai fait récemment un clip en featuring avec Zeynab, Sagbohan Danialou, Angélique Kidjo, Sèssimè, Ignace Don Mètok, Norberka… sur la lutte contre le mariage des enfants. C’est une initiative de l’Unicef qui s’inscrit dans le cadre de la campagne tolérance zéro contre le mariage des enfants. Je répercute dans les couvents tout ce que je note de bien dans ma vie professionnelle. Je cumule la pratique artistique (théâtre, danse, musique) et la pratique cultuelle (religions endogènes) pour le bonheur des enfants adeptes. Je soutiens et encadre plusieurs enfants à suivre mes traces. Je travaille actuellement sur un projet qui permettra d’apprendre certaines valeurs traditionnelles aux écoliers dès le bas âge.
Est-ce dire que si tous les Béninois revenaient aux valeurs endogènes, le pays se porterait mieux ?
(Sourire !) Les être humains demeurent ce qu’ils sont. Ils sont méchants et pervers. Il serait difficile de les changer. L’histoire de Caïn et d’Abel dans la Bible nous rappelle que la méchanceté ne date pas d’aujourd’hui. Il en est de même de l’inceste où un père de famille fait l’amour avec sa propre fille. Quoi qu’on fasse, les méchants ne pourront pas changer, mais grâce à la prière, beaucoup de choses peuvent être corrigées. Chaque individu est libre de pratiquer sa religion. Le Bénin reste un pays de tolérance.
Pourtant, lorsqu’on invoque le vodoun, on a l’impression qu’il s’agit d’un mystère...
Le vodoun, c’est notre religion. Nous sommes nés avec les religions endogènes. Nous les avons hérités de nos ancêtres et grands-parents. Le vodoun est un mystère. Avant l’arrivée des Blancs, l’Afrique avait ses cultures, ses manières de s’habiller, ses plats culinaires. Le continent avait pratiquement tout. En 1648, lorsque le roi belge envoyait les missionnaires en Afrique, il leur avait interdit d’enseigner Dieu, car les Africains le connaissent déjà. Mais il leur intima l’ordre de tout faire pour les détourner de leur religion afin de ramener leurs richesses. Si les Africains connaissaient cette réalité, ils ne vont pas courir vers d’autres religions. J’ai été en France plusieurs fois, mais je n’ai jamais vu dix personnes à l’église.
Avec la prolifération des églises aujourd’hui, tout porte à croire que le roi belge a eu raison des Africains ?
Les Africains, en l’occurrence les Béninois, sont hypocrites. Beaucoup parmi ceux qui fréquentent les églises sont encore dans les couvents des divinités vodoun. Ils visitent leur père (vodoun : ndlr) la nuit, excepté peut-être quelques rares fidèles religieux. Même certains prêtres, des pasteurs le visitent. Je ne peux pas vous décrire tout ce que je vois la nuit dans mon temple. Que nous soyons chrétiens, musulmans ou athées, nous avons tous d’une manière ou d’une autre communié avec le vodoun. Quand les gens font de la fausse propagande ou de la mauvaise publicité pour une quelconque religion, sachez que c’est souvent pour des questions d’intérêts. Si ce n’était pas le cas, quelle que soit l’obédience d’un fidèle, il doit pouvoir s’y plaire, au lieu de chercher mieux ailleurs.
Les dignitaires des religions endogènes revendiquent souvent le vodoun comme une source de bonheur alors que dans le même temps, les personnes non averties semblent plutôt s’en méfier ?
Sans le vodoun, l’on ne saurait parler de paix. La première valeur qu’incarne le vodoun, c’est la paix. Ensuite, il enseigne l’amour, la solidarité et l’harmonie. Les pays dans lesquels les gens ne reconnaissent pas l’importance du vodoun sont souvent déchirés par la haine et les violences. Le vodoun est une valeur précieuse.
Les religions révélées mettent également l’accent sur ces valeurs. Est-ce à dire que toutes les religions prônent les mêmes valeurs ?
Le vodoun existait avant toutes les autres religions importées. Nos ancêtres avaient toujours travaillé avec les ‘’vodounons’’ (prêtres vodoun). L’espace abritant la Basilique de l’Immaculée conception de Ouidah a été donnée par les ‘’vodounons’’. En ces temps, il n’y avait pas de critiques. Si c’était le cas, le temple des pythons ne serait pas érigé juste en face de la Basilique. Les Blancs qui l’ont construit et les vodounons jouaient au ‘’domino’’ ensemble. Aujourd’hui, c’est à cause des intérêts pécuniaires que les gens sont divisés.
