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Rencontre virtuelle du quotidien « La Nation »: Efforts du gouvernement et enjeux du numérique passés en revue
Les efforts du gouvernement pour relancer le développement du Bénin et accélérer sa transformation digitale étaient au cœur des débats lors de la première rencontre virtuelle organisée par le quotidien de service public La Nation, vendredi 16 octobre dernier. Aux côtés d’Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced), Alain Sourou Orounla, ministre de la Communication et de la Poste et Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, ont permis aux participants d’avoir une idée des dynamiques qui sous-tendent les réalisations du gouvernement et de comprendre les enjeux du numérique surtout dans le contexte actuel marqué par le coronavirus. Autour des thèmes : «Bénin, les dynamiques de développement» et « Accélération vers un avenir numérique », Alain Sourou Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, et Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced), ont tenu en haleine pendant deux heures trente minutes les participants à cette conférence virtuelle du quotidien La Nation dont la modération a été assurée par la journaliste Catherine Fiankan-Bokonga. Diplomates en mission au Bénin et à l'étranger, fonctionnaires de l'organisation internationale de la Francophonie, de la Cnuced, Béninois de l’intérieur et de l'extérieur, notamment de la Suisse, des États-Unis, du Canada et d'ailleurs, curieux ou acteurs de l'écosystème numérique, ils ont tous suivi avec un intérêt certain les explications des speakers de marque. Au cours de cette visioconférence, vendredi 16 octobre dernier, les panélistes ont évoqué les réalisations du gouvernement pour accélérer le développement du Bénin ainsi que les enjeux du numérique dans un monde marqué par la pandémie du coronavirus. Avant le lancement des échanges, Paul Amoussou, directeur de publication du quotidien La Nation, a rappelé l’objectif de cette initiative qui constitue un cadre d’échanges et de réflexion en ligne dans un contexte marqué par le coronavirus. Abordant le premier thème, Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, a exposé les trois piliers du Programme d’action du gouvernement à savoir : consolider la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance, engager la transformation structurelle de l’économie et améliorer les conditions de vie des populations. Selon lui, pour le gouvernement du président Patrice Talon, le développement ne saurait être possible sans la transformation structurelle de l’économie, l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations, la mise en place des infrastructures et le développement d’une mentalité de productivité à travers la formation des ressources humaines. C’est pourquoi, il s’attelle à opérer des réformes politiques et institutionnelles afin d’offrir un cadre propice à l’éclosion des talents de manière à relancer durablement le développement du pays depuis 2016. Ainsi, le président Patrice Talon a axé ses actions sur de la rationalisation de la gestion des ressources de l’Etat en s’engageant dans la lutte contre la corruption. Pour le porte-parole du gouvernement, le Bénin tend vers son développement avec des investissements importants dans tous les secteurs dont celui du numérique. Un avenir numérique assuré Pour sa part, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a félicité le quotidien La Nation pour cette initiative qui a permis de réunir plusieurs personnalités du monde autour des thématiques relatives aux dynamiques de développement et l’accélération vers un avenir numérique. Selon elle, le numérique constitue l’une des bases du développement. C’est pourquoi, le gouvernement a positionné le numérique comme un secteur qui « doit impacter tous les secteurs d’activités et contribuer à la relance de l’économie nationale ». Pour elle, quatre éléments sont essentiels pour accélérer la marche vers un avenir numérique. Il s’agit de la vision, des moyens, de l’organisation et de l’adoption. Toutes choses qui favorisent, aujourd’hui, la transformation digitale du Bénin dans tous les domaines d’activités à travers la vision du président Patrice Talon de faire du Bénin « la plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest pour l’accélération de la croissance et l’inclusion sociale à l’horizon 2021 ». Pour la ministre du Numérique et de la Digitalisation, cela a permis de faire des investissements importants pour que les populations puissent bénéficier de plusieurs services et solutions numériques. A l’en croire, cela permet au Bénin de se démarquer des autres nations. Lentement mais sûrement, le Bénin tend vers un meilleur avenir numérique. A travers le déploiement de plus de 2000 km de fibre optique dans le cadre du Projet de Développement des Infrastructures de Télécommunications et des Technologies de l’Information et de la Communication (Pdi2t), le gouvernement a rapproché l’internet des populations. En témoignent la mise en place des salles numériques, des centres multimédias et de points numériques communautaires (Pnc) pour favoriser la généralisation de l’usage du numérique par l’éducation et la formation des apprenants ainsi que des communautés au sein desquelles ces infrastructures numériques sont installées. « Ce sont des vitrines pour permettre aux populations de bénéficier de l’internet haut débit », a-t-elle précisé. C’est l’occasion pour elle d’énumérer les solutions et services numériques mis en place par le gouvernement pour aider les