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Nouvelles

Lutte contre la corruption et la Covid-19: Les pouvoirs publics appelés à plus de transparence
Renforcer les stratégies de lutte contre la corruption s’avère nécessaire dans le contexte actuel de mobilisation sans précédent de fonds d’urgence en riposte à la pandémie de Covid-19. Un nouveau rapport de la Banque mondiale attire l’attention des pouvoirs publics et définit les approches et outils qui peuvent les y aider. Les risques de corruption sont susceptibles de fragiliser l’efficacité de la riposte contre la pandémie de Covid-19, selon la Banque mondiale qui vient de publier un rapport intitulé « Enhancing Government Effectiveness and Transparency: The Fight Against Corruption». La diligence notée dans le décaissement des fonds pour la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus ne doit pas faire perdre de vue la nécessité de respecter l’orthodoxie dans la gestion financière, signale l’institution. Elle fait remarquer que les dépenses inédites engagées par les pouvoirs publics dans le cadre de cette lutte l’ont parfois été sans respecter les mécanismes habituels de contrôle. «Alors que les pays s'engagent sur la voie d'un redressement plus résilient et plus inclusif, il est essentiel d'utiliser avec prudence et de manière transparente des ressources limitées », préconise Mari Pangestu, directrice générale de la Banque mondiale, citée dans un communiqué annonçant la parution du rapport. Le document revient sur les leviers permettant de renforcer l’efficacité des stratégies de lutte contre la corruption dans les secteurs de l’économie les plus touchés par la pandémie. Les experts suggèrent que les pouvoirs publics définissent clairement leurs actions, appliquent les règles, sanctionnent les infractions et résolvent les problèmes en toute transparence dans les meilleurs délais. Ceux-ci devront être particulièrement regardants dans l’attribution des marchés publics, la construction et l’équipement des infrastructures, la gestion des entreprises d’État, l’administration des douanes et les services, souligne la Banque mondiale. « Ce rapport montre à quel point il est important de conjuguer les méthodes traditionnelles de lutte contre la corruption aux dispositifs les plus modernes, comme l’administration numérique et les marchés publics dématérialisés pour lutter contre ce fléau, même dans les contextes les plus difficiles et les plus fragiles », indique Ed Olowo-Okere, directeur mondial pour la Gouvernance à la Banque mondiale. Tolérance zéro Une des principales sources de financements et de connaissances pour les économies en développement, le Groupe de la Banque mondiale prévoit d’apporter jusqu'à 160 milliards de dollars de financements sur une période de quinze mois à plus de 100 pays dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 et du redressement des économies. Mais il tient à la bonne gestion de ces fonds qui aideront à protéger les populations vulnérables et à soutenir les entreprises touchées. Sur la base d’études de cas menées dans le monde entier, le groupe propose un ensemble d’approches et outils pouvant être utilisés et adaptés à chaque contexte national. Par exemple, le programme de réforme foncière a permis d’améliorer la gestion des conflits liés aux terres et de renforcer l’efficacité et la transparence en termes de gouvernance foncière au Rwanda. L’automatisation de la délivrance des titres a notamment réduit les pots-de-vin versés aux agents du cadastre. L’introduction du système dématérialisé de passation de marchés, doublée d’une transparence accrue et de la participation des citoyens, permettrait d’accroître la concurrence et d’obtenir des entreprises retenues un ajustement optimal des prix, comme au Bangladesh où cette méthode a été appliquée. Modernisé comme en Colombie, le dispositif d’appels d’offres dématérialisés augmentera le nombre de processus concurrentiels et par conséquent la transparence dans l’attribution des marchés et l’efficacité dans la réalisation des travaux. Le libre accès aux déclarations de patrimoine et d’intérêts des agents de la Fonction publique, l’informatisation des opérations nationales de dédouanement, sont également souhaités pour réduire la corruption à défaut de l’enrayer complètement. La Banque mondiale s’engage à collaborer avec ses partenaires gouvernementaux, la société civile et le secteur privé afin de lutter contre la prévarication des ressources et contenir ses effets destructeurs sur la société. Pour ce qui est du Bénin, les nombreuses réformes entreprises depuis quatre ans dans le cadre du Doing Business participent de la modernisation de la gouvernance, de la dématérialisation de l’administration et de la réduction des actes de corruption. Comme quoi le pays est sur le droit chemin. Actualités 29 sept. 2020


