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Nouvelles

Vente à la sauvette dans les feux tricolores: Un mal incurable ?
Malgré les dangers qu’elle comporte et son interdiction formelle à Cotonou, la vente à la sauvette dans les feux tricolores, continue de battre son plein à la barbe des autorités préfectorales et communales qui ont tenté en vain de maîtriser le phénomène. Un tour dans les feux tricolores à Cotonou et Abomey-Calavi ce mardi 1er septembre 2020. Nombreux sont ces jeunes gens, des articles en main ou sur la tête, qui se faufilent entre des véhicules à l’arrêt suite au feu rouge, à la recherche de clients circonstanciels. Au feu vert, ils libèrent le passage pour ne pas se faire renverser par un de ces véhicules. Une pratique dangereuse. Parmi ces vendeurs ambulants, l’on retrouve parfois des enfants déscolarisés. Des écoliers et élèves justifient leur présence par le fait qu’ils sont à la recherche de moyens pour préparer la rentrée scolaire prochaine. Le reste, pour la plupart livré à eux-mêmes, est à la recherche de leur pitance. « Cette pratique occasionne un encombrement dangereux des artères et expose les vendeurs et tous les autres usagers de la route aux risques d’accident (…) », a soutenu l’ancien préfet du Littoral en février 2018. Ayant constaté que la situation ne cesse d’empirer et constitue une source d’insécurité pour eux-mêmes ainsi que pour les usagers de la route, l’autorité préfectorale a invité ces vendeurs à la sauvette à se diriger vers les centres marchands pour exercer leurs activités en toute sécurité. L’ancien préfet du Littoral a donc pris un arrêté interdisant la vente à la sauvette. Une lutte farouche a alors été menée contre les auteurs de cette pratique. Malheureusement, cette lutte n’a duré que le temps d’un feu de paille. Les forces de l’ordre et de sécurité publique, très engagées au départ ont, elles aussi, baissé les armes. Pour une énième fois, la lutte contre la vente à la sauvette bute contre la résilience des acteurs. Ainsi, cette pratique perdure, et le ballet des vendeurs ambulants, jeunes, hommes, femmes, enfants, dans les feux tricolores, continue de projeter une mauvaise image des villes. Il revient donc aux autorités à divers niveaux de trouver le bon bout par lequel ce fléau peut être endigué. D’ailleurs, la pratique ne concorde pas avec l’image de marque que le chef de l’Etat, Patrice Talon, s’échine à donner aux grandes villes telles que Cotonou afin de booster l’économie du tourisme. Là se trouve tout l’intérêt de cette lutte qu’il faut gagner à tout prix. Cotonou aura beau être propre avec des infrastructures de dernière génération, si la flopée de vendeurs à la sauvette continue de livrer ce spectacle désolant dans les feux tricolores, cela projettera toujours une mauvaise image de la ville auprès des touristes et autres visiteurs. Il faut bien trouver une solution définitive à ce mal. Aux grands maux les grands remèdes, dit-on. Société 02 sept. 2020


Appui à la formalisation des demandes d’acte de naissance sécurisé: L’Anip déploie ses agents dans les ministères
Le gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) a fait le tour des ministères bénéficiaires de l’appui à la formalisation des demandes d’acte de naissance sécurisé, du certificat d’identification des personnes (Cip) et de la carte nationale d’identité biométrique, hier mardi 1er septembre. À l’étape du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Cyrille Gougbédji a exprimé sa joie, au vu des dispositions mises en place par le personnel pour le déroulement de l’opération. L’opération dénommée appui à la formalisation des demandes d’acte de naissance sécurisés, de certificat d’identification des personnes, et de carte nationale d’identité biométrique dans les ministères se déroule bien. C’est le constat fait par le gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip), Cyrille Gougbédji au cours d’une descente qu’il a effectuée hier mardi 1er septembre. Au niveau