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Nouvelles

Arts au Bénin: SOS, espaces culturels en difficulté !
Factures, taxes, redevances, loyer, salaires… Au Bénin, les espaces culturels ploient sous le poids de nombreuses difficultés qui les écartent de leur objectif de promotion artistique. Beaucoup disparaissent dans le temps, mais certains, vacillant tel le roseau parviennent à résister. Au prix de quels sacrifices ! Un samedi après-midi comme tout autre dans la commune d’Akpro-Missérété, non loin de Porto-Novo. C’est le moment tout indiqué pour des bières fraiches, de la viande de porc bien pimentée et des boules d’akassa. Le coin en a la réputation. Les « Agor », manifestations festives grandioses à la suite de cérémonies funéraires y sont de notoriété. Le voisinage du « Siège des arts de Missérété » en donnait même la preuve en ce jour pluvieux. Loin de ce tintamarre qui pourtant lui est familier, Symphorien Zanclan, plus connu sous son nom de scène « PD Symph » s’est retranché dans son bureau de premier responsable de l’espace culturel susnommé. Ses seuls compagnons, des factures d’électricité impayées, un tas de paperasses, le point des salaires à payer à ses employés, de petites redevances en attente et inhérentes à la gestion du centre. Dépit et anxiété pouvaient se lire sur le visage pourtant toujours si souriant de cet artiste au talent singulier dont les prestations en musique traditionnelle et moderne font l’unanimité. Cette ambiance relève désormais de la routine pour l’artiste et avec la pandémie du coronavirus, son anxiété ne cesse de croitre. « Au départ, on ne nous exigeait pas grand-chose. Une fois, ils m’ont adressé une redevance d’un montant de 157 000 F Cfa environ. J’ai écrit pour signaler au receveur des impôts qu’il s’agit d’un centre de formation artistique et culturelle et que c’est à but non lucratif. J’ai demandé à être reçu, mais il ne l’a pas encore fait et j’espère qu’il le fera très bientôt. J’attends cette année pour voir ce qu’ils vont m’adresser comme impôt ». Ce qui frustre cet artiste altruiste qui a décidé, depuis plusieurs années, d’investir les gains que lui procure la pratique de son art dans la formation et l’érection d’un espace de promotion culturelle, ce n’est pas si tant les obligations qu’ont les promoteurs de ces espaces. C’est beaucoup plus le manque de discernement de l’administration publique qui voit ces lieux d’un regard ordinaire, juste parce qu’on y joue de la musique ou qu’on y a implanté un espace de restauration, choses indispensables pour un lieu de divertissement. Autant de difficultés qui font comprendre à Pd Symph et à ses pairs promoteurs les raisons pour lesquelles les opérateurs économiques qui pourtant disposent d’importants moyens financiers évitent la promotion d’espaces culturels. « C’est compliqué pour les opérateurs économiques qui ne sont pas du côté culturel de se jeter dans la bataille de l’entrepreneuriat parce qu’ils se posent la question de savoir ce qu’ils vont y gagner ». Même pour les gens du secteur, ce n’est pas aisé. Il faut être « engagé, déterminé, volontaire et animé par un fort esprit de sacrifice avant de se lancer », confesse un autre acteur culturel. Et à Symphorien Zanclan d’illustrer par son propre cas : « Je me rappelle que lorsque j’ai commencé ce projet, il y a bientôt vingt ans, celui qui était chargé de verser le premier voyage de sable m’a proposé de venir acheter une ferme pour faire le palmier à huile. Je lui ai dit que ce n’est pas ce que j’envisage de faire. Je suis de la scène et j’ai besoin d’une scène pour m’exprimer ». L’appui de l’Etat se fait attendre… S’il y a un grand besoin qu’éprouvent les espaces culturels aujourd’hui, c’est le soutien, sinon davantage, l’attention de l’Etat. La plupart de ces centres tournent uniquement sur les budgets de leurs promoteurs, ce qui en rajoute aux difficultés. L’espace culturel Windekpe de Parakou qui fait aujourd’hui office de référence en matière d’arts et de culture dans le septentrion n’échappe pas à cette dure réalité. « Il n’a jamais bénéficié d’un seul franc de la part de l’Etat », tranche sans hésitation, Rodrigue Gbêkpoe Gotovi alias Aladji Zoro, juriste et ingénieur en management de la culture et du tourisme. Selon lui, le secteur « souffre d’un manque de volonté politique forte pour en faire un véritable levier de développement ». D’un espace à un autre, le refrain ne varie pas et la rengaine s’enchaine sur le même tempo : le soutien attendu de l’Etat. Michel Noudégbessi, directeur artistique du Centre des arts et loisirs de Mèdédjonou n’en dit pas le contraire. Comme bien des espaces, le sien espère toujours, tel le retour du Christ, la bienveillance de l’Etat. « Ce centre a besoin d’un regard de nos autorités », indique ce promoteur. Et des raisons d’être frustré, le patron de la troupe d’enfants Pepit’art en a à froison. Pour sa dernière participation à l’Off du Marché des arts et spectacles d’Abidjan, c’est une personne généreuse de nationalité étrangère qui a pris sur lui une bonne partie des charges, notamment les billets. Combien de temps durera l’attente ? Difficile à dire ! Mais elle risque d’être encore plus longue, quand on observe le diagnostic qu’établissent les acteurs eux-mêmes. « Le Bénin n’a pas encore suffisamment d’espaces pour accueillir les spectacles et la formation. Peut-être, d’ici quelques années, les choses peuvent-elles s’arranger. J’ai discuté avec des acteurs récemment qui envisagent de le faire