Il me plaît de rappeler que la terre appartient au vodoun depuis les temps immémoriaux. Toute construction de bâtiment repose sur la terre et il est impossible de le faire sans invoquer le dieu ‘’Sakpata’’ (dieu de la terre). Nous nous nourrissons grâce à la terre.

Le Conseil des ministres s'est réuni, mercredi le 17 janvier 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.
Au cours de la séance, plusieurs dossiers ont été examinés.
I. Communications
Sous cette rubrique, les dossiers suivants ont été approuvés :
I-I. Recrutement d'un consultant pour la mise en œuvre des réformes pénitentiaires.
Le système pénitentiaire béninois connaît des insuffisances qui l'éloignent des standards et normes internationales, particulièrement en matière de détention. Ces insuffisances se rapportent à l'effectif pléthorique de la population carcérale, et aux mauvaises conditions de vie dans les maisons d'arrêt. En vue d'humaniser davantage la vie en milieu carcéral, cet état des lieux appelle, en urgence, de sérieuses réformes dont les travaux préalables seront menés sous la supervision d'un consultant indépendant. Il s'agira de :
- élaborer les documents d'appels d'offres et assister notre pays dans la recherche et la désignation de partenaires intervenant dans le secteur ;
- réaliser une étude sur la construction et l'exploitation de nouvelles prisons ;
- définir les procédures appropriées pour le financement, la construction de maisons d’arrêt et de prisons civiles.
Il s'agira, en outre, de réaliser un audit de quatre (4) centres de détention ou centres pénitentiaires, aux fins de leur gestion efficiente.
Le Conseil a approuvé cette communication et instruit le ministre de la Justice et de la Législation, et le ministre de l'Economie et des Finances, de conduire diligemment le processus de recrutement du consultant.
1-2. Comptes rendus.
Le ministre du Travail et de la Fonction publique a rendu compte, au Conseil, de la situation sociale qui prévaut dans certains ministères suite aux amendements portés par l'Assemblée nationale, à la loi portant statut général de la Fonction publique, et à celle portant statuts particuliers des magistrats. En effet, par ces amendements, le droit de grève est retiré à certaines corporations notamment les personnels de la santé et de la justice. Le Conseil a pris acte de ce compte rendu et donné des instructions audit ministre ainsi qu'à tous les membres du gouvernement, en vue d'un suivi quotidien de la situation.
Le ministre des Infrastructures et des Transports a soumis au Conseil, le compte rendu des travaux de la commission interministérielle d'évaluation des indemnités de propriété dues aux victimes d’alignement du projet d'aménagement et de bitumage des routes Missessinto-Zinvié-Sèdjèdénou-Zè (32 km) et RNIEI (Cococodji)-Hèvié-Ouèdo-Calavi Kpota (21,2 km).
En approuvant ce compte rendu, le Conseil a instruit les ministres concernés à l'effet d'assurer le paiement de la somme d'un milliard trois cent cinquante-deux millions cinquante mille neuf cent soixante-huit (1 352 050 968) francs CFA au titre de l'indemnisation des 1375 personnes sinistrées, et de faire libérer l'emprise desdites routes avant la fin du mois de janvier 2018.
Le Conseil a autorisé l'organisation, au Bénin, du dixième Congrès de la Société bénino-togolaise de Chirurgie digestive, du 17 au 19 janvier 2018?
Fait à Cotonou, le 17 janvier 2018.
Le Secrétaire Général du Gouvernement
Édouard OUIN-OURO

Le gouvernement projette dans les jours à venir, le recrutement d’un consultant pour l’appuyer dans la mise en œuvre des réformes pénitentiaires promises par le chef de l’Etat, eu égard au piteux état des maisons d'arrêt. Le Conseil des ministres de ce mercredi 17 janvier s’est penché sur cette préoccupation, a indiqué le garde des Sceaux au cours d’un point de presse à la Présidence de la République.
« Le système pénitentiaire béninois a des insuffisances qui l’éloignent des standards et normes internationales particulièrement en matière de détention. Ces insuffisances se rapportent à l’effectif pléthorique de la population carcérale et aux mauvaises conditions de vie dans les maisons d’arrêt ». Rapportant aux hommes des médias l’essentiel à retenir du Conseil des ministres du mercredi 17 janvier, le ministre de la Justice et de la Législation, Joseph Djogbénou, a expliqué que le souhait du gouvernement d’humaniser la vie en milieu carcéral passera aussi par le recrutement d’un consultant pour la mise en œuvre des réformes prévues dans ce cadre.
