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Nouvelles

Face à la commission budgétaire au Parlement: Aurélie Adam Soulé Zoumarou dévoile ses priorités en 2018

Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a défendu, ce jeudi 16 novembre, devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale, les grands axes du projet de budget de son ministère au titre de 2018.

21,850 618 milliards F Cfa, c’est le montant du projet de budget gestion 2018 du ministère de l’Economie numérique et de la Communication (Menc). Il est en régression par rapport à celui de l’année 2017 en cours d’exécution et qui s’élève à la somme de 31,444 707 milliards F Cfa, correspondant à une baisse de 30,51 %. Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, était hier face à la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale où elle a défendu ce projet de budget. Selon elle, ce budget est réparti en dépenses ordinaires pour un montant de 4,831 997 milliards F Cfa et 17,018 621 milliards F Cfa en termes de dépenses en capital. Cette baisse, insiste Aurélie Adam Soulé Zoumarou, n’empêchera aucunement son ministère d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés par le chef de l’Etat. Bien au contraire, elle appelle des défis dans la conduite des missions du ministère, notamment la bonne gouvernance et l’efficience dans l’utilisation des ressources pour la réalisation des projets phares du Menc en 2018.
Au nombre des priorités pour 2018, le ministre insiste sur la matérialisation du projet de déploiement de l’Internet haut débit à travers la mise en place du réseau à fibre optique sur toute l’étendue du territoire béninois et le projet de passage à la Télévision numérique terrestre (Tnt). Aussi, ajoute-t-elle, le projet de mise en place d’un Centre national pour l’archivage audiovisuel et de presse et la mise en œuvre du Code du numérique déclaré conforme à la Constitution par la Cour constitutionnelle, sous réserve de la prise en compte de quelques observations. « Pour 2018, priorité sera donnée à la mise en place de l’ensemble des dispositions des textes réglementaires des politiques publiques qui vont découler de ce Code du numérique et la mise en conformité des textes existants à ce Code », confie le ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou à la presse au sortir de la séance de travail budgétaire avec les députés.
Elle compte également accorder une place de choix en 2018 à la poursuite et l’achèvement des réformes prévues dans le cadre de la Déclaration de politique sectorielle, la mise en œuvre de l’administration intelligente, la généralisation de l’usage du e-commerce, la généralisation de l’usage du numérique par l’éducation et la formation, la promotion et le développement de contenus numériques et la modernisation du secteur postal par des services numériques à forte valeur ajoutée.
« Je suis très heureuse et satisfaite d’avoir fait cet exercice cet après-midi avec les députés parce que cela m’a confortée dans le rôle stratégique du ministère de l’Economie numérique et de la Communication au niveau de notre pays », se réjouit Aurélie Adam Soulé Zoumarou. Elle salue les députés qui ont manifesté un grand intérêt aux questions touchant le sous-secteur de l’économie numérique et les médias, notamment par rapport à la baisse du budget 2018 du ministère. Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication espère compter sur l’apport du secteur privé et la restructuration de l’écosystème pour l’atteinte des missions dévolues à son département ministériel, à savoir la conception, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de la politique générale de l’Etat en matière d’économie numérique, de communication et des services postaux.

Actualités 17 nov. 2017


Edition 2017 de Gléxwé xwé à Ouidah : Le programme des manifestations du 3 au 10 décembre prochain

Comme chaque année, les filles et fils de la commune de Ouidah célèbrent la fête annuelle Gléxwé xwé. Le comité d’organisation de l’édition 2017 de cette célébration a déjà retenu le programme des manifestations qui se dérouleront du 3 au 10 décembre prochain.

Du dimanche 3 au dimanche 10 décembre prochain, les ressortissants de la commune de Ouidah sont tous attendus pour la célébration de la fête annuelle de retrouvailles « Gléxwé xwé ». Soucieux de la réussite de cette édition, le comité d’organisation a tenu une journée de réflexion présidée par le préfet du département de l’Atlantique à l’Institut régional de santé publique (Irsp) de Ouidah. C’est à cette occasion qu’a été élaborée et signée la charte devant désormais régir l’organisation de ladite fête, à l’issue d’une concertation entre le comité d’organisation, les associations et les regroupements légalement enregistrés et intervenant à Ouidah.
Selon François Comlan, le président du comité d’organisation, un tissu a été retenu pour la circonstance. « L’adhésion au programme et la participation massive des fils et filles de la commune de Ouidah aux différentes manifestations commémoratives de cette fête qui se veut fédératrice pour le développement durable de notre cité, sont vivement souhaitées », a-t-il ajouté.
Pour ainsi célébrer cette fête dans une ambiance bon enfant, le comité a concocté un programme autour de vingt-huit activités. A en croire François Comlan, président du comité d’organisation, le dimanche 3 décembre prochain, premier jour des festivités, les participants prendront part à une messe de bénédiction pour le lancement de la semaine Gléxwé xwé 2017 à la Basilique Immaculée Conception de Ouidah. A cette cérémonie de culte, les Evangélistes sont attendus au temple évangélique, les protestants également sont espérés à leur siège et les christianistes célestes au temple Ecc. La cérémonie de lancement sera marquée d’abord par l’allumage de la flamme, l’allocution du président du comité d’organisation, le discours du maire à Vassèho.
Le deuxième jour des manifestations connaîtra la libation au panthéon qui aura lieu à Huxwé. Une grande caravane sillonnera les arrondissements urbains de la ville de Ouidah. Le Fort français abritera la projection de films. Le mardi 5 décembre les adhérents auront la joie de découvrir la ville de Ouidah et de visiter des sites touristiques de la commune.
Jeux, activités sportives et de jeunesse, spectacles culturels de masse, expositions d’art sculptural et d’ouvrages d’art, festival d’art culinaire, soirées dansantes, pique-nique, sont également au menu. Des réjouissances populaires à travers les arrondissements, podiums cars, des chants et danses dans les quartiers du centre-ville, des conférences débats sur « Le potentiel touristique de Ouidah » et « Histoire de Ouidah », sont également prévus.
La messe de clôture pour les Gléxwévi et Gléxwénu aura lieu le dimanche 10 décembre. Des animations seront assurées par les vedettes de la musique de Ouidah pour louer et magnifier le nom du Seigneur. Mais avant, il est prévu, le samedi 2 décembre à partir de 18 h au Théâtre de verdure du Hall des Arts de Cotonou, un concert animé par les anciennes gloires musicales de Ouidah telles que El Régo, Oscar Kidjo, SK Punto, Roger Coffi, Cébastin Gbédjinon, Timothée Akpovo, Viviane Moreira et plein d’autres artistes?

