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Nouvelles

Homicide à Aplahoué: Une dame, enceinte de huit mois, retrouvée égorgée

Une dame qui portait un fœtus de huit mois, a été retrouvée, sans vie, baignant dans le sang, au petit matin du dimanche 3 décembre dernier dans la chambre conjugale.

Aux dires des témoins, la scène macabre s’est produite, dans la nuit du samedi au dimanche à Dékpo, un village d’Aplahoué dans le département du Couffo. La même source renseigne que la défunte a été égorgée, alors qu’elle se serait endormie avec son mari dans la chambre conjugale. A l’en croire, le corps sans vie récupéré a été confié aux agents de santé qui ont tenté sans succès d’extirper le fœtus.
D’autres sources proches de la compagnie de gendarmerie d’Aplahoué indiquent que le mari a pris la clé des champs. Mais il serait activement recherché, assure-t-on, au titre de premier suspect dans le cadre d’une enquête visant à démasquer les auteurs et à élucider les motifs de l’homicide?

Désiré C. VIGAN, A/R Mono-Couffo

Société 05 déc. 2017


Assemblée nationale: Plusieurs amendements au projet de loi de finances 2018 annoncés

La procédure d’étude du projet de budget général de l’Etat gestion 2018 suit son cours normal au niveau de la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Les députés ont démarré, ce lundi 4 décembre, la lecture à fond et le débat préliminaire général sur le fond du projet de loi de finances, après le défilé des ministres, des présidents d’institutions de la République, des acteurs de la Société civile, des confédérations et centrales syndicales, de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) et du Patronat, etc.

Les échanges se sont déroulés en présence du ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Cette lecture du projet de loi annonce le démarrage imminent des discussions sur l’ensemble du projet de budget général de l’Etat. Lesquelles vont démarrer ce mardi 5 décembre. Il est annoncé plusieurs amendements au projet de loi de finances. Des indiscrétions renseignent que les députés de la minorité parlementaire envisagent d’amender surtout certaines dispositions du projet de loi, surtout celles portant sur les mesures fiscales. Ils comptent déposer des amendements unifiés, informent les mêmes sources, eux qui ne pensent pas voter le texte tel qu’il a été transmis par le gouvernement. Leurs collègues de la majorité parlementaire ne manqueront pas non plus d’initier quelques amendements. Seulement, une chose est de proposer des amendements et une autre est qu’ils soient acceptés par le gouvernement en l’occurrence le ministère de l’Economie et des Finances. Ce qui appelle souvent de longues discussions entre le Parlement et l’Exécutif avant qu’un consensus ne soit trouvé. Ce n’est qu’après les discussions des amendements, que la commission budgétaire pourra boucler ses travaux avec l’adoption des rapports spéciaux et du rapport général définitif. Lequel rapport sera soumis à la séance plénière pour l’examen et l’adoption du projet de loi de finances gestion 2018.
Les députés de l’opposition parlementaire ont été outillés le samedi dernier à Cotonou pour comprendre les avantages et les inconvénients de certaines impositions et surtout les impacts des nouvelles mesures fiscales. La rencontre leur a permis d’être éclairés sur le dossier. La formation a été donnée aux députés par des experts du domaine de la fiscalité?

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 05 déc. 2017


Jeux universitaires du Bénin: Les fruits ont tenu la promesse des fleurs

La septième édition des Jeux universitaires du Bénin lancée le 21 novembre, ont pris fin, samedi 2 décembre 2017 au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou avec les finales jouées respectivement en football, basketball et handball. Les différents trophées et prix ont été remis aux équipes vainqueurs des diverses disciplines et aux joueurs méritants.

