La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Recherche de financement pour la construction des infrastructures : Le Bénin signe son entrée à l’Africa Finance Corporation

Le Bénin est désormais membre de l’Africa Finance Corporation (Afc), une institution multilatérale qui finance le développement des infrastructures en Afrique. La lettre d’adhésion a été signée par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, mardi 7 novembre dernier, selon l’Agence Ecofinance.

Le développement des infrastructures dans les secteurs des télécommunications, des transports, des ressources naturelles, des industries lourdes et de l’alimentation électrique préoccupe le gouvernement béninois. La recherche de solutions à ces préoccupations l’a conduit vers l’Africa Finance Corporation (Afc), une institution multinationale qui finance le développement des infrastructures en Afrique.
Selon l’Agence Ecofinance, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a signé une lettre d’adhésion à cette institution le mardi 7 novembre dernier. Et le Bénin devient ainsi le dix-septième pays membre de l’organisation panafricaine.
En effet, disposant d’un vaste littoral, le Bénin est un carrefour commercial pour la sous-région ouest-africaine. Il dispose d’énormes atouts commerciaux, notamment le port de Cotonou. Principale source de recettes publiques, le port dessert les pays de la sous-région enclavés tels que le Niger, le Burkina Faso et  le Mali. Toutefois, il se pose à lui de sérieux problèmes de transport liés à la qualité des infrastructures routières entre autres.
L’adhésion à la Société financière africaine devrait permettre au pays de dynamiser son secteur des infrastructures.
« Nous sommes heureux d’accueillir la République du Bénin parmi les membres de l’Afc », a déclaré le président du conseil d’administration de l’institution panafricaine, Andrew Alli. Pour lui, le Bénin bénéficie d’une situation stratégique. Et grâce à ce partenariat, souligne-t-il, le pays va être en mesure de réaliser pleinement le potentiel qui est le sien, en tant qu’important couloir propice aux activités économiques en Afrique occidentale. « Compte tenu des flux économiques régionaux, une fois pourvu d’une infrastructure adéquate, le Bénin est bien placé pour desservir tous les pays voisins de manière significative », a souligné Andrew Alli.
Pour le président du conseil d’administration de l’Afc, en tant que pays membre de l’Afc, le Bénin aura accès à l’expertise technique et aux ressources financières de l’institution, en matière de développement, de financement et d’exécution de projets d’infrastructures, dans les secteurs du transport, de l’alimentation électrique, des télécommunications, des ressources naturelles et des industries lourdes.
« Nous sommes enthousiasmés par les perspectives de partenariat avec l’Afc, qui vont nous permettre de piloter le développement des infrastructures au Bénin et en Afrique occidentale », a dit le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Pour lui, chacun le sait, il existe un lien direct entre les investissements dans les infrastructures et le développement économique. « Notre appartenance à l’Afc laisse présager un avenir prometteur pour le pays, et pour l’ensemble de l’Afrique occidentale », conclut-il?

Actualités 16 nov. 2017


Contre la traite des êtres humains et l’exploitation des enfants: Les acteurs de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel s’arment

Cotonou a abrité les 14 et 15 novembre, une réunion régionale sur la lutte contre la traite des êtres humains et l’exploitation des enfants en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Initiative de l’Interpol, le projet vise à assister les pays concernés dans ce combat.

