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Nouvelles

“Café des arts” de Fidjrossè: Le plasticien God sublime la femme avec une dizaine de tableaux
L’artiste plasticien God présente depuis quelques jours au Café des arts de Fidjrossè, une série de tableaux à travers lesquels il sublime la femme. Il la présente comme un être de charme à qui il consacre son pinceau et son talent. La beauté de la femme est délicate et il y a plusieurs aspects de la femme qui attirent l’attention. L’artiste plasticien God consacre son pinceau aux femmes et expose le fruit de ses réalisations au “Café des arts” de Fidjrossè. « Il y a les perles que j’essaie de mettre en valeur. C’est une spécialité qui est propre à la femme africaine. Ainsi, nos femmes doivent se mettre en valeur et ne doivent pas laisser certaines habitudes liées à notre culture », explique l’artiste à des visiteurs venus contempler ses œuvres. L’Afrique. C’est le thème de cette exposition qui accueille du monde depuis le 2 août dernier, dans la salle de galerie “Café des Arts”. A travers cette exposition, l’artiste met en avant la beauté de l’Afrique et surtout celle de la femme ronde. Il aborde aussi des thématiques liées à l’Afrique et son histoire et ce, à travers la femme. Pour God, la femme est au cœur de tout et c’est une manière de lui rendre hommage en présentant ces œuvres qui lui donnent de la valeur et valorisent aussi bien son charme que ses talents. « Il y a trop de choses dans la femme qu’on ne peut expliquer, laisse-t-il entendre. Le corps de la femme est illimité, poursuit-il. Cela transparait par exemple à travers son œuvre « Charme africain ». Tableau à travers lequel il fait ressortir la rondeur de la femme africaine. Selon lui, la femme porte en elle des éléments comme la beauté, l’adoration. Il faut donc en prendre soin pour en révéler la beauté, l’éclat, l’attrait et même l’abstrait, pense le plasticien. C’est d’ailleurs là le devoir qu’il s’impose. Pour lui, lorsqu’on prend soin du corps féminin, il y a beaucoup de choses positives qui se révèlent. Mais cette exposition dénommée « L’Afrique » n’est pas que consacrée à la sublimation de la femme. Une plus large philosophie s’y cache et se propose de mettre également la femme au devant de la culture pour en faire un élément de sa valorisation. Source d'inspiration « Afro Patrimoine», « Perles », «Allaitement», «Une seule race», « Endurance», «Adoration », «Femme Africaine», « Charme Africain », «Passion», « Culture africaine et Afro »… Ce sont là autant de tableaux qui en disent long sur l’inspiration de l’artiste, mais aussi sur la richesse et les patrimoines béninois et africain. Ces œuvres ont été réalisées sur format 40 X 50, format 30 X 40 et 24 X 30. Pour réaliser ses œuvres, l’artiste utilise des couleurs, la technique du graphisme. Il est beaucoup dans l’abstrait et prive ses œuvres de visages. Un choix assumé qu’il justifie. « Ce choix est lié à la précision que l’on observe dans ses représentations. De même, la couleur du fond de chaque tableau est liée au message qui est véhiculé. Les représentations sont attirantes et même de loin, l’on peut remarquer et distinguer ce qui s’y trouve. Je suis attiré par la qualité du travail de l’artiste. Son travail sort de l’ordinaire et basé sur un monde qui est propre à nos réalités », apprécie un visiteur. « Le thème choisi par l’artiste m’a beaucoup touché en ce sens que les jeunes, de nos jours, essaient de s’aliéner. Il est important de lutter pour la culture africaine», souligne pour sa part Carine Agbanou, directrice fondatrice de l’espace “Café des arts”, lieu hôte. Si elle a ouvert ses portes à cette exposition, c’est parce qu’elle connait l’artiste dont le sérieux fait l’unanimité. Godwin Vlavonou de son vrai nom, God est entrepreneur béninois. Il est passionné par le dessin depuis le bas-âge. Il s’inspire généralement des réalités liées à l’Afrique et la femme. Son exposition «L’Afrique» est ouverte au public pour une période d’un mois. Culture 27 août 2020


Examens de fin d’année: L’Ecole internationale Ufuk célèbre ses meilleurs élèves