dans le Zou et les Collines et je les ai encouragés », illustre PD Symph. « Il faut encourager ceux qui ont la volonté d’investir», souligne l’artiste. ... « Si l’Etat met un financement à notre disposition pour des spectacles… Si l’Etat permet à ceux qui ont des espaces culturels de faire tourner des artistes dans ces espaces grâce à des financements, cela va faciliter l’éclosion du secteur culturel », pense-t-il. « Si le gouvernement ne fait pas une politique qui puisse nous faciliter la tâche, ça va être compliqué de préparer une relève de qualité. Nous avons besoin du soutien de tout le monde et des organisateurs de spectacles parce qu’on pense souvent que c’est ce qui vient d’ailleurs qui est mieux », révèle le musicien. Selon ses explications, les artistes nationaux sont moins payés pour des spectacles, pendant qu’on paye des dizaines de millions à des artistes étrangers. « Cela ne profite pas à l’acteur ni au pays », se désole-t-il. En tout cas, Symphorien Zanclan est formel. « Le gouvernement et le ministère en charge de la Culture doivent pouvoir recenser ces centres culturels et trouver une formule pour les accompagner ». Trouver des formules pour le financement « C’est compliqué d’oser dans le pays où nous sommes mais je crois qu’avec la volonté du chef de l’Etat qui est de faire de la culture et du tourisme le socle du développement, les choses vont rentrer dans l’ordre d’un jour à l’autre. Le chef de l’Etat a touché une fois la guitare et il a été bassiste, et j’attends de voir ce qu’il va faire pour arranger les vrais acteurs et non des arrivistes avant de pouvoir tirer les conclusions », indique PD Symph. ... Des propositions, il en fait aussi pour aider ceux qui ont le pouvoir de décision. « Il faut trouver des formules pour accompagner par un financement qui puisse permettre aux acteurs d’organiser des formations régulières à côté de ce qui va se faire au niveau des classes culturelles », poursuit-il. Selon les explications de l’artiste, l’Etat peut s’organiser de manière à faire une répartition conséquente des budgets. Il suggère notamment une partie pour les acteurs eux-mêmes, une autre pour le fonctionnement des espaces et une dernière pour la formation et les spectacles. « J’ai fait une proposition d’accompagnement des acteurs pour les spectacles parce que la formation, une fois terminée, se poursuit quand l’artiste est sur scène ». « Si vous êtes musicien et vous n’allez pas sur la scène, alors vous n’en êtes pas un », illustre-t-il. « Un bon musicien doit aller sur la scène au moins deux à trois fois par mois. Quand vous ne touchez pas l’instrument, vous perdez la main », ajoute l’artiste et promoteur. Pour ce qui le concerne, « Je continue de chanter et je suis bien dedans parce que je ne laisse pas ma voix se reposer. Quand on est instrumentiste, il faut se donner à fond tous les jours de manière à ne pas perdre la main. Il faut aussi aller sur la scène régulièrement parce que la formation d’un artiste se termine sur la scène. On ne peut pas recevoir une formation sans aller sur une scène qui respecte les normes », fait-il savoir. Mais en amont, il faut des espaces aux normes, souffle-t-il. Raison pour laquelle, avant l’érection de son centre, il s’est renseigné sur les normes exigées en la matière et s’y est conformé, même si beaucoup reste encore à faire au niveau de son espace. Culture 26 août 2020


Nouveau mode de règlement des factures d’eau et d’électricité des écoles publiques: Une mesure aux multiples avantages
La décision du gouvernement instaurant le règlement des factures d’eau et d’électricité des écoles publique par les collectivités territoriales vient conjurer les peines des acteurs de l’école, en la matière. Elle leur facilite la tâche en cette période de coronavirus où l’eau potable et le savon doivent être à portée de main partout, dans les établissements scolaires. Fin mai 2020, le Conseil des ministres décide de confier dorénavant le règlement des factures d’eau et d’électricité des écoles maternelles et primaires publiques aux administrations communales. Cette mesure, explique le Conseil, participe de la volonté du gouvernement de trouver une solution durable à l’approvisionnement en eau potable et à la fourniture d’énergie électrique des établissements scolaires. Ceci, aux fins d’éviter des situations de défaut de paiement dont la conséquence est la résiliation des abonnements ou la suspension de la fourniture d’eau potable ou d’électricité. Approché à ce propos, le maire de Bopa, enseignant à la retraite, affirme que cette décision vient corriger un impair existant depuis bien longtemps dans les écoles. La situation était bien malheureuse, témoigne-t-il. « Avec l’ancien système, ce sont les écoles elles-mêmes qui payaient ces factures, sur fonds propres. Certes, l’Etat leur envoie des subventions mais cela ne suffit toujours pas au regard de tout ce qu’il y a à faire dans les écoles… Si vous vous rendez dans certaines écoles, il n’y a pas l’électricité même s’il y a un compteur électrique ou le branchement. Il n’y a pas de l’eau potable même s’il y a le compteur d’eau ou le branchement. Ceci, parce que les écoles n’ont pas souvent les moyens d’apurer leurs factures ». Au regard de ces difficultés, le maire Abel Djossou juge opportune la décision du gouvernement. Elle vient soulager des milliers d’apprenants et d’enseignants qui n’avaient pas accès à l’eau potable dans leurs écoles. Concernant les ressources financières destinées à cette fin, l’Etat