populations à faire face à la crise sanitaire mondiale liée au Covid-19. Au nombre de ces services, figurent le portail national des services publics du Bénin et les différentes plateformes au profit du secteur de l’éducation et autres qui permettent aux citoyens d’accéder aux informations et services en ligne. Pour Aurélie Adam Soulé Zoumarou, dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale du développement du numérique, le gouvernement tient compte des besoins réels des populations dans ses stratégies, étant donné que la numérisation reste au cœur du développement. En dépit des efforts accomplis, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, pense que le Bénin ne va pas s’arrêter en si bon chemin, car le numérique peut mieux l’aider à relever les défis dans plusieurs secteurs dont l'agriculture, les énergies renouvelables et autres. « Le numérique change la vie des populations chaque fois qu’il offre des solutions, des opportunités qui contribuent au bonheur du citoyen », a-t-elle ajouté. Abondant dans le même sens, Wilfried Houngbédji, directeur de la Communication de la Présidence, se félicite des impacts réels du numérique sur la vie des populations béninoises. Rappelant les innovations apportées au niveau des actes de carrière des agents de l’Etat, il a insisté sur l’efficacité du portail des services publics et de la plateforme qui contribuent à la lutte contre la propagation du Covid-19 au Bénin en limitant les flux et les déplacements de citoyens vers l’administration publique. Bertin Sowakoudé, directeur général de l’Office national l'imprimerie et de Presse (Onip), a salué, quant à lui, les réalisations du gouvernement qui ont permis à La Nation d’amorcer sa transformation digitale. Selon lui, le quotidien La Nation n’entend pas rester en marge des innovations numériques et s’engage à dynamiser son site internet, son application et ses canaux digitaux de manière à répondre aux besoins de sa clientèle. Au sujet de l'organisation du travail, il a indiqué que la conférence de rédaction se tient en ligne depuis l’avènement de la crise du coronavirus. Vent d’optimisme Epatée par les efforts et les réalisations du gouvernement dans le secteur du numérique ainsi que les piliers du Pag, Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced), a salué la volonté politique du gouvernement et la synergie d’actions entre les structures impliquées dans la transformation numérique. Evoquant l’adressage qui constitue une problématique en Afrique, elle a invité les autorités béninoises à construire des systèmes développés et accessibles aux populations dans un écosystème numérique en perpétuelle mutation. Pour elle, c'est important de suivre les entreprises numériques, surtout celles en phase d'amorçage. Elle a aussi invité le gouvernement à créer un groupe de monitoring pour les femmes. « Les femmes sont touchées par la fracture numérique. Donc, il faut travailler avec les femmes », a-t-elle recommandé. A l’en croire, l’Europe et l’Afrique doivent mutualiser leurs forces pour tirer meilleur profit du numérique, et le Bénin fait partie des nations qui peuvent prendre le lead dans leur région : « Je suis optimiste et je pense que vous pouvez être leader», a-t-elle déclaré. Elle a rassuré du soutien de la Cnuced qui continuera à apporter son assistance technique au Bénin. Des programmes au profit de tous Le gouvernement du Bénin offre plusieurs programmes et projets au profit des populations vivant sur le territoire national et celles de la diaspora. En témoigne le Fonds d’Appui à l’Entrepreneuriat Numérique (Faen) qui vise à aider les jeunes entreprises à démarrer une nouvelle phase du développement de leurs activités en saisissant les nouvelles opportunités qu’offrent le numérique et l’école des métiers du numérique et de la fibre optique. Répondant à la préoccupation de Serge Sagbo, l’un de ses compatriotes vivant en Suisse, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou a indiqué que le gouvernement béninois est ouvert aux compétences de la diaspora et à l’expertise internationale. « Nous ouvrons les offres à beaucoup de personnes et toutes les expertises sont sollicitées », a-t-elle signalé. Au sujet de la dynamisation de la poste, Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, fait savoir que le Bénin commence par concrétiser ses ambitions dans ce secteur. «La Covid-19 nous a permis de recentrer nos efforts sur la poste, et nous allons accélérer au-delà de la Covid-19 », a-t-il promis. Il reste convaincu que le Bénin va prendre sa part dans la richesse générée par le numérique en modernisant sa poste qui constitue une entreprise utile et humanitaire. Actualités 19 oct. 2020


Premiers au Bac 2020: Les 10 lauréats sensibilisés au choix des filières
