La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Suspension des médias en ligne: La Haac et l’Upmb s’accordent sur la réglementation du secteur
Une délégation de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) conduite par sa présidente, Zakiath Latoundji, a été reçue en audience par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, hier jeudi 13 août. Au menu des échanges avec le président Rémi Prosper Moretti, les modalités de la levée de la suspension prise à l’encontre des médias en ligne ainsi que la vie des professionnels des médias. Au terme de leurs échanges, la présidente de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) à la tête d’une délégation composée entre autres de Pintos Gnangnon a obtenu du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), l’assurance de la réorganisation des médias en ligne, suspendus par l’institution de régulation des médias. Zakiath Latoundji et sa suite ont échangé avec le président Rémi Prosper Moretti sur la décision de suspension prise à l’encontre des médias en ligne au Bénin. Cet acte de l’autorité induit par un manque d’information sur ce qui se fait pour réglementer les médias en ligne nécessite, selon la présidente de l’Upmb, des éclaircissements. C’est pourquoi elle a sollicité et obtenu une audience, hier jeudi 13 août, pour s’exprimer sur la question. « Nous avions reçu cette information avec beaucoup de surprise. Les différents acteurs exerçant dans le secteur des médias en ligne étaient également tous surpris de cette décision de la Haac en date du 7 juillet 2020. En tant que faîtière, ces acteurs se sont rapprochés de nous pour savoir ce qu’on peut faire. Dans cette même dynamique, nous nous sommes rapprochés du ministre de la Communication et de la Poste et nous avons également adressé un courrier au président de la Haac pour qu’ensemble, nous puissions échanger », a expliqué Zakiath Latoundji. Le processus de délivrance d’autorisation aux médias en ligne a été lancé depuis 2018 et aucune suite n’est encore donnée aux différents dossiers, indique-t-elle. « Nous avons fait comprendre au président de la Haac que nous ne sommes pas contre la régulation des médias en ligne. Nous ne sommes pas contre une meilleure organisation dans le secteur des médias en ligne. Le Bénin est aujourd’hui dans une dynamique de digitalisation et le monde évolue tellement qu’on ne peut pas laisser de côté les outils du numérique. Nous sommes bien obligés de compter avec le numérique, et c’est important de compter avec les acteurs, pour leur donner une place parce qu’il y a plusieurs professionnels qui exercent dans les médias en ligne », a poursuivi la présidente de l’Upmb. Elle a noté avec satisfaction que le président de la Haac les a écoutés et partage également leurs préoccupations. Pour Zakiath Latoundji, si la Haac en est arrivée à cette décision de suspension, c’est qu’elle avait le souci d’une meilleure organisation du secteur des médias. « Le président nous a rassurés que tout sera fait pour permettre à ces médias qui exercent en ligne d’avoir leur autorisation et de pouvoir normalement exercer», confie Zakiath Latoundji qui rappelle que l’autorisation répond à un certain nombre de critères que les acteurs doivent remplir au préalable. La Haac va se pencher en septembre, à la prochaine session de l’institution, souligne la présidente de l’Upmb, sur ce dossier qui sera étudié par l’ensemble des conseillers. Délivrance systématique de la carte de presse La délégation de l’Upmb a également abordé les questions relatives à la délivrance systématique de la carte de presse aux acteurs des médias qui remplissent les conditions. « Nous avons également abordé la question de la carte de presse parce que la Haac a estimé que sans la carte de presse, on ne peut pas attribuer à un acteur la qualité de professionnel des médias. Il est important d’en arriver à une délivrance systématique de la carte de presse », a fait savoir la présidente de l’Upmb. « Le président de la Haac nous a rassurés que les dispositions sont en cours pour en arriver là», a-t-elle conclu. Société 14 août 2020


Projets en faveur de Ouidah: Décryptage des impacts par Constant Glèlè Agbidinoukoun
