La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Modernisation de la Poste du Bénin: Les nouveaux membres du Conseil d’administration installés
Les nouveaux membres du Conseil d’administration de la Poste du Bénin ont été installés ce jeudi 17 septembre à Cotonou. A l'occasion, le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla, les a invités à accélérer le processus de renaissance, de restructuration et de modernisation de la Poste afin de la rendre solvable, rentable et performante sur le marché. La Poste du Bénin a un nouveau Conseil d’administration. Il a été installé jeudi 17 septembre par le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla. Au nombre de 7 avec à leur tête un président, les nouveaux administrateurs sont nommés pour un mandat de trois ans renouvelable et ont la responsabilité de définir les orientations de la Poste, d’adopter son organigramme et ses procédures ainsi que de procéder à l’adoption chaque année du budget de la société. Horace Afadjinou, directeur général de la Participation de l’Etat et de la délégation représentant le ministre de l’Economie et des Finances, note qu’il s’agit d’une lourde responsabilité que portent les administrateurs puisque la loi n°88-005 du 26 avril 1988 relative à l’organisation et au fonctionnement des entreprises publiques et semi-publiques stipule que le « Conseil d’administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de l’entreprise publique dans la limite de l’objet social et de ceux expressément réservés par la loi et les statuts ». Horace Afadjinou précise que c’est dans le but de mieux responsabiliser le Conseil d’administration que le conseil des ministres lui a délégué ce pouvoir. Il rappelle que les administrateurs ont la responsabilité du contrôle permanent de la gestion du directeur général et de l’arrêt des comptes de chaque exercice tout en respectant le délai légal qu’est le 31 mars de l’année N+1. Passé ce délai, les administrateurs encourent des peines d’emprisonnement et d’amendes. Il ajoute qu’ils ont de même la responsabilité de recruter ou de révoquer le directeur général en cas de manquement ou d’insuffisance de résultat. « Lorsque vous avez des préoccupations liées à la gestion quotidienne de la direction générale, le conseil doit pouvoir délibérer et rendre compte au conseil des ministres à travers le ministre de tutelle », fait-il savoir aux nouveaux administrateurs. Horace Afadjinou poursuit que le conseil d’administration, pour mieux fonctionner, doit se réunir autant que possible et au siège de la Poste du Bénin. Il demande aux administrateurs de bien jouer leur partition auprès des commissaires aux comptes afin que ces derniers puissent rendre compte au conseil des ministres. Appel à la modernisation de la poste Tout en félicitant les nouveaux membres du Conseil d’administration pour leur nomination, le ministre de la Communication et de la Poste a mis l’accent sur l’importance et le caractère sensible de leur mission. Alain Orounla, au nom du président de la République, Patrice Talon, a salué non seulement le conseil d’administration sortant pour les efforts consentis pour la survie de la société mais aussi la directrice générale qui a pris à bras le corps les problèmes auxquels la poste est confrontée et qui fait au quotidien des efforts pour y trouver solutions.« Nous voulons sortir du schéma classique traditionnel de la poste à l’instar de ce qui s’est passé dans d’autres pays et faire d’elle une entreprise compétitive tout en assumant ses fonctions de service public qui peut être contraignant mais qui est sans doute enrichissant puisque ça lui confère l’avantage d’une présence sur tout le territoire béninois. Il s’agit d’un atout dont elle doit tirer parti en offrant des services aux entreprises », souhaite-t-il. Alain Orounla reconnait le leadership et les qualités de ceux qui sont nommés, les exhorte à prendre au sérieux leur mission et leur fait savoir qu’il ne reste que très peu de temps pour rendre la Poste du Bénin compétitive. A la fin de la cérémonie, chaque administrateur a reçu des mains du ministre un guide pouvant lui permettre de mieux cerner la mission à lui confiée. Actualités 18 sept. 2020


Ahouankpontin de Zagnanado ou la place des Amazones, aujourd’hui ensevelie !
Dans le contexte actuel, aussi bien à l’échelle mondiale qu’au niveau national, où l’Histoire pousse à des actes de décolonisation des espaces publics (aux Antilles, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Belgique…) et à des prises de décisions à haute teneur historique ( dépôt de gerbe au Monument aux Morts le plus ancien du Bénin, le 1er août 2020, à Cotonou ; érection en cours d’une statue d’Amazone en face de la place de l’indépendance, à Cotonou), l’historien, heureux de ces actes-symboles, se rappelle néanmoins et regrette des ravages causés parfois par le tracé d’une route qui passe dans les entrailles d’une ancienne agglomération ou l’abandon de lieu-témoin ou fondateur de notre vivre-ensemble. En effet, Préhistoriens, Archéologues et Historiens… grincent des dents, chaque fois qu’un élément du patrimoine matériel et immatériel national est victime de l’abandon ou d’une agression physique au nom de la modernité. C’est un grand débat, celui sur le thème "Modernité et histoire" dans nos pays en développement. Modestement, cet article de presse veut montrer, de façon succincte comme l’exige cet exercice, l’importance de Zagnanado et de son Ahouankpontin, c’est-à-dire sa caserne des Amazones, dans la stratégie militaire du Danxomè au XIXe siècle et signifier comment une nouvelle vision de progrès social a fait disparaitre progressivement tous les marqueurs du passé glorieux de cette cité-palais, Zagnanado, une des trois actuelles communes d’Agonlin. Zagnanado et Ahouankpontin dans la stratégie géopolitique du Danxomè Ahouankpontin, littéralement traduit en français veut dire : lieu d’observation de la guerre ou observatoire de la guerre ou caserne militaire installée à Zagnanado, chef-lieu de la province orientale du Danxomè à partir du XIXe siècle. Zagnanado, géographiquement, ne recouvre plus aujourd’hui qu’une portion du pays Agonlin depuis la réforme territoriale de 1978 alors que pendant la période d’avant la pénétration coloniale, cette localité était