Les résultats des examens de fin d’année connus, l’Ecole internationale Ufuk a pris date pour récompenser ses meilleurs candidats, comme elle en a l’habitude. La cérémonie de reconnaissance des mérites de ces élèves a eu lieu, samedi 22 août dernier dans l’enceinte de l’établissement. Jet de chapeaux, une ambiance de fierté, symbole de l’aboutissement d’un brillant parcours académique. C’est dans cette atmosphère que les nouveaux diplômés reçoivent leurs parchemins à l’Ecole internationale Ufuk. Cette école célèbre ainsi ses bons résultats aux examens nationaux de fin d’année 2019-2020. Le taux de réussite au Cep est de 100 %, le Bepc 96 % et le Baccalauréat rehausse les performances de l’école avec un taux de réussite de 96,9 % soit: 66,6 % en A2, 100 % en A1, 100 % en B, 100 % en C et D. Ce qui équivaut à 32 candidats admis sur 33 présentés. Cette cérémonie de remise de diplômes restera un moment inoubliable dans l’histoire de l’Ecole internationale Ufuk. Elle témoigne de la reconnaissance et de la concrétisation d’un travail acharné dans cette prestigieuse école, matérialisées par la distribution de plaquettes personnalisées aux récipiendaires avec des touches particulières pour celles des meilleurs de chaque classe. Ces résultats sont le fruit d’un travail sérieux et efficace malgré les restrictions imposées par la pandémie du moment : le coronavirus. Pour preuve, pendant plus de quatre mois, la direction générale de l’Ecole internationale Ufuk a mis en place des cours en ligne et des séances de vidéo conférences, du primaire en Terminale, afin que les apprenants puissent poursuivre leurs études. Sans oublier l’installation des dispositifs de lavage des mains à l’entrée de l’école, dans les toilettes et un peu partout dans l’enceinte de l’établissement; la prise de température de tous les usagers de l’école à l’entrée et surtout le respect de la mesure de distanciation d’un mètre dans les salles, toutes les fois que les enfants se retrouvent à l’école. Une école de référence qui saura répondre aux grandes ambitions des parents pour leurs enfants. La possibilité de leur offrir des formations aux programmes d’enseignement béninois ou français de qualité. Un complexe scolaire où se retrouvent toutes les sections de la maternelle et le primaire ainsi que le collège avec l’ouverture des classes de 6e, 5e et 4e et toutes les classes du collège du programme béninois, de la 6e en Terminale des séries A, B, C, et D. L’école internationale Ufuk, c’est également des cours intensifs en anglais, des opportunités d’étudier dans les universités internationales après le baccalauréat et d’apprendre le karaté, la danse, le Taekwondo, le football, le basket-ball et la capoeira. L’informatique s’enseigne également de la maternelle en Terminale. Ufuk offre aussi aux enfants l’opportunité de participer aux compétitions nationales et internationales. L’Ecole internationale Ufuk est située au carrefour le bélier, derrière le commissariat. Zone Cen-Sad, Ex-champ de tir. LOT 15 B 01 BP 4593 ; e-mail: ufukbénin@gmail.com; WhatsApp: 94068509/ 96004228 Site Web :www.ufukbenin.com Aglangandan/Porto-Novo / Bénin Société 27 août 2020


Fédération béninoise de Football: Les capacités des sélectionneurs nationaux et leurs adjoints renforcées
Le comité exécutif de la Fédération béninoise de Football a organisé les 25 et 26 août derniers, un atelier de formation au profit des sélectionneurs des équipes nationales de catégories d’âges et leurs adjoints. Au menu de cette formation étendue aux Officiers Médias de ces sélections, les directives communes d’identité de jeu, les projets de préparation des sélections et la sensibilisation au perfectionnement professionnel. Sous la supervision de Adolphe Ogougnon, directeur technique national par intérim et Jean-Marc Adjovi Boco, conseiller technique du ministre des Sports, le comité exécutif de la Fédération béninoise de Football (Fbf) a organisé les 25 et 26 août derniers, un atelier de formation au profit des sélectionneurs des équipes nationales masculines et féminines de catégories d’âges, de la sélection A’ et l’équipe nationale senior dames ainsi que leurs adjoints à Porto-Novo. Tous les sélectionneurs et leurs adjoints ainsi que les Officiers Médias ont répondu à l’appel de la Fbf. Ils ont été aguerris sur la problématique de l’identité de jeu pour le football béninois, les projets de préparation des sélections et la sensibilisation au perfectionnement professionnel. A cette occasion, Claude Paqui, secrétaire général de la Fbf s’est dit heureux de la mobilisation de tous les sélectionneurs autour de cet atelier. Selon lui, le nouvel élan amorcé par le football béninois doit se répercuter sur tous les maillons de la chaîne. Abondant dans le même sens, Fernando Hessou, secrétaire général du Comité national olympique et sportif béninois a félicité le comité exécutif de la Fbf pour cette initiative qui s’inscrit dans la droite ligne des performances réalisées lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations en Égypte. C’est le lieu pour Adolphe