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Nouvelles

Montée du fleuve Niger à Karimama et Malanville: Le préfet de l’Alibori appelle à une vigilance accrue
Plusieurs localités de Karimama et de Malanville dans l’Alibori sont inondées, avec les eaux du fleuve Niger qui ne cessent de monter. Craignant le pire, le préfet du département, Mohamadou Moussa, est rapidement monté au créneau pour appeler les maires et les populations des deux communes à reboubler de vigilance. Comme c’est le cas, à chaque montée des eaux du fleuve Niger, Karimama et Malanville sont inondées. Outre des dégâts matériels, des pertes en vies humaines sont déjà à déplorer au niveau de ces deux communes de l’Alibori. Aussitôt, le préfet du département, Mohamadou Moussa, a pris ses responsabilités. Il exhorte leurs maires et populations à rester vigilants. Le seuil d’alerte, informe le préfet, a même dépassé le rouge. «Aujourd’hui, toutes les communes de l’Alibori riveraines au fleuve Niger sont inondées », a-t-il indiqué. « Nous avons communiqué, intensifié les sensibilisations. Nous avons mis en alerte toutes les plateformes communales de gestion des risques et catastrophes à l’effet d’aller vers les communautés et de prendre les dispositions afin d’évacuer les populations qui vivent sur les sites à risques. Il s’agit d’éviter le pire, surtout que nous avons déjà enregistré trois morts a noyade », a expliqué Mohamadou Moussa. Aussi, a-t-il demandé que les sept centres d’accueil soient identifiés pour y orienter les populations concernées. Le préfet a, une nouvelle fois, demandé aux maires de prendre les dispositions idoines à l’effet de faire libérer les zones qui présentent des risques. Ils ont également été invités à dresser la liste du matériel existant afin de savoir l’assistance à apporter, en attendant éventuellement celle de l’Etat. Par ailleurs, un arrêté du préfet désormais réglemente le transport fluvial et lagunaire. Au niveau du département, il existe également une plate-forme. « L’objectif est, pour limiter les dégâts liés aux inondations, de renforcer notre présence sur le terrain », a rassuré le préfet. « Nous sommes à mi-août et nous avons encore du chemin », a enfin averti Mohamadou Moussa. Actualités 17 août 2020


Bio Sarako Tamou, maire de Banikoara: « Je place mon mandat sous le signe de l’excellence »
Bio Sarako Tamou n’est pas à son coup d’essai en matière de gestion communale à Banikoara. Il envisage d’intensifier les chantiers qu’il a ouverts au cours de la 3e mandature, en attachant du prix à l’amélioration du quotidien de ses administrés. Pour y arriver, l’ancien-nouveau maire entend poser des pas dans tous les domaines en comptant sur la force juvénile et féminine. La Nation : Les populations de Banikoara vous ont renouvelé leur confiance en faisant de vous pour la deuxième fois consécutive le premier citoyen de la commune. Croyiez-vous en votre réélection ? Bio Sarako Tamou : C’est une grâce que mon mandat soit renouvelé par les populations à la base, ensuite au niveau du conseil communal et de mon parti politique d’appartenance. Je devrais rempiler si tout se passait normalement au regard du travail que nous avions fait au cours de la 3e mandature. Je pense que les populations devraient me reconduire en me renouvelant leur confiance. Chose faite. Il faut saluer les populations de la commune de Banikoara qui ont compris que le développement local est bien différent de la politique politicienne. Quel a été le poids de votre parti politique d’appartenance, l’Union progressiste (Up) dans ce couronnement? L’Union progressiste, c’est mon parti. Je suis membre du bureau politique de ce grand parti du Bénin. L’Up à travers le présidium a eu confiance en moi. Elle m’a porté en acceptant ma candidature et en travaillant ensemble avec moi pour la conduite des campagnes électorales exclusivement médiatiques. L’Up a énormément participé à ma réélection et à l’élection des conseillers communaux de Banikoara. Quels sont les défis que vous comptez relever dans l’immédiat? Il est vrai que je suis un ancien de la maison. Je place mon mandat sous le signe de la continuité dans l’excellence dans la gestion communale. Nous avions révélé, au cours de la troisième mandature, les capacités de la jeunesse. Nous avions travaillé pour améliorer les conditions de vie des populations. Les résultats sont palpables. Au cours de cette mandature, nous continuerons par rechercher des solutions aux problèmes des vaillantes populations. Nous avions présenté un programme de société, ‘’Banikoara-progrès’’ au cours de la campagne électorale. Nous allons l’exécuter, avec nos alliés du Bloc républicain (Br). Ce projet vise à faire de la commune, une référence en matière de démocratie à la base, de bonne gouvernance, de développement local durable. Il s’agit pour l’Union progressiste de saisir l’opportunité des élections communales du 17 mai 2020 pour propulser à la tête de la commune, des hommes et des femmes