Réorganisation de la société civile culturelle: Le Conseil national des Organisations d’artistes créé
Les acteurs des filières artistiques ont mis sur pied, vendredi 25 septembre dernier, dans les locaux du ministère de la Culture, le Conseil national des Organisations d’artistes (Cnoa). La naissance de l’association vient ainsi restructurer la société civile culturelle béninoise. Le corps artistique et culturel réuni à la faveur d’une assemblée générale constitutive, vendredi 25 septembre dernier, au ministère de la Culture, a mis sur pied le Conseil national des Organisations d’artistes (Cnoa). Procédant à l’ouverture de ces assises, le représentant du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Aristide Adjibonou, a fait savoir que la mise en place de cette structure a, entre autres, pour objectifs de disposer d’un fichier central nominatif des associations d’artistes regroupées par filière. Le Cnoa, ajoute-t-il, servira d’organe sectoriel, de constitution des instances de la Maison de l’artiste, de facilitation pour l’enrôlement des artistes dans les dispositifs sociaux du gouvernement à l’instar du Ravip et de l’Arch. Il servira également d’organe sectoriel en matière de consultation pour les choix stratégiques du ministère dans le cadre de l’exécution du volet culture du Programme d’action du gouvernement, de soutien pour la mobilisation des financements extérieurs au profit du secteur et d’appui à la professionnalisation et au développement du secteur. Le Cnoa est organisé en sept filières artistiques à savoir les arts plastiques, graphiques et numériques, la mode, le design et l’artisanat d’art, la littérature, la musique, la danse, le cinéma, l’image animée et le multimédia et enfin le théâtre et les arts de l’oralité. Les temps forts de cette assemblée générale constitutive sont, entre autres, l’examen et l’adoption des statuts et règlement intérieur de l’association, et élection des membres du bureau du Cnoa. Ainsi, Pascal Wanou est élu premier président du Cnoa. Florent Hessou est le secrétaire général. Il sera assisté dans ses tâches par Oscar Allossè. Le trésorier général a pour nom Symphorien Zanklan. Etat des lieux Avant la naissance du Cnoa, la société civile culturelle était gangrénée par plusieurs maux que le représentant des acteurs culturels, Claude Balogoun, et celui du ministre de la culture, Aristide Adjibonou, ont tous deux déplorés. « En effet, au Bénin, la société civile culturelle est caractérisée, depuis quelques années, par son illisibilité, sa déstructuration et la mauvaise qualité de la gouvernance politique, stratégique, financière et humaine des organisations qui la composent », se désole le représentant du ministre. Pour illustrer son propos, Aristide Adjibonou cite les différentes élections des représentants des créateurs aux conseils d’administration du Fitheb, du Bubedra ou encore du Fonds des arts et de la culture. Lesquelles élections « ont tôt fait de montrer les limites de ces processus qui pour la plupart ont été soldés par des contestations et des remises en cause bien souvent justifiées du point de vue de la transparence et de la représentativité des personnes choisies », a-t-il poursuivi. Aussi, a-t-il ajouté que les grands chantiers engagés par le gouvernement en matière d’attractivité touristique de nos territoires, de construction d’infrastructures culturelles, de professionnalisation des métiers des arts et de soutien à l’émergence d’entreprises culturelles innovantes, compétitives et créatrices de richesse et d’emplois, exigent une revue de l’état des lieux des organisations au sein desquelles agissent et créent la plupart des artistes. D’où, la création du Conseil national des Organisations d’artistes. En amont de la mise en place du Cnoa, il a été procédé, entre autres, au recensement national de toutes les organisations d’artistes (associations, fédérations, confédérations, plateformes) légalement reconnues, au traitement et à la consolidation des données collectées, à l’organisation par filière des associations recensées,à l’élection et à l’installation de coordinations dans chaque filière. Par Virgilio KPADONOU (Stag.) Culture 29 sept. 2020


Lutte contre la malnutrition et la Covid-19 à Kétou: Des organisations communautaires de base soutenues
