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Nouvelles

Rencontres virtuelles du quotidien La Nation:L’accélération vers un avenir numérique au menu des échanges
Engagé dans sa transformation digitale, le quotidien La Nation organise, vendredi 16 octobre prochain, une visioconférence via zoom. Des diplomates, universitaires, représentants d’organisations internationales, journalistes, leaders d’opinion, activistes sociaux et autres sont attendus à cette rencontre virtuelle. Les participants vont échanger autour de deux thèmes à savoir : « Les dynamiques de développement » et « Covid-19 : l’accélération vers un avenir numérique ». Ainsi, la première partie sera consacrée aux dynamiques de développement avec Alain Sourou Orounla, ministre de la Communication et de la Poste et Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced) comme intervenants principaux ainsi que Wilfried Léandre Houngbédji, directeur de la Communication de la présidence et Roger Gbégnonvi, éminent acteur de la Société civile en qualité de panélistes. Au cours de la seconde partie de cette rencontre, pendant une demi-heure, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et Doreen Bogdan-Martin, directeur du Bureau de Développement des Télécommunications de l’Union Internationale des Télécommunications (Iut) ainsi que les panélistes Venance Konan, directeur général de Fraternité Matin (Côte d’Ivoire) et Bertin Sowakoudé, Dg Onip/Bénin, vont aborder le thème : « Covid-19 l’accélération vers un avenir numérique ». Les débats seront conduits respectivement par Paul Amoussou, directeur de publication du quotidien La Nation, Cathérine Fiankan, senior Un Correspondent. Pour prendre part à ces rencontres, les participants doivent s’inscrire à l’adresse mail : forumlanation@onip.bj. Société 14 oct. 2020


Plateforme nationale de paiement électronique:Les Fintechs s’imprègnent de la portée du projet
La Plateforme nationale de paiement électronique sera bientôt opérationnelle. En attendant, l’Agence des services et systèmes d'information (Assi) en charge de sa conception, a échangé, ce mardi 13 octobre à Cotonou, avec les Fintechs sur la portée de ce qui sera un hub de concentration des solutions de paiement digitales. Faire du mobile money ce qu’est la carte bancaire dans les pays occidentaux, c’est l’ambition nourrie à travers l’initiative de la Plateforme nationale de paiement électronique (Pnpe). Interconnexion des différents modes de paiement digitaux, son opérationnalisation sera bientôt une réalité, annonce Serge Laurent Adjovi, directeur de l’Agence des services et systèmes d'information (Assi), structure en charge de l’exécution du projet. Sous l’égide de la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, l’Assi a organisé, ce mardi à Cotonou, une rencontre d’échanges avec les acteurs majeurs que sont les Fintechs pour leur présenter la plateforme, recueillir leurs attentes et les éventuelles suggestions en vue de son amélioration et de sa mise en œuvre diligente. C’est un projet phare du Programme d’action du gouvernement visant à lutter contre l’exclusion financière et qui permettra le paiement des services fournis par l’État et les entreprises à terme avec tous les moyens de paiement électroniques actuels, précise Serge Adjovi. Imaginée comme catalyseur des affaires, la plateforme devrait favoriser le commerce en ligne (e-commerce) et d’autres services dématérialisés (e-services) et ainsi la mise en œuvre d’une administration intelligente. La Pnpe contribuera à matérialiser la vision du gouvernement de faire du Bénin la plateforme de services numériques en Afrique de l’Ouest, renchérit la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou. Il s’agit, précise-t-elle, de faire en sorte que le consommateur final des services numériques, qu’il soit client de l’administration publique ou du secteur privé, puisse librement et en toute sérénité choisir le moyen de paiement qui lui convient.A l’en croire, « La plateforme nationale sera le hub de concentration de toutes les solutions de paiement existantes et futures, rendra ces solutions interopérables et par la même occasion permettra de remplir d’autres objectifs qui sont liés à l’inclusion financière, à la facilité de paiement, au suivi des paiements ». Implications La majorité des paiements se fait en espèces au Bénin : le taux de bancarisation est inférieur à 20 % ; moins de 500 points de vente acceptent les paiements par cartes, fait remarquer Jean-Yves Ogoundélé, chef du projet. De même, poursuit-il, le nombre de points de vente acceptant le paiement par mobile money reste faible (moins de 5000) et il existe très peu de sites internet avec acquéreur local, qui proposent le paiement par carte bancaire ou mobile money. Dans le même temps, le nombre de personnes ayant un compte mobile money actif dépasse les 3 millions. Aussi, les guichets de paiement sont inégalement répartis sur le territoire national et les nombreux flux épars entraînent des déperditions pour l’économie nationale. Dans ce contexte, indique M. Ogoundélé, la Pnpe se veut une solution pour réduire la masse fiduciaire et sera un pourvoyeur de croissance à travers la baisse des coûts de transaction et la mutualisation des services. Elle fera décoller le paiement électronique marchand encore à la traîne et sécuriser les ressources destinées à l’Etat. Elle est conçue pour supporter tous les types de canaux de distribution : terminaux de paiement électronique (Tpe), guichets automatiques, kiosques multimédias, internet, et tous les types de cartes et produits traditionnels et cartes de crédit Emv (Mastercard et Visa) de tous les grands réseaux. Actualités 14 oct. 2020