intègres, patriotes, laborieux et compétents, capables de puiser dans nos immenses potentialités, dans l’inépuisable génie créateur des populations de Banikoara et dans l’idéologie politique de l’Up, afin de construire une commune moderne, résiliente et attrayante. Ce projet comporte des axes stratégiques tels que, ‘’améliorer l’accès aux services sociaux de base’’, ‘’améliorer le cadre de vie des populations’’, ‘’promouvoir le développement économique local’’, ‘’renforcer la gouvernance locale et le genre au niveau de la commune’’. Que prévoit votre cahier de charges au plan socio-économique pour les six prochaines années ? Il est question pour nous de travailler pour l’amélioration de la mobilité des populations à travers la réalisation des infrastructures d’assainissement et des ouvrages de franchissement. Les routes à l’intérieur de la ville sont impraticables. Nous avions commencé à réaliser des ponts, à faire des caniveaux afin que les eaux pluviales soient convoyées vers les fleuves. Nous devrions également apporter de l’eau potable aux populations. Cette compétence est exercée par l’Etat à travers l’Agence d’approvisionnement en eau potable. L’autre défi est celui de la gestion professionnalisée des déchets solides ménagers au niveau de la commune. Nous tiendrons beaucoup compte des femmes et des jeunes. En ce qui concerne les femmes, notre souhait est de mettre un point d’honneur sur les activités génératrices de revenus (Agr). La formation des jeunes est capitale ainsi que leur participation aux activités de développement et leur épanouissement. A ce titre, nous prévoyons la construction des stades d’arrondissement afin qu’ils puissent trouver des points de divertissement. Nous allons équiper les centres de jeunes et loisirs qui deviendront des centres socioéducatifs où nous allons concilier le divertissement et l’éducation de la jeunesse. Les jeunes et les femmes sont nos atouts majeurs au niveau de la commune. Notre cahier des charges vise également à redorer le couvert végétal de Banikoara, à travailler en faveur d’un reboisement intensif dans la commune et à mener des actions d’adaptation aux effets des changements climatiques. Toutes nos actions doivent prendre en compte ce phénomène. Toutes nos infrastructures doivent être résilientes. Le secteur éducatif ne sera pas épargné. La commune œuvre beaucoup en faveur de l’éducation. Les résultats des examens scolaires ne sont pas médiocres. Nous allons continuer à les améliorer en appuyant les différents établissements et les centres de formation. La construction d’une bibliothèque communale nous tient beaucoup à cœur afin de permettre aux jeunes et aux élèves de trouver un cadre adéquat pour apprendre, faire des recherches et se cultiver. En 2017, nous avions acquis un domaine où nous allons ériger la cité des étudiants de Banikoara à Parakou. Nous sommes déjà à pied d’œuvre pour l’élaboration du plan architectural. Après cela, suivra la mobilisation des ressources. Nos chantiers sont énormes. Toutes les couches socioprofessionnelles seront mises à contribution pour l’atteinte de ces objectifs de développement. Au cours de la mandature passée, vous avez été ébranlé par des querelles internes qui ont failli vous coûter votre fauteuil. Peut-on espérer un retour définitif au calme avec votre réélection à la tête du Conseil communal ? Il y a eu des secousses. Le poste de maire est un poste politique. Il peut avoir des perturbations. Mais elles ne nous ont pas empêché d’exceller. Les performances de Banikoara au niveau de l’audit Fadec en disent long. Nous avions été nominé meilleur maire de la 3e mandature 2015-2020 par la fondation ‘’Le Municipal’’. Ce qui veut dire que les actions sont visibles. Il ne nous restera qu’à mettre l’accent sur la cohésion au sein du conseil communal. Il ne saurait y avoir des actions de développement sans cohésion. Nous travaillons pour une gestion participative et collégiale au niveau de la commune. Les intrigues politiques ne manquent pas. Nous essayerons dans la mesure du possible de nous mettre au-dessus de la mêlée en vue de gérer dans la paix et la clairvoyance nécessaire dans le seul but de l’amélioration des conditions de vie des populations de Banikoara. Actualités 17 août 2020


Fédération béninoise de Football: Des formations au profit des sélectionneurs et entraîneurs de clubs
