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Rapid Pro pour la couverture vaccinale et l’enregistrement des naissances: Le numérique au service du bien-être des nouveau-nés
Conçue grâce au soutien de l’Unicef, la plateforme numérique Rapid Pro a été éprouvée avec succès pour des activités de déclaration des naissances et de collecte des données statistiques dans les départements de l’Alibori, du Borgou et du Zou. Au regard des résultats obtenus et des possibilités qu’offre Rapid Pro, le Bénin opte pour la mise à l’échelle nationale de l’utilisation de la plateforme avec pour objectif d’améliorer le taux d’enregistrement des naissances et la couverture vaccinale des nouveau-nés. L’enregistrement des naissances à partir de la plateforme Rapid Pro est une innovation numérique en vogue, depuis peu, dans l’Alibori puis dans le Borgou et le Zou. Trois départements où l’expérimentation du Rapid Pro, mis en place grâce au soutien technique et financier de l’Unicef, a comblé les attentes. Au Bénin, le taux de déclaration des naissances est désormais porté à 86 %, selon la direction générale de l’état civil. Mais le pays ne s’en contente guère. Il ne veut laisser aucun de ses fils en rade, sans acte de naissance. Au-delà de la simplification du processus de déclaration des naissances, Rapid Pro regorge de plusieurs autres avantages, selon André Didier Houéha, conseiller technique du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Il énumère, entre autres, la collecte des données statistiques, la planification du retrait des actes d’état civil ainsi que la communication entre les acteurs et la dynamisation de la synergie d’actions entre les différentes structures de l’état civil et le secteur de la Santé, d’où l’approche d’interopérabilité. Une approche qui, selon le directeur général de l'état civil, Abdon Mikponaï, va contribuer à gérer au mieux le flux des fiches de naissance entre les centres de santé et les services d’état civil. Rapid Pro et l’approche d’interopérabilité ont été présentés, les 2 et 3 septembre derniers à Lokossa, dans le Mono. C’était à une rencontre des préfets des douze départements avec des représentants du système sanitaire.Des cadres intervenant dans la gestion de l’état civil au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique ainsi que des représentants des organisations de la Société civile, ont également pris part à cette rencontre. Organisée par la direction générale de l’état civil, la rencontre a pour objectif d’outiller les participants sur les atouts de Rapid Pro dans la perspective de son passage à l’échelle nationale avec, en prime, le développement sur la plateforme d’un volet d’activité supplémentaire, la planification des vaccinations. La généralisation Sur l’adoption de Rapid Pro au niveau national pour simplifier et dynamiser le processus de déclaration des naissances tout comme au sujet du recours à l’outil pour programmer les rendez-vous des vaccinations des nouveau-nés, l’engagement du gouvernement ne fait l’ombre d’aucun doute. Le représentant du ministre en charge de l’Intérieur à la rencontre de Lokossa, André Didier Houéha, laisse entendre que « le gouvernement jouera pleinement sa partition ». A l’en croire, « les réflexions sont déjà très avancées pour que le ministère de la Santé exploite pleinement l’outil ». Dans une perspective plus large de l’utilisation de Rapid Pro, sa généralisation inclusive, André Didier Houéha, conseiller technique du ministre de l’Intérieur, fait une contribution intellectuelle. M. Houéha suggère le « développement des modules de voix qui permettront à toutes les couches de la population d’utiliser facilement et efficacement la plateforme ». En clair, Rapid Pro est accepté et à juste titre. Puisque si l’acte de naissance permet de prétendre aux autres actes administratifs et à la jouissance des droits civiques, il faut bien se faire enregistrer déjà à la naissance. Aussi, il est important de garantir la bonne santé aux nouveau-nés pour qu’ils jouent, plus tard, leur partition dans le développement de leurs communautés. Ceci, en aidant les nourrices à honorer rigoureusement les rendez-vous de vaccination des enfants. Toutes choses rendues désormais faciles par les concepteurs de Rapid Pro. Des alertes Sms En présentant Rapid Pro aux préfets et aux représentants du système sanitaire, Emmanuel Armand Hountchonou, cadre du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, explique