Culture 17 nov. 2017


Colloque international de Biarritz: Sortie du programme Semis aux rencontres sur la diversité culturelle

Commencé le lundi 13 novembre dernier, le huitième colloque international de Biarritz, chantier Sud Nord, s’achève demain, samedi 18 novembre. Il est placé sous le thème « Etre femme d’ici et d’ailleurs ». La comédienne béninoise et animatrice de jeu d’acteur, Mariame Darra Traoré, y a été invitée dans la rubrique « Réalités ». Non seulement, elle a eu l’occasion, ce jeudi 16 novembre, de parler d’elle-même, mais aussi de Semis, un projet holistique dont elle est la coordonnatrice et qui reste une initiative de ‘’Germes de Pensées’’.

Le Bénin est à l’honneur à Biarritz, en France, avec la présence, depuis lundi 13 novembre dernier, de Mariame Darra Traoré au huitième colloque international considéré comme étant les Rencontres sur la diversité culturelle. Invitée dans la rubrique « Réalités », elle était hier, jeudi 16 novembre, devant un public de plus de 140 personnes venues du monde entier pour s’exprimer autour du thème « Etre femme ici et d'ailleurs » et parler de Semis, un projet holistique. A ses côtés, au niveau de cette rubrique, il y avait de grandes personnalités à l’image de Aïcha Deen Magassouba de la Guinée, Gacirah Diagne du Sénégal, France Guillain et Roti Maké de Tahiti, Caroline Sheehy et Martine Fordin, du Québec, puis l’écrivaine de renommée Kadhidja Benouataf.
Au milieu de tout ce panel de personnes ressources, Mariame Darra Traoré a eu l’occasion de parler d’elle-même en tant que femme portant un rêve, lequel a vu le jour dans un environnement incertain, depuis mai dernier. L’assistance a eu l’opportunité d’apprécier sa témérité, sa hargne de booster les choses, sa rage de s'exprimer et toute sa fougue d’amener la jeunesse à s'assumer, à faire ce que les politiques lui refusent désormais.... Elle a partagé sa vie de femme comédienne et directrice d'acteur au Bénin, Burkina, Mali et partout où elle donne des cours organiques de jeu d'acteur aux jeunes.
Avec elle, « Germes de Pensées », initiatrice du Programme Semis a donc réussi, ce jeudi 16 novembre, une de ses sorties majeures. Elle s’est davantage révélée au monde.
Le programme Semis, selon Mariame Darra Traoré, c’est des formateurs qui travaillent avec des jeunes acteurs de théâtre sur le jeu d’acteur, le corps et les techniques vocales. Conçu pour renforcer de façon efficace et efficiente la formation des jeunes dans les métiers des arts vivants plus précisément le théâtre, il se concentre sur trois corps de métier: les acteurs, les auteurs et les metteurs en scène. La formation sur le tas ne répondant plus suffisamment aux exigences du métier, il propose une formation intensive à la chaîne, en résidence avec une mise en situation et un suivi régulier. « Au regard de la volonté de notre génération de se hisser sur l’échiquier international, nous avons besoin que de tels projets naissent pour pousser la jeunesse créative. Du rêve à la réalité, le pas est grand », fait-elle remarquer.
Soutenu par l’Organisation internationale de la Francophonie, l’Office artistique de la région Aquitaine, la Ville de Biarritz, ce huitième Colloque international est placé sous le parrainage du ministère de la Culture et de la Commission nationale française pour l’Unesco. Outre la phase intellectuelle de ces rencontres qui prennent fin demain, samedi 18 novembre, il y a au programme, de nombreuses créations, du théâtre, des concerts de musique et du cinéma?