Le comité exécutif de la Fédération béninoise de Football organise des ateliers de formation au profit des sélectionneurs des équipes nationales de catégories d’âges et leurs adjoints ainsi que les entraîneurs des clubs de ligues 1 et 2. Il s’agira de rehausser le niveau de ces techniciens pour leur permettre de bien préparer les sélections nationales et la saison sportive 2020-2021. Préoccupé par la participation des équipes nationales féminines et masculines aux prochaines joutes continentales et internationales et une meilleure saison 2020-2021, le comité exécutif de la Fédération béninoise de Football (Fbf) a initié des ateliers de formation au profit des techniciens en charge des sélections nationales et des clubs de ligues 1 et 2. Sous la supervision d’Adolphe Ogougnon, directeur technique national par intérim et Jean-Marc Adjovi Boco, conseiller technique du ministre des Sports, le premier atelier est destiné aux sélectionneurs des équipes nationales masculines et féminines de catégories d’âges, de la sélection A et l’équipe nationale senior dames ainsi que leurs adjoints. Il se tiendra les 25 et 26 août prochains à Porto-Novo. Trois thématiques à savoir les directives communes d’identité de jeu, projets de préparation des sélections et sensibilisation au perfectionnement professionnel sont au menu de cette formation. A travers un communiqué de la Fbf, Claude Paqui, secrétaire général de l’institution, a invité les sélectionneurs concernés à se rapprocher du directeur technique national pour se renseigner. Ainsi, Urbain Honfo, sélectionneur des Ecureuils cadets et son adjoint Jonas Nounawon, Mathias Déguénon, sélectionneur des U20 et René Mensah (entraîneur adjoint), Symphorien Tèhou et Immaculée Agbakou pourront faire les formalités pour prendre part à cette formation. Prévu pour courant septembre prochain, le second atelier est dédié aux entraîneurs principaux des clubs de ligues 1 et 2. Il permettra de renforcer leurs capacités en vue d’une bonne préparation de la saison 2020-2021. A travers une note circulaire, le secrétaire général de la Fbf, Claude Paqui, a invité tous les présidents des clubs de ligues 1 et 2 à communiquer par courrier les informations (nom, prénoms, contacts et indication du plus grand diplôme) de leurs entraîneurs titulaires. Ces derniers ont jusqu’au mercredi 19 août prochain, date butoir, à 12 h pour déposer leurs correspondances au secrétariat administratif de la Fbf à Porto-Novo. Sports 17 août 2020


Zes de Glo-Djigbé : Les enquêtes de commodo et incommodo lancées
Les personnes affectées par la libération du site consacré à la Zone économique spéciale (Zes) de Glo-Djigbé, sont invitées à prendre part aux enquêtes de commodo et incommodo qui démarrent, lundi 24 août prochain, à Zê et Tangbo-Djevié. C'est à travers un communiqué de presse rendu public le 14 août dernier que le directeur général de l'Agence du domaine et du foncier (Andf), a annoncé la nouvelle. Victorien D. Kougblénou, s'exprimant au nom du ministre de l'Economie et des Finances, président des Commissions interministérielles d'expropriation et de dédommagement, a invité les populations concernées par la libération du site de la Zes de Glo-Djigbé, à participer aux enquêtes de commodo et incommodo du lundi 24 août au mercredi 23 septembre 2020. Il rappelle au passage que le site s'étend sur les communes de Zê, Allada et Tori Bossito, et l'opération de libération du domaine implique une portion prioritaire de 400 hectares. Le directeur de l'Andf invite alors les personnes affectées par cette activité, à consulter les plan et répertoire de la zone, dans les locaux de la commune de Zê et de l'arrondissement de Tangbo-Djêvié. Les doléances et observations relatives aux informations littérales et aux immobilisations concernées, sont recueillies en ces mêmes lieux, et ce, dans le délai imparti. Toute réclamation ou observation formulée hors délai sera frappée d'irrecevabilité, avertit le responsable de l'Andf qui en appelle à la collaboration fructueuse des populations concernées pour la réussite parfaite de l'opération. Actualités 16 août 2020


Département du Zou : La divagation des animaux domestiques interdite
Plus d’errance d’animaux domestiques dans le Zou. Par arrêté préfectoral en date du lundi 10 août 2020, le préfet de ce département, Firmin A. Kouton, interdit cette pratique et prévient les propriétaires d’animaux domestiques contre toute violation de la décision. L’arrêté du préfet est bien clair. La divagation des animaux domestiques (toutes catégories confondues, Ndlr) est interdite sur toute l’étendue du territoire du département du Zou. En son article 2, l’arrêté préfectoral considère « comme en divagation, tout animal en état d’errance, ayant échappé au contrôle ou à la surveillance de son propriétaire ou d’un berger ». Dès lors qu’un animal en divagation est repéré, poursuit l’article 3 dudit arrêté, il « sera abattu par les services de voirie, en collaboration avec la Police républicaine, sans aucune possibilité de recours pour le propriétaire dans le but d’obtenir réparation d’un quelconque dommage et sans préjudices des sanctions pénales prévues par les lois en vigueur ». En outre, l'arrêté précise qu'à l'exception des canins, tous les animaux abattus, seront mis à la disposition de l’administration pénitentiaire ou des orphelinats légalement installés dans le Zou. Pour éviter ces cas de figure, Firmin A. Kouton, à travers le même arrêté, informe les propriétaires ou éleveurs d’animaux domestiques qu’ils sont tenus d’assurer la maîtrise et le contrôle de leurs bêtes, de sorte à éviter qu’ils aillent causer des dommages à autrui ou des dégradations de l’environnement. Les administrations départementales compétentes sont d'ors et déjà instruites pour veiller au respect de cette décision, avertit l’arrêté du préfectoral.   Actualités 14 août 2020


