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Nouvelles

Gestion des déchets et salubrité dans le Grand Nokoué: La machine en marche pour des villes assainies
Grand coup de pouce dans l'urbanisation des communes de Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi, Sèmè-Podji et Ouidah qui font déjà l'expérience du Projet de gestion des déchets solides et ménagers et de salubrité dans le Grand Nokoué. Lors d'une conférence de presse donnée, hier lundi 24 août, la Société de gestion des déchets et de salubrité dans le Grand Nokoué (Sgds-Gn) a confirmé le démarrage de ses opérations de salubrité et précisé l'impact du projet. Une gestion saine et optimale des déchets solides et ménagers, une facilitation du processus de pré-collecte, de collecte et d'enfouissement, une généralisation du service de collecte à tous les ménages..., le tout pour des villes de plus en plus propres et assainies... C'est l'ambition que porte le Projet de gestion des ordures dans le Grand Nokoué, mis en œuvre par la Société de gestion des déchets et de salubrité dans le Grand-Nokoué (Sgds-Gn). A fort impact environnemental, ce projet qui génère plus de 1500 emplois est également une mine d'opportunités pour les petites et moyennes entreprises. C'est ce qui se dégage des explications de Valéry Lawson, directeur général de la Société de gestion des déchets et de la salubrité dans le Grand Nokoué. Il rappelle que le Projet de gestion des déchets solides et ménagers et de salubrité dans le Grand Nokoué est inscrit au Programme d'action du gouvernement. Ledit projet couvre cinq communes notamment : Cotonou, Ouidah, Sèmé-Podji, Porto-Novo et Abomey-Calavi ; une superficie sur laquelle habitent 2,3 millions de personnes ; un territoire où sont produites plus de 450 mille tonnes de déchets par an... Une gestion plus professionnelle A en croire Valéry Lawson, directeur général de la Sgds-Gn, la gestion des déchets au Bénin et dans la sous-région est organisée selon trois maillons : la pré-collecte, la collecte proprement dite et l'enfouissement. Peignant l'état des lieux avant 2016, il fait savoir que la pré-collecte était gérée par des Ong auxquelles les ménages devaient s'abonner. Ces structures étaient souvent mal organisées, leur intervention échappant à tout contrôle au niveau des collectivités territoriales. Dans le Grand Nokoué, il y avait à peine 25 % des ménages qui étaient abonnés et seulement 10 % des déchets étaient collectés et transférés vers les lieux prévus à cet effet. Ce qui veut dire que 90 % des déchets allaient vers d'autres destinations. Pour ce qui est de la collecte, des cinq communes du Grand Nokoué, seule la municipalité de Cotonou organisait partiellement la collecte... Mais l'enfouissement donnait lieu à un désordre. Le Projet de gestion des déchets solides et ménagers dans le Grand Nokoué vient moderniser toute la chaîne et sécuriser tous les acteurs impliqués. Valéry Lawson indique que le projet regroupe 7 composantes dont quatre principales, notamment la pré-collecte et le transport, le tri et la valorisation, l'enfouissement, puis la salubrité (regroupant le balayage, le désherbage, le piquetage et le curage...) ; et trois composantes de support que sont la communication, le suivi-contrôle et l'institutionnalisation. "Pour l'effectivité de ce projet, le gouvernement a décidé de créer une structure centrale qu'est la Société de gestion des déchets et de la salubrité dans le Grand Nokoué (Sgds-Gn)...Le gouvernement a opté pour créer des emplois dans ce secteur et professionnaliser les prestations", a laissé entendre le directeur général de la Sgds-Gn. Déjà opérationnelle Créée en novembre 2018, la Sgds-Gn a lancé ses activités en 2019 avec une opération de balayage, de désherbage, confiée à plus de 25 Petites et moyennes entreprises. Celles-ci ont bénéficié d'une trésorerie de trois mois et d'un renforcement des capacités pour un meilleur rendement...C'est en juillet dernier que la Sgds-Gn a lancé la phase active de la composante de la gestion des déchets. Les nouvelles offres présentent des avantages certains pour les populations et les entreprises. Désormais, les véhicules de collecte passent dans les rues pour la collecte des déchets et le service de collecte est offert à tous les ménages de sorte qu'ils n'aient plus besoin de souscrire à un abonnement. Ainsi, le service est accessible à tous. La composante pré-collecte a été confiée aux Petites et moyennes entreprises et par conséquent, 69 Pme ont été recrutées pour couvrir les 69 zones de pré-collecte. La composante collecte et transport a démarré dans les 12 zones de collecte. La composante enfouissement est également en cours et pour ce qui concerne le tri et la valorisation, il est prévu une expérience pilote avec Sèmè-City pour la récupération des déchets plastiques. Parallèlement, toutes les composantes Support sont en œuvre. La communication sera élargie aux écoles ; des concours seront organisés dans le cadre des campagnes de salubrité et le modèle économique est en étude... Sur les 600 tricycles que le projet entend acquérir, 550 ont déjà été commandés... Somme toute, avec seulement 20 % de déploiement de son équipement, la Sgds-Gn a déjà collecté plus de 400 tonnes de déchets. S'agissant par ailleurs du recrutement des Petites et moyennes entreprises dans le cadre du Projet de gestion des déchets, Bio Guéra Gansaré, personne responsable des marchés publics au niveau de la Sgds-Gn, fait savoir que le processus a été caractérisé par la transparence et les Pme ont été choisies sur la base de leurs dossiers. "Le processus s'est déroulé dans le respect de la loi et les différents documents qui l'attestent sont disponibles", a-t-il soutenu. Actualités 25 août 2020


Pour un second mandat de Patrice Talon: L’Ouémé-Plateau se lance dans la bataille avec le Msag
Le Mouvement de soutien des actions du gouvernement (Msag) demande au président Patrice Talon d’accepter de se présenter à la présidentielle de 2021. La coordination nationale du mouvement a lancé cet appel, samedi 22 août dernier, à Dangbo, lors de la cérémonie d’installation de ses coordinations départementales de l’Ouémé et du Plateau. L’activité est parrainée par l’ex-ministre Serge Ahissou. Le président de la République, Patrice Talon, doit accepter de se présenter à l’élection présidentielle de 2021 pour sa réélection. Tel est le cri de cœur lancé, samedi 22 août dernier à Dangbo, par la coordination nationale du Mouvement de soutien des actions du gouvernement (Msag) à la faveur de la cérémonie d’installation de ses coordinations départementales de l’Ouémé et du Plateau. Pour le coordonnateur national du Msag, Donatien Bodjrènou, le président Patrice Talon mérite un second mandat pour poursuivre les chantiers de développement qu’il a amorcés depuis le 6 avril 2016. Il pense que cela y va de l’intérêt du Bénin. Le président de la République ne saurait ne pas entendre le cri de cœur de son peuple. « La cause est noble. Ce qui nous attend, nous jeunes du Msag, est de travailler et de soutenir le président Patrice Talon pour conquérir davantage l’électorat béninois pour un second mandat », a souligné Donatien Bodjrènou. Il appelle tous les jeunes talentueux du Msag des douze départements du Bénin en général et de l’Ouémé-Plateau en particulier à investir les quartiers de ville, villages et hameaux du Bénin, pour aller vanter aux populations principalement aux groupements de femmes et de jeunes les nombreuses réalisations du chef de l’Etat en lien avec le Programme d’action du gouvernement (Pag). « Le président Patrice Talon a atteint avec le Pag un niveau de développement jamais réalisé au Bénin », défend le coordonnateur national du Msag. Pour Donatien Bodjrènou, les actions de développement du Bénin plaident indiscutablement en faveur d’un second mandat pour le président de la République. Le Msag a même décerné à Patrice Talon un certificat de mérite en reconnaissance à ses efforts à la tête du Bénin en moins de cinq ans. Lequel certificat a été envoyé au président de la République par le biais de son conseiller technique, l’ex-ministre Serge Ahissou et aujourd’hui membre du Conseil national de l’Autorité de régulation de l’électricité du Bénin. Certificat de mérite décerné Recevant le certificat à remettre au président de la République, Serge Ahissou, parrain de la cérémonie, a félicité les membres du Msag pour leur initiative. Il se réjouit de constater que les populations de l’Ouémé et du Plateau se lancent aussi dans la bataille d’incitation du président Patrice Talon à un second mandat comme c’est le cas partout dans le pays. L’ex-ministre reconnait avec le Msag que Patrice Talon est l’oiseau rare dont le Bénin a besoin depuis pour son décollage. Serge Ahissou loue surtout la méthode de travail et la rigueur dont fait preuve le président de la République dans la gestion du pays depuis 2016. Ces qualités et valeurs, explique le parrain, ont permis à Patrice Talon d’engager et de conduire avec succès plusieurs réformes qui honorent aujourd’hui le Bénin et n’épargnent aucun secteur de la vie sociopolitique et économique. Actualités 24 août 2020


Poursuite des réformes engagées par le Nouveau départ: La Plateforme ‘‘Talon doit revenir’’ s’active dans l’Atlantique et le Littoral