Ancien journaliste de l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin (Ortb), Constant Glèlè Agbidinoukoun se dit épaté par les nombreux projets touristiques et culturels du gouvernement du président Patrice Talon au profit de la ville de Ouidah, mais aussi en faveur d’autres localités du Bénin. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, le journaliste culturel évoque l’importance de ces projets et la nécessité d’un second mandat pour le chef de l’État... Impressionné par les nombreux projets de réhabilitation du patrimoine touristique national, surtout ceux en faveur de la ville de Ouidah, Constant Agbidinoukoun Glèlè, ancien journaliste de l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin (Ortb), salue la vision du gouvernement du président Patrice Talon pour le développement des secteurs de la culture et du tourisme. « Je suis agréablement surpris par les gros projets dévoilés par l’Agence pour le développement du Tourisme et de la Culture que dirige José Pliya, en faveur, non seulement de la commune de Ouidah, mais aussi au profit d’autres villes du pays », a-t-il confié. Selon le Journaliste, les nombreux investissements et projets porteurs témoignent de la volonté du président Patrice Talon de faire de cette commune une vitrine touristique du Bénin. À l’en croire, à défaut de n’avoir pas fait de cette localité le chef-lieu du département de l’Atlantique, le chef de l’État compte redorer son blason. Pour le président Patrice Talon, le tourisme constitue l’un des vecteurs du développement socio-économique du Bénin, selon l’ancien rédacteur en chef du Journal télévisé de l’Ortb. Cette ambition du gouvernement de changer le visage de la ville de Ouidah, la Cité de Kpassè, est matérialisée par la rénovation du Fort portugais, la construction du Complexe hôtelier ‘’Marina’’, la réhabilitation des musées, la réalisation des arènes Vodoun, du Musée International de la Mémoire et de l’Esclavage (Mime), et bien d’autres monuments historiques... Ouidah sur orbite ! Constant Agbidinoukoun se dit émerveillé par les maquettes du complexe hôtelier ‘’Marina’’, près de la Porte du Non-retour à Djègbadji, composé notamment d’un Théâtre de verdure pour la fête des religions endogènes et diverses manifestations culturelles, d’un parking paysager de 350 places, des jardins du souvenir, d’une esplanade touristique avec restaurants, bars , et sites de divertissements, la reconstitution historique d’un bateau négrier, une zone hôtelière d’environ 130 lits, la promenade flottante sur la lagune et un jardin de recueillement. Pour Constant Agbidinoukoun, « Le président Patrice Talon a promis de faire de Ouidah une ville vitrine ; personne n’y a cru, mais le chef de l’État est en train d’y parvenir », martele-t-il. Il faut noter que le Programme d’action du gouvernement (Pag) porte un grand rêve pour la ville de Ouidah, et le gouvernement ne ménage aucun effort pour le concrétiser. C’est pourquoi, une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage en vue de la conception et du développement du Complexe hôtelier de la ‘’Marina’’ est autorisée depuis quelques jours. Les hôtels Caraïbes Rt Afro-brésilien prévus dans le Pag montrent les liens entre la ville de Ouidah et Bahia au Brésil. « Le président s’est inspiré des relations culturelles entre Ouidah et Bahia au Brésil », fait-il savoir. Après la concrétisation de ces projets, Ouidah va connaître un vrai rayonnement, un essor impressionnant, assure le journaliste. Pour constant Agbidinoukoun, « quand tous ces projets seront réalisés, eh bien Ouidah va définitivement s’éclore » ! Selon lui, la ville de Kpassè sera mise sur orbite après la réalisation de ces projets culturels et touristique. Evoquant les projets en cours dans d’autres communes du Bénin, M. Agbidinoukoun insiste sur la réhabilitation du Palais de Singbodji appartenant au roi Guézo, de Dowomè pour le roi Gbêhanzin et de Kpatassa pour le roi Agoli-Agbo, tous à Abomey, sans oublier la réhabilitation du Musée historique de la Cité des Rois... Pour qu’on n’assiste pas demain à des «éléphants blancs», il implore le président Patrice Talon d’accepter d’être candidat en 2021, pour un second mandat, ceci pour achever la réalisation de tous ces projets porteurs pour le Bénin. Exhortant les nouveaux conseils municipaux et communaux à soutenir ces magnifiques projets touristiques et culturels. Pour lui, le gouvernement met la barre très haut et les nouvelles autorités communales doivent faire des efforts pour soutenir, dans leurs localités respectives, tous ces projets. Mieux, elles doivent entretenir les réalisations avec le concours de l’État. Le président Patrice Talon a le souci aussi d’aider les communes à travers maintes infrastructures de développement. « Nous demandons, a-t-il ajouté, aux nouveaux élus de se réveiller et qu’ils cessent de distraire le peu de ressources financières à leur disposition.» Avec la concrétisation effective de tous ces projets touristiques et culturels, c’est la Cité de Kpassè et celle des Houégbadjavi qui vont devenir le point de convergence de mille et une cultures ! Et surtout Ouidah, le lieu de concentration de Souvenirs sur la Traite des Noirs, va reprendre sa place dans l’histoire et dans le temps... Société 14 août 2020