Reprise des classes en période de Covid-19: Offrir de meilleurs systèmes éducatifs
«Un enfant, un enseignant, un livre, un stylo peuvent changer le monde.» Ces mots de la lauréate du prix Nobel de la paix MalalaYousafzai ne sauraient être plus pertinents. C’est en nous assurant que les filles et les garçons du monde entier bénéficient d’un enseignement de qualité que nous bâtirons un monde plus durable, plus juste et plus pacifique. La fermeture des écoles à l’échelle mondiale face à la pandémie de Covid-19 a constitué un bouleversement sans précédent de l’enseignement des enfants et touché plus d’un milliard d’élèves. Celles et ceux qui ont repris le chemin de l’école sont confrontés à des problèmes inédits: port du masque, distanciation sociale, manque d’infrastructures pour se laver les mains et peur de tomber malade. Étant donné l’accentuation de la fracture numérique, la plupart n’auront pas eu la possibilité de suivre un apprentissage à domicile au cours des derniers mois. Ils auront donc accusé un retard qui rendra le retour en classe d’autant plus redoutable, pour eux – et pour leurs enseignants. À bien des égards, ils ne sont pas les plus à plaindre. Les nouveaux défis auxquels ils sont confrontés sont largement éclipsés par l’impact catastrophique à long terme de l’absence de scolarité, en particulier dans les pays les plus pauvres et ceux frappés par des conflits ou des crises. Les crises précédentes nous ont appris que plus les enfants sont déscolarisés, moins ils sont susceptibles de retourner à l’école. Nous savons également que lorsque les enfants ne vont pas à l’école, ils sont davantage exposés à la violence, aux abus et à l’exploitation. Les filles sont confrontées au risque supplémentaire de mariage précoce et de grossesse. Du fait de la Covid et compte tenu de la suspension des services essentiels de santé, de nutrition, d’immunisation et de protection de l’enfance, les enfants sont également exposés à la sous-alimentation, aux maladies, aux problèmes de santé mentale et aux abus. Dans un contexte aussi difficile, pouvons-nous encore remporter la bataille pour l’éducation de nos enfants ? La réponse est un «oui» retentissant. Mais pour ce faire, tels des étudiants modèles, nous devrons redoubler d’efforts pour arriver aux résultats que nous recherchons. Face à la pandémie mondiale, l’Union européenne et ses États membres – Team Europe – ont démontré combien la collaboration était efficace pour parvenir à de meilleurs résultats. Il est avéré que les partenariats que nous avons noués par le passé ont donné de bons résultats et l’Ue et l’Unicef peuvent donc agir ensemble pour peser de manière durable dans l’éducation dans le monde. Préserver l’avenir de nos enfants Nous pouvons prendre des mesures concrètes pour préserver l’avenir de nos enfants, mesures qui s’inspireront des travaux existants et emprunteront des voies nouvelles et innovantes. Cela suppose d’investir dès à présent, pour que les enfants les plus vulnérables puissent reprendre le chemin de l’école. Cela suppose de veiller à ce que leurs écoles soient synonymes de sécurité et que leurs enseignants puissent répondre à leurs besoins. Cela suppose de repenser les systèmes éducatifs pour que les enfants décrochent un diplôme en ayant acquis des compétences adaptées au 21e siècle, comme des compétences numériques et une formation en entrepreneuriat, et puissent ainsi affronter le monde nouveau qui s’offre à eux. Nous avons assisté récemment à de véritables bouleversements, de nombreux gouvernements proposant un enseignement en ligne ou utilisant la télévision, la radio et la téléphonie mobile. Ainsi, en Somalie, des cours enregistrés hors ligne sont chargés sur des tablettes fonctionnant à l’énergie solaire et mis à la disposition des enfants. Au Kirghizstan, les enfants peuvent accéder gratuitement à l’apprentissage à distance par l’intermédiaire de plateformes en ligne, de trois chaînes nationales de télévision et de deux applications pour réseaux mobiles. Au Viêt Nam, certains tests et modules ont été retirés du programme, tandis que d’autres ont été reportés jusqu’à la prochaine année scolaire afin de permettre aux élèves de rattraper leur retard d'apprentissage tout au long de l’année prochaine et réduire ainsi la pression académique et le stress psychosocial. Les premières pousses de la relance sont donc là. Il s’agit à présent de les faire croître. C’est le moment de repenser les systèmes éducatifs, de se tourner vers les technologies, d'abattre les barrières et d'offrir à tous les enfants le même accès à des systèmes éducatifs modernes. Il faut notamment combler le fossé en matière d’enseignement en ligne. Nous devons croire en la promesse de l’enseignement en ligne et nous y investir – pas seulement dans les compétences de base comme la lecture et les mathématiques, mais aussi dans les compétences numériques, entrepreneuriales et professionnelles, afin que les jeunes puissent intégrer le marché du travail. Par-dessus tout, les budgets de l’éducation doivent échapper aux coupes budgétaires à l’heure où frappe la crise économique mondiale. L’éducation doit être considérée comme partie