1er rang au Bepc et 3e pour le baccalauréat 2020: Le Mono fait bonne figure
Suite à la proclamation des résultats du baccalauréat dans la soirée du mercredi 12 août dernier, le Mono occupe la troisième place. Un exploit qui s’entend comme la confirmation de la rigueur des enseignants à l'oeuvre. Un taux de 53,80 % d’admissibles à l’examen du baccalauréat pour le Mono contre 49,73 % au niveau national. Le département fait mieux que son score de l’année 2019 où il a enregistré 50,29 % d’admissibles, un taux confirmé à la seconde délibération. En améliorant, cette année, son résultat de 3,51 %, le Mono s’est vu hisser au troisième rang du classement national. Cette performance enregistrée au terme de la première délibération des résultats de l’examen du baccalauréat 2020, fait suite à l’exploit individuel de Claudia Merveille Thalia Hountongbo sortie première avec 18,3 sur 20 de moyenne à l’examen du baccalauréat 2019, honorant le département du Mono et particulièrement Lokossa où elle avait fréquenté. La performance du département établie cette année est saluée aussi bien par les acteurs de l’enseignement que par les parents d’élèves et les autorités politico-administratives. Surtout que cela fait suite au positionnement du département à la tête du classement national au Bepc (Brevet d’études du premier cycle). Avec un taux de succès estimé à 64,16 % contre 42,59 % en 2019, le Mono est sorti premier du Bénin au Bepc de cette année. «C’est la toute première fois que le Mono s’en sort avec le meilleur score au Bepc », souligne Codjo Dagba, chef du service des Examens et Concours du Mono. A l’en croire, du quatrième rang en 2018, le département avait dégringolé à la onzième place en 2019 avant de prendre sa revanche, cette année, en brûlant la politesse au Littoral, à l’Atlantique et aux autres départements qui lui damaient le pion. Saluant les enseignants puis les apprenants pour avoir donné le meilleur d’eux-mêmes pour l’atteinte des résultats, le coordonnateur départemental de la Fédération des associations des parents d’élèves manque de mots pour dire sa gratitude au gouvernement. Azonhoubo Zola salue le courage et la lucidité du chef de l’Etat ayant permis de sauver l’année scolaire en planifiant le calendrier des examens et en élaborant des mesures barrières à la propagation du coronavirus. Aussi, il ne perd pas de vue qu’après le meilleur score, le plus dur est de pouvoir se maintenir à ce rang. « Nous n’allons plus descendre parce que les apprenants et les enseignants ont déjà pris ce pli de meilleur », promet Azonhoubo Zola. Du côté de la préfecture de Lokossa, des dispositions sont en train d’être prises pour marquer d’un cachet spécial les performances enregistrées cette année par le Mono. Lesquelles ne doivent pas faire occulter les situations malheureuses telles que le nombre croissant des grossesses en milieu scolaire, la baisse des candidatures aux examens et les cas non moins préoccupants d’abandon enregistrés les jours de composition des différents examens. Education 14 août 2020


Résultats des examens scolaires 2020: Pari gagné pour le gouvernement
A défaut de fournir des taux de réussite bien plus intéressants que ceux de l’année dernière, les résultats des examens de fin d’année 2020, dans l’ensemble, sont restés stables. Un acquis non moins négligeable, obtenu grâce au ‘’courage positif ” du chef de l’Etat, Patrice Talon, ainsi que des membres de son gouvernement. « 49,73 %... Tout le monde s’attendait à ce que les résultats soient différents de ceux de l’année dernière puisque le score de 2019 était de 50,07 %... Mais cette année, nous avons fait presque autant… Je voudrais remercier le chef de l’Etat pour avoir eu ce courage positif de faire en sorte que les examens scolaires puissent tenir. Et voilà le résultat qui n’est pas mal... », a déclaré le directeur de l’Office du Bac, Alphonse da Silva, à l’occasion de la délibération de l’examen du Baccalauréat, session unique de juillet 2020. « Avec l’engagement du chef de l’Etat, nous avons tenu le pari d’une année bien accomplie malgré la pandémie du coronavirus… », ajoute le ministre des Enseignements secondaire et technique, Mahougnon Kakpo. Celui-ci rappelle qu’au début de la propagation de la maladie à coronavirus avec ses effets néfastes sur l’école béninoise, le défi pour le gouvernement était d’éviter une année blanche. Alors, des dispositions idoines ont été prises pour que ce défi soit relevé. Même son de cloche du côté de sa collègue en charge de l’Enseignement supérieur, Eléonore Yayi Ladékan. En dehors du Bac, l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) a donné un taux de réussite de 51,19 % contre 56,72 % en 2019, et le