a promis de les envoyer aux communes qui en assureront la responsabilité. Là encore, le maire de Bopa salue la décision. Avec cette mesure, analyse-t-il, l’Etat vise « la continuité des services de l’eau et de l’électricité dans les écoles ». En sus, l’élu communal fait observer que l’eau et l’électricité contribuent également au rendement des écoles car, celles-ci en ont besoin sur plusieurs plans. Lutte contre le Covid-19 En cette période de pandémie à coronavirus, l’eau potable est indispensable dans les établissements scolaires où les apprenants en ont grand besoin pour se laver les mains avec du savon comme le recommandent les gestes barrières. En assurer la disponibilité au quotidien, c’est sauver les écoliers des griffes du Covid-19. Aussi, permet-elle de relever, en partie, le défi de l’accès universel à l’eau et à l’électricité tant en milieu urbain qu’en campagne, ajoutent deux acteurs de l’école questionnés sur le sujet. « Cela veut dire que le gouvernement de mon pays est toujours attentif aux cris de détresse de sa population, et je ne peux que le remercier pour cette décision », se réjouit le maire de Bopa. Poursuivant son propos, Abel Djossou voit, à travers ce mode de paiement, une nouvelle responsabilité qui est ainsi confiée aux communes. Il ne doute pas que celles-ci, autant qu’elles sont, vont honorer leur part du contrat pour le bonheur de l’école béninoise. « S’il n’y a pas de lumière dans une école parce que la facture d’électricité n’a pas été payée, s’il n’y a pas de l’eau potable dans une école parce que la facture d’eau n’a pas été payée, quel maire sera heureux ? Je crois qu’aucun maire du Bénin ne sera heureux de voir de telles choses. Je crois que les maires vont prendre leurs responsabilités et apurer à temps ces factures pour la disponibilité de l’eau potable et de l’électricité en tout temps dans nos écoles », rassure Abel Djossou. De toute façon, si « une autorité communale ne paie pas ces factures malgré la mise à disposition des ressources, amputation sera faite sur les ressources du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec) allouées à cette commune », avertit clairement le Conseil des ministres. Concernant les lycées et collèges, le gouvernement versera directement les ressources dans le compte des établissements concernés. Là aussi, le Conseil des ministres prévient que si malgré la mise à disposition des ressources, un chef d’établissement se hasarde à ne pas payer ces factures, l’acte sera considéré comme un manque de performance et entraînera la sanction du chef d’établissement en question. Actualités 26 août 2020


“La providence divine ne m’a jamais fait défaut » : Louis Vlavonou lance le volume I de ses récits autobiographiques
« La providence divine ne m’a jamais fait défaut ». C’est le titre de l’ouvrage dont le volume I intitulé « L’Eglise, la politique et moi » a été publié par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. L’ouvrage a été officiellement lancé dans l’après-midi du lundi 24 août dernier à Porto-Novo, après une messe en la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception. Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou immortalise ses 67 ans d’anniversaire de naissance par le lancement du volume I intitulé « L’Eglise, la politique et moi » de son ouvrage titré : « La providence divine ne m’a jamais fait défaut ». Louis Vlavonou a fait d’une pierre deux coups en publiant le livre dans lequel il narre des récits autobiographiques, son parcours professionnel à la Douane béninoise, sa virée dans l’occultisme où il y a été contraint par l’un de ses oncles pour un « blindage en gris-gris » dès les premières heures de ses fonctions à la Douane béninoise. Mais il a très tôt rebroussé chemin pour se retourner vers Dieu à travers l’Eglise catholique où il y reste avec une foi agissante jusqu’ici. L’homme raconte aussi dans l’ouvrage sa vie politique qui a commencé depuis la classe de 5e au collège. Pendant tout ce parcours, l’auteur dit avoir constaté la main invisible de Dieu. Très reconnaissant, il plonge sa plume dans un style littéraire limpide pour faire son autobiographie et son témoignage à Dieu. L’ouvrage est composé de 452 pages dont les annexes. Il est subdivisé en deux parties. Louis Vlavonou retrace dans la première partie sa préparation à la fonction parlementaire. Ici, il aborde dans son chapitre préliminaire toute sa vie depuis sa naissance, ensuite sa solide formation spirituelle avant l’entrée en politique (chapitre1), puis sa préparation lointaine à la vie publique à travers l’Union générale des élèves et étudiants du Dahomey (Ugeed), creuset d’apprentissage en politique. Il poursuivra ce combat avec le Madep de Séfou Fagbohoun, le premier parti auquel il a adhéré ensuite à l’Union fait la Nation puis aujourd’hui à l’Union progressiste (Up). Une première depuis 1960 Louis Vlavonou consacre le troisième et dernier chapitre de la première partie de son ouvrage à son entrée et parcours en politique. Il développe dans la deuxième partie subdivisée en quatre chapitres son combat au Parlement. Il donne dans le chapitre I un bref aperçu de l’évolution du Parlement béninois; les fonctions de l’Assemblée nationale en chapitre II et le rôle du député en chapitre III. L’inspecteur des Douanes à la retraite consacre le quatrième et dernier chapitre de cette deuxième partie de son ouvrage à des conseils aux jeunes qui rêvent de faire l’expérience de la vie politique. Le livre qui vient enrichir