que la conception de la plateforme numérique est partie de quelques indicateurs. Notamment, le taux de pénétration de la téléphonie mobile (Gsm) estimé, au Bénin, à plus de 80 % de la couverture nationale contre une couverture vaccinale de base dont le taux avoisine 45 % (dernière enquête indépendante Eds 2018). « Ce qui signifie que plus de 1,6 millions d’enfants, commente Armand Hountchonou, ne reçoivent aucun antigène ». Relativement à la déclaration des naissances, si le taux est porté à 86 %, le retrait des actes de naissance se situe, par contre, à un taux de 28 % (selon le Mics 2014). Cette tendance, au dire du communicateur, peut être renversée grâce à Rapid Pro, un outil dont le fonctionnement est axé sur la couverture téléphonique des territoires du Bénin. Dans le cas des déclarations des naissances, fait-il savoir, toute personne ayant assisté à la venue au monde d’un nouveau-né peut déclencher le système d’enregistrement de cette naissance en accédant à Rapid Pro. La plateforme étant accessible avec le mot clé« nais » envoyé par messagerie électronique au numéro 132, à partir de n’importe quel téléphone mobile. « Et ça marche sur les deux réseaux Gsm opérationnels au Bénin », soutient Emmanuel Armand Hountchonou. Grâce à ce même type d’alerte, le taux de retrait des actes de naissance aussi est promis à un grand bond. Armand Hountchonou retient que la solution pour l’amélioration de la couverture vaccinale est également à portée de main.Selon lui, les intrants à savoir les numéros de téléphone, recueillis auprès des parturientes au niveau des centres de santé à l’étape des consultations prénatales, étant disponibles, l’expertise locale peut permettre de générer à partir de la plateforme Rapid Pro, des alertes de rappel des rendez-vous de vaccination. Ces alertes, enseigne-t-il, sont des messageries électroniques communément appelées Sms. Ici, la particularité des alertes Sms, précise le communicateur, réside dans le fait qu’elles ne pourront être désactivées que par des agents mandatés (disposant d’un code sur la plateforme) lors de la présentation physique de la femme et de l'enfant pour la vaccination. Société 25 sept. 2020


Hackathon “P-Digitech”: Promouvoir des solutions digitales innovantes au profit de la filière ananas
Afin de contribuer efficacement à la transformation digitale de la filière ananas, l’Agence belge de développement (Enabel) à travers son programme de développement dans la filière ananas (Defia) a initié le hackathon “ P-Digitech ” dont la phase finale a eu lieu, ce jeudi 24 septembre, à Cotonou. La compétition a permis de choisir les trois meilleures solutions digitales innovantes permettant d’accélérer le processus de modernisation de cette filière. La phase finale du hackathon “P-Digitech” s’est déroulée ce jeudi, à Cotonou. Cette compétition digitale initiée par l’Agence belge de développement (Enabel) à travers son programme de développement dans la filière ananas (Defia) a permis de retenir les trois meilleurs projets sur les neuf sélectionnés. En effet, le hackathon “P-Digitech” relève de la stratégie de promotion du digital pour le développement de la filière ananas. A travers cette initiative, Defia ambitionne de stimuler le développement de solutions digitales plus innovantes, à fort potentiel et répondant aux problématiques et défis des agri-entrepreneurs de la filière. « Il permettra, j’en suis persuadée, de sélectionner des solutions encore plus innovantes, sortant des sentiers battus et dont le déploiement nous permettra d’accélérer le processus de modernisation de l’agriculture au Bénin et, à terme, d’améliorer de façon significative les revenus des agri-entrepreneurs de la filière ananas », affirme la représentante du représentant résident de Enabel au Bénin, à l’occasion de la cérémonie de lancement du hackathon. Mélanie Xuereb souligne que toutes ces actions doivent être accompagnées par un volet éducation digitale afin de faciliter l’usage et l’appropriation des outils digitaux par les populations. Un projet sur lequel l’Union européenne travaille déjà. Françoise Assogba, secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, se félicite de la tenue de cet événement. Elle réaffirme les ambitions du gouvernement béninois en matière de développement économique grâce à une dynamisation des secteurs prioritaires et porteurs de croissance. Il accorde ainsi une place importante à l’utilisation