Comme l’indique son nom, la ‘‘Plateforme Talon doit revenir (Tdr)’’ s’active pour le second mandat du président Patrice Talon. Dans ce cadre, le bureau national de cette plateforme a installé les membres des coordinations des départements de l’Atlantique et du Littoral. Objectif : mobiliser du monde autour de la cadidature du chef de l’Etat, et œuvrer pour sa réélection en 2021. La cérémonie d’installation s’est déroulée, samedi 23 août dernier, à Abomey-Calavi. « Vous êtes les témoins de la plateforme Talon doit revenir (Tdr) dans votre département. C’est vous qui allez mobiliser les couches socioprofessionnelles autour du second mandat du président Patrice Talon (…). Je vous déclare installés ! ». C’est par ces mots que le président national de la plateforme Tdr a procédé, samedi dernier, à l’installation des vingt-cinq membres de la coordination du département de l’Atlantique puis, celle du Littoral. Leur rôle, précise Prosper K. Edou, est de mettre les corps constitués de leur département en ordre de bataille pour le second mandat du président Patrice Talon. Il invite par la même occasion, le chef de l’Etat à accéder à leur demande, se porter candidat à la présidentielle de 2021. D’ores et déjà, lui et ses lieutenants assurent de mouiller le maillot au profit du chef de l’Etat pour sa réélection, dès le premier tour du scrutin. Ce qui explique cet engouement pour le second mandat du chef de l’Etat, souligne le président du comité d’organisation de la cérémonie d’installation et vice-président du bureau national de la plateforme Tdr, ce sont les réalisations du gouvernement Talon. En quatre ans, le président de la République a fait ce qu’aucun chef d’Etat n’a pu réaliser depuis les années 60. Tout comme lui, le porte-parole du bureau national, Bruno S. Agossou, et le président Prosper K. Edou, ont égrené le chapelet des réalisations du gouvernement. Le projet Asphaltage qui a transformé le visage des villes bénéficiaires, la réforme du système partisan, les réformes économiques, la digitalisation et l’augmentation de la cagnotte du programme de microcrédit aux femmes, le projet Arch, l’autonomisation énergétique du Bénin, l’accès universel à l’eau et l’électricité, la construction de routes, de stades dans les communes et d’infrastructures de grand standing,… Ces réalisations, poursuivent-ils, font la fierté du Bénin au-delà même des frontières nationales. Pour la plateforme Tdr, il faut expressément que le chef de l’Etat poursuive la mise en œuvre des projets et programmes contenus dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). C’est pour cette raison, poursuit-il, que le président Talon doit renoncer à sa promesse de mandat unique pour qu’enfin, le développement du Bénin, tant souhaité, devienne réalité. Les nouveaux membres installés, ce week-end, sont donc en mission dans leurs départements respectifs. Actualités 24 août 2020


Instabilité au Mali: Quels enseignements pour la gouvernance au Bénin et en Afrique ?
Le coup d'État perpétré par les forces armées maliennes le 18 août 2020 montre que la gouvernance a un impact négatif important sur la stabilité sociopolitique. En effet, élu en 2013 et réélu en 2018 à la tête du Mali, le président Ibrahim Boubacar Keita (Ibk) n’est pas allé au bout de son rêve. L’élection qui l’a porté au pouvoir, suivie des élections législatives, marque le retour du Mali à l’ordre constitutionnel après le coup d’Etat de mars 2012. Néanmoins, le président fait face à des critiques aux plans national et international de différents ordres. Tout d’abord, les groupes armés installés dans le nord du pays continuent de remettre en cause la souveraineté de l’État malien sur les territoires qu’ils revendiquent depuis début 2012. Ensuite, l’opposition parlementaire, menée par Soumaila Cissé, candidat malheureux du second tour de l’élection présidentielle, fait de multiples critiques sur la gestion financière et sécuritaire du pays. Puis, les autorités françaises ont reproché au pouvoir d’Ibk une certaine lenteur dans les négociations de paix relatives au conflit au nord. Enfin, Le Fmi, quant à lui, a décrié la gestion du budget de l’Etat. La pression de cette institution financière a expliqué le report du déblocage des fonds attribués à l’aide budgétaire par les principaux partenaires techniques et financiers du Mali. Dans la même lignée, elle a obligé le gouvernement à procéder à la révision des comptes publics, des marchés et des lois relatives à la passation de marchés publics. La pauvreté et le sentiment d’abandon de l’Etat ont été aggravés par la crise sanitaire de la pandémie de Covid-19. Ce climat fait de soupçons, de critiques et de précarité a persisté sans que les arguments de campagne n’aient pu changer le cours de l’histoire. En 2019, le pouvoir a été confronté à l’affaire des contrats d’armement surfacturés, comme celle de l’acquisition de l’avion présidentiel. Pourtant, le second mandat d’Ibrahim Boubacar Keïta a été placé sous le sceau de la lutte contre la corruption et l’impunité. Trois décennies après la transition démocratique dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, la gouvernance pose toujours problème. Bien que certains auteurs évoquent comme cause la socialisation des citoyens sous des régimes autoritaires, d'autres font allusion à la faiblesse de l’engagement citoyen qui ne permet pas de construire une société plus démocratique. Au-delà de ces postures théoriques, le contraste est saisissant entre la très vaste