la littérature béninoise a été présenté par le père Frumence Vodounnou du diocèse de Porto-Novo. Il est préfacé par Félix Iroko, professeur titulaire d’histoire à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) à la retraite. Pour ce dernier, cette œuvre d’excellente facture fera date dans l’historiographie béninoise. Car, selon lui, c’est la première fois, depuis les indépendances en 1960, qu’une personnalité de premier plan qu’elle soit président de la République ou de l’Assemblée nationale, écrive sa propre biographie dans un pays culturellement pauvre dans ce genre d’exercice intellectuel. Et pourtant, poursuit le préfacier, l’écriture d’une biographie ou d’une autobiographie apporte toujours quelques renseignements non pas seulement sur le personnage concerné mais aussi modestement sur la période. Félix Iroko dit tirer de grands enseignements de l’ouvrage rédigé, selon lui, avec une étonnante sincérité, sans hypocrisie, qualité exceptionnelle chez les politiciens. La cérémonie de lancement de l’ouvrage a connu la présence de plusieurs personnalités dont le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko et le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun sans oublier des députés. Société 26 août 2020


Forces Armées béninoises : Un recrutement de 500 militaires lancé
Par un communiqué de presse en date du 25 août 2020, le chef d'Etat-major général des Forces armées béninoises (Fab) informe l'opinion publique nationale du lancement d'un concours de recrutement de 500 bras valides au sein de l'armée de terre au titre de l'année 2020. Pour les jeunes gens, hommes et femmes, désireux de faire leur carrière militaire au sein des Fab, le Contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho les invite à s'inscrire en ligne du lundi 7 septembre au vendredi 2 octobre 2020, sur le site www.sengager-fab.com. S'agissant des conditions à remplir, la note précise qu'il faut être de nationalité béninoise. Le niveau d'études requis pour tous les candidats est le Bepc ou tout autre diplôme reconnu équivalent. Les candidats doivent également avoir une bonne constitution physique, une taille d'au moins un mètre soixante, être célibataire sans enfant, ne pas être un agent de l'Etat ou un militaire radié, avoir entre 18 et 25 ans pour les civils et entre 18 et 27 ans pour les anciens soldats démobilisés et ceux ayant fait le Service militaire d'intérêt national. La composition dont la date n'a pas encore été dévoilée, se déroulera en trois phases, note-t-on. La toute première est la phase sportive, la deuxième est celle des épreuves écrites et la dernière phase est consacrée à la visite d'aptitude médicale. Par ailleurs, le chef d'Etat-major général des Fab informe les personnes qui rencontreront des difficultés pour s'inscrire en ligne, qu'elles peuvent se présenter dans les locaux des préfectures des chefs-lieux de leur département d'origine ou de résidence, munies de leur dossier pour se faire assister. Ceci, dans la période d'inscription indiquée. La liste des pièces du dossier de candidature peut être consultée à travers le communiqué. Actualités 25 août 2020


Baccalauréat 2020 : Le premier enregistre 18,318 de moyenne
Le directeur de l'Office du bac a levé un coin de voile sur les résultats du Bac session de 2020 ainsi que sur la performance des candidats et des établissements. C'était au cours d'un point de presse ce mardi 25 août 2020. Le Baccalauréat session de 2020 a connu son épilogue au terme d’une dernière délibération. Ce mardi 25 août 2020, le directeur de l’Office du Bac, le professeur Alphonse da Silva a présenté le point global des résultats ainsi que la performance des candidats et des établissements. Il y ressort que le premier au Baccalauréat, candidat de la série C a obtenu 18,318. Il s’appelle Hounkpè Patrick Junior Gbèdossou du collège catholique de Lokossa. Le deuxième également de la série C s’appelle Kponou Bidossessi Joachim, et vient du Ceg de l’Unité à Porto-Novo, avec 18,136 de moyenne. Le troisième du nom de Ahoumènou Onel Mahoutin, série C du collège catholique de Lokossa a eu 18,00 de moyenne. Les huit premiers au Bac de cette année sont de la série C, d’après Alphonse da Silva. Parlant des mentions, le professeur a indiqué qu’il y a eu cette année au total 170 mentions très bien, 1.470 mentions bien, 7.240 mentions assez bien et 37.096 mentions passables. Ce qui dénote d’un record selon les explications du directeur de l’Office du Bac. Alphonse da Silva a souligné que 220 candidats sont en situation d’attente, donc des cas réservés. Il s’agit des candidats qui pendant le cours des examens n’ont pas pu faire le sport ni les épreuves sportives et orales. « On fera tout pour que ces candidats soient retrouvés. Les textes de l’Office du bac permettent de refaire les examens à ceux-là parce qu’il y a eu des cas de force majeure », a souligné le Dob. La série C a battu le record au Bac session de 2020. Education 25 août 2020


Sommets virtuels de la Fifa: Les conclusions présentées le 18 septembre prochain