La problématique de la traite des êtres humains et de l’exploitation des enfants en Afrique de l’Ouest et au Sahel était au cœur de la rencontre régionale initiée dans ce cadre à Cotonou. La réunion consacre la formation d’un réseau solide et efficace en faveur de la lutte contre ces fléaux.
C’est une initiative de l’Interpol qui se focalise sur deux objectifs : renforcer les capacités des agents chargés de l’application de la loi à lutter efficacement contre la traite des personnes et apporter un appui opérationnel aux pays membres afin de démanteler des réseaux criminels qui opèrent dans le domaine de la criminalité.
Pour Innocentia Akpovo Monteiro, coordonnatrice du projet d’Interpol sur la lutte contre la traite des personnes au Sahel, le phénomène ronge l’humanité et viole gravement la dignité de la personne humaine.
« La traite des êtres humains est un crime qui touche directement la personne humaine, l’individu dans sa dignité. Ce crime aux contours multiples a des liens directs ou indirects avec d’autres formes de la criminalité transnationale organisées comme le trafic des migrants, le blanchiment d’argent, le trafic de la drogue, le trafic des armes », insiste-t-elle.
Elle explique que l’Afrique de l’Ouest, en particulier la région du Sahel est connue comme étant une région à la fois d’origine et de transit des migrants et des victimes de la traite à destination de l’Europe, des pays du Golfe. Autant de raisons qui confortent la position d’Interpol qui entend installer des dispositifs de veille contre le phénomène à travers les volets prévention, protection, répression et partenariat.
Entre autres outils entrant dans le cadre de la lutte contre le fléau, Innocentia Akpovo Monteiro souligne l’opération ‘’Epervier’’, conduite « au Mali, Niger, Mauritanie, Sénégal et au Tchad, dont la mise en œuvre a permis de secourir et d’assister plus de 400 personnes (adultes comme mineurs des deux sexes) et d’interpeller environ 23 trafiquants suspects ».
Pour le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, le choix de Cotonou pour abriter cette rencontre se trouve fondé. « Au cours des cinq dernières années, le Bénin a été un pays ouvert à la traite des femmes, des enfants et des hommes. Il est à la fois un pays d’origine de transit et de destination de la traite », relève-t-il. Il souligne que le phénomène est si préoccupant que « le département d’Etat des Etats-Unis dans son rapport sur la traite des personnes, éditions 2015 et 2016 l’a classé dans la catégorie des pays qui ne se conforment pas entièrement aux normes minimales pour l’élimination du phénomène sur son sol ».
Au terme de la réunion, les participants provenant de quatorze pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel ont formulé différentes recommandations à l’endroit des acteurs intervenant dans la lutte. Ils suggèrent aux organisations internationales d’appuyer les actions des différents acteurs en vue d’un bon rendement, de fédérer les actions des organisations internationales elles-mêmes dans le domaine de la lutte contre la traite des êtres humains. Ils invitent par ailleurs les pays membres n’ayant pas de législations relatives à la lutte contre la traite des êtres humains à s’en doter. Ils souhaitent également la mise en place d’un mécanisme opérationnel de suivi-évaluation dans ce cadre, l’organisation et l'intensification des campagnes de sensibilisation dans les langues locales des différents pays?

Société 16 nov. 2017


« Elite Brvm Lounge » dans l’espace Uemoa: Un programme pour accompagner le financement des Pme

Les petites et moyennes entreprises (Pme) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine ont un programme d’accompagnement pour leur financement. Dénommé « Elite Brvm Lounge », ce programme a été lancé, jeudi 9 novembre dernier à Abidjan entre les bourses de Londres, de Casablanca et la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm).

Trois places boursières ont décidé d’unir leurs efforts et de mutualiser leurs expériences pour accompagner les Petites et moyennes entreprises (Pme) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) dans l’amélioration de leur gouvernance, de leur gestion et de leur performance. L’objectif est de faciliter leur accès au financement de façon générale et au financement à long terme par les marchés de capitaux en particulier.
Elite Brvm Lounge, c’est le nom du programme de partenariat signé par les trois bourses, le jeudi 9 novembre dernier à Abidjan. Il s’agit d’un programme qui constituera une déclinaison régionale du Programme Elite développé par le London Stock Exchange Group et mis en œuvre actuellement sur le continent africain par la Bourse de Casablanca pour les Pme marocaines.
Selon un communiqué de la Brvm, Elite Brvm Lounge s’appuiera sur un écosystème propre à l’Uemoa et sera axé sur les besoins spécifiques des Pme de l’Union. La Brvm compte ainsi apporter sa contribution à la recherche de solutions à la problématique de financement des Pme dans la sous-région aux côtés des Etats, des institutions financières de développement, des banques et établissements financiers ainsi que des organisations du secteur privé.
En outre, précise le communiqué, Elite Brvm Lounge se positionne comme le programme de préparation des Pme à l’accès au troisième compartiment de la Brvm qu’elle compte ouvrir très prochainement avec des conditions d’accès allégées.
Pour le directeur général de la Brvm, Edoh Kossi Amènounvé, la Brvm permettra ainsi aux Pme de l’Uemoa d’accéder à des ressources longues qu’elles ne pourraient pas avoir autrement. Aussi, permettra-t-elle de renforcer la notoriété des Pme, d’accroître leur visibilité, d’avoir une valorisation permanente et de changer de dimension. Edoh Kossi Amènounvé estime que c’est à ce prix qu’elles pourraient être de véritables moteurs de la croissance, des créateurs permanents d’emplois et de richesses. Elles pourraient être ainsi des porte-étendards des économies nationales sur les échiquiers régional, continental et international, précise-t-il.
Quant au directeur général de la Bourse de Casablanca, Karim Hajji, il a estimé que le lancement de ce programme constituait la première concrétisation des travaux du groupe d’impulsion des marchés des capitaux de la zone Uemoa créé depuis juin 2015, en partenariat avec la Brvm. Il s’engage à ce titre, avec la Brvm, à accompagner chaque année une cohorte qui se composera d’une quinzaine d’entreprises.
La Bourse de Casablanca apportera, selon son directeur général, son expertise et son savoir-faire acquis afin de soutenir les entreprises africaines dans leur développement à travers Elite.
Le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre de Côte d’Ivoire, chargé du budget et du portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo, a salué la mise en œuvre de ce programme qui devrait contribuer à rendre le marché financier plus dynamique et faciliter l’intégration des Pme au système boursier régional.
Moussa Sanogo a fait remarquer que dans un contexte marqué par la prépondérance du secteur bancaire qui, représente à peu près 85 % des actifs du secteur financier, l’approfondissement du marché financier régional apparaît comme une alternative importante afin de diversifier les sources de financement et, in fine, faciliter la satisfaction des besoins des Pme.
Il faut rappeler qu’Elite Brvm Lounge est un programme unique conçu pour aider les entreprises les plus performantes et les plus ambitieuses à préparer et à structurer la prochaine étape de leur croissance. Le programme facilite et assure l'engagement à long terme entre les entreprises et la communauté d’experts, de conseillers, et d’investisseurs. Il a été développé par London Stock Exchange Group en 2012 et lancé au Maroc en 2015?