littérature traitant de la « gouvernance» et le très petit nombre d’études empiriques consacrées à son fonctionnement, « réel », au quotidien. La notion de gouvernance est désormais l'un des concepts de sciences sociales les plus fréquemment utilisés dans le monde. Ce corpus diversifié de travaux ne se base pas sur une théorie unique, mais plutôt sur des théories multiples avec des objectifs et des perspectives différents. La plupart des travaux se sont concentrés sur la quête inlassable de l’essence de la bonne gouvernance, en délaissant l’analyse concrète de la gouvernance en tant que processus social complexe. Or, pour gouverner une société de plus en plus complexe, fragmentée, dynamique et imprévisible, il importe de se donner les moyens d’appréhender la réalité concrète de la gouvernance telle qu’elle est vécue quotidiennement par toutes les parties prenantes. L’objectif ici n’est pas de combler entièrement ce déficit en connaissance empirique. De plus, ce terme n’est surtout pas pris dans un sens moraliste et normatif. Loin des seuls gouvernements et grands commis de l’État, la gouvernance est l’ensemble des processus de traitement et de délivrance de biens et services publics, par les appareils d’État officiels certes, mais aussi par d’autres opérateurs, tels que les institutions de développement, les philanthropes ou le monde associatif. Prise sous ce prisme, la gouvernance peut paraître problématique dès lors que la production des biens et services publics met en lumière des dysfonctionnements et manquements. Bien qu’il existe un ensemble de caractéristiques communes qui structurent assez largement les Etats francophones d’Afrique, il y a des particularités qu’on ne saurait nier. Le propos ne consiste pas à comparer la situation malienne, bout en bout, à d’autres contextes africains. Néanmoins, il importe d’en tirer les enseignements pour encourager ce qui se fait de bien déjà et corriger le cas échéant, ce qui mérite de l’être. Au-delà du cas malien, plusieurs configurations sociales peuvent provoquer le délitement sociopolitique. Primo, le décalage entre les normes prescrites et les pratiques des acteurs sur le terrain atteint impunément une certaine proportion sans qu’aucune action ne soit menée ni pour situer les responsabilités ni pour corriger le tir. Secundo, les pouvoirs publics font de la sourde oreille aux voix discordantes venant soit de la société civile et/ou de l’opposition politique. Tertio, le gouvernement tente via des mécanismes de légitimation du pouvoir politique de ne pas donner écho favorable aux griefs, pourtant fondés, de l’une ou de l’autre des parties prenantes de la gouvernance. L’inventaire des cas de figures que nous proposons ici, est loin d’être exhaustif. Mais, il nous semble significatif pour fournir aux administrateurs publics un cadre pour comprendre, comment dans le quotidien d’une gestion peu transparente, arbitraire et irresponsable des affaires publiques, se forgent, s’entrelacent et s’enchevêtrent des facteurs de déstabilisation de l’Etat. Accroître l’engagement des citoyens locaux et construire une société plus démocratique à travers la poursuite des principes de bonne gouvernance permettront d’entretenir une harmonie entre les acteurs étatiques et non-étatiques malgré les rivalités partisanes. Ces dernières devraient se fonder sur des idéologies et des visions claires pour la préservation des intérêts communs plutôt que sur des querelles de personnes encore moins sur des luttes de classes sociales. La performance des politiques mises en œuvre, les perceptions des citoyens quant à leur efficience et leur engagement civique à participer à la construction du destin commun semblent constituer le rempart contre l’instabilité politique.   International 24 août 2020


Journée du souvenir de la traite négrière et de son abolition: Le règne du roi Agonglo mis en exergue
Le palais du roi Agonglo à Abomey a accueilli, ce samedi 22 août, les manifestations officielles marquant la Journée du souvenir de la traite négrière et de son abolition. Un rendez-vous aussi bien culturel qu’intellectuel qui a mobilisé des autorités politico-administratives, des universitaires, des notables et des amoureux de la culture et de l’histoire. Cette journée du souvenir a pour but de rappeler, chaque année, à la mémoire des peuples, ce qu’a été la tragédie de la traite négrière. Répondant aux objectifs du projet interculturel "la route de l'esclave", elle se veut une occasion d'échanges sur les causes historiques, les modalités et les conséquences de cette tragédie, ainsi qu’un moment d'analyse des interactions qu'elle a générées entre l'Afrique et les autres continents. Après les mots de bienvenue et de reconnaissance pour le choix de la ville d’Abomey et précisément du palais d’Agonglo pour cette célébration, les maires présents ainsi que les éminents professeurs ont été distingués par le représentant des dignitaires, Dah