une cité-palais créée de toutes pièces par Dada Glèlè (1858-1889) dans le cadre de l’affinement du dispositif administratif et militaire d’Agbomè en lutte victorieuse contre Oyo, puissance sous-régionale rivale du Danxomè, pour abriter la résidence royale, la caserne militaire et l’administration centrale de la province orientale de cette monarchie constitutionnelle. La naissance et l’origine du nom Zagnanado restent liées à la rivalité militaire entre les deux monarchies expansionnistes situées l’une à l’ouest (Agbomè) et l’autre à l’est (Oyo) de cette Zone-tampon qu’est Agonlin. Des auteurs comme l’Abbé Théophile Mouléro (1965, Conquête de Kétou par Glèlè…, p.59), Théodore H. Mikponhoué (1977, Recherches sur l’histoire… de Zagnanado…, pp. 27-32), Lucien Assogba-Djo (1981, L’évolution des relations entre Agbomey et Agonlin…, pp. 91-97) et des informateurs avertis comme le prince traditionniste Batchalou Nondichao (entretien avec l’intéressé à l’Infosec le 25 octobre 2006) sont unanimes pour dire que le nom de Zagnanado est lié à la mort dans cette localité du roi Ghézo grièvement blessé à Ekpo et conduit à pas de course jusque-là où … « le roi se meurt…Le roi était mort. On était encore en plein jour ! Le cortège décida d’attendre la tombée de la nuit avant de poursuivre son chemin vers Abomey, d’où l’appellation de Zà jé na do (Zandjin nado) déformé par la suite en Zagnanado [ou Zangnanado] c’est-à-dire, tant que la nuit ne tombera pas, nous ne pourrons pas poursuivre notre marche funèbre » (Mikponhoué, 1976, pp. 31-32). Pour immortaliser le lieu où son père rendit l’âme et matérialiser la présence de la Cour royale d’Agbomè dans cette région frontalière du royaume, Dada Glèlè (1858-1889), fils et successeur de Ghézo, décida d’y ériger une résidence secondaire (Honmè) et un campement militaire (Ahouankpontin) dès sa prise de pouvoir à Agbomè en 1858. Donc s’agissant de Zagnanado, ce n’est pas seulement un « Agbomè - Kandofi » avec un représentant du roi mais un Agbomè- Ésodofi avec son Honmè habité, très souvent, par le Roi et des Reines en ces temps (2e moitié du XIXe siècle) de guerres fréquentes entre Agbomè et Oyo pour en finir définitivement avec cette dernière. Structure de la Cité-Palais de Zagnanado Sur un domaine d’à peu près 40 hectares, situé à équidistance de Doga et de Agonlin-Houégbo et à quatre kilomètres environ de Covè, le roi fit construire au sein d’un espace de près de cinq hectares deux «tatas », un pour lui et l’autre pour les reines, représentant le « Honmè » et tout autour de l’espace palatial fut installé tout un complexe résidentiel comprenant : – au nord, jouxtant l’espace palatial entouré, comme à Agbomè, de grandes murailles, le quartier Hongbobji (au seuil de la grande Maison), fut le siège de l’administration royale et le quartier des princes agboméens (noblesse de sang) et des fonctionnaires anoblis (noblesse de charges) constituant les grands dignitaires de la province d’Agonlin (familles Gantin, Alladayinkan, Adjabloukou, Ayihou,etc.) – au sud, séparé du palais et de Hongbodji par le chemin allant vers Don, le quartier des artisans/artistes appelé Houégoudo, Fléssa et Agbondjèdo, où étaient installés, des tam-tammeurs, des musiciens (famille yoruba Atchadé), des forgerons et tisserands venus de Cana (les Toto et Ahodi)…bref, tout le laborieux peuple, venu de divers horizons (yoruba, fon et mahi) et attaché au service du roi et à celui de ses collaborateurs. – au nord-est du palais dont ils sont séparés par les chemins menant à Agonlin-Houégbo et l’actuelle rue qui conduit à l’église catholique Saint Benoît, les quartiers Assiadji et Ahouankpontin. – Ahouankpontin était une véritable caserne d’environ huit hectares, entièrement entourée de grandes murailles, où campait le détachement régional de l’armée danxoméenne faite de soldats et des fameuses Amazones. Le roi se rendait souvent à Ahouankpontin pour la revue des troupes. C’est de là que la troupe était levée pour aller guerroyer à l’est en zone yorubaphone. – Assiadji, un autre quartier historique, a été construit en face d’Ahouankpontin, pour abriter des captifs ramenés des nombreuses guerres contre les Yoruba à l’est ; mais Assiadji fut aussi une « brigade, sorte de légion d’honneur…composée en grande partie de soldats d’origine mahi, encadrés par des officiers que complètent quelques chefs de guerre étrangers assimilés » (Mikponhoué, 1976 :35-36). Dans un vibrant témoignage, délivré dans l’église catholique Saint Benoît de Zagnanado, le samedi 7 juin 2008, au cours d’une messe d’action de grâces dite à la demande des cadres d’Agonlin pour honorer la mémoire du feu Bernadin Cardinal Gantin, le Docteur Célestin Gantin, jeune frère du Cardinal, retrace quelques pans de l’histoire de cette cité-palais (Zagnanado), qui confirment la description faite plus haut : …Gantin, notre grand-père, né au milieu du 19e siècle, a vécu à Zagnanado où il est né. Zagnanado, localité située à une journée de marche d’Abomey est un poste militaire avancé pour le roi, une base stratégique pour aller affronter l’ennemi à Kétou et à Abéokouta. Le quartier Hongbodji de Zagnanado où réside actuellement la collectivité Gantin et où se trouve la maison de notre papa a abrité le Palais d’été du roi d’Abomey. C’était là qu’avait résidé notre arrière-grand-père Migan Hagla avec son fils Gantin. La mission catholique où nous nous trouvons actuellement y compris le cimetière, faisait partie du domaine du Roi. C’était un campement qui abritait ses soldats d’un côté et les amazones de l’autre. Alors que notre grand-père Gantin a été inhumé à Tindji Assanlin, notre papa, Henri Gantin a décidé, lui, d’être inhumé dans notre cimetière ici à Zagnanado où il est né, a grandi et a été scolarisé à l’école catholique. Ce rappel généalogique me semblait indispensable pour comprendre comment le Cardinal et sa famille, originaires de Tindji Assanlin au départ, sont devenus des ressortissants de Zagnanado. Ils restent viscéralement attachés à Zagnanado (La Croix du Bénin, n°946, 2008, p.10). Cet éloquent témoignage porté par un arrière-petit-fils du Migan Hagla, venu de Tindji- Assanlin et installé à Hongbodji par Glèlè, se passe de tout commentaire. Zagnanado "déshistorisée" et Ahouankpontin ensevelie ? Le Honmè de Dada