Certificat d’études primaires (Cep) a affiché 84,70% contre 84, 18 % en 2019. A l’analyse de ces chiffres, l’on remarque que les résultats de cette année affectée par la pandémie du coronavirus sont restés stables dans l’ensemble par rapport à ceux de 2019. Elèves, parents, enseignants et autres acteurs ont donc de quoi se réjouir et saluer la clairvoyance du gouvernement qui a préféré l’option des cours et examens adaptés au contexte, plutôt que l’année blanche qui allait réduire à néant tous les efforts des acteurs du monde scolaire. En clair, les résultats de cette année, valent mieux que les conséquences d’une année blanche. Cette prouesse n’est que le fruit d’un travail méthodique et intelligent, abattu par l’ensemble des acteurs des trois ordres d'enseignement sous la houlette de l’Exécutif béninois. Les acteurs du monde scolaire béninois n’ont donc rien à envier à leurs homologues de certains pays africains qui ont très tôt déposé les armes face au coronavirus, et déclaré l’année blanche tant au primaire, au secondaire qu’à l’université. Un vai gâchis ! Mais fort heureusement, le Bénin a su éviter cette situation grâce au courage, à la persévérance et la perspicacité du chef de l’Etat, Patrice Talon. N’eût été sa détermination, le rêve de réussir au Cep, au Bepc ou au Bac que caressent plusieurs apprenants pour le compte de cette année, ne saurait être accompli. En gros, l'organisation de ces examens scolaires est un pari gagné pour le Bénin, en particulier le gouvernement et son chef. Education 14 août 2020


Journée nationale du Patrimoine immatériel: Sauvegarder l’héritage des contes et légendes
Ce vendredi 14 août, le Bénin célèbre la Journée nationale du Patrimoine immatériel. Dans le cadre de la onzième édition de cette journée, l’Association Mémoires d’Afrique Bénin organise ce jour, une conférence sur le thème : « Héritage des contes africains : nécessité de transmission des valeurs face à l’offensive des médias de cultures étrangères». Fidèle à sa vocation et forte de son engagement constant depuis plus d’une vingtaine d’années, l’Association Mémoires d’Afrique Bénin n’entend pas passer sous silence la Journée nationale du Patrimoine immatériel. Même si la crise sanitaire et le souci de faire barrière à la propagation de la Covid-19 imposent l’annulation de la traditionnelle Nuit des contes sur toute l’étendue du territoire, Mémoires d’Afrique Bénin a décidé de célébrer, de façon sobre mais significative, la onzième édition de la Journée nationale du Patrimoine immatériel.C’est à travers l’organisation, ce vendredi 14 août 2020, d’une conférence de presse suivie d’une communication sur le thème : « Héritage des contes africains: nécessité de transmission des valeurs face à l’offensive des médias de cultures étrangères ». Cette communication qui se tient à l’espace culturel Le Centre sera donnée par Soubérou Osséni, Doctorant et cadre de l’Ecole du Patrimoine africain. En effet, l’Afrique est par excellence, le continent de l’oralité et la valeur des contes et légendes n’est plus à démontrer. Ils sont aussi révélateurs, inspirants, pédagogiques, qu’instructifs. Au Bénin, chaque culture, chaque ethnie, chaque région est un vivier de contes et légendes. Hélas, cette richesse culturelle est menacée de disparition faute d’intérêt de la jeune génération, spectatrice passive et absorbée par le processus de mondialisation. Comment aller plus loin, si l’on s’ignore, si l’on ne sait d’où l’on vient et où l’on va ? La maxime Connais-toi, toi-même, de Socrate est d’autant vraie que la prise de conscience de soi, de ses forces et de ses limites, devient un tremplin dans l’action et la connaissance de l’autre. Pour la préservation du patrimoine culturel oral, il devient urgent d’établir un pont entre les anciens, garants de la tradition et les plus jeunes, garants de l’avenir. Ce pont se veut fort, pour qu’à l’instar du cordon ombilical qui sert de fibre nourricière pour le bébé dans le sein de sa mère, ce lien puisse servir de canal de transmission entre les anciens et les plus jeunes. Mémoires d’Afrique Bénin reste convaincue que la culture est un vecteur inestimable de développement et le patrimoine culturel immatériel, une source intarissable d’enseignements. Toutes les actions de Mémoires d’Afrique Bénin restent ancrées dans cette conviction qui, plus que la vision d’une fédération, se veut la flamme qui se communique à l’Afrique entière afin qu’elle rayonne davantage à la face du monde. A propos de Mémoires d’Afrique et de Mémoires d’Afrique Bénin Sauvegarder et faire vivre le patrimoine culturel africain, ainsi se résume l’ambition de Mémoires d’Afrique. « Il s’agit de préserver, par écrit ou par tout autre moyen, la mémoire d’un peuple, de rassembler les personnes qui désirent la transmettre et de la faire connaitre à d’autres peuples, de créer les conditions qui permettent aux Africains de prendre conscience par eux-mêmes de l’importance revêtue par les contes et légendes dans