Les 205 associations membres de la Fédération internationale de Football Associations ont pris part aux 29 réunions virtuelles de l’instance. De nombreux sujets sur l’avenir du sport-roi après la pandémie dont le plan d’aide Covid-19 de la Fifa ont été évoqués lors de ces échanges en ligne entre les membres de la communauté du football mondial. Le plan d’aide Covid-19 de la Fédération internationale de Football Associations (Fifa) a été au cœur des 29 réunions virtuelles organisées par l’instance mondiale pour pallier le report des rencontres exécutives de la Fifa. Les différentes décisions prises par la Fifa pendant la pandémie pour aider la communauté du football mondial à tous les niveaux ont été abordées lors de ces sommets virtuels. Les présidents des 205 associations membres ont pris part à ces échanges, auxquels toutes les confédérations étaient également conviées. Au cours des rencontres, chaque association membre a non seulement dressé le bilan de la situation sanitaire et sportive dans son pays, mais aussi évoqué des questions stratégiques importantes comme l’avenir de ses sélections masculines et féminines, de ses clubs ou du football de base. En effet, l’objectif de ces réunions était avant tout de dessiner les contours d'un meilleur football pour l’avenir. Au regard de l’évolution de la situation sanitaire sur l’ensemble de la planète, la Fifa déplore le fait que le football soit toujours à l’arrêt dans de nombreux pays. Elle se réjouit de la reprise partielle ou totale de l’entraînement et des compétitions dans certaines régions. « En ces temps très particuliers, il est essentiel d’entretenir un dialogue direct et ouvert avec les associations membres, afin de leur apporter l’aide la plus efficace possible », estime Gianni Infantino, président de la Fifa. A l’en croire, les pertes financières subies par la communauté du football mondial sont significatives. « Nous devons absolument garder à l’esprit notre principe de base: la santé avant tout ! », a-t-il poursuivi. Le président de la Fifa a, en outre, salué le sens du collectif dont la communauté du football international a su faire preuve depuis le début de la pandémie. « Au cours des derniers mois, nous avons observé un haut niveau de coopération entre la Fifa, les associations membres, les confédérations et les autres acteurs du football», a-t-il fait remarquer. Il s’agit, selon lui, d'un élément essentiel qui va favoriser la reprise des activités liées au football dans de bonnes conditions, une fois les restrictions levées. Grâce au plan d’aide Covid-19 de la Fifa, les associations membres sont désormais en mesure de couvrir les pertes dues à la pandémie, mais aussi d’aider l’ensemble de la communauté du football. Les principales conclusions de ces sommets virtuels seront présentées au Conseil de la Fifa lors de sa prochaine séance, en amont du 70e Congrès de la Fifa prévu le vendredi 18 septembre prochain. Plusieurs associations membres ont fait savoir que la subvention pour le football féminin sera utilisée pour limiter la baisse des investissements dans cette discipline et soutenir les activités de développement. Sports 25 août 2020


Impact du Covid-19 sur les économies de l’Uemoa: La Bceao lance un appel à contributions
La gestion de la maladie à coronavirus (Covid-19) préoccupe la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Un numéro spécial de la Revue économique et monétaire de l’institution d’émission monétaire sera consacrée à l’impact de la crise sanitaire sur les économies ouest-africaines. En collaboration avec le Centre ouest-africain de formation et d’études bancaires (Cofeb), elle vient de lancer un appel à contributions à l’intention de la communauté scientifique et universitaire, sur le thème: « Les économies de l’Uemoa face à la pandémie de la Covid-19: politiques économiques et perspectives ». Il est question de cerner les aspects critiques de la crise sanitaire, son impact macroéconomique dans les Etats membres de l’Union et de proposer les orientations de relance en termes de recommandations de politique économique. Les articles seront consacrés aux analyses théorique et empirique de l’impact de la crise sanitaire, à la pertinence des mesures de politiques monétaire et budgétaire et aux perspectives de long terme, précise l’appel. En effet, une nouvelle récession s’annonce en raison de la pandémie du nouveau coronavirus qui a atteint près de 149 pays et causé des centaines de milliers de décès. Le Fonds monétaire international (Fmi) prévoit une forte contraction de la croissance de l’ordre de 3 % en 2020, à cause des mesures de confinement et du ralentissement des activités observé, notamment dans le secteur des transports. La Bceao indique que la croissance économique de l’Uemoa prévue en 2020 à 6,6 % pourrait se replier de 4,4 points de pourcentage voire plus, en fonction de la gravité de la crise. Les contributions pour la revue aborderont des réponses aux questions liées à l’endettement public et à la capacité de résilience des économies, aux conséquences de la crise sur le secteur financier et monétaire de l’Union, aux mécanismes d’affectation des banques et des Systèmes financiers décentralisés (Sfd) ainsi qu’au financement de l’activité économique. Les articles peuvent également porter sur la modélisation de la propagation ou l’effet de contagion de la crise sanitaire aux autres secteurs des économies de l’Union ainsi que les orientations nouvelles pour améliorer les performances. La date limite de soumission des manuscrits est fixée au 30 novembre 2020.   Economie 25 août 2020


Zone de libre-échange continentale africaine: Un vecteur de croissance durable pour l’Afrique, selon la Banque mondiale
