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Nouvelles

Lutte contre le gaspillage alimentaire: La Fao appelle à réduire la perte des denrées
L’une des options pour gérer rationnellement les aliments est d’éviter leur gaspillage. C’est ce à quoi aspire l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) à travers la mise en œuvre d’une plateforme. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture est en guerre contre le gaspillage alimentaire. Lors d’une conférence à Rome, le directeur général de la Fao a estimé que près de 14 % de la production alimentaire mondiale est soit perdue soit gaspillée tout au long de la chaîne alimentaire, entre le moment de la récolte et celui de la vente au détail, pour un coût de 400 milliards de dollars Us. Les pertes alimentaires interviennent principalement dans les pays en développement où 821 millions de personnes souffrent encore de malnutrition chronique, a souligné Qu Dongyu. Il a fait savoir que les pertes dans le secteur des fruits et légumes ont causé la perte de 75 milliards de mètres cubes d’eau par an, tandis que celles dans le secteur de la viande et des produits animaux ont donné lieu à une utilisation inutile de 715 millions d’hectares de terres. Face à ce dégât, il y a lieu d’innover, pense-t-il, notamment au niveau des technologies numériques et d’investir en vue de réduire le gaspillage alimentaire et d’éradiquer la faim dans le monde. Le directeur général de la Fao pense que l’on ne peut éliminer la faim ni toutes les formes de malnutrition si l’on ne s’attaque pas aux inefficacités et aux inégalités des systèmes alimentaires qui produisent d’énormes quantités de pertes et de gaspillage alimentaires.« Nous travaillons à présent au renforcement des capacités afin d’obtenir des données supplémentaires et plus précises pour comprendre où et comment les pertes et le gaspillage des denrées alimentaires interviennent tout au long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire et quelles en sont les causes cachées », a-t-il indiqué, ajoutant que la Fao travaillait avec de nombreuses parties prenantes et partenaires afin de lutter contre le gaspillage alimentaire, de changer les pratiques et d’améliorer les revenus des exploitants agricoles. En mettant en place une plateforme de lutte contre le gaspillage alimentaire, l’agence spécialisée des Nations Unies prépare la Journée internationale de sensibilisation aux pertes de nourriture et au gaspillage qui sera célébrée pour la première fois le 29 septembre 2020, souligne un communiqué de la Fao. La mise en œuvre de la plateforme a été financée par la direction du Développement et de la Coopération suisse. Il s’agit d’un portail qui offre l’accès à l’ensemble des ressources de la Fao sur les pertes et le gaspillage. On y observe la répartition géographique de ces pertes et gaspillages. Elle intègre un forum de discussion, où l’on obtient des cours en ligne, des informations et des conseils. L’institution évoque l’importance de la sensibilisation et de l’éducation du public pour combattre les pertes et le gaspillage alimentaires, estimant que ce combat devait commencer au sein même de la famille et qu’il était fondamental d’éduquer les enfants au respect et à l’appréciation de la nourriture en vue de créer de nouveaux modèles de consommation, sains et durables. Dès lors, les gouvernements doivent travailler aux côtés du secteur privé afin, non seulement de réduire les pertes, mais aussi de financer la recherche et l’innovation pour une plus grande efficacité. Le directeur général de la Fao a appelé à assouplir les règlements et les normes qui fixent les critères esthétiques des fruits et légumes, à améliorer les habitudes de consommation et à créer des politiques publiques visant à diminuer le gaspillage de nourriture. Il faut noter qu’on parle de pertes de nourriture lorsque des aliments sont abîmés ou renversés avant d’atteindre la dernière étape de production ou d’entrer dans le circuit de la vente au détail, ou lorsqu’ils sont jetés par des consommateurs ou éliminés dans le cadre du commerce de détail parce qu’ils ne correspondent pas à des normes de qualité strictes ou comme cela arrive souvent, en raison d’une méconnaissance de la signification des dates inscrites sur le produit, d’après la Fao. Société 18 août 2020


Adaptation de la pièce de théâtre « Probo Koala »: Ousmane Alédji passe au cinéma