Ogougnon, directeur technique national par intérim de dévoiler le contenu de la formation. Pour une identité de jeu Pour lui, les staffs techniques doivent travailler avec des valeurs spécifiques comme la discipline, l’abnégation, le fair-play et la rigueur en vue d’atteindre leurs objectifs. La planification, la définition des cahiers des charges aux différentes sélections et surtout la professionnalisation constituent selon lui, des piliers sur lesquels les sélectionneurs doivent fonder leurs actions à la tête des équipes. « Les gens doivent nous reconnaître à travers notre manière de jouer. Le Bénin doit désormais avoir une identité, un style, un modèle, une philosophie de jeu », a-t-il laissé entendre. A cet effet, il a invité toutes les sélections qu’elles soient masculines ou féminines, à travailler en synergie pour réussir leur mission. Moussa Latoundji, sélectionneur national de l’équipe nationale A’ a, quant à lui, partagé ses expériences avec les participants. Signalons que le technicien français Michel Dussuyer, sélectionneur des Ecureuils et le Conseiller technique du ministre des Sports, et l’ex l’international Jean-Marc Adjovi-Boco ont été les communicateurs au cours de cet atelier qui a permis de rehausser le niveau des staffs techniques avant les prochaines joutes continentales et internationales. Sports 27 août 2020


Société de gestion des déchets et de la salubrité du Grand Nokoué Vers plus d’efficacité
Le Conseil des ministres du mercredi 26 août s’est penché sur l'opérationnalisation de la Société de gestion des déchets et de la salubrité du Grand Nokoué (Sgds-Gn Sa). Il a marqué son accord à cette fin pour la contractualisation avec certaines sociétés. La société de gestion des déchets et de la salubrité du Grand Nokoué (Sgds-Gn Sa) a démarré ses activités en décembre 2019 avec la mise en œuvre de la phase pilote de la pré-collecte et de la collecte. L'exécution de toutes les composantes du projet requiert une assistance-conseil par un bureau ayant une bonne connaissance du secteur de la gestion des déchets. Cette société a pour objet social, la gestion des déchets ménagers dans les communes du Grand Nokoué, à travers notamment la pré-collecte et la collecte, l’aménagement et l'exploitation des lieux d'enfouissement sanitaire des localités de Ouèssè et de Takon, la salubrité dans toutes ses composantes, le suivi, le contrôle informatisé de l'ensemble des prestations à réaliser de même que la mise en place d'un support informatique de cartographie et de gestion dynamique de toutes les données spatiales et géographiques de la filière. La réorganisation du cadre institutionnel, l'instauration d'un mécanisme de participation des acteurs, l'information, l'éducation ainsi que la sensibilisation de la population à travers un plan d'information lui incombent également. Il est donc apparu nécessaire, indique le communiqué du Conseil des ministres, de procéder à l'acquisition, entre autres, d'engins légers de pré-collecte et d'engins lourds de collecte, à la réhabilitation et la mise aux normes des points de regroupement, centres de transfert et lieux d'enfouissement. A l'issue des consultations menées à cet effet, le Conseil des ministres a marqué son accord pour la contractualisation avec les sociétés adjudicataires, en vue de la fourniture de poubelles et de tricycles, le suivi et le contrôle informatisé des prestations de salubrité et de collecte des déchets. Il en est de même des cabinets sollicités pour l'appui technique à l'opérationnalisation de la Sgds-Gn, la mission de maîtrise d’œuvre complète des travaux de construction des centres de transfert et la mise aux normes des lieux d'enfouissement sanitaires sus-évoqués. Actualités 27 août 2020


Les femmes dans la société béninoise de 1960 à ce jour: Un élan remarquable au profit du pays
L’histoire du Bénin, ex- Dahomey ne se résume pas qu’aux rebondissements politiques ayant marqué la période révolutionnaire. Le pays a fait également du parcours dans le domaine social avec la contribution des femmes. Les indépendances, la révolution, le renouveau démocratique, l’avènement des régimes successifs à la tête du pays. L’histoire du Bénin est faite d’une série de mutations et regorge d’enseignements au plan politique. Le social évolue également au rythme de ces mutations avec la contribution remarquable des femmes à toutes les étapes. La période post indépendance que d’aucuns assimilent à la traversée du désert ne s’est pas faite sans le concours de celles-ci. On retiendra les actions sociales conduites par les femmes et ayant permis