Actualités 17 nov. 2017


Conférence administrative départementale de l’Alibori: Pour une Administration publique efficace au service des communautés

L’Alibori a tenu sa Conférence administrative départementale du mois de novembre, mercredi dernier. A l’occasion, certains engagements ont été pris pour asseoir une administration publique forte et efficace au niveau de ce département.

Au centre des échanges entre les membres de la Conférence administrative départementale (Cad) de l’Alibori, mercredi 15 novembre dernier à Kandi, le souci était d’asseoir les fondamentaux d’une administration territoriale au service du développement des communautés à la base. Sous la présidence du préfet Mohamadou Moussa, se sont-ils engagés à proscrire désormais de leurs habitudes le retard et l’absentéisme au service, puis la négligence dans l’exercice de leurs fonctions.
Pour le préfet, l’Alibori ne saurait se soustraire de ces exigences, si elle tient à voir ses administrations et services déconcentrés de l’Etat être plus performants. « Nous sommes aujourd’hui engagés dans les réformes pour que l’homme lui-même, l’agent public soit transformé. Selon lui, l’accent doit être mis sur la ponctualité au service.
Plusieurs autres questions ont également été abordées au cours de la réunion. Au nombre de celles-ci, au lieu de Kandi, c’est dans la commune de Malanville que se tiendra la prochaine réunion de la conférence.
Les participants sont aussi revenus sur le déroulement actuel de la campagne de commercialisation du coton dans le département. Ils ont exhorté les producteurs à procéder à temps aux récoltes et à leur évacuation rapide vers les lieux de commercialisation et les usines d’égrenage?

Actualités 17 nov. 2017


Conseil des ministres : Nouvelle réglementation sur les vitres teintées et vitres opaques

Le Conseil des ministres du mercredi 15 novembre dernier a statué sur des vitres teintées et vitres opaques des véhicules automobiles en République du Bénin et a ainsi décidé d’une nouvelle réglementation.

Plusieurs constats, de l’avis des membres du gouvernement, ont conduit à revoir la réglementation encadrant les vitres teintées et vitres opaques des véhicules. Il y a, entre autres, le constat d’inflation d’usage de véhicules automobiles à vitres teintées ou à vitres opaques ces dernières années et l’usage fait de ces types de véhicules par des individus malintentionnés pour commettre des forfaits. Une telle situation « est porteuse de risques d’insécurité car l’usage de ces voitures ne facilite pas toujours la tâche aux forces de sécurité pour empêcher ou élucider certains crimes ». Il s’avère par conséquent judicieux de réglementer la commercialisation et l’usage de ces véhicules afin de renforcer la sécurité intérieure de notre pays, estiment les membres du gouvernement. Au cours de leur conclave, ils en sont venus à prendre un décret pour réglementer l’utilisation des véhicules automobiles à vitres teintées et à vitres opaques dans notre pays. « L’Etat entend ainsi mettre en place un système adéquat de réglementation de l’importation et de l’utilisation desdits véhicules » afin de renforcer la sécurité intérieure dans le pays. Cette décision qui induira sans aucun doute un effet supplémentaire en ce qui concerne la sécurité des personnes et des biens pourrait être bien appréciée en cette période de fin d’année où la barre semble être mise assez haute pour aider les populations à fêter dans la quiétude?
J. F. M.

Actualités 17 nov. 2017


Périmètre de l’aéroport de Glo-Djigbé : Le gouvernement définit les modalités de dédommagement (Compte rendu du Conseil des ministres)

Le Conseil des ministres s'est réuni mercredi, le 15 novembre 2017, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.

Au cours de la séance, les décisions suivantes ont été prises :

I. Mesures normatives.
Les projets de décrets ci-après énumérés ont été adoptés :

I.I Projet de décret portant fin de mission de la Commission nationale de gouvernance dans le cadre du mécanisme africain d'évaluation par les pairs (Maep).

La Commission nationale de Gouvernance du Maep a été créée par décret n° 2009-226 du 05 juin 2009. Elle est chargée du suivi de la mise en œuvre des actions prévues par le Mécanisme africain d'évaluation par les pairs. Son dernier mandat a expiré le 31 décembre 2015 et le rapport d'étape de la mise en œuvre du Plan national d'action, découlant de l'adhésion du Bénin au Maep, a été validé le 20 décembre 2016. Dès lors, cette commission n'a plus d'existence juridique.
Le Conseil des ministres a donc adopté le présent décret portant fin de mission de la Commission nationale de gouvernance du Mécanisme africain d'évaluation par les pairs.
Par conséquent, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération est instruit de conduire la phase de l'évaluation globale du Plan national d'action 2008-2015. Au terme de celle-ci, notre pays appréciera la nécessité d'une nouvelle évaluation pour la définition d'un nouveau Plan national d'action.

1.2 Projet de décret portant réglementation de la mise en circulation des véhicules automobiles à vitres teintées ou opaques en République du Bénin.

