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Nouvelles

Lutte contre les mutilations génitales féminines: Un plan d’action intermédiaire en cours d’élaboration
Un atelier sur l’élaboration d’un plan d’action intermédiaire pour lutter contre les mutilations génitales féminines se tient depuis hier lundi 26 octobre à Parakou. Organisé par le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, avec le soutien financier de Cuso International, il prend fin, vendredi 30 octobre prochain. Il réunit les acteurs en charge de la question dans les départements du Borgou et de l’Alibori. Doter le Bénin d’un outil pertinent et de référence définissant les axes opérationnels de la politique gouvernementale en matière de lutte contre les mutilations génitales féminines. C’est l’objectif de l’atelier qui se tient, depuis hier lundi 26 octobre à Parakou. Conviés à cette rencontre jusqu’au vendredi 30 octobre prochain, les acteurs en charge de la question dans le Borgou et l’Alibori sont appelés à élaborer un plan d’action intermédiaire pour combattre ce fléau qui continue de faire des victimes dans le rang des filles. La directrice générale des Affaires sociales, Mêmounatou Baboni Sinimbou, a fait observer que les mutilations génitales féminines encore appelées excisions puisent leurs origines dans les réalités socioculturelles de chaque localité. Elles sont, selon elle, le reflet d’une inégalité enracinée entre les sexes et constituent une forme de discrimination à l’égard des femmes et des filles. Pour éradiquer ce fléau, poursuit-elle, plusieurs actions ont été menées par le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Elle a, au nom du gouvernement, remercié Cuso International pour sa contribution. Face aux poches de résistance constatées dans certaines contrées, elle a appelé à une prise de conscience accrue et à l’avènement du plan d’action intermédiaire dans le cadre de la lutte pour mieux anéantir le fléau. « Je reste convaincu que des actions pertinentes seront proposées afin de traquer le phénomène des mutilations génitales féminines qui ne cesse de muter chaque jour, toutes choses qui complexifient la lutte », a déclaré le représentant pays de Cuso International, Kimba Salifou. L’occasion lui a permis de rappeler les différentes actions menées par son organisation depuis 2019, en faveur de la lutte contre les violences basées sur le genre en général et les mutilations génitales féminines en particulier, dans le Borgou et l’Alibori. Avant eux, c’est la représentante du directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance du Borgou, Rosaline Ekoué, qui a d’abord insisté sur l’importance de la lutte engagée contre le mal. Elle a invité les participants à l’atelier à faire des propositions concrètes. En effet, les mutilations génitales constituent un ensemble d’interventions qui aboutissent à l’ablation partielle ou totale des organes génitaux de la fille et de la femme. C’est un fléau qui, non seulement, date de très longtemps, mais également porte atteinte à la dignité féminine. D’où, pour lutter efficacement contre ce mal qui a la peau dure, il faut une synergie d’actions. Le présent atelier s’inscrit bien dans cette démarche. Il est initié par le ministère en charge des Affaires sociales appuyé par Cuso International, une Organisation non gouvernementale de droit canadien qui œuvre pour la réduction de la pauvreté et des inégalités à travers la contribution des coopérants-volontaires, des partenaires et des généreux donateurs. Société 27 oct. 2020


Arrêté sur la taxe de plus-value immobilière: Les éclaississements du Dg Victorien Kougblénou
Après la publication de l’arrêté sur la taxe de plus-value immobilière, plusieurs personnes ont affirmé que l’Etat a fixé le prix des parcelles. Mais d’après le directeur général de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf), il s’agit plutôt d’un arrêté à l’usage des inspecteurs des impôts pour le calcul de cette plus-value. Victorien Kougblénou a apporté ces éclaircissements, jeudi 22 octobre dernier, suite à une question d’un internaute sur AskGouv. Outre ce point, plusieurs autres sujets ont été évoqués dont le dédommagement sur le périmètre de l’aéroport de Glo-Djigbé et les modifications sur le titre foncier. L’une des questions à la séance d’échanges entre le directeur général de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf), Victorien Kougblénou, et les internautes de la plateforme AskGouv est relative à l’arrêté ministériel n°1830/Mef/Cab/Sgm/Dgi/Dlc du 30 juillet 2020 portant fixation des valeurs d’acquisition référence dans le cadre de la perception de la taxe de plus-value immobilière. L’internaute ne comprend pas pourquoi le prix du mètre carré n’est pas appliqué