Pendant douze jours qu’ont duré les Jeux universitaires, les équipes engagées dans la compétition ont prouvé qu’elles ont du talent en leur sein.
En football, c’est l’équipe de l’Institut national de la jeunesse et sport (Injeps) qui a remporté le trophée mis en jeu en battant l’équipe de l’Université d’Adjarra sur un score de 5 buts à 3 à l’issue de l’épreuve des tirs au but. A l’issue du temps réglementaire de 90 min, les deux équipes ont fait un score de parité de 1 but partout.
En basketball, c’est toujours l’équipe de l’Injeps qui est sortie vainqueur. Elle a battu l’équipe de l’Ensemble sportif des étudiants (Ese), sur le score de 76 à 72.
En handball, l’Université d’Abomey-Calavi a été sacrée championne, car elle a battu en finale l’Injeps sur le score de 38 à 25.
Au cours des jeux, plusieurs talents se sont révélés à travers des démonstrations et des innovations techniques impeccables. Des talents qui ont fait dire au directeur de l’Office béninois des sports scolaires et universitaires, Donald Acakpo, que nos équipes nationales peuvent, à travers eux, avoir du souffle. Selon lui, en maintenant le cap, on peut construire des équipes professionnelles « Made in Bénin » capables d’étonner le monde.
Donald Acakpo témoigne sa gratitude à l’endroit de tous ceux qui ont travaillé d’arrache-pied, de jour comme de nuit pour la réussite de l’évènement.
A l’issue des jeux, les membres des commissions techniques ont, constitué l’équipe-type de chaque discipline capable de défendre dans les semaines ou mois à venir les couleurs du Bénin dans les compétitions régionales, continentales et internationales.
Le directeur général de l’Obssu promet au ministre en charge du Sport qu’après la septième édition des Jeux universitaires du Bénin dont le pari est gagné, le cap des autres challenges se fera avec brio, pour mériter davantage sa confiance?

Sports 04 déc. 2017


Transformation de la pomme cajou au Bénin: Le label Sweet Bénin suscite l’engagement des partenaires

Le label Sweet Bénin constitué de plusieurs Ong intervenant dans la transformation, la production  et la distribution des produits dérivés de la pomme Cajou, avec l’appui du projet Benin Cajù, a organisé, vendredi 1er décembre dernier à Dassa, une rencontre d’information et d’échanges au profit des partenaires techniques et financiers (Ptf) pour davantage susciter leur engagement à ses côtés.

Le Bénin regorge de richesses inexplorées jusque-là, parmi lesquelles le cajou cultivé essentiellement au centre et au nord-Bénin. C’est bien cette pomme de cajou que des entreprises béninoises transforment en jus et autres. Et pour mieux positionner ce produit sur le marché, celles-ci ont besoin de l’appui des partenaires à tous les niveaux de la chaîne, aussi bien à la production, la transformation, la distribution qu’à l’application des normes de qualité. En tout cas, ce regroupement d’entreprises dénommé Sweet Bénin est décidé à mettre toutes les chances de son côté pour favoriser définitivement l’essor des produits issus de la transformation de la pomme cajou en jus.
Et pour y parvenir, il faut mettre à contribution les partenaires aussi bien techniques que financiers pouvant accompagner ce sous-secteur. C’est donc en s’inscrivant dans cette dynamique que l’initiative de la rencontre de Dassa a été prise. Il y était question de présenter le plan stratégique de développement du label en vue de fédérer les actions pour un développement durable de la sous-filière.
A l’ouverture de cette rencontre, Soulé Abdoulaye Manigui, coordonnateur adjoint de Benin Cajù, a insisté sur l’adhésion des partenaires techniques et financiers à la vision de développement du label Sweet Bénin. Car, la filière cajou bénéficiant déjà d’accompagnements divers et variés de plusieurs partenaires au développement, la sous filière de la pomme cajou gagnerait davantage, s’il y avait une synergie des actions et appuis. Il note que beaucoup de choses pourront changer non seulement à travers l’amélioration du niveau de revenu des acteurs engagés dans cette filière mais aussi par la création d’emploi en milieu rural. Il serait donc très important de retenir une approche d’intervention qui permettra de jeter ou de faciliter les bases pour une synergie d’actions en faveur de cette nouvelle opportunité de création de richesse et d’emplois.
Aujourd’hui, assure Adélaïde Laourou, présidente de label Sweet Bénin, « Nos entreprises sont fortement engagées dans la transformation de la pomme et affichent des résultats très éloquents. Nous ne parvenons pas encore à répondre à la forte demande de nos produits provenant du marché ».  Comme pionnier de cette révolution silencieuse, le label Sweet Bénin, un regroupement de transformateurs, se dit bien conscient de ce que le taux de transformation locale reste encore faible et qu’il faut travailler pour mettre en exergue tout le potentiel du sous-secteur.

