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Nouvelles

Vacances numériques 2020: Les jeunes outillés sur les enjeux de l’intelligence artificielle
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a procédé, lundi 21 septembre dernier, au lancement de l’édition 2020 des vacances numériques, à Cotonou. Cette initiative de la Fondation Adrien Houngbédji pour le numérique, la jeunesse et l’intelligence artificielle vise à permettre aux jeunes élèves et étudiants des lycées et universités du Bénin de se familiariser avec les concepts et enjeux de l’intelligence artificielle. Initiée par la Fondation Adrien Houngbédji pour le numérique, la jeunesse et l’intelligence artificielle, l’édition 2020 des vacances numériques a été lancée lundi 21 septembre à Cotonou, en présence de trois membres du gouvernement. Il s’agit d’Aurélien Agbénonci des Affaires étrangères, Alain Orounla de la Communication et Aurélie Adam Soulé Zoumarou du Numérique et de la Digitalisation. A cette occasion, Eric Adja, président de l’Agence francophone pour l’Intelligence artificielle (Afria), s’est réjoui de la mobilisation autour de cette initiative dans un contexte où l'Intelligence artificielle (Ia) suscite la peur avec les robots qui prennent le contrôle des activités humaines. Pour lui, l'Ia est déjà présente dans notre quotidien à travers des applications exploitées dans l'agriculture de prévision, la gestion des catastrophes écologiques, l’économie et autres. La formation est l'un des piliers de cette mutation et c’est ce qui a conduit l’Afria à accompagner cette initiative. « L'Afrique ne doit pas rester en marge de cette révolution et il convient de faire du Bénin un pôle de l’Ia avec un laboratoire africain de l'Ia à Cotonou », a-t-il déclaré. Alain Orounla, ministre de la Communication, admet que l'Ia est l'un des enjeux du 21e siècle combiné avec la robotique et l'éducation. Selon lui, la promotion de l'Ia est d’une nécessité absolue. Rappelant la vision du président de la République de faire du Bénin la plateforme numérique de l’Afrique de l’Ouest d’ici 2021, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, pense que la jeunesse béninoise doit saisir cette opportunité pour se familiariser avec les concepts et enjeux de l’intelligence artificielle et percevoir les opportunités pour le développement de leurs études et projets d’entreprise ou de carrière. A l’en croire, l'Ia occupe une place de choix dans les préoccupations du gouvernement qui dispose d’une stratégie nationale autour de l'Ia. « Je me réjouis pour ce projet qui va initier nos jeunes à l'intelligence artificielle et les aider à comprendre cette révolution technologique », a-t-elle confié. Adrien Houngbédji, président de la Fahnjia, s’est dit heureux de la présence du gouvernement à ses côtés dans le cadre de cette activité qui vise à susciter l’intérêt des jeunes béninois pour les multiples innovations et la révolution technologique. Société 23 sept. 2020


Qualité de l’éducation scolaire au Bénin: La Coopération Suisse et l’Unicef s’engagent
La directrice de la Coopération Suisse au Bénin, Elisabeth Pitteloud Alansar et le représentant résident de l’Unicef, Claudes Kamenga, ont échangé ce lundi 21 septembre à Cotonou, sur les enjeux de l’éducation au Bénin. Les deux institutions s’engagent à tenir le pari. L’Unicef et la Coopération Suisse défendent les mêmes causes sur le plan de l’éducation scolaire. Les deux partenaires ont fait le tour d’horizon de la question ce lundi, au cours d’une rencontre à Cotonou. Nouvellement nommée directrice de la Coopération Suisse au Bénin, Elisabeth Pitteloud Alansar place la qualité de l’éducation dans le pays au cœur de son mandat. « J’ai rencontré le représentant résident pour une prise de contact. Nous avons échangé sur les enjeux du système éducatif au Bénin. L’occasion nous a été donnée d’échanger sur notre partenariat visant à promouvoir la scolarisation, celle des filles notamment et la qualité de l’éducation », explique-t-elle. Au-delà d’une visite de courtoisie, le tête-à-tête a permis aux deux personnalités