Le consultant recruté aura à superviser les travaux susceptibles de mener à bien ces réformes devenues nécessaires. « Son travail s’articulera autour des points suivants : élaboration des documents d’appels d’offres et assistance au Bénin dans la recherche et la désignation de partenaires intervenant dans le secteur ; définition des procédures appropriées pour le financement, la construction de maisons d’arrêt et de prisons civiles », précise Joseph Djogbénou. Il est aussi attendu de ce consultant la réalisation de l’audit de quatre centres de détention ou centres pénitentiaires, en vue de leur gestion efficiente et la réalisation d’une étude sur la construction et l’exploitation de nouvelles prisons.
Par ces réformes, le Bénin devrait tourner la page des nombreux reproches qui lui sont faits relativement aux droits humains dans ces centres de détention. On peut aussi y lire la concrétisation d’un pan des multiples réformes contenues dans le programme d’action du gouvernement dont l’ambition est de révéler le Bénin aux Béninois et au reste du monde.
Le gouvernement envisage aussi, selon le ministre Joseph Djogbénou, la création de l’agence pénitentiaire du Bénin qui désormais va gérer les centres de détention pour élever la qualité de vie en milieu carcéral. Il entend aussi associer les partenaires privés à l’entretien de ces maisons d’arrêt et aussi à la construction de nouvelles maisons d’arrêt. Le consultant aura pour mission à ce niveau d’assister le gouvernement dans le processus de sélection et de recrutement de ces partenaires privés et pour le suivi de leurs rendements relativement à leur cahier de charge?

Le médiateur de la République est préoccupé par les tensions sociales avec à la clé la grève des sept centrales et confédérations syndicales dans l’administration publique. A travers une déclaration faite à son cabinet à Porto-Novo, ce mercredi 17 janvier, Joseph Gnonlonfoun invite les uns et les autres à privilégier la recherche de l’intérêt supérieur de la nation, de l’unité nationale pour le bonheur du peuple, afin d’aboutir au plus tôt à la paix, gage précieux et fondamental du développement du Bénin. Le médiateur de la République dit faire confiance au gouvernement, aux acteurs sociaux et syndicaux, aux responsables politiques pour prendre leurs responsabilités historiques et pour s’engager fermement dans une concertation qui calme les tensions dans le respect des uns et des autres. Lire l’intégralité de son message.
Message du Médiateur de la République du Bénin pour la paix à l’occasion du déclenchement des mouvements de grève par sept (07) centrales syndicales
Suite au vote de la loi portant retrait du droit de grève aux magistrats, aux agents de santé et aux forces de sécurité publique, un mécontentement a été observé dans le pays marqué notamment par le sit-in organisé, le vendredi 12 janvier 2018, sur l’esplanade de l’Assemblée Nationale par sept (07) centrales syndicales.
Lesdites centrales syndicales ont lancé des mouvements de grève bloquant ainsi le fonctionnement normal des services dans l’Administration publique.
Face à cet état de choses, le Médiateur de la République, dont la mission principale est de contribuer à l’obtention et au maintien de la paix en toutes circonstances, ne saurait rester insensible à cette crise.
Notre nation dispose de ressources humaines aussi bien politiques que sociales pour la conjurer.
Le Médiateur de la République fait confiance au Gouvernement, aux acteurs sociaux et syndicaux, aux responsables politiques pour prendre leurs responsabilités historiques et pour s’engager fermement dans une concertation qui permette le respect des uns et des autres.
Le Médiateur de la République ainsi guidé par la recherche de l’unité, la nécessité du dialogue pour calmer les tensions, invite les uns et les autres à privilégier en ces moments difficiles, la recherche de l’intérêt supérieur de la nation, de l’unité nationale pour le bonheur de notre peuple, afin d’aboutir au plus tôt à la paix, gage précieux et fondamental du développement du Bénin.
Je sais pouvoir compter sur la clairvoyance de chacun et de chacune d’entre vous afin que le Bénin sorte gagnant encore une fois de cette crise qui, risque de fragiliser notre économie et de porter un coup d’arrêt à notre volonté commune de progresser ensemble.
Vive l’unité nationale dans la paix et la concorde !
Vive le Bénin !
Je vous remercie.