Le premier semestre de l’année 2021 consacrera le tournage du film Probo Koala, une adaptation d’une pièce de théâtre publiée par le dramaturge béninois Ousmane Alédji. En attendant, l’association culturelle Kitikili qui porte le projet travaille à l’écriture de scénarios à travers son projet « Les écritures de la passerelle ». Le mois de juillet dernier s’est révélé particulièrement chargé pour l’association culturelle Kitikili « Les écritures de la passerelle » présidée par le réalisateur béninois Arcade Assogba. Il a été notamment consacré à une résidence cinématographique autour du film Probo Koala qui est une adaptation d’une pièce de théâtre du même nom publiée par le dramaturge béninois Ousmane Alédji. Arcade Assogba, Giscard Dah-Fonton, Ousmane Alédji y ont pris part. Karin Beese, écrivaine allemande de littérature jeunesse a aussi rejoint l’équipe « pour des discussions et analyses de l’histoire en cours de développement ». Covid-19 oblige, certaines personnes ressources qui auraient pu être de la partie sont intervenues par visioconférence. Il s’agit de Caroline Pochon, scénariste française, Philippe Cordey, directeur de la photographie et enseignant suisse et Carla Bertin, Italienne, doctorante en anthropologie à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (France). « Les écritures de la passerelle » se sont consacrées à l’écriture de scénarios avec les compétences nécessaires autour. Cette étape est soutenue par le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts à travers la direction du Fonds des Arts et de la Culture. A l’issue de cette étape, une version dialoguée définitive du film sera prête en prélude au tournage prévu pour le premier semestre de l’année 2021. Le projet « Les écritures de la passerelle » est une initiative de l’association culturelle Kitikili. Il s’inscrit dans une démarche d’amélioration ou de perfectionnement du cinéma béninois en intervenant sur l’aspect déterminant qu’est l’écriture de scénarios. Il se tiendra chaque année de sorte à rendre disponible aux maisons de production un scénario abouti. L’association vise autour de cette initiative le développement de l’art de l’écriture de scénario au Bénin, la promotion des talents locaux en matière d’écriture cinématographique, le renforcement des capacités des jeunes scénaristes, l’animation de deux espaces culturels (le centre culturel Artisttik Africa de Cotonou et le centre culturel finno-africain, Villa Karo de Grand-Popo) avec un modèle de contenu pédagogique innovant. Elle ambitionne aussi la promotion du dialogue culturel et de la collaboration artistique Nord-Sud, Sud-Sud, la promotion de la ville d’accueil de la résidence, Grand-Popo… La pièce théâtrale Probo Koala « aborde d’un point de vue fictionnel, citoyen, écologique et africain, la tragédie environnementale survenue en 2006 en Côte d’Ivoire du fait de la décharge à Abidjan de près de 600 tonnes de déchets toxiques ayant fait officiellement une dizaine de morts et des milliers de victimes d’intoxication », confie Arcade Assogba. En attendant sa concrétisation, le projet fait rêver. La fin de la résidence d’écriture de Grand-Popo a été l’occasion pour de nombreux intervenants de saluer la pertinence d’un tel projet. Projet qui consacrera le passage au septième art d’un des plus grands metteurs en scène et dramaturge béninois, Ousmane Alédji. Culture 18 août 2020


Exposition de la Fbaap à l’embarcadère de Ganvié: Les arts plastiques engagés dans la lutte contre le Covid-19
Pour la lutte contre la maladie à coronavirus, aucun apport se sera de trop. Le plasticien Gérard T. Hountondji propose son pinceau, ses toiles et son inspiration pour venir à bout de cette pandémie. Une autre forme de thérapie que l’artiste expérimente, depuis samedi 15 août dernier, à travers une exposition et une série d’activités. « Toutes les solutions possibles pour venir à bout de la maladie à coronavirus doivent être expérimentées. Je pense que les arts plastiques ont un rôle important à jouer à cet effet ». Ce samedi après-midi, Gérard T. Hountondji avec son calme légendaire explique aux visiteurs les raisons qui justifient l’exposition qu’il a initiée ensemble avec ses pairs de la Fédération béninoise des associations d’artistes plasticiens (Fbaap). Il aurait pu conduire seul cette initiative personnelle. Mais le plasticien a fait sienne la philosophie du roi Ghézo. Selon lui, tous les doigts sont indispensables pour maintenir l’eau dans la jarre trouée. Autour de lui, près de deux cents tableaux de divers acabits, les uns aussi attirants que les autres. Face à lui, malgré le soleil qui dictait sa loi, une foule de touristes, de ressortissants de la région, de vendeurs du marché. Tous sont venus comprendre les raisons de cette présence inhabituelle d’œuvres d’art sur l’embarcadère de Ganvié où l’ambiance ordinairement très bruyante a cédé place à un silence temporaire pour écouter le plasticien en croisade contre le Covid-19, mais surtout apprécier ses œuvres. L’exposition est intitulée « Peinture et convivialité (Stop Covid-19) ». L’explication qu’en donne Gérard T. Hountondji fait bien des émules. Selon ce plasticien dont les œuvres ont déjà voyagé un peu partout dans le pays, « personne ne s’est posé la question de savoir comment les arts plastiques peuvent contribuer à la lutte contre le Covid-19». Pourtant, reprend-il, le seul