du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Cyrille Gougbédji a rappelé que l’opération a débuté le lundi 31 août et a pour objectif de faciliter la tâche aux agents de l’État en service dans les ministères pour la formalisation des différentes demandes inhérentes à la carte nationale d’identité biométrique. Il s’agit aussi d’éviter que les agents de l’État abandonnent le travail pour se retrouver dans de longues files d’attente à l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip), d’après le gestionnaire mandataire de l’Anip, qui se dit satisfait des dispositions prises par le personnel du Maec pour le déroulement de l’opération. Celle-ci traduit également un modèle de management des services publics qui sont chargés des prestations à la population, poursuit-il, en faisant remarquer que généralement les services publics sont en proie à des engorgements de requérants pendant que le travail qui est d’intérêt général est laissé de côté. Satisfaction « À la descente au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération pour voir comment se déroule l’opération, nous sommes satisfaits. Le ministère a pris toutes les dispositions requises pour la réussite de l’opération. Nous avons constaté que les diplomates rentrés et qui n’avaient pas fait le Ravip viennent demander leur enrôlement accompagnés des membres de leur famille. Nous avons vu les couples, nous avons vu les enfants qui sont venus faire l’enrôlement qui est l’inscription au registre des personnes physiques, et tout citoyen béninois et toute personne vivant sur le sol béninois a l’obligation de s’inscrire au registre des personnes physiques », affirme Cyrille Gougbédji. Il note un engouement des agents de l’État au niveau du Maec pour l’opération. « La journée du lundi a donné plus de 115 demandes de carte nationale d’identité biométrique, du Cip et d’acte de naissance sécurisé. Et nous avons eu une soixantaine d’enrôlements au registre national des personnes physiques», a précisé le gestionnaire de l’Anip. Il s’engage à renforcer la logistique de formalisation pour réduire le temps d’enrôlement et permettre aux agents de vaquer à d’autres choses. Au niveau des autres ministères, l’opération se déroule très bien selon l’observation faite. Il y a toutefois, certains ministères qui ont des difficultés liées à la délocalisation de bureaux et services. Ce fait est une préoccupation importante à laquelle l’équipe de l’Anip réfléchit pour trouver une solution afin de prendre en compte tous les agents de l’État. Le gestionnaire mandataire de l'Anip invite par ailleurs tous les citoyens et les personnes vivant au Bénin à se faire prendre en compte au registre national des personnes physiques. Il s’agit d’une noble initiative d’après le diplomate Justin Houètohossou qui a exprimé sa reconnaissance au gouvernement tout en appelant ses collègues à profiter de cette aubaine. Société 02 sept. 2020


Banque africaine de développement: Akinwumi Adesina face aux nouveaux défis
Le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) se fixe un nouveau cap dans le développement du continent. Les défis sont passés en revue lors des assemblées annuelles des Conseils des gouverneurs de la Bad et du Fad tenues la semaine dernière, et au terme desquelles le président Akinwumi A. Adesina est réélu. A compter du 1er septembre 2020, Dr Akinwumi Ayodeji Adesina entame un nouveau mandat de cinq ans à la tête de la Banque africaine de développement (Bad). Le Nigérian est reconduit président du Groupe de la Banque, suite aux accusations de népotisme agitées à son encontre il y a quelques mois et dont il est blanchi. A l’issue de la cinquante-cinquième assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs de la Bad et la quarante-sixième assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement (Fad) il s'auréole d'un nouveau mandat. Lesdites assises sont organisées en ligne du 26 au 27 août dernier, en raison de la pandémie de Covid-19. Sous la présidence de Mme Nialé Kaba, ministre du Plan et du