Economie 16 nov. 2017


Conseil des ministres: La directrice générale du Fmi en visite au Bénin du 11 au 13 décembre

Le Bénin s’apprête à recevoir un hôte de marque. La directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), Christine Lagarde, est attendue à Cotonou du 11 au 13 décembre prochain, a-t-on appris à l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi 15 novembre.

Le onzième directeur du Fonds monétaire international (Fmi) et première femme à diriger l’institution est annoncée à Cotonou du 11 au 13 décembre prochain. Christine Lagarde, selon nos informations, effectuera une visite officielle au Bénin. Elle aura l’occasion d’échanger avec le président de la République, Patrice Talon, et des membres de son gouvernement.
Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (Fmi) avait approuvé au profit du Bénin en avril dernier, un programme dont l’objectif principal est d’accompagner les réformes du Bénin, d’asseoir la crédibilité de notre pays et de créer les conditions pour la transformation structurelle de l’économie. Une mission de l’institution qui avait séjourné fin mars 2017 à Cotonou avait noté, avec satisfaction « que le programme est solidement sur les rails et tous les critères convenus avec le gouvernement ont été respectés ». A l’occasion, les réformes du gouvernement avaient été traitées d’« ambitieuses » et le Fmi en tant qu’institution avait décidé d’accompagner leur mise en œuvre de ces réformes. « Nous avons noté une gestion rigoureuse des dépenses publiques, ce qui a permis d’assainir les finances publiques d’une manière très crédible », avait salué le représentant résident du Fmi au Bénin, Karim Barhoumi. Ces préoccupations seront certainement à nouveau discutées lors de la visite de la première responsable de cette institution.
Le 5 juillet 2011, Christine Lagarde est devenue la première femme à occuper ce poste de directeur général du Fmi. Le 19 février 2016, le Conseil d'administration de l’institution lui a renouvelé sa confiance pour un deuxième mandat de cinq ans à compter du 5 juillet 2016. La soixantaine, cet ancien ministre français de l'Économie, des Finances et de l’Industrie est mère de deux enfants?

Actualités 16 nov. 2017


Conférence administrative départementale: Une meilleure conduite des réunions en vue dans le Borgou

La préfecture de Parakou a servi de cadre, ce mercredi 15 novembre, à la onzième réunion de la Conférence administrative départementale (Cad) du Borgou, au titre de l’année 2017. Il y avait, comme seul point inscrit à l’ordre du jour une communication sur les améliorations à apporter dans l’organisation des réunions.

Dans le Borgou, l’intervention de la Coopération suisse, à travers ses consultants, vise à aider à l’amélioration de la gouvernance et à une meilleure coordination des activités. Ce département a une longue tradition dans la tenue de la Conférence administrative départementale (Cad) considérée comme instance de coordination. A l’occasion de leur onzième réunion, ce mercredi 15 novembre, le préfet Djibril Mama Cissé et les membres de la conférence ont décidé de marquer un arrêt. Ils avaient à examiner, au cours de leurs travaux en groupes, la manière dont leurs séances se déroulent.
« Nous avons passé en revue le mode d’organisation de nos conférences. Par la suite, les consultants nous ont fait part d’un certain nombre d’aspects qui devraient être pris en compte », a expliqué le préfet. Selon lui, les membres de la conférence ont réalisé qu’il y a certaines bonnes pratiques qu’ils avaient déjà adoptées et d’autres, pas encore. « Il est donc question pour nous, de prendre conscience de ce qui reste à améliorer. Et ceci, pour amener chacun de nous à mieux accomplir la mission qui lui incombe », a poursuivi Djibril Mama Cissé. Ce qui se fait de moins bon, confie-t-il, ne l’a pas été par manque de volonté. « C’est juste à cause d’une méconnaissance des textes par endroits. Pour une meilleure coordination des activités des services déconcentrés de l’Etat dans le département, il nous revient de les prendre en considération », a-t-il justifié. « A travers cette séance, nous sommes désormais à même de mener convenablement la mission dont chacun de nous a été investi », a rassuré Djibril Mama Cissé.
L’administrateur civil à la retraite, Sébastien Chabi, est l’un des deux consultants dépêchés au chevet des membres de cette Cad, récemment. Soulignant l’importance de la séance, il a indiqué qu’ils sont désormais conscients de l’ampleur de la tâche qui les attend, par rapport à l’animation des conférences?