Site de relogement des usagers du marché de Natitingou: L’épanouissement des commerçants préoccupe
La ministre de l’Industrie et du Commerce a entamé la deuxième étape de sa visite sur les sites de relogement des usagers des marchés dans le septentrion. Shadiya Assouman était accompagnée pour la circonstance des membres de son cabinet, du premier adjoint au maire de Natitingou et de la présidente du comité du grand marché de Natitingou, Fatouma d’Almeida. S’enquérir de l’effectivité de l’opérationnalisation des sites de relogement des usagers du marché de Natitingou afin de soulager les commerçants dans le développement de leurs activités: tel est l’objectif de la tournée de la ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Assouman. Après avoir fait le tour du marché, elle a constaté que le problème de places ne se pose pas sur les différents sites et s’en est réjouie. S’agissant de la reprise des activités commerciales après le relogement, Shadiya Assouman n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction d’être venue au contact de la réalité. Pour pouvoir corriger et réajuster ce qui doit l’être et également prendre en compte les préoccupations des femmes du marché afin de proposer les solutions adaptées. « Nous n’avons pas suffisamment de points d’eau, même pas d’électricité, et certains hangars attribués sont inoccupés », s’est lamentée une vendeuse. Ce qui a pour conséquence, selon elle, la mévente qui conduit les autres usagers à rester sur le trottoir, rendant ainsi la circulation difficile. La ministre, dans sa réponse, a d’abord déploré l’incivisme qui caractérise certains usagers du marché avant de les rassurer que les dispositions sont en train d’être prises pour rétablir l’ordre. Elle a, pour finir,exhorté les bonnes dames à respecter les mesures barrières pour empêcher la propagation de la pandémie du coronavirus qui sévit dans notre pays. « Protégez-vous et protégez vos clients », a conseillé la ministre pour conclure. La tournée s’est achevée par une courte visite à la direction départementale de l’Industrie et du Commerce de l’Atacora. Actualités 14 août 2020


Présidentielle 2021: Perspectives Talon 2021 se met en ordre de bataille
Les membres du mouvement politique « Perspectives Talon 2021 » avec à leur tête Constantin Adda, ont rencontré la presse, jeudi 13 août à Abomey-Calavi. L’objectif de cette sortie est de lancer la tournée d’installation des structures décentralisées de ce regroupement politique et de réitérer leur engagement aux côtés du président Patrice Talon pour sa réélection en 2021. Constantin Adda, président de Perspectives Talon 2021 a procédé, jeudi 13 août à Abomey-Calavi, au lancement de la campagne d’installation des structures décentralisées de son mouvement sur toute l’étendue du territoire. Satisfait des réalisations du gouvernement du président Patrice Talon au profit des Béninois, il compte parcourir monts et vallées pour mobiliser les populations pour sa réélection en 2021. Du 15 août au 23 septembre, Constantin Adda et les membres de Perspectives Talon 2021 vont passer dans toutes les localités du pays pour installer leurs relais. Selon lui, le moment est arrivé de susciter la candidature du président Patrice Talon et de contribuer à payer sa caution. A cet effet, un compte est ouvert dans une banque de la place pour permettre aux partisans de ce mouvement de souscrire à cette candidature, selon Falilath Adjidjola, secrétaire aux affaires financières et économiques de Perspectives Talon 2021. « Le président Patrice Talon a participé à l’amélioration du climat des affaires en rendant optimal le processus de création des entreprises », a-t-elle déclaré. A l’en croire, le chef de l’Etat est en train de faire des merveilles lors de ce premier quinquennat, il mérite donc un second mandat pour finir ses réalisations. Elle a rappelé les réformes dans le secteur de l’énergie, de l’éducation et du numérique avant d’inviter les jeunes à rallier Perspectives Talon 2021. Pour Luc Tchokpodo, secrétaire exécutif du mouvement, le