Objectif : 200 000 bouteilles de jus en 2018

Avec le soutien des partenaires dont le plus récent est Benin Cajù, les quatre entreprises de Sweet Bénin ont pu produire 30 000 bouteilles de jus de pomme cajou en 2017. Pour les prochains mois, « Sweet Bénin projette une augmentation de la production de 600 % en 2018, passant ainsi de 30 000 à 200 000 bouteilles de jus de pomme de cajou avec d’autres produits tels la farine de pommes très riche en vitamines ». Un essor qui, s’il était atteint, va sans doute renforcer la filière d’autant qu’en Afrique, chaque année plus de 10 millions de tonnes de pomme de cajou sont perdus comme déchets.
C’est là tout l’intérêt de cette rencontre de Dassa qui vise donc à créer un cadre d’échange et de partage pour garantir une meilleure orientation et une mise en œuvre efficace des politiques d’appui des différents partenaires au développement. La production annuelle de pomme de cajou du Bénin est estimée à huit cent mille (800 000) tonnes métriques.
Entre autres partenaires techniques présents à Dassa, il y avait Samuel Akpovi, spécialiste de la chaîne des valeurs au Programme-cadre des interventions du Fida en milieu rural (Procar-Bénin). Il salue la présentation du plan stratégique de développement de Sweet Bénin faite au cours de cet atelier et indique que c’est à partir de ce plan que les Ptf pourront voir quel type d’appui apporter à ce Gie pour que demain, il puisse avoir des produits de qualité à présenter sur le marché de la sous-région et même à l’international. A cet effet, Samuel Akpovi reconnaît que Sweet Bénin peut être accompagné dans la qualité des équipements pour la transformation des pommes de cajou en jus. Aussi, Sweet Bénin a besoin d’un magasin central de stockage que les Ptf peuvent aider à construire tout comme les voyages d’étude en faveur des promoteurs des produits Made in Bénin pour aller s’inspirer d’expériences d’autres pays. Il n’oublie pas la mise aux normes des produits, il propose aussi un accompagnement de certification de qualité et de traçabilité qui permettra de mettre en confiance le consommateur sur la qualité du produit. Des soutiens qui seront sans doute traduits en actes dans les semaines à venir pour permettre à Sweet Bénin de tenir son pari d’occuper l’espace jusque-là resté inoccupé.
Mis sur pied en mars 2017, Sweet Bénin qui espère prendre un nouvel envol est un groupement d’intérêt économique qui, à l’origine est constitué de quatre entreprises locales de production de jus de fruit. Il est appuyé par Benin Cajù, un projet quinquennal (2015-2020) financé par le gouvernement américain et mis en œuvre par Techno Serve en partenariat avec Catholic Relief Services.

Société 04 déc. 2017


« El-Ya une mission entamée » de Marielle Dégboé : Narration d’une vie au service des autres

Quand on a l’âge de Marielle Dégboé, on en sait encore trop peu sur la vie pour oser une œuvre autobiographique. Mais aux âmes bien nées, la valeur apparaît précocement. Des valeurs, cette jeune entrepreneure devenue auteure par la force des choses en a. Elle a aussi un parcours, une mission… une vie qu’elle résume et offre à travers son ouvrage « El-Ya une mission entamée» paru aux « Editions plurielles» et officiellement lancé le samedi 2 décembre dernier à Artisttik Africa à Cotonou.

« Elle est une héroïne discrète et efficace ». C’est l’écrivain Florent Couao-Zotti à qui est revenu l’honneur de préfacer l’ouvrage « El-Ya une mission entamée» de Marielle Dégboé qui le pense et le justifie. « Son engagement citoyen est viscéral. Elle l’a chevillé au corps depuis le berceau. Elle en prendra de la graine au fil des ans… ». Tout le livre est d’ailleurs engagement. 225 pages à travers lesquelles l’auteure se laisse découvrir et fait connaître chacun des univers qui ont façonné son être. Elle y évoque son père, l’épervier. Cet homme qui a la rigueur à fleur de peau et qui, comme tout bon comptable, rêvait de voir sa bien-aimée fille reprendre en main son cabinet pour en perpétuer le fonctionnement. Sauf que son plan n’a pas intégré le charisme de Marielle, sa fascination pour le bonheur des autres et sa détermination à la cause des gens faibles. « Narratrice de sa propre vie, El-Ya ne manifeste pas cependant l’envie de se mettre en avant. Elle y décrit simplement sa vie», écrit Florent Couao-Zotti. Plus loin dans la préface, on lira aussi que la jeune auteure veut dévoiler sans dévoiler et veut montrer sans tout exposer.
Deux parties composent l’ouvrage réparti sur neuf chapitres. On y découvre entre autres, «El-Ya la bénie », « La part de spiritualité», « L’essence d’une farouche combativité », « Au service de ses pairs », « Oser », « Une leader polyvalente », « le Bilan », « El-Ya et la profession-passion». On aperçoit entre les lignes l’enfant Marielle la fragile devenue au fil des pages l’adulte Marielle la forte. Cette mutation s’est faite au prix de lourds sacrifices. D’abord, une part de spiritualité imposée, si non inculquée par le père spirituel de l’auteur, pour qui, celle-ci est « combative dans l’âme et dans la chair et mène diverses luttes pour s’affirmer ». S’affirmer ! C’est l’autre combat mené par cette jeune auteure « innocente et douce par nature », mais aussi « combative, forte, formidable, intelligente ».