Ces dernières années, l'usage des véhicules à vitres teintées ou opaques s'est accentué dans notre pays. Les services de sécurité ont fait le constat que des individus les utilisent pour commettre des forfaits. Le caractère teinté et surtout opaque de ces vitres ne facilite pas la tâche aux forces de sécurité, dès lors que la visibilité à l'intérieur de ces véhicules est nulle.
Il devient alors impérieux de mettre en place un système adéquat de réglementation de l'importation et de l'utilisation desdits véhicules.
C'est pourquoi, le Conseil des ministres a adopté le décret portant réglementation de la mise en circulation des véhicules automobiles à vitres teintées ou opaques en République du Bénin.
Le ministre des Infrastructures et des Transports, le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique et le ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense nationale, sont instruits de prendre les dispositions nécessaires pour l'application sans complaisance du présent décret.

1.3 Projet de décret portant transmission à l'Assemblée Nationale, pour autorisation de ratification, de l'Accord International du Code Bénino-Togolais de l'Electricité amendé.

Le Code bénino-togolais de l'électricité (CBTE) amendé a été signé par les deux Etats le 10 février 2015. Il consacre notamment la suppression du principe d'acheteur unique de la Communauté électrique du Bénin (CEB). Ainsi, les producteurs privés indépendants peuvent désormais réaliser, au profit des Etats, des investissements importants et sécurisés dans le sous-secteur de l'électricité. La ratification de cet. Accord par notre pays permettra la mise en œuvre effective du Cbte amendé, et offrira ainsi un cadre légal approprié pour la réalisation des projets du gouvernement dans le sous-secteur énergétique.

Le Conseil des ministres a donc adopté le décret et instruit le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et le ministre de l'Energie, de prendre les mesures nécessaires en vue de l'accomplissement diligent des formalités d'entrée en vigueur de cet accord, dès sa ratification.

II. Communications.

Sous cette rubrique, les dossiers suivants ont été approuvés :

2.1 Modalités de dédommagement sur le périmètre de l'aéroport de Glo-Djigbé.

Le ministre de l'Economie et des Finances et le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable ont présenté au Conseil des ministres, une communication relative à l'adoption des modalités de dédommagement des personnes physiques et morales en vue de libérer le périmètre de l'aéroport de Glo-Djigbé. La construction de cet aéroport de classe internationale est l'un des projets phares du Programrne d'action du gouvernement.
C'est dans ce cadre qu'il a été mis en place une Commission interministérielle dont les travaux ont consisté, entre autres, au suivi des enquêtes foncière et immobilière réalisées par le consultant Ecoplan, ainsi qu'à la validation du rapport d'enquêtes et du Plan d'action de réinstallation et de Règlement (PAR) du domaine devant abriter l'aéroport.
Ce Plan d'action de réinstallation et de règlement (PAR) met, entre autres, l'accent sur la réinstallation des infrastructures sociocommunautaires, le relogement des personnes vulnérables et des noyaux villageois, conformément aux textes en vigueur en la matière.
En approuvant cette communication, le Conseil des ministres a décidé que toutes les opérations de dédommagement sur le site doivent s'inscrire dans le respect scrupuleux des textes en vigueur, à savoir :
- le Code foncier et domanial ;
- l'arrêté préfectoral n°2/0347/DEP-ATL-LIT/SG/SPAT du 7 décembre 2006 portant déclaration d'utilité publique des domaines situés dans l'emprise du périmètre aéroportuaire de Glo-Djigbé ;
- l'arrêté préfectoral de cessibilité n°2/0305/DEP-ATL-LIT/SG/SPAT du 5 décembre 2007 portant cessibilité des immeubles contenus dans l'emprise du périmètre aéroportuaire de Glo-Djigbé.
Le ministre de l'Economie et des Finances et le ministre du Cadre de vie et du Développement durable sont instruits à l'effet de coordonner le processus de dédommagement des personnes concernées.
Le ministre de l'Economie et des Finances mettra à disposition les ressources nécessaires pour couvrir l'incidence financière induite par ces opérations de dédommagement.
Le ministre des Infrastructures et des Transports, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation et le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique sont instruits, chacun en ce qui le concerne, de mettre diligemment en application les actions relevant de son département.

2.2 Mesures relatives à la prise en charge, par l'Etat, des frais d'inscription des étudiants béninois non boursiers, non secourus et non salariés.

Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) a soumis à l'appréciation du Conseil des ministres, une communication relative aux mesures envisagées sur la prise en charge, par l'Etat, des frais d'inscription des étudiants béninois non boursiers, non secourus et non salariés.
Pour rappel, en 2008, l'Etat béninois a décrété la gratuité des inscriptions dans les Universités nationales du Bénin (UNB) pour les étudiants non boursiers, non secourus et non salariés. Dès lors, des subventions devraient être versées chaque année auxdites universités pour compenser le déficit financier induit par ladite mesure et assurer leur fonctionnement normal. Mais ces engagements n'ont pas toujours été honorés, mettant ainsi les universités nationales dans une situation financière difficile.
Par exemple, sur la période 2008 à 2016 l'Etat doit, au total, à l'Université d'Abomey-Calavi (UAC), une somme de deux milliards huit cent quarante-six millions neuf cent dix mille (2.846.910.000) FCFA au titre des subventions compensatrices de la mesure de gratuité. Ce déficit de ressources impacte négativement la qualité des formations dispensées.
Par ailleurs, pour l'année académique 2017-2018, sur un total de 3906 étudiants inscrits dans les écoles et instituts de formation professionnelle, 78% le sont à « titre entièrement payant » contre 22% de boursiers. Le but visé par ces entités, en inscrivant pour l'essentiel des étudiants payant des frais de formation, est d'avoir, à travers lesdits frais, les moyens pour faire face aux multiples charges de fonctionnement de leurs entités. Il s'en dégage que la politique de gratuité conduit plutôt à une privatisation déguisée des universités publiques.
Déplorant cette situation, le Conseil a décidé d'accéder aux nombreuses doléances des différents acteurs de nos universités et a pris, entre autres, les mesures suivantes :

