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Nouvelles

Perspectives économiques: L’Ocde plaide pour le maintien des mesures budgétaires
Le choc subi par l’activité économique et dû à la Covid-19 a été quelque peu amorti grâce aux mesures prises par les pouvoirs publics, mais les perspectives restent incertaines. Pour une relance durable de la croissance, un rapport de l’Ocde de mi-septembre préconise un soutien budgétaire continu en faveur des travailleurs et entreprises qui accusent le coup. « Continuez à soutenir l'économie, ne retirez pas le soutien budgétaire trop tôt ! », tel est l’appel que lance l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde) à l’endroit des décideurs à travers son rapport Perspectives économiques intermédiaires publié le 16 septembre dernier. « Faute de maintien des aides publiques, les faillites et le chômage pourraient augmenter plus rapidement qu’ils n’auraient dû et prélever leur tribut sur les moyens d'existence des individus pendant plusieurs années », avertit Laurence Boone, cheffe économiste de l'Ocde, lors de la présentation du document. Selon ce rapport qui présente une version actualisée des prévisions relatives aux pays du G20 figurant dans l’édition des Perspectives économiques de l’Ocde de juin dernier, les perspectives économiques restent « extrêmement incertaines ». La reprise de l’activité est tributaire de l’évolution de la crise sanitaire induite par le nouveau coronavirus.D’après les prévisions, le produit intérieur brut (Pib) mondial devrait chuter de 4,5 % cette année, avant de rebondir à 5 % à l’horizon 2021 avec le raffermissement de la confiance des entreprises et des consommateurs. Mais cette croissance pourrait être amputée de 2 à 3 points de pourcentage en cas de résurgence plus forte de la pandémie et de prise de mesures d'endiguement plus strictes qui occasionneraient la montée du chômage et une durée plus longue d'atonie de l’investissement. L’économie mondiale perdrait entre 4000 milliards de dollars dans le scénario optimiste et jusqu’à 11 000 milliards de dollars dans le pire scénario. Stimuler la demande Face à l’incertitude, Laurence Boone estime qu’il faille aider les travailleurs à trouver de nouveaux emplois, car la hausse du chômage pourrait accentuer la pauvreté monétaire et ainsi la dégradation du niveau de vie de millions de travailleurs, notamment ceux qui sont dans l’informel et sans protection sociale. Il est question pour les pouvoirs publics d’encourager les entreprises à stimuler la demande et de se concentrer sur les investissements attendus depuis longtemps, afin d’amortir la récession annoncée de 2020. Pour ce faire, le maintien du soutien fiscal et monétaire s’impose en faveur des travailleurs et entreprises vulnérables. S’il faut veiller à une formation de qualité et à l’insertion des jeunes, il est aussi question de réorienter les entreprises des secteurs particulièrement touchés vers d’autres activités moins risquées et plus prometteuses. L’Ocde note que malgré le rebondissement après la levée des restrictions, l’activité économique n’est pas assez dynamique. D’où la nécessité pour les politiques de booster la confiance des consommateurs et des entreprises, tout en continuant à améliorer les soins de santé et à faire respecter les gestes barrières contre de nouvelles vagues d’infections de Covid-19. Le rapport suggère non seulement que les aides financières perdurent, mais aussi qu’elles soient suffisamment souples pour s’adapter à l’évolution des conditions et surtout ciblées sur les entreprises viables qui en ont le plus besoin. Croissance verte L’Ocde recommande également que le financement par capitaux propres soit substitué au financement par l’emprunt, pour favoriser la transformation numérique qui s’impose pour l’éclosion des entreprises. Une croissance inclusive, résiliente et durable devra être de mise.« Les pouvoirs publics ont une occasion unique de mettre en œuvre des plans de relance véritablement durables, visant à redémarrer l’activité et à investir dans l’indispensable modernisation numérique des petites et moyennes entreprises et dans des infrastructures, des transports et des logements verts, pour reconstruire une économie meilleure et plus verte », selon Mme Boone. « Les mesures de relance verte sont une solution gagnant-gagnant car elles sont à même d’améliorer le bilan environnemental tout en dynamisant l’activité économique et en améliorant le bien-être de tous», a déclaré Angel Gurra, secrétaire général de l’Ocde, lors de la table ronde ministérielle de l’Ocde en prélude à la publication du rapport d’étape. Un accent est mis sur le renforcement des investissements dans les énergies renouvelables dans le cadre de la lutte contre le changement climatique et la perte de biodiversité qui menacent l’humanité. Car, les ambitions sont certes nobles, mais les actions concrètes en faveur du climat sont encore insuffisantes. Economie 24 sept. 2020