Des organisations communautaires de base et autres structures de la commune de Kétou ont été dotées de dispositifs de lavage de mains, de matériels pour le suivi et la promotion de la croissance ainsi que de matériels de sensibilisation au Covid-19. Ce geste de l’Ong ‘’Autre vie’’ s’inscrit dans le cadre du projet Procal Nutrition sur financement de l’Union européenne et vise à renforcer le rôle des femmes dans le processus de diversification des sources d’approvisionnement alimentaire. Des matériels de transformation de produits locaux à haute valeur nutritive, ainsi que de suivi et de promotion de la croissance des enfants de 0 à 5 ans aux organisations communautaires et aux services sociaux, des kits de dispositifs modernes de lavage de mains, des supports visuels de sensibilisation à la Covid-19 et des prix aux lauréats de jeux concours de meilleurs parents engagés dans la promotion de la nutrition des enfants de 0 à 5 ans. Ce sont là les dons faits par l’Ong « Autre vie » aux femmes de la commune de Kétou à travers le projet Procal Nutrition. Ce geste permet de renforcer les mesures de pérennisation des acquis du projet qui promeut la collaboration entre les organisations communautaires de base et le cadre communal de concertation en alimentation, santé et nutrition pour l’accès à des services de qualité dans la lutte contre la malnutrition. Le maire de Kétou a tenu à remercier l’Ong « Autre vie » pour le combat qu’elle mène aux côtés de la commune de Kétou afin de booster les secteurs de l’alimentation, de la santé et de la nutrition. Lucie Sessinou note que la santé et la performance scolaire d’un enfant dépendent surtout de son alimentation; ce que l’Ong « Autre vie » a compris en s’investissant pour le bonheur des enfants de la commune de Kétou. Elle félicite également toutes les femmes qui sont retenues dans le cadre de la compétition des meilleurs parents engagés dans les activités de promotion de la nutrition qui s’est déroulée dans les 12 villages d’intervention du projet Procal nutrition. Les prix à elles remis sont une prime à leur engagement et leur participation active aux différentes activités du projet. Quant aux bénéficiaires de matériels, le maire de la commune de Kétou les exhorte à en faire bon usage en vue d’une réduction effective de la malnutrition en milieu communautaire. Impacts Le directeur exécutif de l’Ong « Autre vie » rappelle que le projet Procal Nutrition a démarré à Kétou, le 1er avril 2019 pour une durée de 18 mois et a permis d’impacter près de 4 105 enfants de 0 à 5 ans, 9 112 femmes et 3 952 femmes allaitantes. Romuald Djivoessoun rappelle que depuis lors, plusieurs activités ont été réalisées avec des résultats encourageants. A ce jour, 120 organisations communautaires de base outillées accompagnent les ménages à adopter les bonnes pratiques en matière d’alimentation, de santé, de nutrition et d’hygiène en communauté. « Nous notons une avancée notable par rapport au renforcement de l’égalité du genre à travers le renforcement du rôle des femmes dans le processus de diversification des ressources d’approvisionnement alimentaire », souligne-t-il. Il explique que grâce au Procal Nutrition, les organisations communautaires de base, les autorités locales et les groupements de femmes sont désormais de véritables acteurs dans le processus de prise de décisions en matière de l’alimentation, de la santé et de la nutrition. Les femmes enceintes et allaitantes, les filles adolescentes, les leaders traditionnels et religieux, sensibilisés et encadrés par les organisations communautaires de base sont désormais devenus des ambassadeurs de la lutte contre la malnutrition dans la commune de Kétou. Société 29 sept. 2020


« Figures de style au goût du stylo » de Patrick Djossou: Un ouvrage pour renforcer la connaissance des apprenants
Journaliste à l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin, Lin Gérard Patrick Djossou a mis à la disposition des apprenants et enseignants un ouvrage intitulé « Figures de style au goût du stylo ». Le lancement de l’ouvrage a eu lieu à Cotonou, vendredi 25 septembre dernier, en présence des passionnés de la littérature. « Figures de style au goût du stylo ». C’est l’ouvrage de Lin Gérard Patrick Djossou dont le lancement a eu lieu, vendredi 25 septembre dernier. Un livre de 105 pages comportant plus de 164 figures de style. Pour Patrick Djossou, « Chaque stylo qui écrit donne ce que chacun a de façon intrinsèque et lorsque vous écrivez, celui qui vous lit se délecte de ce que vous avez écrit ». Son document n’est qu’un guide pour orienter les apprenants dans le renforcement de leurs connaissances. C’est pourquoi Patrick Djossou confie que le style fait l’homme, le caractérise. Lorsqu’on utilise le langage, note-t-il, l’on arrive à bien communiquer. Les figures de style, comme il l’a souligné, rendent belle la langue, apportent du tonus, du bonus aux langues. L’ouvrage s’adresse, précise l’auteur, à toute personne qui met en exergue certaines nuances en matière de figures de style. Ces figures, pour l’auteur, permettent de soigner la personnalité de l’être. Présents à la cérémonie de lancement, les proches de l’auteur l’ont félicité pour cette œuvre qui rassemble toute la famille. Leur souhait est que l’ouvrage de Patrick Djossou rencontre un succès retentissant. Le présentateur de l’ouvrage, le professeur Jean Fandé, a exprimé toute son admiration pour le travail approfondi et enrichi du journaliste. Il a été soutenu par Carmen Toudonou, écrivaine, journaliste à l’Ortb qui a félicité Patrick Djossou. Culture 29 sept. 2020