Dans un rapport intitulé : « Zone de libre-échange continentale africaine : effets économiques et redistributifs», la Banque mondiale fait noter que si la Zlecaf est vraiment mise en œuvre, elle permettra de réorganiser les marchés et les économies du continent. De plus, elle va stimuler la production dans les secteurs des services, de l’industrie manufacturière et des ressources naturelles. De quoi propulser la croissance économique dans les Etats africains de manière durable. La création de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) constitue une aubaine sur plusieurs plans pour les pays africains. C’est une occasion à ne pas manquer, indique la Banque mondiale dans son rapport intitulé « Zone de libre-échange continentale africaine : effets économiques et redistributifs». Ce document, lit-on, vise à aider les dirigeants africains à mettre en œuvre des politiques susceptibles de maximiser les bénéfices potentiels de l’accord tout en minimisant les risques. Ainsi, il montre que la Zlecaf telle que pensée et envisagée sur papier par les dirigeants africains, permettra, entre autres, de sortir 30 millions d’Africains de l’extrême pauvreté et 68 autres millions de personnes vivant avec moins de 5,50 dollars par jour, verront leurs revenus augmenter. En amont, les exportations africaines, essentiellement dans le secteur manufacturier, vont accroître de 560 milliards de dollars. En général, la région verra ses revenus augmenter de 450 milliards de dollars d’ici à 2035, soit une progression de 7 %. Et le reste du monde constatera ses revenus accroître de 76 milliards de dollars. « Sur les 450 milliards de dollars de gains potentiels, estime le rapport, environ 300 milliards proviendraient des mesures de facilitation du commerce visant à lever les freins bureaucratiques et à simplifier les procédures douanières ». Il souligne alors, que, si la Zlecaf est pleinement mise en œuvre, elle permettra de réorganiser les marchés et les économies de la région et de stimuler la production dans les secteurs des services, de l’industrie manufacturière et des ressources naturelles. Résilience Face au choc économique mondial engendré par la pandémie du coronavirus, la création de la Zlecaf constitue, selon le rapport de la Banque mondiale, une occasion à saisir par les pays africains pour diversifier leurs exportations, accélérer leur croissance et attirer les investissements directs étrangers. La Banque mondiale rappelle, à l’occasion, que le Covid-19 a perturbé les échanges commerciaux sur le continent, notamment pour ce qui est des biens essentiels comme les fournitures médicales et les denrées alimentaires, et que les pertes économiques dues à cette maladie pourraient atteindre 79 milliards de dollars cette année. Les yeux rivés sur l’avenir, l’institution de Bretton Woods reste convaincue que la mise en œuvre de l’accord, permettra aux pays africains de renforcer leur résilience en vue de contrer les futurs chocs. De plus, la Zlecaf permettra aux Etats d’effectuer les réformes de fond nécessaires pour stimuler leur croissance durable. Pour la directrice mondiale du pôle Commerce, Investissement et Compétitivité de la Banque mondiale, Caroline Freund, la mise en œuvre de ce marché unique à l’échelle du continent sera un grand pas en avant pour l’Afrique. Ce faisant, dit-elle, le continent va prouver au monde qu’il est en train de devenir un chef de file de la promotion du commerce mondial. Economie 25 août 2020


Trois questions au maire d’Allada, Joseph Cakpo: « La salubrité, la sécurité et l’éducation sont nos priorités actuelles »
Après son élection à la tête du Conseil communal d’Allada, Joseph Cakpo a aussitôt jeté son dévolu sur trois pans prioritaires en ce qui concerne la gestion de la ville. Croisé aux côtés des députés, des anciens maires et des jeunes et femmes d’Allada, il y a quelques jours, il n’a pas hésité à faire part de son ambition pour la cité des Adjahouto. La Nation : Monsieur le maire, quelles sont vos priorités depuis votre élection à la tête du Conseil communal d’Allada ? Joseph Cakpo : Nos priorités dans la commune d’Allada, ce sont la salubrité, l’éducation et la sécurité dans tous les arrondissements, les quartiers et villages de la commune. A notre arrivée, nous avons remarqué que la ville est un peu sale, et nous nous sommes lancés dans la salubrité avant d’attaquer d’autres points. Au plan sécuritaire, nous sommes actuellement en pleine concertation avec les commissaires de Police de chaque arrondissement pour voir quelles stratégies nous pouvons mettre en place afin de garantir la sécurité de nos paisibles populations. Nous tendons vers la fin de l’année. Vous n’êtes pas sans savoir que c’est une période au cours de laquelle les hors-la-loi sèment la zizanie, la panique, dans les rangs des populations. Donc, nous nous préparons à faire face à toute incursion des hors-la-loi. Comme je l’ai souligné tantôt, l'éducation fait également partie de nos priorités. Qu’en est-il des réalisations d’infrastructures au profit des populations ? Allada est une commune qui n’est pas si forte en termes de mobilisation des ressources propres. Donc, nous sommes en train de mettre en place de nouvelles stratégies pour redynamiser notre système de mobilisation de ressources propres. C’est après cela, et surtout au regard du résultat obtenu, que nous allons nous asseoir, pour dire que dans tel ou tel domaine, nous allons faire telle ou telle chose. Vous n’êtes pas sans savoir que le Conseil communal d’Allada a été divisé par des querelles internes pendant une longue période. Avec votre mandature, est-ce qu’on peut espérer que tout aille pour le mieux et que pour une fois, l’émergence de la ville soit le leitmotiv du groupe ? La quatrième mandature de la commune d’Allada est un peu différente des autres précédentes parce que tout le Conseil est uni. Quand on est uni, je pense qu’on arrive à faire beaucoup de choses. C’est dans la division qu’on n’arrive pas à faire grand-chose. Nous sommes unis et nous allons user de cet atout, et de tous les autres atouts dont dispose notre commune pour booster son développement. Je suis convaincu que l’avenir nous réserve de très belles choses. Actualités 25 août 2020


