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Nouvelles

Participation aux élections communales et municipales à Parakou: Une meilleure restructuration s’impose à l’Union progressiste
Le parti Union Progressiste (Up) poursuit sa tournée d’évaluation des élections communales et municipales de 2020. Il était, samedi 12 septembre, avec ses militants de Parakou. Ensemble, ils ont reconnu que le bilan est loin être reluisant. Avec ses militants de Parakou, l’Union progressiste (Up) a procédé, samedi 12 septembre dernier, au bilan de sa participation aux élections communales et municipales du dimanche 17 mai passé. Ensemble, ils ont relevé les forces et faiblesses de leur parti dans la ville, au regard des résultats qu’il a obtenus. Il s'en dégage qu'une meilleure restructuration et une meilleure stratégie du parti s’imposent à Parakou. En effet, selon le président de son Comité ad hoc chargé de la gestion des élections de 2020 à Parakou, Jérôme Zannou, le parti du Baobab a remporté 4 sièges dans la cité des Kobourou. Par conséquent, il occupe la troisième position parmi les partis qui y étaient en lice. « Il est toutefois heureux de signaler qu’après l’accord de gouvernance avec le parti Bloc Républicain (Br), nous avons obtenu deux postes, celui du deuxième adjoint au maire et celui du chef du premier arrondissement », a poursuivi Jérôme Zannou. Un bilan peu reluisant, ont admis à leur unanimité les militants et les responsables du parti présents. « Vous avez dit qu’il y a eu des fraudes, vols, achats de conscience et intimidations. Qu’il y a des taupes parmi nous. Il y a même des candidats qui ont travaillé pour l’adversaire à Parakou. C’est par manque de vigilance de votre part », a déploré le membre du Bureau politique national, Augustin Ahouanvoébla. « Nous avons été naïfs. Par conséquent, nous devons voir la politique autrement », a-t-il fait observer. D’autres questions relatives au nombre de militants inscrits dans la base de données du parti, ainsi que le processus d’enregistrement des nouveaux adhérents, ont également été abordées. « Nous avons beaucoup de militants et peu d’électeurs. Dans nos bases de données, il y a des personnes qui ne sont véritablement pas des militants Up. C’est pour cette raison que l’une des tâches que le parti nous demande d’exécuter, c’est l’apurement de nos listes », a souligné Mariam Chabi Talata Zimé Yérima, qui est aussi membre du Bureau politique du parti. C’est après avoir pris de nouveaux engagements que les militants et les responsables de l’Up se sont séparés. L’objectif est d’amener le parti à s’enraciner davantage à Parakou. Actualités 14 sept. 2020


Electrification rurale: Quatre nouvelles localités de l’Ouémé électrifiées
Le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou a mis en service les ouvrages d’électrification par raccordement au réseau électrique de la Sbee de quatre localités des communes de Sèmè-Podji, Adjarra, Avrankou et Dangbo dans l’Ouémé, pour un coût total de 243 millions F Cfa. Gbakpodji dans la commune de Sèmè-Podji, Houégbo à Adjarra, Alawa à Avrankou et Zounguè à Dangbo, dans le département de l’Ouémé, sortent désormais de l’obscurité. Les quatre localités sont depuis jeudi 10 septembre dernier électrifées et raccordées au réseau électrique de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Les ouvrages ont été réalisés par l’Agence béninoise d’électrification rurale et de la maitrise d’énergie (Aberme). Ils ont été officiellement mis en service par le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou. La localité de Gbakpodji a été la première étape du périple de la délégation ministérielle. Le joyau est composé ici d’un réseau mixte linéaire de 1100 m, d’un réseau basse tension de 2100 m, d’un transformateur d’une puissance de 100 Kva pouvant alimenter 200 ménages au moins pour une population de 1000 personnes à impacter. L’ouvrage a coûté 55 millions F Cfa. Les installations électriques de Houègbo sont évaluées à 50 millions F Cfa. Elles sont constituées d’un réseau linéaire de 150 m, de 2100 m de réseau basse tension, d’un transformateur de 160 kva capable d’alimenter 300 ménages avec 1500 personnes à impacter. Quant au réseau électrique d’Alawa à Avrankou, il a coûté 52 millions F Cfa. Il est composé d’un linéaire mixte de 100 m, d’un réseau basse tension de 3200 m, d’un transormateur de puissance 160 Kva capable de supporter au moins 300 compteurs électriques pour impacter une population de 1500 personnes. Zounguè a été la mieux lotie des quatre localités. La réalisation de son ouvrage a nécessité 85 millions F Cfa. Le joyau est constitué d’un réseau haute tension de 1000 m, d’un réseau mixte de 500 m, d’un réseau basse tension de 3000 m, d’un transformateur de 100 Kva avec une capacité d’alimentation de 200 ménages pour une population de 1000 personnes au total à impacter. 10 lampadaires avec des ampoules led de nouvelles technologies à faible consommation d’énergie et éclairant fortement ont été posés par endroits sur les poteaux électriques pour assurer l’éclairage public. Les caractéristiques des ouvrages ont été présentées, à chaque étape, par Sylvain Sèkloka, directeur de l’Electrification rurale, représentant le directeur général de l’Aberme. Partout, le message du ministre de l’Energie a été le même. Jean-Claude Houssou a laissé entendre que la réalisation de ces ouvrages d’électrification rurale est la traduction en acte du Programme d’actions du gouvernement (Pag). Elle est aussi la preuve qu’avec le président Patrice Talon, c’est l’ère du respect de la parole donnée. « Le président Patrice Talon a promis aux populations du Bénin que l’électricité sera le sang qui va couler dans leurs veines. La promesse est tenue », se réjouit le ministre de l’Energie. 50 mille F Cfa, l’abonnement L’autre bonne nouvelle du ministre aux bénéficiaires est la décision du président de la République de ramener le coût de l’abonnement à 50 mille F Cfa par compteur électrique au lieu de 90 mille F Cfa. L’annonce de ce prix promotionnel a suscité à chaque étape un tonnerre d’applaudissements des populations en liesse. Le représentant du préfet de l’Ouémé, Jean-Baptiste Akpamagbo, est revenu aussi sur l’importance de la lumière qui va permettre de chasser les ténèbres et de lutter contre l’insécurité. Il a invité les bénéficiaires à continuer de porter dans leurs prières le président Patrice Talon, un homme de vision et de développement dont la méthode de travail tranche avec celle de tous ses prédécesseurs. Tout comme le secrétaire général de la préfecture de Porto-Novo, les maires d’Adjarra, Germain Wanvoègbè, d’Avrankou, Gabriel Ganhoutodé et de Dangbo, Djossou Mahoudo félicitent Patrice Talon pour avoir concrétisé une promesse faite lors de son investiture, à savoir que l’eau et l’électricité ne seront plus un luxe à la fin de son mandat. En moins de cinq ans, à en croire les maires, le chef de l’Etat a gagné ce pari et en a donné la preuve à travers ces inaugurations. Ils ont saisi l’occasion pour inviter le ministre de l’Energie à être le porte-parole des populations auprès du président de la