Programme d’action du gouvernement (Pag), dans tous ses aspects a impacté la population. « Plusieurs projets du Pag permettent au Bénin de tendre vers la prospérité après quatre années de gestion», a-t-il martelé. Selon lui, tous les chantiers en cours dans le pays à savoir le projet asphaltage qui facilite la mobilité humaine, la modernisation des marchés régionaux ainsi que la construction des stades et de 20 000 logements sociaux ont changé l’image du pays. Il estime que le gouvernement fait preuve de responsabilité en construisant des logements au profit des travailleurs de l’Etat. « En lançant la construction des cités administratives dans les 12 départements du pays, le gouvernement vise non seulement le désengorgement de Cotonou mais aussi le rapprochement de l’administration des travailleurs»,a-t-il fait savoir. Actualités 14 août 2020


Selon les prédictions du Fâ et les têtes couronnées d’Allada: La voie toute tracée pour Patrice Talon en 2021
Le silence du président Patrice Talon sur les appels en faveur de sa candidature à l’élection présidentielle prochaine inquiète les têtes couronnées, chefs et notables d’Allada. Pour en avoir le cœur net, ils ont organisé, ce jeudi 13 août, des séances de consultations du Fâ. Celles-ci penchent pour le retour du président, condition sine qua non pour poursuivre la marche du développement du Bénin. Consulter le Fâ pour savoir si le retour aux affaires du président Patrice Talon en avril 2021 est source de bonheur et de prospérité pour le Bénin. C’est à cet exercice que l’ensemble des dignitaires, chefs de couvent, têtes couronnées, chefs de culte, notables et sages de la commune d’Allada se sont livrés dès les premières heures de ce jeudi 13 août. Ils étaient massivement présents, dans leurs tenues d’apparat pour écouter les prédictions du Fâ sur une probable candidature du président de la République. Dah Glèlè Milonon II, président de l’Association des dignitaires du Fâ et des tradithérapeutes, s’est chargé de l’exercice. Invocations, jet de chapelets pour connaître du sort de la candidature de Patrice Talon pour 2021. De sa consultation, trois signes se dégagent. Sur les noirs gris, il en sort le signe « Tchè Woli ». Ce signe indique que « celui pour qui la consultation est faite est dans un dilemme », indique le prêtre. Sur les cauris, il dit avoir lu le signe « Toula-Yèkou ». Le rat palmiste a cultivé son champ la nuit, bien avant le lever du jour et on s’en est rendu compte tardivement, résume-t-il. L’interprétation qu’il en donne, est que la personne objet de cette consultation est en avance sur les questions qu’on se pose à ce sujet et sur ses challengers. Mieux, les actions qui doivent militer en sa faveur ont été déjà accomplies et feront parler de lui. Troisième et dernier signe, « Yèkou-Médji », signe de protection. Quand le soleil apparait, cela se constate sur le mur et les écailles sur le dos du caïman ne peuvent le tuer, fait savoir Dah Glèlè Milonon II. Autrement dit, « quiconque se portera contre ce projet ira en perdition ». Au nombre des initiateurs de cette consultation, Yehoumè Stanislas, Dah Mehou plus connu sous le nom de Rabitan. « Ces trois signes sont source de bonheur et on peut y lire la prospérité pour le peuple tout entier », commente-t-il. Nous ne pouvons plus demander au chef de l’Etat de se porter candidat, mais cette candidature devient une évidence avec ces consultations et les révélations qui en sortent, indique ce dignitaire d’Allada. Option bénéfique Cette consultation ne s’est pas limitée aux prêtres Fâ. De hauts responsables de la communauté musulmane du département de l’Atlantique se sont joints à l’exercice pour sonder la voix d’Allah sur le projet de réélection du chef de l’Etat. Abdou Karim Malèhossou, imam central d’Allada, révèle ainsi que le doute demeure autour du projet. Supputations et inquiétudes aussi. « On doit encore supplier l’intéressé avant qu’il ne se décide parce qu’il a fait des choses qu’on ne lui a pas reconnu », note-t-il, au terme des consultations de ses pairs et lui. A sa suite, Deen Moussiliou, imam de Toffo, dans ses explications sur la même consultation soutient que la cause est acquise, quoiqu’il ne nie pas qu’il puisse y avoir encore du chemin pour faire l’unanimité. Mais contre cela, on peut agir, invoquer Allah, faire décider les indécis et rallier les sceptiques. Coffi Akpahounka, Dah Tognon, principal organisateur de l’évènement se fera le porte-parole de ces dignitaires dont le principal objectif est de voir