Femme de caractère

Il ne saurait en être autrement, lorsque des échecs « salutaires» sont venus se greffer sur son parcours scolaire, sans pour autant atteindre le fond de son engagement. Reprendre par deux fois le baccalauréat, cet examen, porte d’entrée à l’université peut décourager et même affaiblir. Marielle, elle, en a fait la raison de ses premiers combats. A 20 ans, mission accomplie. Elle entame dès lors une autre mission partagée entre passion, douleur, engagement, découragement, rebondissement, relance et endurance. Celle-là même qui vaut le livre lancé samedi dernier. Premier sentier, la radio Ado Fm. 21 ans, prête pour le militantisme associatif. Si avant elle a lu certains auteurs qui l’ont aidée à forger sa personnalité, elle a désormais la possibilité d’en faire les preuves, au service de ses pairs. Celle qui s’est assigné toute jeune la mission de défendre la cause de ses semblables peut donc éclore.
C’est d’ailleurs là que le livre prend tout son sens. Et même si Marielle Dégboé n’a pas pu devenir magistrat comme elle le rêvait pour opposer le droit à l’injustice, elle a su autrement faire ce combat, notamment à travers son militantisme. Elle s’émancipe très vite d’après le récit qu’elle relate de sa propre vie. Les marches de la vie professionnelle et associative, elle les avale les unes après les autres. Elle ne vise que haut, pourrait-on dire, tant on se rend à l’évidence en lisant « El-Ya...» que pour son auteure, l’à peu près et le minimum n’existent pas. Son intelligence et sa polyvalence vont l’y aider. Le décès de sa mère aussi. A ceux de sa génération qui végètent dans l’obscurité de l’ignorance, Marielle Dégboé offre une lumière. Elle ne s’impose pas comme un modèle, elle n’en rêve même pas visiblement et reconnaît ses limites. Mais elle s’offre, parle à la jeunesse, l’invite à l’audace, l’incite à l’action pour qu’avec elle s’élève le monde. « Elle peut inspirer des gens », note Florent Couao-Zotti.
En somme, elle est « une fille en or » comme l’a reconnu la grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni, vantant les mérites de Marielle Dégboé.
« El-Ya une mission entamée» est la toute pemière publication de Marielle Dégboé. La première de couverture est illustrée avec son portrait en blanc noir. L’auteure est titulaire d’une Licence en finances, comptabilité et audit et d’un Master en communication politique. Elle est l’actuelle présidente régionale Cedeao du Réseau ouest-africain des jeunes femmes leaders?

Culture 04 déc. 2017


Fin du congrès du Prd: Me Adrien Houngbédji reconduit président

Les travaux du 4e congrès du Parti du renouveau démocratique (Prd) ont été clôturés en début de soiréé de ce samedi 2 décembre au nouveau  siège national du parti à Porto-Novo. Ils ont accouché d'un nouveau bureau politique national  présidé par Me Adrien Houngbédji, président de l'Assemblée nationale qui garde son fauteuil. Il sera aidé dans ses missions par plusieurs autres membres dont les ministres Jean Claude Houssou et Joseph Ahissou, tous élus vice-présidents. Ont été  également promus au poste de vice-présidents, l'ancien chef d'État-major général des Forces armées du Bénin, le général Dénis Gbessèmèhlan et les journalistes Joël Alagbé, Médard Sessinou, chef d'arrondissement d' Avrankou centre et Hugues Patinvoh, actuellement attaché de presse du président de l'Assemblée nationale. Le poste de secrétaire général du parti a également changé de main. Il revient désormais  au docteur Falilou Akadiri , actuellement directeur de cabinet du président de l'Assemblée nationale. Il assure cette fonction de Sg cumulativement avec celle de vice-président du parti. L'autre innovation  du congrès est la création du Haut conseil des sages du parti. Cette nouvelle instance est présidée par l'expert comptable international , Rouf Amadou Raïmi. Il assure l'intérim du président du parti en cas d'empêchement. Mouf Amadou Raïmi devient ainsi le numéro 2 du Prd. La liste des membres de la Direction exécutive nationale et du Haut conseil des sages du parti a été lue par Me Adrien Houngbédji en personne, à l'issue du congrès qui a été ouvert officiellement dans la matinée au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo.