Glèlè a été choisi en 1895 par le colonisateur français pour y installer la résidence de la nouvelle autorité locale, le Commandant du cercle de Zagnanado (1895-1933) et le Chef de la Subdivision quand Zagnanado-Agonlin devint une subdivision d’Abomey à la suite de la réduction du nombre de cercles au Dahomey, de treize à huit en 1934, en raison de contraintes budgétaires dues à la crise économique de 1929. Après l’indépendance du Dahomey jusqu’aux premières élections communales et municipales de 2002-2003, la résidence des Sous-préfets de Zagnanado était toujours le bâtiment colonial construit sur ou à côté de l’emplacement du Honmè, au sein de l’espace palatial. La restructuration urbaine entreprise au lendemain de la conférence des forces vives de la nation de février 1990 dans l’enceinte de cet espace palatial aboutit à l’érection de nouveaux bâtiments pour abriter les services administratifs du nouvel hôtel de ville et à l’abandon du bâtiment-résidence colonial. Celui-ci, désormais inhabité, abandonné et envahi par la végétation prit feu le 25 janvier 2020. En quelques minutes, toute la toiture de ce logement historique fut réduite en cendres, avant l’arrivée précipitée des populations de Zagnanado alertées et ahuries devant le sinistre; elles qui avaient déjà interdit, une première fois, au maire précédent (juin 2008-juillet 2011) la marchandisation de ce lieu de mémoire. Comme si cela ne suffisait pas, ce processus de "déshistorisation" de la ville-martyr de Zagnanado en cours depuis l’indépendance du Dahomey, fut accéléré par la chute, le mardi 2 juin 2020, du fromager multi centenaire, planté de façon prémonitoire par Ghézo dans le Ahimin (marché), séparant Honmè de Hongbodji. Que reste-t-il aujourd’hui des attributs de Zagnanado, chef-lieu de tout Agonlin de 1858 à 1978 ? Presque rien, hélas ! Les grandes murailles qui ceinturaient l’espace palatial ont disparu du fait des intempéries et actions anthropiques des différents Sous-Préfets et Maires qui, comme le colonisateur français, voulaient signifier aux populations, par cette prise de possession du même espace que les rois d’Abomey, qu’ils incarnent désormais l’Autorité à respecter par transfèrement de l’obéissance inspirée par l’ancienne royauté. Quant au sort d’Ahouankpontin, il serait plus heureux ! Mais là aussi, les hautes murailles (5 mètres de haut et un mètre environ d’épaisseur) ceinturant entièrement cette caserne ont été graduellement démolies et ensevelies sous le "tout-béton" de la clôture de la mission catholique Saint Benoît de Zagnanado, du cimetière et de l’habitat des Religieuses. Ces installations dans l’enceinte d’Ahouankpontin, espace clôturé de plus de huit hectares, décalées dans le temps, ont été légalement autorisées, respectivement par le premier Lieutenant-Gouverneur civil du Dahomey, Victor Ballot en 1895, et par l’Archevêque de Cotonou, Monseigneur Bernadin Gantin en 1961 (Paroisse de Zagnanado, Centenaire de l’arrivée des missionnaires au pays Agonlin : 1895-1995. pp.13 et 40). L’immense utilité multidimensionnelle de ces institutions publique et religieuse qui ont supplanté Abomey Ésodofi et Ahouankpontin de Zagnanado est telle qu’il ne vient à l’esprit de personne d’oser regretter les murailles ensevelies et d’autres atteintes à l’intégrité physique du passé de cette localité. Pourtant, il importe que l’histoire d’Agonlin, la vraie, liée à celle du Danxomè voire d’Oyo, soit connue de la jeunesse béninoise, notamment celle d’Agonlin, au moyen des lieux de mémoires à sauvegarder, à préserver ou à ériger pour la matérialisation et l’immortalité dans le paysage actuel des grands marqueurs de l’histoire d’Agonlin. Professeur Dossa Sébastien SOTINDJO Société 17 sept. 2020


Conseil des ministres: Fin de précarité pour les travailleurs admis à la retraite
Le Conseil des ministres du mercredi 16 septembre s’est penché sur de nouvelles modalités de remise de carnets de pension de retraite aux assujettis du Fonds national des retraites du Bénin (Fnrb). Un véritable soulagement pour les personnes admises à faire valoir leur droit à la retraite. Le compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 16 septembre doit réjouir les pensionnaires du Fonds national des retraites du Bénin (Fnrb). Le gouvernement a décidé de les soulager en statuant sur des options qui visent à mettre fin aux difficultés auxquelles ils font face dans la jouissance de leurs droits. Un soulagement attendu depuis des lustres par les employés de l’Etat admis à faire valoir leur droit à la retraite. Pour les nouveaux retraités, le gouvernement vient de poser un acte de grande portée qui les soustrait des tracasseries de tous genres subies par leurs aînés et souvent préjudiciables à leur santé et même à leur dignité. En effet, le gouvernement a procédé à une revue des pièces et démarches exigées par l’administration pour entrer en possession du carnet de pension de retraite. Le Conseil des ministres indique que la plupart des agents éprouvent des difficultés à fournir plusieurs pièces administratives qui ne sont pas toujours en leur possession. Une telle situation engendre des retards dans la remise de leurs carnets de pension et, par conséquent, nuit à la liquidation à brève échéance de leur pension de retraite, indique le compte rendu du conclave hebdomadaire du gouvernement. Aussi, malgré les progrès accomplis depuis quelques années pour y remédier, il subsiste encore des cas d’agents qui, pour ces mêmes raisons, ne jouissent pas de leur pension de retraite, relève le texte. Fort de tout ceci, le Conseil des ministres a marqué son accord pour les nouvelles modalités de remise des carnets de pension de retraite, qui instaurent une procédure plus simplifiée et favorise la liquidation automatique de la pension. Avec ce nouveau mécanisme, l’agent de l’Etat, dès la première échéance qui suit son admission à la retraite, peut bénéficier de sa pension sans que la production d'un dossier soit exigée de lui. A cet effet, la première étape de la procédure simplifiée vise la liquidation automatique et le paiement d’une pension à l’agent admis à la retraite, sur la base des données fournies par le ministère du Travail et de la Fonction publique, après croisement des informations contenues dans le Fichier unique de référence