sur le terrain. Mais d’après le directeur de l’Andf, le gouvernement n’a pas fixé le prix par mètre carré des parcelles sur l’ensemble du territoire. Il s’agit plutôt d’un arrêté pris pour le calcul des plus-values. « C’est à l’usage des inspecteurs des impôts dans le cadre du calcul des plus-values », éclaire Victorien Kougblénou. Il souligne que des efforts sont en cours pour amener les uns et les autres à opérer des transactions dans un cadre circonscrit tout en tenant compte de l’impératif de la liberté économique dans laquelle le Bénin s’est inscrit. « Et ceci, sans pour autant fixer, conditionner, contingenter les prix transactionnels », souligne le directeur de l’Andf. Il ajoute qu’il peut être admis la définition des valeurs foncières zonales comme c’est le cas dans certains pays mais le Bénin est dans un contexte de marché où c’est la loi et la demande qui déterminent les coûts et les prix transactionnels. Titre foncier et Glo-Djigbé Parlant des nouvelles opérations sur des terres ayant un titre foncier, suite à la préoccupation d’un internaute, Victorien Kougblénou rappelle que la loi dispose que toute situation nouvelle devant s’opérer sur un titre foncier doit se faire devant un notaire. Suivant son développement, il y a des titres fonciers sur lesquels certains procèdent juste à des conventions de vente ou à des ventes sous seing privé et s’en arrêtent là. Mais cela est parfois source de confusion et d’insécurité, prévient-il, avant d’indiquer qu’il vaut mieux passer devant un notaire pour ces genres d’opération. Une autre question est relative au dédommagement sur le site devant abriter l’aéroport de Glo-Djigbé. A cette question, Victorien Kougblénou rappelle que la valeur d’une parcelle est déterminée à partir de plusieurs paramètres dont sa situation géographique. « (...) C’est ce qu’on appelle la valeur foncière zonale », explique-t-il. D’après lui, sur le site de l’aéroport, il y a des sous zones difficiles d’accès. L’accès à d’autres parties du domaine est moins difficile et plus facile pour la partie située non loin de la voie bitumée, par exemple. Cela voudrait dire que les parcelles du domaine n’ont pas les mêmes valeurs. Et si le gouvernement avait procédé au dédommagement sur la base d’un prix unique, il aurait instauré une discrimination, martèle le directeur général de l’Andf. Ce faisant « nous allons ériger les parcelles qui n’ont pas les mêmes valeurs foncières à la même valeur de dédommagement. Un gouvernement ne peut pas discriminer à ce point... », insiste le responsable de l’Andf. Concernant les propriétaires terriens retardataires du site, il informe que sur requête des nouvelles autorités communales et locales, la commission a effectué, en septembre dernier, une nouvelle collecte de données des personnes qui ont accusé de retard et ces dossiers sont en cours de traitement. Pour ceux qui ont déposé leurs dossiers mais ne sont pas encore entrés en possession de leurs frais de dédommagement, il les rassure que ces frais sont consignés à la Caisse de dépôts et de consignation (Cdc) et les concernés peuvent aller remplir les formalités afin d’entrer en leur possession. Pour les personnes dont les dossiers sont en litige, elles pourront rentrer en possession de leur fonds une fois que le litige sera définitivement tranché par les autorités compétentes. « Modernisation de l’administration foncière et domaniale au Bénin : la révolution en marche ». C’est autour de ce thème que s’est déroulée la séance d’échanges. Dans un premier temps, le directeur de l’Andf a rappelé la vision du gouvernement en matière de réformes foncières au Bénin avant d’apporter, dans un second temps, des réponses aux diverses questions qui lui ont été posées par les internautes. Actualités 27 oct. 2020


Echanges entre le ministre Agbénonci et les députés: La nouvelle vision de la diplomatie béninoise présentée
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci a échangé, jeudi 22 octobre dernier, avec les députés à l'Assemblée nationale. Au menu, plusieurs sujets d'intérêt majeur, notamment ceux relatifs aux choix stratégiques du Bénin pour asseoir sa nouvelle vision de la diplomatie. Les choix stratégiques du Bénin pour asseoir sa nouvelle vision de la diplomatie ont été présentés aux députés à l’Assemblée nationale par Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Au prime abord, le ministre Aurélien Agbénonci a fait le bilan de la réforme du réseau diplomatique et consulaire. En effet, la réforme du réseau diplomatique et consulaire a été mise en œuvre sur la période 2016-2020 avec, à la clé, le réaménagement de la carte diplomatique puis la rationalisation des effectifs au sein des postes diplomatiques. Le bilan fait état de l'évolution de la