fait de voir ou d’avoir dans son environnement une oeuvre d'art suffit à rappeler à la mémoire collective les engagements à prendre contre ce mal. « Aujourd’hui, les gestes barrières contre la maladie ont tendance à être foulés aux pieds. Sur un espace comme cet embarcadère où des touristes et les populations locales sont dans un brassage permanent, il est important que le respect de ces gestes soit de mise », exhorte l’artiste en présentant au public l’une de ses réalisations. Pour cette foule de gens peu proches du travail des plasticiens, l’œuvre, au-delà de la beauté physique et le mélange des couleurs, ne dit pas grand-chose. Mais tous ont bien remarqué la bavette qui trotte au milieu de l’œuvre et chacun s’imagine à sa manière le message que tente de passer l’artiste. Mais la plus grosse attraction de l’exposition reste un grand tableau partagé entre les couleurs jaune, rouge, verte et marron. « Cette œuvre ne porte pas un nom », explique Gérard. Il veut laisser le soin à chaque visiteur et touriste de la nommer à sa manière. Mais on devine bien le message qu’il y véhicule en déchiffrant les signes et symboles qui s’y logent. On y retrouve notamment des feuilles vertes de plante, des comprimés, un arbre, un récipient, une figurine portant un masque…Le message sur cette œuvre est varié et s’adresse à toute personne qui croise le chemin de ce tableau, soutient Gérard. Le premier message que véhicule le plasticien, c’est le port de masque obligatoire pour venir à bout du Covid-19. Deuxième message, l’impossibilité à ce jour de trouver un remède contre ce mal. Et c’est là que le plasticien appelle médecines moderne et traditionnelle à se donner la main, convaincu qu’il est que la solution existe et qu’ensemble, elle pourrait être trouvée. Projet collectif… Au-delà de la personne de Gérard T. Hountondji, c’est toute la Fédération béninoise des associations d’artistes plasticiens (Fbaap) qui porte le projet. A la suite de la première exposition qui verra sur place plus de deux cents tableaux du président Gérard T. Hountondji, d’autres plasticiens sont annoncés pour présenter leurs réalisations au public et aux touristes. « C’est une manière de donner de la visibilité à leur travail », explique-t-il. « C’est une manière de résister aussi à la maladie tout en montrant son impact sur le secteur culturel », poursuit-il. Autre volet important du projet, une formation pour les jeunes plasticiens et des séances de recyclage pour les plus anciens. Pour ce qui est du choix de l’embarcadère de Ganvié comme site d’accueil, Gérard T. Hountondji l’explique doublement. Il y a dans la commune d’Abomey-Calavi, cité-dortoir, un besoin de vulgarisation des arts plastiques qui n’est pas couvert, indique-t-il. Aussi, les espaces pour présenter le travail des plasticiens font défaut, selon lui. Un vide que sa fédération envisage de combler à travers une série d’actions dont le prélude est bien cette exposition. La Fbaap estime aussi que l’art et plus singulièrement les arts plastiques doivent désormais aller à la rencontre des touristes qui, parfois, n’ont pas le temps de faire le tour des galeries pour contempler la beauté et l’inspiration des pinceaux béninois. Culture 18 août 2020


Chambre des appels de la Criet: Une décision infirmée, trois dossiers confirmés et un renvoi
La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), tenant sa toute première session criminelle après son installation, a infirmé une décision de sa chambre de jugement, confirmé trois dossiers et renvoyé une affaire à une session ultérieure. Les sieurs Hyppolite Ogoutéhibo et Abdel Aziz Olaniran Osséni, poursuivis pour les faits de détournement de deniers publics et faux et usage de faux en écritures publiques, recouvrent désormais leur liberté. Les deux cadres de l’Université de Parakou avaient été condamnés le 19 juin dernier par la chambre de jugement de la Criet en session criminelle à sept ans d’emprisonnement ferme, à cinq millions F Cfa d’amende et à 2, 445 millions F Cfa à titre de dommages-intérêts à payer à l’Etat béninois pour le premier et à dix ans d’emprisonnement ferme, cinq millions F Cfa d’amende et 3 948 500 F Cfa de dommages-intérêts pour le second. Mais ils ont vu leurs peines fortement réduites à la faveur de la session criminelle de la chambre des appels de la Criet. Cette dernière a réexaminé le dossier suite à l’appel interjeté par les accusés Hyppolite Ogoutéhibo et Abdel Aziz Olaniran Osséni respectivement, au moment des faits, chef service Scolarité et chef service Comptabilité de l’ex-Centre universitaire de Djougou sous tutelle de l’Université de Parakou. Lequel appel a prospéré puisque la chambre des appels de la Criet a infirmé la décision rendue par sa chambre de jugement. Elle disqualifie et qualifie les faits de détournement de deniers publics et de faux et usage de faux en écritures publiques respectivement