de gestion de la carrière (Fur) et le fichier de la paie du ministère de l’Economie et des Finances. Pour ce qui est de la seconde phase, elle sera consacrée à la révision de la pension liquidée automatiquement et mise en paiement, en vue de corrections éventuelles, dans un délai de trois mois, par la prise en compte des situations particulières de chaque agent, communiquées par le ministère en charge de la Fonction publique. Simplification de procédures Pour finir, le Conseil des ministres a instruit le ministre du Travail et de la Fonction publique et le ministre de l’Économie et des Finances de prendre les dispositions nécessaires pour rendre effective cette mesure, dès le mois de novembre prochain. De même, ils accompliront les diligences requises pour la liquidation et le paiement des pensions de réversion aux ayants cause qui apporteront la preuve de leur statut de veuves, veufs ou orphelins. De l’amélioration des conditions de vie des agents publics après leur admission à la retraite, le chef de l’Etat en a fait une préoccupation personnelle. Non seulement on en est arrivé à un allègement des procédures, mais aussi la liste des pièces constitutives des dossiers a été réduite. De la trentaine de pièces exigées avant 2016, le gouvernement a œuvré à les ramener à une dizaine. Ce qui a favorisé la remise de livrets de pension le jour même du départ à la retraite à des centaines d’agents. Cette option du chef de l’Etat qui a un fort impact social évite aux retraités les tracasseries qui font parfois que certains décèdent sans avoir touché la moindre pension. Actualités 17 sept. 2020


Miguèle Houéto, juriste, défenseur des droits humains: « Les restrictions peuvent faire le lit des abus »
La Covid-19 impose à tous depuis plusieurs mois, une nouvelle manière de vivre. Les maisons d’arrêt et autres lieux de détention se doivent également de s’y adapter. Au prix de nombreux sacrifices. Miguèle Houéto, juriste et défenseur des droits humains, s’intéresse à la situation des détenus, notamment des femmes dans un contexte sensible où des mesures restrictives sont édictées. Elle plaide pour un regard bienveillant à l’endroit du milieu carcéral. La Nation : La Covid-19 fait désormais partie de notre quotidien. Avez-vous le sentiment que les femmes en détention sont des oubliées des discours de protection sociale en cette période sensible de crise sanitaire ? Miguèle Houéto : La santé dans les maisons d'arrêt et autres lieux de détention relève du domaine de la santé publique. Les personnes privées de liberté peuvent être plus vulnérables à la pandémie que la population en général. Les détenus vivent, travaillent et mangent à proximité immédiate les uns des autres, dans des espaces confinés. Ceci peut constituer une source d'infection, d'amplification et de propagation de maladies comme la Covid-19. Dans un tel contexte, les femmes détenues sont forcément plus vulnérables. Parlant des femmes détenues, quelle attention doit être accordée à celles en état de grossesse ? Il ne fait aucun doute qu'une propagation de la Covid-19 en milieu pénitentiaire amplifierait la pandémie au sein de la population. Une femme enceinte peut être sensible à certains virus et maladies. Il est donc important qu'une attention particulière soit accordée aux détenues en état de grossesse. Il y va du respect de la dignité de leur personne et de celle de leur bébé. Quel peut être, selon vous, l’état psychologique des détenues dans un contexte de crise où les visites sont restreintes ? Vous savez, rien ne vaut la liberté. Lorsque vous êtes réduits à vivre dans un enclos, sans la possibilité d'aller et de venir, cela peut être source de plusieurs maux comme le stress, la difficulté à s'adapter à ce nouveau milieu, le diktat de certains détenus…. Les visites de vos proches ont sans aucun doute un effet bienveillant. Malheureusement, entre autres mesures de prévention, il a été décidé de la suspension des visites dans les prisons et maisons d'arrêt du pays. Si l'idée qui sous-tend une telle décision peut être comprise, l'on est tout de même en droit de s'interroger, car il ne se passe un jour sans que des interactions ne se produisent dans nos maisons d'arrêt et prisons. En témoigne la rotation des détenus qui sont incarcérés et libérés, ainsi que l'interaction quotidienne de ceux-ci avec les agents pénitentiaires, les professionnels de la santé ainsi que les prestataires de services. Tout ceci constitue des facteurs de risques. La décision de restriction des visites (des parents et autres proches), bien que comprise, semble donc quelque peu rigide. Cela peut, par ailleurs, faire le lit des abus. Elle entache le droit de visite de certains détenus. Les restrictions de visite peuvent également porter un coup au bien-être des femmes et de leurs enfants lorsqu’on se réfère à la nécessité de l’hygiène. L’hygiène des femmes renvoie surtout à leur hygiène menstruelle. C’est une question à laquelle on ne pense pas souvent dans les maisons d’arrêt et lieux de détention. A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle, dit-on. Mais lorsqu’on sait que l’administration pénitentiaire tourne à plein temps, avec le personnel qui se relaie, le risque zéro n’existe pas. Il faut s’assurer en permanence que les personnes qui entrent et sortent soient en bonne santé. Je salue tout de même les efforts qui sont en train d’être faits par le gouvernement au niveau des maisons d’arrêt et lieux de détention dans le pays. Le directeur de l’Agence pénitentiaire était en tournée dernièrement pour expliquer les décisions et mesures prises par l’Etat dans le cadre de la prévention du coronavirus dans les lieux de détention. A l’en croire, tout nouveau détenu qui entre pour la première fois dans une maison d’arrêt est systématiquement mis à l’écart dans des dortoirs spécifiques pour une durée de quatorze jours. C’est au bout de ce temps, lorsque l’intéressé ne présente pas de symptômes et qu’on s’assure de sa bonne santé qu’il est relogé avec les autres détenus. Au regard de la situation carcérale au Bénin, que faire, selon vous, pour que la politique nationale en matière carcérale puisse mieux répondre aux besoins spécifiques des femmes, surtout en cette période sensible de crise sanitaire ? Il faut souligner qu’avant