carte diplomatique ainsi que du coût du réseau diplomatique et consulaire. Il a mis l'accent sur le bien-fondé de la réforme. Ainsi, les nouveaux modes de représentation de même que la mobilisation d'outils modernes au service de la diplomatie béninoise ont été exposés aux parlementaires très attentifs aux explications du ministre Aurélien Agbénonci. Par ailleurs, il a fait le point de la mobilisation des ressources financières non seulement auprès des partenaires bilatéraux et multilatéraux mais aussi des recettes directes pour le compte du Trésor public au titre des prestations fournies par certaines directions techniques du ministère ainsi que les postes diplomatiques et consulaires. Des acquis L'effort de mobilisation de ressources des ambassadeurs a attiré vers le Bénin de nombreux investisseurs privés des cinq continents. Avec le concours et l'encadrement technique du ministère, de nombreuses missions de prospection économique et commerciale ont été accueillies au Bénin. Les efforts diplomatiques ont également permis d'installer à Cotonou le bureau pays de la Banque africaine de Développement (Bad) et le siège pour la région Afrique francophone de l'Agence pour l'Assurance en Afrique (Aca), une institution financière multilatérale qui propose l'assurance risque aux crédits à l'exportation. Quant aux hommes d'affaires béninois, ils reçoivent l'accompagnement des ambassades et consulats du Bénin dans les pays où ils se rendent pour leurs activités et dans la prospection d'opportunités d'affaires à l'étranger. Devant les députés, le ministre a parlé du rayonnement du Bénin à travers des actions diplomatiques fortes du chef de l'Etat, les domaines dans lesquels il est champion (restitution des biens culturels, lutte contre les faux médicaments...), le positionnement des cadres béninois dans les institutions internationales. Sans oublier le dispositif d'attractivité du pays aux investisseurs étrangers ainsi que la facilitation des formalités d'entrée et de séjour au Bénin. Les députés sont satisfaits suite aux explications du ministre. Ils l'ont félicité pour cette initiative qui est une "première", selon eux. Actualités 26 oct. 2020


Renforcement du système d’alimentation en eau: Le réseau se met en place à Savalou, Savè et Glazoué
Le projet mesures d’urgence pour le renforcement du système d’alimentation en eau est en marche dans les communes de Savalou, Glazoué et Savè avec des infrastructures de grande capacité. En descendant dans le département des Collines, les jeudi et vendredi derniers, Samou Seïdou Adambi, ministre en charge de l’Eau a visité les chantiers des infrastructures du projet à Glazoué et Savè après avoir inauguré les infrastructures déjà achevées à Savalou. Finie la pénurie cyclique de l’eau potable à Savalou avec l’inauguration de la station de pompage d'eau ! Au cours de sa descente dans les Collines, la délégation conduite par le ministre en charge de l’Eau, Samou Seïdou Adambi a procédé, jeudi 22 octobre dernier, à l’inauguration des infrastructures du projet « mesures d’urgence pour le renforcement du système d’alimentation en eau potable » à Savalou. Il s’agissait pour le gouvernement du président Talon de trouver en urgence une solution durable à la pénurie cyclique de l’eau potable dans cette commune. Le ministre de l’Eau et des Mines et sa délégation sont heureux de constater l’achèvement des travaux du projet à Savalou. Pour le directeur général de la Soneb, Camille Dansou, ce défi relevé sous le leadership du ministre est une preuve de l’engagement de la Soneb à œuvrer aux côtés du gouvernement pour réaliser son ambition de permettre l’accès à l'eau potable à tous les Béninois sans exclusive. Le projet « Mesures d’urgence pour le renforcement du système d’alimentation en eau potable de la ville de Savalou » vise à résorber définitivement les pénibilités d’accès à l’eau potable à Savalou et ses environs. Le système en place existe depuis 1986, alimenté depuis la retenue d’Agbado, et a atteint depuis plusieurs années déjà ses limites ; notamment une production largement en deçà des besoins d’une population sans cesse croissante; une situation aggravée en saison sèche. Ainsi, avant ce projet, rappelle Camille Dansou, la Soneb arrivait à peine à produire 226 m3 par jour en saison sèche contre un besoin minimum de 758 m3 par jour des populations de la ville, raccordées sur le réseau d'eau potable; soit un déficit de plus de 532 m3 par jour. Ce projet initié pour y remédier en mesure d’urgence est financé à hauteur de 2,751 milliards de Fcfa dont 216 millions Fcfa par le budget national et 2,535 milliards F cfa sur fonds propres de la Soneb. Il a consisté en l’augmentation de la capacité de production d’eau du système d'Aep, faisant