Politique 02 déc. 2017



Assistance aux personnes démunies de Colli: Une mission médicale canadienne donne des soins gratuits

Les personnes démunies de Colli dans la commune de Toffo bénéficient du 27 novembre au 1er décembre, de soins médicaux gratuits. Ces soins sont prodigués par une équipe de la faculté de médecine de l’Université d’Ottawa au Canada grâce à un natif de Colli.

Vieille de 13 ans, l’amitié entre l’arrondissement de Colli dans la commune de Toffo et la faculté de médecine de l’Université d’Ottawa au Canada fait son petit bonhomme de chemin. Du 27 novembre au 1er décembre, les populations démunies de cette localité sont soignées gratuitement.
Dr Nicolas Chagnon, le chef de l’équipe médicale, a précisé que le but de la mission est d’offrir des soins de santé gratuits aux populations démunies de la localité de Colli. « C’est un geste humanitaire qui consiste à démontrer la solidarité entre le Canada et le Bénin », a-t-il souligné. En dehors des médecins, l’équipe compte aussi une dizaine de personnes dont trois étudiants en médecine et des pharmaciens. En termes de soins, les populations ont droit à des consultations, des tests d’urine, de paludisme et des diagnostics échographiques de base et autres. A cela, il a ajouté que la mission dispose aussi d’une pharmacie assez garnie où les patients reçus se voient servir des médicaments prescrits lors de la consultation. Pour faciliter la communication entre les populations et les membres de l’équipe, un interprète local est affecté à chaque médecin et aux pharmaciens.
Toutes choses que confirme Louis Houessinon, cultivateur à Coussi, venu aux soins avec son épouse et deux petits-fils. Il a confié être satisfait des soins offerts par la mission canadienne dont il a entendu parler depuis quelques années. Il a fait cas des affections que le médecin venait de lui diagnostiquer et a dit s’apprêter à retirer gratuitement certains médicament à la pharmacie installée sur le site. Pour sa part, dame Adèle Agbota, une patiente de la soixantaine, se dit contente à cause de la gratuité des soins et même des médicaments.
Le député Marcellin Ahonoukoun, natif de Colli et frère aîné de l’initiateur de cette opération, a expliqué que la mission s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre la faculté de médecine de l’Université d’Ottawa au Canada et la localité. Selon lui, son jeune frère Sébastien Ahonoukoun, résidant au Canada, étant sensible aux peines des populations face aux maladies, a négocié cette mission depuis 2003 avec le professeur Roy, ancien doyen de cette faculté. Il n’a pas manqué de souligner l’importance de la santé. « Sans des populations en bonne santé, aucun développement n’est possible », a-t-il soutenu. A l’en croire, il s’agit d’un partenariat gagnant-gagnant. En effet, si la mission permet aux populations d’être soignées gratuitement, elle permet aussi aux membres de l’équipe de découvrir les maladies tropicales pour mieux y faire face et d’élargir leur champ de connaissances médicales.
Il faut noter que les cas plus compliqués sont référés soit à Houègbo, soit à Allada soit encore à Cotonou pour des soins plus appropriés, a expliqué Nicolas Chagnon dont l’équipe finit sa mission ce jour à Colli pour aller ensuite à Tanguiéta.

Société 01 déc. 2017


Incendie à Djakotomey: L’essence « kpayo » tue cinq personnes

Un incendie s’est déclaré, dans la soirée du lundi 27 novembre dernier à Togblahoué, village de l’arrondissement de Kinkinhoué, dans la commune de Djakotomey. Il a non seulement consumé des habitations mais causé des pertes en vies humaines. Trois personnes sont retrouvées calcinées sous les décombres par les sapeurs-pompiers.