Métiers de la fibre optique et du numérique: Le gouvernement s’active pour l’ouverture d’une école
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et son collègue chargé des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, ont effectué, vendredi 25 septembre dernier, une descente sur le site de l’ex-Ecole supérieure des Télécommunications du Bénin, retenu pour abriter l’école de formation aux métiers de la fibre optique et du numérique à Cotonou. Au cours de la visite, les deux autorités ont convenu avec les différentes parties prenantes au projet des diligences à accomplir pour la réfection du site en vue de l’ouverture prochaine de cette école. Accompagnés de Serge Adjovi, directeur général de l’Agence pour le Développement du Numérique et de Karim Youssao Abdou, conseiller technique à la Recherche, à l’Innovation technologique et aux Relations avec les Etablissements privés d’Enseignement supérieur, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et son collègue chargé des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle, Mahougnon Kakpo ont visité le site de l’ex-Ecole supérieure des Télécommunications du Bénin devant abriter la future école de la formation aux métiers de la fibre optique et du numérique. A cette occasion, Mahougnon Kakpo a rappelé la volonté du gouvernement du président Patrice Talon de doter dans les toutes prochaines semaines le Bénin d’une école de formation aux métiers de la fibre optique et du numérique. « Le Bénin est décidé à créer une école pour la formation aux métiers du numérique et de la fibre optique », a-t-il confié. Selon lui, les activités de cette école vont commencer par les différentes déclinaisons de la fibre optique qui nécessitent des travaux de réfection au niveau du site. « Nous sommes donc venus visiter le site avec les différentes parties prenantes impliquées aussi bien dans la conception architecturale que dans la réalisation du plateau technique pour les travaux à accomplir », a-t-il poursuivi. Pour Mahougnon Kakpo, les différentes parties prenantes sont tenues de respecter les délais des travaux de réhabilitation du site afin que la formation puisse démarrer d’ici début novembre au plus tard. A l’en croire, toutes les dispositions sont en train d’être prises avec les partenaires de Montereau, qui viendront former les formateurs afin que les deux premières cohortes puissent être lancées. « Nous avons du boulot et nous avons besoin de mettre la pression sur nos collaborateurs afin de tenir dans les délais », a-t-il conclu. De la création de l’école Le gouvernement béninois a autorisé, lors du Conseil des ministres du mercredi 19 août dernier, la création d’une école dédiée à la formation aux métiers de la fibre optique et du numérique. Cette décision fait suite à une étude de faisabilité qui a révélé, entre autres, l’inexistence au Bénin et dans toute la sous-région d’une formation spécifique basée sur des apports pratiques, professionnels et de courte durée. « Les formations disponibles actuellement rassemblent des savoirs théoriques mais la formation spécifique basée sur des apports pratiques, professionnels et de courte durée n’existe pas et constitue une nécessité pour satisfaire les attentes dans ce domaine », a souligné l’étude. C’est pourquoi, le gouvernement tient à la mise en œuvre du projet de création d’une école destinée à combler les attentes des entreprises du secteur des Technologies de l’information et de la communication (Tic) en matière de compétences dans les métiers de la fibre optique. Le projet sera développé sur le site de l’ex-Ecole supérieure des Télécommunications du Bénin à Cotonou et l’école devra doter les apprenants des outils intellectuels nécessaires pour devenir des acteurs du «déploiement de l’Internet haut débit et très haut débit sur l’ensemble du territoire », l’un des projets phares du Programme d’action du gouvernement (Pag) dans le secteur du numérique. Actualités 29 sept. 2020


La Sg de l'Oif au contact des femmes entrepreneures