des nouvelles technologies pour catalyser la dynamique économique au sein des principaux secteurs et favoriser l’inclusion sociale, d’ici à 2021, ajoute-t-elle. Elle rappelle les objectifs du programme Defia puis encourage les start-up présélectionnées à donner le meilleur d’elles-mêmes pour figurer dans la liste des trois meilleures. Elle ne manque pas de remercier la Coopération belge qui, à travers le programme Defia, contribue non seulement au renforcement de la productivité de la chaîne de valeur ananas mais aussi stimule la création de nouveaux emplois. La phase initiale de ce concours digital a permis de sélectionner neuf projets sur la vingtaine de solutions proposées par les start-up candidates. Programme Defia Ces start-up ont ensuite été formées sur comment présenter et mettre en valeur leur projet sur une courte durée afin de convaincre le jury de cinq membres mis en place. Les trois start-up lauréates bénéficieront respectivement de trente mille, vingt-cinq mille et vingt mille euros et d’un accompagnement technique. Ceci, à travers le programme d’incubateur/accélérateur mis en place avec la Start-up Valley de l’Université d’Abomey-Calavi. L’objectif global de ce programme est de faciliter l’accès des agri-entrepreneurs bénéficiaires à des solutions numériques adaptées en vue de l’amélioration de leurs performances. De manière spécifique, le programme permettra, entre autres, d’identifier et de sélectionner des solutions numériques à fort potentiel et répondant aux problématiques et défis des agri-entrepreneurs au sein des clusters. Il a aussi l’avantage d’appuyer les sociétés de technologie ou start-up sélectionnées dans la finalisation et ou l’adaptation des solutions proposées aux besoins des bénéficiaires finaux. Notons également que pour mieux connecter la filière ananas au digital, Enabel a prévu, entre autres, l’usage de drones dans le secteur, le développement d’une solution de traçabilité avec la technologie blockchain, la mise en place d’un système d’information de marché avec l’appui du projet Acma 2 et de l’Ifdc. Il y a également l’appui aux institutions de microfinance pour la mise en place d’un dispositif de collecte mobile d’épargne, la digitalisation des paiements au sein des différents clusters appuyés par le programme et bien d’autres actions encore. La preuve que le hackathon organisé, hier, est en parfaite harmonie avec les ambitions énumérées. Société 25 sept. 2020


Projet de densification du réseau haut débit: Le contrat commercial de la phase II signé
Le Projet de densification du réseau haut débit (Pdrhd) au Bénin démarre dans quelques mois. En prélude à cela, les acteurs impliqués dans la mise en oeuvre de ce vaste chantier ont procédé, vendredi 18 septembre dernier, à la signature du contrat commercial du projet. Après la phase I, c’est au tour de la deuxième phase de fibre optique intitulée Projet de densification du réseau haut débit (Pdrhd) de prendre corps. Le démarrage des travaux sur le terrain est prévu pour 2021. Dans cette perspective, les acteurs impliqués dans l’opérationnalisation de cette deuxième phase du projet à savoir, le ministère de l’Economie numérique et de la Digitalisation à travers la Société béninoise d'infrastructures numériques (Sbin) et l’entreprise chinoise Huawei technologies en charge des travaux, ont signé, la semaine dernière, le contrat commercial du projet. Le Pdrhd consiste en la réalisation d’un réseau dorsal national en fibre optique. Sa mise en œuvre permettra une transformation complète et une amélioration du réseau de télécommunications au Bénin. Grâce à l’extension du réseau dorsal, et des réseaux métropolitains dans les grandes villes, la couverture nationale du réseau sera sensiblement améliorée. La phase II de ce projet dont le contrat a été signé prend en compte 23 communes et permettra de construire la large bande nationale du Bénin. Ainsi, le Pdrhd améliorera l’expérience internet des populations et des entreprises, ceci, grâce à la réforme du réseau d’accès et à l’expansion de l’accès à large bande des utilisateurs. En d’autres termes, cette deuxième phase du projet facilitera l’accès des populations et des entreprises à l’outil internet haut débit ainsi que le développement des applications. Au terme de la réalisation de cette phase du projet, le taux de couverture au plan national sera de 70 communes sur 77. Outre le développement d’une industrie des Tics forte et durable, ce projet a également l’avantage de créer de nouveaux emplois notamment dans les secteurs des télécommunications, du génie civil et bien d’autres. Notons que la première phase du projet a principalement pris en compte les villes de Cotonou, Porto-Novo, Parakou. Ce projet comprend trois volets que sont l'expansion et l'extension du réseau dorsal, la nouvelle construction du réseau métropolitain et la nouvelle construction Microwave. A terme, les infrastructures des Tics à travers le Bénin seront considérablement améliorées, couvrant les principales régions et villes du pays et impacteront une large frange de la population n Société 25 sept. 2020