Aux dires de ces soldats du feu, il s’agit de jeunes gens, qui vivent sous la tutelle d’un couple commerçant d’essence de contrebande communément appelée « kpayo ». Le chef de la famille et un autre enfant, gravement blessés par les flammes et référés dans un centre de santé ont, eux aussi, fini par rendre l’âme.
Leur décès porte à cinq le nombre de morts liés à cette tragédie, qui vient endeuiller à nouveau, le département du Couffo, indique une source proche du commandement des sapeurs-pompiers basés à Lokossa.
Si les causes de l’incendie restent à élucider, les soldats du feu ont pu, toutefois, remarquer l’existence d’une cabane, qui sert d’entrepôt de bidons d’essence de contrebande communément appelée ‘’kpayo’’, à côté des habitations dont celle des victimes n

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Société 01 déc. 2017


Colloque international de philosophie: La problématique de l’être humain dans l’Afrique au menu

Le Centre africain des hautes études (Cahe) de l’Université d’Abomey-Calavi dirigé par le professeur Paulin Hountondji organise du 29 novembre au 1er décembre un colloque international à Cotonou. La rencontre ouverte par Bienvenu Koudjo, directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, se tient en prélude au vingt-quatrième congrès mondial de philosophie qui se tiendra en août 2018 à Beijing en Chine.

« Etre humain dans l’Afrique d’aujourd’hui, being human in today’Africa ». C’est le thème autour duquel sont axées les réflexions du colloque international qu’organise le Centre africain des hautes études dirigé par le professeur Paulin Hountondji. La rencontre de Cotonou a l’ambition de préparer le vingt-quatrième congrès mondial de philosophie de Beijing en Chine, a déclaré le professeur Paulin Hountondji. La rencontre mondiale se tient tous les cinq ans sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) et de la Fédération internationale des sociétés de philosophie qui parraine ledit colloque.
Adama Samasseko, président de la Conférence mondiale des humanités, a félicité ses amis résolument engagés dans la lutte pour humaniser un monde où mille menaces et mille promesses leur font tourner les méninges. Cela, le temps d’une rencontre dont le thème recouvre une résonnance particulière. Les importantes questions qui traversent et bousculent notre temps sont examinées par des chercheurs et il est heureux que 2017 ait été marquée par des convergences fortes consacrées à la problématisation de la place et du rôle de l’être humain dans les processus de transformation sociale. Ainsi la conférence mondiale des humanités et son processus préparatoire se sont-ils attachés à examiner les défis sur une planète en bouillonnement, sur la base de six thématiques : identité, diversité culturelle, relations interculturelles, frontières et migration, patrimoine-histoire-mémoire et politique et les humanités dans un monde qui change à l’ère du numérique.
Rappelant le thème de l’Assemblée générale de l’Onu tenue en septembre 2017 sur « Priorité à l’être humain, paix et vie décente sur une planète préservée », le président de la Conférence mondiale des humanités estime que les participants sont là pour questionner nos valeurs sociétales africaines et la place centrale accordée à l’être humain. La recherche permanente de rapports non conflictuels, apaisés, pour un consensus avec les autres et l’environnement doit être au centre des préoccupations. Etre humain dans l’Afrique d’aujourd’hui implique, selon lui, que «nous revenions à nos fondamentaux pour concevoir et mettre en œuvre un autre projet de société.»

Le bon sens

Il est urgent de désamorcer les menaces, les angoisses et les conflits dont la violence se passe de commentaire. Les philosophes constituent la porte de sagesse et doivent donner les moyens de retrouver du sens.
Ce que consent le vice-recteur honoraire de l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf), Aloyse Raymond N’Diaye, pour qui le thème du colloque correspond à la vocation première de l’Auf qui vise à faire en sorte qu’il y ait plus d’humanité dans les pays et universités en Afrique, contribuer au développement et à la solidarité entre les chercheurs.
Pour Bienvenu Koudjo, le sujet du colloque est fédérateur et d’actualité. Concilier la densité et la diversité culturelle qui caractérisent l’Afrique. Pour autant, fait-il observer, « Nous n’avons pas progressé dans la quête de l’humain ». Il a demandé aux participants de confronter leurs expériences pour progresser dans la quête et la célébration de l’humain face à la montée en puissance de l’intégrisme et à l’exacerbation des conflits qu’il entraîne. Ce qui n’est pas l’apanage de l’Afrique, relève le directeur de cabinet. Loin s’en faut ! L’Afrique est solidaire et fraternelle et il faut que la présence de l’agent de santé rassure au lieu d’effrayer, que l’enseignant conduise effectivement l’apprenant au savoir et que la pression anthropique sur le milieu de vie cesse ou diminue, propose-t-il, entre autres. « Les populations ont confiance que vos réflexions y contribueront », espère Bienvenu Koudjo, conviant les chercheurs et autres philosophes à de fécondes réflexions.

Société 01 déc. 2017


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