en abus de confiance et en faux certificat. La cour déclare l’accusé Hyppolite Ogoutéhibo coupable d’abus de confiance et Abdel Aziz Olaniran Osséni coupable d’abus de confiance et de faux certificat. Elle condamne chacun des accusés à 60 mois d’emprisonnement dont 15 mois fermes et 45 mois assortis de sursis puis à 150 mille F Cfa d’amende. Les deux cadres de l’Université de Parakou ont été condamnés à payer à l’Etat béninois le franc symbolique pour toutes causes de préjudices confondus. Cette sentence de la chambre des appels de la Criet remet désormais en liberté les deux accusés qui ont déjà passé ce temps en détention préventive. A la faveur de cette même session criminelle, la chambre des appels a réexaminé quatre autres dossiers inscrits à son rôle provisoire. Elle a confirmé purement et simplement en toutes ses dispositions la décision de condamnation rendue par la chambre de jugement relativement à trois dossiers. Il s’agit des dossiers d’Idrissou Nouhoum, ex-receveur du Centre des impôts des Petites entreprises (Cipe) de Dassa-Zoumè, de Jonas Hounyo, inspecteur des Impôts et Come Sagbo Vitofodji, comptable fiscaliste, ainsi que d’Hospice Ahossi Ohin, tous poursuivis pour des crimes économiques. Les accusés du quatrième dossier, en l’occurrence Yacoubou Kassimou Alley et Emmanuel Kouassi Houessou Sagbo condamnés pour les faits de détournement de deniers publics et recel de deniers publics détournés, ont vu le réexamen de leur cause renvoyé à une session ultérieure de la chambre des appels de la Criet. Retour sur les faits Pour rappel, il est reproché aux deux cadres de l’Université de Parakou d’avoir détourné les frais de scolarité de certains étudiants de l’ex-Ecole nationale des sciences et techniques agricoles de Djougou (Ensta-Dj) de l’ex-Centre universitaire de Djougou qui sont passés entre leurs mains. Certains parents d’étudiants leur ont fait confiance et leur ont remis ou envoyé les frais de scolarité de leurs enfants. Ils devraient aller reverser ces fonds pour permettre à ces enfants de valider leurs inscriptions pour disposer de leurs cartes d’étudiants avec numéro matricule. Ce qu’ils n’ont jamais fait. Ils ont disposé des sous. Pis encore, ils ont usé de manœuvres frauduleuses pour faire croire à l’administration de l’Université de Parakou que les étudiants concernés étaient tous à jour vis-à-vis de la comptabilité. Ainsi, les étudiants concernés ont régulièrement composé comme leurs autres collègues en règle. Ils ont obtenu régulièrement leurs notes pour passer chaque fois en classe supérieure pendant les trois ans de leur cursus, de 2010 à 2013, au niveau de l’ex-Ensta-Dj. Ils ont même soutenu leurs mémoires. Le pot aux roses sera découvert lors de la réclamation de l’attestation de Licence sanctionnant leurs trois années d’étude. Le rectorat de l’Up leur a opposé une fin de non-recevoir catégorique. Il a été répondu à ces étudiants qu’ils ne se trouvent pas dans la base de données de l’Up et n’ont pas de numéros matricules, preuve de leur inscription. Jusqu’ici, ils n’ont pas obtenu leur parchemin pour poursuivre le diplôme de master. Les incessantes dénonciations et plaintes de ces étudiants ont amené le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs) à mettre sur pied courant février 2019 une commission pour voir clair dans la situation. Les investigations ont abouti à l’interpellation des deux accusés qui ont été placés par la suite sous mandat de dépôt le 21 février 2019 pour détournement de deniers publics. Le rapport de la commission de contrôle a été même examiné en Conseil des ministres du 13 février dernier. Lequel met à la charge de Hyppolite Ogoutéhibo et d’Abdel Aziz Osséni respectivement la somme de 4, 550 millions F Cfa et 3 948 500 F Cfa. Actualités 18 août 2020


11e Journée nationale du Patrimoine immatériel: Mémoires d’Afrique Bénin invite à la réflexion sur la transmission des contes
Dans le cadre de la onzième édition de la Journée nationale du Patrimoine immatériel, l’Association Mémoires d’Afrique Bénin a organisé, vendredi 14 août dernier, une conférence. Portant sur la nécessité de transmission des contes, la communication a été animée par Soubérou Osséni, cadre de l'école du patrimoine africain. Si la Nuit des contes n'a pas pu tenir en raison de la crise sanitaire et des précautions qu'elle impose au monde, Mémoires d'Afrique Bénin a tout de même marqué la Journée nationale du Patrimoine immatériel célébrée chaque 14 août. Pour cette onzième édition, elle a organisé une conférence de presse suivie d’une communication sur le thème : « Héritage des contes africains: nécessité de transmission des valeurs face à l’offensive des médias de cultures étrangères». Lors de la conférence de presse, le directeur exécutif de Mémoires d'Afrique Bénin, Raoul Atchaka a exprimé tout le regret de l'association de ne pas pouvoir tenir, cette année, la