Développement de la Côte d’Ivoire et présidente des Conseils des gouverneurs, les gouverneurs représentant les pays membres de la Bad ont souligné les « énormes défis» que pose la pandémie de Covid-19, notamment dans les plans de développement des pays membres. La tâche s’annonce bien exaltante pour l’exécutif du Groupe, si l’on s’en tient au communiqué final qui a sanctionné les travaux. Le Groupe de la Bad est invité à poursuivre la mise en œuvre de ses programmes, notamment la Facilité de réponse rapide à la Covid-19 (Crf) visant à fournir une gamme flexible de solutions de soutien afin d’atténuer les lourdes conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire. Il devra accorder une attention particulière à la gestion des risques financiers et opérationnels qui pourraient survenir, afin de préserver sa capacité à remplir sa mission de développement de la manière la plus efficace possible. Priorités La mise en œuvre du programme de réformes entrepris dans le cadre de la septième augmentation générale du capital (Agc-VII) et de la quinzième reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (Fad-15)préoccupe également. Cinq domaines sont prioritaires, à savoir les transports, les télécommunications, l’agriculture, l’énergie et l’économie numérique en vue de combler le déficit de financement des infrastructures. Le secteur de la santé ne devrait pas être du reste en cette période critique de pandémie. La Bad compte mieux articuler son rôle dans ce domaine, en prenant en compte ses capacités internes et les expertises des autres partenaires au développement. En collaboration avec l’Union africaine et les communautés économiques régionales, le Groupe de la Banque est appelé à accélérer l’intégration et la transformation économique et sociale de l’Afrique. Il devra prendre toute sa place dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) pour booster la croissance du continent et développer les investissements et les chaînes de valeur régionales et continentales. En attendant, il sera question d’intensifier le soutien aux pays en matière de politiques sectorielles et de réformes réglementaires. Le but, c’est de promouvoir un environnement favorable aux entreprises et de tirer parti des nouveaux engagements financiers importants pris en faveur de projets en Afrique. Un regard bienveillant sera porté sur les économies en situation de fragilité et de conflit, ainsi que sur les besoins des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Le Groupe de la Bad devra offrir plus d’opportunités et des emplois de qualité aux jeunes et aux femmes. Cela permettra d’une part, d’endiguer la migration hors du continent, et d’autre part, d’accroître l’autonomisation économique des femmes et leur accès au financement. A cet effet, l’Action positive pour le financement en faveur des femmes en Afrique (Afawa) sera mise en œuvre dans les prochains mois? Traitement des griefs Les gouverneurs exhortent le Groupe de la Bad à renforcer ses fonctions de gouvernance interne, de conformité, de contrôle et de responsabilité pour s'aligner sur les bonnes pratiques des institutions sœurs. C’est ainsi qu’ils autorisent la création d’un Comité ad hoc du Conseil des gouverneurs chargé de superviser la revue du cadre de gouvernance de la Banque en matière d'éthique et de traitement des plaintes. Cette revue, précise le communiqué de la Bad, portera sur la politique de dénonciation et de traitement des griefs, le code de conduite des dirigeants élus, le mandat du Comité d'éthique et toute autre règle pertinente. Elle visera aussi à les mettre à jour afin de renforcer la gouvernance du Groupe, de garantir un niveau élevé de responsabilité, de crédibilité et d'intégrité et de promouvoir la transparence et l'indépendance. Les grandes instances du Groupe se pencheront sur cette question lors des prochaines assemblées annuelles prévues du 24 au 28 mai 2021 à Accra au Ghana, afin d'évaluer la mise en œuvre des conclusions et les recommandations. C. U. P. Economie 02 sept. 2020