de revisiter leur partenariat au Bénin. « C’était pour moi l’occasion de souhaiter la bienvenue à la directrice de la Coopération Suisse au Bénin, mais aussi l’occasion de magnifier l’excellente collaboration qui existe entre la Coopération Suisse et l’Unicef au Bénin et à travers le monde », soutient Claudes Kamenga, représentant résident de l’Unicef au Bénin. La rencontre lui a également permis d’évoquer avec son hôte, « la contribution de la Coopération Suisse au programme de coopération de l’Unicef qui s’élève à cinq millions cinq cents dollars Us, soit environ 39 % du budget prévisionnel du programme Education de l’Unicef ». La rentrée scolaire 2020-2021 qui intervient dans un contexte de Covid-19 est bien particulière. Ses enjeux sont grands. « Nous voulons travailler ensemble et nous sommes engagés pour les années à venir. Les enjeux de cette rentrée scolaire vont au-delà de ceux habituels au regard du contexte de Covid-19 et les mesures que cela nécessitera de prendre. Nous sommes confiants de l’effectivité de la rentrée et nous encourageons tous les enfants du Bénin à prendre au sérieux leurs études », indique Elisabeth Pitteloud Alansar. La qualité de l’éducation au Bénin, la nécessité de mettre un accent particulier sur l’éducation des filles, l’accompagnement des acteurs sont entre autres défis majeurs sur lesquels l’Unicef et la Coopération Suisse veulent concentrer leurs énergies, les jours à venir. Actualités 22 sept. 2020


Présidentielle 2021: Le Prd choisit son candidat d'ici décembre prochain
Le Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji choisit son candidat courant novembre et décembre prochain. Ce rendez-vous politique est la principale résolution issue des travaux de l’Université de vacances couplés avec la célébration des 30 ans d’existence du parti qui se sont achevés dimanche 20 septembre dernier à Porto-Novo. L’actualité liée à l’élection présidentielle de 2021 n’a pas été passée sous silence lors des travaux de l’Université de vacances couplés avec la célébration des noces de perles du Parti du renouveau démocratique (Prd) qui se sont achevés dimanche 20 septembre dernier au siège national du parti à Porto-Novo. Les participants conviés à ce double événement ont estimé que cette question hautement politique et stratégique dépasse les compétences de l’Université de vacances. Celle-ci serait du ressort du conseil national et/ou du congrès du parti, lesquelles assises sont projetés au plus tôt pour novembre et au plus tard pour décembre prochain. C’est dire que dans les toutes prochaines semaines le choix du Prd pour le scrutin présidentiel de 2021 sera connu. Mais aujourd’hui sans maire et sans député, il sera difficile pour le parti de présenter directement en son sein un candidat. Puisqu’il ne pourra pas facilement avoir les 16 signatures de députés et ou de maires exigées par la loi pour valider la candidature de ce militant Tchoco-Tchoco. Dès lors le parti au logo arc-en-ciel est condamné à soutenir un candidat externe comme c’était d’ailleurs le cas lors de la présidentielle de 2016 où il a appelé à voter pour Lionel Zinsou porté par la mouvance présidentielle d’alors. Mais la question qui taraude actuellement les esprits est de savoir si le Prd va se ranger derrière le choix de la Mouvance présidentielle dont il se réclame membre depuis avril 2016 où il a décidé de soutenir les actions du président Patrice Talon pour respecter la ligne de sa convention tenue en février 2014 à Ifangni, ou s’il va choisir carrément une autre option. Les supputations vont bon train. Le Prd à un pas de l’opposition ? Les deux formations politiques de la Mouvance présidentielle représentées au Parlement, 8e législature, ont été critiquées et taxées d’être à la base des débâcles du Prd surtout lors des communales de 2020 à l’issue desquelles la liste Prd a été déclarée non éligible à l’attribution des sièges pour défaut de 10% des suffrages exprimés au plan national. Le parti attaque le Code électoral qu’il qualifie de loi « scélérate, inique et ciblée votée par la 8e législature de l’Assemblée