Gansè. Puis, les maires Antoine Djédou d'Abomey et Angelo Ahouandjinou d'Abomey-Calavi ont procédé au dévoilement des stèles qui rebaptisent l’esplanade du palais d’Agonglo et la ruelle qui conduit à celle-ci. Cette esplanade est baptisée « Place de la liberté -Me bi Vi- (tous les enfants ont les mêmes droits) ». La ruelle qui conduit à cette esplanade est dénommée Sènumè, du nom de la mère du roi Agonglo. C’était aussi une occasion pour projeter quelques faisceaux lumineux sur le règne du roi Agonglo qui a déjà accordé les mêmes droits à tous les enfants de la cité. Agonglo comme un bon exemple La seconde étape de cette commémoration a été la visite guidée du palais d'Agonglo. Ici, la principale activité est le tissage. L’une des activités qui caractérisent le règne de ce roi est le tissage. Et les traces sont encore bien là indélébiles, au palais. En matière de textile, les tisserands du palais Agonglo opèrent une révolution en douce grâce à la Coopération belge, ce dont l’assistance a eu la preuve. Les techniques de tissage de plus en plus adaptées aux besoins et goûts du temps. On note de la créativité aussi bien séduisante que talentueuse dans les œuvres exposées par les tisserands. Le tissu Kanvo qui est le label de ce palais à Abomey a aussi son histoire que Constant Adonon, l’un des acteurs clés de cette transformation, a présenté aux visiteurs. Il explique comment ce tissu royal chargé d’histoire a traversé le temps et l’espace. Le roi Agonglo très attaché à cet outil a réussi à le faire adopter au Danxomè et jusqu’à ce jour. La dernière étape de cette commémoration au palais d’Agonglo est la conférence- débat sur le thème : « De l’esclavage à la liberté, à la réconciliation ». Animés par les éminents professeurs Florentin Nangbè, Nouréni Tidjani-Serpos, Bellarmin Codo, Brice Sogbossi, Dieudonné Gnamankou et bien d’autres, les échanges ont permis de mettre l’accent sur Agonglo, le huitième roi de Danxomè qui a régné de 1789 à 1797. Réformateur, il allégea les taxes sur le commerce à Ouidah et prit des mesures pour soulager la souffrance des esclaves. Face aux nombreux clivages causés par l’esclavage, le professeur Florentin Nangbè, président du comité d’organisation, insiste sur le pardon et l’importance de la réconciliation entre les communautés. « Il nous faut nous engager désormais dans un processus de réconciliation avec nous-mêmes et avec les autres peuples à l’effet de construire véritablement une nation béninoise consolidée », plaide le conférencier. Ceci, avec l’espoir que cette lucidité devra permettre d’aller de l’avant dans le renforcement des liens de fraternité. Culture 24 août 2020


Poursuite des réformes engagées par le Nouveau départ: « Initiative du Noyau Dur » suscite la candidature de Patrice Talon pour 2021
Œuvrer pour la réélection du président Patrice Talon en 2021. C’est l’objectif que se sont fixé jeunes, femmes et têtes couronnées réunis au sein du mouvement politique dénommé « Initiative du Noyau Dur ». Ils l’ont fait savoir, hier dimanche 23 août au Centre de promotion sociale de la commune de Zè, lors de la mise en place de leur structure nationale. Patrice Talon : le taureau, le roc, le bâtisseur, prêt à déplacer les montagnes pour son peuple. C’est par ces mots que le creuset « Initiative du Noyau Dur » qualifie le chantre du Nouveau départ et l’invite de ce fait, à accepter l’appel des populations pour sa réélection à la tête du Bénin en 2021. Des réformes politiques et institutionnelles jusqu’aux chantiers de développement, tous reconnaissent que le bilan du chef de l’Etat est positif et l’appellent à ne pas s’arrêter en si bon chemin. Sur le plan social, les membres de ce creuset notent que le président Patrice Talon a fait de l’Homme le capital le plus précieux et ne s’est pas fait prier pour veiller au mieux sur la santé de ses concitoyens face à la pandémie du coronavirus. Dans ses explications, Brice Gangni, président du Comité d’organisation, a fait savoir qu’en dépit de cette crise sanitaire, le gouvernement a conduit avec doigté l’année scolaire et universitaire à terme avec la tenue à bonne date de tous les examens académiques. Brice Gangni a rappelé que la gestion efficiente des Objectifs de développement durable (Odd) sous l’impulsion du président de la République a entrainé une amélioration significative de l’Indice du développement humain qui place le Bénin en tête des pays de l’Uemoa. Il ajoute que la voie de l’honneur et de la dignité dans laquelle le président a orienté et engagé le Bénin a créé les conditions optimales d’une croissance forte et inclusive boostée par une agriculture qui est à la pointe en Afrique, aussi bien pour les cultures vivrières que pour les cultures de rente dont notamment le coton. « Aujourd’hui en Afrique, le Bénin passe pour un pays de référence qui respecte, le mieux, les principes et règles de libre échange et de circulation des biens et des