République pour l’extension du réseau électrique aux autres localités, surtout là où les poteaux électriques sont posés et il ne reste que le raccordement. Présent à la cérémonie de mise en service du joyau de Zounguè, l’ex-ministre Serge Ahissou, natif de cette localité, précise que le nouvel ouvrage porte désormais à quatre sur sept le nombre de localités électrifiées dans cet arrondissement. Il plaide pour l’électrification des arrondissements de Dékin, de Kessounou et de Hétin-Houédomè jusque-là encore dans le noir. Les chefs de villages et les chefs d’arrondissement des localités électrifiées se félicitent tous de constater qu’avec Patrice Talon, la prospérité est effectivement partagée. Car, selon eux, les avantages de l’électricité ne sont plus à démontrer, notamment dans la promotion du développement socio-économique et la lutte contre l’insécurité. Les populations rassurent le ministre qu’elles prendront grand soin des joyaux et les protégeront contre tout acte de vandalisme pour qu’ils les servent le plus longtemps possible. .De l’eau potable dans le Plateau à partir du pompage solaire La délégation a mis le cap dans la journée du vendredi 11 septembre dernier, sur le village d’Iwoyé dans l’arrondissement d’Idigny, commune de Kétou. Ici, deux ouvrages ont été mis en service. Il s’agit d’un générateur photovoltaïque autonome réalisé au profit de l’Unité spéciale de surveillance des frontières (Ussf). Le poste de police frontalier a bénéficié de ce joyau constitué entre autres de 20 modules solaires, 16 batteries de 12 v, un régulateur et deux lampadaires solaires. L’ouvrage dispose d’une capacité de 6,3 Kwc et d’une autonomie de deux jours. Les travaux ont coûté 25 millions FCfa à l’Aberme. L’infrastructure électrique sert également à pomper l’eau potable pour satisfaire le besoin en eau des populations de ce village frontalier avec l’Etat d’Ougoun au Nigeria. Le système de pompage a été réhabilité par l’Aberme avec la construction d’un château d’eau de 15 m3 et d’une rampe de robinet servant à alimenter toute l’Ussf ainsi que les populations de tout le village. La réhabilitation de l’Aev a coûté 20 millions Fcfa à l’Aberme. Pour le chef du village d’Iwoyé, Samson Biokou,c’est la première fois qu’un ministre de l’Energie foule le sol de cette localité enclavée du Bénin. Toutes choses qui témoignent de ce que Patrice Talon pense réellement au développement des coins les plus reculés du pays à travers le Pag. Ce générateur qui assure l’autonomie énergétique en permanence permettra à son équipe de travailler en toute quiétude la nuit, se réjouit le sous-brigadier Nicolas Adjagba, commandant de l’Ussf d’Iwoyé. Le premier adjoint au maire de Kétou, Vincent Odounéwou estime que la mise en service de cet ouvrage vient à point nommé afin d’aider les forces de sécurité à mieux faire leur travail, surtout face aux assauts répétés des voisins de l’Est. Il plaide pour l’extension du réseau électrique à tout le village. Le ministre de l’Energie dit avoir pris bonne note de cette doléance. L’électricité est un intrant majeur pour le développement, reconnait Jean-Claude Houssou avant d’inviter la population à bien entretenir les deux ouvrages. Le village d’Akpéchi dans la commune de Sakété a été la dernière étape de la tournée. Cette localité située à plus de 40 km du centre-ville a bénéficié d’un ouvrage photovoltaïque de 3,15 Kwc qui permet de pomper l’eau potable en remplacement du système archaïque à motricité humaine. D’un montant de 15 millions FCfa, ce système est composé de 10 modules solaires, une pompe solaire de 1,8 Kw-Ps 1800 Lorentz, une boite de contrôle et de commande automatique pour la pompe permettant d’alimenter un château d’eau de 30 m3 connecté à trois fontaines entièrement réhabilitées par l’Aberme. Le chef du village d’Akpéchi, Gilbert Ogoudélé, le maire de Sakété, Nestor Idohou et l’honorable Awahou Bissiriou, native de la commune, n’ont pas manqué d’exprimer toute leur reconnaissance au président Patrice Talon. Car, selon eux, cette infrastructure va améliorer le niveau de vie des populations ainsi que les activités génératrices de revenus. Le maire a invité la délégation ministérielle à aller plus loin en étendant le réseau électrique aux nombreuses autres localités encore en attente. Le directeur de l’Electrification rurale, Sylvain Sèkloka a exhorté les bénéficiaires à bien prendre soin des ouvrages, surtout les modules solaires qui sont des matériels très sensibles. Sèh Dan Orou Bara, conseiller technique à l’Electrification rurale et à l’efficacité énergétique du ministre de l’Energie, a insisté sur la sensibilité des ouvrages qui doivent être préservés contre tout acte de vandalisme afin de garantir la disponibilité de l’énergie et par conséquent de l’eau potable dans le village. Il a précisé que l’ouvrage a été réalisé sur instruction du président Patrice Talon pour réduire les peines de la population en matière d’approvisionnement en eau potable. Le conseiller technique Sèh Dan Orou Bara a tenu à faire cette précision pour montrer que le ministère de l’Energie n’est pas en train d’empiéter sur les attributions de celui en charge de l’Eau. « C’est une solution idoine que nous venons de trouver à cet ancien système à motricité humaine à travers la mise en place du pompage solaire », a-t-il souligné. Actualités 14 sept. 2020


Négociations Gouvernement-Syndicats: La 1re session ordinaire 2020 ouverte
Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, accompagné d’autres membres du gouvernement dont la ministre du Travail et de la Fonction Publique, Adidjatou Mathys, a tenu avec les centrales et confédérations syndicales, la première session ordinaire de la Commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives gouvernement-syndicats au titre de 2020. La rencontre a eu lieu, vendredi 11 septembre dernier, à Cotonou. Les responsables des centrales et confédéra-tions syndicales étaient face aux membres du gouvernement, vendredi 11 septembre. C’est la première fois que les deux partenaires se retrouvent en tête-à-tête au cours de cette année pour débattre de plusieurs points, coronavirus oblige. Pour cette première rencontre, cinq points sont à l’ordre du jour dont la préparation de la rentrée scolaire prochaine, le niveau de satisfaction des doléances des travailleurs, les questions relatives à l’évaluation des enseignants, l’avancement des agents de l’Etat et le paiement des arriérés salariaux. Dans son allocution d’ouverture de la séance, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané,rappelle les mesures sociales prises par le gouvernement pour atténuer les effets socio-économiques de la pandémie du coronavirus. Il cite, entre autres, la mise en place d’un plan de soutien au secteur productif qui comporte des mesures évaluées à 74 ,12 milliards francs Cfa, en faveur des entreprises formelles, des artisans et petits métiers de service de l’informel. Sans oublier le plan additionnel de soutien au secteur agricole de l’ordre de 110 milliards de francs Cfa adopté et mis en oeuvre. Ce faisant, pense-t-il, le gouvernement a répondu convenablement