nationale ». Sinon pour Me Adrien Houngbédji et les siens, n’eût été cette loi électorale, Porto-Novo, Sème-Podji et Adjarra où le parti réclame avoir obtenu la majorité des sièges aux communales de 2020 seraient aujourd’hui encore dirigées par des maires et conseillers Prd. Ces communes, à en croire les Tchoco-Tchoco, sont demeurées fiefs traditionnels du parti. L’on se demande si le Prd peut attaquer aussi frontalement les deux principaux partis de la Mouvance présidentielle, ses coéquipiers actuels, et chercher encore à faire route avec ces derniers dans la perspective de la bataille pour la présidentielle de 2021. C’est vrai, en politique, les ponts ne sont jamais totalement rompus. Les droites parallèles peuvent converger. Tout se joue au gré des intérêts politiques du moment. On ne perd donc rien à attendre le conseil national et/ou le congrès annoncé pour courant novembre et décembre prochain pour être fixé sur le choix que va opérer ce parti. Pour l’instant, Me Adrien Houngbédji et sa suite comptent entrer en concertation avec les forces politiques pour parvenir à des élections « inclusives, transparentes, justes et apaisées » en 2021. Actualités 22 sept. 2020


Action du Cbdiba-Repasoc à Djidja: 200 kits solaires dans dix villages de Dan et Setto
Désormais, dix villages dans les arrondissements de Dan et de Setto dans la commune de Djidja disposent des équipements solaires pour avoir de la lumière la nuit et pour charger les appareils. C’est une action du Programme renforcement et participation de la société civile (RePaSOC) en collaboration avec le Centre béninois pour le développement des initiatives à la base (Cbdiba-Ong), à travers l'appui financier du 11e Fed. C’est la liesse qui a prévalu dans la journée du vendredi 18 septembre à Wokou lors de la cérémonie de mise en service officielle des kits solaires. Cette action s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet d'électrification par kits solaires à usages domestique et économique dans les dix villages. La cérémonie a mobilisé les acteurs du projet à savoir Aurélie G. Gbeffè, Janvier Tossou, Aristide Akandé au titre de Repasoc et Simplice Amagbégnon du Cbdiba et des élus de ces localités. D’une durée de huit mois, le projet est mis en œuvre dans cinq villages Assantoun, Dridji, Lalo, Linsinlin et Wokou de l'arrondissement de Dan et dans cinq autres villages, notamment de l'arrondissement de Setto à savoir Gbadagba, Magassa, Saloudji, Tokégon et Tohounkoun. Selon Aurélie G. Gbeffè, coordonnatrice de ce programme de Cbdiba/Repasoc, les kits seront utilisés de façon formelle par les bénéficiaires pour le bonheur de l'ensemble des communautés auxquelles ils appartiennent. Pour sa part, Aristide Akandé, régisseur dudit programme, explique que l'accès universel à l'énergie propre et l'efficacité énergétique contribuent à la réduction de la pauvreté. Dans cette logique, les Nations Unies ont déclaré 2014-2024 la décennie de l'énergie durable pour tous. En adhérant à ce choix stratégique, les partenaires au développement, les gouvernants, les Organisations de la Société civile (Osc) et les collectivités locales à travers le monde s'intéressent de nos jours à la promotion des sources d'énergie renouvelable, afin de contribuer à l'amélioration des conditions d'existence des populations en général et celles des milieux ruraux en particulier. Abondant dans le même sens, Simplice Amagbégnon, directeur exécutif du Cbdiba, fera constater que la mise en pratique de toutes les connaissances acquises par les bénéficiaires et le respect des engagements pris par les différents acteurs favoriseront la pérennisation du projet. Cette disposition permettra à d'autres ménages et porteurs d'activités économiques de la commune de Djidja d'avoir un accès facile à l’énergie, qui est un facteur de développement socioéconomique. Le dispositif de pérennisation est aussi basé sur le principe selon lequel la mairie doit assurer la continuité des interventions à terme. Ce qui suppose une mobilisation de ressources pour poursuivre l'intervention dans les villages non encore desservis. Florentine Ganhoun, l’une des bénéficiaires des kits et Marcel Guidihounmè, chef d’arrondissement de Dan, ont exprimé leur reconnaissance aux responsables qui ont conduit ce programme de Cbdiba/Repasoc? Société 22 sept. 2020