Assemblée nationale: La révision de la loi organique sur la Haac enclenchée
La loi n°92-021 du 21 août 1992 relative à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) sera bientôt modifiée et complétée. Une proposition de loi a été initiée dans ce sens à l’Assemblée nationale. L’initiative émane du député Augustin Ahouanvoèbla qui est d’ailleurs le seul signataire de cette proposition de loi modificative et complétive de la loi n°92-021 du 21 août 1992 relative à la Haac. Le texte a été déposé ce mardi à la faveur de la séance plénière inaugurale de la quatrième session extraordinaire du Parlement au titre de l’année 2020. La lettre de transmission a été lue pour informer tous les députés. Le dossier a été ensuite affecté par le président de l’Assemblée nationale à la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme pour étude au fond et à la Commission en charge des Affaires culturelles pour avis. Seulement, rien n’a filtré pour l’instant du contenu de cette proposition de loi. S’agit-il d’une révision de fond en comble de la loi actuellement en vigueur ou d’une simple mise en conformité du texte avec les nouvelles lois adoptées par le Parlement dont la Constitution révisée ? Bien malin qui pourrait répondre à cette question à l’étape actuelle de la procédure parlementaire. La suite des choses pourra édifier les uns et les autres par rapport au contenu de cette proposition de loi initiée par le député de l’Union progressiste de la 20e circonscription électorale.   Actualités 02 sept. 2020


Réflexion: Entre sa promesse électorale et l’intérêt supérieur du peuple : le choix
Depuis quelques jours, des voix s’élèvent partout au Bénin, les unes pour inviter le président de la République, chef de l’État, chef du gouvernement, son Excellence, Monsieur Patrice Athanase Guillaume Talon, à un second mandat de cinq (5) ans à la magistrature suprême de notre pays, le Bénin ; les autres au respect strict de sa promesse lors de la campagne à l’élection présidentielle de mars 2016, et selon laquelle il ne fera qu’un mandat, s’il est élu. Le chef de l’État se trouve aujourd’hui face à un dilemme : doit-il honorer sa promesse ou peut-il y renoncer ? La déclaration de son Excellence, Monsieur Patrice A.G. Talon, alors candidat à la magistrature suprême de son pays, est un souhait, un désir, une promesse. Cette promesse a été faite, si je ne me trompe, après certaines analyses de la vie sociopolitique de notre pays. Son non-respect peut intervenir à la suite de situations fâcheuses. Honorer sa promesse est un acte louable, volontaire, mais pas obligatoire. Le chef de l’État ne doit donc pas être contraint à respecter sa promesse, et quitter le pouvoir après son premier quinquennat. Une promesse n’a pas valeur de la chose jugée. Ce qui a valeur de la chose jugée, c’est le scrutin. Or, la Constitution de notre pays, qui est supérieure à toute volonté personnelle, fut-elle du président de la République, confère à son Excellence, Monsieur Patrice A. G. Talon, président de la République, chef de l’État, chef du gouvernement, le droit de briguer un second mandat de cinq (5) ans à la tête de son pays. En outre, le président de la République, son Excellence, Monsieur Patrice Talon dispose encore de toutes ses facultés. Il est donc apte pour poursuivre, pendant cinq (5) autres années, l’œuvre exaltante qu’il a commencée. Il n’est d’ailleurs pas homme à abandonner en de si bon chemin son peuple et son Bénin qu’il aime tant. Je l’espère ! En effet, le vote offrira l’occasion aux Béninois et Béninoises d’apprécier le choix de son Excellence, Monsieur Patrice A. G. Talon, et de porter un jugement de valeur sur sa gouvernance. De sa gouvernance, tout n’est sans doute pas rose. Dans les domaines culturel et économique, les nombreuses réformes opérées par le gouvernement portent déjà leurs fruits, et les performances enregistrées suscitent l’admiration à travers le monde et font la fierté du peuple béninois. En outre, son éloquence avérée, son