intégrante du plan de relance pour sortir de la crise de la Covid-19: plutôt que de priver l’enseignement des sources de financement, il faut investir davantage pour renforcer les systèmes éducatifs. L’éducation est essentielle pour le développement humain, lequel est à la base de tous les investissements dans la coopération internationale réalisés par l’Ue, investissements qui seront stimulés dans le cadre du financement par l’Ue du développement pour la période à venir. Reconstruire en mieux s'applique autant à l’éducation qu’à tout autre domaine. L’ampleur de cette crise suppose une réponse mondiale et coordonnée, et l’Ue et l’Unicef entendent être aux avant-postes de cette réponse. La communauté éducative doit développer de façon conjointe un plan d'action mondial qui ouvrirait la voie à un enseignement équitable et de qualité pour tous. Nous avons là une occasion unique de sortir de cette crise unique en agissant différemment, en luttant contre les inégalités à l’aide de systèmes sociaux plus durables. Pour nous engager dans cette entreprise titanesque, nous devons comprendre que nous ne pouvons plus agir comme par le passé. Si nous tirons les bons enseignements maintenant, nous pourrons repenser et offrir de meilleurs systèmes éducatifs — à la génération d’aujourd’hui et à celle de demain Par Jutta Urpilainen* & Henrietta H. Fore* * Commissaire européen aux Partenariats internationaux * Directeur exécutif de l'Unicef Actualités 14 oct. 2020


Résidence thématique d’artistes à Hambourg: Eliane Aïsso relance le débat sur le colonialisme
La nouvelle résidence thématique d’artistes de l’association Kulturforum Süd-Nord a reçu pour le compte de l’acte 1, l’artiste béninoise Eliane Aïsso pour un séjour à Hambourg. Pendant deux semaines, elle a exploré les vestiges de la ville et partagé avec le public, son regard critique sur les vestiges coloniaux à travers les photos prises par elle et travaillées suivant sa technique. Des œuvres photographiques sur les vestiges coloniaux de la ville de Hambourg. C’est ce qu’a fait découvrir la jeune artiste plasticienne béninoise, Eliane Aïsso, à la population Hambourgeoise au terme de son séjour dans cette ville au mois d’août dernier. La jeune artiste y a séjourné dans le cadre du projet de résidence « Exploration inversée de la ville et les citoyens de Hambourg » initié par l’association Kulturforum Süd-Nord à travers son président fondateur, Stephan Köhler. Cette initiative soutenue par le ministère de la Culture de Hambourg, avec la participation des artistes de diverses nationalités, s’est ouverte entre autres pour le compte de l’acte 1 de sa première édition à la jeune artiste plasticienne béninoise Eliane Aïsso. Pur produit du Studio national des arts contemporains à Tourcoing en France, la jeune plasticienne dont le pinceau s’est révélé à Cotonou, à diverses occasions, a pris part à une résidence de création artistique du 1er au 15 août dernier. Mais avant, elle a effectué une visite d’exploration guidée à travers la ville de Hambourg. Guidée par Hanni Jokinen, l’artiste a parcouru à Hambourg plusieurs lieux qui témoignent du passé colonial de cette cité. C’est en se livrant à cet exercice que la jeune artiste s’est résolue à orienter son objectif vers le passé colonialiste de la ville. Un exercice qui lui a permis de disposer d’une bonne matière première pour finaliser ses photographies d’art. Mais elle ne s’est pas limitée à cela. Dans un but d’originalité, Eliane a recouru au cours de sa résidence à des personnes ressources, tels des historiens d’art, des chercheurs, des photographes d’art… pour des moments d’échanges et de partage. Cette rigueur dans le travail a abouti à un résultat que le public allemand a été le premier à apprécier. Lors des travaux de la résidence, Eliane qui vient de terminer son master en photo et vidéo à l'Université Fresnoy près de Paris, a retravaillé avec sa technique de photographie, les images des vestiges et traces coloniaux qu’elle a prises lors de sa visite à travers la ville. Ce séjour doublé d’une résidence aura été tout bénéfique pour la jeune artiste qui a fait parler d’elle à la suite de la conférence de restitution de ses travaux. Sa technique et son angle de travail ont été pour une large part appréciés par le public de Hambourg. La rencontre transmise en direct sur les médias sociaux a permis à l’artiste de partager son regard critique sur les vestiges coloniaux à travers ses photos retouchées aux crayons et aux lames de rasoir. Réveiller le passé colonial Une aubaine pour Eliane Aïsso qui, pour cette première expérience, repart avec les appréciations du public de Hambourg. Public qui n’a pas tari d’éloges à l’endroit de cette jeune artiste créditée d’un talent certain. Des témoignages des participants à cette conférence, il ressort que les œuvres issues de la résidence «Exploration inversée» sont de bonne facture et que la jeune Eliane Aïsso est pétrie de talents. « Cette résidence à moi offerte par l’association Kulturforum Süd-Nord a été une véritable opportunité. De cette rencontre, j’ai eu d’autres contacts et appris beaucoup de choses pour ma propre gouverne et pour mon évolution dans la carrière artistique », confie Eliane. L’artiste se veut reconnaissante à l’endroit de Stephan Köhler, non seulement pour l’initiative, mais aussi pour lui avoir donné l’opportunité d’y participer. « Mon souhait, c’est de voir d’autres artistes bénéficier