Lors de son séjour au Bénin, Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie, a rencontré, vendredi 25 septembre dernier, les femmes entrepreneures. Pour cette séance qui a eu lieu dans les locaux de la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin, l'hôte était accompagnée de la ministre de l'Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman. La femme, notamment la femme entrepreneure tient une place de choix dans les initiatives de l'Organisation internationale de la Francophonie (Oif). Mais pour que la Francophonie accompagne véritablement les femmes, il faut que l'organisation connaisse leurs attentes. C'est ce qui explique l'intérêt de la Secrétaire générale de la Francophonie à l'égard des femmes entrepreneures qu'elle a rencontrées vendredi dernier. "Cette visite au Bénin s'inscrit dans le cadre de la redynamisation de nos relations et les aspects liés à l'autonomisation de la femme sont très importants pour notre organisation", a expliqué Louise Mushikiwabo. A l'en croire, l'initiative "La Francophonie avec elles" a été pensée dans le contexte de la crise sanitaire. "Nous avons remarqué avec beaucoup d'inquiétudes que les femmes ont été très affectées par la crise sanitaire surtout les femmes qui sont dans le système informel... Nous avons pensé qu'il était important de mettre en place un programme qui réponde à leurs besoins. Nous avons alors autorisé la création d'un fonds spécial", fait savoir Louise Mushikiwabo, secrétaire général de l'Oif. Elle précise que ce fonds a été créé au mois de juin et la réponse des pays à l'appel a été prompte et satisfaisante... "Depuis que les appels à projets ont été lancés, l'Oif a reçu plus de 1000 soumissions avec plus de 100 réponses venant du Bénin. Cela démontre que le Bénin est vraiment un pays dynamique. Le Bénin est un des pays les plus engagés de la Francophonie ", a laissé entendre Louise Mushikiwabo. La ministre de l'Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman, a salué l'initiative de l'Oif et surtout la démarche de la Secrétaire générale de la Francophonie qui n'a pas voulu quitter le Bénin sans rencontrer les femmes entrepreneures. Une démarche appréciée par le président de la Ccib qui fait savoir que le défi qu'entend relever l'actuelle mandature, est d'accompagner mille femmes entrepreneures. Le fonds "La Francophonie avec elles" qui soutient l'autonomisation des femmes vient donc à point nommé. Les échanges qui ont suivi ont permis à la Secrétaire générale de l'Oif de recueillir les attentes des femmes et les difficultés qu'elles rencontrent dans leurs entreprises. Elle a promis d’en tenir compte pour que les programmes de l'Oif répondent effectivement aux besoins. Société 28 sept. 2020


Fin de la visite de travail de Louise Mushikiwabo au Bénin: L’Oif décerne un satisfecit au gouvernement 
Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), a achevé, vendredi 27 septembre dernier, sa visite de travail au Bénin. Après deux jours d’intenses activités, elle a fait, en compagnie du ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, lors d’un point de presse, le bilan de sa visite. Elle félicite le Bénin pour ses prouesses en matière de développement et de bonne gouvernance. « Je dois dire que cette visite a été riche et est pour moi et ma délégation, un succès. J’ai voulu venir au Bénin depuis le début de l’année et c’est à cause de cette crise sanitaire que cela a été reporté », a affirmé Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), lors de son point de presse. Elle note qu’il s’agit pour elle, d’une visite pleine d’opportunités parce qu’elle a eu à échanger avec le chef de l’Etat, Patrice Talon, sur des questions d’intérêt commun ainsi que sur les objectifs de l’Oif. Lors de son point de presse, elle informe avoir débattu également avec le chef de l’Etat de questions politiques, de paix et de développement. « Nous avons discuté aussi de l’importance qu’accordent le Bénin et notre organisation à l’éducation des jeunes filles, à l’autonomisation des femmes et j’ai parlé au président de la République de la création du Fonds de la Francophonie pour les femmes dans le mois de juillet dernier, suite à la réflexion menée au niveau de l’institution pour contribuer au bien-être économique des femmes. J’étais heureuse d’annoncer au chef de l’Etat que sur les 1 300 réponses à l’appel à projets, ce fonds qui n’a même pas encore fait deux mois a enregistré des demandes de plus de 100 projets de femmes béninoises. Pour l’instant, ces demandes sont en évaluation. J’espère voir les femmes béninoises être parmi les premières bénéficiaires de ce fonds»,a indiqué Louise Mushikiwabo. Ce fonds, précise-t-elle, est destiné aux femmes les plus démunies, celles qui ont perdu leurs moyens de vivre à cause de la crise afin non seulement de contribuer à la reprise de leurs activités mais aussi de les garder mobilisées sur des questions de santé. Parlant des réformes politiques, elle confie que le chef de l’Etat a pris le temps de lui expliquer le chemin parcouru par lui-même et par ce pays, ces deux dernières années. Elle