intelligence, sa vision éclairée des choses, sa bravoure et sa détermination à révéler aux autres nations notre cher et beau pays, le Bénin, sont visibles et réconfortantes. C’est certainement fort de ce tableau assez reluisant et prometteur qu’une partie non négligeable du peuple souverain soutient la candidature du chef de l’État pour un second mandat de cinq (5) ans à la tête de notre pays. Le peuple progressiste est certain que son Excellence, monsieur Patrice Talon demeure le président de la République, chef de l’État, chef du gouvernement dont le Bénin a encore besoin pour son développement harmonieux et équilibré, pour le partage à grande échelle des richesses nationales. Les institutions financières internationales sont toutes unanimes pour reconnaître l’état satisfaisant et encourageant de nos finances publiques. J’estime, pour ma part, que la réélection du chef de l’État au pouvoir pendant les cinq prochaines années apportera des corrections aux insuffisances observées sur le plan politique, et un mieux être à l’ensemble de la population béninoise, surtout aux personnes du troisième âge. Il est donc impérieux que le chef de l’État réponde favorablement à l’appel des forces progressistes pour le décollage culturel et économique du Bénin tant espéré, et le bonheur du peuple béninois tout entier. Par Cyr AÏSSI Retraité de l’ex OPT Cocotomey Actualités 02 sept. 2020


Audience au ministère de la Communication: Le nouvel ambassadeur du Japon au cabinet d’Alain Orounla
Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, a reçu respectivement en audience, mardi 1er septembre le nouvel ambassadeur du Japon près le Bénin, Takahisa Tsugawa et les membres de la plateforme Ambassadeurs du nouveau Départ. Au menu des échanges avec le diplomate, la coopération bilatérale entre le Bénin et le Japon et avec les derniers la vulgarisation des actions du gouvernement autour de la vision du président Patrice Talon. Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, a reçu à son cabinet, hier mardi 1er septembre à Cotonou, le nouvel ambassadeur du Japon près le Bénin, Takahisa Tsugawa. Au cours de cette audience, les deux hommes ont fait le tour d’horizon de la coopération entre les deux pays. « Il y a un excellent lien d’amitié et de coopération entre nos pays sur plusieurs plans à savoir, économique, culturel, sanitaire et autres depuis quelques années », a déclaré le diplomate japonais. Homme d’expérience, l’ambassadeur Takahisa Tsugawa se dit prêt à accompagner le Bénin dans tous les domaines afin d’impacter le développement du pays. Il promet d’assurer, comme son prédécesseur le renforcement de la coopération entre le Bénin et le Japon, notamment en ce qui concerne les travaux prévus dans le cadre de l’appui du gouvernement japonais au Bénin. Il n’entend pas abandonner les chantiers entamés par son prédécesseur, Kiyofumi Konishi, notamment la réalisation des infrastructures dont le Japon en est un pionnier au Bénin et à l’international. C’est le lieu pour le diplomate japonais de proposer l’expertise du Japon en matière de la poste au ministre de la Communication et de la Poste. Au terme de la rencontre, Alain Orounla s’est dit heureux des échanges qui augurent d’un meilleur avenir pour la coopération benino-nippone. A la suite de la délégation de l’ambassadeur du Japon, Alain Orounla a reçu les membres de la plateforme des Ambassadeurs du nouveau Départ conduits par Georgy Adounvo. Avec eux, il a discuté de la vulgarisation des actions du gouvernement suivant les valeurs prônées par le président Patrice Talon. Le ministre de la Communication et de la Poste a prodigué de sages conseils à ses hôtes et les a invités à orienter leur communication et leurs activités autour de la vision du Nouveau Départ. Actualités 02 sept. 2020


Audience à la Cour constitutionnelle: Djogbénou reçoit le nouvel ambassadeur du Japon