Poursuite de ses actions après 2021 : Des Béninois de la diaspora invitent Talon à se représenter
Pour l’achèvement et la pérennisation des nombreux projets et programmes ambitieux initiés par le gouvernement de la Rupture, le Mouvement des jeunes pour l’égalité des chances (Mojec), section diaspora, exhorte le président Patrice Talon à briguer un second mandat en 2021. Afin de convaincre le chef de l’Etat à accepter leur demande, ces jeunes Béninois de la diaspora lui ont adressé une lettre ouverte de Paris, le mardi 15 septembre dernier. Dans la correspondance signée du président du Mojec diaspora, Aziz Adjakpè, et reçue par les services compétents du palais de la Marina, lundi dernier, le mouvement apprécie de fort belle manière le bilan du président de la République à quelques mois de la fin de son premier mandat. Réformes économiques, lutte implacable contre la corruption, réalisation du projet asphaltage, bref, pour cette première expérience, le Mojec diaspora se dit comblé par le bilan de Patrice Talon. Un bilan élogieux qui justement les pousse à caresser un nouveau rêve, celui de voir le chef de l’Etat achever toutes les œuvres en cours et enchaîner avec d’autres actions sur la période 2021-2026. Raison pour laquelle ils l’invitent à se représenter en 2021. « Monsieur le président de la République, votre mandat tend vers sa fin. Malheureusement, tous ces projets titanesques lancés à travers le pays, bon nombre ne pourront être achevés avant la fin de votre premier quinquennat. D’où la nécessité de votre candidature en 2021 pour maintenir le cap et dans le même temps pérenniser et consolider les acquis pour un Bénin bien construit », lit-on dans la correspondance envoyée à Patrice Talon. En sus, les jeunes du Mojec diaspora informent le premier magistrat béninois qu’ils descendent régulièrement au Bénin, et qu’ils entendent également les témoignages que font leurs parents sur la gestion du pays et le nouveau visage que présente ses grandes villes. C’est donc fort de tout ceci que Aziz Adjakpè et ses pairs du Mojec diaspora, invitent le chef de l’Etat à se porter candidat à la présidentielle de 2021, et lui demandent par la même occasion d’accepter leur requête. Pour eux, le Bénin ne peut en aucun cas se permettre de laisser partir un président qui est toujours éligible et qui pose des actes concrets au détriment d’acteurs politiques qui ont eu déjà à faire leur preuve. Politique 23 sept. 2020


Production de contenus numériques: La plateforme de vidéo gratuite mise en ligne
Une plateforme de vidéo gratuite a été lancée par la chaîne Tv5 Monde sur les écrans de 194 pays. A travers cette innovation, elle offre plus de 3 000 heures de contenus provenant de chaînes partenaires comme France Télévision, Rts, Rtbf ou Télé-Québec. Concurrencer les géants américains comme Netflix et Amazon Prime et les services de VoD des autres chaînes de télévision et Salto. C’est l’objectif de Tv5 Monde en lançant sa plateforme de VoD qui va offrir un catalogue de 3000 heures de contenus. Parmi ces contenus disponibles, on retrouve de nombreux programmes ou émissions déjà diffusés par les chaînes partenaires du réseau de Tv5. La plateforme a aussi vocation à diffuser des exclusivités, à l’instar de Wara, une série politique coproduite au Sénégal. Toutefois, Dr Qemal Affagnon, responsable Afrique de l’Ouest d’Internet Sans Frontières observe que, même si Tv5 Monde Plus ambitionne de proposer des magazines, des talk shows et des reportages, le volume actuellement proposé est loin des trois mille émissions disponibles en ce moment sur les antennes de la chaîne. À la différence d’une plateforme normale de vidéo d’abonnement, elle sera gratuite. Ce faisant, cette chaîne de télévision vise le continent africain qui constitue l’audience hébdomadaire la plus importante des neuf chaînes régionales du média francophone, soit plus de 29 millions de téléspectateurs. Sur la base d’une récente étude, l’Afrique apparaît comme un marché à fort potentiel au regard des innombrables opportunités qui foisonnent dans le secteur du numérique et qui sont portées par l’essor