au pays de survivre face à la tempête révolutionnaire. Au plan économique et social, les données ont peu évolué de 1960 à 1989. Les femmes occupent une place prépondérante dans la vie sociale et communautaire et s’imposent dans le secteur informel. Elles contribuent à soulager un pays économiquement faible. « Leur capacité à produire de revenus et à assurer les besoins de leurs familles sera particulièrement reconnue au cours de la période de soudure imposée par le non-paiement des salaires et le Programme d’ajustement structurel (Pas). C’est de là que naît et commence à se développer l’économie informelle pour assurer la survie dans les foyers », rappelle Huguette Bokpè Gnacadja, défenseur des droits humains et actrice de la Société civile. Cette période sonne comme le déclic de la prise en compte de la voix des femmes au sein de la communauté. Les femmes sont également présentes et actives dans les secteurs de l’art, de l’artisanat et de la production locale, promus par le régime révolutionnaire. Cependant, ce sont des occupations circonstancielles qui ne réalisent pas l’autonomisation des femmes, recherchée jusqu’à ce jour, analyse-t-elle. C’est sous le pouvoir marxiste-léniniste que l’Organisation des femmes révolutionnaires du Bénin (Ofrb) a été portée sur les fonts baptismaux en 1983. Ce mouvement a commencé par organiser des manifestations le 8 mars avec des revendications. Ce qui leur a valu des nominations aux postes décisionnels. Elles vont retrousser davantage leurs manches à l’avènement du Renouveau démocratique afin d’asseoir une société civile forte. « A partir de 1990, les femmes ont joué un rôle important dans l’ascension de la Société civile à côté des syndicats et des autres composantes et les grandes figures féminines inspirantes vont commencer par émerger», explique Huguette Bokpè Gnacadja. Aspirations des dirigeants L’année 2016 change un peu la donne. « Les femmes sont moins visibles dans certains secteurs clés favorables à la croissance du Pib sous le régime du Changement», relève-t-elle. Le secteur informel ayant constitué une bouée de sauvetage du peuple à une certaine époque les maintient quelque peu dans l’ombre sur d’autres plans. « A partir de 2006, le Pib va connaître un accroissement à la faveur du développement de l’industrie du ciment, de l’agroalimentaire, des Btp, du secteur des services, avec la libéralisation économique et la réforme fiscale, mais les femmes ne sont pas présentes dans ce secteur et n’en profiteront donc pas puisqu’elles sont restées dans l’informel et dans l’agriculture et beaucoup parmi elles n’ont pas eu accès à un niveau d’éducation pouvant leur permettre d’être des actrices dans ces secteurs. C’est pour cela que la proportion de Béninois vivant en dessous de la pauvreté reste toutefois de l’ordre de 37 % », argumente l’actrice de la Société civile. Le combat des femmes rime également avec l’obtention de plusieurs droits favorables à leur promotion. Les diverses manifestations et revendications qu’elles ont menées dans les années 1990 ont permis d’obtenir des droits sur les plans juridique, politique et socioéconomique au niveau national et international. Ce qui a abouti à l’adoption des diverses chartes et lois que le Bénin a ratifiées et promulguées. On évoquera principalement la Constitution du 11 décembre 1990 qui pose les bases fondamentales en matière de respect de la personne humaine et qui consacre le principe d’égalité des sexes, la loi n°98-004 du 27 janvier 1998 portant Code du travail qui reconnaît des droits spécifiques aux travailleurs de sexe féminin. Difficile de passer sous silence le Code des personnes et de la famille, la loi portant répression des violences à l’égard des femmes…, qui consacrent le principe de l’égalité et portent la promotion du statut juridique de la femme au Bénin. A cela s’ajoutent les divers instruments internationaux et régionaux de promotion des droits de la femme. En outre, l’élan social amorcé depuis les indépendances s’est vu renforcé au fil des années et des régimes. De l’ancien président de la République, feu Mathieu Kérékou, en passant par Nicéphore Soglo, Boni Yayi et actuellement Patrice Talon, chacun de ces hommes d’Etat a œuvré à marquer dans la mémoire collective, leurs aspirations sociales au profit des femmes. Des indépendances à ce jour, le statut de la femme a connu des améliorations au plan socioéconomique avec à la clé, des actions pour le renforcement de la participation et de l’inclusion des femmes dans les processus décisionnel, économique et politique. Grands projets sociaux 