Accompagnés de leurs parents, les dix meilleurs au baccalauréat 2020 ont échangé avec Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, mercredi 14 octobre dernier à Cotonou. En présence d’Alphonse da Silva, directeur de l’Office du Baccalauréat, de Maxime da Cruz recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, ces jeunes lauréats, bénéficiaires de la bourse d’excellence, ont été entretenus sur les offres de formations disponibles avant de repartir avec le guide d’orientation universitaire 2020-2021. Privilégiés pour bénéficier de la bourse d'excellence, les 10 premiers au baccalauréat 2020 ont été reçus, mercredi 14 octobre dernier à Cotonou par Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Il s’agit de Patrick Junior Hounkpè, Joachim Kponou, Onel Ahoumènou, Ronald Fagbéhouro, Mathias Adjédjogo, Yacine Boukari, Marcel Daryl Okou, Fiacre Aurel Adiba, Saturnin Wanonkou et Mouhammad Odjo qui ont été félicités par les autorités universitaires et les cadres présents à cette séance d’échanges. Pour la ministre Eléonore Yayi Ladékan, cette rencontre a été organisée pour célébrer non seulement les lauréats mais aussi pour leur permettre d’échanger avec les autorités universitaires en vue d’une meilleure orientation. «C'est un honneur pour nous de célébrer l'excellence en milieu scolaire afin de vous permettre de vous asseoir à la même table que les autorités universitaires et les hauts cadres de la République », a-t-elle déclaré. Au nom du gouvernement, elle a invité les lauréats à faire le choix des meilleures filières en vue de la réussite de leurs cursus universitaires. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a alors invité les jeunes bénéficiaires de la bourse d’excellence à faire preuve de patriotisme afin de revenir, au terme de leurs études servir eux aussi le pays. « Notre objectif n'est pas d'influencer vos choix mais de vous conseiller afin que vous n’oubliez pas vos parents et votre pays une fois loin du Bénin », a-t-elle expliqué. A l’en croire, par le passé, le Bénin a offert des opportunités de bourse d'excellence à plusieurs de ses enfants qui ne sont plus revenus à la fin de leurs études l’aider dans son développement. « Je voudrais vous inviter à être redevables vis-à-vis de la nation qui a investi dans vos études afin de corriger cette insuffisance », a-t-elle conseillé. Revenir servir le pays Pour Alphonse da Silva, directeur de l’Office du Baccalauréat, le gouvernement a investi énormément dans l'organisation du Bac 2020 et a permis aux candidats d’avoir les résultats à travers la plateforme e-résultats dans un contexte pandémique. Cette séance est venue à point nommé pour aider les jeunes lauréats à faire la différence entre les réalités du monde universitaire et celui secondaire, selon Maxime da Cruz, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, qui les a exhortés à faire un choix objectif. «Un bon choix est garant de brillants succès aux études universitaires », a-t-il martelé. Au regard des critères d’éligibilité à la bourse d’excellence qui fait obligation aux lauréats de revenir servir le pays après leur formation, Patrick Junior Hounkpè, premier du Bénin au Bac 2020, a pris, au nom de ses camarades, l’engagement de se mettre au service du pays au terme de leurs études. «Nous avons été bien conseillés et nous rassurons les autorités que nous n’allons pas les décevoir», a-t-il promis. A l’issue de la séance, chacun des dix lauréats est reparti avec le guide d’orientation universitaire 2020-2021. Education 16 oct. 2020


Don de kits scolaires à quatre écoles à Karimama: L’Amicale ‘’On Est Ensemble’’ fait œuvre utile
L’Amicale On Est Ensemble (AOEE), un creuset de Béninois résidant aux Etats-Unis d’Amérique, dont le président est Euloge Kpamegan, a fait don, le 12 octobre dernier, de kits scolaires, composés entre autres de manuels de français et de mathématiques ainsi que de cahiers d’activités, de cahiers, de sacs, de vrais dessinateurs, de stylos, d’ardoises, etc., aux élèves des classes de Cm2 dans quatre écoles de Karimama. L’Amicale a également fait don de matériel pour promouvoir le développement du sport dans les écoles récipiendaires de Loumbou-Loumbou, Mamassy-Gourma, Torio et Goungoun Beri. Ce supplément tient, selon le président de l’Amicale On Est Ensemble, au fait que « L’éducation passe également par le développement du physique et du mental ». Aussi, ont-ils « … offert en plus des kits scolaires, des kits de jeux dont des ballons de football et de basketball pour les activités sportives, des Cube Rubik, etc. » Quant aux jeunes filles de ces écoles, elles ont en sus reçu des kits spécifiques à leur genre. Prévue pour se tenir dès la rentrée, à cause des inondations, la cérémonie de remise a été reportée et récemment faite en présence des responsables de l’Education, des autorités de la mairie de Karimama, et des parents d’élèves. Ils ont tous loué l’initiative de l’Amicale dont les représentants ont bravé plus de 800 km de distance pour être présents à cette occasion à Karimama. En réponse, Euloge Kpamegan a fait savoir que « Le développement du Bénin est une affaire de tous les Béninois, quel que soit leur lieu de résidence ». Et que du reste « C’est de cette idée qu’est née l’Amicale ''On Est Ensemble'', pour apporter sa pierre à l’édifice de développement de notre nation ». Aussi, explique-t-il, ayant « appris que les écoles de Karimama ont besoin d’encouragement et de soutien, nous nous sommes portés à leur secours », car dira-t-il, « C’est la preuve de notre détermination à manifester notre appui partout où le besoin sera identifié». Il ajoute que l’Amicale restera « …en contact et à l’écoute des responsables scolaires et des enfants, pour suivre l’évolution du travail sur le terrain. Ce à quoi les élèves, très nombreux à la cérémonie, ont exprimé leur joie et leur gratitude à l’Amicale, et se sont engagés à donner le meilleur d’eux-mêmes pour avoir de bons résultats à l’examen du Cep 2021. Anicet Odjo, responsable de la région pédagogique dont fait partie Karimama et principal organisateur de la cérémonie, a promis de motiver davantage tous les acteurs du système éducatif pour qu’ils jouent leur partition. Quant à Euloge Kpamegan, au nom de l’Amicale, il s’est engagé à ce que d’autres actions suivent cette première à Karimama, et que l’Amicale poursuivre son œuvre de soutien au développement socio-économique les années à venir. Créée en 2018 à Rockville, dans la région de Washington DC, aux États-Unis, l’AOEE regroupe une quarantaine de professionnels de nationalité béninoise, évoluant dans les secteurs privé et public aux États-Unis, en Europe et au Benin. Avec pour mission, entre autres, de porter une assistance matérielle ou financière aux réalisations sociocommunautaires au Bénin. Alexis METON Société 16 oct. 2020