Liberté de la presse à l’ère du numérique: Les professionnels des médias échangent autour des goulots d’étranglement
Le ministère de la Communication et de la Poste à travers la direction générale de la Communication et des Médias a initié, ce jeudi 24 septembre à Cotonou, un atelier regroupant les professionnels des médias, du droit, du numérique et autres, sur la liberté de la presse à l’ère du numérique. Ces assises ont permis aux participants, notamment les journalistes, de s’exprimer sur les difficultés liées à l’exercice de leur métier avec l'avènement du Code du numérique et de formuler des recommandations. L’avènement des plate-formes numériques et leur usage par les professionnels des médias restreignent la frontière entre la liberté d’expression et la liberté de presse, selon plusieurs journalistes et observateurs de la vie publique béninoise. En vue de recentrer le débat, le ministère de la Communication et de la Poste à travers la direction générale de la Communication et des Médias a convié les professionnels des médias, du droit, du numérique et plusieurs autres acteurs concernés, à réfléchir sur la question et à faire des propositions pour l’amélioration de la situation. “Cette rencontre d’échanges sur la liberté de la presse dans le contexte du numérique est pour nous la bienvenue ”, a déclaré la présidente de l’Union des professionnels des médias du Bénin à l’ouverture des assises. Zakiath Latoundji dit espérer que cette rencontre permettra aux différents acteurs de se prononcer sur les réels enjeux de la liberté de la presse en lien avec l’avènement du numérique. Des opinions et réflexions que le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla, souhaite franches et sincères. En outre, le ministre de la Communication présente l’avantage des plateformes numériques et relève les appréhensions des journalistes autour de l’outil. “L’avènement de cet outil moderne coïncide étrangement avec une certaine virulence sur les dénonciations, des interdictions de la liberté de la presse surtout avec l’adoption du code du numérique prévu pour combattre la cybercriminalité mais qui est perçu comme une arme braquée sur les professionnels des médias”, regrette le ministre Alain Orounla. “Mais la vraie question qui devrait nous préoccuper, poursuit-il, est de savoir si la liberté de la presse rétrécit ou pas le support (...). En quoi peut-on être tolérant avec le support papier et être répressif avec le support numérique ? ”, lance-t-il. Pour lui, c’est la vraie question qu’il faut se poser tout en indiquant qu’il s’agit juste d’une réflexion à approfondir. L’atelier du jour, souligne Alain Orounla, devrait donc permettre de dégager les vraies raisons de cette inquiétude des professionnels des médias. Tous les intervenants ont exprimé le souhait de voir la rencontre accoucher de bonnes recommandations afin que la paix revienne au sein des journalistes. A l’occasion, une communication sur le thème: “Liberté de la presse et plateforme numérique” a été présentée par le conseiller à la Haac, Franck Kpochémè. S’en est suivi un débat sur la proportion d’applicabilité du Code du numérique à un journaliste détenteur de la carte de presse. Pour finir, les participants ont fait des suggestions allant dans le sens de la modification du Code du numérique. Actualités 25 sept. 2020


Chantier de construction du boulevard de la Marina: Hervé Hèhomey satisfait de l’évolution des travaux