l’avènement de la Covid-19, la situation des femmes en milieu carcéral était déjà délicate. J’en veux pour preuve la propreté des toilettes. Dans des maisons d’arrêt, les toilettes se remplissent et débordent. Il arrive que cette situation dure plusieurs jours avant que l’administration pénitentiaire prenne des mesures pour la vidange des fosses. Le besoin d’hygiène des femmes est un sujet crucial étant donné qu’elles sont enfermées dans un enclos dans des conditions où l’hygiène de façon générale et l’hygiène menstruelle ne sont nécessairement pas de mise. Il nous paraît important de rappeler que le droit international des droits humains garantit à chacun, le droit au meilleur état de santé possible et oblige les gouvernements à prendre des mesures pour se prémunir contre les menaces à la santé publique et fournir des soins médicaux à ceux qui en ont besoin. Le Bénin, au regard de cette obligation, se doit d'accorder une meilleure attention aux personnes détenues, en particulier les femmes et les enfants. Que faire pour trouver une solution moins contraignante et redonner de l’espoir aux détenus, notamment les femmes ? Comme défis urgents, il est important de désengorger les maisons d'arrêt et les prisons. Il est recommandé à tout le monde, le port systématique de masque et le respect de la distanciation sociale d'un mètre lorsque nous ne sommes pas seuls. La question ici est de savoir si cette mesure se respecte dans nos maisons d'arrêt et prisons. Si oui, à quel prix ? S'il est vrai qu'en août dernier, à l'occasion de la commémoration de l'accession du Bénin à la souveraineté internationale, certains détenus ont bénéficié de la grâce présidentielle, il est encore urgent de trouver un moyen pour réduire les effectifs. En ce qui concerne les femmes détenues et en état de grossesse, le défi est de veiller à ce qu'elles poursuivent normalement les consultations prénatales afin de mieux se porter. Il faut envisager des appels en direction de l’Agence pénitentiaire pour permettre aux détenus de jouir d’une bonne santé et de leurs droits. Société 17 sept. 2020


Agence nationale de Promotion des Patrimoines et de Développement du Tourisme : Edmond Toli en remplacement de José Pliya 
La direction générale de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (Anpt) change de main. Le Conseil des ministres du mercredi 16 septembre a nommé en lieu et place de ce dernier, Edmond Toli. C’est donc lui qui devient désormais directeur général de l’Anpt. José Pliya qui a assumé cette fonction jusque-là est lui nommé Administrateur délégué en charge du suivi des projets phares en cours d’exécution par la même agence. Pour rappel, celui qui devient désormais l’ancien directeur général de l’Anpt a été nommé par le Conseil des ministres du 18 mai 2016. Le gouvernement avait alors décidé, statuant sur le secteur touristique et culturel de notre pays et sa contribution à la création de richesse ainsi qu’a l’emploi, décidé « de créer une agence de promotion des patrimoines et du développement du tourisme ». Le Conseil des ministres avait alors mis en place un comité de pilotage présidé par José Pliya. L’ancien directeur général de l’Anpt est né le 17 avril 1966 à Cotonou. Il est le cinquième enfant d'une famille de sept. Écrivain, dramaturge français d’origine béninoise, il est l’auteur d’une douzaine de pièces publiées. L’Académie française lui a décerné en 2003 le Prix du jeune théâtre André Roussin pour « Le Complexe de Thénardier ». Actualités 16 sept. 2020


Soins de santé maternelle et néonatale en temps de Covid-19: L’Unfpa pour l’accès continu dans les maternités
Le Fonds des Nations Unies pour la Population (Unfpa) a offert hier, mardi 15 septembre, du matériel sanitaire à la maternité du Centre de santé de Tourou, dans le premier arrondissement de Parakou. C’est dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Assurer l’accès à des soins de santé maternelle et néonatale de qualité, pendant la pandémie de la Covid-19 ». Les effets de la crise sanitaire liée à la Covid-19 sur l’offre des services de santé maternelle et néonatale se traduisent par la crainte de la population de ne plus bénéficier de soins de qualité dans les maternités. A cette situation, s’ajoute le risque d’une gestion inadéquate des complications obstétricales et néonatales. Par ces temps où le coronavirus met à rude épreuve les pays du monde entier dont le Bénin, il est donc nécessaire d’assurer la continuité de ces services de santé, tout en veillant à ce que les maternités soient perçues comme des lieux sûrs, a indiqué la représentante résidente de l’Unfpa, Barbara Laurenceau, en procédant à la remise du matériel sanitaire, hier mardi 15 septembre, à la maternité du Centre de santé de Tourou, à Parakou. Selon elle, le projet « Assurer l’accès à des soins de santé maternelle et néonatale de qualité, pendant la pandémie de la Covid-19 » est avant tout le fruit de la coordination du gouvernement et de son ministère de la Santé. « Dans sa riposte nationale, il nous a encouragés, nous partenaires, à venir appuyer notamment les soins de santé primaires », a-t-elle insisté. Le matériel sanitaire remis à la maternité de Tourou, n’est que la contribution de l’Unfpa. Mis en œuvre dans 49 maternités Sonu dont 22 maternités Sonuc et 27 Sonub potentiels, le projet a pour objectif d’assurer la continuité des services de Srmni dans les maternités concernées où sont attendus, pour la durée d’exécution de 9 mois, 57 276 accouchements et 5727 complications potentielles. L’Alibori, le Borgou, l’Atacora, l’Atlantique, l’Ouémé et le Littoral sont les six départements ciblés par ce projet qui bénéficie de l’appui financier de la firme pharmaceutique japonaise Takeda, avec une contrepartie nationale apportée par le ministère de la Santé. Il s’agit, a expliqué la représentante résidente de l’Unfpa au Bénin, de fournir des équipements de protection aux agents de santé comme les sages-femmes, obstétriciens et anesthésistes des 49 maternités, ainsi qu’aux utilisateurs de leurs services ou prestations. Ces maternités sont également dotées de tests de dépistage de la Covid-19, de connexion Internet et de bien d’autres équipements de la technologie, ainsi que de produits d’hygiène pour leur désinfection, de logisticiens équipés de matériel