Société 16 nov. 2017


Probable moratoire sur la fin de la gratuité dans les universités publiques: Le gouvernement doit jouer la carte de la prudence

Sensible au cri de détresse des étudiants, le gouvernement a envisagé un éventuel report de l’entrée en vigueur de la suppression de la gratuité des inscriptions dans les universités publiques. Mais si ce moratoire fait du bien aux étudiants, il n’est pas sans conséquence sur les universités dans leur fonctionnement.

Face à sa volonté de satisfaire la doléance des étudiants de revoir la décision de suppression des frais d’inscription et à l’impératif de doter les universités publiques de moyens substantiels, le gouvernement se trouve dans une situation cornélienne. Les désagréments de la gratuité des inscriptions au niveau des universités doivent amener le gouvernement à faire preuve de prudence dans sa logique d’accorder un moratoire pour la suppression de cette mesure. C’est ce que l’on pourrait être tenté de dire à la suite de la réaction des recteurs des universités nationales après l’annonce d’un probable report de la suppression de la gratuité des inscriptions. Très habitués à gérer le gap entre les besoins des universités et les subventions à elles accordées par l’Etat, les recteurs des universités publiques,s’étant déjà à coup sûr frottés les mains à l’annonce de la fin de la gratuité, n’ont pas hésité à faire savoir leurs inquiétudes au chef de l’Etat, Patrice Talon. A travers leur lettre ouverte en date du jeudi 9 novembre 2017 au président, ils ont reconnu que la décision du report de la suppression de la gratuité des inscriptions dans les universités nationales « donnera certes un peu de répit aux étudiants… ». Et sans aller par quatre chemins, ils ont aussi montré qu’elle «va relancer la problématique du financement des universités publiques en République du Bénin ».
Selon eux, les ressources substantielles issues des inscriptions sont nécessaires pour la qualité de la formation universitaire. C’est grâce à elles que les universités parvenaient, tant bien que mal, à faire face à leurs diverses charges qui ne sont pas des moindres. « Ces ressources déjà insuffisantes aidaient néanmoins nos universités à faire face, vaille que vaille, à leurs charges », souligne la correspondance. On sait que les universités publiques au Bénin manquent d’amphithéâtres, de bibliothèques, de résidences universitaires, d’enseignants mais aussi de moyens de transport des étudiants. On sait aussi que les restaurants universitaires ne parviennent plus, depuis quelques années, à couvrir les besoins alimentaires des apprenants.
Selon les conclusions du séminaire tenu en septembre 2016 à Bohicon sur la mise en œuvre du système Lmd (Licence-Master-Doctorat), les normes recommandent le ratio 25 à 30 étudiants pour un enseignant. Ce qui est loin d’être le cas. Car chaque année, l’effectif des étudiants ne cesse de croître alors que le nombre des enseignants ne suit pas la même tendance à cause des départs à la retraite.

Nécessité d’accompagner les universités

A l’Université d’Abomey-Calavi, les besoins en enseignants ne pourront même pas être comblés avec les 1665 enseignants prévus par le Programme d’action du gouvernement, indique une source proche du rectorat. La massification a rendu caduque, voire inefficace l’initiative du gouvernement Yayi de recruter chaque année 100 enseignants à compter de 2008, signale-t-on. Cette situation de déficit n’est pas un mystère pour le gouvernement. C’est sans doute pour cela que le chef de l’Etat a annoncé la réduction du déficit en enseignants dans le supérieur. Ainsi, sur la période 2016-2021, le régime du Nouveau départ a annoncé, en décembre 2016 lors du lancement du Pag, son ambition de recruter 1665 enseignants, correspondant à 333 enseignants par an. Or, souligne une source proche du rectorat d’Abomey-Calavi, dans le contexte Lmd, la professionnalisation de la formation suppose un meilleur encadrement, donc la disponibilité en nombre suffisant d’enseignants. Une manière de souligner la nécessité de respecter le ratio un enseignant pour 25 ou 30 étudiants.
Toutefois, si le gouvernement tient toujours à son projet de moratoire d’un an sur la suppression de la gratuité, les recteurs n'ont pas manqué d'attirer son attention sur deux réalités. D’une part, leur correspondance au président de la République relève l’insuffisance des subventions de l’Etat. A ce sujet, les recteurs souhaitent que soit augmenté le montant des subventions. Cela permettra «d’améliorer la qualité des formations à travers, entre autres, le recrutement d’enseignants qualifiés, la construction et l’équipement d’infrastructures adaptées, de laboratoires. D’autre part, soulignant l’indisponibilité des subventions liée au retard de leur mise à disposition, les recteurs suggèrent à l’autorité que soient allégées les procédures de mise à disposition des crédits au profit du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour leur transfert rapide aux universités.
Dans la perspective d’une libération de la capacité d’innovation des universités pour l’élaboration d’une politique de formation et de recherche, insistent les recteurs, il faudra penser à « la responsabilisation dans le financement et la gestion des activités ». Ce qui doit conduire le Gouvernement, de son côté, à envisager une gestion financière intelligente des universités publiques. Pour ce faire, il devra œuvrer à la mise en place d’un nouveau modèle de gestion efficiente des universités. Toutes choses qui doivent permettre d’assurer de meilleures conditions d’études et de travail sur les campus publics.