Le nouvel ambassadeur du Japon près le Bénin, Takahisa Tsugawa était lundi 31 août dernier au cabinet du président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou. Au cœur des échanges, la vitalité des relations bilatérales et les axes futurs de coopération entre le Japon et le Bénin. " La coopération entre nos deux pays est au beau fixe et je vais œuvrer encore davantage à la promotion des relations bilatérales ", a déclaré le diplomate nippon à sa sortie d'audience. Avec le président de la Cour constitutionnelle, le nouvel ambassadeur du Japon près le Bénin, Takahisa Tsugawa a discuté des relations diplomatiques marquées par la coopération économique et technique surtout dans le domaine de la formation technique et professionnelle, ainsi que dans les domaines du commerce, de l’industrie et de l’agriculture. " Nous avons évoqué de nouveaux projets qui sont en préparation et qui seront financés par le Japon comme la construction de l’échangeur de Vèdoko ; des projets qui ont été concrétisés tels que la construction de l’hôpital d’Allada...", a indiqué l’ambassadeur nippon. Avant d'entamer sa mission diplomatique au Bénin, l'ambassadeur nippon prend langue avec les autorités beninoises. Titulaire d’une licence ès Arts et Sciences de l’Université de Tokyo, Takahisa Tsugawa est né le 31 mars 1965. Il était Directeur général du Département des Affaires internationales de l’Organisation pour la Formation technique des stagiaires avant sa désignation en qualité d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon près le Bénin. Actualités 02 sept. 2020


Contre les mauvais sorts à Lokossa et ses environs: Les Kotafon sacrifient à la tradition du yê
La communauté des Kotafon, ethnie majoritaire à Lokossa, chef-lieu du Mono, tient de ses ancêtres la cérémonie annuelle appelée yê qui s'est perpétuée. Destinée à conjurer les mauvais sorts, débarrasser les territoires des épidémies, la tradition du yê s’est renouvelée cette année, du samedi 29 au dimanche 30 août dernier. Sa Majesté Totoh Gnanwo 6, régent de la communauté, a présidé les manifestations. Les Kotafon de Lokossa et ses environs ont sacrifié à la tradition du yê pour le compte de cette année. Sous l’égide de Sa Majesté Totoh Gnanwo 6, régent de la communauté, et sa cour, les manifestations prévues dans le cadre du yê 2020 ont été organisées dans la soirée du samedi au dimanche dernier. Dans la sobriété, l’édition de cette année a été consacrée aux rituels essentiels à savoir les libations, la collecte des offrandes dans la ville et le dépôt desdites offrandes au niveau d’une butte située dans la localité de Djêtoêkpa. Ici, des prières sont adressées aux divinités pour la protection et la prospérité. Héritage culturel importé de Toffo, une localité du département de l’Atlantique, par les pères fondateurs de Lokossa, les préparatifs du yê débutent par la consultation de l’oracle. L’édition de cette année n’a pas dérogé à cette disposition. C’était au sortir de cette consultation que la date de la cérémonie avait été communiquée. Pour le reste, le régent a informé que leurs divinités ne se sont pas montrées exigeantes. « Nous allons procéder seulement à l’immolation et nourrir les ancêtres », a révélé Sa Majesté Totoh Gnanwo 6. La partition des autochtones, poursuit-il, consiste à balayer les chambres dans le sens inverse. Au tas d’ordures, doivent s’ajouter un peu de charbon de bois puis deux boules de pâte de deux couleurs dont l’une blanche et la seconde rouge préparées à base de la farine de maïs. Sur l’ensemble, rangé dans un panier végétal, note le régent, deux cauris seront déposés après avoir été passés le long du corps. Le panier végétal et son contenu sont déposés dans un sanctuaire bien connu. Il s’agit de la butte de Djêtoêkpa, un sanctuaire réservé aux initiés dont des femmes ménopausées. Sur le rôle du yê pour leur communauté, Noël Houssou, directeur de cabinet de Sa Majesté Totoh Gnanwo 6, indique que cette cérémonie est organisée « pour conjurer les mauvais sorts, chasser les épidémies, si possible le coronavirus ». Ses bienfaits, retient-il, rejaillissent aussi bien sur les Katafon que sur les autres habitants de Lokossa et ses envions sans distinction d’origine et d’obédience religieuse. L’importance du yê n’est plus à démontrer, renchérit Simon Sovissi, cadre de la communauté. « C’est une purification pour préparer la cité à accueillir la nouvelle saison », soutient-il. A l’en croire, la cérémonie se déroule toujours courant mois d’août, entre la petite et la grande saison des pluies. Culture 01 sept. 2020