aux attentes des populations en cette période difficile et les facilités accordées ainsi que les ressources injectées ont permis de relancer les activités de plusieurs entreprises et de sauvegarder les emplois. Abdoulaye Bio Tchané se félicite des effets positifs que ces mesures prises par le gouvernement ont eus sur la vie sociale et l’économie nationale. Aussi, le ministre d’Etat a-t-il félicité les responsables des centrales et confédérations syndicales pour les efforts qu’ils ont déployés en respectant les orientations et les mesures édictées dans le cadre de la gestion globale de la pandémie du Covid-19. « Vous avez donné la preuve de votre disponibilité à accompagner le gouvernement dans cette riposte, notamment en ce qui concerne la reprises des cours dans les écoles, collèges et universités », a-t-il déclaré. Après le ministre d’Etat, le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), Nagnini Kassa Mampo, est intervenu. S’en est suivie la validation de l’ordre du jour. Après plus de deux heures de discussions, les deux parties ont suspendu la séance qui sera reprise à une date ultérieure. Aucune déclaration n’a été faite à la presse à l’issue de cette première séance des négociations. Par Adia Axelle LEGBA & Alégria NASSARA (Stags.) Actualités 14 sept. 2020


Négociations gouvernement-confédérations syndicales : « Les dispositions classiques habituelles prises pour une rentrée effective », confie Anselme Amoussou
Le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin) a fait le point des négociations entre le gouvernement et les confédérations et centrales syndicales, tenues, vendredi 11 septembre 2020. Selon Anselme Amoussou, le gouvernement est dans la dynamique d’une rentrée scolaire apaisée. Les points débattus au cours de cette rencontre entre le gouvernement et les confédérations et centrales syndicales sont entre autres le point de la préparation de la rentrée scolaire 2020-2021, le niveau de satisfaction des doléances des travailleurs, les questions relatives à l'évaluation des enseignants, l’avancement des agents de l'État et le paiement de leurs arriérés de salaire. « On retient des interventions des ministres de l'Éducation que les dispositions classiques habituelles sont prises pour une rentrée effective. À savoir les mutations, les nominations qui sont déjà validées par le Conseil national de l’Education et qui seront affichées sous peu », informe Anselme Amoussou, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin). Il y ajoute les différentes primes de rentrée qui sont déjà positionnées pour être payées aux enseignants dont les journées pédagogiques sont prévues pour les 17 et 18 septembre 2020. Appréciant ces dispositions prises par le gouvernement, Anselme Amoussou a martelé que les organisations syndicales ont pris acte et ont déploré le retard dans la parution des actes de mutation et de nomination. Rappelons que relativement aux subventions allouées aux établissements, le gouvernement compte payer 25 % aux écoles avant la rentrée. Education 12 sept. 2020


L’accès à la terre au Bénin: Un chemin de croix pour les femmes de Toviklin
Parler de l’accès des femmes à la terre à Toviklin (158 km de Cotonou) est un exercice risqué. Dans cette commune du département du Couffo au sud-ouest du Bénin, intimidations, résignation et conservatisme piétinent les droits fonciers des femmes. A Toviklin, Juliette Oké est une célébrité. La soixantaine révolue, elle se compte parmi les rares exemples de réussite féminine de la localité. A son actif, un orphelinat et plusieurs hectares de terres cultivables dont les bénéfices lui permettent de subvenir aux besoins de ses cinq enfants. Un rôle qu’elle assume fièrement depuis le décès de son mari en 2015. Cette femme ne jure que par l’agriculture : « C’est grâce à l’agriculture que j’assure l’éducation de mes enfants. L’aîné et le cadet sont déjà dans la vie active, le troisième est titulaire d’un doctorat. Le quatrième et le benjamin sont au cours secondaire ». Pour en arriver là, il lui a fallu 39 années de labeur avant de disposer de ses propres domaines. Si la présidente du groupement des femmes de Toviklin se complaît dans sa situation actuelle, elle doit aussi son ascension à son feu beau-père qui lui a offert une portion de terre en héritage. Elle tutoie le million par récolte. Son rêve, porter son chiffre d’affaires à vingt-cinq millions de F Cfa d’ici 2025 pour un minimum de 10 hectares cultivables. Sodji Wènivo, agricultrice originaire de Koudahoué, village de Lokogba, commune de Lalo (environ 130 km de Cotonou), se bat vaille que vaille pour emboîter le pas à Juliette. Depuis que cette dame analphabète a cerné le principe d’égalité homme-femme dans le domaine de l’accès à la terre, elle fait feu de tout bois pour avoir sa part de l’héritage foncier de son feu père. Mais combien sont-elles, les femmes agricultrices, à disposer de la vraie information et à avoir le courage de revendiquer leurs droits ? A Toviklin, les deux exemples précités font difficilement école. Plusieurs agricultrices de la localité s’efforcent à leur emboîter le pas, mais leur ambition se heurte à des réalités qui les maintiennent dans la vulnérabilité. Réprimande et résignation sont leur lot quotidien. Menaces de mort Le regard évasif, les yeux larmoyants, Sèwa Nongan, la quarantaine, raconte sa mésaventure. Elle explique comment son frère aîné use de méchanceté pour lui arracher le périmètre qu’elle cultive depuis une dizaine d’années. Actuellement, elle y a semé du haricot, de l’orange, de la pomme sauvage et du manioc. Ce domaine situé à Hlassamè, commune de Lalo, appartenant à son feu père, lui est interdit d’accès par son frère. Elle est sommée de dégager, si elle tient à sa vie. Elle n’a eu l’information de la vente multiple du domaine que deux mois auparavant. Toutes ses démarches en direction du commissariat de la localité pour l’aider à récupérer son bien ont été infructueuses. La situation de Sèwa Nonga dénote le quotidien des agricultrices de Toviklin. Plusieurs structures de la place s’investissent pour redonner le sourire aux victimes, mais les lignes peinent à bouger. « Nous observons une injustice notoire en matière de succession dans le rang des femmes analphabètes. Même pour réclamer leurs droits, c’est quelqu’un d’autre qui doit leur écrire leurs préoccupations avec parfois le risque que le texte rédigé ne soit pas fidèle aux préoccupations exprimées », témoigne Hortense Anissey Oké, présidente de Edi-Ong, une structure qui promeut le genre, l’adolescence et l’enfance. Jacques Nagonou, président de l’Union communale des coopératives des transformatrices de manioc en gari et ses dérivés de la commune de Toviklin, porte bien cette casquette. « J’ai été porté à la tête de cette union composée de 35 coopératives et près de 2000 membres, réparties dans les sept arrondissements de la commune, à cause de l’analphabétisme des femmes», confie-t-il. Du fait de l’analphabétisme, certaines victimes ignorent les structures auxquelles elles doivent recourir. Les moins averties offrent des pots-de-vin dans les administrations