Conférence virtuelle de ‘’La Nation’’: Isabelle Durant, speaker de marque
La conférence virtuelle qu’organise le quotidien de service public, ‘’La Nation’’ ce vendredi 16 octobre, enregistre la participation d’Isabelle Durant, en qualité de speaker invité Vip. Portant sur les thèmes: ‘’Bénin, dynamiques de développement’’ et Covid-19 : Accélération vers un avenir numérique’’, cette conférence sur zoom connaîtra la participation de cette éminente personnalité au parcours éloquent dont voici la note biographique. Isabelle Durant, (Belgique) a pris ses fonctions de Secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced) le 3 juillet 2017. Ancienne ministre et sénatrice belge ainsi que vice-présidente du Parlement européen, Mme Durant apporte à la Cnuced sa solide expérience des affaires publiques, des processus intergouvernementaux et de l'assistance aux pays. Elle est bien connue pour ses compétences en matière d'autonomisation des populations, de lutte contre les vulnérabilités aux niveaux local et national et d'appui aux gouvernements dans la mise en place de politiques durables et de bonne gouvernance. En tant que vice-premier ministre de Belgique et vice-présidente du Parlement européen de 2009 à 2014, Mme Durant a présidé différentes délégations permanentes, notamment celle chargée du suivi de l'Accord de Cotonou entre l'Union européenne et le Groupe des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, ainsi que des accords de partenariat économique. Elle a également été membre du Comité budgétaire, travaillant avec la Banque européenne d'investissement sur les euro-obligations - qui soutiennent les investissements d'infrastructures - ainsi que le suivi de Galileo, le système de navigation par satellite de l'Union européenne. Mme Durant possède également des compétences éprouvées dans les relations avec la société civile et le secteur privé. A cet égard, elle a notamment été vice-présidente chargée des relations entre le Parlement européen et la société civile. Mme Durant a été ministre des Transports et de l'Énergie de 1999 à 2003. A ce titre, elle a directement supervisé la conception et la mise en œuvre des politiques en matière de mobilité, d'infrastructures, d'énergie et de développement durable. Elle a également assuré la Présidence du Conseil des ministres des Transports de l'Union européenne. En tant que Sénatrice de Belgique de 2003 à 2009, Mme Durant a siégé aux Commissions des Affaires étrangères et des Affaires sociales et a participé à de nombreuses missions d'observation électorale, notamment en République démocratique du Congo, en Égypte et en Tunisie. Mme Durant a également travaillé pour le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) en tant qu’experte principale en gouvernance locale (autonomisation des femmes dans l'administration locale), en Algérie, entre 2015 et 2016. En outre, elle a participé à, ou dirigé, des délégations du Parlement européen en Haïti, au Myanmar et en République islamique d'Iran entre 2009 et 2014. Avant son entrée en fonction comme Secrétaire générale adjointe de la Cnuced, Mme Durant était députée parlementaire de la Région de Bruxelles-Capitale et membre de la Commission des affaires économiques dans cette institution. Dans le cadre d'une vaste réforme des outils économiques régionaux, elle s'est particulièrement impliquée dans l'innovation et l'économie circulaire. Née à Bruxelles en 1954, Mme Durant est titulaire d’un master en sciences économiques et sociales de l’Université Catholique de Louvain. Elle est mariée et a trois enfants.   Actualités 15 oct. 2020


Organisation des élections professionnelles nationales: Les membres du comité désormais en mission
Après dix ans de blocage, les élections professionnelles nationales vont enfin se tenir. Les dix-huit membres du Comité électoral national (Cen) commis à l’organisation desdites élections ont été installés, ce mercredi 14 octobre, à Cotonou, par la ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys. C’est parti pour l’organisation de la troisième édition des élections professionnelles nationales. Des élections susceptibles d’assainir le paysage syndical national et d’assurer un dialogue social plus constructif. Hier, mercredi, à la salle des fêtes de la Tour administrative, les membres du Comité électoral national (Cen) devant conduire ce processus ont été officiellement installés par la ministre du Travail et de la Fonction publique. Ce comité est composé de dix-huit membres issus de plusieurs ministères, des centrales et confédérations syndicales et des associations des employeurs. « Il revient à votre Comité, de se doter très rapidement d’une feuille de route devant vous permettre d’organiser lesdites élections dans les meilleurs délais possibles », souligne Adidjatou Mathys à la faveur de son discours d’installation des membres du Cen. Parlant de cette feuille de route, la ministre suggère qu’elle soit déposée sur sa table avant la fin de l’année 2020. « En outre, poursuit-elle, l’élaboration d’un projet de budget des opérations est une urgence pour permettre au gouvernement de mettre à la