Nouvel an baatonu: Le Donkonrou célébré pour conjurer les mauvais sorts
Les baatombu et Boo du Bénin ont célébré, vendredi 28 août dernier, le Donkonrou. Au-delà de son caractère culturel, l’évènement a consacré leur entrée dans la nouvelle année. Malgré le contexte de crise sanitaire due à la Covid-19 et ses implications, la tradition a une nouvelle fois été respectée avec le rituel du jet de feu. Après avoir conjuré le mauvais sort, des prédictions ont été faites pour l’année nouvelle. Les communautés baatombu et boo sont entrées depuis vendredi 28 août dernier, dans leur nouvelle année. Dans les différentes localités où elles se sont établies, elles ont sacrifié comme il est de tradition à l’occasion de la célébration de Donkonrou, au rituel du jet du feu. N’empêche que la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus a malheureusement entamé le volet festif de la manifestation. Après le coup d’envoi donné au palais impérial de Nikki, la cité des Kobourou n’est pas restée en marge de la célébration. Sous la houlette des dignitaires des communautés concernées, des processions en direction de l’ouest, hors de chaque contrée, ont été organisées à cette occasion. Des tisons ou des poignées de paille enflammée en main, ils ont effectué le parcours. Arrivés à destination, des prières ont été dites par les dignitaires pour conjurer les mauvais sorts que les feux jetés se chargeront de consumer en guise de purification. Au retour de la procession à son point de départ, c’est autour d’une calebasse remplie d’eau que les prières se sont poursuivies. Pour s’attirer les bénédictions de ce nouvel an, chaque membre de la communauté selon la hiérarchie établie s’est aspergé avec quelques gouttes de ladite eau bénite. Preuve que le Donkonrou est avant tout un évènement ponctué par des sacrifices, des offrandes expiatoires et des réjouissances populaires. Sa célébration survient souvent après la récolte de la nouvelle igname. Selon le Baaton-Sounon de Boua, à Bembèrèkè, Abdoulaye Ganiou, cette célébration concrétise l’acceptation du Barka par les baatombu, après avoir pris le dessus sur leurs adversaires. Elle traduit leur aspiration à la paix, afin que commencent les festivités, la guerre ayant pris fin. En effet, le Donkonrou est considéré par le peuple baatonu comme le premier mois de l’année lunaire. L’opportunité lui est offerte de rentrer dans la nouvelle année sous de bons auspices, en évitant de susciter au cours du mois, le courroux des dieux à l’image de Wourou, Dieu du fer chez les Baatombu. Dans les maisons, il y a eu des agapes au terme desquelles le rituel devant réaffirmer l’alliance entre les Baatombu et les forces surnaturelles est lancé par les dignitaires. Cette étape des cérémonies se déroule dans un lieu consacré où l’oracle révèle ses mystères, sans oublier les prophéties pour la nouvelle année. Avec les baatombu et boo de Parakou, l’évènement n’est également pas passé inaperçu. Ils tiennent à l’instar de leurs pairs à la pérennisation des valeurs traditionnelles, culturelles et cultuelles de leur aire. Mais cette fois-ci, contrairement aux autres années, les populations se sont un peu abstenues de faire brûler des pneus à des carrefours. Pour le Baaton-Sounon de Boua, on ne saurait tolérer que les populations dégradent les infrastructures routières construites à grands frais par le gouvernement dans la ville. Après l’édition de 2020, rendez-vous est donc pris pour celle de l’année prochaine. On espère qu’elle connaîtra un peu plus d’engouement, la Covid-19 ayant imposé tellement de restrictions. Culture 01 sept. 2020