traditionnelle Nuit des contes qui se vit simultanément dans plusieurs localités du territoire. Il a également témoigné la compassion de Mémoires d'Afrique Bénin à l'égard de toutes les personnes affectées par la crise sanitaire, avant d'inviter les populations à rester vigilantes et assidues dans le suivi strict des gestes barrières. Lors de sa communication axée sur la nécessité de transmission des contes face à l'offensive des médias de cultures étrangères, Soubérou Osséni, doctorant et cadre de l’Ecole du Patrimoine africain, insiste sur la richesse inestimable que constitue le patrimoine immatériel. Pour lui, la préservation des contes et légendes passe par la transmission des valeurs, de génération en génération. "Il nous faut produire du contenu sur les réalités, les contes de chez nous et les transmettre, pour que nos enfants puissent, en écoutant les autres, écouter également ce qui est de chez nous. Ce faisant, ils seront mieux ancrés dans leur culture et moins influencés par ce qui vient d'ailleurs", a soutenu le communicateur. C'est d'ailleurs à la production de contenu que s'attèle Mémoires d'Afrique Bénin via la publication de recueils de contes et légendes endogènes. Toutes choses dont la finalité est de sauvegarder et de faire vivre par tous les moyens, le patrimoine culturel africain. Mémoires d’Afrique Bénin reste convaincue que la culture est un vecteur inestimable de développement et le patrimoine culturel immatériel, une source intarissable d’enseignements. Pour rappel, Mémoires d’Afrique Bénin est une association culturelle, membre de la fédération Mémoires d’Afrique. Elle tire sa source, sa vision, sa mission et ses objectifs de cette fédération. Portée par le père lsraël Mensah et Mgr Isidore de Souza, Mémoires d’Afrique est née en 1998, de la volonté d’œuvrer à la préservation du patrimoine immatériel africain et au dialogue des cultures. Société 18 août 2020


Sortie de la nouvelle igname: Des produits de luxe avec un marché en souffrance
Apparue au début du mois de juillet dernier dans les marchés de Parakou, la nouvelle igname n’est actuellement pas à la portée de toutes les bourses. S’il y a des espaces que nombre de personnes évitent de fréquenter actuellement au niveau des marchés Dépôt, Azerkè, Tourou et Guèma, à Parakou, ce sont ceux réservés à la vente de la nouvelle igname. Les prix des tas ou des bassines de tubercules proposés ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Aujourd’hui, tout le monde ne peut pas se permettre de consommer cette igname qui a pourtant fait son apparition depuis le début du mois de juillet. Elle est considérée comme une denrée de luxe. A défaut de s’en procurer, on se contente de l’admirer, puis de demander son prix. Selon la commerçante Aïcha Ouzérou, revendeuse d’igname rencontrée au marché de Guéma, la variété présentement disponible est ce que les fons appellent ‘’laborko’’. Elle provient des environs de Kabor, Tchatchou et Bétérou. Son prix varie entre 2 000 et 4000 F Cfa le tas. Dans l’espoir d’une baisse des prix Ceux qui ne font pas de rituels et qui en ont les moyens, avaient déjà commencé par la consommer. Les autres attendaient, samedi 15 août dernier, l’autorisation, suite à l’organisation des cérémonies ou sacrifices indiqués à cet effet au niveau de leurs localités, avant de leur emboîter le pas. Selon ces derniers, il fallait d’abord donner à manger aux ancêtres. C’est également le cas chez les jumeaux qui, sans qu’il n’y ait eu les rituels, ne pouvaient la consommer. Il faut respecter la tradition, insiste le menuisier Cosme Adjakidjè, rencontré dans son atelier à Camp Adagbè, un quartier de Parakou. Dans la région méridionale, confie-t-il, la nouvelle igname ne devrait pas retrouver l’ancienne sur le marché. « On est obligé de cacher les nouvelles », informe-t-il. Ce qui n’est pas le cas au marché Dépôt où les deux étaient disposées côte à côte, offrant au client de faire son choix en fonction de sa bourse. Avant de les manger en milieu Bariba, explique Ibrahima Abdoulaye, ces ignames sont d’abord découpées en petits morceaux, lesquels sont disposés à l’entrée des habitations. Ce rituel effectué, le lendemain, chaque membre de cette concession ou famille peut commencer par la déguster. Dans l’un ou l’autre cas, c’était dans l’espoir d’une baisse des prix à l’approche de la célébration du 15 août. Ce qui malheureusement n’a pas été le cas. Au marché, rares sont ceux qui ont encore le courage de demander les prix de ces tubercules. Ils sont tellement chers. N’arrivant plus à les écouler, les bonnes femmes sont alors obligées de les disposer dans des bassines pour parcourir de longues distances. C’est pour prendre d’assaut les rues, les quartiers, les lieux de travail, les bars, les maquis, les débits de boissons et les maisons. Pour vendre leurs marchandises, elles agressent pratiquement. Autres temps, autres