de la téléphonie mobile. Avec des émissions sous-titrées en espagnol, arabe, anglais ou allemand, Tv5 Monde espère séduire les mobinautes de par le monde. Selon le responsable Afrique de l’Ouest d’Internet Sans Frontières, c’est ainsi que le montant octroyé par TV5 aux éditorialistes d’Afrique-Presse, une autre émission populaire de la chaîne fut ramené à 100 euros bruts par chaque participation. Par ailleurs, Dr Qemal Affagnon note que si Tv5 entend miser sur le succès de la téléphonie pour développer ses revenus, cette stratégie comporte des risques. Il explique que le modèle d’affaires qui prévaut dans les médias en ligne repose sur la création d’un contenu attirant pour cibler des lecteurs dont les informations sont récoltées et vendues à des sociétés de collecte de données. Avec ces données, les courtiers peuvent glaner des informations rares et chères, comme les convictions politiques qui sont ensuite converties en publicités ciblées. De plus, le responsable Afrique de l’Ouest d’Internet Sans Frontières insiste sur le fait que si les plateformes de streaming ont le vent en poupe, le succès de ces entreprises attire de nombreux pirates. A titre iluusitratif, il révèle qu’entre le 6 et le 12 avril 2020, les pirates ont créé plus de 700 fausses pages web afin de tromper les abonnés de certaines plateformes n Société 23 sept. 2020


Validation de la nomenclature des métiers artistiques au Bénin: Vers le renforcement du dispositif sectoriel
Jean-Michel Abimbola, ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts, a procédé, vendredi 18 septembre dernier à Cotonou, à l’ouverture de l’atelier de validation de la nomenclature des métiers artistiques et de la culture au Bénin. Etape importante de l’histoire des arts et de la culture, cet atelier constitue une occasion pour les acteurs de renforcer le dispositif national de structuration et d’organisation du secteur des arts et de la culture. Les acteurs du monde de la culture et des arts se sont réunis, vendredi 18 septembre dernier, pour discuter et s’accorder sur les métiers qui caractérisent les pratiques artistiques et culturelles au Bénin. C’est au cours d’un atelier qui leur a permis également de renforcer leur engagement sur le chantier des réformes structurelles dans le secteur des arts et de la culture. Procédant à l’ouverture des travaux, le ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts reconnait qu’au Bénin, les métiers artistiques sont peu ou mal structurés et surtout sous documentés alors que l’exercice a toujours occupé une place importante dans l’économie nationale. Elément, identitaire par ailleurs, Jean-Michel Abimbola note que ces métiers sont exercés par des hommes et des femmes et représentent pour les communautés, un véritable atout pour l’économie locale. Il ajoute que dans un contexte longtemps caractérisé par la prolifération des faitières, des groupes d’intérêt et l’inclusion d’autres corps de métiers, la confusion peut vite s’installer au sein des acteurs eux-mêmes, s’étendre aux pouvoirs publics et aux autres couches de la population qui ont du mal à reconnaitre par exemple la limite entre les métiers de la culture et ceux de l’artisanat. « Vous comprenez alors pourquoi le besoin de planification, d’encadrement administratif et règlementaire du secteur s’avère nécessaire avec une organisation beaucoup plus articulée et plus codifiée des métiers qui y sont exercés», s’adresse-t-il aux participants. Premier secteur de développement Le ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts précise que l’arsenal juridique en matière culturelle dont dispose le Bénin, notamment la loi N° 91-005 du 25 février 1991 portant charte culturelle en République du Bénin et le décret 2011-82 du 2 avril 2011 portant statut de l’artiste en République du Bénin, n’encadre ni l’identification ni la classification des métiers d’artistes. C’est pourquoi, souligne-t-il, la présente démarche de planification et d’harmonisation des métiers artistiques a été entreprise par le ministère du Tourisme et des Arts à travers la direction des Arts et du Livre. Jean-Michel Abimbola indique que pour y parvenir, il est apparu nécessaire d’élaborer un document de référence de la nomenclature des métiers artistiques qui permettra de répertorier l’ensemble des métiers artistiques exercés au Bénin et d’en donner une classification claire pour permettre une harmonisation et une simplification des terminologies à leur codification. Il précise que cette nomenclature a pris en compte les filières comme les arts de la scène, les arts visuels et numériques, le cinéma et le livre et cela mérite l’attention et la contribution de tous. L’autorité ministérielle compte sur la qualité et la compétence des participants ; raison pour laquelle il les exhorte à une participation active et une étude approfondie du document à eux soumis afin de sortir de cet atelier, un véritable instrument de référence pour le secteur. Il reste tout de même persuadé que le secteur de la culture est le premier secteur de développement du Bénin. Culture 23 sept. 2020