disposition du Comité, les moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission ». Elle rassure également de la disponibilité de l'Exécutif à accompagner convenablement ce processus électoral jusqu’à son terme. La ministre dit ne pas douter que les membres du comité mesurent l’importance de la mission qui leur incombe, et les invite à se rendre disponibles, être tolérants et surtout faire preuve d’esprit de consensus. « Nous sommes dans un tournant décisif d’animation de la vie syndicale dans notre pays et je garde espoir que vous ne ménagerez aucun effort pour que la troisième édition des élections professionnelles nationales devienne réalité», précise-t-elle. Dix ans après Les deux premières éditions des élections professionnelles nationales ont été organisées en 2001 et 2006. La troisième, prévue pour 2010, a connu des blocages dus à certaines contingences d’ordre socio-économique et politique. « Cet état de choses n’a pas permis de redéfinir le paysage syndical national, et ne permet pas non plus au gouvernement de disposer d’interlocuteurs représentatifs et régulièrement élus », a déploré Adidjatou Mathys. C’est donc pour mettre fin à cet état de choses que le comité préparatoire tripartite de la troisième édition des élections professionnelles nationales, a été mis en place par deux décrets, explique-t-elle. Ce faisant, le gouvernement donne la preuve de sa ferme volonté d’organiser ces élections nationales, se réjouit Adidjatou Mathys. En 2017, l’Exécutif béninois a entamé les démarches pour l’organisation desdites élections. Mais les consultations n’ont pas abouti du fait des mouvements sociaux des travailleurs. Notons que selon l’article 5 du décret portant différentes formes d’organisation syndicale de travailleurs en République du Bénin, le syndicat de base, pour être représentatif, doit obtenir au moins 20 % des suffrages exprimés aux élections professionnelles. Pareil pour les centrales ou confédérations syndicales. Société 15 oct. 2020


Audiences à la Haute cour de Justice:Cécile de Dravo échange avec le maire de Porto-Novo
La présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, s’est entretenue ce mercredi 14 octobre, à son cabinet, avec le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty. Cette audience s’inscrit dans le cadre de la tournée de prise de contact entreprise par l’édile de la ville capitale depuis sa prise de fonction, auprès des différentes personnalités se trouvant sur son territoire. Selon le maire Charlemagne Yankoty, les échanges avec la présidente Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué ont porté sur divers sujets d’intérêt commun pour l’administration municipale et la Haute cour de Justice. Il évoque entre autres la situation du bâtiment abritant le siège de la haute juridiction et classé aujourd’hui patrimoine de l’Unesco. Les deux personnalités ont jugé utile qu’une rencontre plus technique soit tenue en vue de se pencher de façon sérieuse sur la question et trouver des solutions durables devant permettre de doter la Haute cour de Justice d’un site sur lequel sera érigé un bâtiment propre à elle. La présidente Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué se serait par ailleurs réjouie de voir à la tête de la ville capitale du Bénin, un maire jeune, dynamique et plein d’ambitions. Elle salue les actions de développement déjà entreprises en peu de temps par l’équipe municipale et dont les résultats ont déjà changé un tant soit peu le visage de Porto-Novo. Le maire et toute son équipe ont été encouragés à maintenir le cap pour que vive enfin le développement de la ville de Porto-Novo, une ville dont est aussi native la présidente de la Haute cour de Justice. Celle-ci n’a pas manqué de rassurer le conseil municipal de Porto-Novo de ce qu’elle ne ménagera aucun effort pour accompagner toutes les actions et autres initiatives qu’entreprendront le maire et son équipe dans le sens d’un véritable développement de la ville capitale. A la suite du maire de Porto-Novo, la présidente de la Haute cour de Justice a également reçu deux autres délégations, celles de l’Ong Nouvelle famille et de l’Union des béninoises patriotes. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé/Plateau Actualités 15 oct. 2020


Rencontres virtuelles du quotidien La Nation:L’accélération vers un avenir numérique au menu des échanges
Engagé dans sa transformation digitale, le quotidien La Nation organise, vendredi 16 octobre prochain, une visioconférence via zoom. Des diplomates, universitaires, représentants d’organisations internationales, journalistes, leaders d’opinion, activistes sociaux et autres sont attendus à cette rencontre virtuelle. Les participants vont échanger autour de deux thèmes à savoir : « Les dynamiques de développement » et « Covid-19 : l’accélération vers un avenir numérique ». Ainsi, la première partie sera consacrée aux dynamiques de développement avec Alain Sourou Orounla, ministre de la Communication et de la Poste et Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced) comme intervenants principaux ainsi que Wilfried Léandre Houngbédji, directeur de la Communication de la présidence et Roger Gbégnonvi, éminent acteur de la Société civile en qualité de panélistes. Au cours de la seconde partie de cette rencontre, pendant une demi-heure, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et Doreen Bogdan-Martin, directeur du Bureau de Développement des Télécommunications de l’Union Internationale des Télécommunications (Iut) ainsi que les panélistes Venance Konan, directeur général de Fraternité Matin (Côte d’Ivoire) et Bertin Sowakoudé, Dg Onip/Bénin, vont aborder le thème : « Covid-19 l’accélération vers un avenir numérique ». Les débats seront conduits respectivement par Paul Amoussou, directeur de publication du quotidien La Nation, Cathérine Fiankan, senior Un Correspondent. Pour prendre part à ces rencontres, les participants doivent s’inscrire à l’adresse mail : forumlanation@onip.bj. Société 14 oct. 2020