Hervé Hèhomey, ministre des Infrastructures et des Transports, a effectué, ce jeudi 24 septembre, une descente sur le chantier de construction du boulevard de la Marina. A la tête d’une délégation, l’autorité ministérielle est allée constater l’avancement des travaux, vérifier la prise en compte des recommandations des services techniques du ministère par l’entreprise en charge des travaux ainsi que la mission de contrôle. Prévu initialement pour être livré courant juillet dernier, le chantier de construction du boulevard de la Marina est déjà à un taux d’exécution global de 82 %. Une évolution constatée par le ministre des Infrastructures et des Transports lors de sa descente sur le chantier, hier jeudi 24 septembre. Le retard dans l’exécution des travaux, note-t-il, à la suite de sa visite, est dû à la crise sanitaire du Covid-19. Hervé Hèhomey indique que ce temps a été mis à profit pour améliorer la planification initiale et faire du boulevard de la Marina, le plus beau de la sous-région. «Nous avons amélioré notamment le traitement de certaines surfaces de trottoirs et certains aménagements paysagers qui sont venus s’ajouter au programme initial des travaux. Tout ceci a fait décaler la fin des travaux que nous envisageons aujourd’hui globalement pour la fin de cette année. Nous avons profité pour renforcer certaines prescriptions initiales», a-t-il déclaré. Il a mis un accent particulier sur l’exécution des travaux au niveau du tronçon qui devra désormais abriter les défilé du premier août. « Ce que je vais également dire, c’est que nous avons profité pour faire la rue qui va de la direction générale du Port autonome de Cotonou vers le carrefour Cheminot. Son aménagement était initialement prévu en 2x2 mais nous l’avons étendu en 2x3 et ça fait beaucoup de travaux. Il y a quelques aménagements de sécurité que nous avons rajoutés », précise-t-il. Le Centre des affaires maritimes en vue Profitant de sa descente sur le chantier de construction du boulevard de la Marina, le ministre Hervé Hèhomey a marqué un arrêt sur l’ancien site abritant le ministère des Infrastructures et des Transports. Là, les travaux de démolition sont achevés. Après avoir parcouru le site, il annonce que « le gouvernement envisage la construction en lieu et place des anciennes infrastructures, du Centre des affaires maritimes ». Ce centre, selon lui, va regrouper les structures qui interviennent sur la plateforme portuaire et également dans le secteur des transports. Il est à souligner que cette visite sur le boulevard de la Marina marque le début d’une tournée qui conduira le ministre Hervé Hèhomey sur l’ensemble des chantiers en cours dans le pays. Actualités 25 sept. 2020


Echanges entre la Sg/Oif et le gouvernement: De nouveaux axes de coopération scrutés
En visite au Bénin, la secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, a échangé, hier jeudi 24 septembre, avec une délégation gouvernementale. Lors de cette séance de travail qui s'est déroulée au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, il a été question de redynamiser les relations entre le Bénin et l'Oif. Après avoir été reçue par le chef de l'État Patrice Talon, la secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie a pris part à une séance de travail avec une délégation du gouvernement... Il s'est agi de faire la revue de la coopération en vue de scruter de nouveaux horizons en matière de formation, d'information, d'insertion des jeunes et d'autonomisation des femmes. Conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, cette séance a connu la participation de la ministre de la Digitalisation et du Numérique, présidente du réseau des ministres en charge du Numérique au sein de la Francophonie ; de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, du directeur de cabinet du ministre de la Culture et du Tourisme... Ouvrant les échanges, le ministre Aurélien Agbénonci a salué la secrétaire générale de la Francophonie pour son élection et pour le travail qu'elle effectue déjà. Le patron de la diplomatie béninoise rappelle que le Bénin a souvent accueilli le secrétaire général de l'Oif. Il précise que la présente visite vient consolider l'excellente relation qui existe entre l'Organisation internationale de la Francophonie et le Bénin. La secrétaire générale de la Francophonie confirme : "Cette séance s'inscrit dans le cadre de la redynamisation des relations et dans une approche dont le but est de se rapprocher de chaque Etat membre pour s'inscrire dans les priorités des États et des populations". La délégation gouvernementale n'a d'ailleurs pas manqué de présenter à l'hôte les projets phares du gouvernement dans les secteurs du tourisme, du numérique et de l'éducation. Par ailleurs, Louise Mushikiwabo a saisi l'occasion pour saluer le Bénin qui aux yeux du monde se révèle. "C'est un pays important dans l'organisation, un pays très dynamique et très actif non seulement au sein de notre organisation mais aussi sur le plan régional et international". Elle se dit disposée à accompagner le Bénin dans cet élan. A noter que Louise Mushikiwabo a été élue secrétaire générale de la Francophonie lors du 17e Sommet de la Francophonie, en octobre 2018, à Erevan. Elle a pris fonction en janvier 2019. Actualités 25 sept. 2020