Lutte contre la destruction massive des ressources forestières au Bénin: Le Recaseb et l’Union européenne forment 155 artisans charbonniers
Après Covè, Savè, Bantè, Tchaourou et Parakou, le Programme d’Appui Institutionnel et de Renforcement des Capacités des Acteurs du Secteur de l’Énergie au Bénin (Recaseb) a effectué, du 7 au 13 Septembre dernier, au poste forestier de la forêt classée d’Adakpalamè à Kétou, la dernière phase de la série de formations des artisans charbonniers et des agents de la Direction générale des Eaux Forêts et Chasse (Dgefc). Cette dernière étape a réuni une trentaine d’artisans charbonniers et forestiers venus des communes de Djidja, Dassa-Zoumè et Kétou. Vendredi 11 septembre 2020 au Ceg d’Adakpalamè dans la commune de Kétou. Ils sont 155 charbonniers formés dans les différentes villes du Bénin à recevoir leurs attestations en présence des membres du Recaseb, des agents de la Dgefc et des autorités locales. C’est le couronnement d’un processus qui leur aura permis de prendre conscience de leur capacité à améliorer leur savoir-faire dans ce secteur vital de l’énergie. L’honneur est revenu au chef/Projet-Régisseur du Recaseb de rappeler le contexte de cette initiative : « nous sommes partis du constat que les artisans charbonniers ont souvent fonctionné dans l’informalité et parfois au mépris des principes de l’administration forestière. Pourtant, aucun massif forestier quel que soit son statut n’est épargné par l’activité de carbonisation. Les essences reconnues comme ayant un fort potentiel calorifique sont les plus recherchées et sont le plus souvent carbonisées à l’état vert et quel que soit leur diamètre, par des techniques archaïques ». Il explique que l’efficacité énergétique de la transformation du bois en charbon reste faible, notamment moins de 10% en raison des techniques archaïques utilisées par les artisans et qui sont prédatrices de l’écosystème naturel en plus d’être moins rentables. Préserver les ressurces forestières C’est pour cela qu’avec le soutien financier du 11e Fonds Européen pour le Développement, ces artisans charbonniers ont bénéficié d’un renforcement de capacités sur la technologie améliorée de la meule casamançaise. Pour le capitaine Léandre M. Lawson, chef Cantonnement forestier de Kétou représentant le directeur général des Eaux Forêts et Chasse, l’objectif semble bien atteint car, le renforcement des capacités conduit par le Recaseb sur la meule casamançaise permet aux artisans charbonniers d’utiliser peu de bois pour une grande quantité de charbon. Ce qui permettra de lutter efficacement contre la destruction massive des ressources forestières, surtout que les forestiers eux-mêmes maîtrisent désormais le processus de fabrication pour avoir été étroitement associés à cette formation. Heureux d’avoir bénéficié de cette série de formations, Sabine Coba et Francis Sonou, porte-parole des artisans charbonniers ont exprimé leur gratitude à l’endroit du Recaseb et de tous les instigateurs des ateliers pratiques dont ils ont bénéficié. Ces attestations reçues témoignent de leurs connaissances en efficacité énergétique de la carbonisation avec la technologie de la meule casamançaise. Ils deviennent, de facto, des relais pour les autres charbonniers de leurs localités respectives. À terme, l’objectif du Recaseb est de professionnaliser l’activité de charbonnier au Bénin afin de préserver les ressources forestières. Ceci contribuera à la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021), à travers son Pilier N°2 « Engager la transformation structurelle de l’économie », et son axe stratégique N°4 «Amélioration de la croissance économique ». Source : Recaseb Environnement 22 sept. 2020


Installation du bureau régional du Centre mondial pour l’adaptation: L’espoir d’une Afrique plus résiliente au climat