Sur le plan de la gouvernance des universités publiques :

- Mise en place d'un Conseil d'administration (CA) dans chaque université, avec des missions précises. Les membres dudit CA seront nommés en Conseil des ministres ;
- Maintien du système de gouvernance démocratique dans les UNB à travers les élections des recteurs, doyens des facultés et directeurs de certaines écoles.

* Concernant la gestion financière:

- Abrogation du décret n°2008-802 du 31 décembre 2008 portant prise en charge, par l'Etat, des frais d'inscription des étudiants béninois non boursiers, non secourus et non salariés dans les Universités nationales du Bénin (UNB), pour compter de la rentrée académique 2018-2019;
- Prise de mesures au niveau du ministère de l'Economie et des Finances, en vue de la mise à disposition du MESRS des ressources nécessaires pour le fonctionnement des Unb au cours de l'année académique 2017-2018;
Mise en place d'une nouvelle stratégie gouvernementale de subvention des UNB en vue d'une meilleure dynamique de développement de l'enseignement supérieur ;
Mise en place d'un manuel de procédures au niveau des Unb pour une meilleure gestion des ressources financières ;
Mise en place d'une stratégie de financement des besoins des Unb, avec un plan d'affaires bien élaboré à cet effet.

* Concernant la spatialisation des centres universitaires :

Prise de dispositions appropriées en vue de la délocalisation, à terme, de certaines facultés de l'Uac vers d'autres villes du Bénin.
Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est instruit de prendre les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre effective desdites mesures.

2.3 Programme d'urgence de réfection des pistes rurales et des routes intercommunales pour la campagne agricole 2017-2018.

Le ministre des Infrastructures et des Transports a présenté au Conseil des ministres, une communication relative au programme d'urgence de réfection des pistes rurales et des routes intercommunales pour la campagne agricole 2017-2018.
Dans le cadre de la commercialisation des produits agricoles au titre de la campagne 2017-2018, il a été retenu de faire exécuter en urgence des travaux de réfection d'environ 6000 km de pistes rurales et de routes intercommunales sur toute l'étendue du territoire national.
Le Conseil des ministres a approuvé la communication et instruit le ministre des Infrastructures et des Transports et le ministre de l'Economie et des Finances, à l'effet de prendre toutes les dispositions nécessaires, chacun en ce qui le concerne, pour faire exécuter les travaux avec célérité, par des entreprises remplissant les conditions techniques en la matière.

2.5 Organisation d'une rencontre régionale au Bénin.

Le Conseil des ministres a autorisé l'organisation, à Cotonou, les 14 et 15 novembre 2017, d'une réunion régionale de l'Interpol sur la traite des êtres humains.

2.6 Comptes rendus

2.6.1 Construction du Centre de formation pour l'administration locale (CeFAL).

Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale et le ministre du Cadre de vie et du Développement durable ont rendu compte au Conseil des ministres, de l'évolution du projet de construction du Centre de formation pour l'administration locale (CeFAL).
La construction et la mise en service dudit Centre permettront de résoudre durablement le problème de l'insuffisance chronique de ressources humaines de qualité au niveau des communes. Ce qui permettra également d'ouvrir une nouvelle ère pour le processus de décentralisation en cours dans notre pays.
Le Conseil des ministres a approuvé ce compte rendu et instruit le ministre de l'Economie et des Finances, de mobiliser et de mettre à la disposition du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale et du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, les ressources nécessaires pour le compte des années 2017 et 2018, aux fins du démarrage effectif des travaux.

2.6.2 Contrôle de la gestion des ressources additionnelles annuelles de renforcement des capacités opérationnelles et d'intervention des unités de sécurité, exercice 2017.

Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique a rendu compte au Conseil des ministres, de la mission de contrôle de la gestion des ressources additionnelles annuelles de renforcement des capacités opérationnelles et d'intervention des unités de sécurité, exercice 2017.
Dans le cadre de la lutte contre la criminalité et de la sécurisation des populations de nos villes et campagnes, le gouvernement a mis en place des ressources additionnelles annuelles, d'un montant de quatre (04) milliards de Fcfa, en vue de renforcer les capacités opérationnelles et d'intervention des commissariats de Police et brigades de Gendarmerie sur toute l'étendue du territoire national.
A la suite d'une mission de contrôle diligentée dans différentes unités, il a été révélé de graves irrégularités dans la gestion des fonds mis à leur disposition. Celles-ci se résument comme suit :
- certains chefs d'unités ont logé les fonds publics mis à leur disposition dans leurs comptes personnels ;
- d'autres se sont fait délivrer des factures fictives pour justifier l'utilisation des fonds ;
- d'autres encore ont payé indûment des « primes » à leurs collaborateurs, détournant ainsi les fonds de leur objectif initial ;
- la plupart des chefs d'unités n'ont pas cru devoir remplir les registres mis à leur disposition pour l'enregistrement des opérations d'achat et de consommation de carburant.