personnes, et le premier pays en matière de transparence budgétaire. Depuis l’avènement de la Rupture, le taux de pauvreté au Bénin est en dessous de 40 %, ce qui est le taux le plus bas dans l’espace Uemoa », a-t-il souligné. Talon, un bâtisseur infatigable Sur le plan sportif et culturel, Nazaire Dossa, facilitateur, a salué le leadership du chef de l’Etat pour avoir distingué dame Sakina Arouna au grade de chevalier de l’ordre national du Bénin et réclamé à la France les biens culturels du Bénin. Il note que le président Patrice Talon a fait de l’écoute de ses populations une préoccupation singulière. « Patrice Talon a atteint, dans bien de secteurs vitaux, des records inégalés depuis les indépendances jusqu’à nos jours», précise-t-il. Nazaire Dossa rappelle que l’Initiative du Noyau Dur est non seulement un puissant creuset de défense et de sauvegarde des acquis du Nouveau départ mais une véritable mosaïque de toutes les couches sociales et toutes les tendances politiques soutenant les actions de la Rupture et venues des douze départements du Bénin. Hubert Kougbe, représentant du maire de la commune de Zè, a affirmé que ce creuset est le bienvenu dans la mesure où le président Patrice Talon qui est un bâtisseur infatigable a besoin de plus de temps pour achever les nombreux chantiers en cours dans le pays. Au nom du maire de Zè, il a promis que le message sera transmis à qui de droit. Actualités 24 août 2020


Passation de charges à la municipalité de Parakou: Le mandat de Inoussa Chabi Zimé sous le signe de l’unité d’actions
Elu sur la liste du Bloc républicain (Br), le nouvel édile de la municipalité de Parakou, Inoussa Chabi Zimé, a officiellement pris les commandes de la ville, vendredi 21 août dernier. C’est sous le signe de l’unité d’actions qu’il a placé son mandat. La passation de charges entre le nouveau maire de Parakou, Inoussa Chabi Zimé, et son prédécesseur, Aboubacar Yaya, s’est déroulée, vendredi 21 août dernier à la salle des fêtes de l’hôtel de ville. C’est au cours d’une cérémonie présidée par le secrétaire général de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé. Le nouveau maire a, à cette occasion, exprimé toute sa gratitude aux populations de Parakou pour leur grandeur d’esprit qui a permis de déjouer tous les pronostics. « Notre action reposera sur une communication sociale portée vers le respect du bien public, vers un changement des habitudes sociologiques. La rigueur dans la gouvernance par l’exemple sera notre allié principal », a indiqué Inoussa Chabi Zimé. « Le sentiment qui m’anime aujourd’hui est un sentiment collectif, un sentiment d’engagement, un sentiment de détermination à aller de l’avant pour porter ensemble les rêves et les ambitions de notre commune », a fait observer le nouvel édile. Il a ensuite placé son mandat sous le signe de l’unité d’actions. Inoussa Chabi Zimé aura à diriger la municipalité de Parakou pendant les six prochaines années. Il remplace Aboubacar Yaya qui, malgré son bref passage à ce poste de maire, ne s’est pas du tout reposé. « Pendant ces 2 mois et 12 jours, je me suis attelé à comprendre l’administration locale, à faire les réglages nécessaires pour un bon démarrage et prendre des contacts utiles relativement à certains projets vitaux », a expliqué Aboubacar Yaya. « Certes, le chemin a été court, mais l’histoire et la ville de Parakou ne retiendront que, ce que nous avions été et surtout, notre vision de gérer et de gérer autrement le développement local », s’est-il réjoui. Aboubacar Yaya est parti de son poste avec les membres de son Conseil municipal, après avoir perdu sa majorité. C’est suite à l’invalidation des sièges de deux conseillers présentés et élus comme lui sur la liste du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) dans la cité des Koburu. Actualités 24 août 2020


Lutte contre le Covid-19 au Bénin: Le Canea engagé pour l’élimination des inégalités
Le Cadre de concertation des acteurs non-étatiques des secteurs eau et assainissement au Bénin (Canea) a organisé un café média au profit de ses membres, vendredi 21 août dernier, à Cotonou sur le thème : « L’élimination des inégalités dans la réponse Eah contre le Covid-19 ». La rencontre a été marquée par deux communications suivies de débats. La pandémie du Covid-19 est plus dangereuse pour les personnes vulnérables. Conscient de cet état de choses, le Cadre de concertation des acteurs non-étatiques des secteurs eau et assainissement au Bénin (Canea) plaide pour l’élimination des inégalités dont est victime cette catégorie sociale. A cet effet, des approches de solutions sont proposées à travers les deux communications présentées lors du 12e café média tenu à Cotonou, vendredi 21 août dernier. Dans son exposé intitulé « La problématique des inégalités dans la réponse Eah contre le Covid-19 », Félix Adégnika, coordonnateur national de Wsscc, a souligné que s’occuper des personnes vulnérables