Le Centre mondial pour l’adaptation (Gca) ouvre un bureau régional en Afrique pour stimuler la lutte contre le changement climatique sur le continent. Son installation suscite beaucoup d’espoir de la part des dirigeants, dans un contexte sanitaire et climatique de plus en plus difficile. Le Centre mondial pour l’adaptation (Gca) s’implante en Afrique. Installé dans les locaux du siège de la Banque africaine de développement (Bad) à Abidjan en Côte d’Ivoire, il travaillera à accélérer les mesures d’adaptation qui aideront à protéger les communautés africaines des effets du changement climatique. Le lancement du bureau régional a eu lieu, mercredi 16 septembre dernier, par visioconférence en raison des mesures sanitaires induites par la crise sanitaire, avec la participation d’éminentes personnalités du continent et des représentants d’organisations internationales. « C'est un moment historique pour accélérer l'adaptation en Afrique… Le défi du développement durable face à un climat changeant n’est nulle part plus aigu », selon Ban Ki-Moon, ancien secrétaire général des Nations Unies et coprésident du conseil d'administration du Gca. Le centre suscite beaucoup d’espoir pour le continent, dans un contexte où la pandémie de Covid-19 rend le financement de l’adaptation au climat plus difficile. « Il soutiendra les efforts d'adaptation régionaux et nationaux en mettant l'accent sur les meilleures pratiques existantes sur le continent, en les diffusant et en assurant leur intégration à part entière dans des efforts d'adaptation internationaux plus larges », précise Ban Ki-Moon. Akinwumi Adesina, président de la Bad et membre du Conseil d’administration du Gca, estime qu’il constitue « un jalon essentiel, un pas décisif dans le projet de la Banque de construire une Afrique résiliente au climat ». « L'une de mes principales priorités pour les cinq prochaines années sera de faire en sorte que la Banque stimule les investissements dans la croissance verte et le financement en faveur du climat en Afrique », dévoile-t-il. Utilité Lésée par le changement climatique, l’Afrique a besoin de 7 à 15 milliards de dollars américains par an pour urgemment s’adapter au climat, selon le président de la Bad. La banque s’engage à aider l'Afrique « à se reconstruire après la pandémie de Covid-19 19, à être meilleure, plus forte et plus résiliente dans les domaines de la santé et du climat ». Pour combler quelque peu le déficit de financement, la Bad compte débloquer une enveloppe de 25 milliards de dollars américains en financement du climat d’ici à 2025, pour mieux jouer son rôle « d’aider l’Afrique à se relever de la crise du coronavirus, en étant plus forte, en meilleure santé et plus résiliente face aux aléas du climat ». Le financement de la Banque en faveur du climat a quadruplé entre 2016 et 2019 et pourrait atteindre 40 % du portefeuille total d’ici à fin 2021, annonce Akinwumi Adesina. Le défi climatique ralentissait les progrès pour atteindre les Objectifs de développement durable (Odd), note, pour sa part, Ibrahim Thiaw, secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. En travaillant avec le Centre mondial pour l’adaptation, les dirigeants africains sont appelés à œuvrer à la mobilisation du financement afin de réduire les effets néfastes du dérèglement climatique. Entre autres, le Gca Afrique contribuera à améliorer la sécurité alimentaire en faveur d’un milliard de personnes en Afrique subsaharienne d’ici à 2030, notamment en milieu rural. Il soutiendra également l’approvisionnement en eau des communautés en vue de la croissance urbaine et de la résilience, par la construction d’infrastructures plus adaptées, le renforcement du leadership des jeunes Africains. Enthousiasme Le président ghanéen Nana Akufo-Addo se dit impatient de travailler avec le centre et ses partenaires pour relever les défis du changement climatique. Pour lui, il est question de veiller à ce que la résilience des systèmes d’infrastructure nationaux contre les menaces du changement climatique soit intégrée dans les plans de redressement économique de l’Afrique. Son