2016 annonce de grands projets sociaux à l’endroit des femmes, entre autres la gratuité de la césarienne, de l’enseignement primaire et au secondaire premier cycle pour les filles, les microcrédits aux plus pauvres (Mccp), le régime d’assurance maladie universelle, l’appui aux groupements féminins.... Depuis 2016 avec l’avènement de la Rupture, les nécessaires mesures de réformes pour assainir les secteurs de l’économie ont eu un impact sur les économies de petite et moyenne échelles « et le ressenti est palpable, sur un fond latent de crispation sociale et d’attente impatiente que le panier de la ménagère ressente les effets de la croissance économique », analyse Huguette Bokpè Gnacadja. « Cependant, en toute objectivité, on ne saurait ignorer qu’il y a de bonnes perspectives pour l’amélioration de la vie économique et sociale, avec les mesures d’accompagnement social des femmes et des plus démunis qui ont connu un début d’exécution », nuance-t-elle. Les programmes de promotion socioéconomique des couches vulnérables, de développement de la micro-finance, de construction, réhabilitation et équipement d’infrastructures de protection sociale et de promotion du genre, la poursuite de la mise en œuvre des actions d’autonomisation économique des femmes sont des projets efficaces de la Rupture qui ont d’impacts. Il faut également espérer que l’assurance maladie, le crédit, la formation prévus dans le projet Assurance maladie pour le renforcement du capital humain (Arch) impacteront durablement la situation économique et sociale de la femme encore fragile. Ce projet s’est traduit par la digitalisation des opérations de microcrédits qui a permis de mettre en place à travers un système électronique des crédits de plus d’environ un milliard de F Cfa au profit de vingt mille femmes. Toutefois, « la sécurité alimentaire et la réduction du nombre de Béninois très pauvres ne seront une réalité que si dans la mise en œuvre du programme de développement des filières agricoles, les femmes sont associées à la réflexion et à l’implémentation, et que leur statut passe d’ouvrière à entrepreneur», suggère l’actrice de la Société civile. Des pratiques discriminatoires Du chemin parcouru, mais les défis demeurent encore grands. Selon Marie-Odile Attanasso, ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et auteur du livre, ‘’Femmes et pouvoir politique au Bénin, des origines dahoméennes à nos jours’’, « l’accès à la terre, au crédit ou à la technologie, l’abolition des mutilations génitales féminines, le droit à la contraception, l’autorité parentale, la scolarisation des filles ont été discutés et revendiqués au sein des associations et non des partis politiques. Mais la lutte reste difficile en raison de pratiques discriminatoires ». Les violences basées sur le genre, combattues depuis des années, ternissent quelque peu les efforts en faveur de la gent féminine. « Malgré le renforcement de l’arsenal juridique de lutte contre les violences et toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, depuis les années 2003 à ce jour, la violence conjugale et domestique a connu certes plus de dénonciations et son traitement par la justice progresse avec la répression des auteurs, mais elle persiste, s’est banalisée et se diversifie dans ses formes, ce qui est un énorme frein à la jouissance par bon nombre de femmes de leurs droits sociaux et économiques », se désole Huguette Bokpè Gnacadja. Constituant plus de 70 % de la population active, les femmes sont utilisées dans le secteur agricole et servent dans les rôles secondaires de ramassage, de conditionnement, de transformation ou de vente à petite échelle. Mais elles subissent de nombreuses discriminations basées sur le sexe qui les excluent du droit à la parole, de l’accès à la terre, à la propriété et à tous les biens et moyens de production susceptibles de les rendre autonomes. Le Bénin a alors du pain sur la planche . Actualités 27 août 2020


France : Ligue de Football professionnel: Jean-Marc Adjovi Boco proposé au Conseil d’Administration
Modèle réussi de footballeur international reconverti, Jean-Marc Adjovi Boco pourrait siéger dans les tout prochains jours au Conseil d’Administration de la Ligue de Football professionnel. Proposé par le Paris Saint Germain, l’ancien capitaine de Lens et des Ecureuils du Bénin a été préféré au champion du monde français Youri Djorkaeff par les responsables du club de la capitale française. L’actuel conseiller technique du ministre des Sports béninois et directeur général de l’Association Diambars a certainement séduit la direction du club, finaliste malheureux de la Ligue des Champions 2020 par son expérience et sa connaissance du football mondial. Rappelons que la Ligue de Football professionnel est une association loi de 1901 qui assure, sous l'autorité de la Fédération française de Football, la gestion des activités du football professionnel en France. Sports 26 août 2020