Journée du livre du Bénin: Les romans policiers de Dominique Titus célébrés
Auteur de plusieurs romans policiers parus dans les années 70, Dominique Titus a été célébré pour sa contribution à la richesse de la littérature béninoise. L’hommage a été rendu à cet ancien agent des Chemins de fer en France à la retraite dans le cadre de la Journée du livre du Bénin dont la première édition s’est déroulée, dimanche 20 septembre dernier, au Centre culturel Akanga à Porto-Novo. « Où est passée Fatimata», «La fille vierge » et «Quand on aime » sont les trois ouvrages, tous des romans policiers, écrits par Dominique Titus qui peut être considéré aujourd’hui comme le père de la littérature policière au Bénin. Cet auteur, ex-agent des Chemins de fer en France à la retraite, était à l’honneur, dimanche 20 septembre dernier, dans le cadre de la première édition de la Journée du livre du Bénin commémorée au Centre culturel Akanga à Porto-Novo. A l’occasion, les œuvres de Dominique Titus ont été présentées et vantées. La présentation a été assurée par Habib Dakpogan, poète, écrivain et chanteur. Celui-ci a fait surtout découvrir le roman «Quand on aime » composé de cinq nouvelles, toutes des chroniques et enquêtes policières fictives, écrites dans les années 70. Lequel roman a été ressuscité il y a un mois par Roger Koudoadinou, docteur ès-Lettres et actuel directeur des Examens et Concours du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Habib Dakpogan dit être sidéré par le talent et la qualité des ouvrages écrits par l’auteur dans un style fluide, vivace et vivant. Le présentateur félicite Dominique Titus pour son sens du concret, sa bonne maitrise de la langue française et surtout pour sa curiosité scientifique en se spécialisant dans l’écriture des romans policiers sans être un flic. Au fond, l’auteur dénonce certains faits de société, lesquels sont encore malheureusement d’actualité jusqu’ici, note Habib Dakpogan. Il se dit scandalisé, après la lecture des ouvrages, de constater qu’un écrivain aussi talentueux, un génie de la littérature, soit resté dans l’ombre pendant tant de décennies. Habib Dakpogan loue l’initiative de la journée du livre qui a permis de faire découvrir au monde l’auteur. Dominique Titus, l’heureux du jour était très émotionné. Il explique avoir spécifiquement opté pour la littérature policière parce que c’est le type de roman qui, à son avis, rencontre le plus large lectorat possible. Il a préféré ce type de roman pour dénoncer les travers de la société et certaines déviances des hommes afin qu'ils soient corrigés. L’auteur remercie les initiateurs de cette journée pour l’avoir mis sous les feux de la rampe. Pour Eskil Agbo, initiateur de cette journée littéraire, son objectif est de célébrer annuellement tous les acteurs de la chaine du livre notamment les écrivains, les éditeurs, les lecteurs, les libraires et les bibliothécaires. Selon lui, l’initiative fait suite à son constat que les acteurs du livre ne sont pas connus comme les artistes et glorifiés de temps en temps. La date du 20 septembre a été choisie à dessein, explique Eskil Agbo, pour rendre hommage à Olympe Belly Quenum, l’un des pères de la littérature béninoise, encore en vie et âgé aujourd’hui de 94 ans et qui est né un 20 septembre. Le choix a été porté sur Dominique Titus pour ouvrir le bal de cette journée du livre du Bénin, parce que la littérature policière du Bénin n’est pas connue alors que l’auteur est l’un des meilleurs dans la sous-région en matière de nouvelles policières. Une façon de révéler Dominique Titus à la jeune génération, souligne Eskil Agbo. Culture 23 sept. 2020


Après la séparation et le deuil de son manager : « Ateléni », nouvelle et grosse signature du groupe « Les Teriba »