Plateforme nationale de paiement électronique:Les Fintechs s’imprègnent de la portée du projet
La Plateforme nationale de paiement électronique sera bientôt opérationnelle. En attendant, l’Agence des services et systèmes d'information (Assi) en charge de sa conception, a échangé, ce mardi 13 octobre à Cotonou, avec les Fintechs sur la portée de ce qui sera un hub de concentration des solutions de paiement digitales. Faire du mobile money ce qu’est la carte bancaire dans les pays occidentaux, c’est l’ambition nourrie à travers l’initiative de la Plateforme nationale de paiement électronique (Pnpe). Interconnexion des différents modes de paiement digitaux, son opérationnalisation sera bientôt une réalité, annonce Serge Laurent Adjovi, directeur de l’Agence des services et systèmes d'information (Assi), structure en charge de l’exécution du projet. Sous l’égide de la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, l’Assi a organisé, ce mardi à Cotonou, une rencontre d’échanges avec les acteurs majeurs que sont les Fintechs pour leur présenter la plateforme, recueillir leurs attentes et les éventuelles suggestions en vue de son amélioration et de sa mise en œuvre diligente. C’est un projet phare du Programme d’action du gouvernement visant à lutter contre l’exclusion financière et qui permettra le paiement des services fournis par l’État et les entreprises à terme avec tous les moyens de paiement électroniques actuels, précise Serge Adjovi. Imaginée comme catalyseur des affaires, la plateforme devrait favoriser le commerce en ligne (e-commerce) et d’autres services dématérialisés (e-services) et ainsi la mise en œuvre d’une administration intelligente. La Pnpe contribuera à matérialiser la vision du gouvernement de faire du Bénin la plateforme de services numériques en Afrique de l’Ouest, renchérit la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou. Il s’agit, précise-t-elle, de faire en sorte que le consommateur final des services numériques, qu’il soit client de l’administration publique ou du secteur privé, puisse librement et en toute sérénité choisir le moyen de paiement qui lui convient.A l’en croire, « La plateforme nationale sera le hub de concentration de toutes les solutions de paiement existantes et futures, rendra ces solutions interopérables et par la même occasion permettra de remplir d’autres objectifs qui sont liés à l’inclusion financière, à la facilité de paiement, au suivi des paiements ». Implications La majorité des paiements se fait en espèces au Bénin : le taux de bancarisation est inférieur à 20 % ; moins de 500 points de vente acceptent les paiements par cartes, fait remarquer Jean-Yves Ogoundélé, chef du projet. De même, poursuit-il, le nombre de points de vente acceptant le paiement par mobile money reste faible (moins de 5000) et il existe très peu de sites internet avec acquéreur local, qui proposent le paiement par carte bancaire ou mobile money. Dans le même temps, le nombre de personnes ayant un compte mobile money actif dépasse les 3 millions. Aussi, les guichets de paiement sont inégalement répartis sur le territoire national et les nombreux flux épars entraînent des déperditions pour l’économie nationale. Dans ce contexte, indique M. Ogoundélé, la Pnpe se veut une solution pour réduire la masse fiduciaire et sera un pourvoyeur de croissance à travers la baisse des coûts de transaction et la mutualisation des services. Elle fera décoller le paiement électronique marchand encore à la traîne et sécuriser les ressources destinées à l’Etat. Elle est conçue pour supporter tous les types de canaux de distribution : terminaux de paiement électronique (Tpe), guichets automatiques, kiosques multimédias, internet, et tous les types de cartes et produits traditionnels et cartes de crédit Emv (Mastercard et Visa) de tous les grands réseaux. Actualités 14 oct. 2020


Reprise des classes en période de Covid-19: Offrir de meilleurs systèmes éducatifs
«Un enfant, un enseignant, un livre, un stylo peuvent changer le monde.» Ces mots de la lauréate du prix Nobel de la paix MalalaYousafzai ne sauraient être plus pertinents. C’est en nous assurant que les filles et les garçons du monde entier bénéficient d’un enseignement de qualité que nous bâtirons un monde plus durable, plus juste et plus pacifique. La fermeture des écoles à l’échelle mondiale face à la pandémie de Covid-19 a constitué un bouleversement sans précédent de l’enseignement des enfants et touché plus d’un milliard d’élèves. Celles et ceux qui ont repris le chemin de l’école sont confrontés à des problèmes inédits: port du masque, distanciation sociale, manque d’infrastructures pour se laver les mains et peur de tomber malade. Étant donné l’accentuation de la fracture numérique, la plupart n’auront pas eu la possibilité de suivre un apprentissage à domicile au cours des derniers mois. Ils auront donc accusé un retard qui rendra le retour en classe d’autant plus redoutable, pour eux – et pour leurs enseignants. À bien des égards, ils ne sont pas les plus à plaindre. Les nouveaux défis auxquels ils sont confrontés sont largement éclipsés par l’impact