passer le débit de production de 17 m3/h en 2018 à 109 m3/h en 2020, extensible à 167 m3/h, soit près de dix fois la capacité d’autrefois. Le barrage d'Ayédjoko à Savè désormais une réalité Après Savalou, la délégation a mis le cap sur Glazoué et Savè. Samou Seïdou Adambi, ministre de l'Eau et des Mines, accompagné du directeur général de la Soneb, Camille Dansou et des autorités politico-administratives du département des Collines, était sur les chantiers des travaux du Projet de renforcement du système d'alimentation en Eau potable des villes de Savè, Dassa-Zoumè, Glazoué et environs. Le but de cette descente est de mieux apprécier l'évolution des travaux en cours et de présenter les améliorations nécessaires à apporter pour une meilleure qualité des ouvrages. Ainsi, le ministre de l'Eau et des Mines et sa délégation sont descendus sur les sites du barrage de Lifo à Glazoué, des stations de pompage 1 et 2 d'Ayédjoko à Savè, du barrage d'Ayédjoko et de la station de traitement de Gobé. Après les constats faits sur les chantiers, le ministre Adambi et sa suite ont apprécié l’état d’avancement des travaux dans leur ensemble. Les explications ont permis à la délégation de noter que les travaux avancent normalement et sans grandes difficultés. « L'un des plus grands ouvrages en construction, le barrage d'Ayédjoko est pratiquement achevé avec un taux d'exécution de 98 %. Ce gigantesque ouvrage est construit sur un affluent du fleuve Ouémé pour une capacité de deux millions de m3. L'ouvrage sera officiellement réceptionné en fin d’année. La construction des barrages d'Ayédjoko et de Lifo permettra de régler de façon définitive la question de l'eau dans les Collines », évalue l’un des responsables techniques des chantiers qui précise qu’au total, il y aura à la fin des travaux 14 millions de m3 en permanence, de quoi desservir même Savalou en cas de difficultés. Sur chaque chantier, Samou Seidou Adambi a invité les entreprises chargées des travaux à «beaucoup plus de mobilisation sur les chantiers afin que les ouvrages soient livrés dans les délais ». Pour le ministre de l’Eau, il n’est pas question de justifier quelque retard que ce soit par les conséquences liées à la crise sanitaire actuelle. « Toutes les nations font désormais l’option de s’adapter à cette pandémie. Et la nôtre ne fait pas exception. Il faut vite finir les travaux pour donner de l’eau potable aux populations», avertit Samou Adambi face à un entrepreneur sur le terrain à Savè. Car, ajoute-t-il, « la vision du gouvernement est claire et nous sommes déterminés à relever ce défi qui est d'assurer l'accès à l'eau potable à toutes les populations du Bénin d'ici le 31 décembre 2021 ». Société 26 oct. 2020


Programme de construction de 20 000 logements sociaux: Une mission de la Badéa pour les derniers ajustements
Pour constater les diligences faites par le gouvernement pour la réalisation du programme de construction de 20 mille logements sociaux, la Banque arabe de développement économique en Afrique a dépêché une mission au Bénin. La délégation des partenaires arabes a été accueillie, samedi 24 octobre dernier, à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin, par Zul-Kifl Salami, chargé de mission du chef de l’Etat. Tout est fin prêt pour boucler le financement du programme de construction de 20 mille logements sociaux. La visite au Bénin d’une mission de la Banque arabe de développement économique en Afrique (Badéa), en dépit de la crise sanitaire, est un acte fort qui témoigne de la volonté des partenaires arabes de donner très vite une suite à ce programme social. A en croire le porte-parole de la mission, Mounir Benseddik, la Badéa est satisfaite de l’engagement du gouvernement et est bien optimiste quant au programme de construction des logements sociaux qu’elle entend bien évidemment accompagner. La délégation est donc venue constater de visu les diligences du gouvernement et procéder aux derniers ajustements. C’est ce que confirme Zul-Kifl Salami, chargé de mission du président Patrice Talon. « La présence au Bénin d’une délégation multisectorielle si importante est le témoignage de la qualité des relations de coopération qui lient le Bénin et la Banque arabe de développement économique en Afrique. La Badéa est un partenaire stratégique qui a structuré sur des décennies son appui au développement du Bénin et qui accompagne le pays dans les priorités définies par les autorités. L'environnement balisé Elle a été présente aux côtés du Bénin sur les grands projets d’infrastructures. Dans la même logique, cette mission arrive pour accompagner le programme d’action du gouvernement dans une composante essentielle, notamment la construction des logements sociaux, a confié le chargé de