Consommation de la chicha: Le gouvernement interpellé par le Parlement
La consommation de la chicha devenue pratiquement la tasse de thé de certains jeunes inquiète le député Nazaire Sado. Face aux problèmes de santé, notamment les maladies cardio-vasculaires auxquelles s’exposent les jeunes qui s’adonnent à cette pratique, l’élu du peuple a jugé utile d’interpeller le gouvernement. A cet effet, Nazaire Sado a déposé une question orale avec débat pour amener le gouvernement à s’expliquer sur les mesures qu’il a prises pour arrêter la saignée. Cette question s’insère dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale, seconde mission de l’Assemblée nationale. Pour le député Nazaire Sado, l’usage de la chicha au Bénin s’est hissé progressivement au rang de fléau qui tue en silence la jeunesse. La question doit retenir l’attention des autorités au plus haut niveau et être traitée comme un problème de santé publique. Car, poursuit le député, la chicha est à l’origine de nombreuses maladies cardio-vasculaires, respiratoires, digestives et cancéreuses. Nazaire Sado informe que, d’après plusieurs études croisées, la chicha est d’une grande toxicité et un fumeur de chicha inhale 125 fois plus de fumée (74 L contre 0,6 L pour une cigarette) que lorsqu’il fume une cigarette ; mais aussi 25 fois plus de goudron, 10 fois plus de monoxyde de carbone et 2,5 fois plus de nicotine. Face à ce sombre tableau, il demande des comptes au gouvernement pour qu’il s’explique sur la question. « La présente réaction constitue un cri de cœur au président de la République et à son gouvernement, en l’occurrence à ses ministres de l’Intérieur et de la Sécurité publique ; de la Santé et du Commerce afin qu’une attention particulière et urgente soit portée sur la question », précise l’élu du Bloc républicain dans la 23e circonscription électorale. Nazaire Sado voudrait savoir, à travers sa question orale avec débat, les mesures prises par le gouvernement pour éradiquer le fléau que constitue la consommation de la chicha. Il demande aussi si une autorisation préalable est requise pour la consommation de la chicha dans les bars ou discothèques et les statistiques éventuelles du ministère de la Santé par rapport aux affections liées à sa consommation.   Actualités 24 sept. 2020


Promotion de la bonne gouvernance dans l’administration publique: William Comlan élevé au grade de commandeur
Directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, William Comlan a été distingué, ce mercredi 23 septembre, pour ses efforts dans la promotion de la bonne gouvernance. Initiative du réseau Bénin Espoir Ong, la cérémonie de distinction a mobilisé un parterre de personnalités venues soutenir le récipiendaire. « Cette distinction que vous me décernez, je la dois à mon ministre, monsieur Aurélien A. Agbénonci qui, avec l’autorisation du président Patrice Talon, m’a permis d’être à ce poste et de vivre cette expérience vivifiante et enrichissante. C’est de lui en effet que je reçois les instructions pour les mettre en œuvre. L’honneur qui m’est fait aujourd’hui est avant tout son mérite et cette récompense, la sienne », a indiqué William Comlan, directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, à l’occasion de sa décoration par le réseau Bénin Espoir Ong. Ce réseau s’est donné pour vision de faire de la bonne gouvernance le levier de développement du Bénin. Selon le récipiendaire, une telle vision s’inscrit parfaitement dans le Programme d’action du gouvernement dont l’axe stratégique n°2 est dédié à la promotion de la bonne gouvernance. William Comlan confie que l’initiative de sa décoration constitue un encouragement indéniable à mieux faire au quotidien. Profitant de l’occasion, il a exprimé sa gratitude au ministre Aurélien Agbénonci pour la confiance placée en lui et pour les indications toujours avisées qu’il reçoit de lui. Rappelant que tout le personnel du Maec et toute l’équipe du