leur propre culture, de contribuer à maintenir un lien fort entre les anciens, gardiens de la tradition, et les jeunes, garants de l’avenir; de sorte que les Africains, prenant eux-mêmes en charge leurs intérêts se joignent au processus de mondialisation non en tant que victimes mais en tant qu’acteurs». Pour relever ce défi, Mémoires d’Afrique entend organiser dans plusieurs pays africains, de grands concours nationaux de collecte de contes et légendes pour permettre aux populations de participer elles-mêmes à la préservation et à la transmission de leur mémoire collective, gage d’authenticité. Une fois recueillis, ces contes et légendes sont destinés à publication dans des ouvrages en langues locales, en français et en anglais. « Afin de «fixer sans figer», ces contes et légendes pourront revivre grâce à l’instauration d’une nuit des contes dans ces pays ». Le Bénin est le premier pays à avoir accueilli ce projet, qu’il expérimente avec succès. La nuit des contes est reconnue par les autorités béninoises et organisée chaque année depuis 2006. Et depuis plus d’une dizaine d’années, la nuit des contes se tient dans le cadre de la Journée nationale du Patrimoine immatériel, célébrée le 14 août. Par ailleurs, de la collecte des contes et légendes au Bénin, Mémoires d’Afrique a déjà publié quelques ouvrages. A noter que Mémoires d’Afrique Bénin est une association culturelle, membre de la fédération Mémoires d’Afrique. Elle tire sa source, sa vision, sa mission et ses objectifs de cette fédération. L’idée de fédération est récente mais l’institution de Mémoires d’Afrique est plus vieille. Portée par le père lsraël Mensah et Mgr Isidore de Souza, Mémoires d’Afrique est née de la volonté d’œuvrer à la préservation du patrimoine immatériel africain et au dialogue des cultures. C’est ainsi qu’avec le concours de quelques amis acquis à la cause, les pères fondateurs ont créé l’Association Mémoires d’Afrique en octobre 1998. Ce n’est qu’en 2018, après 20 ans d’activités, que les membres de Mémoires d’Afrique ont décidé, après une étude approfondie, que Mémoires d’Afrique devienne une Fédération regroupant des associations nationales. Mémoires d’Afrique Bénin en est devenue la fille aînée. Culture 14 août 2020


Réouverture des établissements scolaires en pleine pandémie: Le manque de dispositif d’hygiène, un souci pour l’Unicef et l’Oms
Les établissements primaires ont repris les cours dans certains pays dont le Bénin, ces dernières semaines. Cette réouverture inquiète l’Unicef et l’Organisation mondiale de la Santé qui craignent une plus forte exposition des enfants à la Covid-19, en raison du manque des dispositifs d’hygiène et d’assainissement par endroits. L’Unicef et l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) se soucient de la santé des écoliers en cette période de réouverture des classes dans certains pays. Leurs inquiétudes sont d’autant plus fondées que certains établissements manquent du minimum en matière de dispositif d'hygiène. Les enfants étant plus vulnérables, les deux institutions s’inquiètent de l’aggravation des risques d’exposition à la Covid-19. « Les fermetures d’écoles dans le monde depuis le déclenchement de la pandémie de Covid-19 ont constitué un défi sans précédent pour l’éducation et le bien-être des enfants. Nous devons faire de l’apprentissage des enfants une priorité. Cela implique de nous assurer que les écoles peuvent rouvrir en toute sécurité, en leur donnant accès à des installations pour l’hygiène des mains, à une eau potable et à un assainissement sûr », indique Henrietta Fore, directrice générale de l’Unicef. Selon le rapport conjoint publié par l’Unicef et l’Oms, ce jeudi 13 août, la réouverture des écoles dans certains pays pourrait provoquer une augmentation de la contamination au coronavirus. « Environ 818 millions d’enfants ne disposent pas d’installations de base pour le lavage des mains dans leur école, ce qui les expose à un risque supérieur de contracter la Covid-19 et d’autres maladies contagieuses. Plus d’un tiers de ces enfants soit 295 millions vivent en Afrique subsaharienne», relève l’étude. Le diagnostic que présente le rapport sur l’Afrique interpelle. «Dans les pays les moins avancés, sept écoles sur dix ne disposent pas d’installations de base pour le lavage des mains et la moitié des écoles n’ont pas de services d’assainissement et d’approvisionnement en eau de base », révèle le document. Orientations L’Unicef et l’Oms analysent le risque d’exposition des enfants à la Covid-19 en quatre points. Le premier souligne que sur les « 818 millions d’enfants qui n’avaient pas accès à des services de lavage des mains de base dans leur école, 355 millions fréquentaient des écoles équipées d’installations avec de l’eau, sans savon, et 462 millions se rendaient dans des écoles dépourvues d’installations et ne disposaient pas d’eau pour le lavage des mains ». Le deuxième point relève que « dans les soixante pays où les risques de crise