mœurs En réalité, il s’agit des ignames précoces qui ont aussi leurs particularités. Il faut les déterrer à une période telle que, le reste de la coupe qui se trouve dans la butte puisse se développer et devenir une semence pour la prochaine saison. « Si vous perdez trop de temps, le reste de la coupe n’aura pas le temps nécessaire pour bénéficier et profiter de la quantité d’eau de pluie suffisante pour devenir une bonne semence », a expliqué le doyen de la Faculté des sciences agronomiques de l’Université de Parakou, Dr Michel Batamoussi. « Les producteurs ont donc peur. Ils jouent alors sur le temps et préfèrent vite déterrer la nouvelle igname », poursuit-il. « Dans le vieux temps, c’était la conception première », insiste l’enseignant. « Aujourd’hui, à la recherche de plus de gains, les paysans se sont rendu compte que lorsqu’ils mettent leurs ignames sur le marché très tôt, elles leur rapportent plus. Elles coûtent plus cher et leur permettent de régler rapidement leurs problèmes financiers », a fait observer Michel Batamoussi. Selon lui, il n’y a pas de risques à consommer ces ignames jugées précoces. Le seul problème, c’est que leur goût est un peu amer parce qu’on ne les a pas laissé arriver à maturité totale. Mais avec le temps, rassure-t-il, ce goût amer finit par disparaître. Quelle que soit la situation, le prix de l’igname connaîtra une baisse en septembre. Ce n’est qu’une question de temps. Société 18 août 2020


Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération: Aurélien Agbénonci reçoit les copies figurées de deux ambassadeurs
Le nouvel ambassadeur du Japon près le Bénin a présentés, lundi 17 août, au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, les copies figurées de ses lettres de créance qui l’accréditent. Il sera relayé dans le même exercice par le nouveau représentant résident de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) venu, lui, assurer la présentation des lettres de cabinet qui l’accréditent. Avant d’être promu ambassadeur du Japon près le Bénin avec résidence à Cotonou, Takahisa Tsugawa était le directeur général du département des Affaires internationales à l’Organisation pour la formation technique des stagiaires (Otit) dans son pays. C’est lui qui a désormais la confiance de l’empereur du Soleil-Levant pour représenter son pays à Cotonou. En présentant au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, ce lundi 17 août, les copies figurées de ses lettres de créance, il a exprimé combien il est heureux de se retrouver au Bénin et de servir dans un pays qui respire la prospérité et qui vient de célébrer ses soixante ans d’indépendance. Takahisa Tsugawa est à Cotonou avec un destin de tresseur de corde. A la suite de son prédécesseur, il veut travailler au renforcement de la coopération entre les deux pays. Dans ce cadre, il projette de donner une place de choix à la réalisation des infrastructures. Domaine dans lequel, indique-t-il, le Japon veut impacter le Bénin. Il va d’ailleurs annoncer la réalisation d’un échangeur dans un délai restreint pour faciliter la mobilité des personnes et des biens. Mais le nouvel ambassadeur ne veut pas s’en tenir à cela. Bien d’autres axes de coopération seront développés entre les deux pays, assure-t-il. Takahisa Tsugawa est titulaire d’une Licence ès Arts et sciences de l’Université de Tokyo. Il est entré au ministère des Affaires étrangères de son pays en avril 1987. Il est né le 31 mars 1965. Il a été par le passé conseiller dans plusieurs ambassades de son pays notamment en Tunisie, en France, au Cambodge… Précédemment représentant spécial du président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) en Guinée- Bissau, Blaise Diplo Djomand de nationalité ivoirienne, titulaire d’un Diplôme d’études universitaires générales en économie obtenu en 1976 puis d’un Diplôme d’études approfondies de droit de l’Université d’Abidjan en 1977, est désormais le représentant résident de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à Cotonou. Ses lettres de cabinet, il les a présentées, ce lundi 17 août, au ministre Aurélien Agbénonci. Accueil, présentation des lettres de cabinet, brève discussion avec le ministre… Le protocole était sobre, mais empreint de solennité. Au cours de son mandat à Cotonou, ce juriste et banquier central compte travailler à rapprocher les peuples et les unir. Actualités 18 août 2020


Relogement des usagers du marché Houndjro à Abomey: Une délégation ministérielle en viste sur le site