Education 15 nov. 2017


Loi de finances de l’Etat : 470 milliards F Cfa d’investissements publics en 2018

Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané a présenté, ce mardi 14 novembre, à la commission budgétaire de l’Assemblée nationale, le Programme d’investissement public (Pip) au titre de l'année 2018. Au total, 470 milliards F Cfa sont prévus à cet effet pour l’année prochaine.

Le Gouvernement compte mobiliser et utiliser l’année prochaine, 470,1 milliards F Cfa au titre du Programme d’investissement public (Pip). Ce programme regroupe l’ensemble des investissements prévus aussi bien par l’Etat que par les Partenaires techniques et financiers. Cette somme servira à financer 227 projets dont 129 financés par le budget national à hauteur de 244,4 milliards F Cfa soit 52 %. Les 98 autres projets seront financés par des ressources extérieures s’élevant à un montant de 225,7 milliards F Cfa dont 76 projets cofinancés et 22 projets sur ressources extérieures exclusivement. C’est du moins, ce qui ressort de la conférence de presse animée au Parlement par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, au sortir de la séance de présentation du Pip 2018 aux députés membres de la commission budgétaire. Il était assisté de son collègue de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni qui a présenté, la veille, les grands axes du projet de loi de finances de l’Etat.
Selon Abdoulaye Bio Tchané, le Pip 2018 permettra de poursuivre la mise en œuvre des politiques et stratégies de renforcement du capital humain, d’assurer l’achèvement des chantiers en cours comme les routes, les bâtiments, d’accélérer le renforcement du développement local et d’assurer l’autonomie énergétique du Bénin. Il a insisté sur certains projets majeurs à réaliser en 2018. Il s’agit d’abord de la fourniture de l’eau potable aux populations en milieu rural. Un montant de 160 milliards F Cfa a été mobilisé à cet effet par l’Agence de l’eau. « …Notre objectif en la matière est de donner de l’eau potable d’ici 2021 à tous les Béninois partout où ils seront dans ce pays », explique le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement. Il y a ensuite le projet de la Cité de l’Innovation et du Savoir (Sèmè-City) pour lequel sera consacré un budget de 25 milliards F Cfa et le programme des villes durables pour un montant de 23 milliards F Cfa. « C’est à peu près neuf villes du Bénin qui vont bénéficier de ce programme », précise Abdoulaye Bio Tchané.
Plusieurs autres projets phares ont été inscrits dans le Pip 2018, dont le programme de construction des bâtiments administratifs et des infrastructures sociocommunautaires pour près de 6 milliards F Cfa et le projet de Télévision numérique et terrestre (Tnt) qui coûtera environ 10 milliards F Cfa ; et le projet de construction d’une centrale électrique à Maria-Gléta dans la commune d’Abomey-Calavi. La réalisation des pistes rurales est inscrite également en lettre d’or dans le Pip 2018 pour un montant de 20 milliards F Cfa. « Nous avons prévu de mettre 10 milliards F Cfa de côté pour ces projets de pistes rurales qui sont importants pour le développement agricole et les échanges commerciaux», détaille le conférencier. Abdoulaye Bio Tchané se réjouit de l’exercice de présentation du Pip qu’il a fait devant les députés qui ont pris « leur temps de lire et de poser des questions d’abord générales et très détaillées sur ce qui va être fait dans certaines localités en 2018 »?

Actualités 15 nov. 2017


Suite au renversement d’un camion de transport d’essence: Deux morts retrouvés sous les bidons à Athiémé

Deux corps sans vie ont été retrouvés, ce mardi 14 novembre à l’aube, sous des bidons d’essence déversés par un camion qui, visiblement, aurait perdu son équilibre. La découverte macabre a été faite à Avédji, un village de la commune d’Athiémé, dans le Mono.