Le Médiateur de la République
Joseph H. GNONLONFOUN
Actualités 17 janv. 2018

L’actualisation du programme de recherche du Centre national de spécialisation (Cns) sur le maïs est au cœur d’un atelier régional dont les travaux ont été lancés, ce mardi 16 janvier à Lokossa, dans le Mono, par Françoise Komlan Assogba, représentant le ministre en charge de l’Agriculture. Ces travaux devront permettre au Cns-Maïs de se muer en un Centre régional d’excellence.
Elaboré en 2011, le programme de recherche du Centre national de spécialisation (Cns) sur le maïs a fait ses preuves en mettant en place, entre autres, une base d’informations et de technologies. Au nombre de seize, les technologies générées vont de la production de trois variétés de maïs, résistantes et tolérantes à la sécheresse, jusqu’à la transformation avec des équipements d’amélioration de la qualité du produit fini. Le directeur général du centre, Adolphe Adjanohoun, a fait cas de plusieurs autres acquis et consignés dans des thèses et mémoires réalisés par des universitaires. C’était à travers une communication portant sur la présentation du Cns-maïs et son bilan scientifique et technique de la période 2012-2016.
Mais, en dépit de ce bilan salué par les participants, Françoise Komlan Assogba, secrétaire générale du ministère en charge de l’Agriculture, fait remarquer que le programme de recherche est loin d’être mis en œuvre dans son entièreté. Elle relève, notamment, qu’au cours de la phase écoulée, ledit programme a été exécuté au Bénin seulement. Une situation qui, à l’en croire, ne répond pas aux ambitions ayant motivé la création du centre. La secrétaire générale du ministère rappelle, à cet effet, que le Cns-maïs est créé pour fournir des informations et des innovations à l’échelle de toute la sous-région ouest-africaine.
L’ambition, souligne-t-elle, est de parvenir à en faire un Centre régional d’excellence à la suite du présent atelier dont la mission est clairement définie. Il s’agit pour les délégations des huit pays conviés d’actualiser le programme de recherche en prenant en compte, non seulement les nouvelles contraintes de la filière dans la sous-région, mais également le nouveau contexte des objectifs de développement durable et d’autres engagements pris par le Bénin.
En prélude à ces travaux, un comité scientifique a été chargé, entre autres, d’évaluer le programme de recherche dont le rapport sera soumis à la validation des participants. Lesquels participants vont tenir compte des atouts et faiblesses pour l’actualisation du programme, sur la période 2018-2021, et définir des modalités d’élaboration et de mise en œuvre des projets de recherche et d’études y afférents.
Le Cns-maïs est placé sous la tutelle de l’Institut national des Recherches agricoles du Bénin (Inrab) dont le directeur général adjoint, Nestor Adjovi Ahoyo, assure la direction scientifique pour le centre. Aux dires de ce dernier, la première évaluation faite au sujet de la performance du Cns-maïs témoigne quand même que le centre est sur la bonne voie. Il a pris l’engagement que des efforts vont se poursuivre afin que la prochaine évaluation annoncée pour bientôt puisse valider la phase additionnelle qui projette le centre dans la dimension régionale. L’enjeu de parvenir à faire du Centre national de spécialisation sur le maïs un centre régional répond à la politique agricole commune à neuf pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Et c’est en tenant compte de la quantité des travaux de recherche portant sur le maïs et l’importance de sa production ainsi que sa consommation que le Bénin a été choisi pour être leader de cette spéculation. Les travaux de l’atelier prennent fin demain jeudi 18 janvier?

La motion de grève d’avertissement de soixante-douze heures décidée par les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales est effective depuis ce mardi 16 janvier et ce, jusqu’au jeudi 18 janvier dans nombre de structures de l’Administration publique. Les travailleurs en mouvement s’opposent, entre autres, au retrait du droit de grève à certains agents de l’Etat.
Au-delà de la suppression du droit de grève aux agents de la santé, de la justice dont ils réclament le rétablissement, les travailleurs en mouvement exigent le respect et la protection des libertés syndicales d’expression et d’association qui, selon eux, sont mises à mal par « la persistance dans la multiplication d’actes attentatoires ».
La motion de grève de soixante-douze heures, en date du 11 janvier dernier et signée de six centrales et confédérations syndicales, mentionne aussi la relecture de la loi n°2015-18 portant statut général de la Fonction publique et l’application intégrale des statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire par la prise des arrêtés d’application.