catastrophique à long terme de l’absence de scolarité, en particulier dans les pays les plus pauvres et ceux frappés par des conflits ou des crises. Les crises précédentes nous ont appris que plus les enfants sont déscolarisés, moins ils sont susceptibles de retourner à l’école. Nous savons également que lorsque les enfants ne vont pas à l’école, ils sont davantage exposés à la violence, aux abus et à l’exploitation. Les filles sont confrontées au risque supplémentaire de mariage précoce et de grossesse. Du fait de la Covid et compte tenu de la suspension des services essentiels de santé, de nutrition, d’immunisation et de protection de l’enfance, les enfants sont également exposés à la sous-alimentation, aux maladies, aux problèmes de santé mentale et aux abus. Dans un contexte aussi difficile, pouvons-nous encore remporter la bataille pour l’éducation de nos enfants ? La réponse est un «oui» retentissant. Mais pour ce faire, tels des étudiants modèles, nous devrons redoubler d’efforts pour arriver aux résultats que nous recherchons. Face à la pandémie mondiale, l’Union européenne et ses États membres – Team Europe – ont démontré combien la collaboration était efficace pour parvenir à de meilleurs résultats. Il est avéré que les partenariats que nous avons noués par le passé ont donné de bons résultats et l’Ue et l’Unicef peuvent donc agir ensemble pour peser de manière durable dans l’éducation dans le monde. Préserver l’avenir de nos enfants Nous pouvons prendre des mesures concrètes pour préserver l’avenir de nos enfants, mesures qui s’inspireront des travaux existants et emprunteront des voies nouvelles et innovantes. Cela suppose d’investir dès à présent, pour que les enfants les plus vulnérables puissent reprendre le chemin de l’école. Cela suppose de veiller à ce que leurs écoles soient synonymes de sécurité et que leurs enseignants puissent répondre à leurs besoins. Cela suppose de repenser les systèmes éducatifs pour que les enfants décrochent un diplôme en ayant acquis des compétences adaptées au 21e siècle, comme des compétences numériques et une formation en entrepreneuriat, et puissent ainsi affronter le monde nouveau qui s’offre à eux. Nous avons assisté récemment à de véritables bouleversements, de nombreux gouvernements proposant un enseignement en ligne ou utilisant la télévision, la radio et la téléphonie mobile. Ainsi, en Somalie, des cours enregistrés hors ligne sont chargés sur des tablettes fonctionnant à l’énergie solaire et mis à la disposition des enfants. Au Kirghizstan, les enfants peuvent accéder gratuitement à l’apprentissage à distance par l’intermédiaire de plateformes en ligne, de trois chaînes nationales de télévision et de deux applications pour réseaux mobiles. Au Viêt Nam, certains tests et modules ont été retirés du programme, tandis que d’autres ont été reportés jusqu’à la prochaine année scolaire afin de permettre aux élèves de rattraper leur retard d'apprentissage tout au long de l’année prochaine et réduire ainsi la pression académique et le stress psychosocial. Les premières pousses de la relance sont donc là. Il s’agit à présent de les faire croître. C’est le moment de repenser les systèmes éducatifs, de se tourner vers les technologies, d'abattre les barrières et d'offrir à tous les enfants le même accès à des systèmes éducatifs modernes. Il faut notamment combler le fossé en matière d’enseignement en ligne. Nous devons croire en la promesse de l’enseignement en ligne et nous y investir – pas seulement dans les compétences de base comme la lecture et les mathématiques, mais aussi dans les compétences numériques, entrepreneuriales et professionnelles, afin que les jeunes puissent intégrer le marché du travail. Par-dessus tout, les budgets de l’éducation doivent échapper aux coupes budgétaires à l’heure où frappe la crise économique mondiale. L’éducation doit être considérée comme partie intégrante du plan de relance pour sortir de la crise de la Covid-19: plutôt que de priver l’enseignement des sources de financement, il faut investir davantage pour renforcer les systèmes éducatifs. L’éducation est essentielle pour le développement humain, lequel est à la base de tous les investissements dans la coopération internationale réalisés par l’Ue, investissements qui seront stimulés dans le cadre du financement par l’Ue du développement pour la période à venir. Reconstruire en mieux s'applique autant à l’éducation qu’à tout autre domaine. L’ampleur de cette crise suppose une réponse mondiale et coordonnée, et l’Ue et l’Unicef entendent être aux avant-postes de cette réponse. La communauté éducative doit développer de façon conjointe un plan d'action mondial qui ouvrirait la voie à un enseignement équitable et de qualité pour tous. Nous avons là une occasion unique de sortir de cette crise unique en agissant différemment, en luttant contre les inégalités à l’aide de systèmes sociaux plus durables. Pour nous engager dans cette entreprise titanesque, nous devons comprendre que nous ne pouvons plus agir comme par le passé. Si nous tirons les bons enseignements maintenant, nous pourrons repenser et offrir de meilleurs systèmes éducatifs — à la génération d’aujourd’hui et à celle de demain Par Jutta Urpilainen* & Henrietta H. Fore* * Commissaire européen aux Partenariats internationaux * Directeur exécutif de l'Unicef Actualités 14 oct. 2020


Résidence thématique d’artistes à Hambourg: Eliane Aïsso relance le débat sur le colonialisme