non compétentes dans l’espoir d’obtenir assistance et justice. Hélas ! Le manque de suivi des dossiers liés au foncier au niveau desdites administrations en rajoute à la misère des femmes. La moyenne de plaintes que recense l’Ong Edi seule, témoigne du drame qui frappe les femmes : minimum soixante par an. Le tribunal de conciliation de Hlassamè, qui œuvre pour redresser la pente doit être sur le qui-vive permanent. « Il faut être mentalement et spirituellement fort pour ne pas céder aux menaces des hommes. Nous pesons de tout notre poids pour combler les attentes des victimes dont les dossiers ne dépassent pas nos capacités. Nous référons les autres au Tribunal de première instance de Lokossa à 48 km de Toviklin », confie Madeleine Kigninnou, présidente de cette instance de conciliation chargée de désengorger les tribunaux du Mono-Couffo, des dossiers liés au foncier. Elle enregistre en moyenne six plaintes de femmes par mois. Malgré les pesanteurs, elle garde l’espoir que le combat pour l’accès des femmes au foncier n’est pas une cause perdue. A Toviklin, la terre appartient aux hommes Dans le département du Couffo au Bénin, les femmes peinent à accéder à la terre, victimes d’une tradition qui résiste au temps. Toviklin, une commune du département ne fait pas exception à cette regrettable mentalité. « La tradition est foncièrement contre le partage de la terre à la femme », se résigne Eloïse Ghossou, ancienne conseillère communale de Toviklin. Cette institutrice, elle aussi victime, puise son courage dans son niveau d’étude. Orpheline à l’âge de six ans, elle a usé de stratégie pour cacher les conventions de vente des parcelles de son feu père à ses frères, quand elle est devenue majeure. Pour l’heure, elle retient son souffle en espérant que le prochain verdict attendu du juge depuis deux mois sera prononcé en sa faveur. « Les hommes sont prêts à nous fragiliser et même à nous ôter la vie à cause de la terre. J’ai le sentiment qu’on refuse de rendre justice à la femme, à cause de son sexe. Notre misère augmente en dépit de l’existence des lois. Les autorités font juste semblant de nous écouter », se lamente-t-elle. Le statut de sa majesté Adjignon Natabou, reine des Adja Fiokomènou, n’a pas permis pour autant d’inverser la tendance. Elle a vécu une expérience périlleuse bien qu’étant sur le trône depuis 10 ans. « Les difficultés d’accès des femmes à la terre sont une dure réalité socioculturelle à Toviklin. Les femmes se résignent. C’est dommage ! », se désole-t-elle. C’est tout un mythe qui entoure l’accès des femmes au foncier en pays adja (les villes du Mono-Couffo, dans le sud-ouest du Bénin). Les hommes estiment que quand la femme se marie, ses biens profitent à ses enfants et à son conjoint. Le mariage de la femme est souvent pris comme prétexte pour la priver de ses droits fonciers. C’est cette réalité que traduit Gilbert Togbonon, magistrat et par ailleurs auteur du Guide du foncier au Bénin, lorsqu’à l’occasion d’une formation des élus locaux en 2017, à Tori (40 km à l’ouest de Cotonou), il déclare : « En milieu rural, une catégorie de femmes ne sera pas propriétaire terrien à cause de l’héritage transmis ». Sa majesté Benjamin Hèlègbé Aïkpo, roi de Lalo, défend cette tradition : « On ne peut pas partager équitablement l’héritage foncier à la femme et l’homme, conformément aux textes. C’est une aberration ! Sur six parcelles par exemple, la femme peut hériter de deux et l’homme de quatre. C’est l’homme qui perpétue la succession et non la femme. Or, la terre ne grandit pas ». Cela dénote une certaine «chosification» de la femme comme le dénonce la présidente de l’Ong Edi, Hortense Anissey Oké : « La femme elle-même est considérée comme un héritage de sa belle-famille après le décès de son mari ». Pour inverser la tendance, il urge que les chefs traditionnels soient édifiés sur les droits de la femme et acceptent qu’un ordre nouveau soit installé. Et surtout, les femmes elles-mêmes doivent prendre conscience des avantages que leur confère la loi. Telle est, du moins, la position de Huguette Bokpè Gnacadja, avocate au Barreau de Cotonou. « Tant que les discriminations observées à l’égard des femmes persisteront, avec leur lot de violences et autres privations, en dépit des sensibilisations, elles seront toujours confrontées aux difficultés », tranche-t-elle. Pour le moment, le statu quo persiste. Des obligations et pas des droits Sur une population de 88 611 habitants selon le dernier recensement de la population réalisé par l’Institut national de la Statistique et de l’Analyse économique, en 2013, les femmes de Toviklin représentent environ 75 % de la main-d’œuvre agricole locale. Elles sont à jour de leurs obligations, mais privées de leurs droits. « Les femmes constituent la majorité de ceux qui payent leurs taxes sur les produits agricoles. Elles contribuent pour une part importante à l’accroissement de l’économie locale », reconnait Rigobert Tozo, maire de Toviklin. Pour autant, la mairie ne dispose pas encore d’une cellule genre capable de se pencher convenablement sur les disparités entre hommes et femmes dans le domaine foncier. Plus embarrassant, le Plan de développement communal 2015 de la localité est muet sur les priorités à accorder aux paysannes confrontées aux problèmes domaniaux, même si la mairie organise les femmes en groupements. Un paradoxe tout de même : les femmes du Couffo sont réputées pour leur rôle de « chef de famille », dévolu aux hommes selon la plupart des traditions béninoises. En fait, elles travaillent la terre pour nourrir enfants et maris. Toutefois, l’heureux du foyer que la femme considère comme son « dieu », l’aide à gérer son budget et son économie. Avec cette situation qui procure au mari, le beurre et l’argent du beurre, ce n’est pas demain que la femme sera rétablie dans son droit au foncier. Pour le moment, les femmes se résignent ou tentent des règlements à l’amiable pour échapper à la foudre de leur communauté. La Justice à la rescousse Les inégalités qui touchent les femmes découlent en partie de leur ignorance du droit successoral. « Quand la femme a la volonté de porter plainte, elle n’a pas les moyens financiers de payer un avocat et elle ne sait pas non plus que les lois font obligation à l’Etat d’en mettre un à sa disposition. D’autres ne savent même pas qu’elles ont le droit de porter plainte », déplore Hortense Anissey Oké, présidente de ‘’Edi Ong’’. Abel Gbètoénonmon, économiste et coordonnateur régional de ‘’Afrique performance’’, s’en offusque : « la mise en application des normes juridiques est encore loin d’être une réalité. N’ayant pas assez de revenus pour acheter de terrain, les femmes se trouvent dans des options éphémères et fragiles qui ne leur garantissent pas une sécurité foncière durable ». Par manque de propriété foncière, les agricultrices troquent leur force productive contre des terres cultivables auprès des propriétaires terriens, partageant ainsi les récoltes avec ces derniers en contrepartie de la superficie obtenue. Pour l’heure, la mairie de Toviklin peine à trouver une solution durable pour