Somme toute, il a été relevé, au niveau de la cinquantaine d'unités de police et de gendarmerie inspectée, une dilapidation de plus de soixante millions (60.000.000) FCFA.
Le Conseil des ministres a pris acte de ce compte rendu, et instruit le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique et le ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense nationale, de relever de leurs fonctions et de traduire devant un conseil de discipline, tous les chefs d'unités de sécurité, auteurs de malversations sur les fonds publics mis à leur disposition dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles et d'intervention des unités de sécurité, exercice 2017.
Il est demandé au ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, de poursuivre le contrôle au niveau des autres unités de sécurité et de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer une bonne gestion des ressources de l'Etat allouées aux unités des forces de sécurité.
Les ministres concernés sont instruits de faire rembourser, par les chefs d'unités sus-visés, et dans les plus brefs délais, les montants mis à leur charge.

2.6.3 Missions effectuées à l'étranger.

Les comptes rendus de missions effectuées à l'étranger ci-après ont été approuvés :

- 27è forum du projet de surveillance de l'environnement pour la sécurité en Afrique (MESA), qui s’est tenu à Dakar, au Sénégal, du 24 au 28 avril 2017
- Visite de travail d'une délégation béninoise à Oslo, en Norvège, du 27 au 28 avril 2017 ;
- 1ère réunion préparatoire de la 8ème Conférence des ministres en charge de l'emploi et de la formation professionnelle de l'espace Uemoa, qui s'est tenue à Lomé, au Togo, du 17 au 19 mai 2017 ;
- session extraordinaire du Conseil des ministres de l'Organisation des producteurs de Pétrole africain (Appo), qui s'est tenue à Abuja, au Nigeria, le 24 juillet 2017.

III. Mesures individuelles.

Nominations

Au ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche,
Sur proposition du ministre,

Directeur de Cabinet :
Monsieur Gbékpodé Bonaventure Kouakanou ;

Directeur général du Fonds national de Développement agricole (FNDA) :
Monsieur Olivier M. B. Coffi VIGAN ;

Directeur général de l'Agence territoriale de Développement agricole de la Vallée du Niger (pôle I) : Monsieur Jean Gbeto Dansou ;

Directeur général de l'Agence territoriale de Développement agricole Alibori Sud- Borgou Nord-21(P (Pôle 2) : Monsieur Abdoulaye Toko ;

Directeur général de l'Agence territoriale de Développement agricole Atacora- Ouest (Pôle 3) : Monsieur Serges Edgard Béni Amoussou-Guenou

Directeur général de l'Agence Territoriale de Développement agricole Borgou Sud-Donga - Collines (Pôle 4) : Monsieur Kassimou Issak ;

Directrice générale de l'Agence territoriale de Développement agricole Zou-Couffo (Pôle S): Madame Marie-José Kogbéto Akoffa ;

Directeur général de l'Agence territoriale de Développement agricole Plateau (pôle 6) : Monsieur Gérard Agognon ;

Directeur général de l'Agence territoriale de Développement agricole Ouémé-Atlantique-Mono (Pôle 7) : Monsieur Pamphile Sossou.

Fait à Cotonou, le 15
novembre 2017.

Le Secrétaire général du
gouvernement,

Edouard Ouin-Ouro

Actualités 17 nov. 2017


Assemblée nationale : Les députés s’approprient les réformes de la Police républicaine

Les députés étaient, ce mercredi 15 novembre, en séminaire d’appropriation des réformes de la Police républicaine. Les travaux se sont déroulés à l’hémicycle en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, qui avait à ses côtés des hauts gradés de la Police et de la Gendarmerie nationales.

Ce séminaire a été ouvert à l’intention surtout des députés membres de la commission des Lois de l’Administration et des Droits de l’Homme en charge de l’étude des deux projets de loi portant création et statuts de la Police républicaine, un nouveau corps qui naîtra de la fusion de la Gendarmerie et de la Police nationales.
En fait, l’atelier vise à outiller les parlementaires et à leur fournir toutes les informations nécessaires pour bien étudier ce dossier. Deux communications ont meublé hier les travaux. Le premier thème a porté sur « La Police républicaine : l’esprit de la réforme » et la seconde a trait à la présentation du contenu des projets de loi. Les deux communications ont permis aux députés de s’imprégner du contenu de ces deux dossiers en vue de son étude en toute responsabilité. Les travaux ont été ouverts par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété?

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 16 nov. 2017


Recherche de financement pour la construction des infrastructures : Le Bénin signe son entrée à l’Africa Finance Corporation

Le Bénin est désormais membre de l’Africa Finance Corporation (Afc), une institution multilatérale qui finance le développement des infrastructures en Afrique. La lettre d’adhésion a été signée par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, mardi 7 novembre dernier, selon l’Agence Ecofinance.