mission du chef de l’Etat. Il ajoute que la Badéa vient dans un environnement totalement balisé et c’est tout à l’honneur du Bénin et de son gouvernement. « Le Bénin a déjà fait toutes les démarches en amont: les études environnementales et sociales sont déjà faites, les dédommagements ont été opérés et les bailleurs sont heureux de constater que tout est prêt… Ils ont juste à poser leur valise de financement pour que tout soit bouclé au plus vite», a déclaré Zul-Kifl Salami. Il a saisi l'occasion pour saluer la détermination et l’attachement du chef de l’Etat Patrice Talon à ce programme social et remercier le président du Conseil d’administration de la Badéa pour son soutien constant. Lors de leur séjour, les hôtes échangeront avec les autorités du ministère de l’Economie et des Finances, du ministère du Cadre de vie et du Développement durable. Après des séances de travail avec l’entreprise Simau, en charge de l’exécution des travaux, les émissaires des partenaires arabes visiteront les sites du programme de construction de logements sociaux à Ouèdo et Lokossa. Actualités 26 oct. 2020


Economie : Standard & Poor’s maintient la note B+ du Bénin
L’agence de notation Standard & Poor’s maintient la note B+ qu’elle a attribuée au Bénin avec perspective stable. Selon l’Agence, cette annotation a été possible grâce aux efforts déployés par le gouvernement béninois pour limiter les dégâts du Covid-19 sur l’économie nationale de même que la décision de l’Exécutif de ne pas participer à l’initiative de suspension du service de la dette mise en place par le G20, une action qui rassure les investisseurs du Bénin. Cette annotation " confirme la résilience des fondamentaux économiques du pays, déjà reconnue par l’agence en juin 2020. Le maintien de la notation du Bénin atteste par ailleurs de la bonne gestion de la crise de la Covid-19 par les autorités, alors que plusieurs pays d’Afrique ont vu leur note dégradée depuis le début de la pandémie. Le Bénin se maintient ainsi parmi les pays africains bénéficiant de la meilleure notation de crédit, gratifiant ainsi les réformes économiques entreprises par le gouvernement depuis 2016 ", lit-on à travers un communiqué rendu public peu après l’annonce de Standard & Poor’s. " Confirmant les perspectives positives du pays, avec une croissance réelle du Pib estimée à 6,3 % en moyenne sur la période 2021-2023, l’agence reconnaît que les mesures mises en œuvre par le gouvernement, avec le soutien des partenaires multilatéraux et bilatéraux, ont permis de limiter les répercussions sanitaires et économiques de la pandémie. Standard & Poor’s salue également le dynamisme économique porté par les réformes entreprises par le gouvernement et par les investissements réalisés dans le contexte du Programme d’action du gouvernement ", poursuit le même communiqué. S’agissant de la dette publique en 2020, l’Agence anticipe sur son augmentation relativement contenue à hauteur de 43 % du Pib. Après avoir salué l’amélioration de la trajectoire budgétaire du pays durant ces dernières années, Standard & Poor’s prévoit, d'après le communiqué, une reprise de la consolidation budgétaire dès 2021 et une réduction du niveau d’endettement public dès 2022, tirée par le rebond de la croissance économique et un déficit public contenu. Actualités 25 oct. 2020


Prix d’excellence Gandaho 2020: Dix lauréats aux examens nationaux honorés
Les cinq meilleurs au Bac et au Cep session 2020 sont récompensés, ce jeudi 22 octobre à Cotonou, à la faveur de la deuxième édition du Prix d’excellence Gandaho. Un million de francs Cfa pour chacun des cinq premiers au baccalauréat et 250 000 F Cfa pour chacun des cinq premiers au Certificat d’études primaires session 2020. C’est par ce don que la Fondation Gandaho Thierry a honoré, ce jeudi à Cotonou, les meilleurs à ces deux examens nationaux. Covid-19 oblige, les lauréats n’ont pu effectuer le voyage sur les Etats-Unis comme précédemment annoncé, regrette le promoteur Thierry Bidossessi Gandaho. L’année dernière, les meilleurs au baccalauréat avaient bénéficié d’un séjour complet en France, rappelle-t-il. Par le Prix d’excellence Gandaho qui est à sa deuxième édition, le promoteur entend susciter une saine émulation au sein de la communauté scolaire et accompagner le gouvernement dans sa volonté de former des cadres excellents et compétents pour garantir un avenir radieux à la nation. « C’est un noble engagement de célébrer l’excellence, mais aussi une action importante à travers laquelle le promoteur vivant en France marque son attachement à sa patrie d’origine », salue Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Elle exhorte les bénéficiaires et leurs parents à maintenir le cap et à faire bon usage des fonds mis à