« Ateléni ». Le groupe « Les Teriba » tient son troisième album. Huit ans de travail, de recherches et d’innovations avec au bout du rouleau, douze titres et surtout une musique appelée à traverser les générations. Les commentaires et impressions sur le dernier album du groupe « Les Teriba » sont laudateurs. Artistes, musiciens, mélomanes et fans saluent un album aux belles sonorités et prédestinent le nouveau-né « Ateléni » à un succès au Bénin, en Afrique et partout dans le monde. « Ateléni», le titre éponyme signifie en langue Yoruba très présente sur l’album, gratitude à Dieu, soutien et fidèle compagnon. Onze autres titres meublent l’album aux thématiques variées. Femmes et enfants y ont aussi une place de choix. « Ce sont les êtres les plus vulnérables et fragiles de la société », commente Tatiana, l’un des deux membres du groupe. « Ateléni », c’est du Teriba mais en mieux. Réduit à deux membres depuis quatre ans, le groupe a travaillé pour en arriver à ce cocktail savouré par artistes, mélomanes et amoureux de belles sonorités, vendredi 17 septembre dernier au Lieu unique à Cotonou. Huit années de travail et de recherches et en quête de perfection, un tour de trois studios au Bénin et en Europe. C’est pour signer une sorte de maturité, mais aussi offrir un produit qui contente un large public que cette option a été faite, souligne Tatiana. L’album laisse entrevoir un engagement du duo pour certaines causes, notamment celle de l’enfant. Plusieurs titres lui sont consacrés. « Ago hélou », pour dénoncer certaines violences à leur endroit, « Agogo » pour exhorter les parents à dire non à l’exploitation des filles, « Adjivi » pour magnifier la tendre enfance et témoigner son amour, « Plus jamais ça », un autre titre de l’album pour dénoncer la maltraitance des enfants, le viol des petites filles, l’infanticide, « Olodjobi » qui célèbre la vie … Mais il y a aussi, comme il fallait s’y attendre, « Hommage », le neuvième titre de l’album qui se veut l’hymne de la reconnaissance et de l’hommage à un manager qui aura tout donné pour le succès des Teriba. Serge Ologoudou de regrettée mémoire, révélateur et guide de longues années du groupe s’est vu immortalisé à travers une douce et mélancolique chanson dont les fortes et belles paroles renvoient aux qualités de l’homme : rigueur, honneur, travail bien fait... On y découvre aussi d’autres titres comme «Djomido », « Omongué», «Idjo ya », « Kpèdé kpèdé», « Mama ». S’ouvrir ! « Ateléni » est un voyage à travers le Bénin sous mille facettes. D’abord les langues. On en découvre au moins trois du terroir, le yoruba (très présent), le goungbé et le fongbé. La voix, principal atout du groupe est tout autant présente. Carine et Tatiana usent de leur charme vocal accompagné sur « Ateléni» par la calebasse, la guitare, la flûte… L’album est fait essentiellement de rythmes du terroir avec quelques morceaux qui s’ouvrent sur des sonorités du Nord Bénin. La soirée de lancement, vendredi 17 septembre dernier, s’est voulue une démonstration en miniature de l’ambiance distillée par ce nouvel album avec l’accompagnement de l’arrangeur et guitariste du groupe, Gaby, Gabriel Henry. « Cet album aura du succès en Afrique et ailleurs dans le monde. Elles ont fédéré autour d’elles des rythmes du Bénin et d’ailleurs. On note une différence. Entre les albums précédents et celui-ci, il n’y a pas photo. Les rythmes du Bénin ont été utilisés et valorisés subtilement. Tout Béninois se retrouve à travers cet album, de même que tous ceux qui aiment la musique du Bénin », commente Athanase Dèhoumon du groupe Gangbé Brass Band au terme de la soirée. L’aînée Assi Kiwa n’en dit pas moins. Elle se console de la longue et flagrante absence du groupe dans la discographie avec cet album de bonne facture. « On les attendait et les retrouve dans une musique qui traverse toutes les générations. Elles ont touché à tout ce qu’il fallait pour faire une bonne sauce », apprécie-t-elle. Pour Sergent Markus, le groupe est réduit à deux mais n’a pas perdu de sa quintessence, de son génie et de son originalité. Bien au contraire, les Teriba sont revenues au devant de la scène plus aguerries dans le jeu de la percussion et dans le chant, se félicite-t-il « J’ai reconnu du Teriba mais en mieux, qui donne de la valeur à nos langues, nous ressemble et ressemble à nos cultures et à nos terres ». Autre originalité de l’album, son aspect marketing. « Ateléni » est disponible en format Cd vip, Cd plus léger et une version clé Usb non copiable. L’album est édité en France par « Salt and ginger» et est une autoproduction de la Sarl Les Teriba. Culture 23 sept. 2020


Renforcement de la coopération entre le Bénin et l’Oif: Louise Mushikiwabo à Cotonou ce jour