sanitaire et humanitaire sont les plus élevés en raison de la Covid-19, trois enfants sur quatre n’avaient pas accès à des services de lavage des mains de base dans leur école au déclenchement de l’épidémie. La moitié de tous les enfants ne disposaient pas de services d’approvisionnement en eau de base et plus la moitié de services d’assainissement de base ». Le troisième aspect s’intéresse aux écoles qui disposent de services d’approvisionnement en eau potable limités ou ne disposant pas du tout d’eau potable. Le quatrième et dernier point est relatif à la situation de 698 millions d’enfants n’ayant pas accès à des services d’assainissement de base dans leur école. L’étude identifie dix orientations urgentes concernant la réouverture des établissements scolaires en matière de sécurité dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. Publiées par l’Unesco, l’Unicef, le Programme alimentaire mondial et la Banque mondiale, ces orientations « fournissent des conseils pratiques destinés aux autorités nationales et locales sur la préparation en vue d’une réouverture plus sûre des écoles et pour préserver la sécurité des enfants lors de leur retour en classe ». Elles comprennent plusieurs protocoles liés à l’eau, l’assainissement et l’hygiène, l’utilisation d’équipements de protection, le nettoyage et la désinfection ainsi que l’accès à une eau propre, à des postes de lavage des mains dotés d’eau et de savon et à des toilettes sûres. L’Unicef et l’Oms s’engagent à parvenir à un accès équitable à des services d’eau, d’assainissement et d’hygiène adaptés dans le monde entier. A ce titre, les deux organisations ont récemment lancé l’initiative conjointe ‘’l’hygiène des mains pour tous’’, afin de soutenir les communautés les plus vulnérables en leur donnant les moyens de protéger leur santé et l’environnement. Elle rassemble des partenaires internationaux, des gouvernements nationaux ainsi que des acteurs des secteurs public et privé et de la société civile pour garantir la disponibilité de produits et de services abordables, en particulier dans les zones défavorisées. Société 14 août 2020


Résilience de la filière avicole au Covid-19: La bonne recette des œufs et des poules
Depuis la confirmation du premier cas du Covid-19, le 16 mars dernier, le Bénin fait face à des bouleversements dans divers segments d’activité. Les aviculteurs n’y ont pas échappé. Mais à la différence d’autres acteurs, ils ont développé une résilience notoire. Jeudi 2 avril. Seulement 72 heures après la prise par le gouvernement du Bénin de la mesure d'établissement du cordon sanitaire autour de neuf communes y compris les principales qui abritent les fermes avicoles. Ceci, dans le cadre de la lutte contre la propagation de la maladie à coronavirus (Covid-19). Autour d’Ahmed Assani, 28 ans, chargé de production sur une ferme avicole à Tori-Bossito, tout semble s’écrouler. Les nerfs à fleur de peau, il était au bord des larmes. Il tient difficilement sur ses jambes et sa main gauche est tremblotante. C’est la toute première fois dans sa jeune carrière de gestionnaire d’une ferme qu’il doit faire face à une telle situation. Quelques heures plus tôt, en faisant sa ronde matinale autour des poulaillers de la ferme, il s’est rendu compte que trois d’entre eux étaient infectés. Une vingtaine de poules et de coqs traînent au sol. Cette situation, ce technicien en production animale formé au Lycée agricole Médji de Sékou (Lams) puis à l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac) l’avait pourtant flairée. La décision prise par son employeur d’entasser la volaille dans les enclos n’était pas de son goût. Mais la ferme fait face à une «surpopulation inhabituelle ». Les commandes en volaille des deux dernières semaines n’ont pas bougé. Hôtels, motels, bars-restaurants avaient tous renoncé à la dernière minute à retirer leurs commandes. « C’est très difficile à gérer parce que ce sont des clients habituels et les commandes ont été planifiées depuis des mois. Nous tenons compte de tous ces détails dans la production», explique Ahmed Assani d’une voix tremblante. Il se croyait au bout de ses peines, quand tombe sur sa tête un autre coup de massue. L’un des principaux clients de Parakou vient de le joindre au téléphone. Il ne viendra pas chercher la cinquantaine de poulets et les quatre-vingts plateaux d’œufs soigneusement apprêtés et déposés dans l’angle droit du magasin de la ferme depuis la veille. Raison invoquée, l’impossibilité pour lui de se déplacer pour rejoindre Tori. « Ce jour est le pire de ma vie », lâche le jeune technicien en écrasant de sa main gauche une goutte de larme, alors qu’il tente vainement depuis deux heures de joindre son employeur pour lui faire part de la situation. Le Covid-19 ne tue pas que les hommes… «Je me rends compte que le coronavirus ne rend pas malade que par la grippe et ne tue pas que les hommes. Il tue également la volaille et toute l’activité autour », indique Ahmed, main