homologue kényan partage le même enthousiasme, tout en insistant sur la nécessité de maîtriser de toute urgence les effets dévastateurs du changement climatique, notamment les inondations, les sécheresses, la réduction des rendements agricoles qui font des ravages sur le continent. « Le Kenya et d’autres pays africains pourront attirer davantage de financements et les ressources dont nous avons besoin pour mettre en œuvre nos différents plans nationaux d’adaptation », espère Uhuru Kenyatta. « Le lancement de Gca Afrique est une initiative audacieuse et innovante visant à galvaniser le soutien nécessaire pour intensifier considérablement l'adaptation sur le continent, identifier les lacunes et connecter les partenaires régionaux pour trouver des solutions », renchérit le président gabonais Ali Bongo Ondimba, président de l'Initiative africaine pour l'adaptation. Arlette Soudan-Nonault, ministre du Tourisme et de l’Environnement de la République du Congo et coordonnatrice de la Commission climat de l’Union africaine pour le Bassin du Congo, se réjouit de la création du Gca Afrique qui permettra, selon elle, « de lever des fonds ». L’heure est désormais à l’action pour sauver ce Bassin qui constitue le deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie dont la destruction s’accélère également à un rythme inquiétant, indique-t-elle. Environnement 22 sept. 2020


Journée mondiale de nettoyage de la planète: Coups de balai à travers les quartiers d’Abomey
Les associations "Let’s do it’’ et "Alogo" ont effectué une opération d’assainissement de la ville d’Abomey. C’était le samedi 19 septembre dernier avec le désherbage et le ramassage des déchets sauvages dans la ville. Pour un monde plus propre et mieux assaini, l’association "Let’s do it" a étendu ses actions au Bénin. A travers le mouvement World clean up days qu’elle a lancé, l’association impacte l’environnement grâce à des opérations de nettoyage et de ramassage des déchets sauvages. A travers ‘’Alogo’’ qui porte le mouvement World clean up days dans le département du Zou, "Let’s do it" a impliqué des élèves d’Abomey. Pour cette 3e édition de la journée de nettoyage de la planète, l’association a outillé lesdits élèves sur la protection de l’environnement. A travers une brève communication d’une trentaine de minutes, Laurent Toyomè a entretenu les apprenants sur ce qu’est l’environnement et comment l’entretenir. C’est après l’étape de la communication que les élèves et des enseignants se sont joints à l’opération pour le nettoyage et l’assainissement de leur environnement. Avec les matériels de nettoyage à disposition, ils ont sarclé les herbes sauvages qui empêchent les plants mis en terre de grandir normalement et ramassé les déchets éparpillés dans la cour de l’établissement. Pour ce travail de salubrité, ils ont bénéficié de l’aide des conducteurs de taxi moto mobilisés par les associations. Cette journée permettra de discipliner les enfants quant à la gestion des déchets dans cet environnement. La vision de "Let’s do it" et de "Alogo" étant de générer une prise de conscience collective sur la problématique des déchets sauvages, elles comptent organiser chaque année des journées de nettoyage. Ainsi, les deux associations rendront ensemble l’environnement beau et vivable. L’étape de l’établissement scolaire finie, les officiels et les conducteurs de taxi- moto se sont rendus au cimetière de Djodji à Abomey pour le nettoyage de sa façade. Il s'agit d’amener la population à ne plus produire des déchets n’importe où et n’importe comment. Signalons que pour la présente édition de World clean up days l’association ‘’Let’s do it’’ a retenu sur le plan national 50 sites pour leur nettoyage. Société 22 sept. 2020


Ressource karité au Bénin: L’opérationnalisation du plan de développement de la filière en marche