leur disposition, après les avoir félicités pour les efforts et investissements consentis. En réponse, Patrick Hounkpè (1er au Bac 2020 avec une moyenne de 18,31 sur 20), porte-parole des lauréats, a rassuré la ministre et les encadreurs de l’engagement à continuer dans la même dynamique et à toujours faire partie des meilleurs. Au nom de ses camarades, il a témoigné sa gratitude à la fondation ainsi qu’à son promoteur, tout en priant que les initiatives du genre se multiplient. La remise des enveloppes financières s’est déroulée en présence des parents et des enseignants des lauréats, du représentant du ministre des Enseignements maternel et primaire et du député Rachidi Gbadamassi. Société 23 oct. 2020


Rentrée judiciaire à la Cour suprême: Liens entre le magistrat et le politique à la loupe
La rentrée judiciaire 2020-2021 est, depuis ce jeudi, effective à la Cour suprême. L’audience solennelle s’est déroulée autour du thème : « Le magistrat et le politique: comment concilier la confiance et l’indépendance ? ». C’est en présence du ministre de la Justice, Me Séverin Quenum, représentant le président de la République, Patrice Talon, président du Conseil supérieur de la magistrature. L’année judiciaire 2020-2021 est désormais ouverte à la Cour suprême. C’est à travers l’audience solennelle de rentrée judiciaire présidée, ce jeudi, par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko. Elle s’est déroulée autour du thème : « Le magistrat et le politique : comment concilier la confiance et l’indépendance ? » . Pour le président Ousmane Batoko, cette thématique pose une problématique principale: comment trouver l’équilibre subtil entre la nécessité d’une collaboration des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire dans le souci de l’intérêt général et celle de la préservation de l’indépendance du pouvoir judiciaire. Il s’agit en d’autres termes de savoir comment le magistrat de siège, c’est-à-dire le juge peut assurer son office en toute impartialité et responsabilité, tout en entretenant des rapports avec l’autorité politique, responsable devant le peuple de la politique définie et conduite notamment en matière de justice. Puisque le magistrat est un fonctionnaire de l’Etat recruté pour accomplir une mission d’intérêt général, celle de dire le droit, tout le droit et rien que le droit. Dès lors, selon le président de la Cour suprême, le magistrat ne devrait pas faire la politique ni avoir d’accointances de quelque nature avec le politique, autre personnage public exerçant ou aspirant à exercer le pouvoir exécutif ou législatif. Mieux, il ne devrait avoir d’ordre à recevoir ni du Parlement ni du gouvernement. L’indépendance du magistrat est une garantie pour les citoyens, souligne Ousmane Batoko. L’indépendance est également un devoir qui s’impose au magistrat dans ses relations avec le justiciable et qui l’oblige à rendre la justice sans tenir compte d’aucune pression. Bien qu’avérée, constate le président de la Cour suprême, cette sanctuarisation textuelle de la prise de décision par le juge n’échappe pas complètement à l’influence du politique au Bénin, à travers d’une part, le président de la République, détenteur du pouvoir exécutif qui en est le garant constitutionnel et d’autre part, le Parlement qui, exerçant le pouvoir législatif, met à la disposition du magistrat les outils nécessaires à l’exercice de son office. Complémentarité Il est clair, dans ce contexte,que la jouissance de cette indépendance dont le politique est le garant fait ressortir en toile de fond le concept de confiance qui devrait planer sur les relations institutionnelles et qui renvoie à l’idée que l’un, dans l’exécution de la mission d’intérêt général, peut de façon désintéressée se fier à l’autre, en s’abandonnant à sa bienveillance et à sa bonne foi, analyse Ousmane Batoko. Mais, dans la réalité des choses, le président de la Cour suprême reconnait que tout gouvernement sous tous les cieux éprouve un certain penchant à exercer une influence sur les animateurs de la justice. Aussi, ne devrait-on pas être surpris que le politique s’échine parfois à utiliser tous les moyens à sa disposition y compris la délation, la corruption et les menaces pour influencer les milieux judiciaires. « Dans tous les cas, l’influence du politique sur le juge dans la quasi-totalité des Etats, particulièrement en Afrique, est manifeste », martèle Ousmane Batoko. Le Bénin en a aussi connu à différentes époques de son histoire et sous divers aspects, les liens entre le politique et le magistrat. « Soyons clairs. Tout gouvernement cherchera à vous influencer. C’est normal dans le fonctionnement des institutions de l’Etat, dans un système où les pouvoirs cohabitent. C’est donc au magistrat, dans