les soulager. « La loi ne distingue pas les femmes. La justice a sa manière de conduire les affaires domaniales. Nous réfléchissons aux instances de décisions locales à installer dans le cadre de ces affaires pour soulager les femmes », tempère Rigobert Tozo, maire de la localité. Toutefois, le magistrat Gilbert Togbonon tente de relativiser. « L’interprétation que font les gens de la décision du juge en matière foncière est plutôt biaisée. Chacun est libre de saisir le tribunal en cas de contentieux domaniaux. Les gens peuvent interjeter appel en cas de non satisfaction de la première décision rendue par le premier juge comme ils peuvent se pourvoir en cassation en cas de non satisfaction de l’appel », se défend-il. Ces procédures sont un supplice pour les victimes, notamment analphabètes et privées de leurs droits fonciers. En attendant, les sections villageoises du foncier de la localité s’emploient à leur manière à réduire les discriminations à leur égard. Apparemment, il leur faudra plus d’efforts pour corriger le tir. Au terme de l’article 2, alinéa d, les Etats parties à la Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (Cédef), s’engagent à « s’abstenir de tout acte ou pratique discriminatoire à l’égard des femmes et faire en sorte que les autorités publiques et les institutions publiques se conforment à cette obligation ». Cet engagement demeure un vœu pieux au Bénin, notamment dans le domaine de l’accès des femmes au foncier. Si le Code foncier et domanial permet aux femmes d’aller vers les mairies pour bénéficier de l’exploitation d’une terre, celle de Toviklin ne semble pas être encore dans cette dynamique. Louise Ayilara, présidente de la Plateforme nationale des agricultrices du Bénin, et sa majesté Reine Adjignon Natabou prônent la sensibilisation de la jeunesse féminine pour réduire les discriminations liées à l’accès des femmes au foncier. Mais cette option n’est pas si aisée, en raison du mariage précoce en pays adja, qui prive malheureusement des centaines de femmes de leur droit foncier. C’est pourquoi, Me Huguette Bokpè Gnacadja propose que les pouvoirs publics agissent sur les pesanteurs sociales, économiques, politiques auxquelles les femmes sont confrontées dans l’exercice de leur pouvoir de décision et de négociation en milieu rural en vue de réduire leur dépendance financière à l’égard des hommes. C’est à travers la résolution A/RES/62/136 du 18 décembre 2007 que l’Assemblée générale des Nations Unies reconnaît le « rôle et l’apport décisifs des femmes rurales, notamment autochtones, dans la promotion du développement agricole et rural, l’amélioration de la sécurité alimentaire et l’élimination de la pauvreté en milieu rural ». Les fruits tardent à tenir la promesse des fleurs. Le respect de la loi, ainsi que la sensibilisation à grande échelle et de façon continuelle demeurent des armes efficaces pour infléchir les tendances lourdes qui pèsent sur l’accès des femmes à la terre depuis des décennies au Bénin. Reine Adjignon Natabou renchérit : « Les lois ne sont pas vulgarisées. Le pourcentage de femmes qui obtiennent gain de cause en justice dans le cadre des problèmes domaniaux est très faible. Par peur de représailles, les victimes refusent de recourir à la justice, car il n’existe pas un accompagnement psycho-social pour les aider à supporter le flot des insultes et réprimandes à l’issue des procès ». -------------------------------- Déséquilibre ------------------------------- Selon un rapport du Cabinet Sydel sur l’accès des femmes à la terre pour le compte de la Fondation Konrad Adenauer, les hommes accèdent à la terre par des moyens qui leur confèrent des droits plus stables comme l’héritage (à hauteur de 80 %) et l’achat (à hauteur de 65 %). En revanche, les femmes y accèdent par des modes qui leur confèrent des droits fragiles et peu durables tels que la location (à hauteur de 59 %) et l’emprunt (à hauteur de 78,1 %). Dans la pratique, les femmes n’héritent de la terre qu’à hauteur de 2 %, ne l’acquièrent qu’à hauteur de 15 % tandis que 34 % de leur occupation de la terre provient de la location, 47 % de l’emprunt et 5 % du métayage. Ce constat illustre le quotidien des femmes face à la jouissance de leurs droits fonciers bien que la législation béninoise leur confère les mêmes droits qu’aux hommes hommes.   Société 12 sept. 2020


Création d’un établissement public à caractère intercommunal: Pour le développement commun de Malanville et Karimama
L’évaluation de la mise en œuvre des actions en vue de la création d’un Etablissement public à caractère intercommunal (Epci) entre Malanville et Karimama était, mardi 8 septembre dernier, au centre d’un atelier. Organisée à Malanville par l’Association pour la promotion de l’intercommunalité dans le département de l’Alibori (Apida), la rencontre a été présidée par la direction de la Promotion du développement local et de la Coopération décentralisée du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Les communes de Malanville et de Karimama s’apprêtent, à travers la création d’un Etablissement public à caractère intercommunal (Epci), à oeuvrer en commun en vue du développement dans bien de domaines ou secteurs d’activités. C’est au niveau de la Communauté d’intérêt de la Vallée du Niger (Civn) devenue la Communauté des communes de la Vallée du Niger (Ccvn). L’Association pour l’intercommunalité des communes du département de l’Alibori (Apida) a initié, mardi 8 septembre dernier à Malanville, un atelier pour procéder à l’évaluation des actions entreprises afin que le processus prenne définitivement corps. Le maire de Malanville, Guidami Gado, n’a pas caché ses espoirs par rapport au profit que sa commune et celle de Karimama pourraient tirer de ce processus. Selon lui, son aboutissement permettra à ces deux communes de dynamiser leur union autour d’intérêts communs susceptibles de les faire avancer d’autant qu’elles partagent plusieurs ressources endogènes. En attendant, les deux communes s’engagent à faire de la vallée du Niger un territoire de référence en matière de production de riz, maraîchère, animale et halieutique. Elles espèrent assurer le désenclavement de ses localités, puis valoriser et contribuer à leur rayonnement sur les plans culturel, social et économique. Leur ambition est également de développer les potentialités touristiques de la vallée du Niger. Les travaux de l’atelier ont consisté en la présentation des modalités de création des Epci, notamment les dispositions clés de la loi et de son décret d’application. Ce fut également l’occasion pour fixer les participants sur le niveau atteint par la Civn dans le processus de création de l’Epci. La validation des compétences à transférer à l’établissement en création puis de la feuille de route pour la suite du processus n’a pas été occultée. Outre les maires Guidami Gado de Malanville et Soulé S. Issifou de Karimama, la rencontre a connu la présence d’autres élus et des cadres techniques des deux communes. Société 11 sept. 2020


Axe Guéné-Karimama: La rupture d’un pont en rajoute au calvaire des usagers