Le «poliovirus sauvage » déclaré éradiqué de l’Afrique
Connu sous le nom de polio, le «poliovirus sauvage » a été, mardi 25 août, officiellement déclaré «éradiqué» du continent africain par l'Organisation mondiale de la Santé. Cette déclaration est motivée par le fait que depuis quatre ans consécutifs, aucun cas n’est déclaré suite aux efforts massifs de vaccination dans les pays africains. « Grand jour pour mes frères et sœurs africains, notre continent sera déclaré exempt de polio. C'est l'une des plus grandes réalisations de santé publique, démontrant qu'avec la science et la solidarité, nous pouvons vaincre les virus et sauver des vies », a annoncé officiellement le directeur général de l'Oms, l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus en présence de la directrice régionale pour l'Afrique, Matshidiso Moeti, des milliardaires et philanthropes nigérian Aliko Dangote et américain Bill Gates. Cette information a été confirmée par les membres de la Commission de certification pour la région Afrique (Arcc), organisme de certification de l'Organisation mondiale de la Santé (Oms). Selon Dr Rose Leke, présidente de l’Arcc, la transmission du poliovirus sauvage a été interrompue en Afrique. «Grâce aux efforts déployés par les gouvernements, le personnel soignant et les communautés, plus de 1,8 million d'enfants ont été sauvés» de la «polio», s'est réjouie l'Oms dans un communiqué publié avant l'annonce historique. «C'est une formidable victoire, une délivrance », a confié Dr Tunji Funsho, du comité Polio Nigeria de l'association Rotary International à l’Agence France Presse. «Cela fait plus de 30 ans que nous avons lancé ce défi. Dire que je suis heureux, c'est un euphémisme!», a conclu ce médecin nigérian qui a consacré sa vie à lutter contre ce mal. Santé 26 août 2020


Délibération de l’examen du Bac session de juillet 2020: Le Dob présente les résultats et les performances des candidats
Le directeur de l’Office du Baccalauréat a présenté les résultats de l’examen du Baccalauréat session de juillet 2020, hier mardi 25 août. Cette présentation fait suite aux délibérations intervenues après les phases de la composition et de l’oral, à la salle de conférence de l’office. Une occasion pour le professeur Alphonse da Silva de révéler les performances des candidats et des établissements. « Aujourd’hui, nous nous réunissons le cœur joyeux. Nous sommes sortis un peu des intrigues de la préparation du Baccalauréat, de l’examen du Baccalauréat, de la confection des numéros d’anonymat, de la correction et des première, deuxième et troisième délibérations», a indiqué le directeur de l’Office du Baccalauréat, le professeur Alphonse da Silva, hier mardi 25 août, lors de la délibération de l’examen du Baccalauréat session de 2020. Selon ses explications, le Bac de cette année, dans le contexte de la pandémie, s’est déroulé du fait du courage des autorités du Bénin soucieuses de faire valoir les examens depuis le Cep, le Bepc, pour atteindre le Baccalauréat qui est un examen emblématique. Le Bac a eu lieu cette année et le taux de réussite tutoie celui de l’année dernière qui est de 50,10 %, un taux atteint depuis plus de quarante ans, a poursuivi Alphonse da Silva. « Le taux de cette année de l’ordre de 49,73 % est dû à l’effort soutenu des chefs d’établissement, des ministres des Enseignements secondaire, supérieur et même du primaire, puisque parmi les acteurs du Bac se trouvent les instituteurs qui nous aident à faire le secrétariat», explique le directeur de l’Office du Bac. Parlant du Baccalauréat, il a affirmé que l’Office peut donner aujourd’hui des informations fiables sur les résultats et les tendances de cet examen. Ainsi, a-t-il fait savoir, il y a eu au total 170 mentions très bien, 1 470 mentions bien, 7 240 mentions assez bien et 37 096 mentions passables. Le premier du Baccalauréat session de 2020 au plan national est de la série C et a obtenu une moyenne de 18,318. Il a pour nom Hounkpè Patrick Junior Gbèdossou. Le deuxième également de la série C a eu une moyenne de 18,136 et s’appelle Kponou Bidossessi Joachim. Le 3e du nom de Ahoumènou Onel Mahoutin, série C, a obtenu 18,00 de moyenne. Alphonse da Silva a indiqué que les huit