le respect de son serment et dans un contexte en mutation, de rester digne », poursuit le premier juge béninois. Le président de la Cour suprême félicite tous ces magistrats compétents et talentueux qui restent attachés à leur serment et non guidés par des raccourcis politiques pour leur promotion professionnelle et qui font que, malgré tout, la justice béninoise est toujours debout. Le président de la Cour suprême a été appuyé dans sa réflexion par le ministre de la Justice, Me Séverin Quenum représentant le chef de l’Etat. Pour lui, les pouvoirs exécutif et judiciaire sont condamnés à une collaboration fructueuse et constructive. Pourvu que dans la collaboration, l’un préserve l’indépendance et la dignité de l’autre. Me Séverin Quenum a assuré les acteurs de la magistrature de la détermination du gouvernement à leur donner les moyens nécessaires pour l’accomplissement de leur mission. Mais il faut souligner qu’avant les deux, l’honneur a échu au bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, Prosper Ahounou, puis au procureur général près la Cour suprême, Onésime Madodé, de se prononcer sur le thème de la rentrée judiciaire. Actualités 23 oct. 2020


Lutte contre les violences basées sur le genre: La non-dénonciation, la faiblesse du Couffo
Le Couffo figure parmi les départements les plus touchés au Bénin par les violences basées sur le genre. Il doit alors s’engager un peu plus pour la dénonciation des présumés auteurs. C’est l’exhortation des ministres des Affaires sociales, Véronique Tognifodé Mèwanou et de la Justice, Séverin Quenum, mercredi 21 octobre dernier à Aplahoué, lors d’une campagne nationale de sensibilisation aux violences basées sur le genre. En matière de dénonciation des violences basées sur le genre, le département du Couffo doit s’engager davantage pour jouer sa partition dans la lutte contre ce fléau. Ce message fort a été adressé aux élus communaux, chefs traditionnels et acteurs de la Justice ainsi qu’aux représentants des Organisations de la Société civile et à la gent féminine par la ministre Véronique Tognifodé Mèwanou en charge des Affaires sociales et son collègue Séverin Quenum de la Justice. Cette activité entre dans le cadre de la campagne de sensibilisation initiée en prélude à la célébration de la Journée mondiale de lutte contre les violences basées sur le genre. Les échanges du mercredi dernier ont porté notamment sur la lutte contre le phénomène des violences contre les enfants, les filles et les femmes qui, au dire de la ministre des Affaires sociales, n’épargne aucun département du Bénin, mais le Couffo figure parmi les départements les plus touchés. Ce département a enregistré 1051 cas de violences basées sur le genre en 2019 contre 474 au premier trimestre de cette année 2020. Il s’agit, entre autres, selon la délégation ministérielle, des faits d’abus sexuels, de mariages précoces, de viol, d’exploitation économique, de séquestration et de traite. Dans la lutte contre ces actes, le ministère en charge des Affaires sociales a recours à l’appareil judiciaire. Et c’est à juste titre que les ministres en charge des deux secteurs ont effectué ensemble la descente dans le Couffo. Ceci, pour encourager les acteurs de la lutte à la base à s’engager davantage afin de permettre au Bénin de se rapprocher un peu plus de son objectif qui est de devenir, à l’horizon 2025, un pays exempt de violences basées sur le genre. L’occasion a été saisie par la ministre Véronique Tognifodé Mèwanou et son collègue Séverin Quenum pour mettre, à tour de rôle, l’accent sur la faiblesse de la lutte dans le Couffo. Les normes socioculturelles en cause Les violences faites aux enfants, aux filles et aux femmes se perpétuent encore dans nombre de localités du Couffo du fait de la passivité ou du peu d’engagement de certains acteurs clés attendus sur la première ligne de la lutte. Il s’agit des leaders communautaires, des leaders religieux dont l’adhésion et surtout l’action méritent d’être renforcées pour une déconstruction sensible des normes socioculturelles. La ministre en charge des Affaires sociales retient qu’un changement de comportement est nécessaire pour infléchir la courbe de violation des droits des enfants, des filles et des femmes . Pour elle, il est important que s’établisse une synergie d’actions encore plus dynamique entre les acteurs étatiques, les collectivités locales, les acteurs de la Société civile pour un changement de regard et de comportement en faveur de la protection des enfants et de l’épanouissement des femmes. Son collègue en charge de la Justice note, à son tour, que la crainte habite encore des témoins des violences qui hésitent à dénoncer les présumés auteurs tapis dans les rangs des citoyens du Couffo. Toutes choses qui, regrette-t-il, ne facilitent pas la tâche aux acteurs du système judiciaire dont il a salué l’engagement. « Nous souffrons de la faiblesse de la dénonciation qui participe de la faiblesse de la répression », souligne le ministre Séverin Quenum. A l’en croire, c’est pour renverser cette tendance que son département ministériel soutient la campagne de sensibilisation. Selon lui, « il faut sensibiliser pour que les victimes se manifestent et que de l’autre côté, les auteurs soient châtiés à la mesure de leur forfait». Société 23 oct. 2020