Electrification en milieu rural: Des localités de six communes sorties de l’obscurité
A Bohicon, Agbangnizoun, Dassa-Zoumé, Glazoué, Savè et Ouèssè, plusieurs localités ont vu la lumière jaillir grâce à de nouvelles infrastructures d’électrification rurale dont la mise en service a été effectuée, la semaine dernière, par le directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Energie, Franck Tigri. L’accès universel à l’électricité au Bénin se concrétise. Du 26 au 29 août dernier, plusieurs ouvrages d’électrification rurale raccordés au réseau de la Sbee ou à base d’énergie solaire, ont été mis en service dans des localités rurales des communes de Bohicon, Agbangnizoun, Dassa-Zoumé, Glazoué, Savè et Ouèssè. Une tâche assurée par une délégation conduite par Franck Tigri, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Energie et Francis Tchèkpo, directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme). Le périple a commencé à Todo dans l’arrondissement de Sodohomè, commune de Bohicon. Comme prévu, le directeur de cabinet du ministre de l’Energie a mis en service l’infrastructure réalisée avec un raccordement au réseau de la Sbee. D’un montant total de 72 millions de francs Cfa, l’ouvrage impactera 200 ménages et 1 200 personnes avec, entre autres, ses 10 lampadaires et ses 4 000 mètres de ligne haute tension (Ht) et 2 200 mètres de basse tension (Bt). Tout heureux, le maire de Bohicon, Rufino d'Almeida, a exprimé sa gratitude au gouvernement puis invité les populations à être le gendarme de ces installations afin de prévenir ou dénoncer les cas de vol. Le même exercice a été répété par la délégation à Ahouankanmè dans la commune d’Agbangnizoun. Ici, 60 millions de francs Cfa ont été investis dans la réalisation de 660 mètres de ligne Ht, 330 mètres de ligne mixte et 2 310 mètres de ligne Bt avec 10 lampadaires installés. 200 ménages et 1 200 personnes seront impactés. Même action à Awaya, dans la commune de Dassa-Zoumé. 1 100 mètres de ligne Bt et 55 mètres de ligne mixte ont été installées. Ces travaux ont coûté 70 millions de francs Cfa. A Glazoué, quatre localités sont impactées. D’une part Hocco et d’autre part Egbessi, Adourekoma et Kpakpazoun. L’ensemble des travaux est estimé à 285 millions de francs Cfa pour 4 730 mètres de ligne Bt et 330 mètres de ligne mixte à Hocco et 1 650 mètres de ligne mixte et 6 300 mètres de ligne Bt plus 30 lampadaires pour les trois autres localités. Au total, 400 ménages et 2 400 habitants bénéficieront des bienfaits du joyau. A l’instar de ces populations, celles de Gogoro dans la commune de Savè et Agboro et Odo-Akaba dans la commune de Ouèssè sont également passées de l'obscurité à la lumière. A Gogoro, 9 900 mètres de ligne Ht, 2 640 mètres de ligne mixte, 1 760 mètres de ligne Bt plus 10 lampadaires sont installés. Agboro bénéficie de 330 mètres de ligne mixte, 1 650 mètres de ligne Bt plus 5 lampadaires. Odo-Akaba, 330 mètres de ligne mixte, 2310 mètres de ligne Bt plus 10 lampadaires. L’ensemble, dans les deux communes, est évalué à 160 millions de francs Cfa. A chaque étape, la délégation conduite par le directeur de cabinet du ministre de l’Energie, a invité les populations à faire bon usage des installations et surtout à en assurer la garde. Toutes ces infrastructures ont été réalisées par l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie. Notons que Franck Tigri, durant cette tournée, a également mis en service des ouvrages électriques hors réseau au profit du centre de santé de Bétécoukou et de l’Adduction d’eau villageoise de Trè, dans la commune de Dassa-Zoumé. A N’Dali, il a procédé à la remise d’équipements d’apiculture à 140 Béninois bénéficiaires du projet Pana Énergie. Venus de six communes, ils ont été formés à la pratique de cette activité. L’objectif est, non seulement de les rendre autonomes financièrement mais aussi renforcer leur résilience face aux changements climatiques. Société 01 sept. 2020


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