se poursuivre les actions de développement déjà engagées et en cours dans toutes les localités du pays. « Nous demandons humblement et avec force au président de la République de bien vouloir candidater pour l’élection présidentielle de 2021», exhorte-t-il. Nous allons le conduire très loin parce que les révélations du Fâ sont sans ambages sur ce second mandat qui sera source de bonheur pour le pays. Les manifestations ont reçu, au dire des organisateurs, l’assentiment et la bénédiction du roi d’Allada. Autre personnalité qui en donne carte blanche, Joseph Kakpo, le maire de la commune. Il s’est d’ailleurs personnellement déplacé pour soutenir les têtes couronnées et les remercier pour cette initiative qui pour lui, est bénéfique pour le développement du Bénin. Actualités 14 août 2020


Exposition photographique Agbara women:Ishola Akpo restaure les reines oubliées d’Afrique
C’est à un voyage dans le temps que le photographe Ishola Akpo invite à travers sa dernière exposition « Agbara women ». Voyage dans le royaume des femmes de pouvoir, mais aussi une ode au pouvoir des femmes trop souvent ignoré, à dessein, dans l’histoire. C’est dans les locaux du musée de la Fondation Zinsou à Ouidah que le photographe Ishola Akpo rend aux femmes le pouvoir qui leur a été volé. Lors d’une résidence de quinze mois, l’artiste a choisi de travailler sur des reines africaines, qui ont régné mais qui ont pour la plupart été oubliées volontairement dans l’histoire de leurs pays. « J’ai constaté dans notre histoire contemporaine qu’on ne nous raconte que les prouesses des rois et des colons. Pourtant, entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, les femmes ont pu résister et dire non aux forces étrangères. Parmi ces femmes, on peut citer la reine Zingha en Angola, Ndaté Yalla au Sénégal, Tassi Hangbé au Danhomey… ». A ces femmes de pouvoir, il rend hommage à travers une exposition qui se tient jusqu’au 25 octobre. « Beaucoup d’entre nous connaissent Marie-Antoinette d’Autriche en France ou Isabelle la Catholique en Espagne » sans avoir aucune idée « de la vie et des exploits de Tassi Hangbé, Yalla Ndaté, Anne Zingha en Angola, Yaa Asantewaa du Ghana ». Ce sont ces reines ainsi que les reines yoruba du Nigeria qui ont inspiré Ishola Akpo, indique-t-on. L’artiste, au cours de ses recherches, s’est rendu compte qu’il n’y avait que très peu de documents et d’archives en rapport avec ces reines d’Afrique. C’est ainsi qu’est né le projet “Agbara Women”, pour rendre hommage à ces femmes gommées de l’histoire. Très connu pour ses célèbres photographies, Ishola Akpo a expérimenté pour cette exposition de nouveaux supports tels que le tissage, la broderie, la sculpture, le collage et la couture sur papier. Cette expérience est menée autour de trois séries « Agbara Women / photographies », « Traces d’une reine / collages » et enfin « Manifeste / tapisseries ». L’exposition exprime dans sa globalité, la détermination, la force et la résistance dont ont fait preuve ces reines africaines, mais également la fragilité de leur pouvoir face à toutes les formes d’opposition qu’elles ont pu rencontrer. « Agbara Women est une ode aux femmes et aux traditions africaines à travers un travail ambitieux, précis et inédit que nous avons l’honneur de présenter au musée de Ouidah », fait-on savoir du côté de la Fondation Zinsou. L’exposition Lors de la création de sa série « L’essentiel est invisible pour les yeux », travail conceptuel et documentaire qui explorait la mémoire de la dot du mariage de sa grand-mère à travers les objets restants, Ishola Akpo a appréhendé le rapport entre la place des femmes, les traditions et l’Histoire. Avec “Agbara Women”, il a souhaité approfondir ce thème avec les reines africaines. L’artiste redonne ainsi sa véritable place à la femme dans « la complexité des sociétés contemporaines mondialisées, où les liens séculaires se défont et concèdent de nouvelles normes ». Il plonge le visiteur dans une dualité dès les premiers pas en lui présentant une sculpture créée en collaboration avec le sculpteur Matthias Kaiser à Vienne en Autriche. Cette sculpture, une hache réalisée en céramique et en fer, est pour Ishola Akpo l’emblème de la résistance et donc de la force, mais la matière choisie pour le manche, la céramique s’oppose à cette résistance, car elle symbolise la fragilité du pouvoir de ces reines africaines. « Cette dichotomie, Ishola Akpo la livre également dans la série Traces d’une reine. Elle est représentée ici par le