Les acteurs de la filière karité étaient en conclave, vendredi 18 septembre dernier, à Parakou. A l’initiative de l’Agence territoriale pour le développement agricole pôle 3, ils ont procédé à la validation des documents visant à l’opérationnalisation du plan national de développement de la filière, puis à l’élaboration du plan de campagne 2021. Présents à un atelier, vendredi 18 septembre dernier à Parakou, les acteurs de la filière karité se sont lancés comme défi de faire passer la production nationale de karité de 170 000 à 210 000 tonnes et transformer 60 % en beurre, d’ici 2022. C’est à travers le plan national de développement de la filière dont le projet a été soumis à validation, avant sa phase d’opérationnalisation. « Ces documents stratégiques devront permettre de consigner les actions pertinentes que les différentes catégories d’acteurs s’engagent à mener, de façon concertée et dans un esprit de synergie et complémentarité, pour un développement harmonieux de la filière karité au Bénin », a indiqué le président du Conseil d’administration de l’Agence territoriale pour le développement agricole pôle 3, Bernardin Gléhouénou. Pour une unité d’action, les acteurs de la filière sont donc appelés à regarder dans la même direction et à se fixer des objectifs communs. L’Interprofession karité Bénin (Ikb) et ses différentes composantes telles que la Fédération nationale des productrices de karité, l’Association nationale des transformateurs du karité, la Fédération nationale des acheteurs de produits agricoles et tropicaux, l’Association nationale des exportateurs de karité, a insisté son président, Gilles Adamou, soutiennent cette démarche. Il a rassuré qu’elles ne ménageront aucun effort pour l’atteinte des objectifs définis dans le plan de campagne validé. « Nous avons la production et la productivité de la ressource karité, la capacité de transformation et améliorer la qualité des produits, puis le dispositif de commercialisation et d’exportation des amandes, beurre et produits dérivés, à améliorer la gouvernance de la filière », a rappelé la directrice générale de l’Agence territoriale pour le développement agricole pôle 3, Rissikathou Saley, en définissant les objectifs. C’est donc avec de nouveaux engagements pris que les acteurs de cette filière espèrent la voir se développer. Société 22 sept. 2020


Gestion du Parc national W: Les communautés riveraines attendues dans la coproduction de la sécurité
Une rencontre a eu lieu, en fin de semaine dernière à Kandi, avec les élus communaux et leaders traditionnels riverains du Parc national W. Outre la coproduction de la sécurité, il y avait également au centre des échanges, le problème de l’envahissement de cette réserve cynégétique par les agriculteurs et les éleveurs. Après avoir repris vie, grâce aux efforts consentis par le gouvernement à travers la mise en œuvre d’un plan d’intervention basé sur la délégation de sa gestion, le Parc national W risque de connaître à nouveau des difficultés, si rien n’est fait dans l’immédiat. Il subit à nouveau des pressions anthropiques. Tous les acteurs impliqués sont appelés à jouer leur partition. Aussi faudrait-il que les élus de la quatrième mandature au niveau des communes riveraines au parc, s’approprient les mesures gouvernementales prises pour qu’il retrouve une faune et une flore riches en espèces variées et appréciées. Courant 2017, a rappelé le préfet de l’Alibori, Mohamadou Moussa, le gouvernement du Bénin a validé l’accompagnement de African Parks Network, pour ressusciter et réhabiliter le Parc W. « Aujourd’hui, si nous faisons le point, vous allez constater que le terrain est balisé pour faire de ce parc, un patrimoine digne de ce nom », s’est-il réjoui. Néanmoins, malgré les avancées significatives réalisées, il y a encore des problèmes qui persistent sur le terrain. « Le parc est envahi par les bœufs. Le front agricole est très envahissant. On a trouvé des champs de coton qui sont au milieu du parc. Il y a également des champs de cultures vivrières », a déploré le coordonnateur du plan d’intervention prioritaire, Christophe Lemée. «Dès que le travail le permettra, il s’agira de tracer une limite pour le front agricole. Il y aura des espaces de rappel des zones d’occupation contrôlée. C’est-à-dire que les bœufs pourront y venir à certaines périodes», a-t-il