de ce projet et que l’initiative dure dans le temps, car ces rencontres poussent les citoyens de Hambourg à changer leur perspective et les encouragent à lutter contre toutes formes de racisme », note-t-elle. Ce qui fait davantage la notoriété de ce projet, c’est que Kulturforum Süd-Nord a fait imprimer, en grandes quantités, les œuvres réalisées au cours de la résidence en format A3 et les a fait insérer dans des journaux à Hambourg. L’objectif, c’est de pousser les lecteurs à réfléchir sur le passé colonial et lutter contre toutes formes de racisme. Ce pan du projet plait bien à Eliane Aïsso qui se réjouit de continuer par susciter la réflexion des Hambourgeois sur leur passé colonial et les nouvelles formes de racisme. Au dire de Stephan Köhler, « pendant des siècles, les Européens se sont réservés le rôle exclusif d’explorer et exploiter le reste du monde. Le titre ‘‘Exploration Inversée’’ pour la résidence d’artistes indique que le moment est venu pour que les explorés deviennent les explorateurs. Il sonne d’abord comme un acte de vengeance polémique de la part de ceux qui ont été découverts, classés, collectionnés et exposés par les Européens ». La devise quelque peu provocante, reconnait-il. Mais il vise avant tout à indiquer que les flux mondiaux d’échanges, d’économie, de voyageurs ne doivent pas toujours aller dans le même sens. L’ambition ici, conclut-il, « c’est de stabiliser le processus d’ouverture et de regard des uns sur les autres, et de maintenir la pluralité des interprétations du monde ». L’association Kulturforum Süd-Nord prévoit une série de visites d'artistes (écrivains) du Sud par an à Hambourg. Les observations des artistes visent à déclencher à chaque fois des dialogues avec le public. Culture 13 oct. 2020


Gado Guidami, maire de Malanville:« Tant qu’il y a la stabilité, les efforts se poursuivront »
Située à environ 732 km de Cotonou, la commune de Malanville est confrontée à divers défis de développement. Installé à la tête du Conseil communal à la faveur des élections communales et municipales du 17 mai 2020, Gado Guidami, nouveau maire, et son équipe veulent parer au plus pressé. La Nation : Quel est le visage de la commune de Malanville aujourd’hui ? Gado Guidami : Malanville est un grand pôle d’activités économiques. Si la commune n’a pas évolué de façon substantielle, elle n’a pas non plus reculé, parce que les activités artisanales et commerciales se déroulent normalement en dehors des dernières inondations qui engendrent des perturbations. Nous surmontons ces difficultés grâce au soutien du président de la République, Patrice Talon. Après les inondations, la commune va se sentir davantage mieux. Le 9 octobre 2020 marquait vos 120 premiers jours à la tête de l’administration communale. Que retenir en termes de bilan ? Depuis quatre mois, beaucoup de choses ont changé. Ça fait exactement quatre mois que nous avons pris les rênes de la commune. J’ai mis l’administration communale au travail. Il fallait faire un effort rapide pour mettre chaque agent au travail afin de combler les attentes des populations. Notre méthode et notre rigueur nous permettent d’obtenir des résultats. Aujourd’hui, les populations peuvent commander la légalisation d’une pièce et la retirer après 20 minutes maximum. Beaucoup d’autres innovations sont intervenues, notamment au niveau du suivi des projets. La façon d’aborder l’exécution des projets a changé. Désormais, tous les projets gouvernementaux ou financés sur fonds propres de la mairie seront systématiquement suivis. L’animation des conseils d’arrondissement et de village est devenue réalité. Les chefs d’arrondissement et de village et les conseillers sont mis à contribution pour suivre l’évolution des activités sur l’étendue de leur village afin que les problèmes recensés puissent être remontés vers la mairie pour leur résolution. Chaque membre du conseil communal de Malanville, toutes tendances confondues, doit être mû par la prise en charge des besoins des populations et du développement communal. Aucun candidat de la mouvance ou de l’opposition n’a jamais battu campagne pour aller contre le progrès de sa localité. J’ai opté, dès le départ, pour un conseil communal apaisé, une gouvernance concertée afin que chaque agent puisse se sentir concerné par la gestion communale. Nous avons retrouvé l’harmonie. Tant que nous avons un conseil communal stable, les efforts se poursuivront. Quels sont les atouts de la commune ? Malanville est une commune semi-rurale. La ville a un grand nom. Beaucoup de gens se pressent pour la découvrir. Je voudrais me focaliser sur son assainissement et sa modernisation. Je sollicite le gouvernement pour l’élaboration d’un plan spécial répondant à ces priorités. La commune abrite la Régie autonome de gestion du marché international de Malanville (RAGeMIM), le 2e marché international du Bénin après celui de Dantokpa, certifié Iso. La modernisation de ce marché est un pilier important pour booster l’économie locale. Il y a lieu de construire la route Guéné-Karimama. Le tiers de cette route se trouve dans la commune de Malanville. Cette partie est la plus dégradée en saison des pluies. Nous avons besoin de sortir la commune de son enclavement. En saison pluvieuse, cette route n’est pas praticable. Il importe que le gouvernement entende vite cette doléance. Il en est de même pour la réhabilitation de la route Beroubouy, Kandi, Malanville (pont Niger) avec double voie à partir de Bodjécali jusqu’au pont de Niger. Ces infrastructures routières permettront de tracer le passage des gros-porteurs et de rendre la circulation fluide. Malanville accueille pratiquement tous les camions en provenance de Cotonou pour l’hinterland. Ce qui crée l’embouteillage. Quelles actions envisagez-vous de mettre en œuvre pour satisfaire les besoins de base des populations ? Sur le plan de la sécurité sociale, un effort est fait aujourd’hui pour juguler les violences et affrontements souvent meurtriers. Ces problèmes proviennent souvent de quelques hors-la-loi. C’est pourquoi, j’associe les élus locaux pour que chacun puisse prendre ses responsabilités sur le plan sécuritaire. Le budget de 2021 prendra en compte ces desiderata. Ce volet participe des grands besoins des populations, des grands défis que nous devons réaliser. Les défis se limitent-ils aux questions sécuritaires ? Notre priorité est de mettre tous les élus locaux en ordre de bataille pour un accueil favorable de l'actualisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Il y a eu des listes où les populations se trouvent à plus de 20 km de leur centre de vote. Il faut corriger cet état de choses. C’est urgent parce que cette opération ne dure que vingt-et-un jours pour compter du 1er octobre 2020. Il faut donc parer au plus pressé. L’autre urgence, c’est d’arriver à bout des inondations qui font beaucoup de sinistrés. Nous enregistrons actuellement plus de cinquante-six mille sinistrés logés dans neuf magasins au niveau de la commune de Malanville. D’autres ont été hébergés auprès de leurs parents dans certains villages. Quelle place accordez-vous aux jeunes et aux femmes dans le développement local ? La jeunesse de Malanville est bien logée. Sur les vingt-neuf conseillers communaux, plus de la moitié est constituée des jeunes. Six conseillers sur onze du Bloc républicain ont moins de quarante ans. La représentativité des femmes est relative. La première adjointe au maire est une femme. C’est un exploit. Société 13 oct. 2020


Guide méthodologique d’élaboration des politiques et stratégies:Pour des documents de planification de qualité
Outil important au service des responsables en charge des politiques publiques et des activités opérationnelles au sein des institutions et structures publiques, le guide méthodologique d’élaboration des politiques et stratégies se positionne comme la référence unique en la matière, au Bénin. Il prend en compte plusieurs dimensions spécifiques. Il a été officiellement lancé, hier lundi 12 octobre, à Cotonou, par le ministre d’Etat chargé du Plan, Abdoulaye Bio Tchané. Adopté en Conseil des ministres, le 12 février 2020, le guide méthodologique dont le lancement officiel a eu lieu, hier, à Cotonou, est la seule référence officielle en matière de rédaction des politiques et stratégies au Bénin. Son objectif est d’assurer la qualité des documents de planification dans les structures relevant de l’administration publique. Cyriaque Edon, directeur général des Politiques de développement, Bouri Sanhouidi, représentant résident par intérim du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et le ministre d’Etat chargé du Plan, Abdoulaye Bio Tchané, se réjouissent tous du fait que ce nouveau guide de quatre chapitres, prenne en compte des dimensions spécifiques telles que l’emploi, le genre, les changements climatiques ou encore la transformation digitale. En outre, il permet aux acteurs en charge de la réflexion stratégique et de la conception des politiques de développement au niveau des ministères, collectivités locales et institutions, de s'inscrire dans la mise en œuvre rigoureuse du Pnd 2018-2025 et de ses documents d’opérationnalisation et d'aligner les stratégies sur les directives de la Lolf. Ce guide vient compléter et enrichir considérablement le précédent et met l’accent sur une démarche administrative inclusive et participative de même que les grandes phases de l’élaboration des politiques et stratégies, souligne le ministre d’Etat chargé du Plan. Abdoulaye Bio Tchané informe que ce document prévoit une boîte à outils comportant douze fiches pour orienter la prise en compte des dimensions transversales. Pour le représentant résident du Pnud, il s’agit d’un cadre méthodologique mis à la disposition des acteurs concernés pour renforcer l’action publique. La cérémonie du jour marque donc le début de la dissémination du guide et va permettre de faire connaître au public cible les éléments nouveaux qui y sont introduits, de faire passer les recommandations du gouvernement et surtout de le faire passer comme cadre unique de référence dans l’élaboration des politiques et stratégies au Bénin. Tous les intervenants espèrent que ce guide permettra d’améliorer les choix stratégiques et leur opérationnalisation. Notons que ce nouveau document a été élaboré grâce au soutien du Pnud que les autorités béninoises n’ont de cesse de remercier. Actualités 13 oct. 2020


Modernisation de la gestion des dossiers des pensionnés à la Cnss: Vers la fin de plusieurs décennies de calvaire
La Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) modernise son dispositif de gestion des dossiers des assurés-clients. A l’avenir, archives et comptes individuels seront gérés de manière intelligente de sorte que les pensionnés puissent percevoir leur dû le mois civil suivant leur admission à la retraite. Jeudi 8 octobre dernier, à Cotonou, la ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, a constaté avec satisfaction, le niveau de mise en œuvre de cette réforme et lancé un nouveau défi aux dirigeants de la Cnss. Quatre cent mille dossiers de travailleurs en cours d’archivage employeur par employeur. Leurs comptes individuels subissent également une mise à jour. Ces travaux que mène la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) entrent dans le cadre du processus de modernisation de l’institution, notamment de la gestion des dossiers des assurés-clients. Cette réforme est mise en œuvre à travers les projets de réorganisation physique des archives et d’actualisation des comptes individuels des travailleurs (Pacit). Jeudi dernier, à la faveur d’une visite sur le site d’exécution de ces projets, la ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, a pu constacter le niveau d’avancement des travaux. Dans une présentation faite à l’assistance, le directeur général de la Cnss, Apollinaire Cadete Tchintchin, rappelle le contexte ayant conduit le gouvernement à enclencher cette réforme majeure. En outre, il fait part des objectifs ainsi que des résultats escomptés. Entre autres, l’on retient que ces projets vont induire une amélioration significative de la qualité du service offert aux usagers-clients, ceci, au regard des nombreuses insuffisances constatées en la matière. « Le projet de réorganisation physique des archives consiste à trier, classer, conditionner et ranger les listes nominatives, les dossiers des employeurs, les dossiers d’affiliation des travailleurs et les fiches de position. L'objectif est de favoriser l’accès rapide à l’information en vue du traitement des dossiers », explique le directeur général. Ce projet a véritablement démarré en juillet 2019 avec un délai initial de réalisation de trente mois. Pacit Le Projet d’actualisation des comptes individuels des travailleurs a pour but de résoudre le problème de la reconstitution des carrières des travailleurs. Un problème qui rallonge le délai de liquidation des dossiers de demande de pension. Ce projet consiste à récupérer des éléments de salaires contenus dans les déclarations nominatives des trente dernières années, poursuit Apollinaire Cadete Tchintchin. Lancé le 14 mai 2020, le Pacit a une durée initiale de dix-huit mois. Et d’après le directeur général de la Cnss, les premiers résultats obtenus sont encourageants. Au terme de ces réformes, la Cnss disposera d’une base de données saine et intelligente lui permettant, entre autres, de traiter les dossiers des assurés-clients, de notifier le relevé de compte individuel à l’assuré au moins six mois avant la date de sa retraite, de servir au pensionné sa pension dès le premier jour du mois civil suivant la date de son admission à la retraite. Nouvel engagement A la suite de l’intervention du directeur général et du président du Conseil d’administration de la Cnss, qui rassure que son organe donnera le meilleur de lui-même pour l’aboutissement heureux de ces chantiers, l’autorité ministérielle félicite toute l’équipe de la Cnss pour ce grand pas effectué. Toutefois, Adidjatou Mathys affirme qu'il reste fort à faire car, tout doit être finalisé au plus tard début janvier prochain. « En arrivant ici, je voudrais vous dire que pour compter du 2 janvier 2021, il va falloir que le pensionné de la Cnss puisse entrer en possession de sa pension à l’échéance suivante, au même titre que le pensionné du Fnrb. C’est surtout l’objet de ma visite… », a lancé la ministre. En réponse à sa préoccupation, le président du conseil d’administration a indiqué que son organe prendra très rapidement les décisions appropriées afin de permettre à la direction générale de relever ce nouveau challenge. N’eût été la pandémie du Covid-19, les travaux seraient presque à terme, fait-il savoir. Société 12 oct. 2020


Protection des enfants et jeunes en mobilité: Educo appuie deux Ong partenaires en matériel
Educo a fait don d’un important lot de matériel d’appui à deux de ses trois Ongs partenaires du Projet d’appui à l’amélioration des conditions de vie et d’apprentissage des enfants et jeunes travailleurs en mobilité dans les marchés de Dantokpa et Port de pêche à Cotonou et Ouando à Porto-Novo, cofinancé par la Coopération suisse. La cérémonie de remise s’est déroulée, ce jeudi 8 octobre, au siège de l’Association des foyers Don Bosco à Porto-Novo. Une trentaine de matelas, deux frigos, des régulateurs, des glacières, des poubelles, des brosses à dents, des assiettes, des boites à pharmacie, des boites de masques et des cartons de gel hydroalcoolique. Ce sont entre autres le lot d’équipements remis ce jeudi 8 octobre par Educo à deux de ses trois Ong partenaires du Projet d’appui à l’amélioration des conditions de vie et d’apprentissage des enfants et jeunes travailleurs en mobilité dans les marchés de Dantokpa et Port de pêche à Cotonou et Ouando à Porto-Novo. Le projet est cofinancé par la Coopération suisse à travers la direction du Développement et de la Coopération. Les deux Ong bénéficiaires sont les centres d’accueil et de protection des enfants (Cape), notamment l’Association des foyers Don Bosco (Afdb) et l’Institut des filles de Marie Auxiliatrice (Ifma). Pour la coordinatrice des programmes d’Educo, Carine Agossou Alihonou, représentante du directeur Pays d’Educo, ce projet vise de façon générale à contribuer à