est une exigence pour l’atteinte de l’Objectif de développement durable 6 (Odd 6). Dans le contexte du Covid-19, a-t-il poursuivi, le respect et l’application des gestes barrières et autres dispositifs de lutte nécessitent l’usage de l’eau. Or, l’eau n’est pas disponible dans toutes les zones selon qu’on est en milieu urbain ou en milieu rural. « L’eau, l’hygiène et l’assainissement sont le nœud de la riposte. C’est la clé de la prévention et de l’arrêt de la propagation de ce virus », a-t-il insisté. De même, la disponibilité et l’accès aux équipements font aussi partie des conditions pour une riposte efficace. A ce sujet, Félix Adégnika a fait observer qu’il faut l’équité dans le service de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène. « Il faut tenir compte des personnes vulnérables», a-t-il préconisé. Une autre condition, c’est l’appropriation et la participation communautaire qui, selon lui, passent par la communication et la sensibilisation. « Si on n’arrive pas à mettre les populations vulnérables au cœur de notre système, on va échouer », a-t-il alerté. S’il a reconnu les actions mises en oeuvre par le gouvernement en matière de lutte contre le Covid-19 et d’accès à l’eau, il n’a pas omis de souligner que des efforts restent à faire. « Malgré ces efforts, nous sommes à peine à 60 % de la couverture en eau», a-t-il retenu. Expériences d’Oxfam Bénin Pour le compte de Oxfam, Sylvain Kangni, chargé des activités d’hygiène et d’assainissement, a présenté « Les expériences d’élimination des inégalités Eah ». Il a été question pour lui de partager avec les organisations membres du Canea et la presse la démarche de Oxfam Bénin dans l’élimination des inégalités dans la lutte contre le coronavirus. A l’en croire, avec l’avènement du Covid-19, tous les programmes et projets de Oxfam ont subi des réorientations. Pour lui, les inégalités dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène sont perçues sous trois dimensions. Il s’agit des inégalités liées à la disponibilité, celles liées à l’accessibilité physique ou financière et celles liées à la qualité du service. Tout comme Félix Adégnika de Wsscc, il a noté que les zones urbaines sont mieux loties en matière de service et de qualité de service de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène que les zones périurbaines et rurales. Au niveau des groupes socioéconomiques, il a relevé les oubliés, les marginalisés et les discriminés. Face à cette crise sanitaire liée au Covid-19, Oxfam a opté pour une démarche privilégiant les cibles constituées des personnes vulnérables et les personnes handicapées. Ainsi, les réponses d’Oxfam ont, entre autres, consisté en l’élaboration d’un plan de contingence, la formation des animateurs pour former les leaders communautaires, les bénéficiaires et les bénévoles, l’exécution du projet prévention et lutte contre la propagation du Covid-19 au sud du Bénin. Au-delà de ces actions, Oxfam Bénin a aussi procédé à la sensibilisation grand public dans les marchés et places publiques et par le biais des radios. «On a pu atteindre plus de dix mille personnes par la sensibilisation grand public et plus de vingt-deux mille personnes par les radios partenaires», a informé Sylvain Kangni ajoutant que du matériel médico-sanitaire et des kits de solidarité ont été offerts aux cibles. La séance s’est déroulée en présence de Blanche Klabassi, vice-présidente du Canea, qui a ouvert et clôturé les travaux. Société 24 août 2020


Formation technique et professionnelle : La pratique passe à 80 % et la théorie descend à 20 à la rentrée prochaine
Le gouvernement décide d'inverser les pratiques dans l'enseignement technique au cours de cette année scolaire. Le renforcement de la formation pratique dans les écoles de formation professionnelle et technique devient une exigence du gouvernement au cours de la prochaine rentrée scolaire. « La pratique sera prisée et montera à 80 % et la théorie descendra à 20 % ». C’est l’information annoncée par Mahougnon Kakpo, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. « Je souhaiterais que désormais en sortant des écoles, que les lauréats soient déjà des praticiens convaincus, compétents et aptes à opérer pour le bien-être de nos populations », a informé le professeur Mahougnon Kakpo. « Depuis 2016, le gouvernement a fait le choix de reconstruire et de moderniser le système éducatif par l’élaboration d’une nouvelle gouvernance, l’amélioration de la qualité de l’enseignement et l’adaptation du système d’enseignement aux besoins du pays et des entreprises », a ajouté le ministre. Selon lui, il est accordé dans le Programme d’action du gouvernement (Pag) une place de choix à l’enseignement et la formation techniques et professionnels, le sous-secteur retenu pour être le fer de lance du développement économique du Bénin. Education 23 août 2020


L’économie béninoise à l’heure actuelle: Signaux au vert !