indiqué, en annonçant les premières mesures à prendre. « Nous avons déjà un creuset d’échanges avec les femmes. Mais sur le plan de la sensibilisation et de la gestion du renseignement, il faut créer également un creuset d’échanges avec les élus locaux, les communautés et les leaders religieux. Nous avons également compris quelque peu les difficultés qui sont les leurs et auxquelles nous allons essayer d’apporter des solutions pour qu’ensemble, nous puissions avancer », a laissé entendre le directeur du parc, Abdel Aziz Bello. L’implication et l’engagement des communautés riveraines au parc, dans le cadre de la coproduction de la sécurité, sont donc attendus. Société 22 sept. 2020


Audience au ministère de la Communication et de la Poste: Me Alain Orounla échange avec une délégation de l’Arpeb
Des responsables de l’Amicale des retraités de la presse écrite du Bénin (Arpeb) étaient au cabinet du ministre de la Communication et de la Poste, vendredi 18 septembre dernier. La délégation conduite par le président de l’Arpeb, Noël Allagbada, est allée rendre une visite de courtoisie et de prise de contact à Me Alain Orounla. Par la même occasion, des préoccupations majeures liées à la vie des médias et de l’Arpeb ont été abordées. Vendredi dernier, à son cabinet, le ministre de la Communication et de la Poste, Me Alain Orounla, a reçu en audience une délégation de l’Amicale des retraités de la presse écrite du Bénin (Arpeb) conduite par son président, Noël Allagbada. Au sortir de l’audience, l’ancien directeur général de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) a confié que lui et quelques responsables de l’Arpeb sont allés rendre une visite de courtoisie et de prise de contact à l’autorité ministérielle. « Depuis que le ministre a été nommé, nous n’avons pas eu l’honneur de le rencontrer. Nous lui avions écrit pour lui présenter nos vœux de plein succès. Il a estimé qu’il devrait nous rencontrer pour que nous échangions en tête-à-tête. Donc, nous sommes venus aujourd’hui pour lui présenter l’amicale, ses objectifs, ses membres et certaines préoccupations que nous avons », a déclaré Noël Allagbada. « Je dois dire que cette rencontre a tourné à une véritable séance de travail au cours de laquelle nous avons eu à échanger avec lui sur la vie des médias au Bénin, le problème qui se pose et surtout quelle vision nous avons, par rapport à nos expériences », a-t-il poursuivi. Noël Allagbada exprime, par ailleurs, sa satisfaction par rapport à l’issue de cette rencontre et à la qualité des échanges avec Me Alain Orounla. « Nous sortons vraiment très réconfortés de cette rencontre avec le ministre qui nous a fait part de sa vision et des actions qu’il est en train de poser pour que la presse béninoise soit vraiment une presse compétitive et au service du développement du pays », a-t-il fait savoir. Doléances L’ancien vice-président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) fait également part des préoccupations liées à l’Arpeb et à certains de ses membres que la délégation a portées à l’attention du ministre Orounla. « De façon précise, nous avons un problème administratif qui est celui des traitements entre les journalistes de la presse écrite et ceux de la presse audiovisuelle. Donc, nous lui avons exposé nos préoccupations par rapport à cela. Nous avons aussi abordé le dossier de certains de nos membres que nous considérons comme des pionniers de la presse écrite au Bénin, qui sont là depuis les années 60, mais qui n’ont pas pu bénéficier de leur inscription dans les Ordres nationaux. Ils n’ont pas eu de décoration alors qu’ils ont fini leur carrière sans qu’on ne leur reproche rien », déclare Noël Allagbada. A ce propos, le président de l’Arpeb informe que le ministre de la Communication et de la Poste a pris bonne note de cette préoccupation et a estimé qu’effectivement, la situation a l’air d’une injustice mais qu’il verra ce qui peut être fait pour corriger le tir n Par Ariel GBAGUIDI & Lynda AZA-GNANDJI (Stag.) Actualités 21 sept. 2020


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