Un des ponts érigés sur l’axe Guéné-Karimama risque de céder si rien n’est fait de toute urgence. Descendu sur les lieux, avec le préfet de l’Alibori, le directeur départemental des Transports du Borgou et de l’Alibori, Herman Hervé Gbédji, rassure que des dispositions sont prises pour éviter le pire et permettre son franchissement à certains usagers. Par ces temps de pluies, emprunter la voie Guéné-Karimama est un véritable chemin de croix pour les usagers qui, pour parcourir les 43 km qu’elle fait, devaient mettre près de 2 heures d’horloge à moto et plus de 3 heures en véhicule, pour celui qui ne la maîtrise pas. A ce calvaire qu’ils enduraient, est venu s’ajouter l’affaissement d’un ouvrage de franchissement, depuis quelques jours, sur le fameux axe. Il s’agit, précise le directeur départemental des Transports du Borgou et de l’Alibori, Herman Hervé Gbédji, du pont PK 0 + 500 situé à 500 m de Guéné. L’ouvrage, détaille-t-il, se trouve dans un état de rupture. « Il y a des appuis du pont qui se sont affaissés. Il en est de même pour son tablier qui a cédé », a indiqué le directeur Herman Hervé Gbédji. « C’est une situation qui ne date pas d’aujourd’hui. C’est un pont que nous surveillons de près. Avec les dernières pluies, sa dégradation s’est accentuée », a-t-il expliqué. Sur le terrain, outre le pont, le préfet de l’Alibori, Mohamadou Moussa, et le directeur départemental des Transports du Borgou et de l’Alibori, Herman Hervé Gbédji, se sont aussi préoccupés de la route qui se trouve dans un état de dégradation très avancé. « Au regard du niveau de dégradation constaté, nous avons pris des dispositions pour interdire l’accès du pont aux gros porteurs. C’est en mettant des barrages de part et d’autre de l’ouvrage défectueux», a informé le directeur. Pour la réfection de l’ouvrage, rassure-t-il, des réflexions sont en cours depuis longtemps. Par rapport à la voie proprement dite, le fleuve sorti de son lit au niveau des localités de Sakawa-Zénon et de Karigui, l’a traversée. C’est un phénomène qui, fait observer le directeur, se produit chaque année. Une situation dont on tiendra compte lors de l’aménagement de l’axe, a-t-il promis. Dans le cadre du programme pluriannuel d’entretien courant mécanisé, aussitôt la fin des pluies, il sera procédé à son reprofilage, pour soulager ses usagers. Société 11 sept. 2020


Identification des personnes au Bénin: La stratégie nationale au cœur d’une rencontre des experts
L’Agence nationale d’identification des personnes organise, du 9 au 12 septembre à Grand-Popo, dans le Mono, une rencontre des experts pour l’élaboration des documents de stratégie nationale d’identification des personnes sur la période 2020-2025. Le gestionnaire-mandataire de l’agence, Cyrille Gougbédji, a procédé, hier jeudi 10 septembre, au lancement officiel des travaux. Doter le Bénin d’une vision et d’une stratégie claires dont les documents précisent les objectifs ainsi que les intrants de mise en œuvre, en matière d’identification des personnes, telle est la mission assignée aux participants à l’atelier organisé par l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). Les travaux qui vont se poursuivre jusqu’au 12 septembre prochain à Grand-Popo, dans le département du Mono, mobilisent l’attention du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, du ministère des Affaires étrangères, de celui en charge du Plan et du Développement et de plusieurs structures spécialisées impliquées dans la gestion de l’état civil. C’est le cas notamment des officiers de la Police scientifique, des responsables de la direction de l’Emigration et de l’Immigration, et de ceux des opérations d’envergure telles que le Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip), qui sont tous conviés aux débats. En donnant le top des travaux, le gestionnaire-mandataire de l’Anip souligne que la sélection des participants, au regard de leurs savoir et savoir-faire au niveau de leurs administrations respectives, vise à mettre le système de l’identification des personnes au service de l’inclusion, de la facilitation d’accès aux services et du renforcement du capital humain. S’il n’est un secret pour personne que le gouvernement ambitionne de faire du Bénin une plateforme de services numériques, le gestionnaire-mandataire de l’Anip, Cyrille Gougbédji, estime que l’identification fiable des personnes et, à une seule source, constitue une importante contribution à l'atteinte de cet objectif. Elle peut favoriser, par ailleurs, selon lui, la prise en compte efficace des populations dans les programmes d’accès aux services sociaux de base. En clair, pour le gestionnaire-mandataire de l’Anip, il est nécessaire de doter le Bénin des documents, de gouvernance de l’identification des personnes indiquant la vision, les objectifs, les axes stratégiques voire la planification des interventions de l’Etat et des autres acteurs pour les années à venir. Appréciant l’initiative de cette rencontre, le commissaire divisionnaire Emmanuel Tonoukouen, promu à la tête de la Police scientifique, estime qu’elle vient à point nommé. En ce sens, poursuit-il, que l’atelier va se pencher sur l'existant en matière de gestion de l'état civil et du système d'identification des personnes pour l'étudier de façon à diagnostiquer les dysfonctionnements en vue de les exploiter comme des opportunités. Au sortir de cet atelier, le système connaîtra de grandes avancées. « Nous allons désormais ajouter la nouvelle technologie afin que l'identification de la personne ne soit plus seulement la chose des données à caractère personnel», appuie le fonctionnaire de la Police républicaine avant de donner plus de précisions : « On va associer désormais la biologie, le numérique et la dactyloscopie pour faire un système global dans un environnement d'inter fonctionnalité ». En somme, retient le commissaire divisionnaire, « tout ceci va permettre de corriger toutes les erreurs du passé ». Actualités 11 sept. 2020


Interprofession karité du Bénin: Les activités de la plateforme lancées
Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, accompagné de trois autres ministres, a procédé, ce jeudi 10 septembre, à Cotonou, au lancement officiel des activités du premier bureau de l’Interprofession karité du Bénin (Ikb). Cet acte fait suite à l’élection des membres du conseil d’administration de cette plateforme à l’issue de l’assemblée générale constitutive ayant regroupé toutes les familles de la filière, mercredi dernier. L’heure de l’émergence de la filière karité au Bénin a sonné. Plus que jamais, les acteurs, tous ensemble, avec l’accompagnement du gouvernement et des partenaires techniques et financiers notamment le Parasep, sont décidés à sortir le karité béninois de l’ornière et à faire de cette filière, l’un des leviers importants de l’économie nationale, tel que stipulé dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). Dans cette optique, et à la suite de la création de l’Interprofession karité du Bénin (Ikb), mercredi dernier, au cours de l’assemblée générale constitutive, les membres du conseil d’administration de l’interprofession ont été