Ignace Dovi, directeur de l’Apsfd-Bénin sur l’impact du Covid-19 sur la microfinance au Bénin: « Il faut un fonds de capitalisation pour satisfaire les nouveaux besoins des Sfd »
Le secteur de la microfinance au Bénin n’est pas épargné par la crise sanitaire actuelle. Les impacts du Covid-19 sur les activités de microfinance sont multiples et résultent de la baisse d’activités des clients et des diverses mesures limitant les déplacements. Si les mesures prises par le Gouvernement au profit des artisans et entreprises permettent de relancer quelque peu les activités, le secteur de la microfinance reste en attente de financements importants pour accélérer la transformation numérique des institutions de microfinance encore appelées systèmes financiers décentralisés (Sfd). C’est ce que nous explique Ignace Dovi, directeur de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Bénin, Apsfd-Bénin (Consortium Alafia). La Nation : Tous les secteurs d’activités ont été, d’une manière ou d’une autre, impactés par la pandémie du Covid-19. Qu’en est-il du secteur de la microfinance au Bénin ? Ignace Dovi : Le secteur de la microfinance au Bénin n’est pas épargné par la crise sanitaire que nous vivons actuellement. La baisse de la demande, la limitation des transports, les fermetures temporaires ou définitives d’entreprises, la hausse du chômage, la baisse de la consommation non alimentaire, etc... sont les effets de la pandémie sur l’économie locale et par ricochet, sur le secteur de la microfinance au Bénin. Le développement de la crise entraine des problèmes de continuité des activités. Elle a déjà et aura encore de nombreux impacts négatifs sur le secteur de la microfinance. On peut citer la sécurité et la santé des employés, des clients et de leurs familles, la perte de productivité due à la mobilité limitée, les difficultés opérationnelles dues à la restriction des déplacements, la perte ou la diminution d’activité des clients entrainant une diminution ou une perte de revenus pour les clients. Tout ceci entraine des problèmes de remboursement des crédits en cours et une augmentation du portefeuille à risques, une augmentation du risque de fraudes en raison de la réduction des contrôles. Il y a aussi des problèmes de liquidité et de solvabilité, le non-respect des contrats et exigences réglementaires. La plupart des institutions de microfinance ont pris des mesures particulières pour soutenir les clientèles les plus vulnérables en maintenant avec elles une communication constante, de manière à pouvoir identifier les moyens de leur venir en aide et ce, le plus efficacement possible. Elles ont aussi accordé des moratoires et des taux d’intérêts réduits sur certains produits. Le Gouvernement accompagne les clientèles sur cet aspect. Quelles mesures avez-vous prises en tant qu’association professionnelle, pour soulager les systèmes financiers décentralisés ? En tant qu’association professionnelle, nous avons pris plusieurs mesures pour soulager nos membres malgré nos moyens très limités. La première mesure porte sur la réalisation et la diffusion auprès de nos membres d’une affiche de sensibilisation des usagers des systèmes financiers décentralisés à la lutte contre le coronavirus. La seconde action a été la rediffusion auprès de nos membres de tous les actes pris par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre le coronavirus et également de toutes les mesures prises par la Banque Centrale dans le cadre de la gestion de la pandémie concernant le secteur financier en général et la microfinance en particulier. La troisième porte sur la rediffusion auprès de nos membres de tous les outils et stratégies élaborés par nos partenaires techniques pour mieux faire face à la crise du Covid-19. Il s’agit par exemple, des outils pour l’élaboration de scénarios dans le contexte de l’épidémie de Covid-19 et de la liste des points d’attention pour la continuité des activités des Sfd dans le contexte de la crise. Enfin, la dernière mesure est l’assistance aux Sfd membres à pouvoir prendre un rôle actif dans la relance économique par une implication positive dans les programmes offerts par le gouvernement dans le cadre de la gestion de la pandémie, notamment les lignes de financement des Sfd et les lignes de bonification des charges financières des crédits aux bénéficiaires. Le gouvernement a mis en place une batterie de mesures pour soulager non seulement les entreprises mais aussi les artisans et petits commerçants dont certains sont des clients des Sfd. Comment ces mesures ont-elles permis de relancer les activités ? D’abord, tous les Sfd membres de l’association professionnelle sont très reconnaissants au gouvernement pour les mesures prises à travers différents mécanismes pour porter assistance aux clients en vue d’une relance de leurs activités qui ont subi des coups durs du fait de la pandémie du Covid-19. La relance des activités est en cours et du côté des Sfd, le dispositif opérationnel du premier mécanisme