fait savoir qu’elle a apprécié le progrès aussi bien sur le plan politique qu'économique même en période de crise sanitaire. Selon elle, une élection est une étape de la vie politique tout comme d’autres activités. «Ma vision en tant que secrétaire générale est d’accompagner les Etats et de tout faire pour que la stabilité politique règne dans les pays », indique-t-elle. Réformes dans le numérique Après son audience au palais de la République, Louise Mushikiwabo dit avoir échangé avec les jeunes béninois qui sont surtout dans le domaine du numérique. Elle a salué le dynamisme, l’intérêt ainsi que l’engagement des jeunes qui sont à la recherche d’un lendemain meilleur. « Le Bénin est un pays très engagé, dynamique et un modèle pour notre organisation par son implication dans le développement », a-t-elle reconnu. Elle a informé que, d’ici à l’année prochaine, elle reviendra au Bénin afin de mettre en œuvre certains projets notamment dans le domaine du numérique. Dans son intervention, le chef de la diplomatie béninoise a affirmé que d’énormes progrès ont été faits au Bénin, ce dont plusieurs institutions se félicitent. « Lorsque la secrétaire générale d’une telle organisation vient ici, je sens que ma feuille de route se réalise sur certains points. Nous avons beau communiquer ce que nous faisons, cela n’aura jamais le même impact que ce que dira une personne qui a vu d’elle-même», a-t-il poursuivi. L’essentiel, selon Aurélien Agbénonci, est de renforcer les interventions de l’Oif tout en se concentrant sur le domaine du numérique. « C’est l’année du 50e anniversaire de l’Organisation internationale de la Francophonie, ce qui est caractérisé par des réformes importantes. En tant que ministre et membre du Conseil des ministres de cette organisation, je peux affirmer que la secrétaire générale de l’Oif essaie de redynamiser les instances, de supprimer tout ce qui est redondant, de moderniser son administration et d’accroître l'influence de cette dernière dans le monde », a affirmé le chef de la diplomatie béninoise. Actualités 28 sept. 2020


Commune d’Adja-Ouèrè: Les premiers mots du nouveau maire Cyrille Adégbola
Cyrille Adégbola est le nouveau maire d’Adja-Ouèrè. Elu ce jeudi par 17 voix pour et 7 contre, ce contrôleur de gestion place son mandat sous le signe de la souveraineté et de la cohésion au sein du conseil communal. A peine élu, le nouveau maire de la commune d’Adja-Ouèrè, Cyrille Adégbola a déjà une idée claire de ses priorités. Il entend surtout travailler pour faire revenir la cohésion au sein du conseil communal frappé depuis quelques jours par une certaine guéguerre à l’interne. Cyrille Adégbola estime que les élections qui ont conduit à son choix sont terminées. Il faut maintenant se concentrer sur les défis du conseil communal. « Les défis sont énormes. Le terrain est vaste. Le défi le plus urgent est de ramener la cohésion au sein du conseil communal », souligne Cyrille Adégbola joint au téléphone. Cette sérénité permettra, poursuit-il, de remettre au travail tous ses collègues conseillers communaux ainsi que l’ensemble du personnel de la mairie. Le nouvel édile d’Adja-Ouèrè annonce la convocation dans les tout prochains jours d’une session extraordinaire du conseil communal pour se pencher sur le collectif budgétaire dont l’examen est jusque-là bloqué du fait des divergences à l’interne. Cyrille Adégbola annonce également pour très bientôt l’ouverture des travaux de la troisième session ordinaire de l’année 2020. A l’occasion, informe-t-il, le conseil communal aura, entre autres, à redéfinir les orientations stratégiques devant permettre de booster le développement de la commune d’Adja-Ouèrè sur tous les plans. Tout ceci dans un esprit de consensus, insiste Cyrille Adégbola qui place son mandat sous le signe de la souveraineté et de la cohésion au sein du conseil communal. Le nouveau maire a été porté à la tête de la commune ce jeudi par 17 voix contre 7 pour son challenger, Karamatou Fagbohoun, maire sortant. Il est tête de liste de l’Union progressiste (Up) dans l’arrondissement d’Ikpinlè. Cyrille Adégbola sera aidé dans sa mission par Paulin Hounkpatin et Pierre Olaogou élus respectivement aux postes de premier adjoint et deuxième adjoint au maire. Le premier est issu de la liste du Bloc républicain (Br) et le second de l’Up. Les postes de chefs d’arrondissement à savoir Ikpinlè, Adja-Ouère centre, Tatonnonkon, Oko Akaré, Massè et Kpoulou ont été aussi pourvus lors des élections. Lesquelles se sont déroulées sous la supervision du préfet du Plateau, Valère Daniel Sètonnougbo. Pas d’accord de gouvernance ! Le parti Up contrôle la majorité des postes. Ainsi, après deux reports, la reprise de l’élection du maire d’Adja-Ouèrè, des adjoints au maire et des chefs