A la tête d’une délégation de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie, sera à Cotonou, ce mercredi 23 septembre, pour une visite de travail de 72 heures. Louise Mushikiwabo sera accueillie dans la soirée à Cotonou, à 20 heures par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Pendant son séjour, la secrétaire générale de la Francophonie aura un tête-à-tête avec le chef de l’Etat, le président Patrice Talon, dans la matinée du jeudi 24 septembre, puis une séance de travail avec les membres du gouvernement sur les projets phares appuyés par l’Oif. Elle visitera successivement l’Agence de développement de Sèmè City, le Campus numérique de la Francophonie, le Centre d’incubateur de l’Université d’Abomey-Calavi. Elle tiendra vendredi une séance de travail avec les femmes entrepreneures de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Ccib). Louise Mushikiwabo visitera la ville historique de Ouidah pour s’imprégner des projets touristiques mis en chantier dans le cadre du Programme d’action du gouvernement (Pag) et prendra part à une exposition à la Maison du Brésil. Depuis son élection en octobre 2018, c’est la première fois que la secrétaire générale de la Francophonie foule le sol ouest africain. Et c’est le Bénin qui l’accueille. Cela témoigne de la reconnaissance du rôle très important joué par le Bénin pour son élection à la tête de cette prestigieuse organisation. La diplomatie béninoise marque un grand pas dans le cadre de la coopération multilatérale à travers cette visite de travail qui rehausse l’image du Bénin dans l’espace francophone en ces moments où l’institution célèbre ses cinquante ans d’existence et est résolument engagée dans des réformes pour asseoir sa visibilité et son rayonnement. C’est la troisième visite que Mme Mushikiwabo effectue au Bénin. Lors de ses deux premiers séjours, elle était encore ministre en charge des Affaires étrangères du Rwanda. Une fonction qu’elle a occupée de 2008 à 2018. Mme Mushikiwabo a été un artisan du renforcement des liens de coopération entre le Bénin et le Rwanda qui s’est traduit notamment par l’attribution de la septième liberté aéronautique à Rwand Air, l’exemption réciproque de visas entre les deux pays pour tout type de passeport, la signature de nombreux accords, notamment dans les domaines du numérique et du cadre de vie. Actualités 23 sept. 2020


2e session ordinaire 2020 de la Haac: D’importants dossiers sur la table des conseillers
Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Rémi Prosper Moretti, a procédé, ce mardi 22 septembre, à l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’institution pour le compte de l’année 2020. Durant cette session, les conseillers et cadres de la Haac auront à se pencher sur plusieurs dossiers de grande importance parmi lesquels la régularisation de la situation juridique des organes de presse. C’est parti pour la deuxième session ordinaire 2020 de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Le top de ladite session a été donné, hier, mardi, au siège de l’institution à Cotonou, par le président de la Haac, Rémi Prosper Moretti. Pendant cette session, plusieurs dossiers de grande importance seront examinés. Au nombre de ces dossiers, la régularisation de la situation juridique des organes de presse toutes catégories confondues. Pour le premier responsable de la Haac, ce travail permettra, avant même les prochaines joutes électorales, d’avoir un panorama clair des organes de presse autorisés par son institution. Pour parvenir à cette fin, Rémi Prosper Moretti annonce l’étude de quatre rapports. Entre autres, il y a le rapport relatif à la régularisation de la situation des radiodiffusions sonores dont les conventions sont arrivées à terme, celui relatif à la mission de contrôle physique des sièges des organes de presse écrite en vue de l’actualisation de la liste des journaux et écrits périodiques. Un autre rapport porte sur la procédure d’élaboration d’un cadre de travail formel entre la Haac et les organes dits institutionnels et de service public. L’examen des conditions de dépôt légal par les directeurs de publication des journaux et écrits périodiques ainsi que le contrôle du contenu des messages publicitaires, font également partie de l’ordre du jour. Ce contrôle, informe le président de la Haac, sera assuré par un bureau de vérification qui sera créé conformément à l’article 177 du Code de l’information et de la communication. Cette session ordinaire ne prendra pas fin sans que la situation liée aux médias en ligne ne soit totalement