est mis en œuvre, certains Sfd ont signé les accords-cadres. Celui du second mécanisme est en train d’être mis en place. Des échanges avec le Fonds national de la microfinance (Fnm), bras opérationnel de l’application des mesures en ce qui concerne la microfinance, sont organisés pour que ces mesures portent leurs fruits. En effet, lesdites mesures vont permettre de relancer les activités des entreprises et aussi des artisans et petits commerçants à hauteur d’un financement d’au moins 100 milliards de francs Cfa sans charges financières et non financières aux entreprises, artisans et petits commerçants. Ces derniers vont pratiquement lever les financements à taux zéro. C’est une mesure forte de relance de l’économie locale. Nous avons fait au Fnm des propositions qui, prises en compte, vont permettre d’augmenter les impacts attendus. Il s’agit notamment du ciblage par les mêmes mesures des promoteurs individuels, des groupes et groupements de bénéficiaires de crédits, les animateurs de l’économie locale contribuant de 60 à 70 % au Pib . Selon les autorités sanitaires, la crise du Covid-19 pourrait durer. Alors, quelles leçons le secteur tire-t-il de cette crise pour améliorer ses performances et renforcer sa résilience face à la pandémie ? La principale leçon est la nécessité d’intensifier la collaboration avec les opérateurs téléphoniques et les fintechs afin d’accélérer le virage numérique et faire de telle sorte que les interactions avec les clientèles se fassent de façon autonome et virtuelle à 100 %. Pour la plupart des Sfd, il faut désormais prioriser l’ouverture de canaux numériques pour permettre des décaissements et des remboursements de prêts avec une interaction physique minimale, mettre à niveau les canaux de communication numériques pour soutenir les clientèles à distance, en utilisant des outils de messagerie tels que WhatsApp, les médias sociaux ou les systèmes de visioconférence. Il faut renforcer l’accès à l’éducation numérique, et à l’éducation financière, notamment pour les femmes. Ne pas négliger la cybersécurité suite au développement des solutions numériques et l’ouverture de l’accès à des utilisateurs à distance. Une autre leçon est la nécessité pour chaque Sfd de disposer de plans de continuité des activités appropriés à la gestion de crise pandémique. Ainsi, nous avons appris dans le cadre de la gestion de la crise, qu’il faut maintenir le traitement responsable des clients et proposer de soutien par des mesures appropriées à la situation, minimiser le risque d’infection et assurer un traitement responsable des employés. Nous devons aussi minimiser les risques pour l’institution afin d’assurer la continuité des activités pendant et après la crise, et communiquer de manière proactive avec toutes les parties prenantes. Nous avons aussi appris, étant donné que le virus se propage très vite, qu’il est important d’agir immédiatement et de ne pas attendre, car la mise en place de mesures et leurs effets directs prennent du temps. Nous saluons la proactivité du gouvernement et des partenaires du secteur dont les mesures et outils ont aidé à l’inclusion financière pendant cette période difficile. Quelles sont vos attentes vis-à-vis du gouvernement et des partenaires du secteur ? Justement, il reste beaucoup à faire et nous avons besoin du gouvernement et des partenaires du secteur. Cette pandémie a démontré, outre le fait d’accélérer la transformation numérique, que les Sfd doivent réinventer la relation avec les bénéficiaires et mettre en avant certains produits et services essentiels à la sécurité financière, en particulier pour les plus vulnérables. Dans une transition vers des interactions à distance avec les bénéficiaires, il est important d’explorer de nouvelles approches et méthodes de travail ainsi que de nouveaux partenariats. Par exemple, développer la communication via les médias sociaux, offrir des Sms vocaux ou utiliser des robots de discussion pour améliorer le service client à distance. La crise met en évidence l'importance de plusieurs produits financiers et non financiers. Les produits d’épargne ainsi que les prêts relais à court terme protègent les clients contre les situations catastrophe, les services financiers numériques améliorent l’accès aux services et peuvent aussi sauver des vies dans un contexte de pandémie, les services d’éducation financière et d’accompagnement aux entrepreneurs contribuent à garantir la fidélité à long terme et aident les clients à épargner et à ne pas manquer d’argent en période de crise. Nous avons besoin du gouvernement et des partenaires pour y arriver. Il est indispensable que l’association professionnelle dispose d’un fonds de capitalisation, un fonds dont les revenus des placements serviront à appuyer la satisfaction de ces nouveaux besoins des Sfd. Les revenus pourront également permettre de renforcer leurs capacités en planification et simulation de scénarios en période de crise, et atténuer les répercussions de la pandémie sur leurs fonds propres. Sans l’aide du Gouvernement, cet appui aux Sfd ne pourrait être donné par l’association professionnelle. Les Etats sont en concurrence. Il revient à chaque gouvernement de favoriser l’inclusion financière de la population. Notre gouvernement peut encore innover. 10 milliards à l’association professionnelle au taux de 6 % l’an donne 600 millions pour la modernisation des Sfd et la professionnalisation. Société 25 août 2020


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