La revalorisation du point indiciaire et le règlement des problèmes catégoriels de tous les agents de l’Etat et des secteurs privé et parapublic et l’augmentation du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) ainsi que la hiérarchisation des salaires minima, figurent également parmi les points de la plateforme revendicative qui sous-tend la décision de cessation collective de travail mise à exécution depuis ce mardi et qui prend fin demain jeudi à minuit. Aussi, les syndicats demandent-ils « le respect par le gouvernement des engagements contenus dans la Charte nationale du dialogue social, l’arrêt de toutes les formes de cession de la gestion des structures et entreprises d’Etat au privé sans implication et consultation des travailleurs, l’abrogation de toutes les lois antisociales sur l’embauche, le placement de la main-d’œuvre, le recrutement de collaborateurs extérieurs ».
Par ailleurs, les syndicats condamnent les mesures de répression contre des responsables syndicaux dans l’exercice de leur fonction et s’indignent contre ce qu’ils appellent « la pression fiscale et la faiblesse du pouvoir d’achat des travailleurs »?

De gros soucis pour le député Issa Salifou qui vient de reconstituer vaille que vaille son groupe parlementaire « La voix du peuple ». A peine ce dernier est rené de ses cendres, que déjà il essuie des attaques. Celles-ci proviennent du deuxième secrétaire parlementaire Dakpè Sossou qui demande l’annulation de ce groupe parlementaire.
Le député a saisi le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, d’un recours, dénonçant un vice de procédure par rapport à la signature du député Mohamed Atao Hinnouho retrouvée sur la déclaration de reconstitution de ce groupe créé le vendredi 12 janvier dernier au Parlement. Dakpè Sossou voudrait savoir par quelle alchimie la signature de l’intéressé a été recouvrée alors qu’il est introuvable depuis qu’il a été accusé de vente illicite de faux médicaments et recherché par la police nationale. Mieux, Mohamed Atao Hinnouho ne participe plus aux activités parlementaires depuis le déclenchement de cette affaire de trafic de faux médicaments, alors que l’Assemblée nationale est en pleine session. Autant de points d’ombre qui nécessitent d’être clarifiés et devraient appeler à la prudence avant la validation de ce groupe parlementaire.
Selon la correspondance de Dakpè Sossou, même la déclaration de reconstitution de ce groupe lue à la tribune de l’hémicycle par l’honorable Nourénou Atchadé reconnaît, dans l’un de ses paragraphes, Mohamed Atao Hinnouho comme un « exilé politique ». Il dit ne pas croire que la déclaration soit signée par l’intéressé lui-même alors qu’il est en « exil ». Dakpè Sossou demande la dissolution pure et simple de ce groupe parlementaire parce qu’il se réduit à huit membres si la signature de Mohamed Atao Hinnouho est annulée. Ce qui n’atteint donc pas les neuf députés exigés par le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour que soit valide un groupe parlementaire.
Le recours est actuellement sur la table du président de l’Assemblée nationale. Il sera certainement lu et affecté pour étude à la prochaine séance plénière de l’Assemblée nationale. On croise alors les doigts en attendant de connaître l’issue de ce dossier qui ne manquera pas de troubler le sommeil des députés membres de ce groupe, surtout à son président Issa Salifou alias Saley.
Il faut préciser que ce groupe parlementaire avait été cassé le jeudi 2 novembre 2017, après la démission du député Ahmed Affo Obo Tidjani qui a rejoint désormais le Bloc de la majorité parlementaire (Bmp). Après quelques semaines de battements, « La voix du peuple » renaît de ses cendres avec l’adhésion de l’honorable Guy Mitokpè. Ce groupe parlementaire devrait retrouver vie depuis le vendredi 12 janvier dernier. Il est composé de neuf députés à savoir : Jean-Marie Allagbé, René Bagoudou, Amadou Issifou, Justin Adjovi, Simplice Codjo Dossou, sans oublier Issa Salifou, Guy Mitokpè, Nourénou Atchadé et Mohamed Atao Hinnouho dont la signature est actuellement attaquée?
Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau

Le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia, et le maire d’Abomey-Calavi, Georges Bada, ont tenu une séance d’échanges avec les présumés propriétaires du site de l’aéroport de Glo-Djigbé. Objectif, les informer des modalités de dédommagement du périmètre aéroportuaire et les sensibiliser à accompagner l’initiative.
Les travaux de construction de l’aéroport international de Glo-Djigbé sont imminents. C’est dans ce cadre que s’inscrit la rencontre qu’ont eue, hier, le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty et les élus locaux du domaine concerné. Elle est axée sur les dispositions relatives au démarrage des travaux d’expropriation et de dédommagement des personnes affectées par la construction de l’aéroport. Le ministre y est allé comme un messager de la bonne nouvelle.