Le développement des infrastructures dans les secteurs des télécommunications, des transports, des ressources naturelles, des industries lourdes et de l’alimentation électrique préoccupe le gouvernement béninois. La recherche de solutions à ces préoccupations l’a conduit vers l’Africa Finance Corporation (Afc), une institution multinationale qui finance le développement des infrastructures en Afrique.
Selon l’Agence Ecofinance, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a signé une lettre d’adhésion à cette institution le mardi 7 novembre dernier. Et le Bénin devient ainsi le dix-septième pays membre de l’organisation panafricaine.
En effet, disposant d’un vaste littoral, le Bénin est un carrefour commercial pour la sous-région ouest-africaine. Il dispose d’énormes atouts commerciaux, notamment le port de Cotonou. Principale source de recettes publiques, le port dessert les pays de la sous-région enclavés tels que le Niger, le Burkina Faso et  le Mali. Toutefois, il se pose à lui de sérieux problèmes de transport liés à la qualité des infrastructures routières entre autres.
L’adhésion à la Société financière africaine devrait permettre au pays de dynamiser son secteur des infrastructures.
« Nous sommes heureux d’accueillir la République du Bénin parmi les membres de l’Afc », a déclaré le président du conseil d’administration de l’institution panafricaine, Andrew Alli. Pour lui, le Bénin bénéficie d’une situation stratégique. Et grâce à ce partenariat, souligne-t-il, le pays va être en mesure de réaliser pleinement le potentiel qui est le sien, en tant qu’important couloir propice aux activités économiques en Afrique occidentale. « Compte tenu des flux économiques régionaux, une fois pourvu d’une infrastructure adéquate, le Bénin est bien placé pour desservir tous les pays voisins de manière significative », a souligné Andrew Alli.
Pour le président du conseil d’administration de l’Afc, en tant que pays membre de l’Afc, le Bénin aura accès à l’expertise technique et aux ressources financières de l’institution, en matière de développement, de financement et d’exécution de projets d’infrastructures, dans les secteurs du transport, de l’alimentation électrique, des télécommunications, des ressources naturelles et des industries lourdes.
« Nous sommes enthousiasmés par les perspectives de partenariat avec l’Afc, qui vont nous permettre de piloter le développement des infrastructures au Bénin et en Afrique occidentale », a dit le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Pour lui, chacun le sait, il existe un lien direct entre les investissements dans les infrastructures et le développement économique. « Notre appartenance à l’Afc laisse présager un avenir prometteur pour le pays, et pour l’ensemble de l’Afrique occidentale », conclut-il?

Actualités 16 nov. 2017


Contre la traite des êtres humains et l’exploitation des enfants: Les acteurs de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel s’arment

Cotonou a abrité les 14 et 15 novembre, une réunion régionale sur la lutte contre la traite des êtres humains et l’exploitation des enfants en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Initiative de l’Interpol, le projet vise à assister les pays concernés dans ce combat.

La problématique de la traite des êtres humains et de l’exploitation des enfants en Afrique de l’Ouest et au Sahel était au cœur de la rencontre régionale initiée dans ce cadre à Cotonou. La réunion consacre la formation d’un réseau solide et efficace en faveur de la lutte contre ces fléaux.
C’est une initiative de l’Interpol qui se focalise sur deux objectifs : renforcer les capacités des agents chargés de l’application de la loi à lutter efficacement contre la traite des personnes et apporter un appui opérationnel aux pays membres afin de démanteler des réseaux criminels qui opèrent dans le domaine de la criminalité.
Pour Innocentia Akpovo Monteiro, coordonnatrice du projet d’Interpol sur la lutte contre la traite des personnes au Sahel, le phénomène ronge l’humanité et viole gravement la dignité de la personne humaine.
« La traite des êtres humains est un crime qui touche directement la personne humaine, l’individu dans sa dignité. Ce crime aux contours multiples a des liens directs ou indirects avec d’autres formes de la criminalité transnationale organisées comme le trafic des migrants, le blanchiment d’argent, le trafic de la drogue, le trafic des armes », insiste-t-elle.
Elle explique que l’Afrique de l’Ouest, en particulier la région du Sahel est connue comme étant une région à la fois d’origine et de transit des migrants et des victimes de la traite à destination de l’Europe, des pays du Golfe. Autant de raisons qui confortent la position d’Interpol qui entend installer des dispositifs de veille contre le phénomène à travers les volets prévention, protection, répression et partenariat.
Entre autres outils entrant dans le cadre de la lutte contre le fléau, Innocentia Akpovo Monteiro souligne l’opération ‘’Epervier’’, conduite « au Mali, Niger, Mauritanie, Sénégal et au Tchad, dont la mise en œuvre a permis de secourir et d’assister plus de 400 personnes (adultes comme mineurs des deux sexes) et d’interpeller environ 23 trafiquants suspects ».
Pour le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, le choix de Cotonou pour abriter cette rencontre se trouve fondé. « Au cours des cinq dernières années, le Bénin a été un pays ouvert à la traite des femmes, des enfants et des hommes. Il est à la fois un pays d’origine de transit et de destination de la traite », relève-t-il. Il souligne que le phénomène est si préoccupant que « le département d’Etat des Etats-Unis dans son rapport sur la traite des personnes, éditions 2015 et 2016 l’a classé dans la catégorie des pays qui ne se conforment pas entièrement aux normes minimales pour l’élimination du phénomène sur son sol ».
Au terme de la réunion, les participants provenant de quatorze pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel ont formulé différentes recommandations à l’endroit des acteurs intervenant dans la lutte. Ils suggèrent aux organisations internationales d’appuyer les actions des différents acteurs en vue d’un bon rendement, de fédérer les actions des organisations internationales elles-mêmes dans le domaine de la lutte contre la traite des êtres humains. Ils invitent par ailleurs les pays membres n’ayant pas de législations relatives à la lutte contre la traite des êtres humains à s’en doter. Ils souhaitent également la mise en place d’un mécanisme opérationnel de suivi-évaluation dans ce cadre, l’organisation et l'intensification des campagnes de sensibilisation dans les langues locales des différents pays?