cabinet sont dévoués dans l’accomplissement des tâches qui leur sont assignées, le récipiendaire a salué les membres du Réseau Bénin Espoir Ong et les invite à poursuivre sans relâche les objectifs qu’ils se sont assignés de promouvoir la bonne gouvernance ainsi que les valeurs qui pourront servir de repères essentiels à la population en général et à la jeunesse en particulier. « Seule une gouvernance efficace nous permettra d’atteindre le développement auquel tout le pays aspire légitimement et de voir se concrétiser la vision Bénin Alafia 2025 d’un Bénin prospère et uni », a fait savoir l’ambassadeur William Comlan. Henry Agassounon, président du réseau Bénin Espoir Ong, confie que le management d’un cabinet ministériel est comparable au pilotage d’un avion qui n’admet la moindre erreur. C’est ce qu’a compris le directeur de cabinet du Maec, l’ambassadeur William Comlan, d’après Henry Agassounon. Il est ainsi désigné Meilleur directeur de cabinet pour la bonne gouvernance au titre de 2020 et il est élevé au grade de commandeur de la bonne gouvernance, suite à une investigation conduite par le réseau et l’Observatoire mondial de la bonne gouvernance, selon Henry Agassounon. Il a répondu aux critères comme la ponctualité, la transparence, l’équité et le développement durable. Il est ainsi le premier directeur de cabinet à bénéficier de cette distinction dans l’histoire du réseau. Rappelons que le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération s’emploie, sous l’autorité du chef de l’État, à assurer le rayonnement du Bénin, à contribuer de manière décisive à la mobilisation des ressources et à garantir une meilleure protection des intérêts du pays et de sa diaspora. Actualités 24 sept. 2020


Visite d’une délégation de l’Organisation internationale de la Francophonie au Bénin: Promouvoir une relation bilatérale axée sur le développement
Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, à la tête d’une délégation a foulé le sol béninois hier mercredi 23 septembre. Elle a été accueillie à l’Aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou par le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci, pour une visite de 48 heures. La nouvelle secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie est depuis ce mercredi 23 septembre à Cotonou. Cette visite de travail de 48 heures lui permettra de s’entretenir avec plusieurs autorités béninoises sur les projets phares de développement appuyés par l’Organisation internationale de la Francophonie. Ainsi, elle rencontrera le chef de l'Etat, Patrice Talon, ce jeudi avec qui elle discutera de plusieurs sujets relatifs à la coopération entre le Bénin et l'oif. « J’ai voulu faire cette visite au Bénin en tant que nouvelle secrétaire générale de la Francophonie parce que le Bénin est un pays très dynamique au sein de l’organisation », a-t-elle déclaré à sa descente. Louise Mushikiwabo se dit très fière des relations conviviales qui existent entre son organisation et le Bénin et remercie le pays pour son soutien indéfectible lors de son élection à la tête de l’organisation. « C’est vraiment avec joie que je suis ici à Cotonou. J’ai voulu suivre les progrès qui sont faits ici au Bénin et voir dans quelle mesure apporter ma contribution», a-t-elle indiqué. L’autre raison qui justifie sa présence au Bénin est de s’entretenir avec les Béninois, surtout les femmes qui se battent tous les jours pour l’émergence du pays. Selon elle, le Bénin est un pays de grande culture et représente une puissance intermédiaire dans cette partie de l’Afrique et surtout un pays qui est tourné vers l’avenir. « Nous, à la francophonie, nous considérons le Bénin comme un pays membre très important. À 50 ans d’existence de notre organisation, nous sommes tournés vers l’avenir, d’où notre intérêt pour certains de nos Etats membres qui avancent rapidement sur la voie du développement », a-t-elle conclu. Actualités 24 sept. 2020


Perspectives économiques: L’Ocde plaide pour le maintien des mesures budgétaires