Ousmane Batoko, président de la Cour suprême: « Les rentrées judiciaires permettent au juge de parler une fois l'an »
La Cour suprême effectue ce jeudi à Porto-Novo, sa rentrée judiciaire au titre de l’année 2020-2021. Comme de coutume, l’audience inaugurale sera l’occasion pour le président de la haute juridiction, Ousmane Batoko, en tant que premier juge béninois, de se prononcer notamment sur le thème de cette rentrée. « Le magistrat et le politique: Comment concilier la confiance et l’indépendance ? » est le thème retenu par la Cour suprême dans le cadre de la rentrée judiciaire au titre de l’année 2020-2021 dont l’audience solennelle a lieu ce matin à Porto-Novo. Celle-ci est placée sous l’égide du président de la République, Patrice Talon, président du Conseil supérieur de la magistrature ou son représentant. La cérémonie connaitra également la présence des présidents des autres institutions de la République. Tous seront mobilisés aux côtés du président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, pour qui les rentrées judiciaires constituent l’occasion par excellence où le juge s’exprime au cours de l’année. « Le juge ne parle pas. S'il est amené à parler, c’est à l'occasion de la rentrée judiciaire. Il parle pour dire comment il a exécuté ses missions régaliennes de l'année écoulée et comment il pense faire face à celles de l'année qui vient », souligne Ousmane Batoko pour montrer toute l’importance de cette cérémonie annuelle qui mobilise magistrats, greffiers, huissiers, notaires, commissaires-priseurs et autres animateurs de l’appareil judiciaire. La rentrée judiciaire est également, à en croire Ousmane Batoko, l'occasion pour le juge de donner son sentiment sur ce qui se passe dans le pays, d’apprécier la qualité et la nature de ses relations avec les autres pouvoirs, avec les autres animateurs de la société dans laquelle il vit. Elle est enfin l'occasion pour le juge une fois l'an de se projeter dans un futur plus ou moins immédiat, fait savoir le président de la Cour suprême. Pour lui, le thème de cette année, comme d'ailleurs ceux des années précédentes, n’a pas été choisi au hasard. Il participe toujours des préoccupations du moment de la société ou de la justice. La haute juridiction a voulu coller à l’environnement et à l’ambiance politiques après les législatives de 2019, les communales de 2020 et la présidentielle de 2021. «Nous sommes des magistrats, animateurs de nos juridictions. Nous voudrions nous mettre dans la posture que nous prescrit la loi à savoir être indépendants vis-à-vis de tous les pouvoirs, être indépendants de toutes les influences possibles et nous mettre dans cette posture-là qui est celle de dire le droit et rien que le droit. Naturellement, dans les relations que nous avons avec le reste de la société, notamment les autres pouvoirs (législatif, exécutif, militaire, société civile, corps religieux…), nous avons des interactions les uns sur les autres », explique Ousmane Batoko. Fin de mandat pour Batoko Selon lui, il faut que le magistrat adopte le comportement que lui prescrit la loi et sa conscience pour être dans un bon rapport de confiance avec les autres tout en exprimant son indépendance pour demeurer dans les limites constitutionnelles qui sont celles d'un pouvoir judiciaire autonome. Covid-19 oblige, Ousmane Batoko informe que la cérémonie de cette année sera particulière. « L’ambiance sera spécifique cette année. La particularité, c'est le Covid-19 qui fait que nous n’avons pas invité tous ceux que nous avions l'habitude de convier à la cérémonie solennelle de rentrée judiciaire », annonce-t-il. « Personnellement, je le regrette, mais j'ai voulu que nous nous en tenions le plus strictement possible aux exigences prescrites par le gouvernement en matière de rassemblement. Nous serons une cinquantaine d’invités et de membres de la Cour suprême présents à cette manifestation », détaille le président Ousmane Batoko pour qui cette rentrée judiciaire est la dernière de ces deux quinquennats à la tête de la haute juridiction où il est appelé à passer la main en mars 2021. Actualités 22 oct. 2020


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