fil rouge cousu des treize collages de photographies et d’images d’archives, qui révèlent le pouvoir et la gloire oubliés des reines en Afrique ». L’artiste se plait à opposer l’aiguille, matérialisant la résistance des Reines, à la fragilité de leur pouvoir incarnée par le papier. Mais ce fil rouge exprime aussi le fil conducteur de l’histoire de ces reines. « Il relie archives et perspectives contemporaines permettant ainsi à Ishola Akpo de souder entre eux des éléments disparates pour créer une nouvelle histoire », lit-on dans la documentation de la structure d’accueil sur l’exposition. Sur certains de ces collages, Ishola Akpo a délibérément remplacé la tête des rois par celle des reines, mettant ainsi en scène des archives à la gloire de ces dernières. Il propose une autre version de cette histoire en réhabilitant ces femmes. Des femmes à qui l’artiste rend hommage et pouvoir en les présentant sous un autre prisme avec « Agbara women ». Dans cette autre série, il revient à son médium de prédilection, la photographie. Il construit, déconstruit le fond et la forme, et comme un peintre joue avec une palette de couleurs irradiant ces reines. « Il les désire scintillantes et les met en lumière pour leur rendre hommage. Pourtant rien n’est laissé au hasard dans les photographies d’Ishola Akpo, le choix des modèles, des accessoires, des couleurs... Tout a une source ». Sa culture Yoruba et ses traditions se veulent dominantes. De la couleur des costumes des reines présentes dans cette exposition, Ishola Akpo nous transporte vers le noir des douze tapisseries brodées à la main de la série « Manifeste ». Des mots dans des langues « traditionnelles » africaines : asanté, swahili, yoruba, zulu…, font écho à la résistance de ces reines et se laissent deviner lorsqu’on approche les œuvres. Aux visiteurs, il laisse le soin et le loisir de les décoder, les chercher, les déchiffrer, rendre visible l’invisible et percer le secret bien gardé de leur glorieux passé. « Ishola Akpo proclame sa résistance et signe avec ces manifestes une nouvelle façon de faire de la photographie et de créer de nouvelles images. La puissance, la force et la détermination mais aussi la fragilité de ces reines oubliées de l’histoire, ont transcendé sa sensibilité et sa créativité », note la Fondation Zinsou. Au-delà de l’hommage rendu à la femme, cette exposition se veut un complément d’archives, et le témoignage de l’engagement d’un artiste qui s’est dévoué sans réserve à la cause des reines d’Afrique oubliées. De l’artiste… Photographe et artiste multimédia, Ishola Akpo expérimente les possibilités du numérique, tout en mélangeant dans son travail modernité et tradition, jouant sur différents niveaux de lecture pour en faire des métaphores plurielles. La frontière entre réalité et fiction, identités fixes et identités multiples, reste au cœur de sa démarche. En 2013, lauréat de Visa pour la création (Institut français, Paris), il présente la série Pas de flash s’il vous plait ! Une réflexion sur l’interaction de la lumière sur les sujets photographiés, présentée sous forme de performance et d’exposition à l’Institut français de Cotonou. En 2014, il publie la série «L’essentiel est invisible pour les yeux » à partir d’une expérience familiale, qui illustre la dot de sa grand-mère, tout en insistant sur sa charge mémorielle. Cette réflexion le conduira à explorer le mariage contemporain. En 2015, avec la série « Les mariés de notre époque », Ishola Akpo, lauréat de Photoquai, rentre dans la collection du Musée du Quai Branly à Paris. Depuis, il multiplie les résidences artistiques. Son travail a été sélectionné dans plusieurs grands événements internationaux dont le Weltkulturen museum Frankfurt (Allemagne), Fotonoviembre, Tenerife (Espagne), Nuit blanche de Port-au-Prince (Haïti), Lagosphotos Festival (Nigeria), Festival Afreaka (Brésil). Ishola Akpo vit et travaille au Bénin. Il est entré dans différentes collections muséales et privées. Culture 13 août 2020


Savalou : La fête patronale du 15 août se déroule dans la restriction des manifestations