Société 16 nov. 2017


« Elite Brvm Lounge » dans l’espace Uemoa: Un programme pour accompagner le financement des Pme

Les petites et moyennes entreprises (Pme) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine ont un programme d’accompagnement pour leur financement. Dénommé « Elite Brvm Lounge », ce programme a été lancé, jeudi 9 novembre dernier à Abidjan entre les bourses de Londres, de Casablanca et la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm).

Trois places boursières ont décidé d’unir leurs efforts et de mutualiser leurs expériences pour accompagner les Petites et moyennes entreprises (Pme) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) dans l’amélioration de leur gouvernance, de leur gestion et de leur performance. L’objectif est de faciliter leur accès au financement de façon générale et au financement à long terme par les marchés de capitaux en particulier.
Elite Brvm Lounge, c’est le nom du programme de partenariat signé par les trois bourses, le jeudi 9 novembre dernier à Abidjan. Il s’agit d’un programme qui constituera une déclinaison régionale du Programme Elite développé par le London Stock Exchange Group et mis en œuvre actuellement sur le continent africain par la Bourse de Casablanca pour les Pme marocaines.
Selon un communiqué de la Brvm, Elite Brvm Lounge s’appuiera sur un écosystème propre à l’Uemoa et sera axé sur les besoins spécifiques des Pme de l’Union. La Brvm compte ainsi apporter sa contribution à la recherche de solutions à la problématique de financement des Pme dans la sous-région aux côtés des Etats, des institutions financières de développement, des banques et établissements financiers ainsi que des organisations du secteur privé.
En outre, précise le communiqué, Elite Brvm Lounge se positionne comme le programme de préparation des Pme à l’accès au troisième compartiment de la Brvm qu’elle compte ouvrir très prochainement avec des conditions d’accès allégées.
Pour le directeur général de la Brvm, Edoh Kossi Amènounvé, la Brvm permettra ainsi aux Pme de l’Uemoa d’accéder à des ressources longues qu’elles ne pourraient pas avoir autrement. Aussi, permettra-t-elle de renforcer la notoriété des Pme, d’accroître leur visibilité, d’avoir une valorisation permanente et de changer de dimension. Edoh Kossi Amènounvé estime que c’est à ce prix qu’elles pourraient être de véritables moteurs de la croissance, des créateurs permanents d’emplois et de richesses. Elles pourraient être ainsi des porte-étendards des économies nationales sur les échiquiers régional, continental et international, précise-t-il.
Quant au directeur général de la Bourse de Casablanca, Karim Hajji, il a estimé que le lancement de ce programme constituait la première concrétisation des travaux du groupe d’impulsion des marchés des capitaux de la zone Uemoa créé depuis juin 2015, en partenariat avec la Brvm. Il s’engage à ce titre, avec la Brvm, à accompagner chaque année une cohorte qui se composera d’une quinzaine d’entreprises.
La Bourse de Casablanca apportera, selon son directeur général, son expertise et son savoir-faire acquis afin de soutenir les entreprises africaines dans leur développement à travers Elite.
Le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre de Côte d’Ivoire, chargé du budget et du portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo, a salué la mise en œuvre de ce programme qui devrait contribuer à rendre le marché financier plus dynamique et faciliter l’intégration des Pme au système boursier régional.
Moussa Sanogo a fait remarquer que dans un contexte marqué par la prépondérance du secteur bancaire qui, représente à peu près 85 % des actifs du secteur financier, l’approfondissement du marché financier régional apparaît comme une alternative importante afin de diversifier les sources de financement et, in fine, faciliter la satisfaction des besoins des Pme.
Il faut rappeler qu’Elite Brvm Lounge est un programme unique conçu pour aider les entreprises les plus performantes et les plus ambitieuses à préparer et à structurer la prochaine étape de leur croissance. Le programme facilite et assure l'engagement à long terme entre les entreprises et la communauté d’experts, de conseillers, et d’investisseurs. Il a été développé par London Stock Exchange Group en 2012 et lancé au Maroc en 2015?

Economie 16 nov. 2017


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