Selon quelques témoignages, le camion rempli d’essence en transit s’est renversé tout seul à la suite de manœuvres qui auraient duré un bout de temps. Le conducteur est récupéré par les forces de l’ordre et les deux cadavres sont déposés dans un établissement mortuaire de la localité. Des sapeurs-pompiers, renforcés par des gendarmes, sécurisent les lieux de l’accident.
Pour Sambiéni Manda, de la direction du Groupement des sapeurs-pompiers de Lokossa, il est question d’empêcher toute tentative de prélèvement frauduleux du carburant qui pourrait virer à un drame similaire au sinistre spectacle de Porga.
Peu avant ce drame, un entrepôt de bidons d’essence de contrebande avait déjà pris feu au quartier Glo-gbonou, dans la commune de Lokossa. L’incendie n’avait causé aucune perte en vie humaine?

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Société 15 nov. 2017


Brouille des émissions de la radio Soleil Fm: Quinze députés de l’Opposition interpellent le gouvernement

Le député Idrissou Bako et quatorze autres de ses collègues de la minorité parlementaire exigent du gouvernement des clarifications par rapport à la brouille, depuis quelques semaines, des programmes de la radio Soleil Fm. Ils l’ont fait savoir à travers une question orale avec débat qu’ils ont déposée ce mardi 14 novembre sur la table du président de l’Assemblée nationale via le secrétariat général administratif de l’institution parlementaire.

Selon eux, une radio pirate a pris en otage la fréquence 106.0 FM diffusant en permanence de la musique. La même brouille aurait été constatée au niveau de la radio Capp Fm le dimanche 5 novembre dernier, pendant une à deux heures de temps. Les quinze députés signataires de la question orale avec débat craignent, à cette allure, la généralisation de cette brouille sur toutes les chaînes privées voire publiques. Ce qui les inquiète davantage est lorsque la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), saisie des plaintes des responsables de la radio Soleil FM, se serait déclarée incompétente pour résoudre le problème. Il revient alors, selon les parlementaires de l’Opposition, au gouvernement de prendre ses responsabilités pour faire cesser cet acte de piraterie. « La déclaration d’incompétence de la Haac signifierait que la radio pirate n’a pas pu être localisée sur notre territoire, conformément aux dispositions de la loi n°97-010 du 20 août 1997 portant libéralisation de l’espace audiovisuel et dispositions pénales spéciales relatives aux délits en matière de presse et de communication audiovisuelle en République du Bénin …», soutiennent les signataires de la question orale avec débat.
L’usage des fréquences par la diffusion des services de communication audiovisuelle par voie hertzienne ou par satellite est subordonné au respect de certaines conditions techniques définies par la Haac dans les cahiers de charge. Notamment les caractéristiques des signaux et des équipements de diffusion utilisés, les coordonnées géographiques du lieu d’émission, la limite supérieure de la puissance apparente rayonnée et la protection contre les interférences possibles avec l’usage des autres services de télécommunications.
Face à cette situation, les quinze députés demandent au gouvernement de dire à l’Assemblée nationale les diligences qu’il a effectuées pour mettre fin à cette situation dans laquelle se retrouve la radio Soleil Fm. Il est également invité à expliquer à la Représentation nationale les dispositions prises pour réprimer les personnes qui seraient coupables de ces actes de piraterie et les mesures envisagées pour éviter que de tels actes ne se reproduisent à l’avenir. Ils disent fonder leur initiative sur les dispositions de l’article 110 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale et des articles 71 et 113 de la Constitution du 11 décembre 1990.
Les regards sont tournés depuis hier vers le bureau et la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale pour la suite à donner à cette question orale avec débat c’est-à-dire sa programmation ou non pour être examinée en plénière en présence du représentant du gouvernement?

Th. C. N.

Actualités 15 nov. 2017


Sandra Idossou, activiste contre les sachets plastiques non biadégradables: « Maintenant le plus dur commence, après le vote de la loi»

Souriante, le visage poupin et chevelure bouclée, Sandra Idossou est une jeune femme au contact facile. Consultante en qualité de service, elle est aujourd’hui à l’avant-garde de la lutte contre les sachets plastiques. Celle que certains ont surnommée « Madame sachet » sur les réseaux sociaux a réussi à obtenir plus de 5 000 signatures pour sa pétition contre le fléau. Depuis le vote de la loi par les députés il y a quelques jours, elle se réjouit et soutient que c’est maintenant que le plus dur va commencer.

La Nation : Depuis quelques temps, vos compatriotes vous ont découverte de dans un autre rôle que celui de consultante en qualité de service. La lutte contre les sachets plastiques est aujourd’hui votre cheval de bataille. Qu’est-ce qui vous motive ?

Sandra Idossou : J’ai décidé depuis trois mois de lutter contre les sachets plastiques parce que j’en ai assez d’être obligée de manger dans les sachets plastiques et de voir complètement notre environnement détruit. Donc à un moment donné, je dis : il faut trouver un moyen de faire parler de ce sujet parce qu’on ne peut pas se taire et dire qu’on ne peut rien faire. J’estime qu’on peut faire des choses et pour ça, depuis quelques mois j’utilise beaucoup les réseaux sociaux parce que c’est le moyen le plus facile pour parler de ce sujet.