Une délégation conduite par Alimatou Shadiya Assouman, ministre en charge du Commerce était, vendredi 14 août dernier à Abomey, pour s’enquérir des conditions offertes sur le nouveau site du marché Houndjro. Un site qui n’offre pas le confort souhaité par les vendeuses. A Abomey, Alimatou Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, était accompagnée par le préfet du Zou, Firmin Kouton, le maire d’Abomey, Antoine Djédou pour effectuer la visite du site de relogement des usagers du marché Houndjro. Cela lui a permis de constater que les usagers de ce marché y ont été effectivement relogés. Le but de sa descente sur le terrain est de « s’enquérir de l’effectivité de l’opérationnalisation du site de relogement des usagers du marché de Houndjro afin de soulager les commerçants dans le développement de leurs activités », a rappelé la ministre en charge du Commerce. Après avoir observé les conditions de praticabilité du site et recueilli les différentes plaintes des usagers, Alimatou Shadiya Assouman a rassuré sur la célérité des travaux en cours pour soulager les populations. « Toutes ces souffrances qu’endurent les usagers de ce site seront bientôt oubliées quand les travaux des marchés modernes lancés par le gouvernement Talon vont s'achever », fait noter Alimatou Shadiya Assouman. Les travaux de reconstruction du marché Houndjro sont prévus pour durer 12 mois. Il est rebâti sur une superficie de trois hectares et sera d’une structure moderne. Il disposera de 5 bâtiments avec deux rez-de-chaussée et un étage. Il est prévu la construction de plusieurs magasins et de 61 boutiques par bâtiment. Et chaque boutique aura au minimum un espace de 10 m². Et, 15 locaux de 6 m² pour la restauration y seront aménagés. Il y est également prévu des locaux servant de bureau pour l’administration du marché, des espaces polyvalents pour diverses activités et bien d’autres cadres de confort pour un marché digne du nom. Ces travaux entrent dans le cadre du Projet de modernisation et de construction de 35 marchés conduit par l’Agence du Cadre de vie pour le développement du territoire. Actualités 17 août 2020


Election présidentielle de 2021: Ouidah appelle Patrice Talon à finir le job
Les filles et fils de la ville de Ouidah réitèrent leur engagement aux côtés du président Patrice Talon pour sa réélection en 2021. A l’occasion d’un géant meeting tenu, samedi 15 août dernier dans la cité touristique, ils exhortent le chef de l’Etat à poursuivre l’œuvre entamée depuis son avènement au pouvoir en avril 2016. « Ensemble, finissons le job ». C’est par cette exhortation qu’autorités à divers niveaux, têtes couronnées, jeunes et adultes de la cité touristique de Kpassè invitent le chef de l’Etat, Patrice Talon, à ne pas interrompre la dynamique de développement du Bénin en 2021. Tout en appréciant les différentes réformes engagées dans tous les secteurs de la vie publique par ce dernier, ils restent convaincus que le chantre du Nouveau départ est celui dont le Bénin a besoin pour son décollage. A l’unanimité, ils affirment qu’avant l’accession du président Patrice Talon au pouvoir en 2016, le Bénin était gangrené entre autres par la corruption, la perte des valeurs et de l’éthique, l’organisation de concours frauduleux pour les recrutements dans la fonction publique et la paralysie de tous les secteurs de la vie publique due à des grèves perlées. François Quenum, représentant des jeunes, a constaté que depuis l’avènement du régime de la Rupture, les réformes institutionnelles et politiques sont une réalité. Il en veut pour preuve l’effectivité de la moralisation de la vie publique, la réglementation du droit de grève, la réforme du système partisan, la diversification agricole et l’accès équitable aux microcrédits ainsi qu’à l’assurance. Il affirme qu'au vu de toutes ces réformes à l’actif du chef de l’Etat, les populations de Kpassè souhaitent que le président Patrice Talon revienne achever de ses propres mains les réalisations en cours à savoir la réfection du musée historique de Ouidah, la réhabilitation de la place des enchères et celle de la porte du non retour sans oublier la construction de la Marina de Djégbadji. Christian Houétchénou, maire de la ville de Ouidah, a souligné qu'à travers ce géant meeting, les enfants de la cité de Kpassè ont pris conscience de la réalité politique et économique du pays et ont fait le constat du désordre qui régnait avant l’arrivée du président Patrice Talon. Christian Houétchénou précise que depuis 2016, un nouvel espoir est né pour les filles et fils de cette nation. Le nouveau maire de Ouidah dit être fier de ce que les promesses faites par le chef de l’Etat sont en train d’être réalisées. « Les sages ont constaté que les questions de royauté et de gestion des collectivités sont prises en compte par le vote de plusieurs lois. Quant aux femmes, elles ont également constaté que les marchés sont en train d’être construits afin de leur permettre d’avoir un meilleur cadre pour leurs affaires », a-t-il cité. Il ajoute que c’est face à tous ces constats que les natifs de Kpassè appellent à l’unanimité le président Patrice Talon à briguer un second mandat en 2021. Actualités 17 août 2020


Edition 2020 de la fête de l’igname: Un 15 août sans manifestations à Savalou !