l’amélioration des conditions de vie et d’apprentissage des enfants et jeunes travailleurs en mobilité dans les marchés Dantokpa, Ouando et au Port de Pêche de Cotonou. Plus spécifiquement, le projet entend renforcer la participation des acteurs communautaires pour la protection des enfants et jeunes en mobilité dans les espaces de travail ; assurer l’accompagnement social personnalisé de ces cibles et enfin renforcer les capacités d’intervention des Ong partenaires et des centres de promotion sociale pour une synergie d’actions entre ces différentes structures. Les dons composés de matériel de soins de santé, de matériel de couchage, de vivres pour l’alimentation des enfants, de matériel ludique pour animer les espaces de loisirs, le tout pour un montant de 10,803 300 millions F Cfa, permettront aux enfants et jeunes concernés d’avoir des espaces de sécurité pour leur plein épanouissement et de rentrer dans les processus de réintégration. Carine Agossou Alihonou a invité les bénéficiaires à faire un très bon usage des équipements reçus afin qu’ils puissent servir à plusieurs générations de leurs centres respectifs. Plus de 10 millions F Cfa de don La représentante du directeur Pays d’Educo n’a pas manqué de féliciter les responsables des deux centres pour leurs efforts afin d’accompagner au quotidien ces enfants et jeunes sur leur chemin de la vie. Le directeur de l’Association des foyers Don Bosco, le père Aurélien Ahouangbè, remercie Educo et son partenaire, la Coopération suisse pour ce don. Il se réjouit à plus d’un titre de cet appui parce qu’il permettra d’améliorer les conditions de vie et de prise charge des pensionnaires de son centre. Même sentiment de joie du côté de la directrice de l’Institut des filles de Marie Auxiliatrice, la sœur Miet Boel. Celle-ci a prodigué de sages conseils aux bénéficiaires, les invitant à prendre leur destin en main pour être demain de vrais agents de développement de leur propre personne mais aussi de leur pays. Etienne Zannou, représentant du ministre en charge des Affaires sociales, félicite Educo et la Coopération suisse pour avoir initié ce projet. Car, selon lui, il faut des initiatives du genre pour venir en appui à l’Etat qui ne peut jamais à lui seul satisfaire tous les besoins en matière de protection des enfants béninois. Il loue aussi l’acte des donateurs qui permettra aux enfants de vivre heureux et dans un cadre adéquat. La porte-parole des enfants, Madeleine Okou, a rassuré que ses pairs et elle feront un très bon usage des équipements afin qu’ils servent à plusieurs promotions de leurs centres respectifs. Société 09 oct. 2020


Remise de toges aux chercheurs de rang doctoral: Promouvoir la recherche scientifique et l’innovation
Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, accompagnée de son homologue de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, a procédé, mercredi 7 octobre dernier à Cotonou, à la remise officielle de toges aux chercheurs de rang doctoral. Une première au Bénin qui entend promouvoir la recherche scientifique et l’innovation. La recherche scientifique et l’innovation ont le vent en poupe au Bénin. La consécration des chercheurs de rang doctoral, ce mercredi, en est une illustration. A cette occasion solennelle, quatre différents grades ont été promus, à savoir directeur de recherches, maître, assistant et chargé de recherches. « A travers cette cérémonie, le gouvernement marque son attachement à reconnaître la recherche scientifique et l’innovation comme une des conditions nécessaires pour un développement inclusif », souligne Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. L’évènement marque l’engagement du gouvernement à poursuivre et à mettre en œuvre toutes les actions nécessaires, pour valoriser la recherche scientifique et l’innovation permettant ainsi l’atteinte des quatre objectifs essentiels d’un développement durable, poursuit-elle. En cette période de Covid-19, le rôle et la responsabilité des chercheurs se trouvent encore renforcés. « Lorsqu’une épidémie de cette intensité survient, c’est à cette occasion qu’on reconnaît la valeur de la recherche. Elle doit contribuer à assurer cette indépendance. La survenue des catastrophes ne doit pas être un moment de débandade et de tristesse, mais plutôt un moment d’intenses réflexions, notamment dans les domaines de l’alimentation, de la santé, des matières premières, de l’énergie, des innovations et de la technologie», invite-t-elle. La remise de toges aux chercheurs de rang doctoral est une première au Bénin et replace les animateurs du système national de la recherche et de l’innovation au même palier que ceux de l’enseignement supérieur. « A l’instar de quelques pays d’Afrique, le Bénin a valorisé la fonction du chercheur avec la prise du décret 2016-221 du 04 avril 2016, portant statuts particuliers des corps des chercheurs de rang doctoral », explique Eléonore YayiLadékan. Défis Cette cérémonie consacre l'application de l’article 74 dudit décret qui stipule que « le costume des chercheurs de rang doctoral est spécifique à chaque corps et à chaque domaine scientifique. Sa forme et sa composition sont fixées par arrêté du ministre en charge de la Recherche scientifique». Les chercheurs ont du prix aux yeux de Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche : « Je connais les chercheurs, les enseignants chercheurs, je sais ce qu’on dit des chercheurs et la valeur