Les sachets plastiques sont dans nos vies depuis un bon moment. Comment le déclic pour ce combat vous est-il venu ?

C’est vrai que je souffrais déjà du sachet plastique mais il y a eu un déclic parce que j’avais une tante qui était malade à la maison et pendant qu’elle voulait prendre son médicament, elle voulait de l’akassa et on a cherché partout dans les quartiers de Cotonou, on n’a pas trouvé et comme le chauffeur savait que je n’aimais pas le sachet plastique, il est revenu en disant qu’il a fait le tour et qu’il n’a pas trouvé de l’akassa dans les feuilles de bananier ou autre. J’ai dit: ah bon ! Jusque-là ?! Je ne me rendais pas compte ; c’est vrai que je n’ai pas l’habitude d’acheter de l’akassa dehors. C’est de là qu'il me dit qu’on n'en trouve plus. Et lorsque je suis allée voir ma tante malade déjà en train de manger cet akassa en plus chaud emballé dans du sachet, je me suis dit mais je suis en train de l’empoisonner. Cette idée de dire que je suis en train de l’empoisonner m’est restée et à un moment, je me suis demandé ce qu’on peut faire. Et la nuit, j’ai lancé la pétition à une heure du matin parce que je n’arrivais pas à dormir. Pour moi, il fallait trouver le moyen de fédérer beaucoup de personnes et d’aller à l’Assemblée nationale si possible parce que je savais qu’il y avait un projet de loi sur la table des députés qui devrait interdire les sachets plastiques. Parce que pour moi, si le sachet plastique était interdit, les bonnes femmes ne pourraient plus nous vendre de l’akassa dans le sachet plastique.

La nouvelle, c’est que depuis quelques jours, votre vœu est exaucé. Quelles sont vos impressions, suite au vote de la loi n°2017-39 portant production, importation, commercialisation et utilisation de sachets en plastique non biodégradables au Bénin?

Je remercie vraiment les députés qui ont adopté cette loi contre le sachet plastique. Ce jour-là, j’étais à l’hémicycle et j’ai sauté de joie. C’est une très bonne nouvelle pour la santé. Je pense qu’il y a beaucoup de personnes très heureuses par rapport à ça, qui sont nombreuses à travailler pour qu’on en arrive là. Je sais qu’il y a plusieurs associations, beaucoup de personnes qui ont investi dans le combat. Les députés eux-mêmes doivent être heureux parce que j’imagine qu’il y a plus d’un an qu’ils travaillent sur ça. Donc, par rapport à cette loi, même eux doivent, être heureux.

Le texte est voté et après ?

C’est maintenant que le grand combat commence parce qu’il faut que la loi soit promulguée, qu’il y ait les décrets d’application, que le gouvernement met en place tout ce qu’il faut pour qu’effectivement dans six mois, on ne retrouve plus ces sachets plastiques au Bénin. Je pense que le gros boulot, c’est surtout sensibiliser la population à se rendre compte qu’on peut vivre sans les sachets plastiques. J’ai eu la chance de vivre dans des pays sans sachets plastiques et j’ai vu faire et je suis très confiante qu’on peut le faire aussi au Bénin.

Quels sont les exemples qui vous inspirent ?

J’ai vécu plusieurs années au Rwanda, à Brazzaville au Congo. Donc, j’ai passé dix ans à vivre sans sachets plastiques.

Du moment où il n’y a pas encore beaucoup d’entreprises qui fournissent des sachets biodégradables, pensez-vous que l’on peut bannir en six mois les sachets pastiques des habitudes des populations ?