Les Savalois, attachés à la culture de l’igname, pourront célébrer leur fête patronale, prévue pour le samedi 15 août 2020, mais dans la restriction des manifestations diverses comme à l’accoutumée. Les autorités communales ont décidé de poser des balises lors de cette fête qui draine tant de monde sur une bonne période. Intervenu sur la radio nationale, ce jeudi 13 août, Dèlidji Houindo, maire de la commune de Savalou, a expliqué les raisons de cette option qui, selon lui, fait suite aux décisions du gouvernement de respecter les règles barrières contre la pandémie du coronavirus. Dans le cadre de la fête du 15 août en effet, le maire a indiqué qu’il n’y aura pas de manifestations sportives ni politiques. Le conseil a pris des mesures pour éviter tout attroupement, a-t-il dit. Toutefois, il a confié qu’on ne saurait interdire aux populations de manifester dans leurs familles respectives, puisqu'il s’agit de leur fête patronale. Mais cette manifestation familiale ne doit pas fait objet d’attroupement. « La seule manifestation que nous sommes en train de vouloir accepter c’est le rituel ou la cérémonie de purification de la variété d’igname Lamboko que les sages seuls peuvent exécuter dans un cercle restreint », informe le maire de la commune de Savalou. Culture 13 août 2020


Commune de Parakou: Le nouveau maire plaide pour la paix et la cohésion sociale
Au terme de l'élection qui l'a porté au poste du maire de Parakou, Inoussa Zimé Chabi a livré ses premiers mots. Il entend accomplir sa mission avec le soutien et la collaboration des populations qu'il invite au calme. « Les premiers mots sont ceux de remerciement. Remerciement à l’endroit de l’Éternel tout puissant qui est capable de tout. C’est vrai que cela a été une surprise, parce que personne ne s’y attendait. Nous-mêmes, nous n’avons pas la certitude que le choix allait être porté sur nous. Mais Dieu aidant, le choix a été porté sur nous », souligne le nouveau maire. "C’est vrai que c’est une charge, mais avec la collaboration de tout un chacun, et avec la participation de la population elle-même et son soutien, je crois qu’on va aboutir au bon port'', projette-t-il. Car, a-t-il poursuivi, ce qui compte, c’est le développement de la ville de Parakou. A ce titre, il demande aux Parakois d’être calmes, de l'aider à réussir sa mission pour apporter sa pierre à l’édifice qu’est la commune de Parakou. « Je mets mon mandat sous le signe de la paix et de la cohésion sociale », confie Inoussa Zimé Chabi. Actualités 13 août 2020


Ratification de la Charte amendée de l’Oci: La coopération économique et commerciale intra islamique renforcée
La Charte amendée de l’Organisation de la coopération islamique (Oci) dont la ratification par le Bénin a été autorisée, mardi 21 juillet dernier, par l’Assemblée nationale, est un outil juridique à énormes bénéfices pour le pays. Très émus par ce vote du Parlement, le député-imam, Ibourahima Ousmane et ses pairs de l’Union islamique du Bénin (Uib) ont salué cet acte, à travers une sortie médiatique, ce mercredi 12 août, à Cotonou. Avec la ratification de la Charte amendée de l’Organisation de la coopération islamique (Oci), le Bénin s’ouvre un nouveau boulevard d’opportunités dans le monde arabe, surtout aux plans économique et financier. Lors de sa conférence de presse, hier, mercredi, le député Ibourahima Ousmane rappelle que cette Charte vise le renforcement de la coopération économique et commerciale intra islamique en vue de réaliser une intégration économique et aboutir à la création d’un marché commun islamique, la promotion et le développement des sciences et technologies, la recherche et la coopération entre les Etats membres dans tous les domaines. Sa présentation du contenu du document se fera en deux parties. La première est consacrée à la présentation proprement dite de la Charte, et la seconde porte sur l’intérêt pour le Bénin de ratifier cet outil. Concernant la présentation de la charte, le conférencier informe que le document repose sur des objectifs et principes clairs et axés sur la promotion, entre autres, de la bonne gouvernance, des droits de l’homme, des libertés fondamentales, de la démocratie et de l’Etat de droit, de la protection de l’environnement. « Dans le préambule, les Etats membres de l’Oci réaffirment leur attachement aux principes de la Charte de Nations Unies et du droit international et aux droits de l’Homme. Ainsi, les pays de l’Oci sont déterminés à présenter et promouvoir les droits de la femme et à favoriser leur participation effective dans tous les domaines de la vie, soutenir les buts du droit humanitaire… », a déclaré l’élu du peuple. Il va marteler par la suite que l’autorisation de ratification de cette Charte, introduite par le gouvernement et adoptée par l’Assemblée nationale, montre à quel point le président Patrice Talon est respectueux des droits de l’homme. De plus, selon lui, le chef de l’Etat, par