Le Bénin s’est engagé dans la voie du respect des principaux standards internationaux en mettant en place des mécanismes et outils à cet effet. Entre autres, le pays a fait un bond de 39 positions entre 2016 et 2018 en passant de la 115e à la 76e place au plan mondial pour l’Indice de performance de la logistique (Lpi) de la Banque mondiale et amélioré sa réglementation des affaires selon le classement de Doing Business 2018. A cela s’ajoute le satisfecit des institutions internationales telles que le Fonds monétaire international (Fmi), l’Agence internationale de notation financière « Standard & Poor's ». Cette dernière maintient la notation « B+ avec la perspective stable » pour le pays, malgré la pandémie de Covid-19. Le Bénin confirme ainsi depuis 2018 son rang parmi les pays les mieux notés et les plus stables en Afrique. Cette notation confirme les perspectives positives du pays, avec une croissance réelle du produit intérieur brut (Pib) qui s’affichera à 6,3 % en moyenne sur la période 2021-2023, selon le ministère de l’Economie et des Finances. L’agence américaine prévoyait une maîtrise progressive du déficit budgétaire (établi à 3,9 % du Produit intérieur brut en 2019), avant la pandémie de Covid-19. Avec la crise sanitaire, elle anticipe une augmentation relativement contenue de l’endettement du gouvernement en 2020, à 43 % du Pib, et projette dès 2021 un retour à une trajectoire très favorable en matière de croissance, de finances publiques et d’endettement du pays ; le plafond communautaire de la dette publique dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) est de 70 % du Pib. Cette dynamique est soutenue par un accroissement des recettes publiques impulsé par la modernisation de l’administration fiscale et des douanes, la modernisation du Port de Cotonou et les performances agricoles. Une augmentation des exportations est envisagée, grâce aux gains de productivité dans les filières coton, céréales et autres. Doing business La transformation structurelle de l’environnement des affaires engagée depuis 2016 est à un point crucial avec des avancées notables en termes de création d’entreprise en ligne et de suppression de la procédure de vérification physique de l’unicité du nom de l’entreprise et de déclaration d’existence. Pour le paiement des impôts, il est mis en place une téléprocédure incluant le télépaiement depuis le 1er février 2019. De même, la procédure de déclaration d’existence est simplifiée. L’obtention du permis de construire est désormais facilitée, avec la clarification des prescriptions minimales à observer, du coût de l’attestation de l’Ordre national des architectes et urbanistes du Bénin (Onaub), la définition des qualifications requises par les professionnels chargés de vérifier la conformité du plan à la loi. En matière de transfert de propriété, les réformes ont permis l’achèvement et la mise en ligne du cadastre de Cotonou, la consultation en ligne de l’état d’avancement des dossiers au niveau des notaires via le site de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf). Il y a eu également la fixation des délais de délivrance des actes, la publication mensuelle des données statistiques de délivrance de titres fonciers, du nombre de conflits, la mise en place d’un système de réception et de gestion des plaintes sur le site. Le commerce transfrontalier n’est pas du reste. A ce niveau, il y a la dématérialisation des procédures de dédouanement via le Guichet unique de commerce extérieur (Guce) depuis janvier 2019, la création d’un comité conjoint de sélection Douane - Bénin Control chargé de gérer les risques en matière douanière, la mise en place d’un site d’information des usagers sur les conditions de dédouanement. Aussi, au niveau de l’exécution des contrats, du règlement de l’insolvabilité et de la protection des investisseurs minoritaires, le tribunal de commerce devenu opérationnel depuis 2017 et le Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation (Camec) veillent au grain. Cela induit une célérité dans le traitement du contentieux commercial avec un délai moyen qui est passé de 750 jours en 2017 à 57 jours en 2018. La publication des décisions et d’informations sur la justice commerciale se fait sur le site du tribunal, favorisant ainsi l’accès facile à la jurisprudence en la matière. D’autres réformes sont en cours pour faire du Bénin l’un des espaces les plus favorables à l’investissement privé en Afrique ! Economie 21 août 2020


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