premiers au Bac sont tous de la série C. Classé premier dans l’Uemoa Il y a eu au total 220 candidats qui sont en situation d’attente, donc des cas réservés. Ils n’ont pas pu, durant la période des examens, faire le sport. Ils n’ont pas terminé les épreuves sportives et orales, d’après le Dob. « On fera tout pour que ces candidats soient retrouvés, car les textes de l’Office du bac permettent de refaire les examens à ceux-là, parce qu’il y a eu des cas de force majeure», a fait savoir le professeur Alphonse da Silva qui évoque un Bac record contrairement aux autres années. Le Bénin se classe donc premier au Baccalauréat dans l’espace Uemoa suivi de la Côte d’Ivoire. Toutes choses qui réjouissent le directeur de l’Office du Bac qui décerne un satisfécit au gouvernement tout en souhaitant que le Bénin soit toujours à la tête en termes de succès. Il estime que cette performance est à l’actif du chef de l’État qui œuvre pour que le système éducatif soit bien géré. « Il faut que l’on continue comme ça », a exhorté le Dob. Rappelons que sur plus de 961 établissements classés, le premier est le Collège catholique Monseigneur Steinmetz de Bohicon qui a enregistré un taux de réussite de 100 %. Education 26 août 2020


Rodrigue Gbêkpoe Gotovi, promoteur de l’espace culturel Windekpe à Parakou: «Notre difficulté majeure reste la mobilisation des ressources financières»
L’espace culturel Windekpe à Parakou fait figure de centre de référence dans le septentrion pour la formation et la diffusion artistiques et culturelles. Mais tout comme bien d’autres centres, il est confronté à diverses difficultés. Son promoteur Rodrigue Gbêkpoe Gotovi alias Aladji Zoro en donne plus de détails. D’où est partie l’idée de la création de votre espace culturel ? L’idée de la création de ce centre est partie du constat selon lequel, nous ne disposons pas ici à Parakou d’un espace professionnel aux mains d’acteurs culturels. Ce qui rend difficiles les rencontres d’échanges, les formations, la création de spectacles et la diffusion de ces derniers. Nous avons donc créé ce centre et nous l’avons voulu comme un espace de proximité dynamique. Nous suscitons les projets artistiques et nous en créons également selon le besoin des populations et des acteurs culturels. Nous menons des activités qui vont de la formation des jeunes acteurs à la création d’évènements en passant par la programmation et aboutissant à la diffusion. Nous faisons une place de choix non seulement aux acteurs culturels mais également aux artisans d’art pour la valorisation de notre patrimoine culturel, textile et vestimentaire. Nous sommes juste très attentifs à nos cibles (acteurs culturels et populations) pour répondre adéquatement à leurs besoins tout en restant très ouverts et accessibles aux promoteurs culturels. Quel regard portez-vous sur les activités culturelles dans le septentrion ! Les activités culturelles ont de beaux jours devant elles dans le septentrion mais souffrent de l’amateurisme des acteurs et du contexte socioculturel difficile. Il est très difficile d’être entrepreneur culturel par ici du fait des pesanteurs socioculturelles et de l’absence de mécènes et sponsors. Notre difficulté majeure reste la mobilisation des ressources financières. Nous parvenons à faire accepter l’art et la culture dans cette région du pays par la constance, la persévérance et la crédibilité de notre démarche artistique qui met le patrimoine culturel en amont et en aval de toute production artistique. Mais je dois vous dire aussi que l’espace culturel Windekpe n’a jamais bénéficié d’un seul franc de soutien de la part de l’Etat. Le secteur culturel béninois est dynamique mais souffre du manque de professionnalisme et de structuration. Aussi, reconnaissons que le secteur souffre d’un manque de volonté politique forte pour en faire un véritable levier de développement. Votre centre comme bien d’autres a dû souffrir du Covid-19. Comment gérez-vous cette crise ? Nous avons juste poursuivi les activités de répétition et de création de spectacles dans le respect strict des mesures barrières car après le Covid-19, la vie se poursuivra. Nous organisons aussi des journées scientifiques sur des thématiques culturelle et artistique et nous projetons dans les jours à venir démarrer l’organisation de spectacles rassemblant au plus 50 personnes. Si je devais formuler une doléance, je demanderais à nos autorités municipales d’accorder un peu plus d’attention à l’animation culturelle dans la ville de Parakou. Culture 26 août 2020