décantée. Rémi Prosper Moretti indique, à cet effet, que la session examinera le point des diligences effectuées par ses services afin de délivrer à ces médias, une autorisation pour exercer leurs activités en toute légalité. En outre, la Haac va réfléchir, toujours au cours de cette session, sur l’organisation de la campagne médiatique de l’élection présidentielle de 2021. A tous ces dossiers, s’ajouteront plusieurs autres rapports, a souligné le président de la Haac. Sur la session précédente, Rémi Prosper Moretti informe que treize rapports ont été adoptés durant les travaux qui ont pris fin le 25 juin dernier. Il rappelle également la gestion par son institution de la campagne exclusivement médiatique des élections communales de mai dernier en raison du Covid-19. Parlant des médias en ligne, le président de la Haac est revenu sur le bien-fondé du communiqué de son institution ordonnant la suspension des activités de cette catégorie de médias mais fait constater le non-respect des prescriptions dudit communiqué. Pour la deuxième session ordinaire qui s’ouvre, le président Moretti ne doute pas que lui et ses pairs sauront faire preuve de sacrifice, d’endurance et de disponibilité pour faire face aux obligations qui leur incombent n Actualités 23 sept. 2020


Travaux urbains/Piochage de câbles électriques à Cotonou et environs: Rencontre de vérité entre la Sbee et les entreprises
Face-à-face entre responsables de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) et entreprises en charge de divers travaux de construction à Cotonou et environs. Pour une énième fois, les deux parties se sont retrouvées pour évoquer, statistiques à l’appui, l’épineuse question du piochage de câbles électriques pendant la réalisation des divers travaux. Au terme de la rencontre, les responsables d’entreprises ont pris conscience des dommages qu’engendre cette situation. Lassée par les multiples plaintes de ses clients au sujet des coupures intempestives de courant, dues aux piochages de câbles électriques pendant la réalisation des divers travaux de construction, la direction générale de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) a rencontré, ce lundi, les entreprises en charge des travaux à Cotonou et environs. Dans une atmosphère conviviale, empreinte de vérité et de sensibilisation, le directeur général de la Sbee, Jacques Paradis, a montré à ces entreprises leur responsabilité dans l'incapacité de sa société à répondre favorablement aux besoins de sa clientèle. Les statistiques qu’il dévoile à cet effet, en disent long. « On a eu une première réunion sans succès. La semaine dernière, on a encore constaté des piochages de câbles. De janvier 2020 à ce jour, il y a eu 37 câbles qui ont été piochés, ce qui fait une moyenne d’un câble pioché par semaine. A la direction régionale Littoral 1, il y a eu 26 piochages de câbles enregistrés ces dernières semaines, 82 000 clients ont été touchés par des coupures. Et ainsi de suite. Ce qui fait pour les 37 câbles piochés un total de 114 000 clients sur 612 000 que compte la Sbee. Soit un taux de 17 % de notre clientèle qui se retrouve ainsi touchée par des coupures pour 293 000 Kwh d’énergie non distribuée », déplore Jacques Paradis. S’exprimant sur le sujet, les directeurs régionaux Littoral 1, Roger Gbègan, et Littoral 2, Claude Dossou, expliquent que ces piochages sont l’œuvre des ouvriers des entreprises en charge de divers travaux de construction. Ils font remarquer que la situation n’impacte pas uniquement la clientèle de la Sbee. Elle touche également les agents de la société distributrice de courant électrique dans la mesure où ils doivent rechercher les pannes et rétablir le jus. Tout ceci, dans une course contre la montre. « Le comble, s’indigne Roger Gbègan, c’est qu’il y a certaines entreprises qui mettent hors tension le réseau sans aucune autorisation préalable de la Sbee ». « Nous leur demandons de faire l’effort de respecter les consignes que nous leur donnons. Et lorsqu’il y a un problème, qu’on ne passe plus des heures à chercher. Et ce n’est pas aisé de chercher une panne là où le câble est à 1,5 mètre dans l’eau parce que cela nécessite beaucoup de recherche », informe Claude Dossou. Malheureusement, cette consigne est totalement foulée aux pieds par les entreprises, regrettent les dirigeants de la Sbee. Terrain d’entente Selon les représentants des entreprises, ces piochages sont souvent dus au défaut d’harmonisation des plans existants et des nouveaux. Aussi, ont-ils promis d’être beaucoup plus