adéquat. Outre les maternités qui voient leur système de collecte et de référence renforcé, les sages-femmes sont formées à l’utilisation d’applications mobiles de collecte de données. L’initiative, a rassuré la représentante résidente de l’Unfpa, Barbara Laurenceau, vise à permettre aux femmes d’accoucher dans la quiétude à la maternité de Tourou et aux sages-femmes d’exercer leur profession en toute sécurité, par ces temps de Covid-19. Abondant dans le même sens, le directeur départemental de la Santé du Borgou, colonel Ibrahim Mama Cissé, a invité la population à massivement fréquenter les maternités et les centres de santé comme par le passé. La sage-femme responsable de la maternité de Tourou, Diane Onibon, a promis qu’un bon usage sera fait du matériel. En effet, à Parakou, en dehors de la maternité de Tourou qui a été identifiée, le Cud du Borgou est également concerné par le projet. Ce qui réjouit le maire Inoussa Chabi Zimé. Que Parakou se retrouve avec deux maternités sur les 29, et parmi les 25 communes les abritant, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, y a vu une grande marque d’attention accordée au département du Borgou. Il a donc, au nom du gouvernement, remercié l’Unfpa pour son geste. Le don est composé de cache-nez, de gels hydroalcooliques et de solutions colorées. Société 16 sept. 2020


Développement du Numérique au Bénin: Les journalistes sensibilisés aux actions du gouvernement
Un atelier a été organisé ce mardi 15 septembre à Cotonou à l’intention des journalistes sur les questions liées au numérique en République du Bénin par l’Agence pour le développement du Numérique (Adn). Au cours des travaux, les participants ont été formés sur la vision et les actions du gouvernement ainsi que sur la stratégie média du secteur du numérique. Plus d’une vingtaine de journalistes ont pris part ce mardi 15 septembre à un atelier de sensibilisation sur les questions liées au numérique en République du Bénin. Ahmed Sacca Yarou, directeur de cabinet du ministère du Numérique et de la Digitalisation a rappelé l’objectif de ce atelier qui vise à renforcer la culture du numérique chez les professionnels des médias, en vue de leur permettre de produire des contenus de qualité sur l’économie numérique et les Technologies de l’Information et de la Communication. Selon lui, en organisant cette formation, le ministère du Numérique et de la Digitalisation souhaite consolider les relations avec les médias en mettant à leur disposition des outils appropriés. C’est l’occasion pour lui d’entretenir les journalistes sur « La vision et les actions du gouvernement dans le domaine du numérique ». Ainsi, du déploiement de l’internet haut et très haut débit à la migration du Bénin vers la Télévision numérique terrestre (Tnt), en passant par la mise en place de l’administration intelligente et la généralisation du numérique dans le secteur de l’éducation, tous les projets phares du gouvernement dans ce secteur ont été présentés pour permettre aux participants d’appréhender le niveau de réalisation du programme d’action du gouvernement qui entend faire du Bénin la plateforme numérique de l’Afrique de l’Ouest d’ici 2021. Un secteur dynamique Au cours de la présentation des structures et agences du gouvernement dans le secteur du numérique, Serge Adjovi, directeur général de l’Agence pour le développement du Numérique (Adn) a permis aux journalistes de comprendre les réformes et les investissements du gouvernement dans le secteur depuis 2016. A l’en croire, les structures sous tutelle du ministère et les agences travaillent dans une synergie d’actions en vue de l’atteinte des objectifs du gouvernement. Pour Ouanilo Jérôme Fagla Médégan, directeur général de l’Agence nationale de la Sécurité et des Systèmes d’Information (Anssi), beaucoup d’efforts ont été faits par le gouvernement du président Patrice Talon en matière de sécurisation du cyberespace afin d’aboutir au développement d’un écosystème numérique de confiance et d’efficacité au Bénin. Emile Kougbadi, directeur général de l`Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep), se félicite des réalisations qui favorisent l’accès aux services du numérique pour bon nombre de Béninois. Après la présentation de la stratégie média du secteur du numérique par la Cellule de communication et marketing de l’économie numérique, les journalistes ont convenu après concertations de la création dans les tout prochains mois d’un réseau de journalistes spécialistes du numérique au Bénin. Société 16 sept. 2020


Université de vacances des Tchoco-Tchoco: Le Prd attendu sur la présidentielle 2021
Le double évènement des 30 ans d’existence et de l’édition 2020 de l’Université de vacances du Parti du renouveau démocratique (Prd) annoncé pour les 17, 18, 19 et 20 septembre prochains laissera un goût d’inachevé si Me Adrien Houngbédji et les siens ne saisissent pas l’occasion pour se prononcer sur certains sujets politiques brûlants de l’heure dont la présidentielle de 2021. Les tractations pour la présidentielle de 2021 battent leur plein dans les états-majors politiques. C’est dans cette ambiance que le Parti du renouveau démocratique (Prd) qui n’a officiellement rien dit jusqu’ici sur la question, annonce l’organisation d’un double évènement. Le premier concerne la célébration des trente ans d’existence de la formation politique de Me Adrien Houngbédji et le second est relatif à l’édition 2020 de l’Université de vacances du parti. Les deux manifestations combinées en une auront lieu du 17 au 20 septembre prochain au siège national du Prd à Porto-Novo dans le respect des gestes barrières contre le Covid-19. Le programme prévoit entre autres l’organisation d’une série de prières et des travaux de réflexion sur le thème : « 30 ans d’animation de la vie politique par le Prd : Chemin parcouru et perspectives ». Seulement cette sortie du Prd laissera un goût d’inachevé si le parti ne se prononce pas sur la présidentielle de 2021 qui retient aujourd’hui toutes les attentions. Il sera difficile pour le Prd de faire le bilan de son parcours et de se projeter dans l’avenir sans dire mot sur ce scrutin. Le parti est surtout attendu sur comment il entend négocier le virage de la présidentielle de 2021 notamment le choix de son candidat