Le choc subi par l’activité économique et dû à la Covid-19 a été quelque peu amorti grâce aux mesures prises par les pouvoirs publics, mais les perspectives restent incertaines. Pour une relance durable de la croissance, un rapport de l’Ocde de mi-septembre préconise un soutien budgétaire continu en faveur des travailleurs et entreprises qui accusent le coup. « Continuez à soutenir l'économie, ne retirez pas le soutien budgétaire trop tôt ! », tel est l’appel que lance l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde) à l’endroit des décideurs à travers son rapport Perspectives économiques intermédiaires publié le 16 septembre dernier. « Faute de maintien des aides publiques, les faillites et le chômage pourraient augmenter plus rapidement qu’ils n’auraient dû et prélever leur tribut sur les moyens d'existence des individus pendant plusieurs années », avertit Laurence Boone, cheffe économiste de l'Ocde, lors de la présentation du document. Selon ce rapport qui présente une version actualisée des prévisions relatives aux pays du G20 figurant dans l’édition des Perspectives économiques de l’Ocde de juin dernier, les perspectives économiques restent « extrêmement incertaines ». La reprise de l’activité est tributaire de l’évolution de la crise sanitaire induite par le nouveau coronavirus.D’après les prévisions, le produit intérieur brut (Pib) mondial devrait chuter de 4,5 % cette année, avant de rebondir à 5 % à l’horizon 2021 avec le raffermissement de la confiance des entreprises et des consommateurs. Mais cette croissance pourrait être amputée de 2 à 3 points de pourcentage en cas de résurgence plus forte de la pandémie et de prise de mesures d'endiguement plus strictes qui occasionneraient la montée du chômage et une durée plus longue d'atonie de l’investissement. L’économie mondiale perdrait entre 4000 milliards de dollars dans le scénario optimiste et jusqu’à 11 000 milliards de dollars dans le pire scénario. Stimuler la demande Face à l’incertitude, Laurence Boone estime qu’il faille aider les travailleurs à trouver de nouveaux emplois, car la hausse du chômage pourrait accentuer la pauvreté monétaire et ainsi la dégradation du niveau de vie de millions de travailleurs, notamment ceux qui sont dans l’informel et sans protection sociale. Il est question pour les pouvoirs publics d’encourager les entreprises à stimuler la demande et de se concentrer sur les investissements attendus depuis longtemps, afin d’amortir la récession annoncée de 2020. Pour ce faire, le maintien du soutien fiscal et monétaire s’impose en faveur des travailleurs et entreprises vulnérables. S’il faut veiller à une formation de qualité et à l’insertion des jeunes, il est aussi question de réorienter les entreprises des secteurs particulièrement touchés vers d’autres activités moins risquées et plus prometteuses. L’Ocde note que malgré le rebondissement après la levée des restrictions, l’activité économique n’est pas assez dynamique. D’où la nécessité pour les politiques de booster la confiance des consommateurs et des entreprises, tout en continuant à améliorer les soins de santé et à faire respecter les gestes barrières contre de nouvelles vagues d’infections de Covid-19. Le rapport suggère non seulement que les aides financières perdurent, mais aussi qu’elles soient suffisamment souples pour s’adapter à l’évolution des conditions et surtout ciblées sur les entreprises viables qui en ont le plus besoin. Croissance verte L’Ocde recommande également que le financement par capitaux propres soit substitué au financement par l’emprunt, pour favoriser la transformation numérique qui s’impose pour l’éclosion des entreprises. Une croissance inclusive, résiliente et durable devra être de mise.« Les pouvoirs publics ont une occasion unique de mettre en œuvre des plans de relance véritablement durables, visant à redémarrer l’activité et à investir dans l’indispensable modernisation numérique des petites et moyennes entreprises et dans des infrastructures, des transports et des logements verts, pour reconstruire une économie meilleure et plus verte », selon Mme Boone. « Les mesures de relance verte sont une solution gagnant-gagnant car elles sont à même d’améliorer le bilan environnemental tout en dynamisant l’activité économique et en améliorant le bien-être de tous», a déclaré Angel Gurra, secrétaire général de l’Ocde, lors de la table ronde ministérielle de l’Ocde en prélude à la publication du rapport d’étape. Un accent est mis sur le renforcement des investissements dans les énergies renouvelables dans le cadre de la lutte contre le changement climatique et la perte de biodiversité qui menacent l’humanité. Car, les ambitions sont certes nobles, mais les actions concrètes en faveur du climat sont encore insuffisantes. Economie 24 sept. 2020


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