d’arrondissement, est effective depuis ce jeudi. Le maire Karamatou Fagbohoun a été contrainte de remettre en jeu son fauteuil suite à la décision de la Cour suprême annulant la désignation des membres de l’exécutif de cette commune du Plateau à savoir le maire, ses adjoints ainsi que les chefs d’arrondissement. Cette annulation est induite par l’invalidation du siège du conseiller Clément Adochékon élu sur la liste Br dans l’arrondissement de Tatonnonkon. La Cour suprême avait ordonné la reprise sous quinzaine par le préfet du Plateau, dès notification de l’arrêt, des élections et/ou des désignations au niveau de chacun de ces postes respectifs. L’invalidation a mis les partis politiques Up et Br à égalité parfaite en termes de nombre de conseillers (12 élus de part et d’autre). Or, en cette matière, la loi invite les deux formations politiques à procéder par entente à la désignation des membres de l’exécutif du conseil communal à partir d’un accord de gouvernance politique pour gérer ensemble le conseil communal. En cas de défaut de consensus, le Code électoral exige l’organisation d’élections pour choisir le maire et sa suite. Ce qui a été le cas hier à l’hôtel de ville d’Adja-Ouèrè dont le fauteuil change désormais de main et revient à Cyrille Adégbola. Qui est Cyrille Adégbola ? Né le 27 décembre 1984 à Aholouyèmè dans la commune de Sèmè-Podji, Cyrille Adégbola a désormais en main les destinées du conseil communal d’Adja-Ouèrè pour les six prochaines années. Il travaille dans le secteur privé en tant que contrôleur de gestion et conseiller en management des entreprises. Jusqu’à son élection hier, Cyrille Adégbola assure la présidence de la Commission des Finances et des Affaires économiques au niveau du conseil communal d’Adja-Ouèrè. Actualités 25 sept. 2020


Audience du président de la Cour suprême: Ousmane Batoko rassure le maire de Porto-Novo de son soutien
Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, promet de ne pas marchander son soutien au maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, pour la réussite des actions qu’il engagera avec toute l’équipe municipale pour booster le développement de la ville capitale du Bénin. Il a fait cette promesse à la faveur d’une audience qu’il a accordée au maire, ce jeudi 24 septembre, dans les locaux de la haute juridiction à Porto-Novo. Pour Charlemagne Yankoty, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des visites de prise de contact et de courtoisie qu’il effectue depuis son élection aux présidents d’institutions de la République afin de recevoir leurs conseils avisés pour la réussite de son mandat. Il se dit comblé de savoir pouvoir compter désormais sur l’accompagnement du président de la Cour suprême pour l’atteinte de ses objectifs de développement. Charlemagne Yankoty était accompagné lors de l’audience de son chargé de mission, Wabi Amandani.   Actualités 25 sept. 2020


Rapid Pro pour la couverture vaccinale et l’enregistrement des naissances: Le numérique au service du bien-être des nouveau-nés
Conçue grâce au soutien de l’Unicef, la plateforme numérique Rapid Pro a été éprouvée avec succès pour des activités de déclaration des naissances et de collecte des données statistiques dans les départements de l’Alibori, du Borgou et du Zou. Au regard des résultats obtenus et des possibilités qu’offre Rapid Pro, le Bénin opte pour la mise à l’échelle nationale de l’utilisation de la plateforme avec pour objectif d’améliorer le taux d’enregistrement des naissances et la couverture vaccinale des nouveau-nés. L’enregistrement des naissances à partir de la plateforme Rapid Pro est une innovation numérique en vogue, depuis peu, dans l’Alibori puis dans le Borgou et le Zou. Trois départements où l’expérimentation du Rapid Pro, mis en place grâce au soutien technique et financier de l’Unicef, a comblé les attentes. Au Bénin, le taux de déclaration des naissances est désormais porté à 86 %, selon la direction générale de l’état civil. Mais le pays ne s’en contente guère. Il ne veut laisser aucun de ses fils en rade, sans acte de naissance. Au-delà de la simplification du processus de déclaration des naissances, Rapid Pro regorge de plusieurs autres avantages, selon André Didier Houéha, conseiller technique du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Il énumère, entre autres, la collecte des données statistiques, la planification du retrait des actes d’état civil ainsi que la communication entre les acteurs et la dynamisation de la synergie d’actions entre les différentes structures de l’état civil et le secteur de la Santé, d’où l’approche d’interopérabilité. Une approche qui, selon le directeur général de l'état civil, Abdon Mikponaï, va contribuer à gérer au mieux le flux des fiches de naissance