Renforcement des capacités des cadres du ministère du Tourisme: Minimiser les risques de contestation des actes administratifs unilatéraux
Des cadres et directeurs à divers niveaux du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts ont pris part, ce mardi 25 août, à un atelier de renforcement de capacités sur la prévention des contentieux des actes administratifs unilatéraux. Il est envisagé à travers l'initiative de parvenir à la rédaction d’actes administratifs en conformité avec la loi, sans tort ni aux administrés, ni aux citoyens. En procédant à l’ouverture des travaux de l’atelier initié à l’endroit des cadres et directeurs du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, Eric Totah, directeur de cabinet du ministre, a rappelé aux participants l’importance d’une telle rencontre. Rencontre axée sur le renforcement de capacités en vue de la prévention des contentieux des actes administratifs unilatéraux. L’initiative émane du président de la République en raison de nombreux recours relatifs aux actes administratifs unilatéraux et aux actes normatifs provenant des ministères pour la plupart. Celui-ci a donc voulu de la création dans les ministères de cellules juridiques afin de diminuer considérablement les recours à défaut de ne plus les avoir, soutient-il. Pour ce qui est de la session de recyclage initiée par le ministère, elle est « exclusivement palliative et vise à apporter aux directeurs et cadres de conception, un correctif nécessaire», indique-t-il. Selon Eric Totah, il est constaté que les projets de documents administratifs initiés et soumis à l’appréciation de l’autorité sont rédigés en faisant fi de certaines règles juridiques de base. Ce qui porte atteinte aux intérêts des particuliers et engendre de nombreux contentieux devant les juridictions, illustre-t-il. « Le ministre de la Culture à travers cette session souhaiterait insuffler une dynamique nouvelle dans la gestion des actes administratifs qui sont de nature à produire des effets de droit. Il entend voir émerger une nouvelle génération de cadres et de responsables des structures du ministère ayant des compétences avérées en matière de rédaction des actes administratifs unilatéraux », explique le directeur de cabinet. Pour des textes respectueux des principes L’atelier s’est fixé pour objectif de renforcer les connaissances des participants sur la prévention des contentieux. Au terme de la rencontre, il est attendu que les participants soient en mesure de maitriser et produire des textes administratifs qui respectent les principes et les techniques de la rédaction des actes unilatéraux, appréhender le contrôle juridictionnel de l’administration publique… Paola Sestile Adousso, chef de la cellule juridique du ministère du Tourisme, rappelle pour sa part que « nul n’est au-dessus de la loi, l’Etat non plus ». C’est dire que l’Etat et ses démembrements, dans leurs agissements, doivent se soumettre au droit et aux règles de la République, fait-elle savoir. Les actes administratifs sont l’un des moyens d’expression de la volonté de l’Etat, de l’administration. Pour ce faire, ils doivent être rédigés en conformité à la loi pour ne point causer de tort ni aux administrés, ni aux citoyens, indique-t-elle. Mais elle relèvera de son côté aussi que « la majorité des cadres techniques des administrations publiques en particulier n’accordent pas d’importance au formalisme et à la conformité des actes administratifs aux règles de droit ». La conséquence reste la multiplication des recours pour excès de pouvoir et des recours en annulations devant les juridictions administratives. «Cet état de choses ne participe pas à la crédibilité et ne permet pas d’amorcer la marche vers une administration performante». Il donne souvent lieu à des condamnations en dommages et intérêts, cause d’énormes préjudices à l’administration publique, révèle-t-elle. Or, fait savoir Paola Sestile Adousso, l’Administration publique est une horloge d’une grande précision car elle fonctionne selon des règles simples mais efficaces. Mieux, ses écrits sont d’une grande utilité en ce qu’ils participent à la gouvernance de la société et à l’amorce du développement. Dès lors, il est de notre responsabilité commune d’arrêter la saignée. Et c’est pour corriger le tir que le ministère et particulièrement la cellule juridique a pris l’initiative de renforcer les capacités des cadres nommés pour prévenir d’éventuels contentieux qui pourraient naître du fait de la méconnaissance des procédures relatives aux actes administratifs unilatéraux. Culture 26 août 2020


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