Je pense qu’il faut amener le gouvernement à mettre en place des mesures d’accompagnement: il faut aider les gens. Je connais à peu près six ou sept entrepreneurs qui sont déjà dans ce domaine et qui ont déjà investi dans ce projet. Ils ont juste besoin d’être accompagnés pour agrandir leurs productions. Je pense que le gouvernement devrait les aider, les accompagner ou, à la limite, subventionner ne serait-ce qu’au début, pour rendre accessible ce qu’ils produisent. Parce que pour l’instant, ce qu’ils produisent en petite quantité, on comprend que ça sera un peu cher. Alors, j’estime que le gouvernement a un rôle très important à jouer pour que la mise en application de cette loi soit effective dans notre quotidien. Mais nous-mêmes, en tant que citoyens béninois, nous avons une grande responsabilité. Il faut que nous adoptions des comportements responsables et pour moi les comportements responsables, c’est de réduire notre consommation de sachets plastiques. Je lisais un rapport qui disait que par ménage on utilise à peu près trente sachets par jour. C’est énorme. Si déjà on réduit et au lieu de trente chacun arrive à cinq sachets, parce que parfois on est obligé, ce serait déjà un bon début. Pour acheter du pain, de la bouillie, aller au marché, nous devons avoir des comportements responsables et pour moi le comportement responsable, c’est faire comme ce qu’on faisait avant : aller au marché avec des cabas, des sacs réutilisables, aller acheter de la bouillie dans les bols, même quand on est au bureau avoir des assiettes sur soi pour acheter de la nourriture au lieu de mettre les repas dans des sachets qui sont toxiques pour l’organisme. Si nous adoptons ces comportements d’ici là, nous allons réduire la quantité de sachets plastiques que nous utilisons au Bénin. Notre environnement peut enfin respirer, car pour l’instant notre environnement est étouffé. Je trouve que c’est difficile mais c’est faisable. C’est pour cela que pour moi la campagne va commencer maintenant. On ne peut pas attendre six mois; c’est aujourd’hui que j’aimerais vraiment que les gens qui m’écoutent dès demain, qu’ils arrêtent l’utilisation des sachets qui ne sont pas biodégradables. Je pense que c’est une question de changement de mentalité. C’est faisable ; on va être obligé de bousculer nos habitudes. Comme je le disais tantôt, j’ai déjà rencontré des entrepreneurs qui proposent déjà des alternatives. L’une des alternatives que je vois, c’est par exemple les sacs en papier. Aujourd’hui, comme la loi est votée, il suffit que tous ceux qui vendent dans les marchés, les supermarchés, les boutiques, optent pour cet emballage. Il y en a de tous les formats. Je trouve que ce n’est pas normal qu’une pharmacie censée vendre de la santé vende les médicaments dans du sachet plastique aux gens. Les pharmacies peuvent commencer. Avant, les pharmacies vendaient dans des sacs en papiers. On retrouve ces sacs chez les bonnes dames qui vendent au bord de la route. Moi, j’ai déjà opté pour ça.

Mais le coût...

Maintenant pour nos femmes qui vendent au bord des routes, il faut trouver un moyen pour que ces alternatives soient à des coûts raisonnables pour qu’elles puissent les offrir. A la limite, il faut amener le client à l’acheter. Si le client ne veut pas l’acheter deux fois, la prochaine fois, il va y aller avec son bol. Je voudrais vraiment insister sur le fait que ces sachets plastiques sont vraiment un danger, d’où ma campagne. C’est vraiment le danger parce qu’ils nous rendent malades, ils nous tuent. Tout Béninois devrait fuir ce danger. Moi, j’aime bien manger le local: ‘’ablo’’, ‘’akassa’’ et kom’’. Quand j’étais petite, je les mangeais dans des matières végétales. Ces matières végétales donnent en plus à nos aliments un autre goût, des arômes que nous ne retrouvons pas dans le sachet plastique. Je refuse même de copier le Blanc, je me dis qu'il faut que nous fassions comme nous avions l’habitude de faire, que le ‘’kom’’ soit dans les feuilles de maïs. Aujourd’hui, qu’on fasse cuire le ‘’ablo’’ dans le sachet, c’est toxique. Il faut que nos mamans comprennent que tel qu’on consommait le ‘’kom’’ ou le ‘’ablo’’, c’est comme ça on doit aussi le faire aujourd'hui encore. L’humain est créatif. Donc quand on n’a plus le choix, on va trouver des solutions. Je veux qu’on reste Africain et qu’on fasse les choses conformément à nos nos coutumes. Nous avions de très bonnes pratiques dans nos coutumes et cette idée de dire qu’on est devenu ''Européen'' simplement à cause des sachets plastiques, c’est complètement faux. C’est que pour certains sachets, on n’a pas le choix, ça vient avec, ce qu’il faut dire est qu’on ne peut pas stopper du jour au lendemain mais on peut réduire la consommation. Si aujourd’hui au lieu d’acheter dix sachets de spaghettis, je prends un seul gros, ça me permet de réduire le nombre de sachets.

Quels sont vos soutiens dans cette lutte contre les sachets plastiques ?

Les gens pensent que pour faire ce que je fais, j’ai besoin forcément du soutien derrière moi. Je le fais toute seule de mon bureau avec les réseaux sociaux. J’ai la chance d’avoir une famille qui me soutient dans ce que je fais. Donc pour l’instant, je le fais toute seule. Evidement, faire cette campagne toute seule, ça me limite aussi. Du coup, tout ce que je peux faire, c’est d’utiliser les réseaux sociaux, l’internet puisque ce sont les outils que j’utilise pour mon travail. Maintenant s’il faut aller dans les marchés, dans les villages, dans les écoles, moi seule je ne pourrai pas le faire. C’est pour ça que je suis un peu limitée. Et d’ailleurs j’invite toutes les organisations qui travaillent déjà dans ce domaine à en faire plus parce que c’est maintenant que le plus dur commence. Il faut vraiment sensibiliser les gens. D’où il est important que d’autres institutions fassent ce boulot. Le sachet, c’est la mort, le danger qui nous détruit. Il faut que les Béninois ignorent le sachet.

Société 15 nov. 2017


1306 - 1576