prudents lors des travaux. « Ce qu’on peut retenir, c’est que nous ferons beaucoup plus attention à l’avenir. On a du matériel pour scanner le sol afin d’éviter d’éventuels piochages. Nos ouvriers sont sensibilisés à cet effet », assure Sosthène Boko, directeur des Travaux de Sogea Satom. « Je sais qu’avant tous travaux, nous sommes désormais tenus d’informer la Sbee afin d’éviter d’autres casses », a déclaré Stéphane Noubissi, conducteur des travaux-réseaux à Colas Afrique. A l’issue de cette séance d’échanges et de sensibilisation, Ninon Ahoudjinou, assistant du Dg/Sbee, rappelle à leurs hôtes que les entreprises ne doivent plus entreprendre de propre gré, des travaux sur le réseau électrique sans en informer la Sbee au préalable. « La deuxième chose, c’est de communiquer... », insiste-t-il. Comme solution à court et moyen termes, Ciss Cheik Mara, représentant du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, a souhaité que la Sbee mette en place un manuel de procédures afin de déterminer clairement la démarche à suivre par les entreprises en charge des travaux. « C’est vrai que des câbles sont piochés. Mais, le problème sur lequel il faut mettre le doigt, c’est le plan qui n’existe pas. Alors, qu’on sorte un manuel de procédures qui indiquera la démarche à suivre », propose le représentant du ministre du Cadre de vie. Somme toute, chaque partie s’est engagée à jouer sa partition afin que les piochages de câbles soient évités à l’avenir. La séance s’est donc achevée sur fond d’engagements et de satisfaction générale n Actualités 23 sept. 2020


Vacances numériques 2020: Les jeunes outillés sur les enjeux de l’intelligence artificielle
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a procédé, lundi 21 septembre dernier, au lancement de l’édition 2020 des vacances numériques, à Cotonou. Cette initiative de la Fondation Adrien Houngbédji pour le numérique, la jeunesse et l’intelligence artificielle vise à permettre aux jeunes élèves et étudiants des lycées et universités du Bénin de se familiariser avec les concepts et enjeux de l’intelligence artificielle. Initiée par la Fondation Adrien Houngbédji pour le numérique, la jeunesse et l’intelligence artificielle, l’édition 2020 des vacances numériques a été lancée lundi 21 septembre à Cotonou, en présence de trois membres du gouvernement. Il s’agit d’Aurélien Agbénonci des Affaires étrangères, Alain Orounla de la Communication et Aurélie Adam Soulé Zoumarou du Numérique et de la Digitalisation. A cette occasion, Eric Adja, président de l’Agence francophone pour l’Intelligence artificielle (Afria), s’est réjoui de la mobilisation autour de cette initiative dans un contexte où l'Intelligence artificielle (Ia) suscite la peur avec les robots qui prennent le contrôle des activités humaines. Pour lui, l'Ia est déjà présente dans notre quotidien à travers des applications exploitées dans l'agriculture de prévision, la gestion des catastrophes écologiques, l’économie et autres. La formation est l'un des piliers de cette mutation et c’est ce qui a conduit l’Afria à accompagner cette initiative. « L'Afrique ne doit pas rester en marge de cette révolution et il convient de faire du Bénin un pôle de l’Ia avec un laboratoire africain de l'Ia à Cotonou », a-t-il déclaré. Alain Orounla, ministre de la Communication, admet que l'Ia est l'un des enjeux du 21e siècle combiné avec la robotique et l'éducation. Selon lui, la promotion de l'Ia est d’une nécessité absolue. Rappelant la vision du président de la République de faire du Bénin la plateforme numérique de l’Afrique de l’Ouest d’ici 2021, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, pense que la jeunesse béninoise doit saisir cette opportunité pour se familiariser avec les concepts et enjeux de l’intelligence artificielle et percevoir les opportunités pour le développement de leurs études et projets d’entreprise ou de carrière. A l’en croire, l'Ia occupe une place de choix dans les préoccupations du gouvernement qui dispose d’une stratégie nationale autour de l'Ia. « Je me réjouis pour ce projet qui va initier nos jeunes à l'intelligence artificielle et les aider à comprendre cette révolution technologique », a-t-elle confié. Adrien Houngbédji, président de la Fahnjia, s’est dit heureux de la présence du gouvernement à ses côtés dans le cadre de cette activité qui vise à susciter l’intérêt des jeunes béninois pour les multiples innovations et la révolution technologique. Société 23 sept. 2020


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