entre les centres de santé et les services d’état civil. Rapid Pro et l’approche d’interopérabilité ont été présentés, les 2 et 3 septembre derniers à Lokossa, dans le Mono. C’était à une rencontre des préfets des douze départements avec des représentants du système sanitaire.Des cadres intervenant dans la gestion de l’état civil au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique ainsi que des représentants des organisations de la Société civile, ont également pris part à cette rencontre. Organisée par la direction générale de l’état civil, la rencontre a pour objectif d’outiller les participants sur les atouts de Rapid Pro dans la perspective de son passage à l’échelle nationale avec, en prime, le développement sur la plateforme d’un volet d’activité supplémentaire, la planification des vaccinations. La généralisation Sur l’adoption de Rapid Pro au niveau national pour simplifier et dynamiser le processus de déclaration des naissances tout comme au sujet du recours à l’outil pour programmer les rendez-vous des vaccinations des nouveau-nés, l’engagement du gouvernement ne fait l’ombre d’aucun doute. Le représentant du ministre en charge de l’Intérieur à la rencontre de Lokossa, André Didier Houéha, laisse entendre que « le gouvernement jouera pleinement sa partition ». A l’en croire, « les réflexions sont déjà très avancées pour que le ministère de la Santé exploite pleinement l’outil ». Dans une perspective plus large de l’utilisation de Rapid Pro, sa généralisation inclusive, André Didier Houéha, conseiller technique du ministre de l’Intérieur, fait une contribution intellectuelle. M. Houéha suggère le « développement des modules de voix qui permettront à toutes les couches de la population d’utiliser facilement et efficacement la plateforme ». En clair, Rapid Pro est accepté et à juste titre. Puisque si l’acte de naissance permet de prétendre aux autres actes administratifs et à la jouissance des droits civiques, il faut bien se faire enregistrer déjà à la naissance. Aussi, il est important de garantir la bonne santé aux nouveau-nés pour qu’ils jouent, plus tard, leur partition dans le développement de leurs communautés. Ceci, en aidant les nourrices à honorer rigoureusement les rendez-vous de vaccination des enfants. Toutes choses rendues désormais faciles par les concepteurs de Rapid Pro. Des alertes Sms En présentant Rapid Pro aux préfets et aux représentants du système sanitaire, Emmanuel Armand Hountchonou, cadre du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, explique que la conception de la plateforme numérique est partie de quelques indicateurs. Notamment, le taux de pénétration de la téléphonie mobile (Gsm) estimé, au Bénin, à plus de 80 % de la couverture nationale contre une couverture vaccinale de base dont le taux avoisine 45 % (dernière enquête indépendante Eds 2018). « Ce qui signifie que plus de 1,6 millions d’enfants, commente Armand Hountchonou, ne reçoivent aucun antigène ». Relativement à la déclaration des naissances, si le taux est porté à 86 %, le retrait des actes de naissance se situe, par contre, à un taux de 28 % (selon le Mics 2014). Cette tendance, au dire du communicateur, peut être renversée grâce à Rapid Pro, un outil dont le fonctionnement est axé sur la couverture téléphonique des territoires du Bénin. Dans le cas des déclarations des naissances, fait-il savoir, toute personne ayant assisté à la venue au monde d’un nouveau-né peut déclencher le système d’enregistrement de cette naissance en accédant à Rapid Pro. La plateforme étant accessible avec le mot clé« nais » envoyé par messagerie électronique au numéro 132, à partir de n’importe quel téléphone mobile. « Et ça marche sur les deux réseaux Gsm opérationnels au Bénin », soutient Emmanuel Armand Hountchonou. Grâce à ce même type d’alerte, le taux de retrait des actes de naissance aussi est promis à un grand bond. Armand Hountchonou retient que la solution pour l’amélioration de la couverture vaccinale est également à portée de main.Selon lui, les intrants à savoir les numéros de téléphone, recueillis auprès des parturientes au niveau des centres de santé à l’étape des consultations prénatales, étant disponibles, l’expertise locale peut permettre de générer à partir de la plateforme Rapid Pro, des alertes de rappel des rendez-vous de vaccination. Ces alertes, enseigne-t-il, sont des messageries électroniques communément appelées Sms. Ici, la particularité des alertes Sms, précise le communicateur, réside dans le fait qu’elles ne pourront être désactivées que par des agents mandatés (disposant d’un code sur la plateforme) lors de la présentation physique de la femme et de l'enfant pour la vaccination. Société 25 sept. 2020


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