installés, hier jeudi, par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement. Pour la circonstance, Abdoulaye Bio Tchané était accompagné du ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, de son collègue du Commerce et de l’Industrie, Alimatou Shadiya Assouman, et du ministre des Petites et moyennes entreprises, Modeste Kérékou. S’adressant à l’assistance, Gilles Adamon, premier président du conseil d’administration de l’Ikb, salue la détermination de ses pairs, qu’ils soient producteurs, transformateurs, acheteurs, exportateurs, etc., à sortir cette filière des sentiers battus. Ceci, à travers, entre autres, la création des associations professionnelles et de l’Interprofession karité du Bénin. Après avoir listé une partie des défis à relever dans ce secteur, Gilles Adamon reconnaît l’immensité de la tâche assignée à son équipe. Mais il reste convaincu qu’ensemble avec toutes les familles d’acteurs de l’Ikb, ces défis seront relevés, un par un. C’est également le vœu des principaux partenaires techniques et financiers à savoir l’Union européenne (Ue) et l’Agence française de développement (Afd). Leur représentant Ruben Alba Aguilera pense que le fait de rassembler et intégrer tous les acteurs de la filière apporte déjà plus de maturité et offre la possibilité de travailler d’une manière renforcée et plus cohérente sur les différents maillons de la chaîne. Le ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, revient sur les ambitions du gouvernement pour la filière karité, qui nécessitent une organisation des familles d’acteurs. Il rappelle, à l’occasion, que le karité est érigé au rang de filière émergente par le Pag. A présent, ajoute-t-il, le gouvernement attend de l’équipe de l’Ikb « un programme pluriannuel bien défini, en adéquation avec les objectifs fixés par le gouvernement et assorti d’un chronogramme d’activités clair ». «...Ensemble nous devons réussir le challenge d’une filière karité forte et dynamique au service de toutes les familles d’acteurs. C’est la seule condition pour que le karité contribue davantage au développement de l’économie de notre pays», souligne le ministre d’Etat. Abdoulaye Bio Tchané rappelle également que le gouvernement rêve de développer la filière karité comme il le fait pour le coton et d’autres produits. Depuis ce jeudi donc, l’instance dirigeante de l’Ikb est officiellement installée et les activités de l’interprofession sont lancées par la même occasion. Aussi, l’avènement de l’interprofession sonne le glas de l’Association karité Bénin (Akb). A l’instar de l’ananas et autres, la filière karité bénéficie du soutien du Projet d’appui au renforcement des acteurs du secteur privé (Parasep) financé par l’Union européenne (Ue) et l’Agence française de développement (Afd) puis mis en œuvre par le ministère du Plan et du Développement. Société 11 sept. 2020


Soutien des Fonds et Banques arabes au développement du Bénin: 302 milliards injectés dans les infrastructures routières
La coopération entre le Bénin et les Fonds et Banques arabes va de mieux en mieux et ce, depuis l’avènement du président Patrice Talon. La dextérité managériale du chef de l’Etat et l’expertise technique de son chargé de mission Zul Kifl Salami ont permis de décrocher d’importants financements pour le développement du Bénin. Seulement dans la construction d’infrastructures routières et la mise en œuvre de grands travaux d’aménagement, le Bénin a déjà bénéficié d’un décaissement de 302 milliards de francs Cfa des Fonds et banques arabes. Partenaires constants, les Fonds et banques arabes sont un soutien de taille pour le Bénin dans sa marche résolue vers le développement. La coopération entre le Bénin et les Fonds et Banques arabes est jalonnée par de nombreux financements, en l’occurrence dans le domaine des infrastructures. Il s’agit de financements concessionnels, de longue maturité notamment entre 20 et 30 ans, avec des taux d’intérêt relativement faibles. Convaincus de ce que le développement d’un pays doit également passer par la construction d’infrastructures et l’aménagement du territoire, les partenaires arabes ont financé la réalisation de grands travaux au Bénin. On peut citer entre autres acquis de cette coopération, la première et la deuxième extension du Port autonome de Cotonou, l’emblématique Barrage hydroélectrique de Nangbéto, la Cimenterie du Bénin (CimBénin), la route Savalou – Djougou – Porga, la route Parakou – Djougou… C’est sans oublier le bitumage de la route Dassa – Savè – Parakou (avec une bretelle sur la sucrerie de Savè); un axe dangereux qui autrefois constituait le circuit de la mort. Aujourd’hui, mieux qu’hier, les Fonds et banques arabes appuient le Bénin avec l’assurance que les financements auront l’impact escompté pour la croissance économique du pays. En effet, le concours indéfectible et sans cesse renouvelé des Fonds et Banques arabes n’est pas un coup de chance. C’est le fruit du tandem Patrice Talon, dont le leadership, la vision et la méthode séduisent les partenaires arabes, et son chargé de mission Zul Kifl Salami, dont le dynamisme, le professionnalisme et l’expérience rassurent. L’intervention du chef de l’Etat, traduite par son chargé de mission Zul Kifl Salami, se décline sur deux registres : déterrer et réactiver les projets d’infrastructures dormants pour leur donner vie jusqu’à leur point d’achèvement d’une part, et d’autre part initier et encadrer en temps réel des nouveaux financements. « Tout se fait sous l’égide du chef de l’Etat. C’est lui qui impulse. Le président Patrice Talon a été l’amplificateur, celui qui a donné un coup d’accélérateur à la coopération entre les Fonds et Banques arabes et le Bénin, pour l’obtention de résultats concrets de développement. C’est un leader particulier qui joue un rôle central dans la mobilisation des ressources», fait savoir Zul Kifl Salami, chargé de mission du président de la République. Des fruits du leadership éclairé du chef de l’Etat ! Dès son accession au pouvoir, le président Patrice Talon a donné des orientations pour une gestion axée sur les résultats. Les partenaires arabes ont très tôt compris que leurs investissements seront désormais utilisés à bon escient et de façon rationnelle. C’est pourquoi, les Fonds et Banques arabes ont accompagné le président Patrice Talon dans la concrétisation de grands projets d’infrastructures en souffrance. C’est le cas de la route Kandi – Sègbana – Frontière du Nigéria financée intégralement par les Fonds et Banques arabes depuis 2005, qui a été relancée et bien exécutée sous le régime actuel. D’un coût de 35 milliards 569 millions de francs Cfa, cette route est un axe stratégique dans les relations commerciales entre le Bénin et le Grand voisin de l’Est, le Nigéria. Il en est de même de la route Banikoara – Kérémou -Frontière du Burkina Faso financée à hauteur de 22 milliards 958 millions 495 mille francs CFA par la Banque islamique de développement et de la route Tchaourou – Bétérou – Frontière du Nigeria financée à hauteur de 43 milliards 325 millions 959 mille 850 francs Cfa et qui a connu de gros blocages dont le