« Par rapport aux questions de déguerpissement du site, toutes les dispositions nécessaires sont prises afin que les personnes concernées soient convenablement dédommagées. L’expropriation n’aura aucune conséquence négative sur les personnes affectées », assure-t-il. Il souligne également les démarches déjà entreprises par le gouvernement pour dédommager les présumés propriétaires terriens. « Les structures compétentes ont reçu des instructions du gouvernement afin que toutes les préoccupations soient recensées. Il en est de même des ressources financières, techniques et humaines qui sont déjà mobilisés», poursuit-il. Ces assurances du ministre des Infrastructures et des Transports ont visiblement convaincu certains élus locaux qui saluent le pragmatisme du gouvernement. Conscients du fait que le retard des travaux de construction de l’aéroport a longtemps arriéré la localité, ils ont promis de jouer leur partition en vue de rendre effectif leur démarrage.
Au total, le gouvernement a consacré environ 10 milliards F Cfa au profit du dédommagement des présumés propriétaires, explique le directeur de l’Autorité du développement du périmètre de Glo-Djigbé (Adpg), Armand Agbo.
Avantages du projet
La rencontre a également permis aux autorités à divers niveaux d’évoquer les enjeux du projet. Selon le maire d’Abomey-Calavi, Georges Bada, la construction de cette infrastructure aura un avantage certain sur la ville et le pays. «La construction de cet aéroport va révéler notre commune et notre pays à l’Afrique et au monde». Une fois les travaux achevés, il donnera de la visibilité non seulement à la zone qui va l’abriter, mais contribuera aussi au rayonnement du Bénin à l’échelle africaine.
Mieux, ajoute le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia, l’aéroport de Glo-Djigbé générera des emplois et apportera un changement qualitatif macroéconomique au plan socioculturel, politique...
Mais pour que ce joyau jaillisse de terre, il faudra l’engagement et l’accompagnement de tous. C’est en cela que le maire d’Abomey-Calavi exhorte les populations à consentir des sacrifices. « Il est impossible d’avoir de bonnes choses sans sacrifice», lance-t-il.
Le projet de construction de l’aéroport de Glo-Djigbé date d’environ quarante ans. Sa construction est longtemps restée un vœu pieux sous les différents régimes successifs. Aujourd’hui, il représente un challenge pour le Nouveau départ. C’est ce qui justifie la fierté du préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia, qui salue l’intelligence et le pragmatisme du président de la République Patrice Talon qui l’a pris à bras-le-corps. « Avec le chef de l’Etat, la construction de cet aéroport sera une réalité. D’ici quelques années, nous allons nous réjouir de sa réalisation concrète », assure-t-il, insistant sur l’engagement citoyen et la solidarité nationale pour son achèvement.
Quid de la valeur des terres ?
Le dédommagement des présumés propriétaires terriens dans le cadre de la construction de l’aéroport de Glo-Djigbé sera bientôt une réalité. Au cours de la rencontre d’hier, le prix du mètre carré par zone a été annoncé. Les montants des indemnités de dédommagement des périmètres des personnes affectées passent de 2500 F Cfa à 75 F Cfa, répartis sur des zones retenues suite à une étude commise par le cabinet Eco Plan, explique le gestionnaire du domaine de l’Etat, représentant du directeur général de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf), Karimou Lafia Yarou. Ces montants concernent un domaine de 3028 hectares identifié pour abriter l’infrastructure.
Après cette phase, suivra celle de la prise en compte des réclamations des présumés propriétaires sur lesquelles la commission en charge des travaux d’expropriation se penchera. Les cas qui ne trouveront pas satisfaction auprès de ladite commission seront portés au niveau de la justice en vue des procédures judiciaires, développe-t-il. Selon lui, aucun présumé propriétaire terrien ne sera lésé dans le processus de dédommagement. Même assurance en ce qui concerne les plantations des noyaux villageois et des personnes vulnérables. Un domaine de 150 hectares est prévu à leur profit afin de leur permettre de poursuivre les activités agricoles.
Toutefois, les élus locaux semblent être un peu déçus des montants de dédommagement annoncés. « Ça étonne lorsqu’on évoque ces prix dans le périmètre de Glo-Djigbé. Ces nouveaux prix n’ont rien à voir avec ceux que nous avions communiqués au gouvernement. Nous allons rendre compte à nos administrés qui vont les apprécier», explique Abel Koucoï, président de l’Association intercommunale des propriétaires et acquéreurs de parcelles dans le domaine de l’aéroport de Glo-Djigbé (Assiprotap).