mais aussi sur le débat relatif au parrainage. Le Prd qui n’est pas un petit morceau dans le landerneau politique béninois devra clarifier sa position et sortir du mutisme qui le caractérise depuis les communales de mai dernier. Puisque depuis 1990 jusqu’à ce jour, les Tchoco-Tchoco ont toujours marqué leur présence dans l’arène politique de par leur participation régulière à tous les combats politiques de l’ère du renouveau politique. Il a été régulièrement présent au Parlement depuis la première législature en 1991 jusqu’à la septième dont le mandat a pris fin en mai 2019. Le Prd était également représenté dans les conseils communaux et municipaux depuis la première mandature en 2002 jusqu’à la 3e, laquelle a cédé place depuis juin dernier à la 4e. Le parti a toujours tiré son épingle du jeu, soit seul ou en alliance, à l’issue de ces échéances électorales. Mieux, le Prd à travers la personne de Me Adrien Houngbédji a toujours participé aux différentes élections présidentielles de la période post-conférence jusqu’en 2011. Ayant désormais atteint l’âge limite de 70 ans, Me Adrien Houngbédji a appelé, lors de la présidentielle de 2016, à voter pour le candidat Lionel Zinsou. Mais qu’à cela ne tienne! Le parti, en dépit de l’échec de son candidat à la présidentielle de 2016, a décidé de soutenir le président de la République élu, Patrice Talon. Ainsi, depuis avril 2016, le Prd, après plus de 25 ans d’opposition sur les trente ans d’existence, a décidé de faire route avec la mouvance présidentielle. Et ce, conformément aux résolutions issues de son congrès de 2014 à Ifangni où le parti a décidé de participer à la gestion du pouvoir d’Etat avec le président de la République qui sera élu en 2016. Traversée du désert Mais pour la huitième législature, le parti est absent au Parlement. Le Prd a fait fiasco lors des élections législatives de 2019 où il a été recalé par la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour des irrégularités dans ses dossiers de candidatures, suite aux réformes intervenues dans le Code électoral. Egalement, lors des élections communales et municipales du 17 mai dernier, le parti a été déclaré non éligible à l’attribution des sièges parce que n’ayant pas obtenu le taux de 10 % au moins des suffrages exprimés au plan national, comme l’exige la loi. Ainsi, depuis 2019, le parti de Me Adrien Houngbédji semble amorcer une descente aux enfers où il se retrouve aujourd’hui sans député au Parlement, sans maire et sans conseiller communal. C’est donc normal qu’après cette traversée du désert, le parti veuille battre le rappel de troupe pour faire le bilan à l’occasion de ses noces de perle. Le Prd devra repartir sur de nouvelles bases dans la perspective des prochaines joutes électorales dont la plus proche est la présidentielle de 2021. Et c’est justement à ce niveau que d’aucuns s’impatientent d’entendre la position de Me Adrien Houngbédji et des siens. Le Prd se doit de situer les uns et les autres sur cette échéance, notamment sur son candidat et la question du parrainage. Cela, à l’instar de la plupart des autres partis légalement constitués à l’aune de la réforme du système partisan dont l’Udbn de Claudine Prudencio et Moele Bénin de Jacques Ayadji qui ont clairement jeté leur dévolu sur Patrice Talon pour se succéder à lui-même en 2021. Ou encore la Fcbe de Paul Hounkpè, principal parti de l’opposition, qui dit trouver pertinente la disposition du Code électoral exigeant que le candidat à l’élection présidentielle de 2021 puisse se faire parrainer par 16 députés et/ou maires au moins pour valider sa candidature. La rencontre politique du week-end prochain est donc une excellente occasion pour le Prd de marquer les esprits. Autrement, le parti aurait raté le coche s’il faisait black-out sur cette importante échéance électorale. A moins que les Tchoco-Tchoco aient en projet une autre sortie politique pour revenir sur ces questions. De toutes les manières, à moins de sept mois de l’élection présidentielle de 2021, le Prd qui s’est révélé quatrième force politique à l’issue des communales du 17 mai dernier, après l’Union progressiste (Up), le Bloc républicain (Br) et Fcbe, a son mot à dire dans ce scrutin. Me Adrien Houngbédji et les siens ne doivent pas perdre de vue cette réalité. Actualités 16 sept. 2020


Nora Wahby, présidente de Ericsson pour l’Afrique de l’Ouest et le Maroc: « 360 millions de jeunes n'ont actuellement pas accès à Internet… »
Cartographier le paysage de la connectivité Internet dans les écoles et leurs communautés environnantes, telle est l’initiative portée par Unicef et Ericsson dans 35 pays dont le Bénin. Un partenariat dont l’intérêt est évoqué à travers cette interview de Nora Wahby, présidente de Ericsson pour l’Afrique de l’Ouest et le Maroc. La Nation : Un partenariat mondial mené par le géant des télécommunications Ericsson et l'Unicef vise à cartographier la connectivité des écoles dans 35 pays d'ici fin 2023. Quelles sont les motivations d'un tel engagement au profit du monde scolaire et des communautés ? Nora Wahby : Ericsson a signé un accord de partenariat mondial avec le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef) pour fournir une cartographie de la connectivité Internet aux écoles et aux établissements d'enseignement de 35 pays d'ici la fin de 2023. Cartographier le paysage de la connectivité Internet dans les écoles et leurs communautés environnantes est d'une grande importance, étant donné son rôle vital en tant que source principale fournissant aux enfants les moyens et capacités nécessaires d’exploiter les opportunités offertes par l'apprentissage numérique. Ce partenariat s'inscrit dans le cadre de l'initiative «Giga» lancée l'année dernière par l'Union internationale des télécommunications (Uit) en coopération avec l'Unicef, et son objectif principal est de connecter toutes les écoles de la planète à Internet. Au cours des dix dernières années, Ericsson a travaillé sur le sujet important de la technologie dans l'éducation, principalement dans le cadre de l'initiative Connect to Learn (Ndlr : se connecter pour apprendre). Ericsson s'engage à créer un impact positif sur la société grâce à notre technologie, nos solutions et l'expertise de nos employés. L'inclusion numérique est un élément