Ce samedi 15 août, Savalou n’a pas célébré la fête de l’igname. Une première depuis que cette fête a été instituée. Le palais royal de Savalou est scellé par le tribunal, et les rues et places publiques destinées à accueillir les festivités sont désertes. Le marché de la ville peine à s’animer. Même l’église Notre-Dame de l’Assomption de Savalou qui était toujours pleine à craquer tous les 15 août était bien clairsemée ce samedi, malgré la présence de l’évêque du diocèse de Dassa, Mgr François Gnonhossou. La crise sanitaire et le conflit au sein des familles royales ont eu raison de la fête des Savalois ! Cette année, le palais royal de Savalou, point de convergence des ressortissants qui ont l’habitude de venir fêter le 15 août, est fermé. L’ambiance est aussi loin d’être à la fête. Aucune âme n’y est présente et aucune cérémonie ne s’y déroule. Sur l’esplanade extérieure du palais, des animaux déambulent, broutant les petites herbes qui poussent sur l’interstice des pavés. D’autres ont préféré les portes du palais pour y prendre du repos. Plus près, les scellés posés sur la porte d’entrée principale du palais pour en interdire l’accès aux membres de la famille royale renseignent sur l’un des motifs de cette morosité qui règne sur les lieux. Dans les habitations voisines, c’est l’indifférence. Chacun va et vient comme si de rien n’était. La crise sanitaire et le conflit fraternel entre les lignées royales ont désormais mis entre parenthèses la tradition jusque-là respectée à Savalou. Non loin du palais royal, le marché de Savalou ne présente aucun signe de célébration du 15 août. Contrairement aux années antérieures, l’on pouvait compter du bout des doigts le nombre de vendeurs d’igname. Les rares tas du vénéré tubercule dans certaines allées du marché sont cédés à de prix prohibitifs. Le tas de six petits tubercules est cédé à 2000 f et ceux légèrement charnus à 5000 f les six. A l’église, la messe bien que célébrée par l’évêque de Dassa, Mgr François Gnonhossou, n’a pas connu l’affluence des années antérieures. Activités ordinaires Dans la plupart des quartiers, les populations vaquent à leurs activités des jours ordinaires. Un tour dans certains quartiers comme Assègbo, Vedjamè, Vodjè, Gbaffo, Houèdo et Zongo finit de convaincre que l’ambiance morose du palais rejaillit sur toute la ville. Loin du palais, la Place des fêtes de la ville qui accueille annuellement la foire du 15 août est déserte. Les exposants qui venaient de Cotonou, de Porto-Novo, de Lokossa et même des pays voisins comme le Burkina, le Niger, le Togo et la Côte d’Ivoire ne sont pas au rendez-vous. Cette année, seule une petite buvette qui occupait les lieux use de la musique comme pour briser le silence de cimetière qui pèse sur la ville. Car tout comme d’autres communautés amies, les ressortissants de Savalou n’ont pas fait le déplacement cette année. Denis Z. Madjèdet, agent des Eaux et Forêts à la retraite et responsable d’un petit commerce au quartier Vodjè à Savalou, tente d’expliquer la situation : « Nous sommes touchés en plein cœur par cette crise sanitaire qui nous a conduits à une crise économique. De toute ma vie, c’est la première fois que je vois Savalou dans cet état un 15 août. C’est à présumer que nous sommes sortis fraîchement d’une guerre qui a tout détruit. C’est bien triste. Et, je vous assure que les conséquences sont encore à venir. Nous n’en sommes qu’au début ». Le sexagénaire raconte avec amertume, son ressenti de la crise qui vient remettre en cause ses espoirs. Pour Roger G., gérant d’un hôtel situé au contournement de Savalou, c’est un cauchemar. Il montre une vraie soif de raconter ce qu’il vit actuellement. « Vous ne me croirez pas si je vous dis que je n’ai eu que deux clients pour passer la nuit, celle du vendredi à samedi 15 août. Deux clients à 15 août, je n’ai pas dormi. C’est incroyable ! Où va le monde ? Et tout est désormais hypothéqué », confie-t-il, l’air déboussolé Culture 17 août 2020


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