à la hanche, observant ses collaborateurs débarrasser les hauts enclos entourés de barbelés des bêtes sans vie. D’une ferme à une autre, la réalité change à peine. Dans le village de Houègbo-Agbotagon, dans la commune de Toffo, à 450 mètres de la radio Sèdohoun, Auguste Gbaguidi, technicien agro-animal, gère la « Ferme agro-initiative». Il s’y est établi depuis 1997 et passe dans le département de l’Atlantique pour l’un des aviculteurs les plus en vue. Quelque 6500 sujets occupent les deux hectares de superficie. « Ces derniers mois, ça tourne mal », tranche sans hésiter l’aviculteur qui, malgré l’heure tardive (22 heures), s’employait encore à faire le point de ses dettes en aliments. «Nous avons un sérieux problème dû à la maladie à coronavirus. Nos produits sont bloqués et nous avons du mal à les écouler », confie le producteur. « On ne peut pas affamer la volaille. Nous investissons beaucoup dans l’aliment et les médicaments en cette période sans rien vendre en retour depuis un bon moment », se plaint-il. «Le cordon sanitaire qui empêche les clients de venir vers nous en rajoute à notre peine. Les aviculteurs souffrent », fait-il savoir. Sans ambages, ce producteur soutient que le secteur avicole est le plus touché des filières agricoles avec cette pandémie. Non seulement il évoque les conséquences pour les aviculteurs, mais également les consommateurs qui du jour au lendemain sont privés d’œufs et de viande. « Il y a une bonne partie du territoire national qui manque d’œufs parce que l’activité avicole est beaucoup plus concentrée au Sud. À partir du centre du pays, la situation est moindre. Mais au Nord, c’est pire. Il n’y a pas assez d’aviculteurs. Avec la maladie et la suspension des moyens de transport du fait du cordon sanitaire, plus rien ne circule », expose Auguste Gbaguidi. « Toutes les filières agricoles ont été touchées d’une manière ou d’une autre, mais la nôtre a été très négativement impactée», confie Arouna Ottola, président de l’Interprofession de l’aviculture qui se réjouit néanmoins de la capacité de résilience développée par les siens malgré les effets du Covid-19. Transformer les difficultés en opportunités «D’aucuns diront que la filière n’est pas rentable à cause des difficultés actuelles, mais nous devons apprendre à transformer ces difficultés en solutions et opportunités », pense Auguste Gbaguidi. Et c’est bien ce qu’ont compris les responsables de l’Interprofession des aviculteurs. Ce que certains aviculteurs ont qualifié de «surpopulation » sur leurs fermes et poulaillers aurait pu être évité si cette filière agricole disposait d’un abattoir. « Si cet abattoir existait, les commandes de poules qui nous sont restées sur les bras seraient passées là-bas, le temps qu’a duré le cordon sanitaire qui empêchait les mouvements entre certaines localités», explique le technicien en production animale Ahmed Assani. « Il faut prendre des mesures de conditionnement en ce qui concerne la viande et l’œuf qui sont des produits périssables», appuie Gustave Lantèfo, un des responsables de l’Association nationale des aviculteurs. En quête de solutions, non seulement pour les problèmes qui se sont signalés du fait du coronavirus, mais aussi pour les autres difficultés en général, les aviculteurs béninois ont réussi à décrocher la construction du premier abattoir de volaille du pays. En plus d’avoir réussi, avec l’aide d’un partenaire, à finaliser le projet, les travaux ont démarré et sont très avancés. C’est à Houèdo dans la commune d’Abomey-Calavi que l’abattoir est en construction sur un site de 32 mètres sur 16. L’infrastructure a une capacité d’abattage de 500 sujets au moins à l’heure, explique Gustave Lantèfo qui s’est vu confier la conduite des travaux par ses pairs. « C’est une grande opportunité pour la filière. D’ici quelque temps, nous allons abattre nos propres poulets. C’est une avancée pour la filière et pour la population qui consommera de la bonne et saine viande», exulte-t-il. Cet abattoir, il le projette aussi comme un cadre d’hygiène et de biosécurité qui « contribuera énormément au décollage du secteur ». Cette réalisation vient en ajouter à la performance dont les filières agricoles sont créditées depuis l’année dernière. Adjéhoda Amoussou, président de la Chambre nationale d’agriculture, soutient en effet que « la plupart des filières voient leurs rendements s’accroître» du fait de l’engagement des producteurs, mais aussi en raison de projets à fort impact comme cet abattoir. « Le secteur agricole béninois a amorcé une courbe ascendante et les acteurs se sont engagés à maintenir la dynamique malgré le Covid-19 », salue-t-il. Selon ses explications à l’occasion d’une revue de performance organisée par le ministère de l’Agriculture, la contribution du secteur au Produit intérieur brut (Pib) s’améliore de plus en plus du fait de l’organisation au sein des filières agricoles. Société 14 août 2020


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