dénouement n’a été rendu possible que par l’engagement et la détermination du chef de l’Etat. Dans la réalisation de la route Tchaourou – Bétérou, le pont de l’Okpara a reçu une attention particulière. En effet, pour se rendre à l’école, les enfants devaient traverser l’Okpara, un cours d’eau dangereux qui occasionnait fréquemment des drames, notamment des noyades répétées d’écoliers. Profondément ému, le chef de l’Etat s’est montré très engagé dans la réalisation de ce pont pour soulager les populations riveraines en général et les enfants en particulier. L’on ne saurait occulter le projet de pont sur le Mono, d’un coût de plus de 6 milliards, financé exclusivement par la Badéa avec une contrepartie du gouvernement. Ce projet a un caractère régional car ce pont constitue un trait d’union entre le Togo et le Bénin, facilitant les échanges, des biens et services sur les deux rives du fleuve. Entamée depuis 2012, la construction de ce pont a connu une vitesse de croisière sous le régime de Patrice Talon. Parmi les projets d’infrastructures routières financés par les Fonds et banques arabes et qui connaissent une meilleure exécution depuis l’avènement du président Patrice Talon, il y a également le projet de construction et de bitumage de la route Banikoara – Kérémou – Frontière du Burkina, financé par la Bid en 2014 et d’un coût d’environ 23 milliards ; ainsi que le projet de bitumage de la route Ouidah – Allada avec une bretelle à Pahou – Tori, financé depuis 2010 par le Fonds d’Abu Dhabi et le Fonds Koweïtien pour des montants respectifs de 4 714 405 690 de francs Cfa et 6 649 677 000 de francs Cfa, un projet qui sera achevé en 2017 par le Régime de Patrice Talon. Outre ces infrastructures routières, le président Patrice Talon s’est également intéressé aux grands travaux d’aménagements côtiers dont la première phase, d’un coût de 35 milliards, a été financée par les Fonds et banques arabes. Le chef de l’Etat a apporté des modifications significatives au projet de protection de la côte contre l’érosion et mobilisé des financements pour l’exécution de la deuxième phase de ce projet. En effet, la première phase achevée en 2015 n’a pas comblé les attentes. Le linéaire côtier récupéré d’un côté était compensé par une érosion de la côte de l’autre côté. Prenant la mesure du danger qui plane sur l’architecture côtière, le président Patrice Talon a commis un Bureau d’études de grande notoriété pour une évaluation approfondie de la phase 1. Les résultats de cette expertise ont permis de lancer la phase 2 suivie par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, et sous l’œil vigilant du chef de l’Etat. Pour sauver la côte, il a fallu actualiser les études et trouver du financement. Ces deux initiatives ont trouvé solutions grâce à l’engagement du chef de l’Etat : le Bureau d’études Bel Air a été commis et une Banque hollandaise a accordé le financement pour la phase 2 qui aura coûté environ 50 milliards. « Les travaux ont été résolument engagés. La restitution de la plage a été enclenchée et les résultats sont aujourd’hui visibles en temps réel. C’est le chef de l’Etat qui a sauvé la côte. Cette vigilance du président a permis, sur un autre plan, de réactiver la vocation touristique de la côte. Ainsi, le grand projet inédit de construction d’une station balnéaire à l’image de la célèbre station balnéaire de Bali en Indonésie, est sortie du rêve pour devenir réalité, un des jalons du pilier touristique du Programme d’action du gouvernement », explique Zul Kifl Salami, la main opérationnelle du chef de l’Etat auprès des partenaires arabes. Ténacité et détermination Dans la négociation avec les Fonds et banques arabes, le chargé de mission du chef de l’Etat Zul Kifl Salami fait preuve d’une grande ténacité pour décrocher les financements attendus. La tâche n’est pas souvent facile, face à des partenaires très stricts et rigoureux dans la gestion de leurs finances. Sur certains projets, le chargé de mission Zul Kifl Salami a dû engager de douces batailles. C’est le cas du projet de réhabilitation et de bitumage du Corridor Cotonou – Niamey (axe Berebouay – Malanville 169,4km). « S’il y a un projet dont je me souviendrai encore longtemps dans mes fonctions au sein de la Bid, c’est bien celui-là. Cet axe routier relie le Bénin au Niger, il traverse la zone cotonnière, plusieurs zones de grandes productions agricoles et d’élevage, il constitue une voie d’accès au parc W dans le Nord Bénin. Le financement accordé par la Bid et le Fonds de l’Opep s’élève à 75 milliards dont 65 milliards pour la Bid seule », confie Zul Kifl Salami, chargé de mission du chef de l’Etat. Puis il témoigne : « D’abord, nous avons aux côtés du chef de l’Etat, procédé à l’encadrement du projet, depuis la collecte des données de base, la pré-évaluation jusqu’à l’évaluation. Mais la vraie difficulté inattendue, c’était le Conseil d’administration du 25 décembre 2017. Inscrit à l’ordre du jour de cette session, dans un lot de 14 projets pour 14 pays, le projet porté par le Bénin ainsi que les autres projets, étaient voués au rejet pur et simple ce jour-là. L’annonce a été faite d’emblée à l’ouverture du Conseil, par la haute direction de la Banque. C’était la fin de l’année et mon rêve était que le chef de l’Etat offre ce financement majeur comme son cadeau du Nouvel an aux populations riveraines. Vous imaginez quel était mon état d’âme à l’annonce du gel des 14 projets inscrits à l’ordre du jour. Qu’à cela ne tienne, j’ai alors décidé de me jeter dans la bataille et j’ai mené un des plus grands plaidoyers de ma carrière à la Bid. Argumentaire sur argumentaire, suspension de séance sur suspension, j’ai fini par renverser la décision. Le Conseil a décidé d’ouvrir les débats sur les 14 projets. Avec le soutien des collègues du Conseil, du président et du vice-président du département Opérations, le projet Berebouay – Kandi – Malanville a été approuvé. Un véritable parcours de combattant et un Ouf de soulagement », raconte Zul Kifl Salami. Il ajoute que l’accord de financement a été ensuite signé lors des Assemblées annuelles de la Bid tenues à Paris. Le chargé de mission du chef de l’Etat garde également un souvenir marquant du projet de bitumage de la route Akpro-Missérété – Kpédékpo, d’un coût de 14 milliards 698 millions 510 mille 666 francs Cfa. « Après avoir bouclé le financement, j’ai lancé les travaux de cet important axe routier de 85 km, corridor d’échanges entre le Bénin et le Nigéria, le 29 juin 2005. J’étais alors ministre d’Etat. La cérémonie de lancement a été majestueuse et emblématique, marquée par la présence effective de tous les rois de la Vallée de l’Ouémé… Mais c’est grâce à la détermination du président Patrice Talon que les travaux de ce projet ont pu être achevés », indique Zul Kifl Salami. Il importe de signaler que c’est dans le cadre de ce projet qu’a été construit le fameux pont de Tovadomé qui a fait l’objet d’un suivi particulier par le Régime de la Rupture et qui aura coûté plus de 4 milliards financés par la Bid. Actualités 10 sept. 2020


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