essentiel de notre plateforme de responsabilité d'entreprise et représente notre désir de mettre pour de bon à profit les ressources technologiques. La fracture numérique continue de se creuser dans certaines communautés, affectant l'accès à l'information dans les écoles et les opportunités d'apprentissage numérique. À quoi s'attendre maintenant avec l'avènement de l'initiative impliquant les deux partenaires? Selon les données de l'Union internationale des télécommunications (Uit), 360 millions de jeunes n'ont actuellement pas accès à Internet dans le monde; un problème qui entraîne l'incapacité d'accéder à la richesse d'informations disponibles sur Internet, des ressources d'apprentissage et de croissance limitées et des opportunités limitées; les privant ainsi de la capacité d'atteindre leur potentiel. Bien que nous disposions de statistiques générales sur l'utilisation d'Internet, par exemple, l'Uit estime que plus de 53 % de la population mondiale a utilisé Internet en 2019, contre moins de 17 % en 2005 - la cartographie nous aide à comprendre comment l'accès dans les écoles s'inscrit dans cela et où se trouvent les lacunes. La cartographie aidera également les gouvernements et le secteur privé à concevoir et à déployer des interventions numériques pour soutenir l'apprentissage ininterrompu des enfants et des jeunes. Ericsson aidera à la collecte, la validation, l'analyse, la surveillance et la représentation visuelle des données de connectivité scolaire en temps réel. Les données générées grâce à la cartographie permettront aux gouvernements et au secteur privé de concevoir et de déployer des solutions numériques qui permettent l'apprentissage des enfants et des jeunes. Ericsson engagera également sa vaste base de clients pour faire progresser davantage les objectifs de l'initiative Giga, dans le but de fournir à chaque école une connectivité et un accès Internet. Il est à noter qu'Ericsson et l'Unicef travaillent toujours ensemble pour évaluer les emplacements où ce programme est susceptible d'avoir le plus grand impact, et où nos équipes sont actuellement autorisées à voyager et à opérer en toute sécurité. Le Bénin, également cité parmi les pays bénéficiaires de ce partenariat, porte une grande ambition de développement numérique, en particulier dans le secteur de l'éducation. Quelles sont les implications de l'initiative avec la dynamique du gouvernement béninois? La vision d'Ericsson nous appelle à connecter les non-connectés car nous pensons que l'accès à la communication est un besoin humain fondamental. Nous pensons que les habitants des régions rurales du Bénin bénéficieront grandement de la connectivité mobile, qui augmente considérablement l'accès à l'information et aux services qui soutiennent la santé, l'éducation et les petites entreprises. En fait, la connectivité numérique est l’une des « percées mondiales » que le projet Giga cherche à opérer. Le partenariat entre l'Unicef et Ericsson constituera la première étape essentielle dans la cartographie et la compréhension dans l'écart de connexion. L'objectif final est de combler le fossé numérique en fournissant un accès Internet à la prochaine génération, afin qu'elle puisse profiter des informations, du choix et des opportunités qu'elle apportera. En outre, le partenariat soutient le récent Programme d’action Covid-19 de l’Unicef dans lequel l’organisation a appelé à une action mondiale pour maintenir les enfants dans l’apprentissage, exigeant ainsi de donner la priorité à la connectivité Internet dans les zones rurales et éloignées. En plus du partenariat mondial pour cartographier la connectivité Internet des écoles, il a été lancé le concours annuel dénommé «Ericsson Innovation Awards (Eia)» pour les étudiants, autour du thème «S’approprier le futur». Face aux défis climatiques actuels et futurs, quelles solutions comptez-vous apporter à l'univers en lançant un tel concours? Les solutions Tic ont le potentiel d'améliorer la consommation d'énergie dans les opérations industrielles, de minimiser les impacts environnementaux négatifs et de permettre une réduction des émissions mondiales de carbone jusqu'à 15 % d'ici 2030. Nous pensons que les jeunes sont les moteurs de l'innovation et du développement lorsqu'il s'agit de problèmes actuels urgents. C’est pourquoi, avec l’innovation au cœur d’Ericsson, nous souhaitons inviter de jeunes talents à présenter des idées innovantes lors des Ericsson Innovation Awards. Le thème de 2020 est «S’approprier le futur», qui se concentre sur la résolution des défis climatiques actuels et futurs et principalement sur la façon dont les technologies de l'information et des communications (Tic) peuvent fournir une atténuation radicale du changement climatique pour les consommateurs et les industries? Propos recueillis par Kokouvi EKLOU et Ariel GBAGUIDI Société 16 sept. 2020


Audience à la Haac: Moretti échange avec une délégation de la Jama'at islamique Ahmadiyya
Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Rémi Prosper Moretti, a reçu à son cabinet, ce mardi 15 septembre, une délégation des responsables de la Jama’at islamique Ahmadiyya au Bénin et du collectif des anciennes enfants de troupes du Lycée militaire des jeunes filles de Natitingou. Après les civilités, le président de la Haac et ses hôtes se sont retrouvés à huis clos pendant une cinquantaine de minutes. Au sortir de l’audience, le président de la Jama’at islamique Ahmadiyya, Qamar Ahmad, a déclaré qu’au cours de cette audience, la délégation qu’il conduit a discuté des projets actuels plombés par le Covid-19 et des réalisations futures de son association, avec le premier responsable de la Haac. « En raison de la situation liée au coronavirus, nous n’avons pas pu achever certains de nos projets dans le secteur de la santé, de l’eau et de l’aide humanitaire...», a indiqué Qamar Ahmad qui espère, selon ses dires, boucler bientôt les réalisations en question. En outre, l’Amir de la Jama’at islamique Ahmadiyya au Bénin annonce d’autres actions futures, notamment dans le secteur de la santé. Celles-ci ont trait aux opérations gratuites de la cataracte et plein d’autres œuvres sociales et humanitaires. Le moment venu, la population y sera conviée, assure-t-il.   Actualités 16 sept. 2020


1296 - 2213