La nouvelle résidence thématique d’artistes de l’association Kulturforum Süd-Nord a reçu pour le compte de l’acte 1, l’artiste béninoise Eliane Aïsso pour un séjour à Hambourg. Pendant deux semaines, elle a exploré les vestiges de la ville et partagé avec le public, son regard critique sur les vestiges coloniaux à travers les photos prises par elle et travaillées suivant sa technique. Des œuvres photographiques sur les vestiges coloniaux de la ville de Hambourg. C’est ce qu’a fait découvrir la jeune artiste plasticienne béninoise, Eliane Aïsso, à la population Hambourgeoise au terme de son séjour dans cette ville au mois d’août dernier. La jeune artiste y a séjourné dans le cadre du projet de résidence « Exploration inversée de la ville et les citoyens de Hambourg » initié par l’association Kulturforum Süd-Nord à travers son président fondateur, Stephan Köhler. Cette initiative soutenue par le ministère de la Culture de Hambourg, avec la participation des artistes de diverses nationalités, s’est ouverte entre autres pour le compte de l’acte 1 de sa première édition à la jeune artiste plasticienne béninoise Eliane Aïsso. Pur produit du Studio national des arts contemporains à Tourcoing en France, la jeune plasticienne dont le pinceau s’est révélé à Cotonou, à diverses occasions, a pris part à une résidence de création artistique du 1er au 15 août dernier. Mais avant, elle a effectué une visite d’exploration guidée à travers la ville de Hambourg. Guidée par Hanni Jokinen, l’artiste a parcouru à Hambourg plusieurs lieux qui témoignent du passé colonial de cette cité. C’est en se livrant à cet exercice que la jeune artiste s’est résolue à orienter son objectif vers le passé colonialiste de la ville. Un exercice qui lui a permis de disposer d’une bonne matière première pour finaliser ses photographies d’art. Mais elle ne s’est pas limitée à cela. Dans un but d’originalité, Eliane a recouru au cours de sa résidence à des personnes ressources, tels des historiens d’art, des chercheurs, des photographes d’art… pour des moments d’échanges et de partage. Cette rigueur dans le travail a abouti à un résultat que le public allemand a été le premier à apprécier. Lors des travaux de la résidence, Eliane qui vient de terminer son master en photo et vidéo à l'Université Fresnoy près de Paris, a retravaillé avec sa technique de photographie, les images des vestiges et traces coloniaux qu’elle a prises lors de sa visite à travers la ville. Ce séjour doublé d’une résidence aura été tout bénéfique pour la jeune artiste qui a fait parler d’elle à la suite de la conférence de restitution de ses travaux. Sa technique et son angle de travail ont été pour une large part appréciés par le public de Hambourg. La rencontre transmise en direct sur les médias sociaux a permis à l’artiste de partager son regard critique sur les vestiges coloniaux à travers ses photos retouchées aux crayons et aux lames de rasoir. Réveiller le passé colonial Une aubaine pour Eliane Aïsso qui, pour cette première expérience, repart avec les appréciations du public de Hambourg. Public qui n’a pas tari d’éloges à l’endroit de cette jeune artiste créditée d’un talent certain. Des témoignages des participants à cette conférence, il ressort que les œuvres issues de la résidence «Exploration inversée» sont de bonne facture et que la jeune Eliane Aïsso est pétrie de talents. « Cette résidence à moi offerte par l’association Kulturforum Süd-Nord a été une véritable opportunité. De cette rencontre, j’ai eu d’autres contacts et appris beaucoup de choses pour ma propre gouverne et pour mon évolution dans la carrière artistique », confie Eliane. L’artiste se veut reconnaissante à l’endroit de Stephan Köhler, non seulement pour l’initiative, mais aussi pour lui avoir donné l’opportunité d’y participer. « Mon souhait, c’est de voir d’autres artistes bénéficier de ce projet et que l’initiative dure dans le temps, car ces rencontres poussent les citoyens de Hambourg à changer leur perspective et les encouragent à lutter contre toutes formes de racisme », note-t-elle. Ce qui fait davantage la notoriété de ce projet, c’est que Kulturforum Süd-Nord a fait imprimer, en grandes quantités, les œuvres réalisées au cours de la résidence en format A3 et les a fait insérer dans des journaux à Hambourg. L’objectif, c’est de pousser les lecteurs à réfléchir sur le passé colonial et lutter contre toutes formes de racisme. Ce pan du projet plait bien à Eliane Aïsso qui se réjouit de continuer par susciter la réflexion des Hambourgeois sur leur passé colonial et les nouvelles formes de racisme. Au dire de Stephan Köhler, « pendant des siècles, les Européens se sont réservés le rôle exclusif d’explorer et exploiter le reste du monde. Le titre ‘‘Exploration Inversée’’ pour la résidence d’artistes indique que le moment est venu pour que les explorés deviennent les explorateurs. Il sonne d’abord comme un acte de vengeance polémique de la part de ceux qui ont été découverts, classés, collectionnés et exposés par les Européens ». La devise quelque peu provocante, reconnait-il. Mais il vise avant tout à indiquer que les flux mondiaux d’échanges, d’économie, de voyageurs ne doivent pas toujours aller dans le même sens. L’ambition ici, conclut-il, « c’est de stabiliser le processus d’ouverture et de regard des uns sur les autres, et de maintenir la pluralité des interprétations du monde ». L’association Kulturforum Süd-Nord prévoit une série de visites d'artistes (écrivains) du Sud par an à Hambourg. Les observations des artistes visent à déclencher à chaque fois des dialogues avec le public. Culture 13 oct. 2020


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