cette action, réaffirme à la communauté internationale et à ses concitoyens, son attachement à la défense des droits fondamentaux et à la lutte contre la pauvreté. Bénéfices pour le Bénin S’agissant de l’intérêt pour le Bénin de ratifier cette Charte, il affirme que le document permettra au pays d’accéder à divers mécanismes de financements contenus dans les accords spécifiques et surtout d’être éligible aux programmes de développement qu’offrent les banques et autres institutions de financement du monde arabe. En outre, Ibourahima Ousmane informe que cette Charte offre plusieurs avantages à la communauté islamique. Par ailleurs, le conférencier,évoque les nombreuses réalisations du président Patrice Talon. Asphaltage, réformes et réalisations dans tous les secteurs d’activités, rien n’a échappé à l’attention du député qui, fort de toutes les œuvres qu’il a citées, salue le courage et la ténacité du chef de l’Etat et des membres de son gouvernement. L’élu du peuple reste convaincu que Patrice Talon est l’homme qu’il faut pour le Bénin. Notons que Ibourahima Ousmane a été soutenu dans sa démarche par une foule de personnalités, notamment les membres de l’Uib, le haut dignitaire de l’Union Karim da Silva, l’ancien président du Conseil économique et social, Rafiou Toukourou, des présidents d’Ong et d’associations, pour ne citer que ceux-là. Plusieurs d’entre eux sont intervenus au cours de la conférence de presse pour apprécier l’autorisation de ratification de la Charte à sa juste valeur et annoncer d’autres actions de plaidoyer à l’endroit du Parlement pour le bonheur de la communauté islamique béninoise. Société 13 août 2020


Reprise de l’élection du maire et ses adjoints à Parakou: Les élus municipaux convoqués à nouveau pour ce jeudi
Dans l’attente de l’élection de son nouveau maire, ses adjoints et ses chefs d’arrondissements, cette journée du jeudi 13 août sera certainement la bonne pour la municipalité de Parakou. En témoignent les convocations adressées par le préfet du Borgou, à cet effet, aux conseillers. Ces derniers sont attendus à 12 heures à la salle de fête de l’hôtel de ville. La ville de Parakou va enfin connaître ce jour, jeudi 13 août, son nouveau maire, ses adjoints et les chefs de ses trois arrondissements. Prévue pour vendredi 7 août dernier, leur élection n’avait pas eu lieu. Le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, avait fait reporter sine die la séance. C’était au motif qu’aucune liste de conseillers proposés à ces postes, ne lui avait été transmise avant son démarrage. Il avait aussi fait constater l’existence de foyers de tension dans la ville. Ce qui faisait craindre des troubles à l’ordre public. En convoquant les conseillers municipaux pour ce jour, plus précisément à la mi-journée, il leur offre une nouvelle fois l’opportunité de procéder à cette élection. Le préfet ne fait que se conformer à la décision de la Cour suprême ayant invalidé deux des sièges du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). A cette nouvelle rencontre, 31 conseillers sont attendus. Contrairement au Bloc républicain (Br) et à l’Union progressiste (Up) qui ont respectivement conservé leurs 12 et 4 sièges obtenus lors du scrutin du dimanche 17 mai dernier, c’est le parti Fcbe qui va se retrouver en difficulté avec le nombre de ses élus qui est passé de 17 à 14 avec l’invalidation de deux de leurs sièges par la Cour suprême et le décès subit du chef du 1er arrondissement de Parakou. Il n’a plus la majorité absolue des sièges. Une situation qui, selon les informations, fait que l’on pourrait assister à un accord de gouvernance entre le Br et l’Up, lesquels réunissent ensemble 16 sièges sur les 31. Il n’est pas exclu que ce soient ces deux partis qui soumettent au préfet leur liste, laquelle sera présentée pour validation au cours de la séance. La finalisation de cette liste, selon les mêmes sources, a eu lieu hier, mercredi 12 août à Cotonou dans la soirée, par les leaders des deux partis. Pour le moment, on n’a aucune idée de la composition de la nouvelle équipe municipale. Déjà, plusieurs noms circulent au sein de l’opinion publique à Parakou. Mèmounatou Sinimbou, Ibrahim Chabi Mama, Charles Toko et Abdel Mohamed Taya Yari sont de plus en plus cités. Ainsi, le maintien d’Aboubacar Yaya des Fcbe au poste de maire relèverait désormais d’une véritable surprise. Déjà, à travers un communiqué radio, il a invité la population au calme et à ne pas menacer la paix sociale. Actualités 13 août 2020


1314 - 2213