qu’on accorde aujourd’hui aux chercheurs de rang doctoral me séduit», apprécie-t-il. Selon lui, la recherche scientifique est un levier de développement. « Elle incarne en amont le processus de la création de la richesse. Elle est essentielle à la production de connaissances, de techniques d’outils, notamment dans les domaines stratégiques tels que biomédical, l’intelligence artificielle, les sciences sociales…. » Occasion pour lui de remonter aux origines de la recherche scientifique au Bénin. « La recherche agricole a vu le jour au Bénin depuis 1904 où la première station expérimentale a été créée à Niaouli, commune d’Allada. L’objectif était d’assurer l’acclimatation des espèces exotiques, utiles et recherchées par la métropole, notamment le cacaotier, le poivrier, le colatier. Depuis lors, la recherche agricole a joué et continue de jouer des rôles décisifs et historiques dans la vie socioéconomique du Bénin», renseigne-t-il. Aujourd’hui plus qu’hier, la recherche est confrontée à d’énormes défis. « Le monde agricole est aujourd’hui à la croisée des chemins où la productivité, la compétitivité, la diversification sont des défis majeurs. Ces défis ne sauraient être relevés sans la généralisation et la diffusion d’informations et d’innovations adaptées et mieux sans la science et la technique. La science et la technique n’existeraient pas s’il n’existe pas des femmes et des hommes passionnés et motivés», argumente-t-il. La recherche est particulièrement attendue dans l’actuel contexte où le Bénin doit produire en quantité et en qualité pour assurer la sécurité alimentaire qui représente un grand enjeu mondial dans le cadre de l’atteinte des Odd. Les nouveaux ambassadeurs de la science et de la technologie, par la voix de leur porte-parole, Apollinaire Guy Mensah, s’engagent à porter l’étendard de la recherche et à contribuer au développement de la science au Bénin. Actualités 09 oct. 2020


En visite sur les sites de tranformation et de distribution d’électricité: Le ministre de l’Energie rassuré
Accroître la production et la productivité des entreprises et générer davantage de possibilités économiques pour les ménages. Ce sont, entre autres, les objectifs du projet « Distribution d’électricité » du Millennium Challenge Account II (Mca-Bénin II) à travers la modernisation des infrastructures de distribution. A l’issue d’une visite, hier jeudi 8 octobre, sur les différents sites de construction des postes de transformation à Cotonou et de distribution à Akassato, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, s’est dit rassuré du niveau d’avancement des travaux préparatoires. « Je suis rassuré », a lâché Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, à l’issue de la visite effectuée, ce jeudi 8 octobre, sur les différents sites de construction de postes de transformation à Cotonou et de distribution de l’électricité à Akassato. Après avoir suivi à toutes les étapes les explications d’Oswald Acclassato, chef Projet Postes et Distribution, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, exprime sa satisfaction. Sidéré devant le bâtiment en construction destiné à abriter le Centre national de contrôle de la distribution, il ne s’empêche d’indiquer qu’il s’agit d’une œuvre historique. Le système électrique du Bénin n’a jamais eu de « tour de contrôle ». Il s’agit, à l’en croire, de l’endroit où l’on doit gérer à distance l’ensemble du flux électrique de tout le pays. Par rapport aux fonctions du centre, il mentionne qu’il permet de se rendre compte des pannes qui pourraient survenir sur le réseau de manière à pouvoir les traiter le plus rapidement possible. Ce centre permettra d’améliorer considérablement la qualité du système électrique, poursuit-il. « C’est la moindre des choses dans les pays disposant d’un système électrique fiable », note-t-il. Soulignant le caractère prospectif du dispositif, le ministre indique que le projet permet d’anticiper sur les besoins des populations en énergie électrique. « Ces infrastructures, permettent de prévoir les besoins de 20, voire 30 ans à venir », insiste-t-il. Toutes choses ayant manqué par le passé et qui font que les populations croissent sans que l’offre énergétique suive la même tendance, fait-il observer. Christopher Brought, directeur résident de Millennium Challenge Corporation, au Bénin, voit à travers le Centre national de contrôle de la distribution « le cerveau de l’électricité au Bénin». « C’est le centre qui va relier et conduire tous les cinquante-cinq postes de distribution de l’électricité au niveau national », a-t-il précisé, ajoutant que Mcc est fier d’être partenaire du Bénin pour ce programme. Grâce à ce projet, les populations, les entreprises et l’économie auront l’électricité en qualité et en quantité. Pour sa part, Gabriel Dégbègni, coordonnateur national du Millennium Challenge Account (Mca) fait savoir que le programme Mca-Bénin II prend en compte à la fois le volet gouvernance et la production ainsi que la distribution. A Cotonou, huit postes sont prévus et permettront de renforcer les capacités de transformation de 1000 Mva. Il convient de signaler que le ministre et sa suite ont visité au total sept sites dont six à Cotonou concernant les postes de transformation et un à Akassato abritant le Centre national de contrôle de la distribution. Par Alain Allabi Actualités 09 oct. 2020


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